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FRANCE. Les Kurdes manifestent pour le Rojava ce samedi 19 octobre

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PARIS – Les peuples du monde sont indignés devant les attaques sanglantes de l’armée turque et ses alliés islamistes contre les populations du Rojava. Partout dans le monde, les gens descendent dans la rue pour que cesse ce massacre et la tentative de nettoyage ethnique visant les Kurdes de Syrie.  
En France, comme partout dans le monde, il y a plusieurs manifestations pour le Rojava ce samedi 19 octobre.
 L’image contient peut-être : 2 personnes, texte
Paris, où il y aura également un cortège féministe des femmes, Brest, Pau, Mulhouse, Bordeaux, Toulouse, Rennes, Orléans, Lyon, Caen, Saint Brieuc, Lille, Amiens… voici la liste (qu’on mettra à jour avec la confirmation d’autres rassemblements) des villes françaises où il y a des rassemblements en soutien au Rojava :

Pau (64) : 14h30, place Clémenceau
Paris: 15h, Place de la République
Brest (Finistère), 14 30, place de la Liberté
Saint Brieuc : 15h, place Du Guesclin
Lille: 15 h, porte de Paris
Amiens: 15h, Place de la Gare
Limoges: 14:00, Devant la Préfecture
Mulhouse: 14, Place de la Bourse
Toulouse: 11h, Métro Jean Jaures
Marseille: 13h, Canebière
Bordeaux: 14h, maison concitoyens
Lyon: 15h30, place Bellecour
Orléans: 15h, Place du Martroi
Rennes: 13h, Dalle du Colombier
Valence: 14h, place Saint-Jean
Caen: 13h, Place du théâtre
La Rochelle: 13h, place de Gabut

Une ONG franco-kurde lance un appel aux dons pour le Rojava

FRANCE – Le cardiologue et président de l’ONG franco-kurde Soleil Rouge (Roja Sor), Alexandre Koroglu appelle aux dons pour aider les civils du Rojava attaqués par la Turquie et les islamistes alliés depuis le 9 octobre derniers. (lien pour les dons ici)

Voici l’appel aux dons lancé par le Soleil Rouge : 

« APPEL À SOUTIEN HUMANITAIRE URGENT POUR LE ROJAVA !

 
Récoltons pour le Rojava ! Faites en sorte que le gouvernement participe à aider la population du ROJAVA par votre intermédiaire !
 

Plus de 240 000 personnes ont du fuir leurs maisons et des dizaines de milliers d’autres manquent d’eau, de nourriture et de soins, aidez nous à leur venir en aide!

Depuis le 9 octobre, en violation flagrante du droit international et malgré une condamnation internationale unanime, l’État turc, accompagné de milices islamistes syriennes, a attaqué le Rojava au Nord-Est de la Syrie, soulevant ainsi la possibilité d’un massacre et ouvrant la voie à la réémergence de Daech.
Ce territoire à dominante kurde, aussi grand que la Belgique, bénéficiait d’une autonomie de fait depuis la guerre civile syrienne en 2012. Une grande diversité de peuples (kurdes, arabes, syriaques, arméniens, yézidis, tcherkesses, etc) y cohabitait en paix au sein d’une expérimentation politique basée sur la démocratie directe locale, le féminisme et la parité, la reconnaissance de la pluralité culturelle, ethnique, linguistique et religieuse.
L’opération, ironiquement intitulée « Sources de paix », prétend éloigner de la frontière les forces combattantes kurdes du YPG et du YPJ. Au sein des « Forces Démocratiques Syriennes » (FDS), elles étaient jusqu’à peu les alliées de la coalition internationale pour le combat contre Daech sur le terrain avant d’être complètement abandonnées par les États-Unis.
Les cibles de l’opération ne sont pas uniquement militaires : toute la région est menacée par un massacre. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré lors de son discours à l’Assemblée générale des Nations Unies qu’il souhaitait y rapatrier plus de 2 millions de réfugiés syriens (https://www.liberation.fr/checknews/2019/10/06/la-turquie-veut-elle-rapatrier-deux-millions-de-refugies-au-nord-de-la-syrie_1755150). Ce qui ne serait possible seulement par un nettoyage ethnique de la population kurde et des autres minorités.

Un désastre humanitaire sur place

Les 4 millions de civils qui vivent sur place sont en danger. Selon le Croissant Rouge Kurde du Rojava plus de 240 000 personnes ont du fuir leurs maisons et leurs terres en se déplaçant plus au sud ou se réfugiant vers l’Irak. En date du 17 octobre, 72 victimes civiles, et 203 victimes militaires, sont à déplorer selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH).
L’aviation turque et l’artillerie visent sans discrimination cibles militaires et civiles. Des vidéos montrent, le 12 octobre, des supplétifs islamistes du groupe « Ahrar al-Sharqiya », exécutant froidement des civils interpellés sur l’autoroute principale. Havrin Khalaf, responsable du Parti pour le Futur de la Syrie, a ainsi été violentée et abattue de plusieurs balles dans la tête, le vente et la poitrine. »(https://observers.france24.com/fr/20191016-syrie-turquie-enquete-videos-exactions-milice-rebelle-syrienne-rojava-kurdes), ainsi que tous les passagers de sa voiture. Cela constitue de « possibles crimes de guerre » selon l’ONU (https://news.un.org/fr/story/2019/10/1054061).
Le dimanche 13 octobre, un convoi de civils et de journalistes a été pris pour cible, entraînant la mort de deux journalistes kurdes (https://www.liberation.fr/checknews/2019/10/15/qui-sont-les-journalistes-tues-en-syrie-lors-de-l-attaque-d-un-convoi-par-les-forces-turques_1757664). Les autorités régionales kurdes accusent Ankara d’utiliser des armes de guerre non-conventionnelles, à base de phosphore blanc ou de napalm, entraînant de graves brûlures (https://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/syrie-les-kurdes-accusent-ankara-d-utiliser-des-armes-non-conventionnelles_2103861.html).

La situation humanitaire sur place est cauchemardesque. Depuis mardi 15 octobre, les organisations et ONG internationales ont retiré toutes leurs équipes (https://www.lefigaro.fr/flash-actu/syrie-arret-total-de-l-aide-internationale-dans-le-nord-est-20191015). La plupart des journalistes étrangers ont également quitté la région. Les kurdes, ainsi que les autres minorités du Rojava, ne peuvent compter que sur leurs propres organisations.
Le Croissant Rourge Kurde, qui dispose d’une antenne locale, est en première ligne pour faire face aux immenses besoins. Mais la Turquie, qui ne le reconnait pas, n’hésite pas à bombarder ses convois sanitaires : près d’une vingtaine de membres seraient morts, selon les équipes locales. D’autres convois sont empêchés d’accéder aux blessés. Dans la ville de Serekanye où l’offensive turque se concentre, tous les hôpitaux sont ciblés. Des centaines de blessé-e-s s’accumulent dans les autres hopitaux de la région, qui n’ont pas suffisamment de moyens, de matériel et/ou de médecins disponibles pour les soigner et les opérer.
Les civils déplacés et/ou réfugiés manquent de tout pour faire face à la situation : médicaments, nourritures, abris, etc.

La solidarité internationale est urgente !

Plus que jamais, les habitants du Rojava, abandonnés à leur sort, ont besoin d’une énorme vague de solidarité internationale !
Notre association Soleil Rouge (Roja Sor) est la seule association en France qui soit directement reliée au Croissant Rouge Kurde (Heyva Sor a Kurd) au Rojava, qui fait directement face aux besoins sur place. Nous travaillons en coordination avec le réseau européen et international du Croissant Rouge du Kurdistan dans près d’une quinzaine de pays (France, Allemagne, Italie, Autriche, Suisse, Japon, Belgique, Norvège, Royaume-Uni, Suède, Pays-Bas, Allemagne, Gouvernement Régional du Kurdistan d’Irak).

Notre réseau européen lance aujourd’hui un appel à l’aide et au soutien humanitaire international pour une première levée en urgence de 500 000 euros (https://www.rudaw.net/english/middleeast/syria/151020192) !
En France, nous visons un premier palier de 100 000 euros dans les jours à venir !

Comment seront utilisés les fonds ?

L’argent collecté servira à répondre aux besoins humanitaires urgents sur place :

  • L’aide aux centaines de milliers de déplacés et aux réfugiés : eau, nourriture, couverture, abris, etc
  • Les nombreux besoins médicaux : la région étant sous embargo, l’acheminement de convoi humanitaire est très difficile. Les équipes humanitaires sur place doivent acheter par leurs propres filières, à des coûts réhaussés. Il faut également des moyens financiers pour soutenir les équipes humanitaires et médicales sur place, qui sont gravement sous pression.
  • Il permettra également de financer le départ imminent d’un convoi européen d’une dizaine de professionnels (médecins, urgentistes, anesthésistes, chirurgiens, etc) spécialisés en médecine de guerre et en interventions immédiates.

Récoltons 100 000 euros pour le Rojava !

Faites en sorte que le gouvernement participe à aider la population du ROJAVA par votre intermédiaire : les dons sont déductibles à hauteur de 66 % de vos impôts. Il faut veiller à transmettre votre nom et prénom ainsi que votre adresse postale pour obtenir votre justificatif fiscal.
Vous pouvez envoyer vos dons directement par la cagnotte HelloAsso, de manière anonyme si vous le souhaitez.
Ou bien vous pouvez utiliser les moyens suivant :
1. Par chèque,  au siège de l’association : 2, passage du fossé noir 10120 ST André les Vergers ;
2. Par virement
Banque : CIC TROYES HOTEL DE VILLE
IBAN : FR7630087335000002074770150
BIC : CMCIFRPP

Plus d’informations ici :

  • Contact : contact@rojasorfrance.com

Des universitaires appellent au boycott des institutions parrainées par la Turquie

Suite à l’offensive turque contre le Rojava, des dizaines d’universitaires et d’éminents chercheurs ont lancé un appel au « Boycott des institutions universitaires et culturelles parrainées par le gouvernement turc ».
 
Un appel au Boycott des institutions académiques et culturelles parrainées par le gouvernement turc a été approuvé par un groupe d’éminents chercheurs dans les domaines de l’impérialisme occidental, du colonialisme des colons, de l’histoire et des anthropologies du Moyen-Orient et/ou du monde arabe ; études de genre, études raciales critiques, études du génocide et violence politique.
 
L’envergure régionale de ces chercheurs et artistes représente un large éventail de domaines, tant au Moyen-Orient qu’ailleurs, y compris : Syrie, Kurdistan, Iran, Irak, Turquie, Palestine, Israël, Egypte, Arménie et diasporas arméniennes, Tunisie, Yémen, Afrique du Sud, Soudan, Inde, Maroc, Amérique latine, Etats-Unis, Canada, France, Allemagne, Catalogne, Pays Basque, Irlande, Royaume-Uni et de nombreux autres pays. Vous trouverez également parmi les sponsors qui font appel à nous de nombreux artistes de premier plan du monde entier. C’est un appel à arrêter la guerre et non seulement cela, mais aussi à promouvoir activement les idées incarnées par Rojava !
 
Le professeur David Graeber a déclaré : « Le Rojava est une lueur d’espoir pour les peuples du monde. Il est confronté à la perspective d’un génocide pur et simple. C’est la responsabilité des êtres humains décents de comprendre que la neutralité n’est pas une option. » ANF 
 

Signataires :Nadje Al-Ali (USA) ; Nadya Ali (United Kingdom) ; Giuseppe Acconcia (Italy) ; Eduardo Almeida Acosta (Mexico) ; Biko Agozino (Niger); Dibyesh Anand (United Kingdom) ; Massimo de Angelis (United Kingdom) ; Latife Akyuz (Germany) ; Arjun Appadurai (USA) ; José Arbex Jr (Brasil) ; Viviana Asara (Austria) ; Beatriz Aurora (Mexico) ; Dario Azzellini (USA)

Etienne Balibar (France) ; Fiorenzo Bartolini (Italy) ; Jerome Baschet (France) ; Luca Basso (Italy) ; Matteo Battistini (Italy) ; Niccolò Bertuzzi (Italy) ; Piero Bevilacqua (Italy) ; Franco Berardi Bifo (Italia) ; Gianfranco Bianchi (Italy) ; Janet Biehl (USA) ; Alberto Bonnet (Argentina) ; Lorenzo Bosi (Italy) ; Simon Boxley (United Kingdom) ; Bob Brecher (United Kingdom) ; Giuseppe Lo Brutto (Mexico) ; Kathleen Bryson (United Kingdom)

Heriberto Cairo Carou (Spain) ; Dora Carpenter (United Kingdom); Alicia Castellanos Guerrero (Mexico) ; Eduardo Viveiros de Castro (Brasil) ; David Cayley (Canada) ; Donatella di Cesare (Italy) ; Daniela Chironi (Italy) ; Sandro Chignola (Italy) ; Noam Chomsky (USA) ; Rossella Ciccia (Italy) ; Shannon Clark (USA) ; Gilberto Conde (Mexico) ; Philippe Corcuff (France) ; Amaranta Cornejo Hernández (Mexico) ; Maria Adele Cozzi (Italy) ; Scott Crow (USA) ; Martin Cuneo (Mexico) ; Niccolò Cuppini (Italy) ;

Angela Davis (USA) ; Pierre Dardot (France); Raul Delgado Wise (USA) ; Adam Drazin (England) ; Vincent Dubois (France) ; Barbara Duden (Germany) ; Koshka Duff (United Kingdom) ; Ines Duran Matute (USA)

Mercedes Escamilla (Mexico) ; Arturo Escobar (USA) ; Gustavo Esteva (Mexico) ; Selim Eskiizmirliler (France)

Laura Fantone (USA) ; Didier Fassin (France) ; Georgiy Fedorov (Russia) ; Carlos Figueroa (Mexico) ; Daniele Fini (Mexico) ; Umberto Franchi (Italy) ; Caterina Francesca Guidi (Italy)

Mónica Gallegos Ramírez (Mexico) ; Alfonso Garcia Vela (Mexico) ; Imanol Antonio García Verges (Mexico) ; Francesca Gargallo (Mexico) ; Stratos Georgoulas (Greece) ; Federica Giardini (Italy) ; Jonathan Gilhooly (United Kingdom) ; Barry K. Gillis (United Kingdom) ; Alfonso Giordano (Italy) ; Roberto Giovannini (Italy) ; Antonella Giusti (Italy) ; Michelle Glowa (USA) ; Alice Dal Gobbo (Italy) ; Alejandro González Vera (Mexico ; Edith Gonzales (Mexico) ; Aleksandr Buzgalin Gonzalo Berron (Brasil) ; David Graeber (United Kingdom); Christopher Griffin (United Kingdom); Andrej Grubacic (USA) ; Raquel Gutierrez (Mexico)

Donna Haraway (USA) ; Michael Hardt (USA) ; David Harvey (USA) ; Francesca Helm (Italy) ; Joana Lilli Hofstetter (Italy) ; Amaranta Cornejo Hernández (Mexico) ; Oliver Gabriel Hernandez Lara (Mexico) ; Luke Heslop (England) ; José Hildelgardo Gómez Sención; John Holloway (Mexico) ; Seth Holmes (USA)

Patrick Illmer (Mexico) ; Daniel Inclán (Mexico) ; Joost Jongerden (Holland) ; Boris Kagarlitsky (Russia) ; Evelyn Fox Keller (USA) ; Joanna Kellond (United Kingdom) ; Sami Khatib (Germany) ; Esther Patricia King Davalos (Mexico) ; Alexandros Kioupkiolis (Greece) ; Ashish Kothari (India) ; Martin Krymkiewicz (Argentina)

Edgardo Lander (Venezuela) ; Christian Laval (France) ; Gabriela di Lauro Bentivogli (Mexico) ; Michèle Leclerc-Olive (France) ; Xochitl Leyva Solano (Mexico) ; Lucia Linsalata (Mexico) ; Nestor Agusto Lopez (Mexico) ; Gilberto López y Rivas (Mexico) ; Mina Lorena Navarro (Mexico) ; Mimmo Lucano (Italy) ; Stefano Lucarelli (Italy) ; Antonio Lucci (Italy)

Zeina Maasri (United Kingdom) ; Deborah Madden (United Kingdom) ; Stephen Maddison (United Kingdom) ; Shannon Maloy (USA) ; Marcello Maneri (Italy) ; Sylvia Marcos (Mexico) ; Giacomo Marramao (Italy) ; Joan Martinez Alier (Spain) ; Fernando Matamoros Ponce (Mexico) ; Sabrina Melendez (USA) ; Sandro Mezzadra (Italy) ; Lea Melandri (Italy) ; Luis Menéndez Bardamo (Argentina) ; Targol Mesbah (USA) ; Angela Micheli (Italy) ; Juan Carlos Mijangos Noh (Mexico) ; Màrgara Millán (Mexico) ; Fabio Milana (Italy) ; Wu Ming (Italy) ; Nicholas Mirzoeff (USA) ; Jason W. Moore (United Kingdom) ; Dalia Morales (Mexico) ; Ana Paula Morel (Brasil) ; Laurent Mucchielli (France)

Katerina Nasioka (Greece) ; Mina Lorena Navarro (Mexico) ; Toni Negri (USA) ; Micheál O’Connell (United Kingdom) ; Anna Ochkina (Russia) ; Paola Olimpia Muñoz Ojeda (Mexico) ; Gilca Garcia de Oliveira (Brasil) ; Larisa de Orbe (Mexico) ; Roberto Xavier Ochoa Gabaldón (Mexico) ; Vicente Ordóñez (Spain) ; Raúl Ornelas (Mexico) ; Juan Miguel Ortiz Reparaz (Spain)

Estefania APalacios (USA) ; Turi Palidda (Italy) ; Maurizio Pallante (Italy) ; Agustín Parra Ramírez (Mexico) ; Carole Pateman (USA) ; Dimitris Pavlopoulos (Holland) ; Marie Petersmann (Holland) ; Christy Petropoulou (Greece) ; Alison Phipps (United Kingdom) ; Mario Piccinini (Italy) ; Adrienne Pine (USA); Balam Pineda Puente (Mexico) ; Donatella Della Porta (Italy) ; Martín Portos (Italy)

Shahid Qadir (United Kingdom) ; Edon Qesari (Albania) ; Eija Ranta (Island) ; Paola Rafanelli(Italy) ; Mehmet Rauf Kesici (Germany) ; Alisa Del Re (Italy) ; Jill Rease (United Kingdom) ; Anabel Rieiro (Urugay) ; Luisa Riley (Mexico) ; Jeroen Rijnders, (Norway) ; Augusto Salvador Romero Robledo (Mexico) ; Jean Robert (Mexico) ; Jerome Roos, (United Kingdom) ; Anna Rosa (Italy); Rosa Rosano (France) ; Justin Rosenberg (United Kingdom) ; Manuel Rosenthal (Egitto) ; Maura Rubichi (Italy) ; Paola Rudan (Italy) ; Andrès Ruggeri (Argentina) ;

Devi Sacchetto (Italy) ; Charlotte Maria Saenz (USA) ; Raffaele K. Salinari (Italy) ; Raphael Salkie (United Kingdom) ; Jorge Alonso Sánchez (Mexico) ; Jorge Alonso Sanchez (Mexico) ; Maria Eugenia Sanchez de Riveira (Mexico) ; Elaine Santos (Portugal) ; Saskia Sassen (USA) ; Pierre Sauvetre (France) ; Michela Scipioni (Italy) ; Joan W. Scott (USA) ; Giovanni Scotto (Italy) ; Rebecca Searle (United Kingdom) ; Rita Laura Segato (Brasil) ; Jan Selby (United Kingdom) ; Benjamin Selwyn, (United Kingdom) ; Vittorio Sergi (Italy) ; Teodor Shanin (United Kingdom) ; Arianne Shahvisi (United Kingdom) ; Oleg Shein ; Eugenia Siapera (Ireland) ; Marina Sitrin (Argentina) ; Boaventura de Sousa Santos (Portugal) ; Victoria Stadheim (United Kingdom) ; Anna Stavrianakis (United Kingdom) ; Rebecca Solnit (USA) ; Luigi Sonnefeld (Italy) ; Anna Stavrianakis (United Kingdom)

Michael TTaussig (USA) ; Luis de Tavira (Mexico) ; Astra Taylor (USA) ; Benno Teschke (United Kingdom) ; Sergio Tischler (Mexico) ; Catalina Toro Perez (Colombia) ; Mauricio Torres (Brasil) ; Jesús Torres Nuño

Sergio Uribe (Mexico) ; Livia Vargas Gonzales (Venezuela) ; Asli Vatansever (Germany) ; Benedetto Vecchi (Italy) ; Carlo Vercellone (France) ; Paolo Vernaglione Berardi (Italy) ; Francisco Javier Villanueva Vázquez (Mexico) ; Juan Villoro (Mexico) ; Stefano Visentin (Italy)

Juan Wahren (Argentina) ; Jem Wall (United Kingdom) ; Gavin Walker (Canada) ; Lesley Whitworth (United Kingdom) ; Halil Ibrahim Yenigun (USA) ; Deniz Yonucu (Germany) ; Aldo Zanchetta (Italy) ; Raúl Zibechi (Uruguay) ; Cecilia Zeledón (Mexico)

[Images] Crimes de guerre commis par la Turquie au Rojava

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SYRIE / ROJAVA – Attention, quelques images choquantes de blessés lors des attaques barbares turco-jihadistes contre les Kurdes du Rojava depuis le 9 octobre dernier.

Les responsables kurdes déclarent que des armes prohibées sont également utilisées contre eux, avec des images de civils et d’enfants portant des brûlures graves comme preuves.

Rappelons également l’exécution, torture et viol des civils et de combattants par les mercenaires de la Turquie. A voir sur ce lien : Enquête : des vidéos démontrent les exactions d’une milice proturque dans le nord de la Syrie 

 

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#RiseUp4Rojava #DefendRojava #NoFlyZone4Rojava

Amnesty dénonce les crimes de guerre commis par la Turquie au Rojava

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Image d’un enfant brûlé à Serekaniye (Ras al-Aïn) à cause des armes prohibées utilisées par les forces turco-jihadistes, selon les responsables kurdes.

 

TURQUIE VS ROJAVA – « Les forces turques et leurs supplétifs syriens ont commis lors de leur offensive contre les forces kurdes dans le nord syrien des crimes de guerre, dont des exécutions sommaires et des attaques meurtrières contre des civils », a dénoncé vendredi 18 octobre Amnesty International.
 
Un enfant brûlé lors des attaques turques contre le Rojava
L’ONG de défense des droits humains évoque des preuves accablantes de crimes de guerre. L’organisation se base sur les témoignages de 17 personnes -secouristes, travailleurs médicaux, déplacés, journalistes et humanitaires. Les informations recueillies fournissent des preuves accablantes d’attaques sans discriminations contre des zones résidentielles, selon l’ONG. Amnesty rapporte le témoignage d’un secouriste du Croissant rouge kurde qui dit avoir retiré des corps des décombres après un raid turc le 12 octobre sur le village de Salhiyé près d’une école, où des déplacés avaient trouvé refuge. «Je ne pouvais pas dire si (les enfants tués étaient) des garçons ou des filles, parce que les corps étaient noirs comme du charbon», raconte le secouriste. (AFP)
 
Un enfant blessé lors des attaques turques contre le Rojava

Article (en anglais) de l’Amnesty :
 
Syria: Damning evidence of war crimes and other violations by Turkish forces and their allies
Turkish military forces and a coalition of Turkey-backed Syrian armed groups have displayed a shameful disregard for civilian life, carrying out serious violations and war crimes, including summary killings and unlawful attacks that have killed and injured civilians, during the offensive into northeast Syria, said Amnesty International today.
 
The organization gathered witness testimony between 12 and 16 October from 17 people including medical and rescue workers, displaced civilians, journalists, local and international humanitarian workers, as well as analyzing and verifying video footage and reviewing medical reports and other documentation.
 
The information gathered provides damning evidence of indiscriminate attacks in residential areas, including attacks on a home, a bakery and a school, carried out by Turkey and allied Syrian armed groups. It also reveals gruesome details of a summary killing in cold blood of a prominent Syrian-Kurdish female politician, Hevrin Khalaf, by members of Ahrar Al-Sharqiya, part of the Syrian National Army, a coalition of Syrian armed groups equipped and supported by Turkey.
 
“The Turkish military offensive into northeast Syria has wreaked havoc on the lives of Syrian civilians who once again have been forced to flee their homes and are living in constant fear of indiscriminate bombardment, abductions and summary killings. Turkish military forces and their allies have displayed an utterly callous disregard for civilian lives, launching unlawful deadly attacks in residential areas that have killed and injured civilians,” said Kumi Naidoo, Secretary General of Amnesty International.
 
Turkish military forces and their allies have displayed an utterly callous disregard for civilian lives, launching unlawful deadly attacks in residential areas that have killed and injured civilians
Kumi Naidoo, Secretary General of Amnesty International
“Turkey is responsible for the actions of the Syrian armed groups it supports, arms and directs. So far, Turkey has given these armed groups free rein to commit serious violations in Afrin and elsewhere. We call on Turkey again to end violations, hold perpetrators accountable, and protect civilians living under their control. Turkey cannot evade responsibility by outsourcing war crimes to armed groups.”
 
The Kurdish-led administration’s health authority in northeast Syria said on 17 October that at least 218 civilians have been killed in Syria, including 18 children, since the offensive began.
 
According to the Turkish authorities, 18 civilians have died and 150 have been injured in Turkey up to 15 October, as a result of mortar attacks they attribute to Kurdish forces in Syria. If Kurdish forces are firing imprecise explosive weapons into civilian areas in Turkey this would violate international humanitarian law. They should stop such unlawful attacks immediately.
 
Attacks on civilians in northeast Syria
 
In one of the most horrific attacks documented, a Kurdish Red Crescent worker described how he pulled bodies from the wreckage of a Turkish air strike on 12 October at around 7am, in which two munitions landed near to a school in Salhiye, where civilians displaced by the fighting had sought shelter.
 
“Everything happened so fast. In total, there were six injured and four killed, including two children. I couldn’t tell if they were boys or girls because their corpses were black. They looked like charcoal. The other two people killed were older men, they looked older than 50. Honestly, I am still in shock,” he said, adding that the nearest frontline was more than 1km away and that there no fighters or military objectives in the vicinity at the time of the attack.
 
Another Kurdish Red Crescent worker described to Amnesty International his attempts to rescue an 11-year-old boy and an eight-year-old girl who were injured when mortars landed as they played outside their home near al-Salah mosque in Qamishli. He said that Qamishli had come under heavy indiscriminate attack since 10 October and residential homes, a bakery and restaurant had been struck.
 
“The boy was injured in his chest. The injury was horrible. He had an open wound… and he couldn’t breathe. It looked like a [piece of] shrapnel ripped his chest open,” the Kurdish Red Crescent worker said.
 
The boy later died of his wounds. His sister was also struck by shrapnel in the attack and doctors were forced to amputate part of her leg below the knee. The rescue worker said there were no military bases or checkpoints anywhere in the vicinity.
 
In a separate incident on 13 October, according to independent international monitors, a Turkish air strike on a market struck a civilian convoy that included several journalists travelling between Qamishli and Ras al-Ain. According the Kurdish Red Crescent six civilians, including one journalist, were killed in the incident and 59 people were injured. A journalist who was present on the scene and witnessed the attack described it as “an absolute massacre”. He said the convoy was made up of around 400 civilian vehicles and that there were no fighters present, only a handful of armed guards protecting the convoy.
 
“All parties to the conflict must respect international humanitarian law, which requires that all feasible precautions are taken to avoid, or at least, minimize civilian harm. Striking a civilian convoy is inexcusable,” said Kumi Naidoo.
 
“There is also no justification for indiscriminately shelling civilian areas using imprecise weapons such as mortars. Such unlawful attacks must be investigated and those responsible held to account.”
 
All parties to the conflict must respect international humanitarian law, which requires that all feasible precautions are taken to avoid, or at least, minimize civilian harm.
Kumi Naidoo, Amnesty International
The USA is the largest exporter of weapons to Turkey. Other suppliers include Italy, Germany, Brazil and India. Amnesty International is calling on states to immediately suspend arms transfers to Turkey and other parties to the conflict in Syria, including Kurdish forces, against whom there are credible allegations of serious violations of international law, of weapons that could be used to commit or facilitate human rights violations.
 
Summary killings and abduction
 
Amnesty International also corroborated witness testimony, verified video footage and reviewed a medical report to shed light on how Hevrin Khalaf, a Kurdish female politician and Secretary General of the Future Syria political party, was ambushed on 12 October on the international highway linking Raqqa to Qamishli. She was dragged out of her car, beaten and shot dead in cold blood by fighters from Ahrar al-Sharqiya. They also summarily killed her bodyguard.
 
On the same day and location Ahrar al-Sharqiya fighters also captured and then killed at least two Kurdish fighters. They also abducted two civilian men, both of whom work with a local medical organization and were transporting medicine at the time they were captured. Family members confirmed to Amnesty International that their whereabouts remained unknown. Amnesty International verified the time and date of the videos showing that the summary killings and abduction of the two civilians carried out on the afternoon on 12 October.
 
Killing defenseless people in cold blood is utterly reprehensible and a blatant war crime.
Kumi Naidoo, Secretary General of Amnesty International
Hervin Khalaf’s close friend told Amnesty International that when she tried to call Hevrin’s phone, a man who identified himself as a Syrian armed opposition fighter answered. In Arabic, he told her: “You Kurds are traitors, all of you in the [PKK] party are operatives” and informed her that Hevrin had been killed.
 
A medical report seen by Amnesty International lists a series of injuries inflicted on Hevrin Khalaf, including multiple gunshot wounds to the head, face and back as well as fractures to her legs, face and skull, detachment of skin from her skull and loss of hair as a result of being dragged by the hair.
 
“Killing defenseless people in cold blood is utterly reprehensible and a blatant war crime. Ahrar’s al-Sharqiya’s murder of Hevrin Khalaf and others must be independently investigated and the perpetrators brought to justice. Turkey has a responsibility to stop war crimes and violations committed by forces under its control. Unless Turkey reins in its proxy forces and ends impunity for violations, it will encourage further atrocities,” said Kumi Naidoo.
 
Deteriorating humanitarian situation
 
Local and international aid workers told Amnesty International that the US withdrawal from northeast Syria, Turkey’s military offensive and the Syrian government joining the fray was a combination of worst-case scenarios happening all at once.
 
There are real fears about whether the 100,000 displaced are getting enough food, clean water and medical supplies – and how those in need will continue to receive assistance in the longer term. In camps for the internally displaced, such as al-Hol, the population is entirely dependent on humanitarian aid. A group of 14 international humanitarian organizations warned on 10 October that the offensive could lead to cutting off aid to the population, while the ICRC warned a few days later that hostilities could lead to the displacement of 300,000 people, with serious concerns about water shortages.
 
Many of those displaced have nowhere to go and are sleeping out in the open, in gardens and in the streets. Some have sought shelter in schools.
 
In the town of Derbassiya, around 90% of the population are people who were displaced from their homes and moved there. One man in Derbassiya, who fled with his family, told Amnesty International that around half were staying with relatives in the south and the rest had sought shelter in schools and mosques.
 
“There are no humanitarian organizations in south Derbassiye. We didn’t see anything from them. We need basic supplies like water, food, clothes, blankets and mattresses. We need a medical clinic… Winter is on its way. We need a solution especially for the families who are living outside in the open,” he said.
 
A humanitarian aid worker told Amnesty International: “People already suffering from chronic diseases will be at huge risk. Their survival will depend on how long this fighting lasts, and whether we are able to operate going forward.”
 
All parties to the conflict including Turkey, armed groups allied to Turkey, as well as Syrian government and Kurdish forces must provide unfettered access to local and international humanitarian organizations
Kumi Naidoo, Secretary General of Amnesty International
Many expressed serious concerns that the security situation would lead to further evacuation of international staff and that the advance of Syrian government forces could pose risks to local Arab and Kurdish staff, as well as to displaced civilians who fled other parts of Syria. There are also fears that the ability of aid agencies to carry out crucial cross-border operations to deliver aid would be limited.
 
“All parties to the conflict including Turkey, armed groups allied to Turkey, as well as Syrian government and Kurdish forces must provide unfettered access to local and international humanitarian organizations, » said Kumi Naidoo.
 
“Turkey’s continued military offensive has driven thousands of already displaced people from what had been places of safe shelter. Turkey’s actions risk hampering the delivery of life-saving assistance and medical aid to those in need, causing a full-blown humanitarian catastrophe in a country already ravaged by war. »
 
 

ROJAVA. Résumé d’une semaine de tricheries de Trump et de la Turquie contre les Kurdes*

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(*dans le langage courant des médias américains, bien que leurs forces et leur région soient multiethniques)
 
L’armée américaine a persuadé les « Kurdes » des YPG/J de détruire les tunnels défensifs à la frontière avec la Turquie en promettant de ne pas permettre à l’armée turque d’envahir Rojava et le nord de la Syrie.
 
Une partie de l’accord impliquait que les Kurdes laissent les Etats-Unis et la Turquie passer à travers et survoler les régions kurdes pour observer les progrès, ce qui a permis à la Turquie de voir tous les obstacles à une attaque.
 
Trump a eu un appel téléphonique avec Erdogan et lui a donné le feu vert pour l’envahir, trahissant les alliés kurdes des USA qui ont perdu 11.000 combattants en battant DAECH / ISIS au cours des 5 dernières années – comparé aux Etats-Unis qui en ont perdu 6.
 
Le gouvernement américain, le département d’État, le département de la Défense, etc. n’étaient pas d’accord avec la décision de retrait de Trump, 90% du Congrès américain la condamne, et probablement 95% du public américain était en désaccord avec elle, mais il le fait quand même.
 
Trump s’est inquiété qu’il a commis une erreur et que son propre peuple se retournerait contre lui, qu’il a besoin de lutter contre la destitution, alors il a écrit à Erdogan une lettre juvénile en disant « Nous allons trouver un accord… ne soyez pas idiot, je vous appelle plus tard » – que Erdogan a ignorés et jetés à la poubelle.
 
La Turquie a décidé d’envahir le Rojava / nord de la Syrie pour nettoyer ethniquement une « zone de sécurité » génocidaire de 30 km exempte de Kurdes, qu’elle a l’intention de repeupler avec 2-3 millions de réfugiés syriens non kurdes d’autres régions de Syrie résidant actuellement en Turquie, qui sont fidèles à Erdogan.
 
La Turquie a commencé à bombarder aveuglément des villes kurdes, provoquant la fuite de 300 000 civils.
 
La Turquie a envoyé sa coalition djihadiste « ANS » (armée nationale syrienne) en tant que troupes de choc, et ils ont commencé à piller et à exécuter des personnes sur la route, dont une femme politique kurde qui a été brutalement tuée dans une vidéo (Hevrin Khalaf). Les médias turcs ont ensuite célébré sa mort atroce.
 
Désireuse de sauver leur force de substitution anti-kurde, DAECH, plus efficace que l’ASN mais prisonnière des Kurdes, la Turquie a alors commencé à bombarder les murs des prisons de DAECH et à bombarder les clôtures des camps des familles de DAECH, ce qui a eu pour conséquence que 900 d’entre eux ont fui et se sont échappés. Cependant, il reste encore environ 80 000 militants de DAECH et leurs familles [pas encore sauvés par la Turquie].
 
La Turquie s’est fâchée que les troupes américaines ne partent pas de Kobanê, alors l’armée turque a tiré sur un avant-poste américain pour les faire fuir.
 
Leur plan a fonctionné, car le lendemain, Trump a dit qu’il retirait toutes les troupes américaines du nord de la Syrie. En sortant, l’armée de l’air américaine a bombardé ses propres bases anti-EI. La Russie a pris le relais de ceux qu’ils n’ont pas fait sauter.
 
Alors que la Turquie commence à bombarder lourdement les villes kurdes, les Kurdes demandent aux Etats-Unis une zone d’exclusion aérien (« no-fly zone »), pour au moins rendre le combat équitable car ils n’ont jamais reçu de canons anti-aériens, mais les Etats-Unis l’ont refusé.
 
Les forces kurdes ont donc demandé à la Russie et à Assad de protéger le ciel de la Turquie et de leur donner une zone d’exclusion aérienne contre les jets turcs.
 
Les Etats-Unis décident que bien qu’ils ne protégeront pas leurs alliés kurdes des bombes turques des 5 dernières années, ils ne veulent pas non plus que la Russie et Assad le fassent, alors les Etats-Unis ont essayé d’empêcher les troupes d’Assad d’entrer à Manbij.
 
Les forces d’Assad finissent par entrer et mettent en place des défenses aériennes à Manbij.
 
Les généraux de Trump qui craignent que sa décision de retrait total n’offre un énorme cadeau géostratégique à l’Iran (l’allié d’Assad), essaient de tergiverser et de dire que les Etats-Unis peuvent rester, ou au moins protéger Kobanê, et qu’ils ne veulent pas quitter les champs pétroliers de Deir ez-Zor, ou quitter Al-Tanf [base militaire des États-Unis, située dans le gouvernorat de Homs] et [permettre] un « pont chiite » de Beyrouth à Téhéran, afin que les Kurdes ne puissent conclure un marché avec Assad et la Russie.
 
Pendant ce temps, des centaines de manifestations dans le monde entier condamnent la tentative de génocide de la Turquie, et la Turquie commence à perdre la guerre des relations publiques, et le Congrès américain impose des sanctions économiques à la Turquie jusqu’à ce qu’il arrête l’invasion.
 
Trump commence à dérailler en disant que les Kurdes ne sont pas de véritables alliés puisqu’ils ne les ont pas aidé à Normandie pendant la Seconde Guerre mondiale, et que les Kurdes ne sont « pas des anges », et les qualifie essentiellement de mercenaires uniquement intéressés par l’argent ou leur propre terre, et dit ensuite honteusement que les guérillas kurdes qui ont sauvé 40.000 Yézidis du génocide de Sinjar, sont réellement « pire » que DAECH dans bien des domaines (…) ».
 
Les forces kurdes se regroupent et organisent une vaste contre-offensive et commencent à repousser les troupes turques de l’ASL et à reprendre la ville de Serê Kaniyê (Ras al-Ayn). La situation devient si grave que la Turquie commence à fermer son mur frontalier derrière elle, empêchant les jihadistes en fuite de s’échapper.
 
Voyant qu’ils commencent à perdre, la Turquie commence à utiliser des armes chimiques pour obtenir un avantage sur le champ de bataille, mais leur utilisation est révélée dans la presse et ce n’est toujours pas efficace pour arrêter la contre-attaque kurde.
 
Les forces kurdes commencent à pousser les forces turques hors de la Syrie, qui sont maintenant confrontées à la possibilité embarrassante d’une défaite, et en réponse, Trump envoie le vice-président Pence en Turquie pour rencontrer Erdogan et négocier un soi-disant « cessez-le-feu ».
 
Cependant, les Kurdes, les Syriens et les Russes ne sont pas invités à ce « cessez-le-feu », et les Etats-Unis (qui disent qu’ils partent) et la Turquie (qui envahit illégalement) acceptent avec arrogance un plan de reddition de 5 jours pour donner une victoire à l’armée turque sans la gagner, où les forces kurdes ont 120 heures pour battre en retraite et permettre le plan de nettoyage ethnique de toute leur région sans résistance.
 
Leur « cessez-le-feu » donne également 5 jours à la Turquie pour apporter davantage d’armes lourdes et de chars sans être attaquée, et crée une situation où si les Kurdes continuent sur leur lancée et chassent la Turquie de Syrie – ce qu’ils seraient justifiés de faire – ils seront considérés comme les « méchants » agresseurs qui ont rompu ce que l’on appelle le « cessez-le-feu », dont ils n’ont pas accepté et pour lesquels, ironiquement, on ne les a jamais invités à discuter.
 
Le soi-disant « cessez-le-feu » donne également 5 jours aux protestations mondiales pour se calmer, met fin aux sanctions économiques du Congrès américain contre la Turquie, et donnera l’impression que ce sont les Kurdes qui ne suivent pas le plan dans 5 jours, quand ils refusent manifestement de battre en retraite et acceptent leur propre déplacement ethnique.
 
Pour conclure, il y avait déjà une « zone de sécurité » dans le nord de la Syrie, elle s’appelait le Rojava, et la Turquie l’a envahie et a apporté la mort et la destruction avec la bénédiction de Trump. La Turquie doit quitter chaque centimètre de la Syrie qu’elle occupe illégalement (y compris Afrin, etc.) et les Etats-Unis – à qui on ne peut pas faire confiance à cause de Trump à ce point – peuvent suivre derrière eux.
 
Quant aux Kurdes (en abrégé ici pour la coalition multiethnique des Arabes, Assyriens, Syriens, Syriens, Turkmènes, Arméniens, Arméniens, Circassiens etc. qui résident dans le nord de la Syrie et les volontaires occidentaux et même turcs qui combattent à leurs côtés) ils devraient se tenir à la frontière avec la Syrie, l’armée d’Assad et la couverture aérienne russe si elle leur est assurée. La Turquie sont les envahisseurs qui commettent des crimes de guerre et ce sont eux qui doivent battre en retraite. De plus, le criminel attaquant ne devrait pas avoir à décider quand les tirs défensifs cesseront.
 

ROJAVA. Appel urgent pour un « corridor humanitaire » à Serêkaniyê

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ROJAVA – Les organisations de la société civile du nord et de l’est de la Syrie ont appelé à l’ouverture d’un « couloir humanitaire » à Serêkaniyê, déclarant que l’État turc visait les civils et les équipes médicales.

L’appel est adressé à la coalition internationale emmenée par Washington, mais aussi à la Russie, allié du régime de Bachar al-Assad

L’Organisation de défense des droits humains de la région de Cizire, l’Union des avocats syriens du nord et de l’est, le Conseil de justice sociale de Cizire et le Centre de recherche et de protection des droits des femmes syriennes du nord et de l’est ont publié un communiqué conjoint sur l’incursion turque visant à envahir le nord de la Syrie.
 
Invitant instamment les organisations internationales de défense des droits humains à prendre des mesures immédiates pour mettre fin aux attaques de la Turquie, les ONG ont appelé à l’ouverture d’un corridor humanitaire pour l’évacuation en toute sécurité les blessés à Serêkaniyê (Ras al-Aïn).
 
Voici leur communiqué :
 
« Les territoires du nord et de l’est de la Syrie sont confrontés aux attaques violentes de l’Etat turc. Les forces de l’État turque et les mercenaires alliés ont utilisé toutes sortes d’armes lourdes lors de leurs attaques terrestres et aériennes. Des centaines de civils sont morts et des centaines d’autres blessés à la suite des attaques qui ont également endommagé les systèmes d’infrastructure et détruit les habitations.
 
Au cours des trois derniers jours, l’armée d’occupation turque a formé un cercle (…) visant à empêcher l’évacuation de civils dans la région et à répondre à leurs besoins fondamentaux et médicaux. Les attaques qui visent également les équipes médicales mettent la vie des civils et des blessés en grand danger. L’État turc occupant s’attaque à la ville de Serêkaniyê et à ses environs, depuis les airs et le sol, depuis tôt ce matin. Ces attaques pourraient entraîner un désastre humanitaire car les forces de l’État turc commettent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en violation des lois internationales.
 
L’Etat turc est responsable des crimes de guerre commis dans le nord et l’est de la Syrie. Nous appelons les Nations Unies, le Conseil de sécurité et la Ligue arabe à mettre fin aux attaques contre le nord et l’est de la Syrie et à ouvrir un couloir humanitaire à Serêkaniyê afin de permettre l’évacuation en toute sécurité des blessés en recourant à une initiative d’urgence. »
 
Les Forces démocratiques syriennes (FDS) opposent une résistance acharnée à Ras al-Aïn, grâce à un réseau de tunnels, tranchées et remblais.
 
L’offensive turque a fait depuis le 9 octobre au moins 72 morts parmi les civils et 203 parmi les combattants des FDS, selon un dernier bilan de l’OSDH. En outre, 171 membres des forces supplétives syriennes ont été tués, selon l’OSDH.
 
 
 
 

ROJAVA. Le commandant des FDS : Nous contrecarrerons les attaques de l’occupation en résistant

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Le commandant général des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazlum Abdi, a déclaré que l’objectif de l’Etat turc était d’envahir la région, mais a ajouté que les FDS résisteraient à cette invasion jusqu’au bout.
 
S’adressant à Ronahi TV, le commandant kurde des FDS, Mazlum Abdi a déclaré au sujet de sa conversation téléphonique avec Donald Trump : « Dans notre conversation téléphonique avec le Président, je lui ai dit que nous chercherions un accord avec le régime et la Russie et que nous lutterions ensemble contre l’invasion turque. »
 
Quant à l’accord avec Damas, Abdi a déclaré : « Il n’y a pas d’accord avec Damas, mais une entente basée sur la nécessité de protéger les frontières et de lutter contre l’invasion turque. Ce n’est qu’un mouvement militaire. »
 
Le commandant des FDS a ajouté : « La Turquie poursuit son offensive pour occuper le territoire syrien, utilisant toute sa puissance pour attaquer nos régions. Des dizaines de milliers de mercenaires de Daech [acronyme de l’Etat islamique – EI] et des restes d’Al-Nosra ont participé à l’attaque aux côtés de la Turquie. »
 
La résistance Serekaniyê est déjà une légende
 
Parlant de l’attaque sur Serekaniyê, Abdi a déclaré : « Malgré la grande force qui attaque Serekaniyê, nos forces mènent des batailles épiques et y opposent une grande résistance. »
 
A Manbij, les FDS ont déjoué le plan des forces d’occupation turques
 
Quant à la situation à Manbij, le commandant Mazlum Abdi (ou Mazlum Kobani)  a dit : « La Turquie et ses factions ont essayé d’attaquer Manbij mais nous avons déjoué leurs plans. »
 
La Turquie cible les civils délibérément
 
« La stratégie suivie par l’occupation turque consiste à déplacer notre peuple, de sorte qu’ils bombardent nos régions sans discrimination. L’opération turque vise à vider la zone de ses habitants et à en installer d’autres à leur place. »
 
Notre priorité est d’empêcher l’occupation turque
 
Parlant de la décision américaine de retirer ses troupes, le commandant Abdi a déclaré : « L’Amérique n’a pas tenu ses promesses et ses engagements, pas plus qu’elle ne s’est engagée à respecter sa position en tant que garante de l’accord sur le mécanisme de sécurité.
 
L’Amérique n’a pas protégé ses alliés dans la lutte contre Daesh. Si l’Amérique n’arrêté pas cette guerre, elle trahit ses alliés et notre peuple. Nous avons dit plus tôt que la guerre contre Daesh ne sera pas une priorité pour nous si la Turquie nous attaque. Actuellement, notre objectif principal est de protéger notre peuple et notre région, et d’arrêter l’invasion turque. »
 
Le commandant Abdi a ajouté : « Daesh est une menace pour le monde et pour notre peuple, mais cette guerre n’est pas notre priorité maintenant. Notre accord avec les États-Unis concernant la guerre contre Daesh est toujours en cours, et nous avons plus de 12 000 détenus de Daesh.
 
Nous devons en discuter avec Washington, mais la protection de notre peuple est une priorité pour nous. Pour notre part, nous avons gelé notre participation à la guerre contre Daesh. »
 
L’un des objectifs de l’occupation turque est de ranimer Daesh et le fait maintenant en nous attaquant. Certaines parties affirment que la Turquie ou le régime sera responsable des détenus de Daesh. Nous déciderons du sort des détenus de Daesh et nous n’accepterons personne d’autre pour prendre la responsabilité des détenus. Les détenus de Daesh constituent un danger pour le monde. »
 
Conversation téléphonique avec le Président Trump
 
Abdi a également déclaré ceci : « Donald Trump m’a appelé alors que j’étais assis à côté de son adjoint et de plusieurs fonctionnaires de la Chambre des représentants.
Ils ont posé des questions sur la situation, ce que nous attendons d’eux et ce qu’ils peuvent faire. Trump a dit qu’ils n’étaient pas contre notre accord avec les forces du régime dans nos régions. »
 

ROJAVA. Un médecin déclare que la Turquie utilise des armes prohibées à Serêkaniyê

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SYRIE / ROJAVA – Incapables de briser la résistance à Serêkaniyê (Ras al-Aïn), les forces de l’Etat turc ont attaqué les civils avec des armes prohibées.
 
Faris Hemo, médecin à l’hôpital d’Hesekê, a dénoncé l’utilisation d’armes prohibées par les forces turques dans le cadre de leur offensive militaire en cours visant à envahir le nord et l’est de la Syrie.

Vidéo d’enfants brûlés lors d’attaques des forces turques à Serê Kaniyê. Publiée par ANHA
Hemo a confié à l’agence de presse Hawar news (ANHA) qu’il soignait depuis des semaines des dizaines de civils blessés lors des attentats. Il a souligné que la façon dont les civils ont été blessés a révélé l’utilisation d’armes prohibées par les forces turques.
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Un enfant brûlé après une attaque turque contre Serê Kaniyê
Notant que les civils avaient été principalement blessés par des tirs d’artillerie qui leur avaient brûlé le corps, Hemo a déclaré : « Aujourd’hui, en examinant les patients blessés, nous avons constaté que les brûlures étaient d’un type différent. Bien que nous ne puissions pas déterminer exactement quelle arme a provoqué ces brûlures, nous pouvons dire que l’État turc a utilisé des armes chimiques.”
 

FRANCE. Manifestations ce samedi 19 octobre en soutien aux Kurdes du Rojava

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PARIS – Les peuples du monde sont indignés devant les attaques sanglantes de l’armée turque et ses alliés islamistes contre les populations du Rojava. Partout dans le monde, les gens descendent dans la rue pour que cesse ce massacre et la tentative de nettoyage ethnique visant les Kurdes de Syrie.  
Ce samedi 19 octobre, comme partout dans le monde, il y a plusieurs manifestations pour le Rojava prévues en France.
 
Paris, où il y aura également un cortège féministe des femmes, Brest, Mulhouse, Bordeaux, Toulouse, Rennes, Orléans, Lyon, Caen, Saint Brieuc, Lille, Amiens… voici la liste (qu’on mettra à jour avec la confirmation d’autres rassemblements) des villes françaises où il y a des rassemblements en soutien au Rojava :

Pau (64) : 14h30, place Clémenceau
Paris: 15h, Place de la République
Brest (Finistère), 14 30, place de la Liberté
Saint Brieuc : 15h, place Du Guesclin
Lille: 15 h, porte de Paris
Amiens: 15h, Place de la Gare
Limoges: 14:00, Devant la Préfecture
Mulhouse: 14, Place de la Bourse
Toulouse: 11h, Métro Jean Jaures
Marseille: 13h, Canebière
Bordeaux: 14h, maison concitoyens
Lyon: 15h30, place Bellecour
Orléans: 15h, Place du Martroi
Rennes: 13h, Dalle du Colombier
Valence: 14h, place Saint-Jean
Caen: 13h, Place du théâtre
La Rochelle: 13h, place de Gabut
 
Image Baris Balseçer, un fillette kurde portant un drapeau des YPG lors d’une manifestation à Strasbourg

Pour que vive le Rojava : Stop Erdogan ! (PCF) 

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PARIS – Le parti communiste appelle la France et l’Union européenne à agir d’urgence pour mettre fin à l’offensive sanglante turque contre le Rojava.

Voici le communiqué du PCF :

Pour Pour que vive le Rojava : Stop Erdogan !

« La situation du Rojava est catastrophique. Les combats ont atteint un niveau de brutalité exceptionnel comme en témoignent le nombre de victimes civils et militaires et l’exode des 160 000 déplacés dont 70 000 enfants annoncés par l’ONU. Le Rojava pacifiste, féministe, démocratique et progressiste agonise entraînant dans sa chute une nouvelle phase de violence en Syrie, au Moyen-Orient mais aussi dans le monde.

Les Etats-Unis de D. Trump parachèvent depuis le 13 octobre leur désengagement, livrant les populations et les combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) au feu de l’armée turque et à la sauvagerie de ses supplétifs djihadistes. Des villageois sont exécutés froidement alors qu’une dirigeante kurde a subi le martyr avant de succomber. Certains djihadistes sont parvenus à s’enfuir des camps de rétention sous contrôle kurde et s’engagent déjà aux côtés d’Ankara ou rejoignent les cellules de Daesh.

Face à cette situation, les FDS et le commandement des YPG ont dû faire appel, sous les auspices de la Russie, au régime syrien qui a dépêché l’envoi de contingents à la frontière turque.

Pour les Kurdes, contraints et forcés, l’objectif de cet accord est d’empêcher la transformation du Rojava en djihadistan et « de sauver la vie de millions de Kurdes. Il s’agit d’un compromis douloureux mais entre le compromis et le génocide du peuple kurde nous choisissons la vie ».

Bachar al-Assad se frotte les mains et capitalise ainsi l’affaiblissement des Kurdes qu’il qualifiait voici peu de « traîtres ». Le tyran de son peuple entend briser l’expérience d’autonomie démocratique en rétablissant sa féroce autorité dont les Kurdes ont déjà payé un lourd tribut.

L’engrenage guerrier s’amplifie et peut dégénérer à tout instant.

Si les protestations internationales d’ampleur sont à souligner, elles demeureront inefficaces si elles en restent là. R.T. Erdogan continuera à avoir les mains libres. Il faut donc tout faire pour stopper cette offensive criminelle en tenant compte du rapport de force mouvant pour imposer un cessez-le-feu, l’arrêt des combats et le départ de la Turquie du sol syrien.

Notre mobilisation doit répondre avant tout aux demandes des Kurdes exprimées par Ilham Ahmed, co-présidente du Conseil démocratique syrien. Pour elle « seule l’ONU peut empêcher que notre précieux projet de démocratie ne soit réduit en poussière » (The Independant, 11 octobre 2019).

Les Kurdes exigent l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne sachant que, pour l’instant, seuls les Etats-Unis, qui ont les trahis, sont en capacité de l’imposer alors qu’ils sont sur le retrait.

La France et l’Union européenne doivent poursuivre leur aide aux Kurdes mais aussi:

  • retourner devant le Conseil de Sécurité de l’ONU pour faire reconnaître le rôle des Kurdes dans la lutte contre Daesh et entériner l’autonomie démocratique en les plaçant sous protection internationale.
  • établir un dialogue avec la Russie dans la perspective d’une paix durable dans laquelle les droits des Kurdes seront préservés.
  • frapper la Turquie par des sanctions radicales et cela commence par un véritable embargo sur les armes, y compris celles dont les commandes sont déjà enregistrées, et l’inscrire dans la durée. Tous les contrats et accords de coopération doivent être rompus.
  • geler les avoirs personnels d’Erdogan.
  • avec le HCR protéger les réfugiés qui fuient les combats en aidant les pays d’accueil (Liban, Irak) et leur garantir un accueil digne en Europe s’ils le souhaitent.

La situation appelle à une grande responsabilité. La No Fly Zone oui mais en aucun cas un engagement militaire qui ne ferait qu’ajouter la guerre à la guerre. L’urgence est de rassembler les pays qui expriment leur opposition à l’intervention turque mais aussi avec la Russie.

Le désastre actuel réside également dans les capitulations successives de la France et des pays de l’Union européenne face à l’arrogance et à la dictature de R.T. Erdogan. Externaliser et confier le sort des migrants à la Turquie a justifié toutes les bassesses et les turpitudes. Personne n’ignorait la volonté de R.T. Erdogan de « dé-kurdifier » l’est de l’Euphrate et de procéder à un nettoyage ethnique comme cela a été le cas à Afrin. Comment prétendre méconnaître le mépris de la justice, du droit, des institutions et la destruction de la démocratie quand des milliers de démocrates croupissent dans les prisons turques dont le leader kurde S. Demirtas? Comment donner du crédit au président R.T. Erdogan honni par une frange croissante de sa population et sanctionné par les urnes?

Il est temps qu’un vaste débat s’ouvre dans le pays et au Parlement sur la politique internationale et de défense de la France, mais aussi sur son rôle et sa place au sein de l’OTAN. Que fait la France au sein du Commandement intégré de cette organisation?

Le Parti communiste français (PCF) ne ménagera pas ses efforts de solidarité avec le peuple kurde, avec la population de Rojava. Il est à leurs côtés, indéfectiblement, pour mettre un terme à la guerre, épargner les souffrances des populations, imposer leurs droits légitimes, l’intégrité souveraine d’une Syrie démocratisée. »

Secteur international du PCF

#Rojava #riseup4rojava #DefendRojava #NoFlyZone4Rojava

 

Message d’anciens militaires vétérans du Rojava aux militaires français : La France déserte sa lutte contre le jihadisme !

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PARIS – Communiqué: Message d’anciens militaires vétérans du Rojava aux militaires français : La France déserte sa lutte contre le jihadisme !

Lors de l’émergence de l’état islamique il y a plus de 5 ans, nous, anciens militaires ayant servi sous le drapeau français, avons répondu à l’appel international des populations syriennes pour apporter notre aide sur le terrain.
Bénévoles et volontaires, nous sommes venus là-bas sur place, et nous nous sommes engagés pour protéger le Rojava et mettre fin au groupe armé Daesh.
Aujourd’hui, nous voulions nous adresser aux soldats français, actifs ou anciens, ici ou sur zone.

Après les vagues d’attentats, la France s’est engagée auprès des kurdes, qui furent notre meilleur allié dans la lutte contre le jihadisme, avec leur force armée YPG (Unité de Protection du Peuple).
Ils firent tomber Raqqa, la capitale de l’état islamique, capturèrent des centaines de français jihadistes, notamment les organisateurs de l’attentat du Bataclan.
L’état islamique fut détruit il y a quelques mois seulement. Lors de cette guerre, les kurdes ont perdu 11 000 des leurs pour apporter la paix chez eux et chez nous.
La France peut être fière d’avoir accompagné des alliés aussi déterminé et fidèle que le furent les kurdes et le YPG.

Ce partenariat était une chance pour nous, et pour le Moyen-Orient, d’avoir enfin une stabilité et un partenaire viable.
Nous pouvons témoigner de l’ambiance sur place : la France était appréciée, son aide utile. Nous étions libérateurs et non envahisseurs, contrairement à d’autres théâtres d’opérations.
Ici, nous n’avons plus peur des attentats, nous avons neutralisé le groupe terroriste qui avait menacé la France.
Là-bas, ils pouvaient espérer la paix et la démocratie à travers des idées progressistes.

Mais la France a choisi la Turquie. La Turquie plutôt que les kurdes.
La Turquie qui crache sur la France en détruisant tout cet effort de paix pour un agenda islamiste contrôlé.
Le gouvernement turc d’Erdogan emploie des mercenaires de l’armée syrienne libre, al nosra (al qaida) et de daesh.
Les mêmes qui ont tué nos camarades en Afghanistan, au Mali et sur bien d’autres théâtres d’opérations.
Des milliers de personnes sont mortes au combat pour apporter la paix, et nous recommençons à répéter les mêmes erreurs, comme pour l’Afghanistan.
La force armée YPG n’a jamais été terroriste. Le seul but de cette invasion, c’est de répandre à nouveau le chaos en Syrie, et nous allons être témoins et complices d’un nouveau génocide dans le silence, comme nous le furent au Rwanda en 94.
La France abandonne sa lutte contre le terrorisme en soutenant des dictatures islamistes et récoltera ce qu’elle sème par de nouveaux attentats islamistes sur son sol à prévoir. Plus de 1000 jihadistes ont pu s’enfuir des geôles kurdes depuis le début de l’invasion. Les milices pro-turques lâchées sur la Syrie décapitent et exécutent les civils. Les valeurs du combat que l’on nous a inculquées ne sont pas respectées par ces sauvages, pourtant armée membre de l’OTAN.
De nouveaux attentats sont à craindre. La France a fait libérer tous ses jihadistes par son abandon du terrain.
Les populations civiles en Syrie sont les premiers touchés par les erreurs stratégiques de notre gouvernement.

– Les militaires français peuvent être fiers d’avoir été auprès des kurdes. Ils ne doivent pas subir les décisions lâches de l’état-major et du gouvernement français.
– La France doit maintenir sa présence militaire en Syrie sous le risque de connaître de nouvelles vagues d’attentats dans notre pays.
– La France doit se placer du côté de ses alliés kurdes pour continuer la lutte et prendre de la distance avec la dictature turque
– Des sanctions doivent être prises par l’OTAN envers la Turquie, qui est un allié honteux de la France.

Parlez autour de vous, sensibilisez vos camarades, vos officiers. Ne laissons pas cet abandon devenir une honte de l’histoire militaire de notre pays.

Les anciens militaires du Collectif des Combattantes et Combattants francophone du Rojava – CCFR
15.10.2019

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#DefendRojava
#NoFlyZone4Rojava