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Hommage aux héros de la République kurde de Mahabad

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IRAN / ROJHILAT – Le 31 mars 1947, le président de la République du Kurdistan, Qazi Muhammad, Seyif Qazi (un cousin), Ebulqasim Sedir Qazi (un frère) et Heme Hussein Khan ont été exécutés par le régime du Shah d’Iran sur la place Çar Çira de Mahabad, où la République kurde de Mahabad fut proclamée un an auparavant.

Qazi Muhammad était un dirigeant kurde iranien qui a fondé le Parti démocratique du Kurdistan iranien et dirigé la République kurde de Mahabad. Il a été pendu par la dynastie Pahlavi pour « trahison » le 31 mars 1947.

Qazi Muhammad a exercé les fonctions de président de la République de Mahabad en 1946. Il était également le fondateur du Parti démocratique kurde d’Iran, créé après que ses adhérents eurent ressenti le besoin d’un parti plus transparent.

La République de Mahabad a été un État kurde autonome éphémère du Rojhilat (Kurdistan d’Est) dans l’Iran actuel, du 22 janvier au 15 décembre 1946.

La ville de Mahabad fut la capitale de la république du même nom ayant un petit territoire, dont Mahabad et les villes adjacentes de Piranshahr et Naghadeh.

Un an plus tard, après le retrait des Soviétiques d’Iran, la République kurde fut écrasée par le gouvernement central iranien.

Une des filles de Qazi Muhammad, Efat Ghazi, a été tuée par une lettre piégée à Västerås, en Suède, en 1990. La lettre était destinée à son mari, l’activiste kurde Emir Ghazi. Certains analystes ont émis l’hypothèse que le gouvernement iranien aurait pu être impliqué dans l’assassinat.

L’Europe a une dette envers la guérilla kurde

A l’occasion de la commémoration des victimes de l’attaque de l’aéroport de Zaventem et de la station de métro Maelbeek survenu le 22 mars 2016, le journaliste turc en exil, Doğan Özgüden exprime son désarroi devant la répression des Kurdes en France et des tentatives des États européens qui essayent d’améliorer leurs relations avec la Turquie sur le dos des Kurdes qui ont débarrassés l’Europe du terrorisme islamiste en se sacrifiant par milliers en Syrie.
 
Özgüden critique également l’attitude des partis d’oppositions turcs (le CHP kémaliste notamment) concernant les tentatives de fermeture du Parti HDP qui lutte pour une résolution pacifique de la question kurde en Turquie.
 
Voici le pamphlet de Dogan Özgüden:
 
Vous devez tant aux combattants de la guérilla kurde
 

Rappelez-vous, s’il reste un peu d’honneur au Parlement, vous le devez à la résistance courageuse du HDP. Vous devez également la dignité humaine aux combattants de la guérilla [combattants du PKK] qui ont sauvé l’humanité des terroristes de DAECH en Syrie.
(…)
Le deuxième grand événement d’actualité en Belgique cette semaine a été la commémoration organisée concernant le massacre de 32 personnes avec 340 blessés après l’attaque de l’aéroport de Zaventem et de la station de métro Maelbeek le 22 mars 2016.

Le Premier ministre belge, Alexander De Croo, a souligné que toutes les forces de sécurité belges sont en état d’alerte élevé contre toute attaque similaire. Il a tenu ces propos lors d’une cérémonie à laquelle ont assisté tous les représentants de l’État, dont le roi Philippe et la reine Mathilde. De Croo a tenté de rassurer les citoyens du pays.

Cependant, ni dans les discours prononcés lors des commémorations officielles ni dans les médias belges, une seule personne n’a mentionné les forces qui ont effectivement vaincu l’organisation terroriste islamique DAECH en Syrie.

Oui, il y a exactement deux ans, le 23 mars 2019, Baghouz, le dernier morceau de terre assiégé par DAECH en Syrie a été libéré par les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui comprennent des unités de résistance kurdes, arabes, assyriennes et arméniennes. Les Unités de protection du peuple kurde (YPG) constituaient la principale force des FDS.

Le Parti de l’union démocratique (PYD) a joué un rôle déterminant dans l’établissement de l’administration autonome démocratique de la Syrie du Nord et de l’Est (AANES) dans toutes les régions qu’il a libérées des terroristes de l’État islamique. Non seulement les peuples de Syrie, mais aussi les peuples du monde entier, et en particulier ceux d’Europe, qui ont souffert des terribles massacres de Paris et de Bruxelles, doivent un immense « merci » au PYD. La récompense de ce grand service aurait dû être une reconnaissance, un remerciement, voire une cérémonie.

Cependant, personne ne l’a fait

Ces pays poursuivent leurs relations étroites avec la Turquie et cette dernière qualifie ces trois organisations de « terroristes ». La Turquie tente maintenant de faire fermer le Parti démocratique des peuples (HDP), car ce parti a soutenu les Kurdes en Syrie.

Il a été entendu que le sommet de l’UE des 25 et 26 mars n’aboutirait pas à une décision de sanctions appropriées contre la Turquie, même après que la Convention d’Istanbul, le traité qui protège les femmes contre la violence, ait été retirée par une seule signature d’Erdoğan….

C’est ce qui ressort des propos de Josep Borrell lorsqu’il a déclaré : « La Turquie est un pays voisin important et nous voulons établir de bonnes relations avec elle. Nous continuerons à suivre de près l’attitude de la Turquie. »

Cela signifie qu’il n’y aura pas de sanctions contre la Turquie…

Même le président français, Emmanuel Macron, qui a eu les relations les plus tendues de l’UE avec la Turquie, a fait un pas en arrière après avoir formulé une série de critiques dans son discours sur France 5 Télévision mardi soir.

Le message était le suivant : « Nous allons continuer avec Tayyip »

« La Turquie est un allié important sur la question de l’immigration. Si la Turquie ouvre sa frontière, l’UE pourrait soudainement être confrontée à un problème de 3 millions de réfugiés », a déclaré Macron.

Par ailleurs, alors que Macron parlait à la télévision, d’autres nouvelles ont été partagées sur les médias sociaux. Au moins 9 personnes ont été arrêtées aux premières heures du matin dans la ville de Marseille, avec des raids simultanés à leurs domiciles et au centre démocratique kurde.

La police a cassé les portes du centre et a même utilisé des chiens policiers pendant les quatre heures qu’a duré la fouille du centre.

Dans une déclaration écrite sur ces opérations, le Parti communiste français a demandé à juste titre : « Macron normalise-t-il ses relations avec Erdoğan en sacrifiant les Kurdes ? »

Je n’ai pas été surpris lorsque j’ai lu la nouvelle… C’était il y a 26 ans, je me souviens que le socialiste Mitterrand était le président de la France. J’avais été invité de Bruxelles à Paris pour intervenir dans une émission de télévision sur la Turquie.

J’ai alors dit : « Nazim Hikmet à Moscou, Yilmaz Guney à Paris, tous deux sont morts loin de leurs pays à cause de la politique oppressive de la Turquie. C’est une honte pour la Turquie. La Turquie opprime les Kurdes, les Arméniens, les Assyro-Chaldéens et les gens de gauche. » Dans l’émission, j’ai également appelé l’Europe à élever sa voix contre ces politiques répressives.

Immédiatement après la diffusion de l’émission, les médias turcs ont commencé à m’attaquer. Le lendemain, les titres du journal Hurriyet disaient que j’étais « un ennemi de la Turquie et ils m’accusaient de dire « de très mauvaises choses sur la Turquie à la télévision française. »

Ce n’était pas surprenant… Le gouvernement français m’a imposé des sanctions quatre ans plus tard.

En 1989, une réunion du Parlement européen a été organisée à Strasbourg. J’allais y assister en tant que journaliste et j’allais également partager de nouvelles informations concernant les violations des droits de l’homme. Cependant, je n’ai pas pu entrer en France. J’étais interdit.

Deux semaines avant la réunion, je me suis adressé au consulat général de France à Bruxelles et j’ai demandé un visa. Étant donné que je possède une carte de presse officielle de la Belgique et que je suis également un journaliste accrédité par le Parlement européen et la Commission européenne, il était tout à fait naturel pour moi d’assister à une réunion du Parlement européen à Strasbourg.

Bien que j’aie attendu plusieurs jours, que j’aie téléphoné aux autorités à de nombreuses reprises et que je me sois même rendu en personne au consulat, ma demande de visa est restée sans réponse. Un jour avant le début de la réunion à Strasbourg, ma demande a été rejetée. Je ne recevrais plus de visa à partir de maintenant, car je représentais une menace pour la France.

Mes amis en France ont découvert, grâce à des recherches qu’ils ont effectuées, que la France m’avait mis sur une liste noire en raison de la pression de l’État turc. Le discours que j’avais prononcé à la télévision française en était la raison.

Tout cela s’est passé sous le président socialiste Mitterrand …

De plus, l’épouse du président, Danielle Mitterrand, était l’une des figures clés de la lutte contre l’oppression que subissent les Kurdes en Turquie.

La Fondation de la Liberté de France, dirigée par Madame Mitterrand, a organisé une conférence intitulée « Kurdes : Identité nationale et droits de l’homme » dans les locaux du ministère français des Affaires étrangères les 14 et 15 octobre 1989, en collaboration avec l’Institut kurde de Paris.

J’ai reçu une lettre d’invitation personnelle de Madame Mitterrand, la directrice de la fondation, pour assister à la conférence et prendre la parole. Cependant, je n’ai pas pu assister à cette réunion en raison d’une nouvelle interdiction de visa.

Ce n’est que six ans plus tard, après avoir obtenu la nationalité belge le 3 avril 1995, que j’ai pu rentrer en France.

Comme toujours, la politique belge vis-à-vis d’Ankara était basée sur la capitulation. Nos tentatives d’obtenir un permis de séjour et de travail pour établir l’agence Info-Turk à Bruxelles n’avaient pas été acceptées pendant quatre ans en raison des pressions de l’État turc.

Des années plus tard, lorsque nous avons demandé la nationalité belge pour pouvoir voyager librement, nous avons dû à nouveau nous battre pendant des années. Cela s’est également produit en raison des interventions de l’État turc.

Il a fallu des années pour que nous obtenions la citoyenneté belge

Dans l’un de ses rapports au parquet, la Direction générale de la sécurité de l’État (DGB) a affirmé que nous étions une « menace » pour la Belgique car nous avons assisté à des conférences de presse et à des « activités terroristes bien connues » du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan).

Cependant, ce problème a été résolu grâce à la lutte déterminée des députés progressistes et démocratiques. Lors de la session de l’Assemblée fédérale belge du 3 avril 1995, notre demande a été inscrite d’urgence à l’ordre du jour et nous avons été acceptés comme citoyens belges.

En tant que journaliste ayant vécu tout cela, il n’est pas surprenant que les dirigeants européens inventent mille excuses pour poursuivre leurs relations avec Recep Tayyip Erdoğan, malgré toutes les violations des droits de l’homme qu’il a commises, malgré le fait qu’il ignore les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme et se retire de la Convention d’Istanbul.

Neuf partis politiques se tiennent aux côtés du HDP contre les tentatives d’interdiction du HDP : le Parti révolutionnaire uni, le Parti des régions démocratiques, le Parti du travail, le Parti du mouvement ouvrier, le Parti socialiste des opprimés, le Parti de la refondation socialiste, le Parti de la liberté sociale et le Parti de la gauche verte du Parti des travailleurs de Turquie. Ils ont publié une déclaration commune de soutien au HDP, ce qui donne de l’espoir.

Qu’en est-il du CHP (Parti républicain du peuple), du İYİ (Bon Parti), du SP (Parti de la Félicité), du DEVA (Parti de la Démocratie et du Progrès) et du GP (Jeune Parti) ?

Ce sont les partis d’opposition en Turquie qui soutiennent les attaques de l’armée de Tayyip et de ses mercenaires affiliés contre le peuple kurde en Syrie et les Arméniens dans le Caucase.

Quand allez-vous vous débarrasser de votre paresse embarrassante ?

N’oubliez pas que s’il reste un peu d’honneur au Parlement, vous le devez à la résistance courageuse du HDP.

Vous devez également la dignité humaine aux combattants de la guérilla qui ont sauvé l’humanité des terroristes de DAECH en Syrie.

La version anglaise du texte d’Ozguden peut être lue ici

SYRIE. Plus de 53 membres de l’Etat islamique arrêtés dans le camp al-Hol

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SYRIE / ROJAVA – Les forces arabo-kurdes déclarent avoir arrêté 53 membres de l’Etat islamique au cours de 3 jours de recherches menées dans le camp al-Hol abritant des dizaines de milliers de membres de DAECH / ISIS.
 
Les forces de sécurité du camp d’al-Hol ont lancé une opération de sécurité dans le camp qui a connu une vague de meurtres sans précédent depuis le début de l’année et où des femmes radicalisées cohabitent avec des réfugiés.
 

Selon le bilan de 3 jours de l’opération Hol Camp menée par les forces de sécurité intérieure, 53 mercenaires de l’Etat islamique ont été arrêtés. L’opération devrait durer une dizaine de jours. 

Les forces de sécurité intérieure du nord et de l’est de la Syrie ont fait une déclaration à la presse le troisième jour de l’ «opération humanitaire et de sécurité» lancée le 28 mars.

La déclaration a été lue par le porte-parole des Forces de sécurité intérieure, Elî El-Hesen. Le porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS) Gabriel Kino, le porte-parole des Unités de défense du peuple (YPG) Nuri Mehmud et la membre du commandement général de l’Assemblée de la région de Jazira, Ewinar Derîk, ont assisté à la déclaration à la presse.

Le communiqué indique: « Plus de 5 000 de nos membres travaillent avec un esprit de responsabilité pour assurer la sécurité et la stabilité de tous les résidents du camp, en particulier les enfants, et pour les sauver du danger des idées terroristes. »

Nous agissons selon les critères des droits de l’homme

Le communiqué a ajouté: « Cette opération a été lancée par nos forces, sur la base de notre responsabilité humanitaire, juridique et morale, le 28 mars. L’opération est menée conjointement avec les forces des FDS et des YPG / YPJ. L’opération a été lancée après que de nombreux citoyens restant dans le camp aient été tués et harcelés par des cellules secrètes de mercenaires de l’Etat islamique, ainsi que les tentatives des mercenaires de répandre des idées terroristes et extrémistes parmi les jeunes enfants. »

5 chefs de cellule et 53 mercenaires détenus

« Deux jours après le début de l’opération, nous soulignons notre engagement envers les droits de l’homme et les traités internationaux qui protègent les droits de l’homme. Nos forces agissent selon des critères humanitaires en opération. Au cours des deux derniers jours et jusqu’à présent, 53 membres de l’Etat islamique, dont 5 chefs de cellule, qui ont commis des actes de terrorisme et de violence dans le camp, ont été arrêtés. Dans le même temps, de nombreux téléphones portables et ordinateurs contenant des informations sur les cellules des terroristes ont également été saisis.

En tant que Forces de sécurité intérieure, nous déclarons que nous continuerons l’opération jusqu’à ce que tous les terroristes du camp soient capturés. Nous notons que « l’Opération humanitaire et de sécurité » se poursuit sans aucun obstacle ni problème. »

 

L’Iran a condamné un politicien kurde à 15 ans de prison

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IRAN / ROJHILAT – Un tribunal iranien a condamné le politicien kurde Hossein Kamangar à 15 ans de prison après deux ans passés derrière les barreaux.

Le prisonnier politique kurde Hossein Kamangar, qui était poursuivi pour «incitation à un soulèvement armé contre le gouvernement et l’État» pour appartenance au Parti pour la vie libre du Kurdistan (PJAK), a été condamné à 15 ans de prison.
 
Le Tribunal révolutionnaire islamique de Sanandaj – dirigée par le juge Saeedi – a prononcé la sentence après que Kamangar a été détenu pendant deux ans en détention provisoire pour appartenance au PJAK.
 
Une source proche du cas du prisonnier politique a confirmé la nouvelle au Kurdistan Human Rights Network (KHRN). «La famille de Hossein Kamangar a été officiellement informée de la peine de 15 ans de prison après s’être rendue au bureau de la première chambre du tribunal révolutionnaire.»
 
Selon cette source, les avocats du prisonnier Saleh Nikbakht et Amir Ahmadi se préparent à faire appel de la condamnation dans les prochains jours.
 
Les audiences de son procès ont eu lieu en juillet 2020 et février 2021 dans la chambre 1 du tribunal révolutionnaire islamique de Sanandaj.
 
La première audience du procès de Kamangar a eu lieu le 6 juillet 2020 à la section 1 du Tribunal révolutionnaire islamique de Sanandaj, pour «incitation à un soulèvement armé contre le gouvernement et l’État» par son appartenance à l’un des partis d’opposition kurdes. Le juge Saeedi avait informé Kamangar que, compte tenu des nombreux documents fournis par le bureau de renseignement de Sanandaj, son procès se déroulerait probablement en deux séances.
 
Kamangar a été arrêté en janvier 2019 avec le début d’une vague d’arrestations généralisées de militants des droits civiques et de membres de la branche kurde du Parti de l’unité nationale dans les villes de Sanandaj, Kamyaran et Marivan. Le Réseau des droits de l’homme du Kurdistan avait précédemment signalé la possibilité de création de dossiers par les agences de sécurité contre les détenus.
 
Les forces de sécurité ont interdit à Hossein Kamangar les visites familiales et les appels téléphoniques pendant plusieurs mois après son arrestation. Une source a déclaré au Kurdistan Human Rights Network en juin 2020 que l’interdiction était une pratique du bureau du renseignement qui l’obligeait à coopérer et à faire des aveux à la télévision.
 
Pendant cette période, Nasrin Naqdi et Nahid Kamangar, l’épouse et le fils de ce militant kurde, ont été à plusieurs reprises convoqués et interrogés par le bureau de renseignement de Kamyaran.
 
En juillet 2019, Hossein Kamangar a entamé une grève de la faim pendant trois semaines pour protester contre l’incertitude persistante et son déni de son droit de contacter sa famille. Il a finalement réussi à téléphoner à sa famille le 7 août, mettant fin à sa grève de la faim.
 
Sous les pressions continues du bureau de renseignement, Borhan Kamangar, sa nièce et membre du groupe de musique Kural, a été arrêté le 6 août 2019. Il a été transféré du centre de détention du bureau de renseignement de Sanandaj à la prison de Kamyaran le 22 septembre, après l’achèvement de son interrogatoire et l’émission d’un mandat d’arrêt temporaire. Après deux semaines, son arrestation temporaire a été transformée en une caution de 500 millions de Tomans iraniens – près de 20 000 dollars américains – et il a été libéré de prison le 11 octobre.
 
Finalement, Borhan Kamangar a été condamné à cinq ans de prison par la première chambre du Tribunal révolutionnaire islamique de Sanandaj – présidé par le juge Saeedi – le 1er novembre pour «appartenance au Parti pour la vie libre du Kurdistan (PJAK)». La Cour d’appel de Sanandaj a réduit la peine à deux ans de prison après un appel du verdict. Il a été envoyé à la prison de Sanandaj le 8 mars 2020 pour y purger sa peine de deux ans.

Kurdistan Human rights Organisation 

« La Russie et la Turquie cherchent à affamer les habitants du nord-est de la Syrie »

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SYRIE / ROJAVA – On dénonce régulièrement le soutient de l’Occident à la Turquie dans sa guerre livrée aux Kurdes de Syrie mais presque jamais de celui de la Russie qui soutient activement le régime d’Assad mais aussi joue la carte turque contre le Rojava quand elle en ressent le besoin.

La semaine dernière, les forces gouvernementales de Damas ont fermé définitivement le passage d’Al-Tabqa, reliant ses zones de contrôle et les zones de l’administration autonome du nord et de l’est de la Syrie, tandis que les autorités turques ont coupé en février le débit du fleuve Euphrate desservant la Syrie pour assoiffer la population.

Lors d’un entretien mené par l’agence ANHA avec le notable du clan al-Haws de Raqqa, Daham al-Shibli, il a confirmé que couper les eaux de l’Euphrate et fermer les points de passage entre les zones du gouvernement de Damas et les habitants de l’administration automne est une manœuvre turco-russe visant à affamer les peuples de la région.

Al-Shibli a également indiqué que ces actions que la Turquie et la Russie sont des actes criminels contre le peuple syrien, et à travers lesquels ils veulent semer la discorde entre l’administration autonome et le peuple, mais que les tribus de la région sont conscientes de toutes ces pratiques.

Il a ajouté que la Russie n’était pas un véritable garant dans la région, mais qu’elle signait des accords avec la Turquie et avait remis les terres syriennes à l’occupation turque, qui cherche à turquifier la région et à annexer à ses terres, comme elle l’a fait à Afrin, Ras al-Ain (Serê Kanîyê) et Tal Abyad.

Soulignant que le garant (la Russie) ferme les yeux, après que la Turquie a coupé l’eau de l’Euphrate, sur les rives duquel vivent des centaines de milliers de familles.

Il a déclaré : « Nous, au nord et à l’est, nous voulons une Syrie unie avec toutes ses composantes Les projets de la Russie et de la Turquie visant à l’occupation et à la division de la Syrie ».

Al-Shibli a souligné que les tribus du nord et de l’est de la Syrie et leurs peuples sont conscients de toutes les pratiques des deux États de la région, et que ces tribus soutiennent les Forces démocratiques syriennes (FDS) sur tous les fronts.

ANHA

SYRIE. Le commandant des forces arabo-kurdes appelle au rapatriement des membres de l’EI

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SYRIE / ROJAVA – Mazlum Abdi, Commandant en chef des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), a déclaré que la campagne entreprise dans le camp d’al-Hol est à la fois humanitaire et sécuritaire, renouvelant l’appel aux pays étrangers à rapatrier leurs ressortissants affiliés au groupe État Islamique (EI).

Mazlum Abdi, a publié un tweet sur l’opération humanitaire et de sécurité menée à l’intérieur du camp d’al-Hol où vivent des familles de l’EI, à environ 45 km à l’est d’Hasaka:  »Nos forces ont lancé une opération humanitaire et sécuritaire à al-Hol pour arrêter les criminels de DAECH et protéger les civils. Nous renouvelons notre appel aux pays étrangers pour qu’ils reprennent leurs citoyens et apportent plus de soutien humanitaire à al-Hol afin d’améliorer les conditions et la stabilité dans le camp. »

ANHA

Un réfugié kurde met fin à ses jours dans un camp grec

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GRECE – Le réfugié kurde Ibrahim Ergün a mis fin à ses jours pour protester contre les conditions de détention dans le centre de détention de réfugiés de Corinthe, en Grèce.

Ibrahim Ergün, un réfugié de 24 ans, était détenu au centre de détention de Korinth depuis 17 mois. L’audience du 28 mars a décidé de la poursuite de la détention du réfugié. Le réfugié kurde se serait suicidé pour protester contre cette décision.

Après la tragédie, des manifestations ont commencé dans le centre de détention. Certaines parties du centre ont été incendiées.

Le journaliste Çağdaş Kaplan a déclaré sur Twitter : «Après l’autopsie, le corps d’Ergün sera envoyé dans sa ville natale de Muş. Le Centre culturel kurde d’Athènes et les groupes antiracistes tiendront un communiqué de presse devant le parlement grec lundi à 18 heures. Les politiques anti-réfugiés du gouvernement seront contestées. »

ANF

La mère de Çîçek Kobanê: La Turquie n’a pas le droit de condamner à la prison à vie ma fille

SYRIE / ROJAVA –  La combattante kurde des YPJ, Çiçek Kobanê a été capturée par les gangs de la Turquie en octobre 2019 lors de l’invasion de Serê Kaniyê, au Rojava, et fût emprisonnée en Turquie. Le 23 mars dernier, elle a été condamnée à la prison à vie pour « avoir détruit l’unité et l’intégrité de l’État turc et commis des meurtres ».

La mère de Çîçek Kobane a dénoncé la condamnation à perpétuité de sa fille par l’Etat turc, et a déclaré que la Turquie n’a pas le droit de prononcer un tel verdict contre sa fille, le décrivant comme un jugement erroné, et a appelé toutes les ONG de défense des droits humains à agir contre ce jugement.

Des photos et des vidéos de la capture de Çiçek Kobanê sont apparues sur les réseaux sociaux, dans lesquelles les gangs ont annoncé que la combattante serait exécutée. Ce n’est qu’après les protestations internationales qu’elle a été transférée en Turquie. Elle ne pouvait pas se tenir debout ni prendre soin d’elle au moment de sa capture, après quoi elle a été emmenée au département antiterroriste du siège de la police et placée dans la prison d’Urfa.

Lors de la sixième audience du procès contre elle, Çiçek Kobanê a participé à l’audience depuis la prison via le système de visioconférence SEGBIS. Son avocate Hidayet Enmek a exigé avant que le verdict ne soit rendu que le contexte de la capture de sa cliente soit clarifié et ajouté que: « les djihadistes doivent également être entendus ». Enmek a souligné que Çiçek Kobanê était désarmée et blessée lorsqu’elle a été capturée. Elle a déclaré que la capture et le transfert de Çiçek en Turquie violaient le droit international, ajoutant: « Cela deviendra clair au plus tard lorsque les tribunaux internationaux traiteront l’affaire. Ma cliente est syrienne. Comme elle n’a été impliquée dans aucune action contre la Turquie, je demande son acquittement. » (L’avocate Hidayet Enmek a annoncé qu’elle ferait appel du verdict.)
 
« La Turquie n’a pas le droit de prononcer une peine de prison à vie contre ma fille »
 
La mère de Çîçek Kobane, Wahidah Othman, a parlé de la condamnation à perpétuité de sa fille et a condamné la sentence prononcée à son encontre, ajoutant : « La Turquie n’a pas le droit de prononcer un tel verdict contre ma fille. Elle est une citoyenne syrienne qui aidait les combattants et les civils et leur fournissait des services humanitaires, indépendamment de son arrestation par des mercenaires sur le territoire syrien et de sa livraison à la Turquie. »
 
Elle a également déclaré : « Cette condamnation de ma fille est une grosse erreur commise par la Turquie, qui a délibérément rejeté la faute sur elle pour justifier l’imposition d’une peine de prison à vie à son encontre ».
 
La mère de Çîçek, Wahida Othman, a indiqué que les mercenaires et l’État turc avaient brutalement torturé sa fille dans les prisons turques, et l’avaient gardée à l’isolement avant que la famille ne lui trouve un avocat et ne la fasse passer de l’isolement à la prison générale.
 
La mère de Çîçek a lancé un appel aux organisations humanitaires, aux organisations de défense des droits de l’homme et à tous les pays pour qu’ils interviennent contre ce jugement rendu contre sa fille, qu’elle qualifie d’illégal et de mauvais.
 
Çîçek Kobane, dont le vrai nom est Dozgin Temmo, est née dans la ville de Kobanê en 1997. Elle était une combattante dans les rangs des Forces démocratiques syriennes (FDS).
 
Après vérification, il est apparu que les membres de la faction impliquée dans le crime de capture de Çîçek sont issus de (Faylaq Al-Majd), l’un des groupes combattant sous le commandement de la Turquie, où une autre photo de dizaines de membres de la faction, dont leur chef appelé (Yasser Abdel Rahim) montrait prenant un « selfie » avec la jeune fille captive, l’assiégeant, alors qu’elle saignait et gémissait de douleur et de peur, et la même faction avait déjà publié une vidéo mutilant le cadavre d’une combattante kurde, le 21 octobre 2019.
 
La Turquie continue de violer les lois internationales
 
Selon plusieurs rapports d’organisations de défense des droits de l’Homme, des Syriens sont transférés sur le territoire turc pour comparaître devant ses tribunaux, sans avoir commis aucun crime sur son territoire ou contre ses citoyens ni endommagé leurs biens, et appliquer les lois de l’État turc à leur encontre constitue une violation des lois et normes internationales.
 
En supposant qu’ils aient commis des violations ou des crimes, ce sont les tribunaux syriens qui sont compétents et non l’État turc.
 
Les quatre Conventions de Genève et leurs Protocoles de 1949 interdisent à la puissance occupante, selon l’article 49 de la quatrième Convention, le transfert forcé individuel ou collectif de personnes protégées.
 
Ces conventions interdisent également leur déportation des terres occupées vers le territoire de la puissance occupante ou vers le territoire de tout autre pays, quels que soient leurs motifs.
 
Les autorités turques continuent de violer le droit international, selon le Violations Documentation Center, puisque le nombre de Syriens qui ont été transférés pour être jugés sur son territoire et devant ses tribunaux dépasse les 140 Syriens.
 
 

L’Iran assimile les Kurdes via son « soft power »

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IRAN / ROJHILAT – Le régime iranien modifie les caractéristiques des Kurdes du Kurdistan de l’Est et utilise une politique d’assimilation en utilisant son « soft power » alors qu’en parallèle, il écrase dans le sang la moindre résistance kurde qui tente de protéger la culture et l’identité kurde.
 
Les politiques assimilationnistes de l’Iran sont appliquées avec beaucoup de « finesse ». La destruction écologique, le génocide culturel, les attaques contre les valeurs historiques et l’identité kurde sont introduits par des méthodes assimilationnistes.
 
S’adressant à l’ANF, Efruz Feruhzade du village de Bahramabad a déclaré ce qui suit sur les politiques assimilationnistes de l’Iran : « Les caractéristiques du peuple kurde dans la région ont été étudiées et une politique de remodelage de l’identité kurde par le soft power a été suivie. Les politiques de l’Iran ne sont pas basées sur un simple déni. L’Iran donne certaines opportunités aux gens en les gardant sous contrôle. Par exemple,(…) il existe des publications dans différentes langues au niveau local et national. Les minorités peuvent vivre leur propre culture et leurs activités artistiques jusqu’à un certain point, mais elles ne sont pas autorisées à faire de la politique et sont sous le contrôle et la supervision de l’État. En d’autres termes, l’Iran trompe le peuple avec une politique prudente. Il continue à dire aux Kurdes : « Vous avez [des droits], vous avez toutes les possibilités, alors taisez-vous ». Cette situation est une illusion. »
 
L’identité perse est idéalisée
 
« L’Iran popularise l’identité perse et la présente comme un modèle idéal. Il n’y a pas d’école officielle en langue kurde, il n’y a pas d’éducation dans la langue maternelle. La langue kurde devient progressivement persane. L’État iranien rend insidieusement les Kurdes enclins à l’identité persane. (…) »
 
Les médias au service de l’assimilation
 
« L’Etat iranien a mis en place des chaînes de radio et de télévision spécifiques à chaque région pour tromper les Kurdes, qui ont le plus fort pouvoir d’opposition. Bien que les chaînes de télévision essaient de parler la culture et la langue de cette région, elles font en réalité la propagande de l’Etat. Des danses kurdes et des chansons kurdes peuvent être vues/entendues à la télévision et à la radio. Les nouvelles sont données en kurde. En bref, la radio fait toute la propagande de l’État dans différents dialectes kurdes. De cette façon, la réaction du public est affaiblie. La politique principale de l’Iran est d’essayer d’obtenir des résultats en parlant à ses citoyens avec une politique très sophistiquée. En fait, cela détruit la volonté politique. »
 
Promotion des mariages des jeunes / mineurs
 
« Une jeunesse rebelle et résistante est toujours dangereuse pour l’Iran. Une façon d’éloigner les jeunes de ces pensées est de les rendre dépendants de l’État en leur ouvrant la voie au mariage à un âge précoce. Cela les rend dépendants de l’État. L’Iran accorde des prêts pour le mariage. C’est pourquoi les médias soulignent constamment que le mariage précoce est une loi de la charia, que le mariage doit être développé et que s’il ne l’est pas, c’est un péché. Les familles font pression sur leurs enfants pour qu’ils se marient. »
 
Politiques de régions spéciales
 
« Des endroits comme Sînê (Sanandaj), Kermanshah et Urmia font partie des régions sur lesquelles l’État se concentre. Sine a été choisie comme cible principale. Pendant la résistance du Komala [parti armé kurde], Sine était dominée par le Komala. En d’autres termes, c’est le centre de la révolution et de la littérature kurde. Les grands révolutionnaires sont sortis de là, mais c’est l’un des endroits les plus marginalisés aujourd’hui. L’Iran essaie par tous les moyens d’éloigner les habitants de Sînê de la kurdicité. »
 
L’Iran est préoccupé par le PJAK
 
« Les habitants de Rojhilat (Kurdistan oriental) sont des gens patriotiques. Ils avaient l’habitude d’avoir un patriotisme émotionnel, mais maintenant, avec l’organisation du Parti de la Vie Libre du Kurdistan (PJAK), la conscience politique et idéologique de la population augmente de jour en jour. L’engagement envers le PJAK augmente. C’est pour cette raison que l’État fait de la propagande contre l’organisation du PJAK auprès du peuple. »
 

Les Kurdes rendent hommage au commandant Agit

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KURDISTAN – Mahsum Korkmaz, Egit, était un des premiers commandants du PKK. Il a dirigé les attaques du 15 août 1984 visant l’armée turque qui ont déclenché la rébellion armée kurde au Kurdistan du Nord. Il a perdu la vie le 28 mars 1986.
 
Le 28 mars 1986, le légendaire commandant de la guérilla Mahsum Korkmaz (Nom de Guerre: Egîd, Brave) est tombé en martyr avec un groupe de camarades lors d’affrontements avec les troupes turques à Gabar le 28 mars 1986. Depuis ce jour, le commandant Egîd a pris sa place au cœur du peuple du Kurdistan et sa position légendaire est rappelée à chaque occasion.
 
C’est sous son commandement que la guérilla kurde a mené la première attaque contre les forces d’occupation turques le 15 août 1984 à Eruh, déclenchant ainsi la lutte armée de libération dans les régions kurdes occupées par la Turquie .
 
Il y a quatre ans, pour commémorer le commandant Egîd, un forgeron de Kobanê a réalisé une sculpture spéciale. La statue est en fer et reproduit le commandant Egîd dans son uniforme. Il tient une kalachnikov et son visage lève les yeux.
 
Mahsum Korkmaz aurait été enterré dans la fosse commune de Newala Kesaba, près de Siirt. 
 

SYRIE. « Opération humanitaire et de sécurité » dans le camp al Hol abritant les famille de DAECH

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SYRIE / ROJAVA – Les forces de sécurité arabo-kurdes ont lancé une opération de grande envergure dans le camp al-Hol abritant des dizaines de milliers de membres de l’État Islamique (DAECH / ISIS) où des femmes et hommes radicalisés tuent régulièrement des personnes accusées de ne pas appliquer la charia.
 
Le camp d’al-Hol est qualifié de «bombe à retardement» en raison de l’existence de familles de l’Etat islamique et de dizaines de milliers de leurs fidèles dans un camp qui est le camp le plus dangereux au monde.
 
Environ 5 000 forces de sécurité intérieure mènent une opération contre l’Etat islamique dans le camp de Hol, dans le nord de la Syrie, depuis tôt ce matin.
 

Une opération des forces de sécurité du nord et de l’est de la Syrie a eu lieu dans le camp de Hol, à 45 kilomètres à l’est de Hesekê depuis tôt ce matin. La mesure est dirigée contre l’organisation croissante du groupe terroriste État islamique dans le camp. Outre les forces de sécurité intérieure, les Forces démocratiques syriennes (FDS), y compris leurs unités antiterroristes et les unités féminines du YPJ, sont impliquées dans l’opération; quelque 5 000 soldats sont déployés. L’opération a débuté à 4 heures du matin, heure locale, avec une surveillance aérienne. On suppose que l’opération prendra plusieurs jours.

Le camp d’Al-Hol est considéré comme l’un des endroits les plus dangereux au monde et symbolise le refus de la communauté internationale d’assumer la responsabilité des familles de l’EI. Plus de quarante personnes ont été assassinées dans le camp depuis le début de l’année. Le camp abritait 62 000 personnes, dont des réfugiés et des dizaines de milliers de membres de la famille des djihadistes de l’EI de 52 pays. Le camp a longtemps été difficile à contrôler.

Des milliers d’habitants de Hol sont des partisans de l’Etat islamique ou d’anciens membres qui ont été capturés par les forces démocratiques syriennes au cours du dernier bastion de l’Etat islamique, Baghuz, au début de 2019. Environ 93% des personnes présentes dans le camp sont des femmes et des enfants. La situation est très difficile en raison du manque d’aide de la communauté internationale. Jusqu’à présent, seules quelques personnes ont été renvoyées dans leur pays d’origine.

Le camp Hol abrite environ 27 000 mineurs, dont beaucoup sont des enfants de mercenaires de l’Etat islamique. En janvier, les Nations Unies ont mis en garde contre leur exploitation par l’Etat islamique et ont appelé les pays d’origine des parents à les reprendre. Le chef du Bureau des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme, Vladimir Voronkov, a décrit la situation dans le camp comme l’un des « problèmes les plus urgents dans le monde aujourd’hui ». Les 27 000 mineurs de Hol, dont beaucoup ont moins de douze ans, restent «bloqués et abandonnés à leur sort», vulnérables à l’exploitation par l’État islamique et au risque de radicalisation au sein du camp. La responsabilité n’en incombe pas à la Syrie ou aux forces qui contrôlent le camp et les autres camps de la région, mais à leur pays d’origine. (ANF)

 

Que sait Emmanuel Macron au sujet d’Ataturk?

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PARIS – Assurément, cette semaine, le Président français, Emmanuel Macron a fait grincer les dents chez les Kurdes et parmi la diaspora arménienne en saluant, entre-autre,  l’héritage du « héros » Atatürk, notamment en matière de la soi disant laïcité turque qui fût en réalité une guerre d’extermination des croyances non islamo-sunnites.

Lors de son passage dans l’émission « Erdogan, le Sultan qui défie l’Europe », Emmanuel Macron accusait son homologue turc (Erdogan) de s’en prendre à l’ « héritage laïc » hérité d’Ataturk, tout en évitant de parler des guerres expansionnistes menées par la Turquie sur plusieurs fronts, à commencer par la Syrie, l’Irak et le Haut- Karabagh. En parallèle, sa police arrêtait une dizaine de Kurdes accusés de « terrorisme’ à Marseille et en région parisienne.

Pierre Tevanian revient sur le discours de Macron avec un article intitulé « Atatürk, ce héros ?: Quand Emmanuel Macron piétine (une fois de plus) l’histoire des Arménien·ne·s ». (A lire sur le site les mots sont importants)

extrait :

« Parmi les autres énormités proférées au cours de cette soirée, il en est une, gravissime, qui implique le président Macron. Interviewé de longues minutes, il a soigneusement mis en scène sa volonté de dialogue, ferme et sans concession, avec son homologue, en réalisant cet exploit de ne jamais mentionner, ne fût-ce que d’un seul mot, les Arménien·ne·s et leurs multiples sujets d’inquiétude – qu’il s’agisse des Arménien·ne·s de Turquie (persécutés), du Haut Karabagh (massacrés), d’Arménie (menacés explicitement de nouvelles guerres) ou de France (pris à partie depuis des mois par des « descentes » des « Loups gris », notamment à Lyon et ses environs, aux cris de « Mort aux Arméniens »). Et pas davantage les Kurdes et des Alévis, eux aussi persécutés là-bas, harcelés et assassinés ici.

Le plus violent, peut-être, est ce moment où le président français invoque « l’histoire », en reprochant à Erdogan une attitude de « défi par rapport à l’histoire », car on se dit alors qu’enfin il va être question de 1915, du négationnisme acharné d’Erdogan, de ses menaces contre « les restes de l’épée » (sic), de ses récents appels, aux côtés du président Azerbaïdjanais, à finir le boulot bientôt, mais en vain : le président français prononce le mot « histoire » pour dire que « la grande nation qui a porté l’idéal de laïcité dans la région » est la Turquie – et l’intervieweuse d’opiner, avec solennité : « oui, la Turquie ».

Le président Macron ne prononce le mot « histoire » que pour encenser le « héros » Atatürk (sic), et « le message de paix et de tolérance que la Turquie a su porter » (re-sic)… Rappelons tout de même que ledit Atatürk, autocrate admirateur de Staline et Mussolini, considéré comme un modèle par Hitler (qui le qualifia d’ « étoile scintillante »), a organisé la négation étatique du génocide de 1915, l’écriture d’un récit national éliminant les Arméniens, l’amnistie et le recyclage politique des cadres du génocide, sans oublier les brimades, les violences et les lois d’exception anti-arméniennes, véritable continuation du génocide, qui ont jalonné son règne puis celui de ses héritiers « kémalistes ». Et sans oublier, non plus, l’oppression de toutes les autres minorités, à commencer par les Kurdes. »