Campagne « Donnez un sourire aux enfants du Kurdistan »

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L’Initiative pour la paix et l’espoir au Kurdistan eV a lancé une campagne de cadeaux pour les enfants et adolescents du camp de Maxmur, de Shengal et du Rojava alors que la Turquie a lancé une nouvelle guerre anti-kurde en plein hiver. L’Initiative pour la paix et l’espoir au Kurdistan eV a lancé sa campagne annuelle de dons pour les enfants et les jeunes à Maxmur, à Shengal et, cette année, également au Rojava. « Nous avons pu mettre en œuvre avec succès notre campagne de cadeaux trois années de suite grâce à votre participation généreuse et sincère et donner ensemble un sourire à des milliers d’enfants du Kurdistan. Nous sommes très heureux d’annoncer le début de la campagne de cadeaux de cette année », dit l’initiative de Bielefeld, en Allemagne. Donner le sourire aux enfants du Kurdistan Ces dernières années, l’initiative a organisé le transport de milliers de sacs à dos soigneusement emballés dans la région. Cette année, cependant, aucun don en nature ne peut être accepté, c’est pourquoi un don monétaire de 25 euros par sac à dos est demandé à la place. « La toile de fond de ces changements est, entre autres, l’augmentation massive des coûts de transport. Avec un don de 25 euros cette année, vous permettez également que les achats se fassent en régions et soutenez ainsi les commerçants locaux et l’économie locale. Cela nous permet d’économiser des frais de transport élevés et, en retour, d’atteindre plus d’enfants avec des sacs à dos. De plus, nous pouvons étendre notre campagne de cadeaux au Rojava, où nous n’avons rien pu transporter jusqu’à présent. Au Rojava, votre don aidera les enfants et les jeunes devenus orphelins à cause de la guerre », explique l’initiative. Compte pour faire un don: Initiative for Peace and Hope in Kurdistan e.V. Sparkasse Bielefeld IBAN: DE53 480501610025482977 BIC: SPBIDE3BXXX Sujet: Give a smile (Donner un sourire) PayPal: https://www.paypal.com/donate/?hosted_button_id=5WJXW3LAVA2T4

IRAN. 5 manifestants kurdes condamnés à mort à Oshnaviyeh

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IRAN / ROJHILAT – Au moins cinq manifestants kurdes ont été condamnés à mort à Oshnaviyeh (Shno) alors que l’exécutions des manifestantes a débuté officiellement hier. N’ayant pas pu mettre fin à la révolte populaire malgré le bang de sang, les mollahs iraniens ont commencé a exécuter les manifestants emprisonnés. Après l’exécution du jeune musicien Mohsen Shekari hier à Téhéran, on signale que 5 manifestants kurdes, dont la majorité a moins de 24 ans, ont été condamnés à mort par un tribunal d’Ourmiyê / Oshnaviyeh, dans la province de l’Azerbaïdjan occidental. Hier, les mollahs iraniens ont exécuté le jeune militant Mohsen Shekari à Téhéran après un simulacre de procès. Des milliers d’autres manifestants et activistes emprisonnés risquent le même sort tandis que des civils kurdes et baloutches sont abattus dans la rue, ce qui fait l’économie du nombre de procès-spectacles. Les manifestations de masse contre le gouvernement lancées à la suite du meurtre de Jina Mahsa Amini par la police des mœurs à Téhéran le 16 septembre se poursuivent malgré la répression sanglante du régime. Plus de 20 000 manifestants ont été arrêtés jusqu’à présent, des milliers d’autres tués ou blessés par les forces du régime depuis le début des protestations anti-régime. Certains civils détenus sont condamnés à mort pour « guerre contre Dieu » (moharebeh) ou « corruption sur terre »  après des procès-spectacles éclaires et exécutés aussitôt.

FRANCE. La musicienne kurde emprisonnée en Turquie, Nudem Durak élue citoyenne d’honneur de la ville de Clamecy

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Lors du conseil municipal de Clamecy du vendredi 2 décembre, les conseillers municipaux ont décidé d’accorder la citoyenneté d’honneur de la ville de Clamecy à Nudem Durak, une jeune musicienne kurde emprisonnée* en Turquie depuis près de 8 ans pour avoir chanté des chants politiques kurdes. Une soirée de remise du titre de citoyenneté est organisée demain, 10 décembre, à la Mairie de Clamecy, dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté. La présidente de l’Association France-Kurdistan, Sylvie Jan acceptera le titre citoyenneté au nom de Nudem Durak. RDV le samedi 10 décembre, à 19 h Mairie de Clamecy Salle Romain Rolland *Condamnée à 19 ans de prison pour avoir chanté et enseigné la musique kurde Cela fait presque 8 ans que la chanteuse kurde Nûdem Durak est en prison pour avoir chanté dans sa langue maternelle. Elle doit retrouver sa liberté en 2034. Un châtiment de 19 ans pour lui enlever le goût de chanter les chansons de son peuple… ou montrant la fausseté du discours officiel turc parlant de leurs « frères kurdes ». Originaire de Cizre, Nûdem Durak enseignait des chansons kurdes aux enfants. En 2015, Elle a été arrêtée et condamnée à dix ans et demi de prison pour «promotion de la propagande kurde» en chantant dans sa langue maternelle. En juillet 2016, sans accusation supplémentaire, sa peine a été portée à 19 ans. Les Kurdes subissent la persécution et l’assimilation forcée depuis des décennies par la Turquie, l’Iran, la Syrie (jusqu’à récemment par l’Irak) et qui occupent le Kurdistan. Ils sont condamnés à disparaître en tant que peuple. Pour l’État turc, qui avait même interdit les mots «Kurdes», « Kurdistan », jusqu’aux années 1990 (les appelant plutôt «Turcs des montagnes»), chanter ou parler en kurde était tout simplement interdit. Aujourd’hui, on peut parler ou chanter kurde dans le cadre privé, à condition ne pas parler du statut de colonisé des Kurdes, leur assimilation forcée, la destruction et le pillage de leur culture, leurs richesses naturelles, leur patrimoine… mais louer (en kurde) les « bienfaits de la colonisation » turque au Kurdistan qui a sorti les « sauvageons kurdes » de leurs grottes et les a « civilisés » à coup de massacres, de déportation et d’assimilation forcée.  

IRAN. Les mollahs ont exécuté un jeune manifestant

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IRAN – Les mollahs iraniens ont exécuté le jeune militant Mohsen Shekari après un simulacre de procès. Des milliers d’autres manifestants et activistes emprisonnés risquent le même sort tandis que des civils kurdes et baloutches sont abattues dans la rue, ce qui évite aux mollahs d’organiser des procès-spectacles. Les manifestations de masse contre le gouvernement lancées à la suite du meurtre de Mahsa Amini par la police des mœurs à Téhéran le 16 septembre se poursuivent. Les attaques des forces du régime s’intensifient progressivement. Il est rapporté que plus de 18 000 manifestants ont été arrêtés jusqu’à présent, ainsi que des citoyens tués et blessés par les forces du régime lors des manifestations. Certains citoyens détenus sont condamnés à mort après un procès-spectacle rapide et exécutés immédiatement. Après deux mois et demi de détention, un homme de 23 ans nommé Mohsen Shekari a été exécuté ce matin. Selon les nouvelles de l’agence de presse de la République islamique d’Iran (IRNA), un officier du Basij a été blessé avec un couteau lors des manifestations dans le district de Setar Xan à Téhéran le 25 septembre. Le Basij, une milice paramilitaire volontaire établie en Iran en 1979, sert en tant que force auxiliaire engagée dans des activités telles que la sécurité intérieure, imposant le contrôle de l’État sur la société. Immédiatement après, un jeune militant de 23 ans nommé Mohsen Shekari a été arrêté au motif qu’il avait participé aux manifestations. Après un procès-spectacle éclair, le tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné à mort Mohsen Shekari au motif qu’il a délibérément blessé un membre de la sécurité (Basij). L’avocat de Mohsen Shekari s’est opposé à la décision et a fait appel devant la Cour suprême. Cependant, la Cour suprême a décidé que Shekari avait commis un crime de guerre et que la condamnation à mort était conforme à la charia et aux normes juridiques du pays. Après que la décision ait été confirmée, Shekari, 23 ans, a été exécuté ce matin (8 décembre). Des centaines de messages de soutien à Shekari ont été partagés sur les réseaux sociaux, appelant les organisations internationales de défense des droits humains à prendre davantage de mesures contre les exécutions et les pratiques « inhumaines » du régime iranien. L’Amnesty International a déclaré être « horrifié par l’exécution de Mohsen Shekari par les autorités iraniennes moins de 3 semaines après l’avoir condamné dans un simulacre de procès manifestement inéquitable. Son exécution révèle l’inhumanité du soi-disant système judiciaire iranien alors que des dizaines d’autres personnes subissent le même sort. »

L’Amérique peut-elle arrêter l’assaut de la Turquie sur le nord de la Syrie?

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Il appartient aux États-Unis et à la communauté internationale de rendre les conséquences d’une invasion trop lourdes pour la Turquie, écrit Nadine Maenza au sujet des plans turcs pour mettre fin à la révolution du Rojava initiée par les Kurdes et leurs alliés locaux. Voici le communiqué de Maenza publié sur le site National Interest: L’Amérique peut-elle arrêter l’assaut de la Turquie sur le nord de la Syrie? Il appartient aux États-Unis et à la communauté internationale de rendre les conséquences d’une invasion trop lourdes pour la Turquie. Le 20 novembre, la Turquie a lancé l’opération « Griffe Épée », une vaste campagne de frappes aériennes sur le nord -est de la Syrie. La Turquie a ciblé plus de 265 sites, y compris des infrastructures civiles, détruisant une école, des hôpitaux, des silos à grains, des centrales électriques et hydrauliques et des installations pétrolières. L’attaque d’Ankara a fait vingt-huit morts, dont quatorze civils. Le plus étonnant a été la frappe aérienne sur la base commune de la Coalition dirigée par les États-Unis pour vaincre Daech et les Forces démocratiques syriennes (FDS), à seulement 130 mètres du personnel américain. Alors que les États-Unis appelaient à la désescalade, la Turquie a poursuivi ses frappes aériennes ciblant les forces de sécurité gardant le camp d’Al-Hol, qui détient plus de 50 000 proches de combattants de l’Etat islamique. Heureusement, seules quelques familles se sont échappées et ont ensuite été reprises par les forces de sécurité. Le président Recep Tayyip Erdogan a annoncé des plans pour une invasion terrestre du nord de la Syrie. Lors des invasions de la Turquie en 2018 et 2019, plusieurs organisations ont documenté d’horribles atrocités, les forces turques et soutenues par la Turquie ciblant des minorités religieuses et ethniques, notamment des Yézidis, des chrétiens et des Kurdes, en particulier des femmes. Genocide Watch a déclaré : « La Turquie a commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité dans le nord de la Syrie. Dans les zones sous contrôle turc, des civils ont été victimes d’horribles crimes contre l’humanité commis par les forces turques et les milices soutenues par la Turquie. Amy Austin Holmes, alors membre du Wilson Center, a témoignéque des membres de minorités religieuses « ont été tués, disparus, kidnappés, violés, détenus, soumis à une conversion religieuse forcée et détenus contre rançon jusqu’à ce que leurs familles paient des sommes exorbitantes pour obtenir leur libération. Leurs lieux de culte ont été détruits, dégradés et pillés. Même leurs cimetières ont été démolis et vandalisés. Ces crimes de guerre se sont poursuivis même après la fin de l’invasion, avec des atrocités perpétrées dans des zones gouvernées par des milices islamistes soutenues par la Turquie. Les enquêteurs des Nations Unies sur les crimes de guerre ont averti que « la Turquie doit contenir les rebelles syriens qu’elle soutient dans le nord de la Syrie qui pourraient avoir commis des enlèvements, des tortures et des pillages de biens civils. » Pourquoi les États-Unis devraient-ils se soucier suffisamment du nord-est de la Syrie pour arrêter les attaques turques en cours et une autre invasion ? Pour commencer, les FDS ont été le principal partenaire des États-Unis dans la lutte contre l’EI. Les unités kurdes de protection du peuple (YPG) et les unités de protection des femmes (YPJ) se sont associées pour la première fois aux États-Unis lors de la bataille de Kobani, qui s’est terminée en janvier 2015 et a renversé la vapeur en tant que première victoire contre l’EI. Avec un soutien aérien et des armes américains continus, ils ont courageusement repris Manbij, Raqqa et d’autres régions de l’Etat islamique, culminant avec la bataille finale de Baghuz en février 2019. À ce stade, ils étaient devenus les Forces démocratiques syriennes (FDS) à majorité arabe, [incluant] des unités chrétiennes syriaques-assyriennes. Alors que la Turquie a insisté sur le fait qu’elle était un partenaire plus efficace dans la lutte contre l’Etat islamique, il est clair qu’Ankara a été complice de la croissance du groupe. En fait, Brett McGurk, le coordinateur de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient, a déclaré en 2019 que les 40 000 combattants étrangers qui ont rejoint l’Etat islamique « sont tous passés par la Turquie ». De plus, l’Etat islamique a été presque éliminé avant l’invasion de la Turquie en 2019, et les attaques continues d’Ankara depuis ont permis à l’Etat islamique de se reconstruire. Alors que les FDS libéraient des zones du califat de l’EI, elles donnaient également aux citoyens locaux les moyens de construire un système d’auto-gouvernance, désormais appelé Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (AANES) . Organisant chaque quartier en communes, comptant généralement une centaine de familles (pas plus de 300), les habitants ont élu des coprésidents et des vice-coprésidents masculins et féminins et ont créé dix comités ouverts à tous les habitants pour gérer leurs propres affaires. Plusieurs communes sont regroupées pour former un sous-district, et plusieurs sous-districts forment ensemble un district, suivi d’un canton, d’une région et enfin du niveau AANES. Le gouvernement régional et les niveaux de l’AANES ont trois branches de gouvernement dirigées par des dirigeants élus : le Conseil exécutif, le Conseil législatif et le Conseil de justice. Des membres de toutes les ethnies et religions sont soigneusement inclus dans la direction de l’AANES, avec des coprésidents et des vice-coprésidents représentant toute la diversité de leurs propres communautés, y compris les musulmans kurdes et arabes, les chrétiens syriaques-assyriens, les chrétiens arméniens, les Yézidis, les alaouites, Circassiens, Turkmènes et autres, la moitié de tous les dirigeants étant des femmes. En 2020, en collaboration avec Freedom Research Foundation, j’ai passé un mois dans le nord-est de la Syrie à faire des recherches sur le gouvernement dans quatre des sept régions, en rendant visite aux membres du comité et aux coprésidents à tous les niveaux de gouvernement. Nous avons constaté que l’AANES avait en fait un sur-représentation des minorités religieuses et ethniques dans les postes officiels, ce qui a créé une société où tous étaient les bienvenus, sans distinction d’ethnie, de religion ou de sexe. En effet, l’AANES a trois langues officielles : le kurde, l’arabe et le syriaque. L’AANES n’est pas un gouvernement mis sur pied à la hâte, mais une démocratie soigneusement planifiée qui comble les vides de gouvernance et de sécurité qui se développent normalement lorsque les mauvais acteurs sont éliminés. Imaginez si les vides en matière de sécurité et de gouvernance dans les plaines de Ninive et le Sinjar avaient été comblés par les habitants, y compris les diverses communautés religieuses et ethniques minoritaires qui y vivent, plutôt que par les milices iraniennes qui ont pris le relais. L’AANES nous a montré que la gouvernance est le moyen de pérenniser les acquis acquis lors de l’action militaire. C’est ainsi que l’on peut arrêter une « guerre éternelle ». Liberté Religieuse Remarquable J’ai d’abord entendu parler de cette société remarquable et des conditions incroyables de la liberté religieuse auprès de la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (USCIRF), où j’ai servi pendant quatre ans, y compris en tant que présidente pendant ma dernière année. A l’USCIRF, nous avons mis en lumière les conditions dans l’AANES avec deux auditions. Dans les deux audiences et dans de nombreux rapports, l’USCIRF a opposé les conditions positives de l’AANES et le rôle de la région en tant que refuge pour les minorités religieuses aux zones problématiques sous le régime d’Assad, l’occupation turque et Hay-at Tahir al-Sham, un groupe djihadiste. Lors d’un voyage dans le nord-est de la Syrie en mai dernier, j’ai visité une église nouvellement construite composée principalement de chrétiens convertis. J’ai été stupéfaite de voir des fleurs envoyées avec une note de félicitations d’une organisation islamique d’imams. (Où cela se passe-t-il d’autre ?) Plus tard dans la semaine, à Raqqa, j’ai rencontré des membres de la communauté musulmane venant de l’ouverture d’une église chrétienne arménienne dans le centre-ville. Il est difficile de croire que certaines de ces zones faisaient partie du califat de l’EI il y a à peine cinq ans. Justifier une invasion Avec l’effondrement de l’économie turque, Erdogan est désormais profondément impopulaire chez lui. Il utilise la fausse menace de « terrorisme » émanant de la frontière sud de la Turquie pour rallier le soutien avant les élections de l’année prochaine, même s’il n’y a pas eu d’ attaques frontalières non provoquées depuis la Syrie. Le terrible attentat d’Istanbul du 13 novembre a fourni à Erdogan le prétexte parfait pour porter des accusations contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et, par extension, le peuple du nord-est de la Syrie (qui n’est pas le PKK). Le suspect ne semble pas être kurde, et il existe de nombreuses affirmations contradictoires qui ne s’additionnent pas. Erdogan est connu pour avoir faussement accusé les opposants kurdes d’être membres du PKK, donc ce n’est pas nouveau. Les États-Unis ne doivent pas permettre que le mensonge d’Erdogan soit utilisé comme excuse pour une invasion du nord-est de la Syrie. Alors que de nombreux habitants du nord-est de la Syrie étaient affiliés au PKK dans le passé, l’AANES et les FDS ne font pas partie du PKK. Les habitants du nord-est de la Syrie ont construit leur gouvernement pour offrir un avenir à leurs familles, pas pour cibler la Turquie. Ils sont autant une menace pour la Turquie que Taïwan l’est pour la Chine. C’est la Turquie qui est une menace pour la liberté, la paix et la sécurité en Syrie. Il appartient aux États-Unis et à la communauté internationale de rendre les conséquences de l’invasion de la Syrie trop lourdes pour la Turquie. Nadine Maenza est présidente du Secrétariat de la liberté religieuse internationale (IRF) et ancienne présidente de la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale. Elle siège au conseil d’administration de Freedom Research Foundation, son partenaire sur le terrain en Syrie. Article à lire en anglais ici: Can America Stop Turkey’s Assault on Northern Syria?

ROJAVA. 4 Kurdes d’Afrin condamnés à mort par un tribunal d’Azaz sous contrôle turc

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SYRIE / ROJAVA – L’ONG des droits humains d’Afrin a déclaré que le tribunal militaire d’Azaz sous commandement turc a condamné à mort 4 civils kurdes d’Afrin pour des accusations sans fondement. Les personnes condamnées à mort sont Ednan Şêx Ehmed (56 ans), Ehmed Şêx Ehmed (30 ans), Egîd Mûşo (30 ans) et Fethî Hesen (37 ans). (Info via Ruken Hatun Turhallı) Les gangs islamistes sous commandement turc continuent par ailleurs à commettre des crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Afrin d’où ils ont chassé les Kurdes remplacés par des familles de terroristes islamistes dans le cadre des politiques de nettoyage ethnique mises en place par la Turquie.

La Turquie utilise des freins fabriqués en Europe pour ses missiles lancés contre les Kurdes syriens

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Des freins commerciaux produits par une société néerlandaise achetés par la Turquie pour être utilisés sur des ambulances ont été détournés de leur usage et se sont retrouvés dans des missiles utilisés par la Turquie dans ses attaques contre les Kurdes du Rojava, dans le nord-est de la Syrie, selon une enquête de Conflict Armament Research rendue publique ce mardi. Entre septembre 2021 et juin 2022, des enquêteurs de terrain de Conflict Armament Research*, basé à Londres, ont analysé les restes de 17 missiles air-sol utilisés lors de frappes dans le nord-est de la Syrie, selon l’enquête. Une analyse des composants de l’épave a révélé que les missiles avaient été fabriqués par Roketsan, un fabricant de défense turc. Les missiles comprenaient des composants fabriqués par des sociétés américaines, chinoises et européennes, parmi lesquels des freins électromagnétiques avec des marquages ​​et des caractéristiques compatibles avec la production de (la société basée aux Pays-Bas) Kendrion NV, indique le rapport. Des représentants de Kendrion ont déclaré aux chercheurs que la société avait accepté en 2018 de fournir 20 à 25 000 freins à une société turque appelée FEMSAN, dans le but déclaré de les utiliser sur des analyseurs de sang installés sur des ambulances, selon le rapport. Après avoir été informé que les freins étaient utilisés dans des applications militaires, Kendrion a déclaré avoir rompu ses relations commerciales avec la société turque, indique le rapport. Le rapport de Conflict Armament Research met en évidence à la fois l’importance critique et la complexité relative de la diligence raisonnable commerciale pour les matériaux de ces types » qui « peuvent servir à plusieurs fins, dont certaines peuvent même ne pas être connues du fabricant, et qui peuvent être extrêmement sensibles. (Article à lire sur The Washington Post) Si la Turquie est capable d’utiliser du matériel médical dans ses missiles pour attaquer les Kurdes, qui peut l’empêcher de fabriquer et d’utiliser des armes chimiques contre la guérilla kurde au Kurdistan irakien, comme l’affirment les sources kurdes qui réclament une enquête internationale ?   *Conflict Armament Research est une organisation d’enquête basée au Royaume-Uni qui suit l’approvisionnement en armes conventionnelles, en munitions et en matériel militaire connexe dans les zones touchées par le conflit.

IRAN. 122 civils kurdes tués en 80 jours de manifestations anti-régime

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IRAN / ROJHILAT – Au cours des 80 jours de protestations au Kurdistan d’Iran, au moins 122 civils kurdes, dont 7 femmes et 14 enfants, ont été tués et plus de 8 000 autres blessés par les tirs directs des forces gouvernementales. D’après les statistiques enregistrées par l’ONG Hengaw, sur un total de 122 citoyens qui ont été tués lors des récentes manifestations, 106 cas, soit 87 % du nombre total de cas, ont été tués par les tir direct des forces gouvernementales iraniennes. Cause des décès : – Tir direct des forces gouvernementales iraniennes : 106 cas, représentant 87 % de tous les cas. – Meurtres sous la torture : 7 cas, représentant 5,7 % de tous les cas. – Tués sous les coups de matraque : 7 cas soit 5,7% de tous les cas. – Décès par suffocation au gaz lacrymogène : 1 cas, soit 0,8 % de tous les cas – Mort par arme blanche : 1 cas, soit 0,8 % de tous les cas Sur les 122 personnes tuées, il y avait 7 femmes et 14 enfants de moins de 18 enfants. Les statistiques disponibles sont basées sur la vérification et l’authentification de l’identité des victimes jusqu’à présent, et l’équipe de recherche de Hengaw croit toujours que le nombre de morts et de blessés est plus élevé que cela. Séparation des civils kurdes tués par provinces Province du Kurdistan : 38 cas Sanandaj (Sînê) : 19 cas, Baneh : 4 cas, Diwandrreh : 4 cas, Saqqez : 4 cas, Marivan : 2 cas, Dehgolan : 2 cas, Kamiyaran : 3 cas, Province de l’Ouest de l’Azerbaïdjan (Ourmia) : 47 cas Mahabad : 14 cas, Urmia : 5 cas, Oshnaviyeh : 4 cas, Piranshahr : 7 cas, Bukan : 17 cas, Province de Kermanshah (Kermashan) : 20 cas Kermanshah : 8 cas, Javanroud : 7 cas, Islamabad-e-Gharb (Shabad) : 3 cas, Qasr-e-Shirin : 1 cas, Salas Babajani : 1 cas, Province d’Ilam : 2 cas Ilam : 2 cas Civils kurdes tués dans des villes hors du Kurdistan : 15 cas Téhéran : 5 cas, Karaj : 4 cas, Quchan : 2 cas, Hamadan : 1 cas, Qazvin : 1 cas, Arak : 1 cas, Varamin : 1 cas Statistiques relatives aux civils kurdes arrêtés Au cours de 50 jours de manifestations, plus de 6 500 citoyens kurdes ont été kidnappés par les agences de sécurité iraniennes, et dans la situation actuelle, Hengaw a pu vérifier l’identité de 1 510 d’entre eux. Sur ces 1 510 personnes, 171 sont des femmes et 138 des enfants. Il convient de préciser que, sur la base de l’enquête finale, Hengaw déclare que les citoyens arrêtés sont systématiquement soumis à la torture physique et mentale. Par ailleurs, au moins 7 de ces civils kurdes ont été tués sous la torture dans les villes d’Ourmia (2 cas), Sanandaj (2 cas), Saqqez, Ilam et de Téhéran. La situation des civils kurdes blessés : Lors des récentes manifestations, on estime qu’environ 8 000 citoyens kurdes ont été blessés par des tirs directs des forces gouvernementales iraniennes, et l’état physique de 40 d’entre eux serait critique. L’équipe juridique de Hengaw, chargée d’enquêter et de vérifier les rapports obtenus, souligne que les statistiques disponibles n’incluent que les cas dans lesquels Hengaw a pu communiquer d’une manière ou d’une autre avec les familles des victimes, des personnes arrêtées, des blessés ou des personnes proches. à eux, et également sur la base des informations et des images disponibles. Mais Hengaw pense que les chiffres augmenteraient si internet était entièrement rétabli, tout comme la possible décision des familles qui voudraient parler de leurs proches tués, blessés ou arrêtés. Hengaw

Ministre russe Lavrov: « La question kurde est très dangereuse »

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La Russie continue à jouer un jeu très dangereux en Syrie où elle espère soumettre les Kurdes à Assad en brandissant la menace d’invasion turque qu’elle encourage en laissant ouvert l’espace aérien du Rojava aux drones et avions de guerre de la Turquie. Lors d’une allocution prononcée hier au Forum des Lectures Primakov à Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a résumé l’approche de la Russie envers les Kurdes et le Kurdistan comme suit : « L’Amérique travaille pour un État kurde indépendant en Syrie ; nous [trio d’Astana] interviendrons durement. Cela inquiète les autres pays [Turquie, Irak, Iran] où les Kurdes sont une minorité car la question kurde est très dangereuse. » Lavrov a également prétendu que le trio d’Astana [Russie, Iran, Turquie] sont fermement attachés à la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de la Syrie. Cela fait plus d’un siècle que la Russie s’oppose ferment aux aspirations du peuple kurde à vivre libre sur ses terres en soutenant les politiques colonialistes des États turc, perse et arabes au Kurdistan. Mais aujourd’hui les Kurdes et les peuples du Moyen-Orient luttent contre les dictatures et les États colonialistes qui ne tiennent debout que grâce aux soutiens des puissances impérialistes mondiales.

TURQUIE. Une députée jette son voile blanc pour protester contre la guerre anti-kurde

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ANKARA – La députée d’HDP pour Diyarbakir (Amed), Remziye Tosun, a jeté son voile blanc au conseil d’administration de l’Assemblée générale, en disant « Que cessent l’isolement et la guerre ». La députée du Parti démocratique des peuples (HDP) pour Amed, Remziye Tosun portait un voile blanc pour protester contre le système d’isolement contre le leader kurde Abdullah Öcalan et contre les attaques de l’État turc contre le Rojava et le Kurdistan du Sud lors de l’Assemblée générale du Parlement, où les négociations budgétaires se poursuivent. Elle jeta son voilé par terre en signe de protestation. Où les décisions de guerre sont prises Tosun a protesté contre le système d’isolement sur l’ile prison d’Imrali et la guerre anti-kurde en déclarant qu’« Insister sur l’impasse du problème kurde entraîne la société dans le désastre. Au stade où nous en sommes, toutes les méthodes de répression ont été appliquées. La répression qui a conduit à une impasse s’est heurtée à des résistances. La résistance des Mères du Samedi contre les années sombres de 1990 a été une action de premier plan [ainsi que les actions] la lutte des Mère pour la Paix et des femmes pour résister à la guerre. Les veillées pour la paix et la justice se poursuivent dans de nombreuses régions du pays. Nous avons plus que jamais besoin de paix. Ce sont les femmes qui souffrent le plus des conflits. Nous devons porter le pouvoir des femmes qui ont jeté leur foulard blanc par terre dans le passé jusqu’à nos jours. Pour que les conflits cessent, que le système d’isolement soit levé, qu’une paix honorable vienne sur cette terre, Je jette mon voile ici où se prennent les décisions de guerre. Arrêtez les opérations, levez l’isolement d’Imrali, ouvrez la voie à une paix honorable. » ANF