FRANCE. Les femmes kurdes descendent dans la rue contre le meurtre de Jina Mahsa Amini

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PARIS – Le Mouvement des femmes kurdes en France (TJK-F) organise plusieurs manifestations contre le meurtre barbare de Jina Mahsa Amini par la police des mœurs à Téhéran pour un voile « non conforme » à la charia.
 
Le TJK-F, qui organise des manifestations les jeudis et samedis dans les villes de Bordeaux, Paris, Marseille, Strasbourg et Reims, a appelé toutes les femmes, les organisations de défense des droits humains, les forces de la démocratie et de la liberté à participer aux manifestations contre le régime islamiste iranien qui « continue à tuer pour faire taire ».
 
Voici le communiqué de TJK-F:
 

« Le mouvement des femmes kurdes en France ( TJK-F) sera dans la rue, samedi 24 septembre avec les progressistes Iranien.nes pour commémorer Jina Mahsa Amini tuée par le régime des Mollahs d’Iran au motif que son turban laissait échapper quelques mèches rebelles.

En tant que mouvement des femmes kurdes qui lutte depuis des décennies pour la liberté, pour la dignité pour être maîtresse de notre destin, nous sommes à côté de tou.tes dès lors qu’il y a une injustice. Cependant il est impératif que nous nous retrouvions autour de  valeurs universelles.

Pour ces motifs, le mouvement des femmes kurdes sera dans la rue, le samedi 24 septembre.

Nous ne serons ni aux côtés des royalistes ni aux côtés de celles et ceux qui prétendent défendre l’Islam soft.

Nous serons au côté des progressistes, des étudiant.es, des jeunes, des réfugié.es politiques, des Kurdes, des Iraniennes et Iraniens qui veulent un changement de société.

Nous vous invitons à nous rejoindre tou.tes le samedi 24 septembre pour commémorer Jina Mahsa Amini, mais aussi pour être solidaires avec la résistance des femmes iraniennes face à ceux qui se veulent gardien de leur  vertu.

Nous appelons toutes les femmes et les  hommes, épris de liberté, à venir dénoncer la barbarie  et soutenir celles et ceux qui savent réellement ce que veut dire FEMME, VİE, LİBERTÉ. »

Dates et lieux des manifestations pour Mahsa Amini 

Bordeaux : Place de la Comédie, samedi 24 septembre à 14h00

Marseille : Place de Canebière, samedi 24 septembre à 14h00

Lyon : Place Bellecour, 15h

Strasbourg: Place Gutenberg, samedi 24 septembre à 15h00

Paris : Châtelet Les Halles, (Fontaines des Innocents) samedi 24 septembre à 17h30 

 
 
 

 

Mahsa (Jina) Amini était une jeune Kurde de 22 ans. Elle a été tuée par la police des mœurs à Téhéran car « mal voilée». Alors que le régime iranien prétendait qu’elle était morte à cause des problèmes de santé antérieurs, un scanner du crâne de Jina Amini montre une fracture osseuse, une hémorragie et un œdème cérébral.
 
#IranProtests #LetUsTalk #Jîna_Emînî #Jina_emini #WhiteWednesdays #MahsaAmini #TwitterKurds #مهسا_امینی #Rojhilat #Mahsa_Amini

YPJ: Brûler le voile, c’est brûler la pensée du système dominé par les hommes

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Alors que les protestations se poursuivent après la mort de la jeune Kurde Jina Mahsa Amini par la police des mœurs, Rohilat Afrin, commandante des YPJ explique que les femmes ont toujours mené des rébellions et des révolutions et apportent leur soutien aux femmes d’Iran.
 
Les unités kurdes féminines (YPJ) du Rojava apportent leur soutien aux femmes qui résistent au Rojhilat et à l’Iran.
 
«Parce que sortir dans la rue, enlever le foulard et le brûler, c’est brûler la pensée du système dominé par les hommes. L’unité de l’esprit féminin se manifeste dans de telles actions. »
 
En Iran et au Kurdistan oriental, les protestations et les actions de résistance se poursuivent après la mort de Jina Mahsa Amini. La jeune femme kurde a été arrêtée par la police des mœurs car elle ne portait pas son hijab « selon la norme ». Elle est décédée à l’hôpital après avoir été torturée. Dans une interview accordée à l’ANF, Rohilat Afrin du commandement des Unités de défense des femmes (YPJ) a commenté la situation en Iran et au Kurdistan oriental (Rojhilat), déclarant qu’elles sont aux côtés des femmes d’Iran.
 
Quel regard portez-vous sur la situation des femmes en Iran et au Kurdistan oriental ? Le système iranien est particulièrement misogyne et construit sur le patriarcat. En Iran, la langue, la culture et le pouvoir des femmes sont niés par des lois ostensiblement conçues pour protéger les femmes. Les femmes n’ont aucun droit. Il n’y a donc pas de droits des femmes et pas de protection pour les femmes en Iran. Les femmes n’ont pas le libre arbitre dans le système iranien. Nous pouvons définir le système iranien comme suit : viennent d’abord les lois de l’ayatollah Khamenei, suivies de son ministère. Le peuple est en bas et les femmes sont considérées comme des esclaves. Cette réalité n’est pas nouvelle et continue à travers l’histoire. Dans le système iranien, les femmes n’ont pas le libre arbitre et n’ont aucun droit. Pourquoi le régime des mollahs poursuit-il une politique aussi misogyne ? Dans l’histoire de l’Iran, les femmes ont joué un rôle très important et représenté une grande force dans les révolutions au Kurdistan oriental avant 1979 et dans les soulèvements populaires contre la dictature. Elles ont mené les révoltes et se sont soulevés contre la dictature. De plus, les femmes sont devenues les gardiennes de la langue, de la culture et de l’histoire. Pour cette raison, les combattantes kurdes sont redoutées par le régime. Non seulement en Iran, mais partout où les femmes kurdes se rebellent contre l’ennemi, elles sont redoutées par les dirigeants. Non seulement les femmes kurdes, mais aussi les femmes baloutches, azerbaïdjanaises et persanes ont acquis une conscience. Elles ont analysé le système patriarcal, le régime iranien, et reconnu sa nature. Elles s’opposent donc consciemment à ce système. L’histoire montre que les femmes ont toujours mené des rébellions et des révolutions. C’est pourquoi ce sont toujours les femmes qui sont visées par le système iranien, car ce sont les femmes qui peuvent obtenir la liberté et libérer la société des dictateurs. En conséquence, l’Iran et tous les dirigeants craignent le pouvoir des femmes, en particulier des femmes kurdes. Le régime iranien commet la plus grande immoralité sous couvert de moralité, attaquant les femmes de toutes parts. L’Iran sait que les femmes sont la force qui défendra une politique alternative au régime fasciste et libérera la société, donc les femmes sont ciblées à plusieurs reprises. Comment évaluez-vous les protestations et les actions du régime contre elles ? Le gouvernement iranien veut asservir le peuple par une politique de famine. Les habitants de Rojhilat ont répondu à cette politique par un soulèvement dirigé par des femmes. Cette rébellion a provoqué une grande peur dans le régime iranien. Pour cette raison, le régime a attaqué le peuple et a voulu le faire taire rapidement. Chaque fois qu’il y avait une rébellion en Iran, le régime massacrait des centaines de femmes au nom de la charia, au nom de l’honneur. Car ce sont les femmes, surtout les femmes kurdes, qui peuvent libérer cette société des chaînes du régime. Cela fait des femmes la cible du régime et de tous les gouvernements. Les femmes ont également brûlé leurs voiles. En tant que forces de la révolution du Rojava, comment évaluez-vous ces protestations ? Jina Amini est l’une des femmes assassinées par le régime iranien. En réponse au meurtre de Jina, les femmes de Rojhilat sont descendues à nouveau dans la rue et ont dit qu’elles en avaient assez de la dictature et du régime islamiste. Nous pouvons appeler les actions des femmes de Rojhilat une étincelle de la révolution dirigée par les femmes. Les protestations en défense de Jina Amini pourraient conduire au déclenchement d’une révolution au Rojhilat [Kurdistan de l’Est sous l’occupation iranienne]. Parce que sortir dans la rue, enlever le foulard et le brûler, c’est brûler la pensée du système dominé par les hommes. L’unité de l’esprit féminin se manifeste dans de telles actions. Si les femmes se protègent dans l’unité, elles seront sûrement libérées. En tant que YPJ, souhaitez-vous lancer un appel aux militants ? Dans une telle situation, nous appelons les femmes des quatre parties du Kurdistan et du monde entier à s’organiser et à se défendre. C’est absolument nécessaire. Nous ne devons jamais renoncer à cela. Si nous partageons notre douleur, nous devons aussi faire ensemble le pas vers la liberté. En tant que YPJ, nous soutenons les militants de toutes nos forces. Nous croyons qu’il y aura une révolution menée par les femmes kurdes au Rojhilat. En tant que YPJ, nous restons à vos côtés et saluons tous les militants.
 
ANF
 

 

Mahsa (Jina) Amini était une jeune Kurde de 22 ans. Elle a été tuée par la police des mœurs à Téhéran car « mal voilée». Alors que le régime iranien prétendait qu’elle était morte à cause des problèmes de santé antérieurs, un scanner du crâne de Jina Amini montre une fracture osseuse, une hémorragie et un œdème cérébral.
 
 
#IranProtests #LetUsTalk #Jîna_Emînî #Jina_emini #WhiteWednesdays #MahsaAmini #TwitterKurds #مهسا_امینی #Rojhilat #Mahsa_Amini
 

Raisi dit être « défenseur de la lutte contre l’injustice », Erdogan s’insurge contre les « invasions »

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Alors qu’on assiste à un bain de sang commis par les mollahs iraniens dans les villes kurdes d’Iran où les forces de sécurité utilisent des balles réelles contre les foules protestant depuis cinq jours contre le meurtre de Mahsa Amini, le président iranien Ebrahim Raïssi reçu devant l’Assemblée générale des Nations unies à New York a prétendu être le « défenseur de la lutte contre l’injustice».
 
Son homologue turc Erdogan, qui se nourrit également du sang des Kurdes et des femmes, a déclaré à peu près au même moment, qu’ « aucune invasion ne peut être justifiée » dans une interview accordée à Judy Woodruff pour l’émission d’information américaine PBS. Erdogan parlait de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, se gardant de dire que la Turquie avait envahi une bonne partie du Rojava et de la Syrie où ses forces commettent des crimes de guerre et crimes contre l’humanité…
 
Ces deux dictateurs colonialistes et misogynes tentent de se faire passer pour des bonnes âmes charitables, mais le monde entier connait leurs vrais visages et ils seront envoyés au dépotoir de l’Histoire par les femmes et les hommes des peuples qu’ils oppriment.
 
 
Mahsa (Jina) Amini était une jeune Kurde de 22 ans. Elle a été tuée par la police des mœurs à Téhéran car « mal voilée». Alors que le régime iranien prétendait qu’elle était morte à cause des problèmes de santé antérieurs, un scanner du crâne de Jina Amini montre une fracture osseuse, une hémorragie et un œdème cérébral.
 
#IranProtests #LetUsTalk #Jîna_Emînî #Jina_emini #WhiteWednesdays #MahsaAmini #TwitterKurds #مهسا_امینی #Rojhilat #Mahsa_Amini

IRAN. Protestations Mahsa Amini: 50 morts et des milliers d’arrestations

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IRAN / ROJHILAT – On assiste à un bain de sang commis par les mollahs iraniens dans les villes kurdes d’Iran où les forces de sécurité utilisent des balles réelles contre les foules protestant depuis cinq jours contre le meurtre de Mahsa Amini. On dénombre au moins 50 morts, des centaines de blessés et des milliers personnes arrêtées au Kurdistan de l’Est et en Iran.
 
Le journaliste Ammar Goli (Erdelan) déclare que « les forces de sécurité du régime iranien utilisent des ambulances pour réprimer les manifestants, en violation du droit international. De plus, de nombreuses personnes arrêtées sont amenées aux centres de détention en ambulance car les forces de sécurité savent que les manifestants n’attaqueront pas les ambulances.
 
Dans de nombreuses villes, les manifestants blessés refusent de se rendre dans les établissements médicaux de peur d’être arrêtés s’ils sont transportés à l’hôpital.
 
Au moins 50 civils ont été tués et des milliers de personnes arrêtées au cours des 5 derniers jours. »
 
La société iranienne veut un changement profond du régime
 
Ceux qui pensent que la fin du port obligatoire du voile suffira à sauver le système fasciste iranien se trompent. La société iranienne veut un changement profond du régime.
 
Une révolution féministe historique
 
Le journaliste Behrouz Boochani appelle la communauté internationale à entendre la voix des femmes d’Iran qui mènent une révolution en défiant la dictature islamiste des Mollahs.
 
Boochani écrit: « Les femmes d’Iran sont une inspiration : elles font l’histoire dans la rue, défiant une dictature religieuse. Ne les ignorez pas ; si vous êtes féministe, soyez leur voix, amplifiez leurs appels ! C’est une révolution féministe historique. »
Le peuple iranien s’attaque à un ennemi redoutable
 
« Le peuple iranien s’attaque à un ennemi redoutable: une dictature et un système de sécurité qui ont joué un rôle clé dans l’écrasement de la Syrie (jusqu’à 500 000 morts). Le peuple iranien est vraiment en danger ; les restrictions Internet sont un drapeau rouge – probablement un signe qu’ils veulent cacher toute preuve de ce qu’ils feront pour réprimer violemment le mouvement. »
 
Mahsa (Jina) Amini était une jeune Kurde de 22 ans. Elle a été tuée par la police des mœurs à Téhéran car « mal voilée». Alors que le régime iranien prétendait qu’elle était morte à cause des problèmes de santé antérieurs, un scanner du crâne de Jina Amini montre une fracture osseuse, une hémorragie et un œdème cérébral.
 
#IranProtests #LetUsTalk #Jîna_Emînî #Jina_emini #WhiteWednesdays #MahsaAmini #TwitterKurds #مهسا_امینی #Rojhilat #Mahsa_Amini   

IRAN. Scène de guerre dans les villes kurdes

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IRAN / ROJHILAT – Les forces armées iraniennes ont assiégé les villes kurdes d’Iran où plus de 500 civils ont été blessés, une dizaines tués tandis que des centaines d’autres ont été arrêtés au cours des manifestations depuis quatre jours de consécutifs depuis le meurtre de Mahsa Amini par la police des mœurs à Téhéran. De nombreux blessés ont perdu la vue, d’autres gravement blessés se cachent car s’ils se rendent aux hôpitaux, ils seront arrêtés par les forces iraniennes qui ont également assiégé les hôpitaux. La situation est très critique dans la région où l’internet a été coupé et où deux frères journalistes, Masoud et Khosro Kordpour, ont été arrêtés alors qu’ils couvraient les manifestations.
 
Des sources à Sardasht, Oshnavieh, Orumiyeh, Bukan, Sanandaj (Sînê), Dehgolan, Kermanshah, Paveh et Eslamabad-e Gharb rapportent que ces villes sont militarisées et qu’au moins 27 manifestants ont été blessés par les forces anti-émeutes.
 
Des sources bien informées dans la ville de Saqqez, province du Kurdistan, ont déclaré à IranWire que mardi soir, au moins 14 personnes se sont rendues à l’hôpital après avoir été blessées lors de manifestations de rue.
 
Parmi les blessés, beaucoup ont été touchés à l’œil par des plombs et des balles en caoutchouc. Plusieurs ont perdu la vue d’un œil ou des deux. Dans certains cas, des coups de feu ont été tirés sur des manifestants à très courte distance, à un mètre près.
 
Deux autres habitants de Saqqez nommés Hiva Rasouli et Ahmad Zarei ont été arrêtés la nuit dernière et emmenés dans un lieu inconnu, après que des dizaines d’autres ont été arrêtés lundi. À Bukan, deux frères journalistes, Masoud et Khosro Kordpour, ont été arrêtés alors qu’ils couvraient les manifestations.
 
Comme ce fut le cas mardi, les forces de sécurité ont été massivement déployées dans les villes kurdes de Sanandaj et Saqqez. Cette dernière est la ville natale de Mahsa Amini, victime de la police des mœurs, dont la mort a déclenché des manifestations dans tout le pays.
 
Des militants des droits civiques à Sanandaj ont déclaré que de grandes quantités d’équipements militaires et d’unités spéciales ont rempli aujourd’hui la cour du bureau du gouverneur, ainsi que celle du département de l’eau et des égouts et même le bureau des douanes locales.
 
Des officiers armés et des canons à eau sont également stationnés autour des places Ferdowsi et Eghbal de la ville. L’une des rues menant à la place Eghbal accueille actuellement deux bus remplis d’agents de sécurité armés et en uniforme. Un riverain a déclaré que l’endroit donnait l’impression « une zone d’exercice militaire. »
 
Un témoin a ajouté : « J’ai personnellement vu les arrestations de sept personnes [lundi et mardi]. Dans un cas, le détenu, qui était un adolescent qui n’avait probablement pas plus de 16 ans, a été battu si violemment avec une matraque que tout son visage était contusionné et ensanglanté. »
 
Un autre habitant de Sanandaj a déclaré à IranWire : « Ils sont tellement pressés d’arrêter les gens qu’ils n’attendent pas l’arrivée des voitures ou des camionnettes de police. Ils emmènent les gens à moto – vers Dieu sait où. »
 
Hier soir, à Sanandaj, ont déclaré des témoins oculaires, des unités des forces spéciales ont également fait voler deux drones au-dessus de la tête pour tenter d’identifier les civils qui y participaient. Plusieurs personnes ont également signalé qu’un certain nombre de femmes non armées avaient été battues, frappées à coups de poing et de pied par des agents sans raison claire – l’une, potentiellement, pour la provocation à porter une robe blanche. (Iran Wire)
 
Mahsa (Jina) Amini était une jeune Kurde de 22 ans. Elle a été tuée par la police des mœurs à Téhéran car « mal voilée». Alors que le régime iranien prétendait qu’elle était morte à cause des problèmes de santé antérieurs, un scanner du crâne de Jina Amini montre une fracture osseuse, une hémorragie et un œdème cérébral.
 
#IranProtests #LetUsTalk #WhiteWednesdays #MahsaAmini #TwitterKurds #مهسا_امینی #Rojhilat #Mahsa_Amini
 

Manifestants à Téhéran: «Kurdistan, Kurdistan, les yeux et la lumière de l’Iran !»

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IRAN – Lors d’une des protestations provoquées par le meurtre de Mahsa Amini, une jeune Kurde de 22 ans tuée par la police des mœurs, des manifestants scandent à Téhéran «Kurdistan, Kurdistan, les yeux et la lumière de l’Iran !» alors que le régime iranien commet des crimes de guerre dans les provinces kurdes où il a coupé l’internet.
 
L’activiste Polla Garmiany dénonce l’attitude des médias occidentaux qui se focalisent uniquement sur l’aspect misogyne du régime colonialiste iranien qui depuis des décennies extermine les Kurdes du Rojhilat.
 
Polla Garmiany a écrit:
 
« Même les Perses de Téhéran comprennent qu’il s’agit autant des femmes que des Kurdes et de la façon dont l’Iran traite les minorités. Mais les médias et la politique occidentaux ignorent toujours ce fait. »
 
Oui, les mollahs se nourrissent du sang des Kurdes et des femmes. Parler du voile obligatoire en Iran, mais occulter le colonialisme perse au Kurdistan est préjudiciable pour les médias digne de ce nom. D’ailleurs, en ce moment même, l’internet est coupé au Kurdistan iranien et les manifestants sont abattus à balle réelle. Chose qu’on ne voit pas dans d’autres régions d’Iran où il a des manifestations similaires…
 
Mahsa (Jina) Amini était une jeune Kurde de 22 ans. Elle a été tuée par la police des mœurs à Téhéran car « mal voilée». Alors que le régime iranien prétendait qu’elle était morte à cause des problèmes de santé antérieurs, un scanner du crâne de Jina Amini montre une fracture osseuse, une hémorragie et un œdème cérébral.
 
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RSF: La Turquie est sur le point d’offrir l’impunité aux auteurs du meurtre du journaliste Musa Anter

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Aujourd’hui, la justice turque a abandonné l’affaire du meurtre de l’écrivain kurde Musa Anter par le JITEM turc en invoquant le délai de prescription afin de garder dans l’ombre tout un système qui était derrière des milliers d’enlèvements et d’exécutions dans les régions kurdes pendant les années 1990. Reporters sans frontières (RSF) a exhorté les autorités judiciaires turques « à rendre justice dans l’affaire Anter, indépendamment de toute influence politique. » Voici le communiqué de RSF:
La Turquie est sur le point d’offrir l’impunité aux auteurs du meurtre du journaliste Musa Anter. Lors de la dernière audience le 15 septembre, la cour a ajourné l’affaire au 21 septembre, soit exactement un jour après l’expiration du délai de prescription. Reporters sans frontières (RSF) appelle les autorités à agir contre les auteurs de ce crime odieux et souligne que le climat de la liberté de la presse en Turquie pâtirait encore davantage d’un dépassement du délai de prescription dans cette affaire.
“L’ajournement de l’affaire Musa Anter au 21 septembre, soit 24 heures après l’expiration du délai de prescription, est source d’une vive inquiétudeAlors que nous marquons le 30e anniversaire de ce crime odieux, un signal clair doit être envoyé : l’impunité ne sera pas tolérée pour les violences envers les journalistes. Nous appelons les autorités turques à agir immédiatement pour que les auteurs du meurtre de ce journaliste rendent des comptes, et pour considérer cette affaire comme un crime contre l’humanité, afin de supprimer le délai de prescription et de permettre à la justice d’être rendue, même à ce stade tardif. » Rebecca Vincent, Directrice des opérations et des campagnes de RSF
Dans l’affaire du célèbre intellectuel kurde et chroniqueur du journal Özgür Gündem, Musa Anter, abattu à Diyarbakır le 20 septembre 1992, le système judiciaire turc est sur le point d’offrir l’impunité aux auteurs d’un crime odieux – après 30 ans d’injustice. Alors que le délai de prescription devait être atteint le 20 septembre, la 6e Haute Cour pénale d’Ankara s’est abstenue de prendre toute décision lors de la dernière audience le 15 septembre, et a ajourné l’affaire au 21 septembre – un jour après l’expiration du délai de prescription.   Une justice sous influence politique Dans le cas du meurtre de Musa Anter, le précédent délai de prescription avait déjà été contourné en 2012. Après 20 ans d’inaction, les autorités avaient sauvé l’affaire au dernier moment. Un geste envers le mouvement politique kurde au début des pourparlers de paix historiques avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Toutefois, le processus judiciaire s’était interrompu à l’arrêt des négociations de paix, en 2015. Dans le procès en cours des 18 accusés, la cour reporte constamment la décision en raison de l’absence des déclarations d’Abdülkadir Aygan, un double agent ayant fui en Suède, et de Mahmut Yıldırım, ancien membre de l’Organisation de renseignement nationale, dont le sort est inconnu depuis 1996. En outre, l’ancien auxiliaire Hamit Yıldırım, le seul suspect à avoir été arrêté en 2012, a bénéficié d’une libération conditionnelle en juin 2017. Bien que l’État turc ait reconnu son implication dans le meurtre de Musa Anter et exprimé des regrets en 1998, il est actuellement peu probable que justice soit rendue. Cette affaire est une indication concrète que le processus judiciaire en Turquie est sous influence politique, si l’on en juge à la fois par le calendrier des développements de l’enquête et par les retards. RSF exhorte le système judiciaire turc à rendre justice dans l’affaire Anter, indépendamment de toute influence politique. En Turquie, où près de 40 journalistes ont été tués ou ont disparu depuis les années 1990, l’impunité pour les crimes contre les professionnels des médias reste d’une actualité inquiétante. Une complète impunité entoure toujours quelque 20 meurtres commis dans le sud-est de l’Anatolie entre 1990 et 1996. Dans d’autres cas, les collaborateurs, les exécutants ou les donneurs d’ordre de ces crimes n’ont jamais été amenés devant un juge. Un second choc en un an L’application du délai de prescription dans l’affaire Anter constituerait la seconde décision choquante de la justice turque pour le meurtre d’un journaliste après la clôture, en avril, de la procédure turque dans l’affaire de l’assassinat du chroniqueur saoudien Jamal Khashoggi. Le 7 avril, la 11e haute cour pénale d’Istanbul a décidé de transférer l’affaire Khashoggi en Arabie saoudite, d’où sont originaires les meurtriers présumés. Avant la décision finale, les avocats de la fiancée de Jamal Khashoggi, Hatice Cengiz, avaient demandé en vain à la cour d’attendre la décision du tribunal administratif sur l’approbation par le ministère de la Justice du transfert de l’affaire à Riyad. Mais la Turquie avait immédiatement clos le dossier Khashoggi. La Turquie occupe le 149e rang sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2022.

ROJAVA. Les forces kurdes déjouent une attaque de DAECH à al-Hol

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SYRIE / ROJAVA – Les Forces de sécurité intérieure mobilisées pour la surveillance du camp al-Hol abritant les familles de DAECH a déjoué une tentative d’attaque des terroristes de DAECH. 3 terroristes ont été tués, un autre arrêté. Les Forces de sécurité intérieure de la Syrie du Nord et de l’Est ont annoncé que la nuit dernière, une cellule dormante de l’Etat islamique a tenté d’attaquer le camp al-Hol avec 2 voitures piégées. Les Forces de sécurité intérieure (Asayish) rapportent avoir intercepté la cellule près du village d’um-Fakik, où la cellule a fait exploser 1 de leurs voitures piégées. Dans les combats qui ont suivi, Asayish affirme que 3 membres de la cellule ont été tués, tandis qu’un autre a été blessé puis arrêté. Asayish a démantelé la deuxième voiture piégée et saisi 3 AK-47. Cette attaque est la 17e d’une série d’attaques lancées par des cellules dormantes de l’Etat islamique depuis le début de « l’opération Humanité et sécurité » dans le camp d’al-Hol. Au total, ces attaques de « représailles », principalement concentrées à Deir ez-Zor, ont fait 18 morts. Pendant ce temps, de fréquentes opérations de sécurité conjointes des FDS et la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis ont eu lieu dans tout le NES. Hier, un raid des FDS a ciblé 2 membres présumés de l’Etat islamique dans le village d’Al-Baidar (campagne de Raqqa). Les affrontements qui ont suivi ont vu 1 des suspects tués. (Via Rojava Information Center)

ROJAVA. Un drone turc tue 2 civils kurdes à Ain Issa

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SYRIE / ROJAVA – La Turquie est décidée à tuer plus de Kurdes que l’Iran qui est pourtant bien occupé à écraser dans le sang les protestations provoquées par le meurtre barbare de Mahsa Amini par la police des mœurs. En 5 jours, la Turquie a tué 7 civils et soldats ciblés par des drones dans le nord de la Syrie.
 
Hier, une frappe de drone turc, près du village d’Al-Suwayda dans la campagne orientale d’Ayn Issa, a tué 2 civils (Bashar Barakat et Khaled Hanifa) et blessé 3 (Sabri Seido, Aziz Zaidan et Rashid Zaidan).
 
Il y a 5 jours, une autre frappe de drone turc près d’Ayn Issa a tué 3 membres des FDS et 2 des YPG. Cela porte à 79 le nombre total d’attaques de drones visant le Rojava cette année. Ces attaques ont tué 57 personnes et en ont blessé 101. (Via Rojava Information Center)

La lutte organisée des femmes peut achever le régime fasciste iranien 

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La militante kurde, Zerîn Rûken affirme que la lutte des femmes en Iran et au Moyen-Orient a atteint le niveau d’une lutte forte et déclare :« Il est possible que de nombreuses explosions sociales et soulèvements dirigés par des femmes aient lieu en Iran car les femmes mènent le combat pour la liberté et la démocratie partout, dans chaque bouleversement social.
 
L’objectif principal du mouvement des femmes en Iran est de demander des comptes au système, de remettre en question la violence et le pouvoir. De larges cercles sont unis dans la lutte contre la domination masculine, contre le fascisme et le capitalisme et appellent à des changements fondamentaux du système iranien.
 
Un nouveau système de vie sociale s’épanouira sous la direction des femmes. À la suite des lois paralysantes contre les femmes et des politiques répressives contre les femmes, Jina [Mahsa Amin*] et Şiler [Şilêr Resul qui s’est jetée par la fenêtre de sa maison de Mérivan, Kurdistan iranien, pour échapper à son violeur] ont été tuées. Aujourd’hui, notre peuple dans toutes les régions de l’Iran et du Rojhilat [Kurdistan de l’Est] s’oppose au régime iranien oppressif et misogyne, se révolte contre cette pensée, qui protège des dirigeants gouvernementaux.
 
Zerîn Rûken: Le pouvoir de « Jin, Jiyan, Azadî* » a enseigné une grande leçon à l’État oppressif
 
La liberté viendra en Iran avec le pouvoir organisationnel des femmes. Nous saluons [ce] soulèvement. L’Iran sera libéré par la lutte pour la liberté des femmes. »
Zerîn Rûken
A lire ici la suite de l’interview sur les soulèvements au Rojhilat et en Iran accordée par Zerîn Rûken, membre du conseil d’administration de la Communauté des femmes du Kurdistan (Komalên Jinên Kurdistan – KJK).
 
 
Mahsa (Jina) Amini était une jeune Kurde de 22 ans. Elle a été tuée par la police des mœurs à Téhéran car « mal voilée». Alors que le régime iranien prétendait qu’elle était morte à cause des problèmes de santé antérieurs, un scanner du crâne de Jina Amini montre une fracture osseuse, une hémorragie et un œdème cérébral.

« Jin, Jiyan, Azadî» (Femmes, vie, liberté), slogan du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), devenu mondialement connu grâce à la révolution féminine du Rojava…
 
#LetUsTalk #WhiteWednesdays #MahsaAmini #TwitterKurds #مهسا_امینی #Rojhilat #Mahsa_Amini