IRAN. Internet coupé au Kurdistan: bain de sang à huis-clos?

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IRAN / ROJHILAT – Les mollahs iraniens ont coupé l’internet dans les régions kurdes, à Téhéran et Karaj où la population proteste en masse contre le meurtre de Mahsa Amini par la police des mœurs.
 
Alors que rien qu’au Kurdistan iranien, au moins 7 manifestant ont été tués, plus de 500 autres blessés et que plusieurs centaines d’autres ont été arrêtés, on craint que les mollahs commettent un bain de sang à huis-clos avec la coupure d’internet dans les villes, dont Téhéran, où les manifestations sont les plus importantes.

Le journaliste Behrouz Boochani appelle le monde à regarder de près à ce qui se passe en Iran en déclarant que: « Internet est ralenti au Kurdistan, à Téhéran, à Karaj et dans certaines autres villes d’Iran. Rappelez-vous quand ils ont coupé Internet il y a 3 ans, au moins 1500 personnes ont été tuées dans les rues en seulement 2 jours. Il est essentiel que le monde continue de regarder l’Iran. »
 
Mahsa (Jina) Amini était une jeune Kurde de 22 ans. Elle a été tuée par la police des mœurs à Téhéran car « mal voilée». Alors que le régime iranien prétendait qu’elle était morte à cause des problèmes de santé antérieurs, un scanner du crâne de Jina Amini montre une fracture osseuse, une hémorragie et un œdème cérébral.
 
#LetUsTalk #WhiteWednesdays #MahsaAmini #TwitterKurds #مهسا_امینی #Rojhilat #Mahsa_Amini

IRAN. La famille de Mahsa Amini invitée à faire cesser les manifestations!

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IRAN / ROJHILAT – La famille de Mahsa Amini, une femme kurde de 22 ans tuée par la police des mœurs, fait face aux pressions du régime iranien pour blanchir les assassins de Jina et pour appeler à la fin des manifestations qui secouent le Kurdistan iranien et d’autres régions du pays. La famille de Mahsa Amini subit des pressions pour appeler les gens à ne pas assister aux manifestations et pour donner une interview à la télévision d’État exonérant la police de toute responsabilité dans sa mort. La jeune femme de 22 ans, originaire de Saqqez est décédée, dans un hôpital de Téhéran et a été enterré vendredi. Mardi soir, elle avait été arrêtée par la « police des mœurs» de la ville alors qu’elle était en vacances avec sa famille, et avait été transportée à l’hôpital deux heures plus tard. Un proche de Zhina Amini a déclaré lundi à IranWire que des agents du ministère de l’Information s’étaient rendus au domicile familial et leur avaient dit que les gens ne devaient pas se rendre au domicile de la famille endeuillée. Ils ont demandé à la famille en deuil de lancer un appel public, lors de la prière du vendredi, demandant aux gens de «se calmer» et, ce faisant, de rétablir la «paix» dans les villes du Kurdistan. Des milliers de personnes ont assisté à des manifestations dans l’ouest de l’Iran et à Téhéran depuis vendredi dernier, tandis que près de 50% des magasins de plusieurs villes kurdes ont baissé leurs rideaux lundi lors d’une grève générale lancée au Kurdistan iranien, malgré les menaces des forces de sécurité de lourdes amendes aux entreprises qui participeront à la grève. De nombreuses arrestations ont été signalées dans diverses villes, et des militants des droits des femmes ont reçu des appels téléphoniques menaçants les avertissant de ne pas s’exprimer. Lundi également, la famille de Jina Masha Amini a été contactée par la télévision de la République islamique d’Iran pour une interview affirmant que leur fille est morte de suite de « maladies sous-jacentes » et qu’elle avait subi une intervention chirurgicale dans le passé. La semaine dernière, le père et l’oncle de Mahsa ont tous deux insisté sur le fait qu’elle était en parfaite santé au moment de son arrestation. Près de 10 médecins ont maintenant déclaré publiquement que les photos publiées de Mahsa à l’hôpital indiquaient qu’elle avait reçu des coups à la tête. Les analyses d’hôpitaux publiées lundi par Iran International affirmaient également montrer des fractures au crâne de Mahsa, contrairement à l’affirmation officielle selon laquelle elle avait eu une crise cardiaque. Des agents des forces de sécurité ont bloqué l’accès à l’hôpital de Kasra, où Mahsa est décédée la semaine dernière, et ont surveillé les cérémonies de commémoration à la mosquée Chahar Yar Nabi à Sarvabad, à Saqqez. La police anti-émeute a occupé une école de filles en face de la mosquée pour l’utiliser comme base lors des funérailles. Lundi, des agents étaient également postés devant la maison de son père, bloquant l’entrée au parents et amis pendant plusieurs heures. (Iran Wire)   Mahsa (Jina) Amini était une jeune Kurde de 22 ans. Elle a été tuée par la police des mœurs à Téhéran car « mal voilée». Alors que le régime iranien prétendait qu’elle était morte à cause des problèmes de santé antérieurs, un scanner du crâne de Jina Amini montre une fracture osseuse, une hémorragie et un œdème cérébral. #LetUsTalk #WhiteWednesdays #MahsaAmini #TwitterKurds #مهسا_امینی #Rojhilat #Mahsa_Amini

IRAN. Les forces anti-émeute tuent une femme kurde à Kermanshah

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IRAN / ROJHILAT – Le bilan des victimes ciblées par les forces iraniennes ne cesse d’augmenter dans les régions kurdes. Minou Majidi, une femme de 55 ans a été tué hier lors des manifestations à Kermanshah, dans l’ouest de l’Iran. Cela porte à sept le nombre des manifestants tués, tandis que le nombres de personnes blessées ou arrêtées avoisine les 1000.
 
Le corps de Majidi a été emmené au Département de médecine légale et n’a pas encore été remis à sa famille.
 
Selon les statistiques recueillies par l’ONG kurde Kurdistan Human Rights Network (KHRN), sept manifestants (Farjad Darvishi, Mohsen Mohammadi, Fereydoun Mahmoudi, Reza Lotfi, Zakariya Khiyal, Foad Ghadimi et Minou Majidi) ont été tués par les forces militaires lors des manifestations condamnant le meurtre de Mahsa Amini.
 
Les manifestants sont descendus dans la rue à Saqez (ville natale de Mahsa), Divandareh, Marivan, Paveh, Sanandaj, Bukan, Rasht, Isfahan, Mashhad, Bijar, Téhéran, Mahabad, Baneh, Ilam et dans plusieurs autres villes pour protester contre 43 ans d’oppression, en particulier contre les femmes. Les slogans les plus marquants étaient « mort au dictateur » et « femme, vie, liberté ».
 
Mahsa (Jina) Amini était une jeune Kurde de 22 ans. Elle a été tuée par la police des mœurs à Téhéran car « mal voilée». Alors que le régime iranien prétendait qu’elle était morte à cause des problèmes de santé antérieurs, un scanner du crâne de Jina Amini montre une fracture osseuse, une hémorragie et un œdème cérébral.
 
#LetUsTalk #WhiteWednesdays #MahsaAmini #TwitterKurds #مهسا_امینی #Rojhilat #Mahsa_Amini
 
 

Une ONG iranienne appelle à un soutien international pour empêcher l’effusions de sang en Iran

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Alors que le régime iranien a tué, blessé, arrêté des centaines de manifestants descendus dans la rue contre le meurtre de Mahsa Amini, une femme kurde de 22 ans « mal voilée», par la police des mœurs, l’ONG Iran Human Rights appelle à soutien international pour empêcher une nouvelle effusions de sang en Iran. Les forces de la République islamique ont réprimé dans le sang les manifestations contre le meurtre par la police de Mahsa (Jina) Amini à travers l’Iran. Au moins six manifestants kurdes ont été tués après que les forces de sécurité ont tiré directement sur des manifestants dans plusieurs villes kurdes. Plus de 450 autres ont été blessés, dont une fillette de 10 ans et des personnes âgées. On fait également état de 500 civils arrêtés, toujours dans les provinces kurdes d’Iran. Condamnant la violence d’État déployée dans les termes les plus forts, Iran Human Rights appelle la communauté internationale à une action urgente et décisive pour empêcher de nouveaux meurtres de manifestants. Le directeur iranien des droits de l’homme, Mahmood Amiry-Moghaddam, a déclaré : « La communauté internationale ne devrait pas être un observateur silencieux des crimes que la République islamique commet contre son propre peuple. Nous appelons les pays ayant des relations diplomatiques avec l’Iran, l’UE en particulier, à mettre un terme à de nouveaux massacres d’État en soutenant les demandes de la population pour qu’elle puisse bénéficier de ses droits fondamentaux. » Il a réitéré l’appel d’Iran Human Rights en faveur de la formation d’une mission d’enquête sous la supervision de l’ONU, afin d’établir les circonstances entourant la mort de Mahsa Amini et de demander des comptes aux responsables. Les manifestants sont descendus dans la rue à Saqez (ville natale de Mahsa), Divandareh, Marivan, Paveh, Sanandaj, Bukan, Rasht, Isfahan, Mashhad, Bijar, Téhéran, Mahabad, Baneh, Ilam et dans plusieurs autres villes pour protester contre 43 ans d’oppression, en particulier contre les femmes. Les slogans les plus marquants étaient « mort au dictateur » et « femme, vie, liberté ». Les forces de sécurité ont utilisé des matraques, des gaz lacrymogènes, des canons à eau, des balles en caoutchouc et des balles réelles dans certaines régions, pour cibler directement les manifestants et écraser les protestations.       Mahsa (Jina) Amini était une jeune Kurde de 22 ans. Elle a été tuée par la police des mœurs à Téhéran car « mal voilée». Alors que le régime iranien prétendait qu’elle était morte à cause des problèmes de santé antérieurs, un scanner du crâne de Jina Amini montre une fracture osseuse, une hémorragie et un œdème cérébral.

Le régime iranien tue 6 manifestants et blesse 450 autres au Kurdistan d’Iran

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IRAN / ROJHILAT – Alors que les protestations parties des provinces kurdes d’Iran se sont propagées dans tout le pays suite au meurtre de Jina Masha Amini, une jeune Kurde de 22 ans, par la police des mœurs, le régime sanguinaire iranien redouble de violence envers les manifestants kurdes. En quatre jours de manifestations, les forces iraniennes ont tué au moins 6 manifestants et blessé 450 autres, en plus de l’arrestation de 500 civils dans les provinces kurdes.
 
Farjad Darvishi, Mohsen Mohammadi, Fereydoun Mahmoudi, Reza Lotfi, Zakariya Khiyal et Foad Ghadimi ont été tués par les forces anti-émeute depuis le début des populaires contre le meurtre de Mehsa Amini.
 
« Şehîd namirin » (les martyrs ne meurent pas)
 
Il y a quelques heures, le corps d’un manifestant Farjad Darwishi, tué la nuit dernière par les forces contre-insurrectionnelles à Urmia, a été enterré en présence de centaines de Kurdes dans le village Balu, dans la province d’Urmiyê. Malgré la forte présence des forces de sécurité, les gens ont scandé « mort au dictateur » et « le martyr ne meurt pas » (Şehîd namirin).
 
Même dans leur violence, les mollahs iraniens font la différence entre les Kurdes et les Perses: ils massacrent les premiers avec des tirs de balles, tandis que les seconds sont attaqués avec des canons à eau ou du gaz lacrymogène… Mais cette fois, il semble que tous les ethnies d’Iran et les femmes sont décidées à mettre fin à leur règne terroriste vieux de plus de 40 ans.
 
Mahsa (Jina) Amini était une jeune Kurde de 22 ans. Elle a été tuée par la police des mœurs à Téhéran car « mal voilée». Alors que le régime iranien prétendait qu’elle était morte à cause des problèmes de santé antérieurs, un scanner du crâne de Jina Amini montre une fracture osseuse, une hémorragie et un œdème cérébral.

Les femmes peuvent-elles renverser le régime islamiste iranien?

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Les protestations (déclenchées par la mort brutale de Jina Masha Amini, une jeune Kurde de 22 ans, par la police des mœurs) de masse dirigées par des femmes au Kurdistan iranien et dans d’autres villes, dont Téhéran, pourront-elles mettre fin au règne des mollahs islamiste ? Si l’on croit de nombreux journalistes, activistes, chercheurs… la réponse est «oui». Certes, le pouvoir iranien a mobilisé ses forces armées qui ont ouvert le feu sur des manifestants dans les régions kurdes et qui ont déjà tué plusieurs manifestants, blessé et arrêté des centaines d’autres. Mais, il semble que 43 ans de terreur étatique qui a écrasé les femmes, les minorités ethniques et religieuses, affamé la moitié des habitants d’Iran ne fait plus peur au peuple, encore moins aux femmes qui brûlent leurs voiles sur la voie publique et crient « Jin, Jiyan, Azadî! » (Femme, vie, liberté), un slogan du mouvement de libération kurde connu du monde depuis le début de la révolution du Rojava… Azadeh Kina, professeur de science politique spécialiste de l’Iran, déclare que le rôle des nouvelles générations de femmes revendicatives dans ces manifestations est inédit et que si le régime continue à violenter la population, on peut s’attendre à ce qu’il y ait une réaction aussi violente d’une partie de la société. Pour le journaliste kurde, Behrouz Boochani, les manifestations actuelles voulant changer le système diffèrent du « mouvement vert » réformiste de 2009. Behrouz Boochani écrit: « Ces manifestations ont commencé au Kurdistan et se sont étendues à tout le pays, y compris à Téhéran. Le mouvement de résistance qui a commencé au Kurdistan avec le slogan « Femmes, vie, liberté » a influencé tout le pays. Les femmes mènent cette protestation et nous pouvons la décrire comme une révolution ou un mouvement féministe. Les femmes ont enlevé leur hijab et exprimé leurs demandes de liberté. Le peuple iranien n’a pas été uni de la sorte au cours des quatre dernières décennies depuis la révolution islamique de 1979. Cette manifestation est la plus grande manifestation de l’histoire de la République islamique d’Iran. La protestation est très différente du « mouvement vert » de 2009. Cette protestation vise à changer tout le système ; mais en 2009, les manifestations réclamaient surtout des réformes. Il s’agit donc d’une manifestation très historique et d’une importance cruciale. » L’ONU se dit inquiète de la répression des manifestants en Iran «La Haute Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme par intérim, Nada Al-Nashif, a exprimé aujourd’hui son inquiétude face à la mort en détention de Mahsa Amini et à la réaction violente des forces de sécurité aux manifestations qui ont suivi», souligne un communiqué du Haut-Commissariat qui demande une enquête «rapide, impartiale et efficace par une autorité compétente indépendante, qui veille, en particulier, à ce que [la famille de Masha Amini] ait accès à la justice et à la vérité.» Les manifestations anti-régime se poursuivent au Kurdistan iranien depuis quatre jours. Plusieurs manifestants ont été tués, des centaines d’autres ont été arrêtés, d’autres blessés dans les villes kurdes par les forces armées iraniennes.
Mahsa (Jina) Amini était une jeune Kurde de 22 ans. Elle a été tuée par la police des mœurs à Téhéran car « mal voilée». Alors que le régime iranien prétendait qu’elle était morte à cause des problèmes de santé antérieurs, un scanner du crâne de Jina Amini montre une fracture osseuse, une hémorragie et un œdème cérébral.

Masih Alinejad et les droits des femmes kurdes

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La journaliste iranienne réfugiée aux Etats-Unis, Masih Alinejad crie à longueur de journée qu’au nom de la lutte contre l’«islamophobie», l’Occident refuse d’entendre la voix des femmes iraniennes qui luttent contre l’obscurantisme des mollahs islamistes et le port du voile obligatoire via ses hashtags #LetUsTalk (« Laissez-nous parler ») et #WhiteWednesdays (“Mercredis Blancs”) ou sa page Facebook My Stealthy Freedom (“Ma liberté cachée”).
 
En tant qu’Iranienne désireuse d’un pays sans barbus qui pourrissent la vie aux femmes et aux fillettes devenues esclaves des lois islamiques dignes du Moyen Âge, Masih Alinejad avait attiré notre sympathie et intérêts il y a quelques temps de cela et Kurdistan au féminin l’avait contactée pour discuter avec elle de la censure occidentale subie par les femmes iraniennes. Mais elle ne nous a jamais répondu et on ne pensait plus à elle… jusqu’au meurtre récente de Mahsa Amini, une jeune femme de 22 ans, par la police des mœurs à Téhéran car «mal voilée».
 
La mort de Mahsa Amini (Jina Amini) a créé le choque à travers le monde et sur les réseaux sociaux et comme on s’y attendait, Masih Alinejad ne fait que relayer les tweets relatifs aux protestations en Iran, tout en occultant le fait que Mahsa Amini a eu droit à la torture pas seulement en tant que femme « mal-voilée » amis aussi en tant que Kurde du Rojhilat (Kurdistan de l’Est sous l’occupation iranienne). Elle ignore également les manifestations qui secouent le Rojhilat où les Kurdes s’en prennent aux symboles du colonialisme persan, scandent des slogans hostiles à l’Etat iranien et crient « Vive les Kurdes!», « Jin, jiyan, Azadî», «Kurdistan sera le cimetière des dictateurs»… 
 
Masih Alinejad méprise ouvertement le peuple kurde, ignore les sollicitations des femmes et hommes kurdes, écrit des messages dans de nombreuses langues, y compris en turque (!), mais jamais en kurde alors même qu’elle parle de Jina Amini. Elle profite des malheurs des Kurdes pour mettre en avant sa lutte anti-mollah! Elle rêve des grandeurs de l’empire perse colonialiste, mais sans les barbus qui lui pourrissent la vie en tant que femme iranienne et qu’importe si les femmes kurdes, arabes, baloutches… sont opprimées, massacrées, assimilées de force à cause de leurs identités ethniques ou religieuses, pourvu qu’elles aient les cheveux libres !   
 
Non chère Masih Alinejad, ta lutte – si noble soit-elle – ne te donne pas le droit de bafouer celles des autres femmes colonisées qui se battent pour leurs droits ethniques, linguistiques, culturels et territoriaux. Le Kurdistan n’est pas la terre des Perses, Turcs ou Arabes et les cadavres des femmes kurdes ne sont pas des panneaux publicitaires pour tes hashtags #LetUsTalk #WhiteWednesdays #MyCameraIsMyWeapon. Tu as perdu notre sympathie à cause de ton féminisme à géographie variable. 
 

Bilan des protestations au Kurdistan iranien: 4 tués, 221 blessés

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IRAN / ROJHILAT – Au 3e jour des protestations dans 14 villes kurdes dénonçant le meurtre sous la torture de Mahsa Amini, une jeune femme de 22 ans, par la police des mœurs à Téhéran, les forces iraniennes ont tué au moins 4 manifestants, blessé 221 autres tandis que 250 manifestants étaient arrêtés dans 14 villes du Kurdistan iranien.
 
221 blessés, dont de nombreux enfants et de femmes
 
Il y a de nombreuses femmes parmi les victimes dans le Kurdistan iranien assiégé par les forces armées qui ont envoyées en masse dans la région.
 
43 des blessés étaient des femmes et 24 étaient des enfants et des adolescents. Au moins 250 manifestants ont été arrêtés à Paveh, Kamiyaran, Sanandaj, Qorveh, Bijar, Dehgolan, Marivan, Saqqez, Diwandara, Baneh, Bukan, Mahabad, Ashnoye et Takab. Le bilan devraient s’alourdir car il y a plusieurs blessés pour lesquels le  pronostic vital est engagé. 
 
Les femmes à la tête des protestations
 
Les manifestations du Kurdistan iranien sont dirigées par les femmes et une de leurs slogans est « Jin, Jiyan, Azadî! » (Femme, vie, liberté!), un slogan connu de monde depuis le début de la révolution du Rojava… Il y a eu de nombreuses femmes blessées par les attaques des forces armées iraniennes envoyées en masse au Kurdistan iranien.
 
Bilan des grèves et protestations dans 14 villes kurdes
 
Le lundi 19 septembre, malgré les menaces de régime iranien, la grande partie des commerces des villes d’Ilam, Abdanan, Malekshahi, Kermanshah, Ravansar, Javanroud, Paveh, Kamiyaran, Sanandaj (Sînê), Dehgolan, Qorveh, Marivan, Saqez, Baneh, Diwandre, Bijar, Piranshahr, Sardasht, Mahabad, Bukan, Takab, Urmia, Ashnoyeh et Qator étaient largement fermés et les gens sont restés chez eux, refusant même de faire des choses comme du sport en protestation du meurtre de Jina Amini (Masha Amini), une jeune kurde originaire de Saqqez, par la police des mœurs à Téhran.
 
Villes où des manifestations ont eu lieu pendant la grève
 
Les manifestants sont descendus dans les villes de Diwandara, Saqez, Baneh, Marivan, Sanandaj, Kamiyaran, Dehgolan, Bijar, Qorveh, Takab, Mahabad, Sardasht et Bukan. Au moins 3 manifestants ont été tués et 221 autres ont été blessés, dont 43 femmes et 24 adolescents et enfants.
 
Mohsen Mohammadi de Diwandara, Reza Lotfi, 25 ans, de Dehgolan et Fereydoun Mahmoudi de Saqqez sont 3 civils qui ont été tués à la suite de tirs des forces gouvernementales.
 
Nombre de civils tués et blessés dans 11 villes:
 
Diwandara : 1 tué et 33 blessés, 4 adolescents
Saqqez : 1 tué et 37 blessés, dont 16 femmes et 4 adolescents
Baneh : 40 blessés, dont 10 femmes et 6 adolescents
Mahabad : 23 blessés, dont 8 femmes et 7 adolescents
Bukan : 17 blessés, dont 4 femmes et 3 adolescents
Sanandaj : 14 blessés, dont 6 femmes
Marivan : 5 blessés
Bijar : 9 blessés
Qorveh : 9 blessés
Kamiyaran : 11 blessés
Takab : 7 blessés dont 3 femmes
 
4 des blessés de Bukan, dont une fillette de 10 ans, se trouvent dans l’unité de soins spéciaux de hôpital de Qalipur. En outre, 5 des blessés de Saqqez ont été transférés à Tabriz, et 4 des blessés de Diwandara ont été transférés aux centres médicaux de Sanandaj. L’état de santé de deux d’entre eux, Fawad Al-Gadi et Zaniar Karimi, ainsi que l’un des blessé de Saqqez, nommé Shorush, serait très grave.
 
Lors des manifestations d’hier, environ 250 personnes ont été arrêtées par les forces de sécurité dans les villes de Paveh, Kamiyaran, Sanandaj, Qorveh, Bijar, Dehgolan, Marivan, Saqqez, Diwandara, Baneh, Bukan, Mahabad, Ashnoye et Takab. (Données fournies par l’ONG Hengaw)
 
 
 

ROJAVA. La Turquie coupe l’eau de la région d’Hassaké qui fait face à la pandémie du choléra

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SYRIE / ROJAVA – Depuis plusieurs années, la Turquie utilise l’eau de l’Euphrate comme arme de guerre contre l’autonomie kurde en Syrie. Avec la récente pandémie du choléra qui a fait plusieurs morts, la guerre de l’eau menace d’avantage la vie des centaines de milliers de civils de la région d’Hassaké dont l’eau potable est coupée par la Turquie. Mais on attend toujours que l’ONU, l’UNICEF et les puissances internationales agissent pour mettre fin à ce massacre qui ne dit pas son nom.
 
Avec son enfant, Amel Alloush, 30 ans, a été emmenée à l’hôpital national de la ville de Hasakah, au nord-est de la Syrie, en raison d’une diarrhée aiguë et de vomissements constants. Cependant, Alloush n’est pas un cas isolé ; l’hôpital, qui est géré par l’administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (AANES), reçoit quotidiennement une trentaine de patients souffrant de maladies gastro-intestinales et de problèmes rénaux. Selon les médecins travaillant à l’hôpital, les cas dus à l’eau contaminée proviennent de ressources dangereuses. Alors qu’Alloush ne peut pas quitter le lit, Nahla Hebbo, une parente qui l’a accompagnée à l’hôpital, dit qu’ils obtiennent de l’eau de camions-citernes qui a généralement un goût amer.  « Ce cas est causé par l’eau des camions-citernes », a déclaré Abbo, ajoutant qu’ils n’ont pas d’autres sources pour s’approvisionner en eau. La crise de l’eau à Hasakah est apparue après que la prise de la ville de Sere Kaniye, qui abrite la station d’eau d’Alouk, par les forces turco-jihadistes en 2019. La Turquie et les factions de l’opposition, également connues sous le nom d’Armée nationale syrienne (ANS/SNA), ont coupé l’eau pompée de la station à Hasakah et sa campagne, créant une crise de l’eau dans la région. La station de pompage d’eau d’Alouk, qui est la principale source d’eau de Hasakah et de sa campagne, est contrôlée par la Turquie et ses factions alliées depuis l’invasion de Sere Kaniye (Ras al-Ain) et de Tel Abyad en octobre 2019. Depuis lors, la Turquie a coupé l’eau d’Hasakah 27 fois, selon l’administration de l’AANES. Il y a environ un mois, la Turquie a coupé l’eau potable à Hasakah, privant d’eau les habitants de la ville. Comme alternative, les habitants de la ville achètent de «l’eau non potable» à des camions-citernes remplis à partir de puits généralement non surveillés ou dessalés, ce qui entraîne des maladies. Selon la Direction de l’eau de Hasakah, près de 600 preneurs vendent de l’eau aux habitants de la ville.

Le choléra relève la tête

Dans une autre pièce de l’hôpital, Neroz Ali est assise près de sa sœur allongée dans le lit après que les médecins ont recommandé qu’elle soit gardée sous surveillance. Elle souffre de diarrhée et d’insuffisance rénale. Ali a déclaré que cela faisait près d’un mois qu’ils n’avaient pas accès à l’eau [d’Allouk], ce qui les obligeait à acheter de l’eau à des camions-citernes. Fares Hamo, interniste et neurologue à Hasakah, affirme que l’utilisation d’eau provenant de ressources insalubres entraîne des maladies gastro-intestinales, des diarrhées et des problèmes rénaux.  Bien que le choléra présente des dangers pour les habitants, il n’existe pas d’alternative durable à l’eau potable. La semaine dernière, l’AANES a déclaré que les cas de choléra enregistrés à Raqqa et Deir ez-Zor étaient causés par de l’eau contaminée. Le Conseil de la santé de l’AANES lance un appel aux organisations internationales, notamment l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour qu’elles apportent le soutien nécessaire pour endiguer l’épidémie de choléra.  Des sources bien informées ont déclaré à North Press que l’hôpital de Louloua, sous le contrôle des forces gouvernementales syriennes, à Hasakah, a signalé plusieurs cas de choléra après que des échantillons envoyés à Damas se soient révélés positifs. 

Eau infectée

Nawal Sabri, coprésidente de la Direction de l’eau à Hasakah, ne nie pas avoir manqué à surveiller les camions-citernes privés qui vendent de l’eau aux habitants de la ville. Cela pousse beaucoup de gens à puiser de l’eau dans des puits insalubres et finalement de l’eau non potable. Sabri a souligné qu’ils s’efforcent de sécuriser l’eau des puits qui ont récemment fait l’objet d’analyses garantissant la potabilité de l’eau. Elle a ajouté : « La sécurisation de l’eau potable à la lumière de la coupure d’eau de la station d’Alouk est très difficile. (…) Les camions citernes ne peuvent pas être une solution à la crise de l’eau à Hasakah. » Le ministère syrien des Affaires étrangères et des Expatriés a souligné le 20 septembre que la coupure d’eau aux habitants d’Hasakah par l’occupant turc et ses factions alliées est un crime de guerre et un crime contre l’humanité. Il a déclaré que couper l’eau aux résidents pendant plus de 50 jours est un acte inhumain et immoral, et que la communauté internationale devrait agir pour l’arrêter immédiatement. Selon des responsables de l’AANES, l’équipe des affaires civiles de la Coalition mondiale contre l’Etat islamique dirigée par les États-Unis a offert 25 camions-citernes pour fournir de l’eau potable aux habitants de la ville. Alors que la crise s’aggrave, les gens ont creusé des puits autours de leurs maisons pour les usages domestiques et pour réduire les grosses sommes d’argent qu’ils déboursent pour l’eau des camions-citernes. Les spécialistes disent que creuser des puits affecte le niveau des eaux souterraines, en plus l’eau de beaucoup de ces puits est impropre à la consommation en raison de la contamination avec les eaux usées. Othman Kado, responsable du laboratoire d’analyse de l’eau à Hasakah, a déclaré à North Press que l’eau des puits à Hasakah est infectée avec des niveaux très élevés de nitrate d’ammonium et de substances cancérigènes qui causent le cancer et des maladies cutanées dangereuses. Kado a exclu que l’utilisation d’une telle eau cancéreuse augmente le choléra de nos jours. North Press: Syria’s Hasakah Most Vulnerable To Cholera Amid Water Crisis

ROJAVA. Un Kurde d’Afrin condamné à mort par un tribunal militaire turc

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SYRIE / ROJAVA – La Turquie applique la peine de mort à Afrin, région kurde du nord de la Syrie occupée par les forces turco-jihadistes depuis plus de quatre ans. Le tribunal militaire d’Azaz occupée par la Turquie a condamné un Kurde d’Afrin à la peine de mort, et plusieurs membres de sa famille à la prison pour des accusations de terrorisme sans fondement… Hisên Yusif, 22 ans, a été condamné à la peine capitale. Son frère Izedin (20 ans), son père Yusif, son cousin Mistefa (24 ans) et l’épouse de ce dernier, Zeyneb (29 ans), ont été condamnés à la prison ferme. Ehmed Hisên, le frère de Yusif Hisên, a déclaré que : «L’État occupant turc et ses mercenaires attaquent les citoyens d’Afrin occupé. Ils commettent les actes les plus brutaux. Ils kidnappent des Kurdes à Afrin et demandent une rançon pour leur libération. Ils veulent forcer les [Kurdes] à quitter la ville. » Hisên a souligné que les mercenaires de l’occupation turque violent chaque jour le droit et les accords internationaux, tuant des dizaines de personnes d’Afrin dans les prisons et en kidnappant des centaines. Les Kurdes sont assassinés Hisên a poursuivi : « Mon frère, ses enfants et son épouse ont été enlevés à Afrin entre le 7 et le 28 2021, et le 27 juillet de cette année, un an après leur enlèvement, le tribunal militaire de la ville d’Ezaz les a condamnés. » Ehmed Hisên a déclaré : « Des Kurdes sont assassinés dans les tribunaux mis en place par l’occupation illégale. L’État turc envahisseur et ses mercenaires accusent les Kurdes d’Afrin de terroristes. Ils ont envahi et détruit Afrin, ils ont tué ses habitants. » Ehmed Hisên a appelé la communauté internationale à agir et à demander des comptes à la Turquie pour les crimes de guerre et le nettoyage ethnique commis dans le canton d’Afrin. (ANHA et Secours Rouge)