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Turquie, des prisonniers politiques en grève de la faim torturés

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TURQUIE – DÜZCE – Les prisonniers politiques de la prison de Çilimli, Düzce, déclarent que l’administration de la prison utilise des méthodes de pression et de torture contre les prisonniers politiques [kurdes].

Les prisonniers ont déclaré à leurs familles qu’ils avaient été mis à l’isolement les pieds attachés et les menottes aux poignets. Mais le directeur de la prison a accusé les prisonniers de menteurs.

Les prisonniers ont exposé la situation à ANF et ont appelé à dénoncer ces méthodes répressives en exigeant que les organisations de défense des droits s’occupent de cette question.

Les détenus qui ont exigé qu’une délégation d’avocats, de médecins et de psychologues viennent en prison ont souligné que les tortures étaient systématiquement appliquées. Parmi les prisonniers torturés se trouvent également certains de ceux qui font la grève de la faim.

Lettre de prisonniers

Dans la lettre qu’ils ont envoyée, les prisonniers ont souligné que la torture et les méthodes répressives dans la prison fermée de type T de Düzce / Çilimli étaient continues depuis les 4 dernières années :  « Les insultes, les injures, les pressions psychologiques et les fouilles arbitraires ont continué d’augmenter à partir d’avril 2018. Au cours du mois de mai, des gardes ont fait une descente de nuit dans les cellules. Tous les prisonniers ont été sévèrement battus. Les gardes et les gendarmes sont entrés tellement de fois dans le quartier que nous ne savons plus le nombre. Ils ont commencé à nous insulter et à faire l’appel. Nous avons commencé à être battus, nous étions 10 personnes dans un coin avant même de pouvoir dire un mot. Nous avons demandé que les camarades blessés soient emmenés à l’infirmerie ou à l’hôpital. Ils ont répondu : »Ce n’est que le début », ont déclaré les prisonniers.

Les prisonniers ont déclaré avoir demandé à rencontrer le directeur de la prison, mais ils n’ont reçu aucune réponse : « Nous voulions lui parler, mais on nous l’a toujours refusé. Nos familles ont demandé à parler au directeur mais leurs demandes ont également été rejetées. Lorsque les familles ont dit qu’elles ne partiraient pas sans avoir parlé au directeur, il a accepté de les rencontrer. Les familles ont dit que leurs fils n’étaient pas seuls en prison, mais le directeur leur a dit qu’en fait les prisonniers mentaient. »

Des prisonniers constamment menacés

Les prisonniers ont écrit que l’administration pénitentiaire les avait soumis à diverses formes de torture parce qu’ils avaient refusé de se présenter au dépouillement le 25 septembre 2018. Les prisonniers racontent l’enfer qu’ils ont vécu : « Nous étions menottés à l’envers et nos jambes étaient attachées. Le directeur de la prison Kazım Kaya et les gardiens, devant les caméras, ont déclaré :  » Nous allons faire de vous des hommes  » et nous ont menottés. Ces tortures se sont poursuivies du 25 au 28 septembre et lorsque les familles et les avocats nous ont finalement rencontrés, ils ont déposé une plainte pénale auprès du Ministère de la Justice auprès du Bureau du Procureur Général à Düzce.

Appel à l’opinion publique

Les détenus ont déclaré que ce qui leur a été fait doit parvenir à l’Assemblée nationale, a appelé le public et les organisations de défense des droits à recueillir leur appel et à agir. « Nous sommes toujours punis et réprimés. Nous sommes mis en isolement, et on nous a interdit les visites et les appels téléphoniques auxquels nous avons droit. »

Les prisonniers ont souligné le danger pour leurs camarades qui font la grève de la faim et qui ne sont pas épargnés par la répression et la torture. « Nous voulons que le public soit sensible à cette question et nous voulons que les organisations de défense des droits s’en occupent. Nous avons besoin d’une équipe d’avocats, de médecins et de psychologues pour venir à la prison dès que possible. »

https://anfenglishmobile.com/human-rights/hunger-strikers-in-duezce-prison-tortured-32536

 

Le Mouvement des femmes kurdes invité par la fédération du PCF – 94

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VAL DE MARNE – Le Mouvement des femmes kurdes a été invité par la fédération du Parti communiste français (PCF) du 94.

Les représentantes du Mouvement des femmes kurdes en France ont informé les membres de la fédération du PCF-94 sur la lutte des Kurdes au Rojava, l’invasion turque à Afrin. Elles ont évoqué également les grèves de la faim menées par des centaines de prisonniers politiques kurdes et des activistes kurdes en Turquie et à travers le monde pour mettre fin à l’isolement carcéral du dirigeant kurde Abdullah Ocalan.

Strasbourg : Les problèmes de santé des grévistes de la faim s’accentuent

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STRASBOURG – « Les activistes n’acceptant aucun traitement, toute inflammation peut se propager aux poumons. C’est la situation qui nous effraie le plus. Nous avons parlé aux militants de leur donner un traitement pour cette maladie, mais les militants ont réagi négativement. »
 
Le médecin Fahrettin Gülşen, qui s’occupe de la santé des 14 Kurdes en gréve de la faim à Strasbourg depuis 44 jours, a fait part de ses inquiétudes.
 
« Nous pouvons maintenant observer, chez tous les grévistes de la faim un problème appelé « acouphènes » qui est un problème d’oreille. De même, nous observons des problèmes de nausée chez presque tous les activistes, alors que quelques jours avant, seuls certains s’en plaignaient. »
 
Fahrettin Gülşen a également confirmé que les militants souffraient de pression artérielle. Cette situation provoque des vertiges, des faiblesses et de l’insomnie. Certains activistes ne peuvent dormir que 1 à 2 heures par jour.
 
« Pour un activiste en grève de la faim, ce sont des symptômes graves, mais il est clair que les activistes refusent un traitement médical. Chez la plupart des activistes, nous pouvons maintenant voir des tremblements. Ce sont les premiers symptômes que nous avons identifiés le 43ème jour de jeûne », a déclaré le médecin qui s’est dit très préoccupé par la santé des militants.
 
En parlant du taux de sucre dans le sang, Gülşen a ajouté : « Nous avons également constaté de très graves fluctuations du taux de sucre dans le sang. Par exemple, chez les activistes ayant des taux de glucose sanguin plus bas, nous avons constaté une augmentation du taux de glucose dans le sang au fil des jours. Nous craignons que l’augmentation du taux de sucre dans le sang ne provoque des dommages irréversibles chez les activistes à l’avenir et que des problèmes cardiaques connexes ne se développent. »
 
Les militants sont également exposés aux infections car leur système de défense immunitaire est plus faible et ce risque d’infection augmente avec le nombre de personnes qui leur rendent visite.
 
Le médecin a averti que même des décès pourraient survenir car ils refusent tout traitement.
 
« Les activistes n’acceptant aucun traitement, toute inflammation peut se propager aux poumons. C’est la situation qui nous effraie le plus. Nous avons parlé aux militants de leur donner un traitement pour cette maladie, mais les militants ont réagi négativement », a déclaré le médecin.
 
Le médecin a déclaré que la perte de poids est maintenant très importante et a ajouté que le manque de protéines entraînait une fatigue musculaire ainsi qu’un problème de vue. « Les activistes ont ressenti le besoin de rester au lit pendant une période prolongée », a-t-il ajouté.
 
Gülşen s’est dit préoccupé par de graves problèmes de santé et a appelé les organisations internationales de la santé à se rendre dans les plus brefs délais pour rendre visite aux grévistes de la faim.
 
« Laissez -moi vous dire : Les symptômes que nous avons détectés n’étaient pas normaux chez les personnes qui jeûnaient depuis 43 jours. J’accepte les symptômes en tant que symptômes précoces. Je crains que ces symptômes ne conduisent à de graves complications. Nous espérons que les demandes des grévistes de la faim seront satisfaites dans les meilleurs délais et que cette action se termine sans autre complication, sans dommage permanent », a déclaré le médecin.
 
Gülşen a réitéré son appel aux institutions internationales de santé, déclarant qu’elles n’étaient pas venues rendre visite aux grévistes de la faim, et a souligné qu’il serait important de garantir la meilleure assistance possible aux militants.
 

Jean-Luc Mélenchon : La cause kurde est la nôtre

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FRANCE – Dans un communiqué publié aujourd’hui, le président du groupe parlementaire « France insoumise », Jean-Luc Mélenchon appelle la France et l’Europe à apporter « un soutien clair aux Kurdes, demander qu’ils intègrent les négociations internationales sur la Syrie et leur offrir protection. Tout cela nécessiterait de rompre avec la dictature islamiste de Erdogan. »
 
Voici le communiqué de Jean-Luc Mélenchon :
 
« Les 21 et 22 janvier, les députées insoumises Mathilde Panot et Danièle Obono sont parties nous représenter auprès des autorités et des peuples du Rojava. Elles y ont porté le message de l’indéfectible soutien de la « France insoumise » pour les forces des kurdes de Syrie qui contrôlent cette région depuis 2012. Les combattantes et combattants kurdes du Rojava ont combattu militairement de façon décisive notre ennemi qu’est l’islamisme politique armé de Daech et du front « al Nosra ». En 2014-2015, ils ont infligé à Daech l’une de ses premières défaites militaires d’importance en leur reprenant la ville de Kobané. Lors de la prise de Raqqua en 2017, la plus grande ville contrôlée par Daech, ce sont encore les Kurdes qui fournirent le plus gros des troupes au sol plongées dans le combat physique.
 
La date du voyage n’était pas choisie au hasard. Cela fait un an que le dictateur Erdogan a déclenché son offensive contre les Kurdes dans le canton d’Afrin dans le Rojava. Il l’a fait la main dans la main avec le front « al Nosra », une organisation islamiste armée dont Fabius avait dit qu’elle faisait du « bon boulot » face à Assad. En effet, le 20 janvier 2018, la Turquie a démarré une opération militaire pour envahir cette région frontalière. L’opération fait plusieurs milliers de morts du côté des forces kurdes et provoque l’exil de centaines de milliers de civils. Elle a montré les divergences d’intérêts évidentes entre la France et le régime islamiste en place en Turquie, puisque ce dernier affaiblit notre principal allié dans la lutte contre nos ennemis dans la région. Mais en cette occasion, ni la France, ni les États-Unis n’auront fait quoi que ce soit pour aider les kurdes d’Afrin. Il est vrai que la Turquie est membre de l’OTAN et cela suffit pour que tous les atlantistes d’Europe ferment les yeux sur n’importe quoi.
 
À cette occasion, la répression en Turquie contre l’opposition démocratique, et particulièrement contre les Kurdes, s’est encore amplifiée. Notre allié, le parti HDP, qui signifie « congrès démocratique des peuples » est le plus touché. On estime à 26 000 le nombre de ses militants emprisonnés à la fin de l’année 2018. Parmi ceux-ci, on trouve deux anciens co-présidents du parti et neufs députés. La nouvelle co-présidente, élue par le congrès, a été arrêtée le lendemain de son élection. Nous avons eu récemment l’occasion de défendre l’une de ces prisonnières, Leyla Güven. Elle avait été arrêtée le 31 janvier 2018 parce qu’elle protestait contre l’invasion d’Afrin. Depuis, elle a été élue députée en juin dernier ce qui n’a pas empêché Erdogan de la maintenir en prison. Le 7 novembre dernier, pour demander la libération des prisonniers politiques, elle a débuté une grève de la fin. Après plus de deux mois, elle est tombée dans le coma et a perdu l’usage de la vue. Le 22 janvier, 226 prisonniers politiques ont commencé à leur tour une grève de la faim pour la soutenir. Le 24 janvier enfin, sous la pression internationale, elle était libérée quoique maintenue sous accusation et procédure judiciaire.
 
Sur place, nos amis Danielle Simonnet et Jean-Christophe Sellin, présents pour une manifestation internationale de soutien aux grévistes de la faim, l’ont rencontrée dès sa sortie de prison. Nous avons multiplié les interventions, aux côtés des kurdes dans les manifestations, par lettre à Le Drian, déclaration en Commission des Affaires étrangères, présence aux rassemblements de soutien et sur place : nous n’avons jamais ménagé notre soutien. Corinne Morel-Darleux, sur place déjà, Sellin, Simonet, Coquerel, Leïla Chaïbi ou Manon Aubry et bien d’autres ont assumé un soutien constant et de longue date. Et si le Rojava nous intéresse, c’est parce qu’il s’y mène une expérience politique inédite. Le PYD, parti de l’Union démocratique, y a instauré un régime s’appuyant sur la démocratie directe au niveau communal. Les minorités y sont respectées. Le féminisme est affiché puisque chaque échelon de gouvernement est partagé par un homme et une femme. Par ailleurs, les Kurdes du Rojava rejettent toute assignation identitaire, religieuse ou ethnique. Leur approche est citoyenne. À l’autoritarisme, ils opposent la souveraineté populaire ; au tri ethno-confessionnel, le pluralisme ; à la dépendance aux réseaux clientélistes, des services publics de qualité et un modèle de société solidaire face à la corruption généralisée. Le peuple kurde, au-delà de son droit à l’autodétermination, est quasiment le seul à proposer une solution politique susceptible de construire une paix durable dans la région.
 
C’est pourquoi nous pensons qu’il faudrait apporter un soutien clair aux Kurdes, demander qu’ils intègrent les négociations internationales sur la Syrie et leur offrir protection. Tout cela nécessiterait de rompre avec la dictature islamiste de Erdogan. Un pas que le gouvernement français ou l’Union européenne ne sont apparemment pas prêts à franchir. Le Parti communiste kurde (PKK) continue de figurer sur la liste officielle des organisations terroristes. Quant à l’Union européenne, elle a versé 3 milliards d’euros à la Turquie pour avoir le droit de renvoyer les réfugiés syriens dont elle ne veut pas. Profitant de toutes les ambiguïtés de l’Union européenne et de son rôle de gardien des frontières de l’exil syrien, Erdogan étend l’emprise d’une dictature sans contrepoids dans le silence bienveillant de ses alliés de l’OTAN. Cela se paiera un jour ou l’autre loin de ses frontières. Tous ceux qui se frottent les mains aujourd’hui pensant avoir là un chien de garde à leur main auront l’occasion de constater l’ampleur des dégâts que leur politique aura causé. »

Leyla Güven : Les prisons vont briser l’isolement

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« Si ce tyran fasciste veut que nous payions un prix, en tant que femme kurde, je suis disposée et heureuse de payer le prix. » – Leyla Guven
 
TURQUIE / BAKUR – AMED – La coprésidente de la DTK et députée du HDP Hakkari, Leyla Güven, a été libérée il y a deux jours de la prison d’Amed où elle était détenue illégalement. Elle est en grève de la faim depuis 81 jours pour demander la fin du régime d’isolement imposé au leader kurde, Abdullah Öcalan.
 
Leyla Güven a déclaré : « J’ai eu beaucoup de difficulté à sortir de la prison d’Amed. C’est l’endroit où j’ai commencé cette résistance. Ces murs étaient imprégnés de l’esprit de la résistance du 14 juillet. J’ai vraiment ressenti cette spiritualité quand j’ai commencé cette résistance. J’ai revécu ces amis qui ont résisté pendant cette période, selon leurs paroles (elle fait référence à la résistance des prisonniers du PKK du 14 juillet 1984). Je suis à jeun depuis 81 jours. Je me sentais très bien en prison. Mais depuis hier [depuis sa libération], je me sens loin de cette spiritualité. J’essaie de garder ce sentiment. L’eau, l’air ou quoi que ce soit d’autre ici dehors ne me vient pas naturellement. C’est comme si c’était plus naturel à l’intérieur (prison). Comme je l’ai dit, je me sens très étrange. »
 
Je suis prête à payer le prix
 
Leyla Güven a ajouté : « Un autre pilier de cette résistance est le travail effectué à l’extérieur. Ces actions étaient notre source morale. Vous avez exprimé nos revendications, les gens ont parlé, la résistance s’est répandue partout … Un journal allemand m’a envoyé il y a quelques jours des questions pour une interview : « Votre parti vous a-t-il suffisamment soutenu ? » J’ai dit : « Grâce à mon parti, ma voix est arrivée en Allemagne, à vous. »
 
Je félicite tous nos efforts et notre engagement. C’est une lutte que nous devons tous poursuivre. L’isolement est un crime contre l’humanité. Nous avons essayé de le casser et de l’enlever à plusieurs reprises, mais sans succès. Si ce tyran, État fasciste, veut que nous payions un prix, en tant que femme kurde, je suis disposé et heureux de payer le prix.
 
J’ai fait le premier pas, mais maintenant les prisons le poursuivent. Si seulement vous voyiez le moral, la motivation et l’enthousiasme dans les prisons… C’est avec cet enthousiasme que les prisons briseront cet isolement. Personne ne devrait jamais en douter. »
 

« 14 Temmuz » (14 juillet), un film sur la résistance des prisonniers kurdes dans la prison d’Amed

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Le film « 14 Temmuz » (14 juillet) qui raconte la résistance historique des prisonniers politiques kurdes dans la prison d’Amed peut être visionné ici avec les sous-titres en kurde, français, anglais, allemand et russe.
 
Le film réalisé par Haşim Aydemir raconte la répression généralisée après le putsch militaire de 1980 survenu en Turquie et les atrocités perpétrées par l’État turc dans la prison d’Amed (Diyarbakır). Le film raconte la résistance des membres du PKK dans la prison.
 
La torture et les violations des droits généralisées dans les prisons turques était auparavant montrées dans les œuvres de Nâzım Hikmet et Orhan Kemal et dans certains films comme The Midnight Express d’Oliver Stones ou « Yol », réalisé par Yilmaz Güney.
 
Le réalisateur Haşim Aydemir raconte l’histoire de la résistance héroïque dans la prison militaire d’Amed en 1982. Il y avait beaucoup de héros et d’héroïnes parmi les révolutionnaires emprisonnés tels que Mazlum Doğan, Kemal Pir, Hayri Durmuş, Ali Çiçek, Mustafa Karasu, Akif Yılmaz, Farhat Kurtay et Sakine Cansiz.
 
Le film commence au moment où les autorités pénitentiaires décident de briser la volonté des révolutionnaires et de prendre des mesures qui dépassent toutes les lois juridiques et morales.
 
Ce film contient des scènes atroces de violence, qui ont été commises dans la prison d’Amed. Le méchant officier du film ressemble à un officier SS. Même son uniforme rappelle l’uniforme nazi et l’atmosphère de haine et de peur qui s’est répandue dans la prison, ce qui confusément ressemblait à un camp de concentration. Toutes les astuces de ce directeur peuvent expliquer les hauteurs et la plus grande immersion dans la situation de violence généralisée dans les prisons turques.
 
Le clou du film est la scène où le héros révolutionnaire kurde Mazlum Doğan et ses quatre camarades se sont immolés par le feu. Pour protester contre l’injustice et les tortures, ils se sont immolés le 21 mars, Newroz, le jour de la fête du Nouvel An kurde.
 
Vers la fin, le film raconte l’histoire de Kemal Pir et Ali Çiçek, qui ont poursuivi leur jeûne pendant 60 jours. Les deux sont morts à cause de leurs jeûnes.
 
Une attention particulière devrait être accordée à la scène de la résistance des femmes. Par exemple, Sakine Cansiz est devenue un symbole de l’émancipation des femmes avec son combat en prison. Le film met en lumière le rôle des femmes dans la préservation de l’esprit révolutionnaire. Aucun geôlier n’a réussi à briser l’esprit de Sakine.
 
La scène de la réunion des prisonniers et de leurs proches a été l’un des moments les plus émouvants et les plus tendus du film. Toute visite dans les prisons turques nécessite une communication en turc. Par conséquent, les réunions étaient souvent silencieuses pour les parents, notamment des mères kurdes qui ne savaient pas le turc.
 
Le film se termine par une scène de soulèvement populaire qui a suivi les actes héroïques des membres du PKK. Ces actes d’héroïsme donnaient aux gens l’espoir que la révolution se poursuivrait et prouvaient que la détermination de la liberté était plus forte que toutes les prisons.
 

La détermination dans le regard de Leyla vaincra l’isolement

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Le journaliste kurde Yusuf Alkan dénonce la passivité des masses populaires devant la grève de la faim des centaines de Kurdes qui risquent de mourir si on répond pas à leurs demandes et déclare que la détermination qui se lit dans le regard de la députée kurde Leyla Guven vaincra l’isolement imposé au dirigeant kurde Abdullah Ocalan.
 
Alors que la députée kurde, Leyla Guven est en grève de la faim illimitée depuis 81 jours, des centaines d’autres prisonniers et militants kurdes le sont également depuis des dizaines de jours.
 
Leyla Güven a entamé une grève de la faim le 8 novembre 2018. À présent, son état de santé est à un stade critique, une étape au cours de laquelle le problème ne peut plus être différé, ignoré ou négligé par la communauté internationale. Elle a divers problèmes de santé tels que l’aphasie, la sensibilité au son et à la lumière et troubles de la conscience. Grâce aux efforts de solidarité internationale et aux pressions croissantes exercées sur le gouvernement turc, Leyla Güven a été libérée le 25 janvier 2019. Peu après, elle a déclaré que, sa demande n’ayant pas été satisfaite, elle poursuivrait son action.

Leyla Güven a annoncé son action lors de la troisième audience de son procès le 7 novembre 2018 :

« Aujourd’hui, la politique d’isolement de M. Öcalan ne lui est pas imposé à lui seul, mais à un peuple en sa personne. L’isolement est un crime contre l’humanité. Je suis une membre de ce peuple. Je commence une grève de la faim illimitée pour protester contre l’isolement de M. Öcalan. Je ne soumettrai plus aucune défense au tribunal à partir de maintenant. Je poursuivrai ma protestation jusqu’à ce que le pouvoir judiciaire mette fin à ses décisions illégales et à la politique d’isolement. Si besoin est, je transformerai rapidement cette manifestation [grève de la faim] en mort. »

 
De son côté, Nasır Yağız, un responsable du HDP à Hewlêr (Erbil) est en grève de la faim depuis 68 jours, le premier groupe de grévistes de la faim dans les prisons turques depuis 43 jours, 14 activistes kurdes, dont le coprésident du KCDK-E Yüksel Koç, le politicien Mustafa Sarikaya, la journaliste Gulistan Çiya Ike, l’ancienne députée du HDP Dilek Ocalan, à Strasbourg depuis 42 jours, İmam Şiş à Newport également 42 jours. D’autres grèves de la faim illimitées ont lieu à Duisburg, La Haye, Canada et à Maxmur, au Kurdistan du Sud et à d’autres endroits du Kurdistan.
 
Tous les grévistes exigent :
 
– la fin de l’isolement carcéral imposé au dirigeant kurde Abdullah Ocalan,
– la libération de tous les prisonniers politiques en Turquie et
– le retour aux pourparlers de paix entre les autorités turques et le PKK.
 
En attendant, comme le dit Alkan : « De Leyla Qasim à Leyla Güven, l’heure n’est pas aux braises se consumant dans le poêle. La parole n’est pas un énigme non résolu persistant dans le temps. Écoutez les paroles.
 
Les paroles sont un couteau dégainé une fois sorties de la bouche. Les Kurdes n’avaient pas peur de la mort, pourquoi auraient-ils peur alors qu’ils fondent [par la faim] aujourd’hui. Ce sont les camarades de Kemal [Kemal Pir, un des fondateur du PKK mort dans la prison d’Amed le 14 juillet 1982 après 55 jours lors de grève de la faim]. S’ils disent que l’isolement doit prendre fin, le reste est l’affaire des rues. Ils sont du nombre que nous pouvons mémoriser par leurs noms, tels les 300 Spartiates, qui ont pris leur garde avec une foi éternelle. Ce sont des hommes dont les pionniers ne sont pas plus nombreux que les 12 Apôtres. Maintenant, ils regardent les rues, ils observent quelque chose au-delà de leurs corps en train de fondre, ils observent les rues, mais sachez qu’ils sont sans merci ! Que cela soit sûr : ces débris vont s’effondrer sur ceux qui vivent éhontément !
 
(…) La résistance continue, alors que la honte reste ainsi que l’épopée grandiose de ceux qui résistent.
Que cela se sache, cette lumière du Soleil qui a libéré une armée de guérilleros et eux-même restera toujours, comme notre honte. La détermination dans les yeux de Leyla va briser l’isolement… »
 

Il y a quatre ans, la libération de Kobanê

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Quatre années se sont écoulées depuis la libération historique de Kobanê par les YPG et YPJ.
L’importance de la bataille de Kobanê ne sera jamais oubliée. Son héritage se renforce d’année en année.
 
La bataille stratégique de Kobanê s’est déroulée dans cette ville importante du Rojava du 15 septembre 2014 au 27 janvier 2015, date de sa libération.
 
La défaite des mercenaires de DAESH qui avaient tenté de conquérir cette localité fut en effet un tournant dans la longue guerre menée au Moyen-Orient et marqua également la perte de l’initiative militaire du califat autoproclamé.
 
La résistance héroïque de Kobanê, dirigée par ses organisations locales d’autodéfense, composées de jeunes hommes et femmes, a fait la une des journaux pendant plusieurs mois.
 
On dit que Kobanê est la Guernica (la ville basque immortalisée par Picasso) des Kurdes, et ses habitants sont déterminés à se souvenir et à honorer leurs martyrs, afin de semer la vie au milieu d’innombrables pertes matérielles et humaines.
 
La bataille de Kobanê a été remportée par les femmes, à plusieurs niveaux.
 
La commandante des YPJ (Unités de protection des femmes), Meryem Kobanê, a déclaré à une journaliste lorsqu’elle se battait sur le front : « Lorsque la révolution du Rojava s’est matérialisée, nous, les femmes, avons pris la décision de constituer une organisation distincte visant à permettre aux femmes de prendre leur place dans cette révolution au Moyen-Orient.
 
Un comité fondateur composé de cinq membres, dont moi-même, a ainsi fondé les unités de protection des femmes (YPJ) au Rojava.
 
En visitant chaque maison et chaque rue, nous avons organisé des femmes jusqu’à ce que nous soyons devenues une armée. L’armée des femmes, les YPJ, jouent désormais un rôle de premier plan dans la défense de Kobanê et sur l’ensemble du territoire du Rojava. »
 
Meryem Kobanê a déclaré à propos de sa participation : « Je participe à cette résistance non seulement en tant que femme kurde du nom de Meryem Kobanê, mais également en tant que femme africaine, vietnamienne, latino-américaine et européenne, elles sont toutes représentées ici. Je suis ici au nom de toutes les femmes du monde et j’en fais partie. »
 
En effet, Meryem et les centaines d’autres femmes qui ont pris part à la défense et à la libération de Kobanê se sont battues pour toutes les femmes du monde entier. Et nous, femmes du monde entier, devons remercier les femmes du Rojava.
 
Parce que, comme le disait Meryem à l’époque : « Les combattantes n’ont pas seulement combattu DAESH, elles ont également résisté à la mentalité masculine dominante et ont ainsi brisé de nombreux tabous. La résistance à Kobanê est maintenant dirigée par des femmes qui, tout en combattant les mercenaires de DAESH, démolissent également les valeurs masculines dominantes et créent un nouvel état d’esprit libéral qui permettra aux femmes de revendiquer leur place dans la société. »
 

Appel urgent : Sauvons la vie de Leyla Güven

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Leyla Güven, éminente militante kurde et membre du parlement turc élue démocratiquement, a été arrêtée le 22 janvier 2018 pour avoir critiqué l’invasion par l’armée turque d’Afrin dans le nord de la Syrie et pour d’autres déclarations qu’elle a faites en tant que politicienne kurde en Turquie. Elle est actuellement condamnée à 31 ans et six mois d’emprisonnement pour avoir représenté son peuple. Leyla Güven a joué un rôle important non seulement dans la lutte pour la paix et la démocratie en Turquie, mais également dans la lutte pour la libération des femmes en tant que condition nécessaire de la démocratie et de la paix.
 
Leyla Güven a entamé une grève de la faim le 8 novembre 2018. À présent, son état de santé est à un stade critique, une étape au cours de laquelle le problème ne peut plus être différé, ignoré ou négligé par la communauté internationale. Elle a divers problèmes de santé tels que l’aphasie, la sensibilité au son et à la lumière et troubles de la conscience. Grâce aux efforts de solidarité internationale et aux pressions croissantes exercées sur le gouvernement turc, Leyla Güven a été libérée le 25 janvier 2019. Peu après, elle a déclaré que, sa demande n’ayant pas été satisfaite, elle poursuivrait son action.
 
En tant que membres de l’Initiative internationale des femmes pour Leyla Güven, nous appelons les institutions européennes, notamment le Conseil de l’Europe (CdE), le CPT (Comité pour la prévention de la torture), l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), l’UE à remplir ses obligations juridiques et politiques d’agir contre le régime autocratique du président turc Recep Tayyip Erdoğan. La Turquie est un État membre du Conseil de l’Europe (CdE), de l’OSCE et candidate à l’adhésion à l’Union européenne (UE). Malheureusement, ni le Conseil de l’Europe, ni l’Union européenne ni l’OSCE n’ont pris de mesures sérieuses pour enrayer la propagation de l’autoritarisme en Turquie. Cela se voit clairement dans le silence du CPT et du CdE concernant les actes inhumains commis dans les prisons turques.
 
Nous comprenons et soutenons Leyla Güven
 
Nous, l’Initiative internationale des femmes pour Leyla Güven, comprenons et soutenons pleinement la déclaration de Leyla, faite à la troisième audience de son affaire devant un tribunal de Diyarbakir le 7 novembre 2018 :
 
« Aujourd’hui, la politique d’isolement de M. Öcalan ne lui est pas imposée à lui seul, mais à un peuple en sa personne. L’isolement est un crime contre l’humanité. Je suis une membre de ce peuple. Je commence une grève de la faim illimitée pour protester contre l’isolement de M. Öcalan. Je ne soumettrai plus aucune défense au tribunal à partir de maintenant. Je poursuivrai ma protestation jusqu’à ce que le pouvoir judiciaire mette fin à ses décisions illégales et à la politique d’isolement. Si besoin est, je transformerai rapidement cette manifestation [grève de la faim] en mort. »
 
L’Europe doit agir de toute urgence
 
Il est temps que les États européens adoptent des politiques qui reconnaissent les droits politiques, sociaux, culturels et les droits de l’homme auxquels ils se réfèrent, afin de pouvoir apporter une contribution significative aux efforts de paix. La Turquie a toujours des liens politiques, institutionnels, militaires et économiques forts avec l’Europe. Par conséquent, l’Europe a toujours une influence notable sur la Turquie. Alors que les institutions européennes ont vivement critiqué le virage marqué de la Turquie vers l’autoritarisme, elles n’ont toutefois pas pris de mesures concrètes pour faire pression sur le gouvernement Erdoğan. Cela permet au gouvernement autocratique de Turquie d’approfondir l’érosion actuelle des droits de l’homme et de l’état de droit dans le pays. En particulier, nous appelons à la fin immédiate de l’isolement imposé au leader du peuple kurde, Abdullah Öcalan, et à tous les prisonniers politiques en Turquie.
 
Notre appel à la communauté internationale :
 
Nous appelons la communauté internationale, et en particulier toutes les femmes, à sauver la vie de Leyla Güven en fondant des campagnes et des initiatives de solidarité pour elle dans le monde entier. Votre action contribuera à soutenir et à exprimer la solidarité avec tous les politiciens et autres prisonniers en grève de la faim – un acte de sacrifice consenti pour faire face à la politique turque d’intolérance, d’exclusion, de racisme et de refus de chercher une solution pacifique à la question kurde. la situation chaotique imposée au Moyen-Orient. Veuillez soutenir notre appel en sensibilisant l’opinion publique par le biais de campagnes et d’actions de solidarité et en envoyant des lettres à vos propres gouvernements pour leur demander d’exiger du gouvernement turc que les droits de Leyla Güven et d’Abdullah Öcalan soient respectés, ainsi qu’au CPT – Conseil de l’Europe, au Secrétaire Général du Conseil de l’ Europe, Federica Mogherini, Président en exercice de l’OSCE, Conseillère principale auprès de la présidence slovaque de l’OSCE :
 
CPT – Conseil de l’Europe
F – 67075 Strasbourg Cedex, Tél. +33 (0) 3 88 41 22 79 Fax +33 (0) 3 88 41 27 72
 
Secrétaire exécutif du CPT, M. Regis BRILLAT, E-Mail: Regis.BRILLAT@coe.int
 
Chef de la division turque du CPT, M. Michael NEURAUTER, adresse électronique: Michael.NEURAUTER@coe.int
 
Secrétaire Général du Conseil de l’ Europe
M. Thorbjørn Jagland
67075 Strasbourg Cedex / France
E-Mail: private.office@coe.int et thorbjorn.jagland@coe.int
Fax: +33 388 412 799
 
Commission européenne
 
Federica Mogherini, Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité
 
Commission européenne
Rue de la Loi / Wetstraat 200
1049 Bruxelles
 
federica.mogherini@ec.europa.eu et Anna.VEZYROGLOU@ec.europa.eu
 
Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe – OSCE
 
Miroslav Lajčák, Président en exercice de l’OSCE
 
Katharina Kandt, Conseillère principale auprès de la présidence slovaque de l’OSCE
 
Mission permanente de la République slovaque auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe à Vienne
 
Bureau: + 43 1 368 94 33 368
 
Mobile: + 43 660 11 44 ​​059
 
Katharina.Kandt@mzv.sk
 
Par l’Initiative internationale des femmes pour Leyla Güven « Parlons pour Leyla« 
 

La KCK appelle à une lutte accrue contre le fascisme turc

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KURDISTAN DU SUD – BEHDINAN – La coprésidence du Conseil exécutif de l’Union des communautés du Kurdistan (KCK) a publié un communiqué suite au massacre des civils par l’État turc au Kurdistan du Sud.
 
Hier, des manifestants ont pris d’assaut une base militaire turque à Sheladize après le meurtre de quatre civils kurdes dans des bombardements turcs le 23 janvier dans la région.
 
Voici la communiqué de la KCK :
 
« Notre peuple a lancé la plus grande résistance à la liberté que l’histoire ait connue dans les quatre régions du Kurdistan et à l’étranger. Cette grande résistance rend nos amis fiers et nos ennemis en détresse. L’État turc ne peut tolérer la détermination des Kurdes à être libres et il les attaque de ce fait. Le régime turc génocidaire attaque notre peuple de toutes parts avec toute sa brutalité. Le régime génocidaire a assassiné quatre de nos compatriotes et en a blessé deux autres lors des dernières frappes aériennes sur Dereluk, Reshawa.
 
Tout d’abord, nous offrons nos condoléances à tout le peuple du Kurdistan, en particulier aux familles de nos martyrs, et souhaitons un prompt rétablissement aux blessés.
 
Ce n’est pas la première fois que la [Turquie] cible des civils dans le Kurdistan du Sud. Le régime génocidaire a déjà tué des centaines de civils au Kurdistan du Sud. Le régime fasciste a également pris pour cible notre peuple au Rojava et au Kurdistan du Nord et a massacré des milliers de civils de la manière la plus barbare qui soit.
 
Le régime turc fasciste a utilisé le mensonge de « lutter contre le PKK et les YPG, pas contre les Kurdes » pour cacher la politique génocidaire qu’il mène contre notre peuple.
 
C’est sous ce mensonge qu’il tente de dissimuler les massacres du peuple kurde. Mais le PKK et toutes les autres forces politiques kurdes sont les fils et les filles du peuple kurde. Le monde a progressivement commencé à accepter les Kurdes avec ses dirigeants. Mais le génocide turc vise délibérément tous les Kurdes avec leurs dirigeants. Par conséquent, il frappe tous les Kurdes sans discrimination.
 
Ces attaques sont menées sous les auspices et avec le soutien de diverses puissances internationales, notamment des États-Unis.
 
Les coordonnées des cibles devant être touchées par les avions de combat turcs sont données par les avions de reconnaissance américains. Il est clair que les États-Unis, conformément à leurs propres intérêts politiques, ne s’inquiètent pas du sang versé par les Kurdes à la suite des attaques de l’État turc.
 
Les avions de reconnaissance américains fournissent les coordonnées des cibles à l’Etat turc, tandis que le gouvernement du Kurdistan du Sud reste silencieux. Sans aucun doute, pour notre peuple, ce silence fait du gouvernement du Kurdistan-Sud un partenaire criminel.
 
Le fait que l’État irakien ne défende pas sa souveraineté et ses citoyens suscite la suspicion de notre peuple et affaiblit ses liens avec l’État irakien.
 
Indépendamment du prix à payer, le peuple du Kurdistan est déterminé à être libre et à atteindre son statut dans les quatre parties du Kurdistan. Cette détermination est illustrée par les grèves de la faim et les actions démocratiques menées dans quatre régions du Kurdistan et à l’étranger.
 
Les martyrs de Deraluk resteront en vie dans notre combat et notre mémoire. »
 
La KCK a appelé « tout notre peuple à embrasser nos martyrs et à renforcer la lutte contre le fascisme de la République turque ».
 

Le massacre de trop : Les Kurdes d’Irak s’en prennent à l’armée turque

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KURDISTAN DU SUD / IRAK – Depuis plusieurs années, la Turquie bombarde la région autonome kurde d’Irak en toute illégalité, tuant des civils et détruisant la nature et les zones d’habitation. Par ailleurs, il y a de nombreuses bases militaires turques au Kurdistan du Sud où les activités d’espionnages des renseignements turcs sont connus de tous.

Three Kurdish protestors standing on a Turkish tank in Shiladize, Duhok at a Turkish army outpost. One of them holding a hammer, the other two are making victory signs.
Ces 8 derniers mois, les bombardements de l’armée turque ont fait 20 morts civiles au Kurdistan du Sud. Rien que le 23 janvier dernier, 4 civils kurdes ont été tués par les bombardements turcs à Sheladize, district de Derelok.
 
Devant le silence coupable du gouvernement irakien et des responsables kurdes face à ces massacres, aujourd’hui, les civils kurdes ciblés par les bombardements turcs ont attaqué directement une base militaire turque à Sheladize.
 
Les manifestants ont mis le feu aux tentes et aux véhicules militaires, dont des chars. Plusieurs soldats ont été capturés également.
 
On parle d’au moins deux morts et d’une dizaine de blessés parmi les manifestants.

Les Kurdes demandent aux troupes turques de quitter le Kurdistan du Sud.

Suite à la manifestation, plusieurs hélicoptères turcs ont atterri à la base militaire à la recherche des soldats qui ont fui la base tandis que des avions turcs bombardaient les régions de Sheladize, Deralok et Zap.

 
Quand aux autorités kurdes de la région, elles ont arrêté de nombreux journalistes de la chaîne NRT couvrant l’événement et ont qualifié la manifestation de « provocation », tout en promettant d’arrêter les « coupables »…
 
La photo de couverture via K24

Kurdistan du Sud : Les Kurdes prennent d’assaut une base militaire turque

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KURDISTAN DU SUD / IRAK – SHELADIZE – L’État turc cherche à intimider les Kurdes qui ont pris d’assaut une base turque dans le Kurdistan du Sud, aujourd’hui.
 
Les Kurdes de Sheladize, dans le district de Derelok, se sont rendus à une base militaire turque en signe de protestation contre les bombardements turcs dans la région qui ont tué quatre civils le mercredi dernier. Les manifestants ont mis le feu aux tentes mobiles de la base militaire turque et à certains chars. Plusieurs autres véhicules ont également été incendiés. Plusieurs soldats ont été capturés également.
 
Alors que la manifestation se poursuivait, des soldats turcs ont fui la base.
 
Les Kurdes demandent aux troupes turques d’évacuer les bases et de quitter le Kurdistan du Sud.
 
Suite à la manifestation, plusieurs hélicoptères turcs ont atterri à la base militaire susmentionnée à la recherche des soldats qui ont fui la base tandis que des avions turcs bombardaient les régions de Sheladize, Deralok et Zap.
 
Par ailleurs, des avions turcs ont volé à basse altitude pour tenter d’intimider les habitants de Sheladize.