Les feux de forêt et le massacre des réfugiés

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Récemment, près de 20 migrants, dont de nombreux Kurdes, étaient morts calcinés par des feux de forêt qui dévorent la Grèce où par ailleurs l’extrême-droite appelle à la chasse aux migrants, certains allant jusqu’à demander à ce qu’on les abatte en « légitime défense ». Pour le journaliste Zafer Yörük, nous sommes à la veille d’une migration climatique de masse et la destruction accélérée de la nature d’une part et le massacre des réfugiés de l’autre. Voici l’article de Zafer Yörük publié par le journal Duvar: Incendies et massacres de réfugiés* On peut parler d’une industrie mondiale de la migration très rentable. Dans ce tableau, les milliers de migrants qui ont perdu la vie par des incendie, noyade, par balle et bombardé ne sont enregistrés que comme « clandestins disparus » ou « victimes naturelles ». Çanakkale, Alexandroupoli [une ville turque et une ville grecque] et le Canada ; ils sont tous en feu. Les incendies de forêt de cette ampleur au nord du 40e parallèle sont nouveaux. Il est entendu que l’enfer qui a ravagé le sud ces dernières années se déplace vers le nord sur fond de changement climatique et de réchauffement de la planète. Jusqu’à présent, 18 corps humains ont été retrouvés dans la zone forestière entre Alexandroupolis (Alexandropolis) et Kavala, qui ont perdu la vie en brûlant ou en étouffant à cause de la fumée. On estime qu’il s’agit de réfugiés passant illégalement de Turquie vers la Grèce. Il est à craindre que davantage de cadavres de migrants soient retrouvés à mesure que le feu s’affaiblit et qu’on atteigne l’intérieur de la forêt. Les incendies de forêt en Colombie-Britannique, la région centrale du Canada, ont atteint pour la première fois une telle ampleur et une telle tendance à l’expansion ; Les gens sont évacués de leurs maisons alors que les flammes se propagent aux zones d’habitation. L’apocalypse se propage vers le nord. Les experts canadiens ont déterminé que le risque d’incendies de forêt dans le monde a été multiplié par sept en raison du changement climatique. Des records historiques de température sont battus, des alertes de sécheresse sont émises et des incendies font rage depuis quelques années dans les vastes forêts de nombreuses régions d’Europe centrale et méridionale et dans le bassin méditerranéen. Début août, un incendie de forêt qui a explosé outre-Atlantique à Hawaï a dévasté la ville de Maui en quelques heures. Il a été enregistré que l’enfer, formé par la combinaison de l’air sec, du vent et de la chaleur extrême, a coûté la vie à 114 personnes. Le président Joe Biden, qui s’est rendu à Hawaï avec beaucoup de retard après l’incendie, a déclaré qu’il avait du mal à marcher sur le sol chaud. La saison estivale dans le bassin méditerranéen entraîne une augmentation du trafic de réfugiés simultanément aux incendies de forêts. Les îles méditerranéennes et les côtes nord-africaines, qui sont des paradis touristiques, sont désormais le théâtre de la mobilité des masses d’immigrés plutôt que des touristes pendant les mois d’été. Sous l’effet du changement climatique, de la sécheresse et des facteurs de réchauffement climatique, devenus indéniables avec les incendies de forêts symptomatiques qui se sont propagés ces dernières années, on constate que la côte méditerranéenne perd progressivement son attrait touristique, et les touristes européens ont tendance à se diriger plus vers des destinations du nord au lieu de l’Espagne, du sud de la France, de l’Italie et de la Grèce. Plus de touristes, mais des réfugiés Le secteur du tourisme se retire de la région, laissant la place à une industrie migratoire massive, accompagnée d’une augmentation des sécheresses et des incendies de forêt. La migration est également le théâtre d’un massacre humain systématique en raison de son caractère irrégulier et illégal. Le nombre d’immigrés qui ont perdu la vie dans des embarcations qui ont chaviré et coulé sur les routes de transit de l’Afrique vers l’Europe a atteint 3 000 avant la fin de l’été 2023. Parmi eux, on entend parler de cas de grandes pertes humaines en Méditerranée. Les autres (…) n’attirent pas l’attention de l’opinion publique mondiale. Le mélodrame mondial traduit par les médias mondiaux sur la disparition de six touristes multimillionnaires plongés pour explorer l’épave du Titanic en juin dernier est devenu le symbole de cette indiscrétion. Dans le même temps, rien n’a été fait pour sauver les quelque 500 pauvres Africains qui se sont noyés dans un bateau qui a coulé devant les autorités européennes en Méditerranée et devant l’opinion publique mondiale, concentrée sur l’opération de sauvetage des millionnaires du Titanic préférant rester indifférente. Le massacre des réfugiés lors de la transition de l’Afrique vers l’Europe ne se produit pas seulement en Méditerranée. C’est l’une des routes importantes pour atteindre les îles Canaries à l’intérieur des frontières espagnoles en s’ouvrant sur l’océan Atlantique depuis les côtes ouest-africaines. Même si vous êtes au milieu de l’océan, vous entrez sur le territoire de l’Union européenne. Ces longs voyages en haute mer s’effectuent à bord de bateaux de pêche taillés dans le bois. Le risque de noyade en étant engloutis par les vagues est énorme, mais malgré cela, les embarcations remplis de monde ne cessent de partir des côtes du Maroc, de la Mauritanie et du Sénégal vers l’océan. Le dernier drame en date sur cette route, où les nouvelles de naufrages d’embarcations se succèdent depuis le début de l’été, est la disparition de deux des trois bateaux partis du Sénégal le 10 juillet, avec 200 à 300 réfugiés à leur bord. La distance entre le Sénégal et les îles Canaries est de plus de 1000 kilomètres et se situe entre le XVIIIe et le XIXe siècle. Le voyage maritime, qui suit la route des bateaux de traite négrière des siècles, dure au moins 10 jours. Les îles Canaries sont à l’ordre du jour cet été non seulement avec l’afflux de réfugiés venus d’Afrique, mais aussi avec la multiplication des incendies de forêt. Les forêts de pins et la végétation de Tenerife, la plus attrayante des îles, ont été presque entièrement brûlées ces dernières semaines ; les touristes ont été évacués. Il semblerait que les îles aient reçu très peu de précipitations au cours des trois dernières années et que les signes de sécheresse se soient multipliés. Le massacre de la forêt et de la nature et le massacre des réfugiés ont lieu simultanément. Industrie des migrations et massacre des masses Le massacre de réfugiés éthiopiens à la frontière yéménite, comme solution définitive à l’afflux d’immigrants, est entré dans l’histoire comme une invention effrayante du régime saoudien. Selon le rapport de Human Rights Watch (HRW), au moins 795 réfugiés éthiopiens ont disparu à la frontière entre le Yémen et l’Arabie saoudite au cours des deux dernières années. Il a été déterminé que 287 d’entre eux ont été tués par l’armée saoudienne avec des obus de mortier, des lance-roquettes et des armes lourdes et enterrés dans des fosses communes. Alors que l’État saoudien nie ces massacres, également recensés dans le rapport des Nations Unies sur les droits de l’homme, il continue en réalité les tueries. Dans un contexte où la communauté internationale ne fait que « s’inquiéter » et où les « bonnes relations » avec les autorités saoudiennes, en particulier celles des États-Unis et de l’Angleterre, s’améliorent constamment, le danger de voir ces meurtres de masse se normaliser et se généraliser face à l’afflux de l’immigration fait jour. En fait, les activités de prévention et d’endiguement [de la migration], y compris les meurtres de masse, peuvent, avec d’autres activités, être considérées comme des éléments d’une industrie migratoire mondiale très lucrative. Cette industrie ne se limite pas à celle de la traite des êtres humains. Les entreprises et les ONG opérant dans des secteurs « business » importants et rentables tels que le contrôle des réfugiés, les soins et le travail emploient des milliers de personnes, originaires pour la plupart de pays occidentaux. Des appels d’offres, des contrats commerciaux et des projets d’un million de dollars sont produits chaque jour avec les Nations Unies et les gouvernements des pays concernés. Si l’on ajoute à cela le fait que les populations immigrées constituent une énorme source de main-d’œuvre bon marché pour les économies des pays développés, le tableau devient plus ou moins complet. Dans ce tableau, les milliers d’immigrés qui meurent chaque année brûlés, noyés ou abattus ou bombardés ne peuvent être enregistrés que comme des « clandestins disparus » ou des « victimes naturelles ». Les souverains [dominants] n’aiment pas les forêts. Ils brûlent systématiquement les forêts depuis des années afin d’établir des installations touristiques, des opérations minières ou des industries. Mais parallèlement à la destruction de la nature, le tourisme n’explose pas, au contraire, il régresse ; diminuera encore. Au lieu de touristes accueillis avec des fleurs et des cérémonies, ces régions sont de plus en plus inondées par des pauvres Asiatiques, des Africains et des peuples du Moyen-Orient. Ils sont indésirables; Ils sont repoussés, emprisonnés voire tués. Cependant, la grande migration climatique qui devrait se produire en raison du réchauffement climatique n’a pas encore commencé. À moins que la nature de l’ordre mondial ne change, il est malheureusement inévitable que la destruction de la nature et des forêts, d’une part, et le massacre des réfugiés, de l’autre, se poursuivent de manière exponentielle. *Titre original: Yangınlar ve mülteci kıyımı

Le Danemark veut livrer un réfugié kurde à l’Iran

Raman Nasirizadeh, un militant kurde réfugié au Danemark risque d’être expulsé vers l’Iran où il risque la peine de mort. Le jeune Kurde fait face à une déportation vers l’Iran suite à sa participation à une manifestation devant l’ambassade iranien à Copenhague. Raman Nasirizadeh, militant et réfugié kurde vivant au Danemark depuis plusieurs années, risque d’être expulsé vers l’Iran, ce qui pourrait entraîner sa mort dans les prisons iraniennes. Sa vie est réellement en danger, sa famille est également sous la pression du régime iranien. Les médias et ONG kurdes tirent la sonnette d’alarme pour sauver la vie de Raman Nasirizadeh. Par ailleurs, une pétition en ligne exige l’annulation de déportation du jeune homme vers l’Iran. (Pétition à signer ici: Stop the Deportation of Raman Nasirizadeh) Selon le rapport reçu par l’Organisation Hengaw pour les droits humains, Raman Nasirizadeh, un réfugié kurde de 24 ans résidant au Danemark, fait actuellement l’objet de poursuites judiciaires après qu’une plainte a été déposée par l’ambassade de la République islamique d’Iran, en raison de sa participation à une manifestation devant l’ambassade. En conséquence, un risque d’expulsion vers l’Iran plane au-dessus de sa tête. Le ministère public de Copenhague a émis un acte d’accusation contre Raman Nasirizadeh, dans lequel il est accusé de « vandalisme » commis devant l’ambassade de la République islamique d’Iran. Il devra se présenter ultérieurement devant le tribunal de Copenhague pour préparer sa défense. Cet acte d’accusation a été émis alors que Raman Nasirizadeh était présent devant l’ambassade de la République islamique d’Iran simultanément aux manifestations contre la pénurie d’eau au Khouzistan en juillet 2021. Lors d’une conversation avec Hengaw concernant la procédure judiciaire engagée contre lui, Raman Nasirizadeh a souligné qu’il n’avait joué aucun rôle dans l’incident de la peinture jeté sur le l’ambassade iranien qui a été cité comme base de l’accusation. Il a déclaré qu’il n’était pas au courant de telles actions avant la manifestation et qu’il avait même pris l’initiative d’informer la police par téléphone afin de maintenir l’ordre pendant le rassemblement. Dans la notification adressée à ce demandeur d’asile kurde en décembre 2022, il est indiqué que « le procureur se réserve le droit de demander l’expulsion ». En outre, les sanctions proposées comprennent une peine d’emprisonnement et une amende, soulignant le sérieux du système judiciaire danois dans le traitement de cette affaire. D’un autre côté, selon Raman Nasirizadeh, sa famille a été régulièrement convoquée par les institutions gouvernementales iraniennes à Marivan au cours des deux dernières années. Ils ont reçu des avertissements, voire des menaces, concernant les activités de leur fils sur les réseaux sociaux. Selon la dernière notification du parquet de Copenhague, Raman Nasirizadeh devrait se présenter au tribunal de la ville le 27 juin 2024 pour l’audition des charges retenues contre lui. Compte tenu de la nature des accusations et de l’inculpation adressées à ce demandeur d’asile, combinée à l’influence exercée par l’ambassade de la République islamique, la perspective de son expulsion vers l’Iran revêt une grande gravité, mettant ainsi sa vie en danger. Conformément au droit international en matière d’asile et à la Convention européenne des droits de l’homme, à laquelle le gouvernement danois s’est engagé, toute expulsion ou déportation de réfugiés, en particulier ceux bénéficiant du statut de réfugié politique, doit être conforme aux normes établies en matière de droits de l’homme. La jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme souligne que les États signataires de la Convention doivent évaluer minutieusement tous les risques potentiels associés à l’expulsion et à la déportation. Si de telles actions constituent une menace pour la sécurité du réfugié, elles doivent être rapidement interrompues. Compte tenu de l’expérience du gouvernement iranien en matière d’application de châtiments inhumains et de la peine de mort, le gouvernement danois est obligé de s’abstenir de procéder à de telles expulsions. Hengaw

Le filme d’une cinéaste kurde représente le Canada aux Oscars de 2024

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Le long métrage ROJEK réalisé par la cinéaste kurde-canadienne  Zaynê Akyol représentera le Canada lors de la 96e cérémonie des Oscars en 2024. La réalisatrice du magnifique film « Gulistan: Terre de Rose » (2016), Zayne Akyol a réalisé un deuxième documentaire ROJEK (« un jour » en kurde) en 2021, avec comme sujet des membres de DAECH / ISIS capturés par les forces arabo-kurdes qu’elle a filmés au Rojava. Après avoir été présenté lors de nombreux festivals internationaux et reçu diverses nominations, Rojek est candidat pour le meilleur long métrage international lors de la 96e cérémonie des Oscars (Academy Awards), qui auront lieu en 2024. ROJEK a été réalisé et écrit par  Zaynê Akyol et produit par Audrey-Ann Dupuis- Pierre, Sylvain Corbeil et Zaynê Akyol de Metafilms. Il est distribué au Canada par Maison 4:3 et aux États-Unis par Icarus Films. Les ventes internationales sont gérées par Andana Films.    

ROJAVA. Inauguration d’un « arbre de vie » réalisé par des artistes français et kurdes

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SYRIE / ROJAVA – Un « arbre de vie » réalisé à partir d’armes des guerriers qui ont combattu DAECH a été installé sur un rond-point de Qamishlo. Pour le sculpteur Pascal Béjeannin, ce projet artistique est un symbole de l’amitié entre les peuples français et kurde. Des artistes kurdes et français ont pu réaliser ce projet grâce au soutien de l’association française Art’Situ, le Conseil Municipal de la Région de Cizîre et l’Association les « Tresses vertes » (Kezîyên kesk en kurde). Le sculpteur Pascal Béjeannin, président de l’association Art’Situ a déclaré qu’il a voulu rendre hommage à la révolution du Rojava à travers son art. Il a également voulu manifester son mécontentement face au génocide environnemental (écocide) commis par la Turquie dans les zones kurdes, notamment la destruction des oliviers d’Afrin. Selon le sculpteur Pascal Béjeannin, ce projet artistique est un symbole de l’amitié entre les peuples français et kurde. L’inauguration a eu lieu en présence des artistes et des responsables de l’ONG « Tresses vertes », des personnalités locales et des représentants des fédérations des blessés de guerre de la Syrie du Nord et de l’Est qui ont remercié Art’Situ pour cet « arbre qui a été réalisé avec les armes des martyrs et des blessés. Cet arbre indique la vie libre qui est basée sur la résistance et la lutte que nous avons menées dans le Nord et l’Est de la Syrie. Nous avons porté des armes pour défendre notre terre, notre peuple et notre dignité et nous avons sacrifié des milliers de martyrs (…) pour que notre peuple vive en sécurité et en paix. (…) ».
Le sculpteur Pascal Béjeannin et un invalide de guerre photographiés devant l’arbre de vie, via
Des oliveraies d’Afrin avant l’invasion turque
Dara Jiyanê, un « arbre de vie » réalisé avec des armes qui tuent « Chez de nombreuses civilisations, l’olivier est le symbole de l’espérance, de la sagesse et de longévité. Chez les Kurdes du Rojava, depuis l’invasion du canton d’Afrin jadis célèbre pour ses olives, il représente surtout l’espoir de la fin de l’invasion turque et le retour des Kurdes sur leurs terres. C’est pourquoi, réaliser « un arbre de vie » qui représenterait un olivier est un choix judicieux », déclarait Art’Situ lors de l’annonce du projet. L’Association des Tresses Vertes, la Municipalité de la région de Cizîrê et de la Fondation Art’Situ ont publié le communiqué suivant à l’occasion de l’inauguration de « l’Arbre de vie » installé sur le rond-point du stade des martyrs du 12 mars à Qamishli. « Arbre de Vie (Dara Jiyanê), projet artistique de Pascal Bejeannin, président de l’Art’Situ Hommage à la révolution du Rojava L’idée du projet « Arbre de vie » s’est cristallisée après la visite de l’artiste-sculpeur Pascal et son équipe au Rojava, invité par l’association des Tresses Vertes, l’année dernière 2022. L’admiration pour la révolution du Rojava, en particulier pour le rôle joué par les femmes sont les catalyseurs de ce projet qui porte le nom de « l’Arbre de vie ». A travers ce projet l’artiste Pascal a voulu rendre hommage à cette révolution. Il a utilisé du fer et des restes d’armes et déchets de guerre. Pour se défendre et persister, les armes étaient des moyens avec lesquelles les populations de la région se sont combattu contre le terrorisme et la tyrannie pour établir la paix et construire une société démocratique. Le choix de référence à l’olivier désigne le symbolique de cet arbre dans la culture kurde et son importance, à travers lequel l’artiste veut attirer l’attention au génocide environnemental dans les régions kurdes et les violations contre l’olivier dans la région occupée d’Afrin. Pendant ce temps avec un grand enthousiasme, dans le but de mettre en place ce magnifique projet, l’équipe bénévole de l’association Tresses Vertes et la municipalité de la région de Cizîrê se sont collaboré avec l’association Art’Situ présidé par Pascal Bejeannin pour organiser les travaux et achever la réalisation du projet. Le projet est l’expression d’amitié et de solidarité entre les peuples français et kurde, et cette œuvre est un symbole de la vie et de la résistance au pays du soleil. Nous, en tant que l’Association des Tresses Vertes, la Municipalité de la région de Cizîrê et de la Fondation Art’Situ remercions tous ceux qui ont soutenu et apporté leur contribution « personnalités et institutions » pour la réalisation de ce travail. Nous tenons à remercier chaleureusement, le comité des Relations extérieures de l’auto- administration du Nord et l’est de la Syrie. La fondation Banos Film et l’administration de l’université de Rojava pour leur soutien. » Le 23 août 2023 Qamichlo  

KURDISTAN. La Turquie a commis un massacre à Bradost

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IRAK / KURDISTAN. Ce soir, un drone turc a frappé un village dans la région kurde de Biradost, tuant au moins quatre civils. Il s’agit de la 2e attaque de drone menée par la Turquie au Kurdistan irakien. Plus tôt dans la journée, un drone turc avait frappé un véhicule dans la région kurde de Sidakan, au nord-est d’Erbil, tuant trois personnes. Les deux attaque de drone ont eu lieu alors que le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan entamait sa visite inaugurale à Erbil. Le but de sa visite était d’engager des discussions sur plusieurs sujets, notamment la présence de combattants du PKK dans les zones frontalières de la région du Kurdistan irakien et turc. Le ministre turc des Affaires étrangères, Fidan, est accompagné d’Alparslan Bayraktar, ministre turc de l’Énergie et des Ressources naturelles. Bayraktar est également à Erbil et devrait participer à la rencontre entre les Fidan et le Premier ministre de la région du Kurdistan, Masrour Barzani.

« La stabilité de l’Irak et de la Syrie passe par la fin de l’invasion turque »

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Homme politique kurde et membre du Congrès national du Kurdistan (Kongreya Neteweyî ya Kurdistanê – KNK), Adem Uzun fustige les dirigeants du Kurdistan du Sud qui accueillent des responsables turcs au détriment des intérêts kurdes et exhorte la communauté internationale à chasser la Turquie de l’Irak et de la Syrie pour mettre fin à l’instabilité et à la guerre qui rongent ces deux pays. Adem Uzun a réagi sur X (anciennement Twitter) à la visite récente du ministre turc des affaires étrangères au Kurdistan du Sud et en Irak. Voici le fil de tweets d’Adem Uzun publié aujourd’hui: « DAECH n’a pas pu occuper l’Irak et le Kurdistan en raison de la résistance des peuples kurde et irakien. La Turquie tente désormais de terminer ce que DAECH a commencé et de récupérer ses anciens territoires ottomans, en utilisant des attaques transfrontalières et une diplomatie de chantage qui militarise l’eau et les ressources. L’Iraq et le Kurdistan le savent bien : le PKK s’est tenu à leurs côtés pour vaincre DAECH. La Turquie a soutenu l’EI alors qu’il terrorisait les Kurdes et les Irakiens. La Turquie a abandonné la paix avec le PKK parce que la paix faisait obstacle aux plans néo-ottomans d’occuper le Kurdistan et l’Irak. De nouvelles menaces font partie de ce plan. Le KRG [Gouvernement régional du Kurdistan]ne devrait pas permettre au ministre turc des Affaires étrangères de rendre visite à Hewlêr [ou Erbil] et de menacer les gains des Kurdes alors qu’il est responsable de l’occupation du Kurdistan du Sud et du meurtre d’innombrables civils dans des bombardements, des frappes de drones et des opérations de renseignement. Trop c’est trop. Les dirigeants qui rencontreront et légitimeront le régime turc alors qu’il occupe le Kurdistan et l’Irak et terrorise les peuples kurde et irakien seront responsables des conséquences : une résurgence de l’EI et une expansion néo-ottomane. Ils doivent changer de cap et donner la priorité à leurs peuples. L’Irak et la communauté internationale devraient défendre l’intégrité territoriale, la démocratie et les droits humains en exigeant la fin de toutes les attaques transfrontalières turques et la résolution de tout différend – que la Turquie prétend avoir en Irak et au Kurdistan – par des moyens pacifiques et démocratiques. L’Irak et la Syrie ne seront pacifiés, stables et libérés du fléau d’une guerre sans fin et de groupes extrémistes comme DAECH que lorsque l’occupation turque prendra fin et que la Turquie sera en paix avec les Kurdes et tous les autres peuples du Moyen-Orient. »

ROJAVA. Une journaliste kurde perd son bras lors d’une attaque de drone turc

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SYRIE / ROJAVA – Hier, un drone turc a visé une voiture du média féminin kurde JIN TV sur la route Qamishlo-Amude, blessant la journaliste Delila Agît qui a perdu un bras et tuant son chauffeur Necmedîn Faysal Hecî Sînan. Les organisations de journalistes du Rojava appellent les médias internationaux à faire connaître au monde entier les atrocités commises contre les journalistes et les civils. Ce n’est pas la première fois que les professionnels des médias du Rojava sont la cible d’attaques turques. En novembre dernier, un journaliste de l’ANHA a été tué lors d’une frappe turque à Teqil Beqil.
Necmedîn Faysal Hecî Sînan
L’attaque visant un véhicule de Jin TV, une chaîne dédiée aux femmes, s’est produite près du village de Til Şiîr, à environ 15 km de la frontière turque, vers 17h00 heure locale, a rapporté la chaîne depuis le sol. Le chauffeur Necmedîn Faysal Hecî Sînan a perdu la vie, tandis que la journaliste Delila Agît a été blessée. Les attaques turques ont tué jusqu’à présent six journalistes kurdes syriens en 2023, a déclaré le département des médias de l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (AANES) dans un communiqué condamnant cette frappe. « Aujourd’hui, un drone armé appartenant à l’État turc a visé un véhicule transportant des journalistes devant la communauté internationale, les Nations Unies et son Conseil de sécurité. Nous appelons la communauté internationale à intervenir dans les crimes commis par l’État turc occupant contre la région et à lui demander des comptes », ont déclaré les responsables de l’AANES dans le communiqué. Des frappes de drones turcs ont tué par le passé les journalistes Seed Ehemed, Mihemed Reşo, Welat et Îsam Ebdullah alors qu’ils « documentaient les atrocités commises contre les civils à Serêkaniye [en arabe, Ras al Ayn] et Derik [en arabe, Al Malikiyah] », a déclaré dans un communiqué l’Union des médias libres (Yekîtiya Ragihandina Azad – YRA). La Turquie « a cherché à saper les acquis créés par notre révolution, la révolution des femmes rendue possible par le sacrifice des meilleurs fils et filles du nord et de l’est de la Syrie », a déclaré l’Union des femmes journalistes (Yekîtiya Ragihandina Jinan – YRJ) dans un communiqué distinct. L’YRJ a appelé les institutions médiatiques internationales à « faire connaître au monde entier les massacres et les destructions de l’occupation turque, afin que les crimes puissent être expliqués ».

TURQUIE. 250 étrangers détenus dans un gymnase depuis deux jours

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250 étrangers arrêtés à Antalya pour « entrée illégale dans le pays » sont détenues dans un gymnase étouffant depuis deux jours. De nombreux Kurdes du Rojhilat (Kurdistan « iranien ») sont parmi les détenus. L’un deux a déclaré qu’ils ne pouvaient pas respirer, ajoutant: « Ils nous traitent comme des ennemis ». Le 22 août, 250 étrangers, dont des Kurdes du Rojhilat, ont été arrêtées à Antalya, pour être « entrées illégalement dans le pays ». Alors que la plupart des détenus auraient un visa valable, 250 personnes, dont des enfants, sont détenues dans un gymnase de Manavgat depuis deux jours. Un jeune originaire du Rojhilat qui a pu s’entretenir avec l’Agence de Mezopotamya (MA) a déclaré qu’il avait été arrêté alors qu’il marchait dans la rue, mais que les médias turcs les présentent sciemment comme étant « des migrants arrivés illégalement en Turquie et voulant aller en Italie ». « Nous ne pouvons respirer » Déclarant que le gymnase dans lequel ils sont détenus est un endroit chaud et invivable, le jeune homme a déclaré : « « En deux jours, nous n’avons eu droit qu’à quelques concombres et à du pain sec. Il y a parmi nous des femmes et des enfants, dont un âgé d’à peine deux ans. Ils nous traitent comme si nous étions des ennemis (…) Nous n’avons personne pour nous fournir avec une aide juridique. S’il vous plaît, aidez-nous. Nous sommes maintenant près de 300 personnes enfermées ici. Aidez ces femmes et ces enfants. L’endroit manque d’hygiène et il n’y a pas de toilettes appropriées. Nous ne pouvons même pas respirer car les fenêtres sont fermées. » « Nous avons été arrêtés dans la rue » Soulignant qu’ils ont été arrêtés dans la rue, les jeunes ont déclaré : « Tout le monde sait que cette foule n’a commis aucun crime. Même si nous avons été arrêtés alors que nous marchions dans la rue, les médias parlent de nous en disant que « des réfugiés étaient surpris en route vers l’Italie ». Nous recherchons l’aide des organisations des droits humains. Nous ne savons pas ce qui va nous arriver et nous attendons désespérément. » On n’a aucune information sur le sort de ces personnes dont les téléphones ont été confisqués dans la matinée. Agence Mezopotamya

KURDISTAN. Un drone turc tue 3 personnes dans la province d’Erbil

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IRAK / KURDISTAN – Aujourd’hui, un drone turc a frappé un véhicule dans la région kurde de Sidakan, au nord-est d’Erbil, tuant trois personnes. Selon l’unité antiterroriste de la région du Kurdistan, les victimes seraient des membres du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK). Mais comme les autorités turques et celles du Kurdistan du Sud présentent toutes les victimes, civiles ou non, tuées par des drones turcs comme étant des combattants du PKK, on ne fait plus confiance aux déclarations de ces deux deux parties. D’après l’agence Rudaw qui a cité le bureau antiterroriste de la région du Kurdistan irakien, un drone turc a visé un véhicule du PKK sur la route de Snine dans le district de Sidakan de la province d’Erbil, tuant un « haut responsable et deux combattants du PKK ». L’attaque de drone a eu lieu alors que le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan entamait sa visite inaugurale à Erbil. Le but de sa visite était d’engager des discussions sur plusieurs sujets, notamment la présence de combattants du PKK dans les zones frontalières de la région du Kurdistan irakien et turc. Le ministre turc des Affaires étrangères, Fidan, est accompagné d’Alparslan Bayraktar, ministre turc de l’Énergie et des Ressources naturelles. Bayraktar est également à Erbil et devrait participer à la rencontre entre les Fidan et le Premier ministre de la région du Kurdistan, Masrour Barzani. Le bureau anti-terroriste du Kurdistan est officieusement lié au Parti démocratique du Kurdistan (PDK) au pouvoir. Le PDK entretient depuis longtemps des relations tendues avec le PKK. Des affrontements ont eu lieu ces dernières années entre les forces peshmergas affiliées au PDK et les combattants du PKK dans les régions frontalières, principalement en raison de différends sur le contrôle territorial. Les responsables irakiens ont fréquemment accusé la Turquie de violer la souveraineté de l’Irak en maintenant une présence « illégale » dans la région du Kurdistan [mais n’ont jamais convoqué l’ONU afin de chasser la Turquie de la région]. La Turquie invoque sa mission de lutte contre le PKK comme raison de sa présence, tandis que les autorités irakiennes affirment également que le PKK utilise leur territoire pour mener des attaques transfrontalières contre la Turquie. Gerçek News

ROJAVA. Un drone turc cible une voiture du média féminin kurde JIN TV

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SYRIE / ROJAVA – Hier, un drone turc a visé une voiture du média féminin kurde JIN TV sur la route Qamishlo-Amude, blessant la journaliste Delila Agît et tuant son chauffeur Necmedîn Faysal Hecî Sînan. Les organisations de journalistes du Rojava appellent les médias internationaux à faire connaître au monde entier les atrocités commises contre les journalistes et les civils. Ce n’est pas la première fois que les professionnels des médias du Rojava sont la cible d’attaques turques. En novembre dernier, un journaliste de l’ANHA a été tué lors d’une frappe turque à Teqil Beqil. Kongra Star condamne les attaques turques contre des journalistes Le Mouvement des femmes du nord et de l’est de la Syrie, Kongra Star, a publié le communiqué suivant condamnant l’attaque de drone de l’État turc qui a visé le véhicule d’un journaliste sur la route Amude-Qamishlo. « L’État envahisseur turc poursuit sa guerre génocidaire contre l’existence et la volonté des femmes et du peuple kurdes, et cible les régions du nord et de l’est de la Syrie. Il mène une guerre dans la région du Kurdistan, ignorant les lois et règles relatives aux droits de l’homme. Il a toujours considéré la révolution du Rojava comme son ennemi et continue donc de l’attaquer. Il a déstabilisé la vie des femmes, des enfants et des hommes au cours de la dernière décennie, mettant l’environnement de la région en péril. La Turquie a commis des massacres contre l’humanité en soutenant les organisations terroristes. Afin de changer la structure démographique, de nombreuses régions ont été occupées par la Turquie et leurs habitants ont été déplacés de force. Tous ces crimes continuent d’être commis devant la communauté internationale. et les organisations de défense des droits humains. Dans le prolongement de ces attaques, les employés de Jin TV ont été pris pour cible par un drone mercredi. Dans cette lâche attaque, les civils et les journalistes qui travaillent jour et nuit pour suivre et rapporter ces menaces ont été pris pour cible. Conformément au droit international, prendre pour cible un professionnel des médias est inacceptable, mais profitant du silence de la communauté internationale, la Turquie poursuit ses attaques. Nous condamnons le ciblage des femmes, des enfants et des professionnels des médias. Une fois de plus, nous appelons la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains à remplir leurs devoirs. »