72% des Kurdes de Turquie souhaitent que le kurde soit reconnu comme langue officielle
Attaque raciste à Hanau: Les Kurdes appellent à manifester contre le racisme ce samedi
Le développement économique est à la portée de la Kabylie, pourvu qu’elle recouvre sa souveraineté
(En soutien aux habitants de la Kabylie)
« Le développement économique est à la portée de la Kabylie, pourvu qu’elle recouvre sa souveraineté.
Depuis « l’indépendance » confisquée par le redéploiement d’un autre colonialisme, bien plus subtil, le pouvoir algérien s’évertue avec constance et acharnement à faire admettre aux Kabyles que leur première patrie, la Kabylie, n’est qu’un foyer de misère. C‘est ainsi qu’à force de répéter un mensonge, il croit en faire une vérité que tous les Kabyles finiront bien par adopter. D’autant plus que la même duperie est reprise en chœur par les partis traditionnels kabyles, qui s’en servent pour justifier auprès de notre peuple leur opposition à l’avènement d’un Etat kabyle.
Pour appuyer cette idée, le pouvoir algérien s’applique méticuleusement à réunir toutes les conditions (marasme économique, corruption, terrorisme, banditisme, islamisme) pour que les Kabyles n’envisagent pas autrement leur survie, et celle de la Kabylie, que par une abdication pure et simple au dictât arabo-islamique d’un régime raciste. Et ce pour bénéficier de l’aumône de l’Etat-providence afin de ne pas mourir de faim. Bien entendu, l’argument est fondé sur une fausse idée selon laquelle le Peuple Kabyle ne doit sa survie qu’à la manne pétrolière alors que tout le monde sait qu’elle a toujours profité aux généraux et aux politiciens véreux qui ont la mainmise sur l’économie algérienne.
La Kabylie n’a pas émergé de nulle part et encore moins à la suite de la découverte d’un gisement de gaz. Elle n’est pas non plus une création contemporaine résultant d’une quelconque prospérité réalisée grâce à la manne pétrolière. La Kabylie existe depuis la nuit des temps ; son existence multimillénaire n’a jamais été conditionnée par une quelconque richesse naturelle. Sa plus grande richesse réside d’abord et avant tout dans le génie de son peuple. Son organisation sociopolitique résolument laïque et démocratique, ses valeurs séculaires et son attachement viscéral à la liberté ont inspiré de grands penseurs.
A ce jour, la Kabylie n’a rien perdu de son authenticité, de sa culture de résistance et encore moins de sa détermination à se hisser au rang de nation, au sens moderne du terme. En effet, la Kabylie ancestrale disposait avant la colonisation d’une forme de démocratie participative à travers Tajmaat, l’assemblée du village. Cette dernière était une structure sociale et politique, un véritable modèle de démocratie, qui faisait participer les citoyens aux affaires publiques.
A la suite de la colonisation française, l’État algérien a tout mis en œuvre pour achever ce que la France coloniale avait entamé en termes de destruction des fondements de la société kabyle. Ceci dans le but avoué de casser la cohésion sociale d’une société qui lui avait opposé une résistance farouche et qui n’a jamais accepté la soumission. Cependant, ni la famine, ni la guerre, ni la répression, ni la politique d’arabisation, ni toutes les politiques de dépersonnalisation n’ont pu triompher du Peuple Kabyle.
De ce fait, nous avons la certitude qu’aucun défi ne peut lui faire peur. Le développement économique est à sa portée, pourvu qu’elle recouvre sa souveraineté. En effet, la Kabylie, avec le véritable potentiel économique dont elle dispose et que l’on cherche à tout prix à nous cacher, est en mesure, non seulement d’assurer son propre développement, mais aussi de contribuer d’une façon décisive au développement des autres peuples de l’Afrique du nord pour peu que ceux-ci se réconcilient avec eux-mêmes et entrent de plein pied dans le progrès et la modernité.
Toutes les forces vives, et il y en a, peuvent être mobilisées afin de créer un pôle d’excellence en matière de développement économique. Pour ce faire, il faudra mettre en synergie les intelligences dont dispose la Kabylie, en l’occurrence les compétences formées par ses universités et les différents centres universitaires du monde, ainsi que les ressources et autres potentialités naturelles. Tout cela autour de grandes ambitions économiques.
La Kabylie est en mesure de réaliser son développement par l’encouragement de l’innovation via la recherche, l’investissement, la formation mais aussi par l’élimination de l’insécurité et l’assurance d’une justice indépendante. Dans ce cadre, la Kabylie veillera à concilier son progrès économique et social avec la préservation de l’environnement.
La Kabylie libre œuvrera immanquablement à assurer à sa population la liberté d’entreprendre et de produire localement des richesses, synonymes de souveraineté économique et sociale, base de toutes les libertés sociales, culturelles et politiques. Or, il n’est un secret pour personne que l’État Algérien œuvre activement à étouffer toute prospérité économique en Kabylie, condition sine qua non de son asservissement à un État qui n’a d’ambition que d’effacer jusqu’à son existence.
Il est certain que l’avènement de l’État Kabyle marquera pour la Kabylie le début d’une « nouvelle ère », celle de la liberté, de la prospérité et de la justice. »
Bouaziz Ait Chebib, porte-parole de l’Union pour une République Kabyle – URK
Les Kurdes ont-ils droit à la Journée internationale de la langue maternelle ?
Massacre d’Hanau : Les Kurdes tristes et en colère
« Ce qui est imposé à Osman Kavala, c’est de la torture! »
ALLEMAGNE. De nombreuses victimes kurdes dans deux fusillades racistes
L’académicienne kurde en exil, Rosa Burç vient d’écrire au sujet du massacre d’Hanau : « Ne minimisez pas ce qui s’est passé en Thuringe ou à Hanau. Remettez en question le parti pris que l’on peut avoir en lisant des titres tels que « Massacre de Shisha-bar » ou « Migrants au couteau ». Prenez au sérieux lorsque nous, les Allemands « de couleur », disons que nous sommes constamment effrayés. Nous sommes tous responsables. »
Chansons féminines d’une artiste kurde qui a fuit les persécutions judiciaires turques
L’humanité se noie à Hasankeyf
TURQUIE / BAKUR – La Turquie engloutit la ville antique d’Hasankef sous les eaux du barrage Ilisu et tant pis pour les 12 000 ans d’histoire du patrimoine de l’humanité. L’essentiel, c’est d’anéantir le peuple kurde avec son passé…
La Turquie a construit un barrage immense sur les rives du fleuve Tigre, dans la région kurde de Batman. Le barrage qui engloutit près de 200 villages dévore en ce moment même la ville antique d’Hasankeyf, vieille de plus de 12 000 ans, que l’UNESCO aurait dû inscrire sur sa liste des sites protégés… Un écocide doublé d’un ethnocide.
A Hasankeyf, on ne détruit pas seulement la nature, l’histoire… on détruit également des vies, des souvenirs, l’identité des peuples – dont celle des Kurdes.
Pourquoi il faut protéger Hasankeyf et le Tigre ?
Hasankeyf, on ne détruit pas seulement la nature, l’histoire… on détruit également des vies, des souvenirs, l’identité des peuples – dont celle des Kurdes – des mondes.
Premièrement, Hasankeyf (Heskîf en kurde) est le patrimoine culturel de l’humanité avec ses plus de 12 000 ans d’histoire laissée par de nombreuses civilisations successives telles que les Sumériens, les Assyriens, les Babyloniens, les Byzantins, les Omeyyades, les Abbassides, les Artuqides, les Kurdes, etc.
Hasankeyf compte plus de 5000 grottes, 300 monticules et n’a pas encore livré tous ses secrets, fautes de fouilles archéologiques…
Deuxièmement, ce grand barrage d’Ilisu va chasser de leurs terres les populations qui vivent dans cette région depuis des millénaires. (On parle de plusieurs milliers de personnes ainsi déracinées de la région qui sera inondée par le barrage.)
Troisièmement, la réduction du débit des eaux du Tigre asséchera les marais située dans le sud de l’Irak causant une autre catastrophe écologique dans une région déjà dévastée par les changements climatiques et sécheresses répétées, tandis que la nature d’Hasankeyf sera engloutie par l’eau alors que la Turquie l’avait déclarée « zone de conservation naturelle » en 1981.
Quatrièmement, avec ce barrage, l’État turc prendra le contrôle des ressources en eau et sera en mesure de couper l’eau du Tigre à tout moment, affectant ainsi l’Irak. L’eau est très importante non seulement pour les Kurdes, mais aussi pour les Arabes et l’Irak. L’eau du Tigre ne doit pas être une arme de guerre laissée entre les mains du pouvoir turc.
IRAN. La grève de la faim d’une chanteuse kurde emprisonnée
« Ji bo Azadiyê » projeté au Festival du film et forum international sur les droits humains de Genève

L’Union pour une République Kabyle solidaire avec les Kurdes
