SYRIE. Le commandant Mazloum Abdi demande à la coalition anti-EI d’aider au rapatriement des combattants étrangers

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SYRIE / ROJAVA – Une réunion ministérielle de la Coalition internationale anti-EI se tient aujourd’hui à Rome. Le commandant général des FDS, Mazlum Abdi, a demandé à la coalition d’aider les pays à rapatrier leurs ressortissants membres du groupe État islamique détenus par les Kurdes syriens. Une réunion ministérielle de la Coalition internationale anti-EI se tiendra aujourd’hui à Rome. En raison de la pandémie, il s’agit de la première réunion de l’alliance depuis février 2019 à avoir lieu avec la présence physique des membres. Le ministre fédéral des Affaires étrangères Heiko Maas (SPD) se rend également à Rome à l’invitation de son homologue italien Luigi Di Maio et de celle du ministre américain des Affaires étrangères Antony Blinken. La coalition anti-EI a été fondée en 2014 sous l’ancien président américain Barack Obama et comprend actuellement 83 membres, tous les États membres de l’UE, dont l’Allemagne et la France, et cinq organisations internationales (UE, OTAN, Ligue arabe, Interpol et la Communauté du Sahel – et des pays du Sahara). Il a pour tâche principale de priver les membres du groupe terroriste État Islamique de leurs sources de financement, d’agir contre les soi-disant combattants étrangers, de soutenir la stabilisation dans les zones libérées du régime de l’État islamique en Syrie et en Irak et d’agir contre la propagande terroriste, en particulier sur le L’Internet. Programmes d’éducation et de déradicalisation Le commandant général des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazlum Abdi, a appelé la coalition à aider les pays d’origine d’où les membres de l’État islamique détenus dans les camps d’accueil et d’internement de la région autonome du nord et de l’est de la Syrie à les rapatrier. Une solution pour les dizaines de milliers de femmes, d’enfants et de djihadistes qui se sont retrouvés dans les camps est essentielle pour une « victoire durable » sur le terrorisme de Daesh. « Nous appelons la coalition à aider ces personnes à retourner dans leur pays d’origine, à financer des programmes d’éducation et de déradicalisation, et à soutenir la stabilité et une forte reprise économique dans les zones libérées afin de s’attaquer aux causes profondes de l’extrémisme », a écrit Abdi sur Twitter. ANF

Le holdup turc en Syrie

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SYRIE / ROJAVA – La Turquie n’a pas seulement commis des crimes de guerre et crimes contre l’humanité contre les Kurdes syriens et d’autres peuples de la région, elle a également détruit l’économie des régions syriennes occupées en démontant les zones industrielles, en arrachant des oliviers d’Afrin et en pillant tous les biens, y compris les antiquités. Toutes ces richesses ont été transférées en Turquie, sans que cela dérange les alliés occidentaux de la Turquie… « La Turquie a mis en place un véritable régime de terreur et de pillage en Syrie : 1000 usines d’Alep, 1.300.000 oliviers d’Afrin, les rails de train d’Idleb, ainsi que les objets historiques et le pétrole ont été volés, dénonce Bedran Çiya Kurd, un responsable kurde de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES).
Au moins 25 sites historiques ont été pillés à Afrin et sont vendu en Turquie. Tous ces crimes ont été prouvés et soumis aux organisations internationales, notamment à l’ONU. Mais… il y a toujours un mais… vous savez surement que tous les gouvernements occidentaux connaissent bien les crimes de l’État turc… Ce n’est pas un secret pour eux. Jusqu’là ils ont préféré la complicité. » (Via Maxime Azadi)

GRECE. L’Association Per a Pace a apporté de l’aide humanitaire aux réfugiés kurdes de Lavrio

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ATHÈNES – L’Association corse Per a Pace, Pour la Paix, a apporté un convoi d’aide humanitaire aux réfugiés kurdes de Lavrio, en Grèce, qui sont livrés à eux mêmes depuis que la Turquie a réussi à les faire passer pour des terroristes auprès du gouvernement grec il y a quelques années déjà.
 
Depuis plus de 35 ans, deux camp de réfugiés accueillent des Kurdes dans la ville grecque de Lavrio, à 60 km d’Athènes. A cause de la guerre au Rojava et l’invasion d’Afrin par la Turquie en 2018, un deuxième camps de réfugiés kurdes a vu le jour à Lavrio avec l’arrivés des centaines de familles kurdes. Les deux camps sont autogérés.
 
Voici les premières impressions des bénévoles de Per a Pace arrivés hier au camp de Lavrio:
 
« Aujourd’hui 26 juin 2021, Per a Pace [Ji bo aşîtî, en kurde] a remis aux réfugiés Kurdes de Lavrio en Grèce 15m3, de matériel solidaire, transportés depuis la Corse.
 
Le rendez-vous était fixé à 11h00 devant l’imposante grille d’entrée du camp. Il faudra prévenir de notre présence par deux coups de klaxonne.
 
Jacques Leleu, le coordonnateur des diverses associations internationales, et Emmy, médecin psychiatre, nous accueillent. Ils nous présentent celui que nous appellerons Nurek [Nurhak], une des rares personnes parlant le français. Nurek nous invite à nous rafraichir dans la cafétéria et faire plus ample connaissance.
 
Dans ce camp il y a des réfugiés politiques kurdes, mais aussi des turcs progressistes solidaires de la cause kurde. Ce ne sont pas des réfugiés « Lambda ».
 
Delha, Gulistan et d’autres, dont nous ne pouvons ni citer les noms, ni montrer les visages sont autour de la table. Certains ont passé plusieurs années dans les prisons turques. Ces réfugiés politiques sont des nouveaux arrivants. Ils ont fui leur pays. En cause, la guerre imposée par la Turquie d’Erdogan. Des villes, des villages ont été détruits. Des enfants, des femmes, des hommes sont persécutés et plusieurs milliers sont détenus dans les prisons. En Turquie ou en Syrie les persécutions des kurdes sont quotidiennes. Les réfugiés transitent à Lavrio dans l’espoir de trouver un pays d’accueil.
 
Ce camp ne bénéficie plus des aides de la communauté internationale, en raison de la pression exercée par la Turquie auprès de l’Europe et du gouvernement grec. C’est ainsi que le monde associatif assure la solidarité internationale et que les réfugiés kurdes, particularité du camp, en assurent eux-mêmes la gestion : école, infirmerie, atelier de couture, cafétéria, aire de jeux… ainsi que la logistique générale du camp (entretien, distribution de la nourriture…). Ils se définissent eux-mêmes comme autogestionnaires.
 
Malgré les nombreuses difficultés et la dureté de la vie, nous avons trouvé des gens déterminés, combatifs, résistants, ouverts et empreints d’une grande humanité, des militants pour la paix.
 
Nous avons constaté que les besoins sont importants et que le matériel solidaire remis a trouvé son toute son utilité. »
 

La préfecture de Bordeaux veut expulser une famille kurde vivant en France depuis 16 ans

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BORDEAUX – La préfecture de la Gironde veut expulser vers la Turquie une famille kurde vivant en France depuis 16 ans, et ce, contre l’avis du Tribunal Administratif de Bordeaux qui avait ordonné à la Préfecture de leur donner un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le Réseau Éducation Sans Frontières (Resf) a lancé une pétition pour que la famille Kaya puisse rester en France légalement. 
 
Le Resf a publié le texte suivant accompagnant la pétition qui sera remise à l’avocat de la famille Kaya pour appuyer leur demande de régularisation.
 
« La famille KAYA de nationalité turque et d’origine Kurde, bien connue à Cenon 33150, parfaitement intégrée, vit en France depuis 16 ans.
 
Le 11 mars 2020, la Commission du titre de séjour des étrangers, a donné un avis favorable à la délivrance d’un titre de séjour à titre humanitaire
 
Le 18 novembre 2020, le Tribunal Administratif de Bordeaux a ordonné à la Préfecture de leur donner un titre de séjour « vie privée et familiale »
 
Cette conclusion légitime et heureuse, contestée par la Préfecture a été annulée en appel en mai 2021 par la cour d’appel du tribunal administratif.
 
C’est une profonde injustice à laquelle s’ajoute un drame humain. La famille est en plein désarroi, menacée d’une OQTF (Obligation de quitter le territoire français), elle vit dans l’angoisse permanente d’une intervention de la police pour un renvoi de tous ses membres vers un pays de leur choix.
 
Par ailleurs il faut savoir que deux des frères de Monsieur Kaya ont obtenu l’asile, le 3ème a obtenu sa carte de séjour. On se demande pourquoi M. Kaya est traité d’une manière particulière.
 
Face à cet acharnement administratif, cette violence psychologique et sociale, nous sommes en droit de nous interroger : au nom de quelles motivations agit la Préfecture de Bordeaux sous couvert de la loi ? Combien de temps faut-il avoir vécu en France pour être autorisé à y rester ?
 
Cette mesure, outre qu’elle représente une injustice au regard des conditions d’attributions d’un titre de séjour défini par l’État Français, est une atteinte aux valeurs traditionnelles d’humanisme de notre pays.
 
Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, soutenons la famille Kaya reconnue et appréciée dont les enfants suivent avec succès les parcours scolaires.
 
Ayons le courage de l’hospitalité.
 
Nous vous demandons de signer cette pétition que nous remettrons à leur avocat, Me Sylvain GALINAT. Elle lui servira d’appui et fera la preuve d’une forte mobilisation citoyenne. MERCI. »
 
La pétition à signer ici

La marche des fiertés d’Istanbul: arrestation de plusieurs personnes, dont le photographe de l’AFP Bulent Kiliç

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TURQUIE – La police turque a attaqué la foule réunie pour la marche des fiertés sur la place de Taksim, à Istanbul et arrêté violemment plusieurs personnes, dont le photographe de l’AFP Bulent Kiliç.
 
Bulent Kiliç plaqué au sol et menotté par des policiers turcs
 
Comme le bureau du gouverneur d’Istanbul n’a pas autorisé la 19e marche des fiertés LGBTI+ d’Istanbul à avoir lieu sur le site de rencontre de Maltepe, du côté asiatique d’Istanbul, la marche des fiertés devait se tenir à Taksim. Cependant, cette fois, le bureau du sous-gouverneur de Beyoğlu a interdit la 19e marche des fiertés. Dans un communiqué publié plus tôt dans la journée (26 juin), le bureau du sous-gouverneur de Beyoğlu a interdit la marche des fiertés à Taksim, citant « l’indivisibilité de l’État, la moralité publique et les mesures COVID-19 ». Photo : Dilara Elçin Özçelikel Suite à la décision d’interdiction, la police a été stationnée dans et autour de Taksim. La police a attaqué le groupe qui s’était rassemblé à Taksim. À l’aide de balles en plastique, ils auraient arrêté au moins 20 personnes. Photo : Evrim Kepenek / bianet La police a fermé toutes les routes menant à la rue Mis sokak. De plus, ceux qui sont assis dans les cafés et les restaurants de la rue Mis sokak ont été battus et sortis de là. Un journaliste a été placé en garde à vue par la police. Le journaliste détenu a été libéré par la suite.

Intervention contre ceux qui sont assis dans les cafés

La police a forcé les personnes assises dans les cafés de la rue Mis près de l’avenue Istiklal à partir. Ils ne permettent à personne d’entrer dans la rue. Lorsqu’une journaliste a dit qu’elle voulait entrer sur le site, l’officier a répondu : « Notre chef a dit que nous ne devrions surtout pas autoriser les journalistes. »   Bianet

KURDISTAN. Des frappes turques massacrent des moutons dans la région de Duhok

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KURDISTAN DU SUD – L’État colonialiste turc a de nouveau bombardé la région kurde de Duhok, dans le nord de l’Irak. La frappe turque a tué des dizaines de moutons dans le village de Spindare à Amedi. Depuis avril dernier, la Turquie a intensifié ses attaques contre la région kurde de Duhok dirigée par le KDP, dans le nord de l’Irak, tuant des civils et des animaux en plus des combattants du PKK. De nombreux villages ont ainsi été vidés de leurs habitants et occupés par les soldats turcs et des mercenaires alliés transférés de la Syrie. La communauté internationale dont l’OTAN et l’ONU restent silencieux face à cette invasion turque dans le nord de l’Irak, alors que les Etats-Unis condamnent sur le champ que ces mêmes attaques sont menées par l’Iran, essentiellement contre les zones où des soldats américains sont présents.    

BERLIN. Exposition collective d’art contemporain kurde

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BERLIN – Des écrivains, universitaires, musiciens, cinéastes, conteurs… kurdes se réunissent autour d’une exposition d’œuvres d’artistes kurdes qui se tient à Berlin du 26 juin à 15 août 2021 sous le titre de « Bê welat – the unexpected storytellers » (Apatride(s): les conteurs inattendus). 
 
Cet événement hors norme préparé par Engin Sustam, Bilal Ata Aktaş, Elif Küçük, Duygu Örs et Şener Özmen est accueillie entre les murs de la Nouvelle société des arts visuels (Neue Gesellschaft für Bildende Kunst -NGBK) à Berlin. 
 
 
Les artistes kurdes exposés à NGBK:
Deniz Aktaş, Havin Al-Sindy, Beizar Aradini, Nuveen Barwari, Mehmet Ali Boran, Savaş Boyraz, Mahmut Celayir, Fatoş Irwen, Miro Kaygalak, Elif Küçük, Zelal Özkan, Şener Özmen, Hêlîn Şahin
 
Programme d’accompagnement :
Hogir Ar, Mizgîn Müjde Arslan, Mihemedê Beyro, Yildiz Çakar, Ali Kemal Çınar, Hesen Ildiz, Hero Kurda, Mîrza Metîn, Hêja Netirk, Fatma Savci, Karosh Taha, Diako Yazdani, Soleen Yusef, Helim Yûsiv, Berfin Zenderlioğlu et d’autres.
 
Voici la présentation de l’exposition faite par les organisateurs:

L’exposition collective « bê welat – the unexpected storytellers » examine un large éventail d’approches artistiques utilisées pour donner un sens aux réalités kurdes – largement façonnées par la dépression communautaire, les actes de résistance, les traumatismes et les diverses conditions de la guerre, du colonialisme, des interdictions linguistiques et des états d’exil. Cette exposition se concentre sur le « bê welat » [« apatride » en kurde], une condition de foyer et d’apatridie qui appelle à la création et à la conception de nouveaux espaces émancipateurs. Dans cet esprit, nGbK ne sera pas seulement un lieu statique : au lieu de s’appuyer sur une tradition d’éphémérité et d’auteurs extérieurs, le vaste programme, organisé par des artistes et des intellectuels kurdes, constitue une invitation à s’engager de manière critique dans l’impact de la violence d’État, du (néo)colonialisme, des lois d’assimilation et de la souveraineté des auteurs sur les arts contemporains kurdes.
 
Alors que la « kurdicité » est globalement liée à des images d’activisme politique et de résistance anticoloniale, les interventions artistiques kurdes sont souvent considérées à tort comme quelque chose de prétendument inattendu. Mais elles peuvent aussi être considérées comme faisant partie d’une pratique décoloniale plus large et d’un auto-positionnement kurde. Basé sur la tradition en déclin des « dengbêjs » – des bardes musicaux qui préservent oralement le passé et le présent kurdes – l’objectif est d’explorer de nouvelles méthodes artistiques de narration et de matérialisation des réalités kurdes. « bê welat » expose des œuvres qui relient le Kurdistan et ses différentes diasporas. Celles-ci vont de la réinterprétation de l’esthétique traditionnelle, de la photographie, de la peinture jusqu’à la sculpture numérique et l’art vidéo. Dans leurs œuvres, chacun des artistes sélectionnés redéfinit la géographie, le langage et les corps, entre autres aspects.
 
Le programme d’accompagnement de l’exposition se développera autour de « bê welat » par le biais de conversations avec des écrivains, des artistes, des cinéastes, des musiciens et des universitaires. En examinant différents genres artistiques tels que la musique, le théâtre, la littérature et le cinéma kurdes, le programme vise à faciliter un échange multidisciplinaire au sein de la scène artistique contemporaine pluraliste du Kurdistan et entre celle-ci. « bê welat – the unexpected storytellers » aspire à s’éloigner de la nostalgie, de la romance et des tropes orientalistes toujours présents, pour mettre en lumière les connectivités matérielles ainsi que les stratégies et perspectives de et sur la résilience kurde.
 
Événement soutenu par le département du Sénat pour la culture et l’Europe et l’IFA (Institut für Auslandsbeziehungen)
Adresse de l’expo:
Neue Gesellschaft für Bildende Kunst
Oranienstrasse 25
10999 Berlin

Le compte Instagram de l’équipe organisatrice est ici

Enquête sur l’huile d’olive d’Afrin vendue en Europe

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EUROPE – Depuis l’invasion du canton kurde d’Afrin en 2018 par la Turquie et ses mercenaires, des olives d’Afrin sont volées et transformées en huile d’olive qui est vendue un peu partout dans le monde, qu’importe si cet État et ses gangs ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en chassant les Kurdes de leurs terres, pillé leurs biens, donné leurs maisons à des mercenaires et leurs familles transférés d’autres régions de Syrie mais aussi d’autres pays du monde…
 
Le journaliste Maxime Azadi cherches des témoignages pour son enquête sur les olives et huile d’olive d’Afrin vendues en Europe. 

Voici son message: 
 
« Bonjour à tout le monde
Je fais une enquête sur l’olive d’Afrin ou tout autre produit naturel à base d’olive provenant des régions kurdes, occupées par la Turquie. Ces produits sont largement vendus à l’échelle du monde. On l’a constaté dans de nombreux pays européens dont la France, l’Allemagne, Danemark, mais aussi au Canada. Jusqu’ici aucune autorité européenne n’a voulu faire un commentaire. Si vous avez vu ces produits vendus sur les réseaux sociaux ou dans les magasins, partagez ces informations avec moi… mais avant tout, ne l’achetez pas… »
 
Si vous avez vu ces produits en vente dans des commerces, contactez Maxime Azadi via un message privé sur son compte Facebook ou sur Twitter.
 
Le canton kurde d’Afrin a été envahi en mars 2018 par la Turquie et des mercenaires islamistes qui ont commis des crimes de guerre, crimes contre l’humanité. Ils ont changé la démographie de la région en chassant les Kurdes qu’ils ont remplacés par des mercenaires islamistes et leurs familles. Ils ont également volé les récoltes des olives de la région qui sont transformées en huile d’olive et vendues dans le monde… en toute tranquillité!
 

Les violences faites aux femmes et la répression de la société civile en Turquie portées devant l’ONU

PARIS – En Turquie, la répression subie par le mouvement kurde, dont le parti HDP qui est sur le point d’être interdit, et les violences faites aux femmes ainsi que le retrait de la Turquie de la Convention d’Istanbul sensé lutter contre les violences domestiques ont pris des dimensions inquiétantes. En soutien aux femmes de Turquie et à la société civile turque, ainsi qu’au mouvement kurde, les organisations de défense des droits et des féministes sont mobilisés à l’étranger également. C’est dans ce cadre que le MRAP a saisi le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU pour l’alerter de la répression de la société civile turque et des violences faites aux femmes en Turquie.
 
Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) porte devant le Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies deux rapports sur les violences faites aux femmes et la répression de la société civile et du mouvement kurde en Turquie lors de la quarante-septième session ordinaire du Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies qui se tient du 21 juin au 13 juillet 2021 au Palais des Nations à Genève.
 
Gianfranco Fattorini, représentant permanent du MRAP auprès du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, présentera deux rapports concernant des violations des droits humains en Turquie.
 
Turquie : violences contre les femmes
 
À la suite de l’adoption du décret de loi pris dans le cadre de l’état d’urgence en 2016, Jinên Azad (KJA), l’organisation faîtière du mouvement des femmes kurdes (49 organisations) ; l’agence de presse féminine JINHA, les associations de femmes (presque toutes les associations de femmes de masse), les fondations, les journaux et les publications ont été fermés. Des milliers d’universitaires, d’écrivains et de journalistes ont été licenciés en Turquie. En outre, les actifs, les comptes bancaires, les bâtiments et le matériel utilisés dans le cadre du travail des institutions féminines fermées ont été illégalement confisqués. En particulier, la confiscation par les forces de sécurité de documents contenant les récits de candidature et les références des femmes ayant postulé dans des centres et associations de femmes, qui doivent rester confidentiels, a créé un environnement sans protection pour les femmes qui continuent à être exposées à la violence.
 
Le MRAP interpellera les différents rapporteurs (rapporteur spécial sur la torture, rapporteur spécial sur la violence contre les femmes, rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités) afin qu’ils portent une attention particulière aux cas de violence contre les femmes en Turquie. Il leur demandera de programmer une visite dans le pays.
 
Turquie : l’opposition et la société civile subissent une sévère répression
 
Ces dernières années, les autorités turques ont arrêté des milliers de membres des forces de sécurité et de la fonction publique, ainsi que des journalistes, des avocats et des défenseurs des droits de l’homme. Nombre d’entre eux ont été condamnés à de lourdes peines par différents tribunaux. Des centaines d’entre eux ont cherché refuge à l’étranger. Les partis d’opposition et les organisations de la société civile sont devenus la cible des services de renseignement turcs, qui les surveillent de près.
 
Le MRAP dénoncera la politique du président Recep Tayyip Erdoğan faite d’intimidation et de poursuites contre le Parti démocratique des peuples (HDP), visant à détruire les bases de la société civile, ainsi que la destitution des maires élus remplacés par des administrateurs nommés par le gouvernement AKP, la levée de l’immunité parlementaire pour onze députés du HDP, les arrestations massives de militants du HDP. Le procès « Kobanê » toujours en cours devant les tribunaux turcs sera aussi évoqué.
 
Comme dans le rapport précédent, le MRAP interpellera les différents rapporteurs, leur demandera une attention particulière sur la situation préoccupante en Turquie et qu’ils programment, notamment, une visite dans le pays.
 
Par André Métayer, pour Amitiés kurdes de Bretagne

Comment la Turquie a-t-elle participé au massacre de Kobanê via DAECH?

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SYRIE / ROJAVA – Le 25 juin 2015, des terroristes de DAECH portant des uniformes des YPG ont massacré 253 civils kurdes dans le village de Berxbotan et dans la ville de Kobanê. Le massacre de Kobané du 25 juin 2015 avait des objectifs et des dimensions politiques dont la Turquie est directement à l’origine, d’après les déclarations de certains témoins du massacre et les aveux des mercenaires qui y ont participé. La question ici est de savoir comment la Turquie a contribué au massacre de Kobané via DAECH ? La Turquie a toujours essayé par divers moyens de saper la volonté et la résistance des populations de la région en soutenant des mercenaires et des organisations d’extrémistes comme DAECH, Al-Nosra et la soi-disant « Armée syrienne libre » et en les déplaçant contre les zones sous contrôle de l’administration autonome du Rojava. Mais le massacre de Kobanê et du village de Barkh Batan est peut-être l’un des événements les plus sanglants en Syrie. Le 25 juin 2015, des dizaines de mercenaires de DAECH se sont infiltrés dans le village de Barkh Batan et dans la ville de Kobanê, et ont commis un horrible massacre contre des civils, tuant 233 personnes, dont 27 civils du village. À l’époque, la Turquie a été accusée, notamment parce que certains témoins ont vu des membres de DAECH entrer depuis le territoire turc dans la ville de Kobanê le jours du massacre, et que des informations ont été reçues selon lesquelles la Turquie était déjà au courant des intentions de DAECH de commettre le massacre. Ce qui soulève de nombreuses questions sur la nature du rôle de la Turquie dans la perpétration de cette opération sanglante. Pourquoi Kobanê ? Kobané, la ville kurde syrienne située au nord et à l’est de la Syrie, à la frontière syro-turque, se trouve à 30 kilomètres à l’est de l’Euphrate et à environ 150 kilomètres au nord-est d’Alep. Kobané a été libérée des forces gouvernementales syriennes le 19 juillet 2012 pour être la première ville kurde libérée du contrôle gouvernemental. Les habitants de Kobané ont mis en place une administration autonome et leurs propres forces militaires, comme dans les régions d’Afrin et d’Al-Jazira, mais cela n’a pas plu aux parties régionales et locales, comme la Turquie et ses armes sur la géographie syrienne, de sorte que plusieurs parties ont commencé à traquer l’administration autonome qui a été annoncée à Al-Jazira, Kobané et Afrin au cours du mois de janvier en 2014. En commençant par la soi-disant « Armée libre », en passant par Jabhet al-Nusra (actuellement Hayet Tahrir Al-Sham), et en terminant par DAECV, plusieurs parties ont attaqué la ville de Kobané, mais la bataille décisive a été celle de DAECH qui a lancé une attaque massive sur Kobané et ses villages les 15/16 septembre 2014. Rapidement, ils ont pris le contrôle de la plupart des villages et de plus de la moitié de la superficie de la ville, mais les Unités de protection du peuple (YPG) et les Unités de protection des femmes (YPJ) ont défendu la ville et l’ont libérée 134 jours après des batailles continues, pour que DAECH soit officiellement expulsé de la ville le 26 janvier 2015. Ainsi, les Unités de protection du peuple et les Unités de protection des femmes ont continué à libérer progressivement tous les villages de la campagne de Kobané, atteignant Girê Spî / Tel Abyad à l’est de la ville de Kobané, Ain Issa au sud-est de Kobané, et la campagne du district de Sarin au sud de la ville. Ensuite, la population a commencé à revenir progressivement dans la ville et sa campagne, et la vie a recommencé à battre son plein dans les rues, les quartiers et la campagne de Kobané. Cependant, après les défaites qu’elle a subies, DAECH a infiltré la ville de Kobané, et a commis un horrible massacre contre les civils en représailles à ses défaites, et derrière elle se trouvait la Turquie qui voulait se venger des habitants de la région qui avaient contrecarré ses plans, qu’elle voulait mettre en œuvre en coopération avec DAECH et d’autres agents sur la géographie syrienne. Assaut de Kobanê, de sa campagne et le massacre Le 25 juin, les mercenaires de DAECH ont pris d’assaut la ville de Kobané et un certain nombre de ses villages vers 4 heures du matin, commettant d’horribles massacres qui variaient entre des meurtres directs, en plus des tirs isolés et des attentats-suicides, selon les témoins oculaires. Les mercenaires de DAECH sont restés terrés dans les quartiers où ils sont entrés et les civils ont été pris au piège pendant près de trois jours jusqu’à ce que les unités de protection du peuple et les femmes parviennent à les libérer à l’extérieur de la ville, tandis que des centaines de familles sont restées bloquées à la frontière turque pendant deux nuits consécutives, et que des centaines d’autres étaient également bloquées à l’ouest de la ville de Kobané. Le massacre a atteint des dimensions d’un génocide Les méthodes les plus odieuses de violence et de criminalité contre l’humanité qui sont internationalement interdites ont été utilisées par DAECH, comme le massacre, l’incinération et la mutilation de corps humains, qui ont fait un grand nombre de victimes civiles innocentes et sans défense. L’administration autonome a recensé 333 personnes qui ont été massacrés à la suite de ce massacre, dont environ 27 dans le village de Barkh Batan, la plupart étaient des enfants, des femmes et des personnes âgées. Selon plusieurs rapports d’organisations humanitaires, le massacre commis par les mercenaires de DAECH a atteint le niveau d’un génocide contre les Kurdes. Le massacre de Kobané est une vengeance de la défaite de DAECH Bakr Hajj Issa Dans ce contexte, le coprésident du Bureau des relations du Parti de l’Union démocratique (PYD) dans la région de l’Euphrate, Bakr Hajj Issa, déclare que « le massacre de Kobané était en représailles à la défaite de DAECH, à la victoire de la résistance populaire de Kobané et aux gains des YPG et YPJ. L’État turc ne pouvait pas supporter la victoire de Kobané sur son partenaire DAECH. » Bakr Hajj Issa confirme que l’État turc a eu des tentatives pour saper la résistance de Kobané, en disant : « Le 29 novembre 2014, pendant la résistance du peuple de Kobané aux attaques brutales de DAECH, la Turquie a amené un véhicule blindé du poste frontière de Murshed Benar à Kobané pour exploser à la porte, laissant des victimes et des blessés, mais elle n’a pas pu vaincre la résistance du peuple. » Bakr souligne que cet incident était la première tentative de la Turquie de saper la résistance du peuple, mais la deuxième tentative a eu lieu le 25 juin 2015, commettant un massacre via ses mercenaires ; cependant, les habitants de la région ont réussi à saper les plans de l’ennemi. Il était dans l’intérêt de la Turquie de saper la résistance de Kobanê Hajj Issa pense que le but de ce massacre était de saper l’esprit de la résistance de Kobané, en plus d’instiller la peur dans le cœur des gens pour les déplacer, et donner l’idée que Kobané n’est pas sûre et est toujours en danger de la menace de DAECH, et que cette idée était dans l’intérêt de la Turquie en présentant Kobané au monde de cette façon. Il note que c’était là les plans de l’État turc pour déplacer les populations de la région et commettre des massacres contre elles, et que la Turquie travaille toujours selon ce plan, ce qui est évident à travers son occupation de plusieurs zones dans le nord de la Syrie et la perpétration de massacres et de crimes contre la région et ses habitants, en particulier contre les femmes dans les zones kurdes occupées. Selon le coprésident du bureau des relations du Parti de l’Union démocratique dans la région de l’Euphrate, Bakr Hajj Issa, ces massacres illustrent la mentalité de l’État turc qui, tout au long de l’histoire, a exterminé les peuples arménien, assyrien et kurde, et la Turquie continue de le faire jusqu’à aujourd’hui. Malgré l’implication de la Turquie dans de nombreux crimes et massacres commis contre les populations du nord et de l’est de la Syrie, que ce soit dans les zones occupées ou dans le reste des régions syriennes, il n’y a pas de mouvement international pour tenir la Turquie et les responsables turcs responsables de leurs crimes. ANHA