TURQUIE. Des soldats turcs torturent et arrêtent une famille de nomades kurdes

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TURQUIE / KURDISTAN – Les militaires turcs qui ont assiégé la localité de Bameydan, dans la province kurde de Diyarbakir, ont arrêté sous la torture 5 membres d’une même famille, dont une femme et un enfant de 9 ans, et brûlé les tentes des nomades (koçer). Les autorités turques ont déclaré que 3 combattants kurdes avaient perdu la vie lors d’affrontement près du village de Bameydan (Yuva) du district de Silvan à Diyarbakir (Amed). Plus tard, les soldats ont arrêté 5 membres d’une famille de nomades qui montaient leurs tentes. Menottés sous la torture Alors qu’au total 5 membres d’une famille, dont une femme, un enfant de neuf ans et 3 hommes, ont été arrêtées. RD, un membre de la famille qui est venu dans la région suite aux arrestations, a également été arrêté par les militaires. On a appris que la famille avait été torturée pendant la détention puis emmenée à la direction provinciale de la gendarmerie de Silvan. L’enfant de 9 ans placé en garde à vue a été remis à sa famille. Tentes brûlées Sur les photographies envoyées à l’agence Mezopotamya par des sources locales, on voit que les tentes des nomades ont été incendiées, mais on ne sait pas si elles ont été brûlées pendant les affrontements ou par les militaires qui continuent à assiéger la zone. Photos des civils torturés publiées sur les réseaux sociaux Des photographies de la famille D., détenues sous la torture ont été partagées sur les réseaux sociaux par un compte de fascistes turcs provenant du compte Vatan Bekçileri (Gardiens de la Patrie). Dans le message, on voit que deux hommes, portant uniquement des calçons, sont couchés au sol devant les roues d’un blindé, les mains menottées dans le dos et entourés de militaires armés. D’autres membres de la famille ont déclaré que les personnes sur la photo étaient leurs frères et ont saisi la branche de l’Association des droits de l’homme (İHD) pour torture. Explications du ministre turc de l’Intérieur Le ministre de l’Intérieur, Ali Yerlikaya, a quant à lui partagé les images du drone de l’opération sur les réseaux sociaux sur le sujet et a déclaré que 3 personnes avaient été tuées et 4 personnes arrêtées au cours de l’opération militaires. Agence Mezopotamya

IRAN. Manifestants torturés avant leur exécution

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Le 7 janvier 2023, le régime iranien a pendu Seyed Mohammad Hosseini, entraîneur bénévole d’enfants de 39 ans, et Mohammad Mehdi Karami, champion de karaté kurde de 22 ans, pour avoir participé au soulèvement contre la République islamique. Accusés avec d’autres manifestants d’avoir tué un agent des forces paramilitaires, les deux prisonniers kurdes ont subi des actes de torture particulièrement graves, selon un témoin direct cité par une ONG iranienne indépendante. Des découvertes de tactiques de torture épouvantables employées par les forces de l’ordre iraniennes sur plusieurs détenus accusés d’avoir tué un agent des forces paramilitaires Basij lors de manifestations anti-régime ont été dévoilées par une ONG de défense des droits humains. Deux manifestants kurdes exécutés en Iran en janvier ont été soumis à des tortures prolongées, voire à des simulations d’exécution répétées, a rapporté le Comité de suivi des détenus iraniens, une organisation iranienne indépendante qui se consacre à surveiller le bien-être des manifestants arrêtés. L’organisation a révélé des détails poignants sur le recours massif à des méthodes brutales contre les prisonniers kurdes Mohammad-Mehdi Karami (22 ans) et Seyyed Mohammad Hosseini (39 ans). Ces méthodes inhumaines consistent notamment à soumettre des individus à une technique de torture connue sous le nom de « poulet frit » (Juje Kabab), qui consiste à suspendre l’individu avec les mains et les pieds retenus derrière lui pendant une longue période. Les détenus ont également subi des passages à tabac, insultes et décharges électriques avant les audiences devant le tribunal. En décembre de l’année dernière, un tribunal iranien a reconnu coupables les deux hommes du meurtre d’un membre des forces paramilitaires Basij près de Téhéran lors des soulèvements nationaux d’octobre. Cette semaine, la Cour suprême du pays a finalisé les verdicts des manifestants détenus qui étaient jugés dans la même affaire. Les peines comprennent de lourdes peines de prison pouvant aller jusqu’à 15 ans d’exil, ce qui signifierait une incarcération dans une région reculée. Karami, Hosseini et les autres détenus condamnés dans l’affaire du décès du Basij n’ont pas eu le droit de choisir leurs propres avocats pour leur procès, car les lois iraniennes autorisent les personnes jugées pour crimes contre la sécurité nationale à être représentées au tribunal uniquement par des avocats qui ont l’aval du juge en chef. Des récits antérieurs faisaient allusion à des cas de torture et à des aveux forcés. Le frère de l’un de ces prisonniers avait révélé aux médias que son frère avait été sévèrement battu lors de son arrestation, ce qui lui avait valu une côte cassée. Par la suite, lors des interrogatoires, cinq autres côtes ont été cassées. Le manque de soins médicaux adéquats a conduit à une perforation de son poumon. Pourtant, cette récente révélation révèle clairement l’ampleur des abus infligés. Une source a déclaré au Comité de suivi que les détenues kurdes Karami et Hosseini avaient subi plus de torture que leurs coaccusés dans cette affaire et qu’ils avaient enduré la torture pendant plus d’un mois. Pendant cette période, ils ont subit des simulations d’exécutions à plusieurs reprises, a indiqué la source, ajoutant: « on a dit aux prisonniers qu’ils les prenaient et les exécutaient, ils les ont emmenés dans la cour et leur ont bandé les yeux. Ils leur ont dit qu’ils devaient s’agenouiller et après quelques minutes, ils les ont traînés par terre par les cheveux ou la barbe et les ont rejetés dans leurs cellules. » Le groupe de défense des droits humains a en outre souligné qu’à peine un jour avant leur exécution, Karami et Hosseini avaient été informés de leur prétendue grâce, soulignant ainsi les troubles psychologiques qui leur ont été infligés. Presque tous les manifestants arrêtés sont jugés pour des raisons de sécurité nationale. Les tribunaux iraniens recourent à la peine de mort pour tenter d’écraser les manifestations en cours dans le pays, selon le Centre pour les droits de l’homme en Iran (CHRI). Medya News

KURDISTAN. L’armée turque bombarde la région kurde de Duhok

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IRAK / KURDISTAN – Après la mort d’un soldat turc dans la province kurde de Duhok, l’armée turque a bombardé massivement les zones frontalières de la région du Kurdistan irakien. Aujourd’hui, l’armée turque a bombardé massivement les zones frontalières de la province de Duhok, dans la région du Kurdistan irakien, à la suite de la mort d’un de ses soldats. Un communiqué publié par le ministère turc de la Défense indique qu’un de ses soldats a été grièvement blessé vendredi par l’explosion d’un engin explosif improvisé dans la province de Duhok. Le militaire a succombé à ses blessures samedi. Cette explosion s’est produite dans une zone où se déroule actuellement une opération militaire turque contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). S’adressant à Rudaw, Kiyan Abdullah, qui réside dans le sous-district de Kani Masi de la ville d’Amedi, a déclaré que l’armée turque avait lancé des tirs d’artillerie sur plusieurs villages de la région. Le bombardement aurait commencé à minuit et s’est poursuivi jusqu’à 9 heures le lendemain. Heureusement, aucune victime n’a été signalée lors de cet assaut. Toutefois, les bombardements intensifs ont suscité un sentiment de peur palpable parmi les habitants de ces villages frontaliers. La récente escalade de la violence semble s’inscrire dans une tendance plus large. Deux jours seulement avant cet incident, un autre soldat turc avait été tué dans la province, apparemment par le PKK. Cela s’est produit parallèlement à la visite du ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, à Erbil. Il s’agissait de sa première visite en Irak et dans la région depuis son entrée en fonction. Le même jour, un autre bombardement turc sur une zone frontalière de la province d’Erbil a fait sept morts. Selon les forces antiterroristes basées à Erbil, les victimes ont été identifiées comme étant des combattants du PKK. Gerçek News

« Si tu continues, tu risques ta vie ». Journaliste interdit d’enquêter sur les drones tueurs turcs

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Alors que la Turquie continue à massacrer les civils dans la région autonome kurde d’Irak, l’universitaire franco-kurde, Hardy Mède raconte qu’un journaliste voulant enquêter sur les pertes civiles des attaques turques au Kurdistan « irakien » a été menacé par téléphone… Hardy mède a écrit sur X (ancien Twitter): « Le nombre de civils tués par les drones turcs [au Kurdistan d’Irak] augmente, mais personne n’ose en parler. Un journaliste me disait : « j’ai voulu avec deux collègues mener une enquête sur les civils tués par le drones turcs. Un jour j’ai reçu un appel anonyme me disant : ‘Si tu continues, tu risques ta vie’. »

TURQUIE. Arrestations des Mères du Samedi à Istanbul

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TURQUIE – La police turque a bloqué la rue Istiklal menant à la place Galatasaray, où les Mères du samedi se réunissaient tous les samedis depuis près de 30 ans pour exiger le sort de leurs proches disparus en détention, et arrêté au moins 25 personnes. Les Mères du samedi (Cumartesi Anneleri), qui organisent un sit-in sur la place Galatasaray depuis 1995 pour s’enquérir du sort de leurs proches disparus en détention et exiger que les auteurs soient jugés, ont été de nouveau bloquées et détenues par la police lors du 961ème rassemblement hebdomadaire. La décision de la Cour constitutionnelle sur la violation des droits n’a pas non plus été reconnue cette semaine. Bloquant la rue Istiklal, la police a fait une annonce avant l’arrestation et a déclaré que l’action avait été interdite par le bureau du gouverneur du district de Beyoğlu. La police, qui a bloqué les Mères du samedi dans la rue Istiklal, a également empêché les journalistes de couvrir l’événement. Les Mères du samedi ont été arrêtées lors du rassemblement de la 961e semaine, en violation de la Cour constitutionnelle turque. Parmi les personnes détenues, il y avait Hanife Yıldız, Eren Keskin, Gülseren Yoleri, Mikail Kırbayır, Besna Tosun, İkbal Eren, Hüseyin Ocak, Hasan Karakoç, Ali Ocak, Oya Ersoy, Ümit Efe, Leman Yurtsever et Hünkar Yurtsever. Depuis 28 ans, les mères du samedi s’arment d’œillets contre la police turque Il y a 28 ans, les Mères du Samedi (en turc: Cumartesi Anneleri) descendaient pour la première fois sur la place Galatasaray, à Istanbul, pour exiger la fin des disparitions forcées et demander qu’on leur rende leurs proches portés disparus. Les « mères du samedi » reproche l’État turc de ne pas avoir enquêté sérieusement pour établir la vérité sur ceux qui ont disparu après leur mise en détention par les autorités turques. Selon l’Association des droits de l’Homme (IHD), entre 1992 et 1996, 792 disparitions forcés et meurtres (de journalistes, syndicalistes, médecins, enseignants, enfants ou simples paysans) par l’État ont été signalés dans les régions kurdes de Turquie. Le 25 août 2018, les autorités turques ont annoncé que le gouvernement avait interdit la réunion. Suite à cette annonce, lors de leur 700ème manifestation pacifique, les mères de samedi ont subi des violences policières et plusieurs des participants ont été arrêtés, dont Emine Ocak, une mère de plus de 80 ans. Par la suite, la cour constitutionnelle turque a déclaré que la police avait violé le droit de manifester des Mères du Samedi, en les arrêtant, mais manifestement la police d’Erdogan refuse de se conformer aux lois de son propre pays. Le 5 mai dernier, la commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe dénonçait les violations des droits en Turquie, en attirant l’attention sur les violences subies par les Mères du Samedi : « Les autorités ne respectent toujours pas le droit à la liberté de réunion pacifique des « Mères du samedi » et des autres personnes qui manifestent ce jour-là pour demander que la lumière soit faite sur la disparition de leurs proches, alors que la Cour constitutionnelle turque a déjà conclu deux fois à la violation de leur droit de manifester. Les membres de ce groupe font même l’objet d’une procédure pénale, engagée tout récemment, pour avoir exercé ce droit. La manière dont sont traitées les « Mères du samedi » est une illustration supplémentaire des risques inhérents à un contexte dans lequel les droits humains ne sont pas protégés de manière effective. »

TURQUIE. Un enfant travailleur de 9 ans mort électrocuté

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TURQUIE – Un enfant kurde de 9 ans est mort électrocuté à Kandıra où lui et sa famille travaillaient comme saisonniers dans des champs. S.A. neuf ans, dont la famille est parti de Urfa (Riha) pour Kocaeli/Kandıra en tant qu’ouvriers agricoles saisonniers, a été électrocuté près de leur tente. Tous les ans, des milliers de familles kurdes partent dans les provinces turques de l’Ouest où elles travaillent avec leurs enfants dans des champs ou cueillent des noisettes au bord de la Mer Noire contre un salaire de misère. Pendant des mois, elles travaillent dans des champs et dorment dans des tentes, sans assurance professionnelle, ni couverture médicale…   Photo non contractuelle, via Evrensel

ROJAVA. L’organisation de femmes Zénobie condamne l’attaque meurtrière turque contre des journalistes

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SYRIE / ROJAVA – L’organisation de femmes Zénobie regroupant des femmes arabes, kurdes, arméniennes, chrétiennes… a déclaré que l’attaque contre le méfia féminin JIN TV visait à faire taire la voix de la vérité qui documente les crimes de l’État turc dans le nord et l’est de la Syrie. La communauté des femmes de Zenubiya (en hommage à la reine Zénobie de Palmyre qui a défié Rome) a publié mercredi un communiqué condamnant l’attaque d’un drone turc qui a visé un véhicule appartenant au média féminin JIN TV sur la route entre Qamişlo et Amûde, dans la région autonome du nord et de l’est de la Syrie. L’attaque a tué le chauffeur Necimedîn Feysel Hec Sînan, et blessé Delila Ağît, journaliste de Jin TV. Le communiqué souligne que l’État envahisseur turc poursuit ses attaques contre le projet de nation démocratique qui a vu le jour sous la direction des femmes. Il indique que l’État turc a intensifié ses attaques contre les femmes dans le but d’écraser la volonté des femmes et de la population du nord et de l’est de la Syrie. La communauté des femmes de Zenobiya a déclaré que l’attaque contre JIN TV visait à faire taire la voix de la vérité qui révélait les crimes de l’État turc dans le nord et l’est de la Syrie.

TURQUIE. Affrontements entre policiers et jeunes Kurdes à Yüksekova

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TURQUIE / KURDISTAN – La nuit dernière, des affrontements ont éclaté à Yüksekova entre la police et des jeunes Kurdes qui protestaient contre la mort des Mères de la Paix, Adalet Safalı et Perişan Akçelik. Des riverains ont pu entendre un des policiers crier à ses collègues: « Tuons-les. Ca suffit ! », en oubliant que le micro du véhicule était ouvert. Hier soir, des jeunes de Yüksekova (Gever) ont organisé des actions de protestation pour les Mères de la Paix Adalet Safalı et Perşan Akçelik, qui ont perdu la vie mardi dernier dans un accident de la route après leur audition devant un tribunal turc. La police a attaqué les jeunes avec des balles en caoutchouc et des bombes lacrymogènes, fermant les routes à la circulation. Les affrontements entre la police et les jeunes se sont poursuivis jusque tard dans la nuit de vendredi à samedi. Vers le matin, la police a parcouru le quartier en faisant diffusé le chant nationaliste Mehter Marşı par des hautparleurs de leurs véhicules. Des riverains ont pu entendre un des policiers crier à ses collègues: « Tuons-les. Ca suffit! », en oubliant que le micro du véhicule était ouvert.

SYRIE. Des gendarmes turcs tuent un Syrien qui tentait d’entrer en Turquie

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SYRIE / ROJAVA – Un Syrien qui tentait d’entrer en Turquie a été tué sous la torture par des gardes turcs neuf jours après le meurtre d’un autre Syriens arrêté lors d’une tentative de passage vers la Turquie. Ce dernier aurait été vidé de ses organes avant qu’on abandonne son corps du côté syrien. Depuis début 2023, les gardes turcs ont tué 21 civils syriens, dont des enfants et des femmes. Un Syrien a été battu à mort par des gardes-frontières turcs après avoir été surpris en train de tenter d’entrer illégalement en Turquie, selon un rapport de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). « Un jeune homme de la province de Quneitra est mort des suites de ses graves blessures lorsqu’il a été brutalement battu et torturé par les gardes-frontières turcs à la frontière syro-turque », a rapporté l’OSDH, ajoutant qu’il tentait d’entrer illégalement sur le territoire turc depuis la campagne de Ras al-Ayn (en kurde: Serê Kanîyê) dans le nord d’Hassaké. Lors d’un incident similaire, un jeune homme qui avait été capturé lors d’une tentative de traversée illégale est mort sous la torture par les gardes-frontières turcs neuf jours plus tôt. D’après l’OSDH, son corps aurait été jeté sur le territoire syrien après que ses organes aient été prélevés (une information qui vient étayer les accusations selon lesquelles les forces armées turques sont impliquées dans le trafic d’organes des Syriens ou Kurdes arrêtés lors de leurs tentatives d’entrer en Turquie…). Depuis début 2023, le long de la frontière turco-syrienne, les forces turques ont tué 21 civils et blessés 36 autres, dont un enfant et trois femmes, selon les données fournies par l’OSDH.

L’ancien secrétaire américain à la Défense dénonce les attaques turques ciblant le Rojava

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SYRIE / ROJAVA – Les attaques de drones et d’artillerie de la Turquie ciblant quotidiennement les Kurdes syriens (enfants, civils, journalistes ou soldats…)… provoquent enfin des condamnations timides sur la scène internationale. Parmi les voix qui s’élèvent contre les attaques armées turques figure celle de l’ancien secrétaire américain à la Défense Christopher Miller qui était en tournée dans le nord et l’est de la Syrie. Lors d’une conférence de presse, Miller a souligné le besoin urgent de renforcer la stabilité dans la région. Il a évoqué les défis et les menaces qui jettent une ombre sur la région, soulignant l’importance vitale de fournir un soutien économique et politique pour renforcer la région. La tournée de Miller s’est également étendue à l’examen de la transformation démographique en cours à dans la région d’Afrin occupée par la Turquie. A ce propos, il a déclaré que sa visite en Syrie était principalement motivée par le désir d’avoir un aperçu direct de la réalité sur le terrain. Élaborant sur la situation désastreuse à Afrin, Miller a vivement critiqué la Turquie pour ce qu’il a qualifié de « guerre ouverte », soulignant l’utilisation de l’eau comme une arme contre des civils non armés. Il a appelé la communauté internationale à accorder une plus grande attention à la tragédie qui se déroule dans le nord et l’est de la Syrie en raison des violations commises par les forces turques. Abordant le contexte syrien plus large, Miller a abordé la question de la consommation de drogue, que l’Iran utilise, selon lui, comme un outil contre l’Irak et la Syrie. Il a tiré la sonnette d’alarme quant au risque d’infiltration de ces stupéfiants en Europe et aux États-Unis. Dans ce contexte, Miller a indiqué que la Coalition internationale dirigée par les États-Unis a l’opportunité de passer de la lutte contre l’État islamique (EI) à la lutte contre le trafic de drogue. Via Syriac Press