Accueil Blog Page 717

TURKEY. Deniz Poyraz’s mother: We have thousands of Deniz

0

TURKEY – IZMIR – The mother of Deniz Poyraz, a Kurdish HDP activist killed yesterday in Izmir by a Turkish fascist, also has three of her children in prison because of their ethnic origins. This Kurdish woman knows well the Turkish state’s barbarism…

The parents of Deniz Poyraz, who was shot yesterday by Onur Gencer with 6 bullets, have been uprooted from their land and live in the province of Izmir, in the Aegean region, where they have always suffered the violence of the Turkish state. Fehime Poyraz, Deniz’s mother, told an anecdote, saying that 25 years ago, Turkish police asked her why she had nine children, adding that the Turkish state had taken four of her children away from her, including Deniz who was killed yesterday, while three others have been languishing in Turkish jails for years.

The parents of Deniz Poyraz told Mezopotamya Agency that they had their heads held high, that Deniz is the daughter of all Kurdistan, that they have thousands of Deniz, adding that the Kurds must absolutely unite in the face of the extermination plans put in place by the Turkish regime, even in Rojava and Southern Kurdistan.

We are indebted to the Kurdish people

Father Abdülilah Poyraz said: « There are thousands of Deniz against oppression », and added: « My daughter is not different from those who were killed with chemical weapons. My daughter is no different from Sêvê and Pakize. Lokman Birlik was dragged behind the panzer. My daughter is no different. Mehmet Tunc was massacred. Deniz is no different. (…) We are still indebted to this people. No matter how much we pay it, our debt to the people will not be over. »

Let us be united

Mr Poyraz added: « All I want from everyone is; Let us be united. Condolences to the Kurdish people, to the HDP. If Tayyip and his team could, they would attack all of Kurdistan, from Syria to Iraq. Thanks to the struggle of the Kurdish people, they will not be able to do that. »

TURQUIE. La mère de Deniz Poyraz: Nous avons des milliers de Deniz

0
TURQUIE – IZMIR – La mère de Deniz Poyraz, militante kurde d’HDP tuée hier à Izmir par un fasciste turc, a également trois des ses enfants en prison à cause de leurs origines ethniques. C’est dire si cette femme kurde connait la barbarie de l’État colonialiste turc…
 
Les parents de Deniz Poyraz qui a été abattue hier de 6 balles par Onur Gencer ont été arrachés à leurs terres et vivent dans la province d’Izmir, dans la région d’Égée, où ils subissent la violence de l’État turc depuis toujours. Fehime Poyraz, la mère de Deniz, a raconté une anecdote, disant qu’il y a 25 ans, la police turque lui avait demandé pourquoi elle avait fait neuf enfants, rajoutant que l’État turc lui avait arraché 4 de ses enfants, dont Deniz qui a été tuée hier, tandis que 3 autres croupissent dans les geôles turque depuis des années.
 
Les parents de Deniz Poyraz ont déclaré à l’Agence Mezopotamya qu’ils avaient la tête haute, que Deniz est la fille de tout le Kurdistan, qu’ils ont des milliers de Deniz, ajoutant que les Kurdes doivent absolument s’unir face aux plans d’extermination mis en place par le régime turc, même au Rojava et au Kurdistan du Sud.  
 
Nous sommes redevables au peuple kurde 
 

Le père Abdülilah Poyraz a déclaré : «Il y a des milliers de Deniz contre l’oppression », et a ajouté : « Ma fille n’est pas différente de celles qui ont été tuées avec des armes chimiques. Ma fille n’est pas différente de Sêvê et Pakize. Lokman Birlik a été traîné derrière le panzer. Ma fille n’est pas différente. Mehmet Tunc a été massacré. Deniz n’est pas différente. (…) Nous sommes toujours redevables à ce peuple. Peu importe combien nous la payons, notre dette envers le peuple ne sera pas finie. »

Soyons unis

Monsieur Poyraz a poursuivi en déclarant : « La martyre est une martyre pour nous tous. Tout ce que je veux de tout le monde, c’est ; Soyons unis. Condoléances au peuple kurde, au HDP. Si Tayyip et son équipe le pouvaient, ils attaqueraient tout le Kurdistan, de la Syrie à l’Irak. Grace à la la lutte du peuple kurde, ils ne pourront pas y parvenir.»

 

Les Kurdes sont en danger en Turquie

0

Hier, Onur Gencer a assassiné Deniz Poyraz, une militante kurde d’HDP dans les locaux du parti à Izmir. L’assassin est un fasciste turc envoyé en Syrie où il a combattu les Kurdes et dont il a publié sur Instagram ses photos « souvenirs » posant fièrement avec des armes de gros calibres.

Au moins dans ses deux derniers postes de la veille, l’assassin disait ouvertement qu’il allait commettre un carnage contre le HDP et les Kurdes qu’il qualifiait de « rejetons d’Arméniens ». Un crime commis selon les mêmes procédés qu’on avait vus lors de massacres visant les Kurdes/alévis en Turquie depuis un siècle: l’État active les cellules des Loups Gris qui liquident les Kurdes – rappelez-vous le massacre de Maras, Corum, Sivas/Madimak,  Istanbul/Gazi, Roboski, Newroz d’Amed en mars 2017, etc. – et les rares opposants/journalistes… qui gênent le pouvoir. Ensuite, l’État turc parle de « provocations », il appelle à la prudence, dit qu’on (les Kurdes) doit garder son sang froid. En effet, les Kurde ne doivent surtout pas s’indigner d’être exterminés! Comme si les Kurdes qui sont sans armes face à une des plus grande armées de l’OTAN pouvaient poser une quelconque menace à l’État turc si bien protégé par l’OTAN!

L’État turc mène, depuis sa création il y a un siècle, un génocide en exterminant les Kurdes, en les chassant de leurs terres qu’ils colonise par des Turcs ramenés d’autres régions, en interdisant leur langue, en les assimilant de force, etc. En face, les Kurdes ont essayé, ils essaient, de survivre. Mais ils n’ont presque pas de moyens militaires et politiques car ils sont seuls face à un grand État soutenu par l’Occident et les États du Moyen-Orient. On n’a pas entendu un seul pays parler du droit à l’autodétermination des plus de 40 millions de Kurdes, mêmes ceux qui défendent les droits de quelques millions de Palestiniens voient d’un mauvais œil un Kurdistan libre qui est actuellement occupé par la Turquie, l’Iran, l’Irak et la Syrie. Ainsi, le plus grand peuple apatride au monde est condamné à ne pas faire de « vague » alors qu’il est sur le point de disparaitre de l’histoire de l’humanité par ceux qui veulent s’impatientent de chanter un requiem à la mémoire du peuple kurde…

 

Je suis Deniz Poyraz, un fasciste turc m’a tuée ce matin

0
Je suis Deniz Poyraz, une jeune Kurde de 28 ans. J’ai été tuée ce matin dans le local de mon parti  HDP à Izmir par Onur Gencer, un mercenaire turc formé en Syrie pour tuer mes semblables.
 

Mon bourreau est arrivé dans le local de mon parti, il a incendié le local et m’a abattue de six balles alors que j‘étais assise tranquillement dans la cuisine en train de prendre mon petit-déjeuner composé de tomates et d’olives avec du pain et du thé noir.

 

Il a photographié mon corps sans vie gisant dans une mare de sang et l’a partagée sur WhatsApp accompagnée du mot « leş 1 » (cadavre 1). Il pensait tuer d’autres militants car on avait prévu une réunion avec les membres du parti mais à cause d’une urgence, on l’avait annulée. 

 
Saviez-vous que pendant tout ce temps là, la police turque qui surveille nos locaux 24/24, n’a pas bougé son petit doigt? Elle a attendu sagement dehors la fin du carnage…
 
Mon bourreau avait partagé sur Instagram des photos de lui tenant des armes de plusieurs calibres qu’il avait utilisées en Syrie où il combattait les Kurdes du Rojava. Dans ses deux dernières publications qu’il avait partagées hier, il disait que nous étions (Kurdes) des rejetons d’Arméniens et qu’il allait nous faire vomir du sang.
 
Des Kurdes se sont rassemblés dans de nombreuses villes pour condamner ce meurtre raciste mais la police turque les a attaqués et détenu certains des manifestants, alors que mon assassin a été cajolé par la même police turque après son forfait, en attendant d’avoir une médaille du mérite pour avoir « nettoyé » le pays d’une terroriste arméno-kurde.
 
Comme Havrin Khalaf, Sakine Cansiz, Arin Mirkan… avant moi, moi aussi, je vais rejoindre le long cortège composé de fillettes et de femmes kurdes/yézidies, arméniennes, assyriennes… tuées par les forces turques ou jihadistes sur nos terres depuis un siècle car nous avons eu le malheur de ne pas être turques/sunnites. Nous sommes en danger partout où les forces turques ou des tueurs à gages à la solde de l’État turc sont présents.

TURQUIE. Un fasciste turc tue une militante kurde du HDP à Izmir

0

IZMIR – Onur Gencer, un fasciste turc d’extrême-droite (Loups Gris) qui a combattu les Kurdes en Syrie pour le compte d’Erdogan, a mis le feu au local du parti HDP à Izmir et tué la militante Deniz Poyraz alors que la police surveillait l’immeuble. Un meurtre raciste qui a été encouragé par l’impunité dont jouissent les meurtriers des Kurdes et de tous ceux qui luttent contre l’État mafieux turc. L’avocate des droits humains, Eren Keskin a appelé le ministre turc de l’intérieur, Suleyman Soylu à démissionner après ce meurtre abject.

Onur Gencer, le fasciste turc qui a tué Deniz Poyraz, militante kurde d’HDP à Izmir, cajolé par les policiers turcs après son crime… Pendant qu’Onur Gencer attaquait le bâtiment d’HDP, y mettait le feu et exécutait Deniz Poyraz, les policiers turcs attendaient tranquillement à l’extérieur.

Une fois le crime commis, Onur Gencer a été emmené au commissariat où on a dû lui donner un téléphone pour qu’il efface ses publications haineuses sur son compte Instagram.

Hier, Onur Gencer a qualifié les membres d’HDP de « rejeton d’Arméniens » sur son compte Instagram où il déclarait qu’il allait leur faire vomir du sang.

« Une Deniz est partie, mais mille autres viendront »

La mère du membre du HDP Deniz Poyraz qui a été tué lors de l’attaque contre le bâtiment provincial du parti à Izmir plus tôt dans la journée, a déclaré : « Le peuple kurde est toujours debout, il sera toujours debout. Une Deniz est partie mais mille autres Deniz viendront. »

Un homme armé du nom d’Onur Gencer, qui a pris d’assaut le bâtiment du HDP dans la province d’Izmir, dans l’ouest de la Turquie, a tué la membre du parti Deniz Poyraz et mis le feu au bâtiment.

Selon JinNews, la mère de Deniz Poyraz, Fehime Poyraz, voulait voir sa fille à l’intérieur du bâtiment du parti, mais la police ne l’a pas autorisé.

Mère Poyraz a réagi à la police en disant : « Ouvrez le chemin, je vais entrer, personne ne peut m’arrêter. Ils ont tué mon enfant. Que Dieu vous tue aussi. Je suis une mère, j’ai le droit de parler, personne ne devrait essayer de me faire taire. »

« Le peuple kurde est toujours debout ; ils seront toujours debout. Une Deniz est partie, mille autres Deniz viendront », a souligné la mère.

Les partisans du HDP se sont rassemblés devant le bâtiment du parti et ont réagi à la police en disant : « Vous protégez les meurtriers ». Via ANF

 

Le 4ème Festival des Femmes Fidan Doğan se tiendra à Paris le 3 juillet

PARIS – Le Mouvement des femmes kurdes en France vous invite au 4ème Festival des Femmes kurdes et du monde, en hommage à Fidan Dogan (Rojbîn).

Les femmes kurdes préparent le quatrième Festival des Femmes Fidan Doğan (Rojbin). Le festival, organisé sous le slogan « Il est temps de défendre les femmes libres et la société libre contre le féminicide », se tiendra dans le Parc Interdépartemental du Val De Marne, en région parisienne.

Organisé par le mouvement des femmes kurdes en France, TJK-F, le festival de cette année est dédié à Leyla Agirî (Filiz Aslan), membre du Conseil exécutif du KJK qui est tombée martyre lors d’une frappe aérienne turque sur les zones de défense de Medya (QG du PKK) en juin 2020. Les musiciennes Yelda Ebbasi, Nuarin, Meral Alkan, Reqşen Gele Tamile, le groupe Kevana Zerin et l’équipe de danse folklorique féminine Tev-Çand govend participeront au programme du festival dédié à Leyla Agirî, et aux trois femmes kurdes, Sakine Cansız, Leyla Şaylemez et Fidan Doğan qui ont été victimes d’un triple meurtre au cœur de Paris le 9 janvier 2013.

Le festival accueillera également diverses activités exprimant la réponse des femmes au système patriarcal, aux féminicides au Moyen-Orient et au colonialisme de l’État turc occupant. Le festival comprend une aire de jeux spécialement organisé pour les enfants et des stands d’information sur les besoins du peuple kurde, sa culture et la lutte des femmes kurdes.

APPEL À PARTICIPATION

Le comité d’organisation du festival a déclaré : « Les femmes kurdes entreprennent la mission de faire du 21e siècle un siècle au cours duquel l’humanité, la moralité, la conscience et les valeurs spirituelles sont restaurées et ravivées, ainsi que la liberté et l’égalité ». Le comité a souligné que le festival fait également partie de la lutte pour éclairer le triple meurtre de Paris.

Le comité a annoncé que le festival réunira des participants de Strasbourg et des villes autour de Paris. Il a appelé tous les Kurdes, en particulier les femmes, les alliés et les mouvements féministes à participer au festival.

Mouvement des femmes kurdes en France (TJK-F)
Dimanche 17 juin – 12h00 à 19h
Parc interdépartemental du Val de Marne – Créteil Pompadour (RER D)

 

« Chroniques Kurdes » avec Elie Guillou, Aram Tastekin et Rusan Filiztek

0

TRÉDREZ-LOCQUÉMEAU – Aram Tastekin et Rusan Filiztek, deux artistes kurdes exilés en France, sont conviés par Elie Guillou à une soirée conte, musique et lecture autour du Kurdistan le 25 juin prochain à Trédrez-Locquémeau, une commune des Côtes-d’Armor, en Bretagne.

RDV le 25 juin 2021, à 19 heures

Tarif à partir de 6 euros
 
Café Théodore
Kerguerven
22300 TRÉDREZ-LOCQUÉMEAU
 
Pour plus d’info:
02 96 35 29 40
www.cafetheodore.fr

 

 

L’arrestation des représentants du Rojava par le PDK sert les intérêts de l’État turc

0
ROJAVA – Le 10 juin, la milice du PDK a arrêté le représentant du Rojava à Hewler, capitale de la région autonome kurde d’Irak, Jihad Hassan et deux membres du Parti de l’Union démocratique, Mustafa Khalil et Mustafa Aziz et dont le sort reste inconnu depuis.
 
Alors que l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES) et le PYD ont exigé la libération immédiate de leurs collègues arrêtés par le PDK, Amina Ossi, conseillère et coprésidente du Conseil exécutif de AANES, a déclaré que l’arrestation des représentants de l’Administration autonome par le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) s’est faite dans le cadre d’accords suspects avec l’Etat turc, et l’a qualifié de « honte pour le parti », soulignant que leur arrestation servait les agendas de l’État d’occupation turc pour frapper les gains réalisés dans le Nord et l’Est de la Syrie.
 
Amina Ossi
 
Amina Ossi a déclaré que cette arrestation coïncidait avec des accords suspects des autorités de la Région avec l’État turc, qui lance actuellement des attaques féroces contre le Başûr (Kurdistan du Sud), dans le but d’occuper davantage de terres du Kurdistan, sous prétexte de combattre le PKK.
 
Les Kurdes doivent avoir une position
 
Ossi a estimé que l’arrestation de diplomates et les attaques turques appellent une position populaire ferme au stade actuel, et a déclaré : « Une telle attaque, qu’il s’agisse de l’arrestation de nos collègues ou des attaques lancées par la Turquie sur le territoire de la région du Kurdistan, exige que les citoyens kurdes et même le gouvernement irakien prennent position.
 
Le peuple kurde dans la région et dans le nord et l’est de la Syrie a exprimé sa position, qui est de mettre fin à ces attaques, qui ne font que servir l’occupation turque et ses ambitions expansionnistes dans les territoires de la région du Kurdistan et les régions du nord et de l’est de la Syrie », a-t-elle déclaré.
 
Amina Ossi a noté que l’arrestation des diplomates et l’accord avec la Turquie ainsi que le soutien visent à frapper les gains réalisés dans le Nord et l’Est de la Syrie, notant le rôle pionnier du peuple kurde dans la lutte contre DAECH, la libération des régions et la formation de l’Administration autonome.
 
Elle a indiqué « le peuple kurde a eu un rôle pionnier dans la lutte contre DAECH, la libération des régions et la formation de l’Administration autonome dans ces régions, mais ce projet ne leur plaît pas, ils ont plutôt un plan global qu’ils cherchent à réaliser. »
 
L’arrestation de diplomates est une violation des lois internationales
 
Elle a expliqué que les attaques contre le Başûr « ont inévitablement des répercussions et des dimensions futures, affectant le nord et l’est de la Syrie, donc cela nécessite une prudence et une position stricte et sérieuse », notant que « notre peuple a montré cette préoccupation avec les manifestations massives contre cette occupation, et contre l’arrestation de nos collègues diplomates dans la région du Kurdistan. »
 
Amina Ossi a indiqué que l’arrestation a violé les lois internationales contre les diplomates, et a ajouté: « Nos représentants sont officiels, et nos représentations sont autorisées, depuis le début de l’établissement de l’administration, nos sièges sont présents, et ils sont le lien entre les diplomates de l’étranger avec le Nord et l’Est de la Syrie. »
 
Soulignant que les acteurs étaient au top de leur travail, et ont montré leur préoccupation et leur respect des lois du Kurdistan, et a souligné que leur arrestation aurait « un impact négatif sur les relations futures. »
 
Une tache sur le front
 
Elle a également considéré que l’arrestation des représentants par les Forces démocratiques du Kurdistan était « une tache sur le front », et a poursuivi : « Les citoyens kurdes dans tous les pays européens ont exprimé leur position, y compris les intellectuels, les politiciens, les partisans et les écrivains, comme ils sont intervenus dans cette affaire pour arrêter la conspiration que la Turquie vise à travers pour attirer les forces kurdes à la guerre visant à frapper les gains qui ont été réalisés dans nos régions, comme un projet qui ne réalise pas leurs intérêts stratégiques et économiques.
 
Les efforts déployés et les voix que nous entendons, tant de la rue kurde que de tous les politiciens, à ce stade, il est devenu clair pour nous que le Parti démocratique du Kurdistan est le seul à être en accord avec la Turquie sous le prétexte de combattre le PKK, car c’est la base d’un accord qui permet à la Turquie de s’étendre dans la région du Kurdistan.
 
Nous espérons que les efforts de notre peuple et de tous nos intellectuels porteront leurs fruits suite à l’arrêt des arrestations arbitraires de nos représentants et de nos diplomates, avec des revendications qui mettent fin à toutes les occupations et arrestations le plus rapidement possible. »
 

Hommage à une militante kurde décédée en Belgique

0

Le Mouvement des femmes kurdes en Europe (TJK-) a publié une déclaration annonçant la disparition de Güler Yurdakul (Delal) qui a beaucoup travaillé pour le Mouvement de libération du Kurdistan pendant de nombreuses années. Elle est décédée à Malmedy, en Belgique.

« Notre camarade Delal (Güler Yurdakul) impliquée dans le Mouvement de libération du Kurdistan depuis de nombreuses années est devenue immortelle dans la ville de Malmedy en Belgique, où elle était soignée depuis longtemps. Nous serons les successeurs du combat mené par notre camarade Delal sans aucune concession dans les montagnes, les prisons et les villes, combinant l’idée de fraternité des peuples et du socialisme avec l’idée de liberté du peuple et des femmes kurdes.

Pour honorer sa mémoire, nous poursuivrons  la voie ouverte par ceux qui ont changé le cours de l’histoire vers la victoire.

La camarade Delal est née en 1960 dans le village de Cibin du district d’Halfeti, à Urfa, l’un des premiers quartiers généraux où le mouvement des femmes kurdes du PKK a diffusé l’idée d’un Kurdistan libre à différents peuples. Elle a rencontré le mouvement apoiste lorsqu’elle était au lycée. Puis, elle a compris sans hésiter que le mouvement apoiste était l’unique ligne pour apporter la démocratie, le socialisme et la liberté aux peuples de Turquie et a rejoint la lutte. Au mois de mars 1980, elle a été arrêtée avec Mehmet Karasungur et Halil İbrahim Bilgin, chacun faisant partie des cadres pionniers du PKK. Elle a été libérée après un certain temps. Après le coup d’État militaire du 12 septembre, elle a commencé à mener des activités de lutte dans la campagne d’Antep ».

Elle n’a pas permis à la maladie de vaincre ses revendications révolutionnaires

« En 1981, elle est faite prisonnière aux côtés de trois de ses camarades.  Elle a été emprisonnée avec Sakine Cansız (Sara), la bâtisseuse de notre culture de résistance.  La torture à laquelle elle a été exposée pendant cette période a causé des dommages à son cerveau.  Après une période de traitement, elle s’est à nouveau impliquée activement dans la lutte.

En 1990, elle s’est installée en Europe et a mené des activités pour diffuser la culture de résistance et de patriotisme dans la communauté kurde.  Malgré sa maladie du cerveau et ses multiples opérations chirurgicales, elle n’a pas permis à la maladie de restreindre ses revendications révolutionnaires et adoptait une position de résistance en prison.

Entre les années 1995 et 2000, elle a poursuivi la lutte dans les montagnes du Kurdistan.  Cependant, elle a de nouveau déménagé en Europe en raison de l’aggravation de son état de santé au début des années 2000.

Sa santé s’est détériorée et elle a longtemps lutté contre la SLA.  Pendant cette période, bien qu’elle ne puisse pas rejoindre physiquement la lutte, elle a toujours donné de la force par sa détermination, son amour de la vie et les principes d’une vie révolutionnaire à nous, ses camarades.

Nous, en tant que Mouvement des femmes kurdes en Europe, réaliserons la revendication de fraternité des peuples et de libération des femmes, que la camarade Delal a défendue en bonne place.  Nous continuerons notre lutte jusqu’à ce que nous expulsions le colonialisme du Kurdistan et vainquions le fascisme.  Nous nous engageons à suivre le chemin de la camarade Delal, l’ouvrière de notre lutte pour la liberté ». 


ANF

 

 

Alors que l’État turc envahit le Kurdistan du Sud, le GRK sabote la délégation internationale pour la paix à Hewlêr

0

KURDISTAN DU SUD – La blocage de la délégation internationale partie Erbil prévenir une guerre inter-kurde provoquée par la Turquie a indigné le peuple kurde et leurs soutiens à travers le monde. Depuis plusieurs jours, la Délégation internationale pour la paix et la liberté au Kurdistan composée de centaines de Kurdes et d’Occidentaux est bloquée à Hewler par la milice du KDP dirigé par le clan Barzanî. La délégation dénonce l’attitude du KDP dans un long article écrit pour Medya News, dont on publie la version française ici: 

La région autonome du Kurdistan au nord de l’Irak est ancrée dans l’histoire des premières civilisations, dotée d’une biodiversité et d’une culture riches, mais traumatisée par des décennies de génocide, d’expulsions forcées et de conflits internes.

Lorsque nous lisons sur les réseaux sociaux la nouvelle que la région était bombardée et envahie par l’armée turque, la deuxième plus grande armée de l’OTAN, avec plusieurs civils tués à ce jour et plus de 1 500 déplacés, des centaines d’hectares de forêt incendiés et décimés, et 22 villages évacués, nous avons encore été déçus par le manque de couverture médiatique, de conséquences politiques ou de réponses de la société civile au sein de la communauté internationale. Ainsi, lorsque l’appel à la solidarité est venu, nous avons rejoint la Délégation internationale pour la paix et la liberté au Kurdistan, pour témoigner et briser le silence autour de l’expansion violente en cours de la Turquie.

Nous sommes arrivés à l’aéroport de Hewlêr, la capitale de la région autonome du Kurdistan d’Irak, à environ 100 km au sud de la frontière turque.

Faisant la queue à l’immigration, nous avons vu un grand groupe d’Europe juste devant nous, également entrant pour rejoindre notre délégation, qui ont été arrêtés et leurs passeports confisqués par les autorités kurdes sans explication, dont la journaliste néerlandaise Frederike Geerdink.

Une fois arrivés à notre hôtel, nous avons appris que ce groupe avait été soit renvoyé dans son pays d’origine, soit arrêté, sans aucune base légale ; à la fin de la journée, 40 personnes au total avaient été expulsées ou arrêtées dans toute l’Europe, et des dizaines d’autres avaient été empêchées d’embarquer sur des vols en provenance de leur pays, dont un grand groupe de 27 personnes d’Allemagne et de Suisse, dont le député de Hambourg, Canzu Özdemir  à Düsseldorf. La raison invoquée par la police fédérale allemande était qu’à travers des délégations internationales comme la nôtre, des jeunes avaient auparavant rejoint le PKK dans la lutte armée contre l’armée turque.

Malgré cette répression, environ 70 sur les 150 prévus, les membres de notre délégation, dont des politiciens, des universitaires, des militants des droits de l’homme, des syndicalistes, des journalistes, des féministes et des écologistes, et représentant plus de 14 pays, ont réussi à se réunir et à commencer notre travail. pour la paix et la liberté. Notre objectif était d’établir et de promouvoir le dialogue avec et entre les membres des différents partis du parlement du Kurdistan, et de visiter les organisations non gouvernementales de la société civile.

Au mépris du droit international, l’État turc occupe le nord de l’Irak depuis juin 2020, mais le 23 avril 2021, il a lancé de nouvelles opérations militaires de grande envergure baptisées « Opération Claw-Lightning » et « Operation Claw-Thunderbolt » dans le Sud. Kurdistan dans les régions de Matina, Zap et Avashin.

L’armée turque attaque non seulement les habitants de la région, mais la terre elle-même, bombardant les flancs des montagnes, allumant des incendies et abattant des étendues de forêt pour transporter des tonnes de bois vers la Turquie. Cela constitue un crime de guerre, commettant un écocide dans une région de plusieurs espèces menacées, contribuant à l’aggravation des crises écologiques de perte de biodiversité et d’extinction massive.

L’invasion actuelle du Kurdistan s’inscrit dans l’expansionnisme néo-ottoman de la Turquie à travers le Moyen-Orient et la Méditerranée orientale (en s’impliquant dans tous les conflits de la région, y compris en Algérie, en Arménie, en Libye, en Syrie, en Tunisie, en envoyant parfois des militants et en provoquant poursuite de la déstabilisation et escalade des tensions avec Chypre et la Grèce).

Ce n’est pas une coïncidence si cette invasion actuelle a commencé le jour du 106e anniversaire du début du génocide arménien, le 24 avril – l’assaut en cours ne peut être interprété que comme une menace ouverte de génocide. Cette action militaire n’est que la dernière itération de la politique d’oppression des Kurdes menée depuis des décennies par la Turquie, qui a conduit aux invasions du Rojava (nord et est de la Syrie) à Efrîn en mars 2018 et à Girê Spî et Serêkaniyê en septembre 2019.

Les jeux géopolitiques de l’OTAN rendent ses États membres complices, par leur approbation tacite de ces crimes de guerre. Cette connivence découle de l’intérêt de l’OTAN à maintenir un allié puissant au Moyen-Orient, ce qui explique à son tour le silence de l’Europe et des États-Unis sur les crimes de la Turquie. Cela a abouti à un paradoxe étrange, selon lequel l’OTAN soutient la Turquie, qui, dans la poursuite de ses objectifs impérialistes, utilise des hommes du soi-disant État islamique et d’autres groupes militants islamistes – par exemple en important des mercenaires via Hewlêr à Qandîl (dans son pour chasser les guérilleros du PKK de la région du Kurdistan) – que l’OTAN veut soi-disant vaincre.

Ceci est révélateur de la situation politique au Kurdistan du Sud, puisque ces mercenaires n’auraient pas pu passer par Hewlêr sans l’assentiment du KRG.

Ainsi, nous avons une situation où le KRG permet aux mercenaires islamistes d’accéder à ses montagnes pour combattre le PKK, mais arrête et déporte les membres de la délégation internationale qui appellent à la paix et à la liberté pour le Kurdistan. Ces tensions mettent en danger la sûreté et la sécurité de tout le Kurdistan, créant des divisions entre les Kurdes face à ce qui devrait être un ennemi commun ; les actions actuelles du GRK répondent à l’observation de l’ancien président irakien Saddam Hussein, selon laquelle les organisations kurdes étaient trop désespérément divisées et soumises aux puissances étrangères pour obtenir un succès à long terme.

Notre délégation a prévu pour le 14 juin de se rendre au siège des Nations Unies à Hewlêr pour lire notre déclaration de formation, Initiative internationale pour la défense du Kurdistan, qui a jusqu’à présent été signée par 251 signataires dans de nombreux pays, sur six continents.

Cependant, ce matin-là, nous nous sommes réveillés lorsque les forces de sécurité du GRK gardaient notre hôtel et empêchaient la délégation de partir. Alors que les journalistes et les équipes de télévision locaux attendaient notre déclaration, les forces de sécurité et la police ont essayé de nous dire que nous n’avions pas le droit de nous exprimer, car nous n’avions pas de passeport irakien et nous nous étions vu refuser l’autorisation de manifester. Malgré cela, nous avons tout de même décidé de tenir notre conférence de presse dans le hall de l’hôtel. Après plusieurs discours et interviews, nous avons dû quitter l’hôtel pour nous rendre à pied à l’ONU, mais les forces de sécurité (maintenant amassées sur le trottoir) nous ont arrêtés devant les portes d’entrée. En réponse, nous nous sommes assis dans un acte de désobéissance civile pour protester contre notre traitement par le KRG. Après qu’ils nous aient forcés à rentrer à l’intérieur de l’hôtel, nous avons continué notre protestation en dansant jusqu’à ce que cela soit également arrêté.

Nous soupçonnons que le GRK a tenté de saboter nos plans afin de supprimer la couverture médiatique de notre message à la communauté internationale. Le fait qu’ils nous interdisent de protester contre la tentative de génocide de leur propre peuple expose le paradoxe au cœur de la politique du GRK, à savoir sa dépendance économique vis-à-vis de la Turquie.

Cette dépendance sape le récit de la région kurde indépendante, dont le mythe fondateur est celui de la résistance contre l’oppression des États-nations environnants. Pour continuer son récit, le GRK doit maintenant dissimuler ce paradoxe derrière un double langage — comme l’a vécu l’un de nos amis qui, lors de son expulsion de l’aéroport de Hewlêr, s’est fait dire par les gardes-frontières que sa participation à notre délégation pour la paix et la liberté était égale au terrorisme.

Cette équation de discussion politique et d’engagement avec le « terrorisme » est tirée directement de la rhétorique du gouvernement turc ; si le GRK continue d’adopter un tel langage, cela a des implications inquiétantes pour l’avenir de la démocratie dans la région du Kurdistan.

Nous appelons donc tous les partis, institutions et peuples kurdes à adopter une position unie contre l’occupation turque. Les attaques écocides et génocidaires de l’État turc se poursuivent, et ce n’est qu’en étant solidaires les uns des autres, au-delà des frontières et des lignes de parti, que cela peut être arrêté.

Images via la délégation pour la paix et la liberté au Kurdistan pour Medya News

Le régime turc, la mafia et le gang germano-turc Osmanen Germania

0
Les aveux du parrain mafieux Sedat Peker qui ébranlent le gouvernement turc résonnent également en Allemagne. Apparemment, le mari de l’une des nièces du président turc Erdoğan était impliqué dans des transferts d’argent à des groupes mafieux turcs en Allemagne.
 
Après un changement de pouvoir au sein du réseau criminel entourant le régime AKP/MHP en Turquie, le patron de la mafia Sedat Peker a été expulsé. Il s’est enfui à l’étranger et se venge maintenant du gouvernement d’Erdoğan avec une série de vidéos révélatrices dans lesquelles il dévoile les liens du régime turc avec le crime organisé. Dans sa dernière vidéo, le patron de la pègre a évoqué le rôle des réseaux allemands fidèles à Erdoğan et a déclaré que le politicien de l’AKP Metin Külünk lui avait demandé d’envoyer de l’argent à des associations turques. Régulièrement, cela se passait aussi sous la main. À quelles organisations de ce pays l’argent a été versé, Pékin ne le mentionne pas explicitement. Le nom de Külünk, cependant, suggère que le gang des « Ottomans Germania » (« Ottomans d’Allemagne ») ont été soutenus financièrement.

L’une des organisations étrangères les plus brutales du régime AKP/MHP

Le gang nationaliste turc « Osmanen Germania » a été fondé en Hesse en 2014 et a parfois été considéré comme le gang de rockers à la croissance la plus rapide en Allemagne. L’organisation était impliquée dans des tentatives de meurtre, d’extorsion, de trafic de drogue, de prostitution forcée ainsi que de proxénétisme et de privation de liberté et a été interdite par le ministre allemand de l’Intérieur Horst Seehofer en 2018. Toutes les sous-organisations ont également été affectées par l’interdiction. A l’époque, le groupe était déjà actif en Allemagne avec 16 groupes locaux. Dans de nombreuses villes, il poursuit ses activités en grande partie sans être dérangé sous d’autres noms.

Fascisme et crime organisé avec les meilleures relations à Palace

« Osmanen Germania » et ses organisations qui lui ont succédé sont certainement parmi les réseaux les plus dangereux du régime AKP/MHP. Les traces du club, connu comme une « escouade de voyous » de l’État turc en Allemagne, s’étendent jusqu’au palais présidentiel turc. Selon les aveux de Peker, Serdar Ekşioğlu, le mari d’une des nièces d’Erdoğan, a apporté l’argent aux soi-disant Ottomans. Plus tôt, Peker avait publié une vidéo d’une conversation entre lui et Ekşioğlu. Dans l’appel vidéo, Peker accuse Ekşioğlu de se comporter de manière peu sincère, affirmant qu’ils ont tous deux été impliqués dans les mauvais traitements infligés à un ancien député de l’AKP dans un poste de police, fournissant des armes à des djihadistes en Syrie et d’autres crimes. Dans l’interview, Ekşioğlu admet son implication dans ces actes.

Osmanen Germania racheté par l’AKP

Le soutien d’Ekşioğlu aux « Osmanen Germania » a également fait l’objet d’un article du 16 octobre 2015 dans le journal affilié à l’AKP Sabah, qui a déclaré que l’aide d’Ekşioğlu avait eu un impact particulier sur la décision des Ottomans de soutenir l’AKP lors des élections du 1er novembre de cette année.

De l’argent pour les attaques contre les Kurdes

Des enregistrements de conversations de 2017 montrent que Metin Külünk, confident d’Erdoğan et ancien député de l’AKP, a fourni aux « Osmanen Germania » de l’argent pour acheter des armes à plusieurs reprises. Avec cet argent, l’organisation a acheté des pistolets et des armes à tir rapide à utiliser contre les Kurdes. En raison de ces activités, les dirigeants d’Osmanen Mehmet Bagci et Selcuk Sahin ont été emprisonnés en 2018.

La justice allemande cache des liens avec le régime d’Erdoğan

Bien que les liens avec le régime d’Erdoğan aient été révélés lors du procès de Stuttgart, les accusés n’ont été condamnés à des peines de prison que pour d’autres délits. Lors du procès, ni le tribunal ni l’accusation n’ont évoqué le fait que les présumés Ottomans avaient préparé des assassinats de personnalités de l’opposition. Levent Uzundal, le chef de la branche de Stuttgart, a reçu la peine la plus élevée, six ans de prison. Mehmet Bagci, le « leader mondial des Osmanen Germania », n’a écopé que de trois ans et quatre mois. Il y a des photos de lui étant reçu par Erdoğan lui-même dans son palais. Des photos le montrent en train d’être reçu par Erdoğan lui-même dans son palais. Dans un article paru dans le numéro d’avril 2016 du Post, une publication de l’AKP basée à Cologne, Bagci et Sahin ont déclaré en détail qu’ils étaient prêts à servir l’État turc. Dans de nombreuses villes d’Allemagne, en particulier Cologne et Stuttgart, ils avaient déjà organisé des attaques contre les Kurdes, disait-il.

L’argent des hommes d’affaires « patriotiques »

En outre, les dirigeants des Osmanen Germania se sont félicités d’avoir participé aux rassemblements de l’AKP en Allemagne à l’époque et ont appelé à davantage d’aide de la part de l’État turc. « Nous sommes prêts à mourir pour la patrie. Nous avons laissé nos familles et nos enfants de côté. Par conséquent, nous attendons de notre État et des hommes d’affaires fidèles à la patrie qu’ils nous aident à fournir des fonds appropriés à nos jeunes qui se forment dans nos clubs sportif. »

Ordres du Palais

Il ressort clairement des conversations téléphoniques interceptées que Metin Külünk a reçu ses instructions aux Osmanen Germania directement d’Erdoğan. Par exemple, le 1er juin 2016, le président turc aurait chargé son compagnon d’organiser des manifestations contre la reconnaissance du génocide des Arméniens. Cela a été suivi par des marches des Osmanen Germania le lendemain près du Bundestag (Parlement allemand).

Dans une autre conversation téléphonique, Külünk a donné l’ordre au président de l’organisation de lobbying AKP UETD basée à Mannheim, Yilmaz Ilkay Arin, de mener une action punitive contre le satiriste Jan Böhmermann. Sa satire bien connue d’Erdoğan avait fait de grandes vagues à l’époque. En conséquence, Arin a appelé le chef ottoman Bagci le 1er avril 2016 et lui a donné des instructions pour prendre des mesures contre Böhmermann. Arin a parlé de Külünk qui souhaitait que les « Turcs » en Allemagne s’arment et a déclaré qu’il disposait d’un dépôt d’ « armes propres » et de munitions. Après des descentes de police, Külünk n’est pas retourné en Allemagne et Arin s’est également enfui en Turquie. Là, il a été nommé au conseil d’administration de la Fédération de boxe par le régime AKP/MHP.

Des sommes considérables ont coulé de Pékin aux Ottomans

Selon des informations parues dans les médias turcs, Sedat Peker a payé à Külünk environ 10 000 $ par mois pour soutenir les Osmanen Germania. Peker lui-même a parlé d’avoir réduit le politicien de l’AKP avec des sommes beaucoup plus élevées.

Jelpke demande une enquête en Allemagne

Ulla Jelpke, la porte-parole politique intérieure du groupe parlementaire DIE LINKE, appelle à des enquêtes en Allemagne suite aux déclarations de Peker. Elle a déclaré: « En outre,il faut rechercher quelles organisations agissent maintenant en tant qu’associations de substitution des Osmanen Germania. Dans le dernier épisode de ses aveux, le parrain de la mafia Sedat Peker a également expliqué comment il avait illégalement fourni aux associations nationalistes turques en Allemagne d’importantes sommes d’argent au nom de politiciens du parti au pouvoir turc AKP. L’AKP a utilisé ces associations pour provoquer une polarisation extrême au sein de la Turquie pendant les campagnes électorales, y compris parmi la diaspora turque en Allemagne, afin d’obtenir le soutien du président Erdogan et de son régime. Je m’attends à ce que le gouvernement allemand et les autorités de sécurité allemandes prennent en compte les déclarations de Pékin sur la ‘ l’état profond de la politique, des gangsters et des services secrets en Turquie et ses liens avec l’Allemagne comme une opportunité d’examiner de plus près quels groupes, à l’exception des Osmanen Germania désormais interdit, ont été financés et peut-être armés par ces canaux mafieux. L’ « État profond » turc doit être complètement asséché – également en Allemagne ! Il faut aussi mettre un terme aux complaisances du gouvernement allemand avec les Loups gris et l’association islamique DITIB – toutes ces forces, tenues en laisse depuis Ankara, constituent un danger pour les opposants d’origine turque en exil en Allemagne, pour les Kurdes et alévis, et à la coexistence pacifique des peuples de ce pays. » en dehors des Osmanen Germania désormais interdite, ont été financés et peut-être armés par le biais de ces canaux mafieux. L’ « État profond » turc doit être complètement asséché – également en Allemagne ! Il faut aussi mettre un terme aux complaisances du gouvernement allemand avec les Loups gris et l’association islamique DITIB – toutes ces forces, tenues en laisse depuis Ankara, constituent un danger pour les opposants d’origine turque en exil en Allemagne, pour les Kurdes et alévis, et à la coexistence pacifique des peuples de ce pays. » en dehors des Osmanen Germania désormais interdite, ont été financés et peut-être armés par le biais de ces canaux mafieux. L’« État profond » turc doit être complètement asséché – également en Allemagne ! Il faut aussi mettre un terme aux complaisances du gouvernement allemand avec les Loups gris et l’association islamique DITIB – toutes ces forces, tenues en laisse depuis Ankara, constituent un danger pour les opposants d’origine turque en exil en Allemagne, pour les Kurdes et alévis, et à la coexistence pacifique des peuples de ce pays. »

ANF

« Le bombardement d’Afrin avant la réunion de l’OTAN est un complot de l’Etat turc »

0

SYRIE / ROJAVA – La politicienne kurde, Ilham Ahmed a expliqué qu’avant la réunion de l’OTAN, la Turquie a voulu créer un nouveau complot en bombardant la ville d’Afrin mais qu’elle n’a pas réussi, ajoutant que la Turquie souhaite exploiter les événements de Manbij et le bombardement d’Afrin pour réintroduire son projet de zone tampon en Syrie lors de la réunion de l’OTAN.

Commentant les récents événements tels que le bombardement de l’hôpital de la ville d’Afrin, les événements dans la ville de Manbij, les menaces turques et le retour des tensions et des combats sur le front d’Idlib, Ilham Ahmed a déclaré qu’ils faisaient partie des plans de la Turquie visant à réintroduire la « zone tampon ».

Membre de l’organe exécutif du Conseil démocratique syrien, Ilham Ahmed a répondu aux questions de l’agence ANHA.

« Une attaque planifiée d’Afrin entre la Turquie et le gouvernement de Damas pour accuser les FDS. La ville d’Afrin a été ciblée avant la réunion de l’OTAN et l’État turc n’a pas atteint ce qu’il veut occuper plus de terres syriennes dans le nord et l’est de la Syrie jusqu’à la ville d’Alep, mais ses plans n’ont pas réussi à atteindre ce qu’il voulait, Erdogan cherche par des déclarations à construire une « zone tampon » dans le nord de la Syrie pour ramener ce dossier sur la table de l’OTAN, et pour accepter cette demande, il a lancé une attaque sur la ville occupée d’Afrin.

Cela a été convenu entre le gouvernement de Damas et la Turquie, ou entre les mercenaires et le gouvernement de Damas, et le résultat est l’attaque planifiée pour accuser les Forces démocratiques syriennes d’avoir ciblé l’hôpital, et pour utiliser ce dossier à la table de l’OTAN en essayant d’arrêter les États-Unis et les forces de la coalition leur soutien aux FDS, et c’est ce que la Turquie vise.

L’État turc insiste pour accuser les FDS d’avoir lancé ces attaques pour dire que les zones contrôlées par les FDS ne sont pas sûres, que les civils sont pris pour cible, et que ces zones doivent donc être remises à la Turquie », a déclaré Ahmed.

La Turquie cherche à réintroduire le projet de « zone tampon »

Parlant des récents événements à Manbij et du retour du président turc Erdogan, Ahmed a déclaré que « ses menaces d’occuper Manbij ont confirmé que « la Turquie souhaite jusqu’à présent occuper Manbij et, d’autre part, le gouvernement de Damas cherche à contrôler Manbij.

Le gouvernement de Damas a cherché, à travers le dossier des élections, à gagner la cordialité du monde, mais pas à atteindre ses moyens, et à gagner sa légitimité dans la région, à récupérer les zones qui échappent à son contrôle.

Le gouvernement de Damas et la Turquie ont également cherché à s’appuyer sur les récents événements à Manbij, cette dernière essayant apparemment de qualifier ces événements de » soulèvement civil contre l’administration de Manbij, « ainsi que de les utiliser comme une feuille de pression lors de la réunion de l’OTAN, et de dire que la population de la région ne souhaite pas prendre le contrôle des Forces démocratiques syriennes. »

Ilham Ahmed a noté que « lors des réunions entre la Russie et son homologue américain dans les prochains jours, il y aura des discussions sur divers dossiers et questions, qui sont des comptes et des cartes sur les zones administrées par AANES et les Forces démocratiques syriennes.

Ces parties cherchent à acquérir le dossier en faveur de son bénéfice, en frappant la stabilité au contrôle de la région officiellement. »

« L’attaque du front d’Idlib est un avertissement pour la Turquie »

Quant à la résurgence des tensions, des bombardements et des combats sur les fronts de la province d’Idlib, Alham a déclaré : « Une grande partie de la ville d’Idlib est sous le contrôle d’Al-Qaïda, et une grande partie de la population civile n’est pas loyale à Al-Qaïda, tout en rejetant le contrôle du gouvernement de Damas et de l’État turc, tandis qu’une autre partie lui est loyale.

Il y a eu des accords entre la Russie et la Turquie sur la ville d’Idlib, et l’Amérique et l’Europe ne peuvent être exclues de ces accords, jusqu’à présent aucun cessez-le-feu n’a été déclaré. »

Ilham a souligné qu’avant la réunion de l’OTAN, le gouvernement de Damas et l’État turc avaient ravivé ce front, alors que la Turquie se trouve désormais sur deux fronts, d’un côté face à l’OTAN et de l’autre contre son allié russe.

Ilham a déclaré : « Les seules victimes de ces conventions sont les civils innocents, et pour mettre un terme aux politiques de vente et d’approvisionnement, il faut que les guerres et le ciblage des civils cessent. »

Elle a conclu en disant : « S’il s’agit d’Idlib ou de toute autre zone, les civils doivent être protégés, tout comme le retour des habitants de la Ghouta dans leurs zones et ainsi assurer le retour des habitants d’Afrin dans leurs foyers. »

ANHA