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ALLEMAGNE. L’association kurde de Mannheim attaquée pour la deuxième fois en quelques mois 

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L’association culturelle kurde de Mannheim a été attaquée pour al deuxième fois depuis février dernier. Des fascistes turcs sont soupçonnés d’être à l’origine de l’attaque, contre laquelle la police allemande n’a pris aucune mesure.
 
Une association culturelle kurde de la ville allemande de Mannheim a été attaquée. Des membres de l’association sont venus au bureau ce matin pour voir les vitres brisées à coups de pierres.
 
L’association a alors appelé la police qui a cependant refusé de procéder à un examen sur place au motif qu’il n’y avait « pas d’équipe disponible » pour la mission.
 
Des fascistes turcs anti-kurdes sont soupçonnés d’être à l’origine de cette attaque survenue après un incident similaire en février.
 
La police allemande, restée insensible face à la dernière attaque, avait pris d’assaut les maisons de cinq administrateurs de la même association sous prétexte d’une activité culturelle organisée il y a trois ans.
 

Coupure d’eau par la Turquie, sècheresse, guerre en Ukraine… le prix du blé flambe au Rojava

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SYRIE / ROJAVA – Depuis janvier dernier, la Turquie a drastiquement réduit le niveau de l’eau de l’Euphrate desservant la Syrie dans le but d’assoiffer les Kurdes afin de saboter la révolution du Rojava. Cela a des répercutions dramatiques pour la culture du blé gourmande en consommation d’eau. A cela s’ajoute la guerre en Ukraine qui était un leader mondial en exportation du blé. Dans ces conditions, l’administration du Rojava a dû augmenter le prix du blé par deux.
 
L’Administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est (AANES) a annoncé les prix du blé et de l’orge pour 2022.
Voici le tableau comparatif du prix des céréales au Rojava depuis 2019:
 
2022 : blé 2 200 SYP/kg (0,55 $) et orge 1 700 SYP/kg (0,43 $)
 
2021 : blé 1 150 SYP/kg (0,36 $) et orge 850 SYP/kg (0,27 $)
 
2020 : blé 335 SYP/kg (0,17 $) et orge 150 SYP/kg (0,15 $)
 
2019 : blé 160SYP/kg (0,28$)
 
Les prix de cette année sont une augmentation substantielle en termes réels par rapport à l’année dernière, reflétant la détérioration des conditions climatiques et la pénurie mondiale de blé due à la guerre en cours en Ukraine. La récolte de l’année a commencé le 25 mai.
 
Muhammad al-Dakhil de l’AANES Agriculture et Autorité d’Irrigation a déclaré avoir calculé le coût de la culture de 1 kg de blé pour les agriculteurs à 1 400 et augmenté à plusieurs reprises leur marge bénéficiaire pour atteindre 37 % afin de les soutenir.
 
Les prix d’AANES sont bien supérieurs aux prix mondiaux, qui se situent autour de 0,46 dollars /kg de blé. En comparaison, Damas n’a offert aux agriculteurs du Rojava que 1 700 SYP/kg (0,42 dollars) – c’est la troisième année consécutive que leurs prix sont inférieurs à ceux de l’AANES.
 
Malgré tout, l’AANES s’inquiète des pénuries. Salman Barudo, coprésident de l’AANES du département de l’économie et de l’agriculture, a déclaré qu’ils s’attendent à un rendement compris entre 850 et 900 000 t de blé, similaire à celui de l’année dernière. Le rendement « est très faible en raison du manque de pluie et de la sécheresse » .
 
Le rendement de l’année dernière était le plus bas depuis 50 ans, selon l’ONU. La différence a été comblée par l’excédent de 2020, mais cette année, un faible rendement pourrait avoir des conséquences désastreuses. Un facteur important affectant l’agriculture est la militarisation continue de l’eau par la Turquie.
 
Les données de cette année montrent que peu d’eau historique de l’Euphrate entre en Syrie depuis la Turquie. Les autorités ont remarqué une baisse soudaine et spectaculaire des niveaux d’eau à partir du 24 janvier.
 
Avant le 24, la Syrie recevait environ 700 m³/s, alors qu’aujourd’hui elle en reçoit en moyenne autour de 250.
 

SYRIE. La nouvelle invasion turque au Rojava qualifiée de « colonialisme » et « crimes contre l’humanité »

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SYRIE / ROJAVA – Suite à l’annonce d’Erdogan déclarant que la Turquie allait mener une nouvelle excursion militaire contre les Kurdes du Rojava, un responsable syrien a déclaré que les efforts de la Turquie pour établir une soi-disant « zone de sécurité » constituaient des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.
 
Le ministère syrien des Affaires étrangères et des Expatriés a déclaré mercredi que les efforts de la Turquie pour établir « la soi-disant zone de sécurité » constituaient des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.
 
Cela est venu dans une lettre du ministère au Secrétaire général de l’ONU et au président du Conseil de sécurité de l’ONU concernant la récente déclaration du président turc Recep Tayyip Erdogan de lancer une nouvelle invasion de zones dans le nord-est de la Syrie.
 
« Nous prendrons bientôt de nouvelles mesures concernant les parties incomplètes du projet que nous avons lancé sur la zone de sécurité de 30 km de profondeur que nous avons établie le long de notre frontière sud » , a déclaré Erdogan le 23 mai.
 
Le ministère syrien des Affaires étrangères a déclaré que « ce que fait le régime turc en cherchant à établir une soi-disant » zone de sécurité « sur le territoire syrien est une activité agressive et coloniale » .
 
« Le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan cherche à établir une zone explosive à l’intérieur de la Syrie et à continuer de parrainer, d’armer et d’exploiter des organisations terroristes armées à utiliser contre le peuple syrien » , a ajouté le ministère.
 
Depuis le début de la crise syrienne, les forces turques et leurs mercenaires alliés, également connues sous le nom d’Armée nationale syrienne (ASN / SNA), ont occupé plusieurs régions du nord de la Syrie dont Azaz, al-Bab, Jarablus, Afrin, Tel Abyad et Sere Kaniye (Ras al-Aïn).
 
Le ministère des Affaires étrangères a souligné que la politique turque de nettoyage ethnique dans les territoires syriens occupés revient à les qualifier de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
 

TURQUIE. Mort d’un prisonnier kurde de 29 ans

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TURQUIE / KURDISTAN DU NORD – Le prisonnier politique kurde de 29 ans, Sıddık Uğur est décédé de manière suspecte dans la prison de Batman / Beşiri. Il rejoint le cortège macabre des dizaines de prisonniers kurdes morts en prison ces derniers mois. Les familles des prisonniers morts et les organisations kurdes déclarent que les prisonniers kurdes sont tués par leurs geôliers et que leur mort est ensuite maquillée en suicide.
 
La peine d’emprisonnement à perpétuité aggravée infligée à Sıddık Uğur a été approuvée la semaine dernière et il a été mis dans une cellule d’isolement dans la prison fermée de type T de Batman / Beşiri. L’administration pénitentiaire a informé les avocats de la mort d’Uğur, affirmant qu’il s’était suicidé.
 
Le corps d’Uğur a été enterré dans sa ville natale de Şırnak.

Erdogan, l’OTAN, la Suède, la Finlande, les Kurdes et les élections turques…

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A un an des élections générales et présidentielles turques, le président turc Erdogan s’oppose à la candidature de la Suède et de la Finlande qui veulent rejoindre l’OTAN. Il annonce également que la Turquie va attaquer de nouvelles zones kurdes en Syrie. Pour de nombreux commentateurs, tous ces événements sont liés. D’une part, Erdogan veut s’attirer le vote des nationalistes en s’en prenant aux Kurdes, d’autre part, il veut pouvoir envahir le Rojava en échange de l’entrée de la Suède et de la Finlande dans l’OTAN.
 
On ne sait pas si Erdogan réussira dans ses calcules, mais pour le journaliste Kamal Chomani l’Occident et l’OTAN se rendent complices de la guerre turque au Kurdistan et cela n’est pas près de changer.
 
Chomani a écrit sur Twitter:
 
« Erdogan craint de perdre les élections de 2023. Une offensive contre le Rojava sert à plaire à sa base anti-kurde. Pour faire en sorte que les Kurdes ne votent pas pour l’opposition, qui n’est pas très différente de l’AKP, il a besoin de l’opposition pour soutenir sa prochaine offensive contre le Rojava.
 
Les États-Unis, l’UE et l’OTAN soutiennent la guerre turque contre les Kurdes depuis les années 1980, et ils fermerons peut-être les yeux sur une autre offensive turque contre le Rojava en échange, la Turquie ne bloquera pas les candidatures de la Suède et de la Finlande pour entrer dans l’OTAN. Cela a toujours été ainsi !
 
Le soutien le plus fort de l’OTAN, de l’UE, du Royaume-Uni et des États-Unis à l’État fasciste turc a été de criminaliser le mouvement de libération kurde.
 
Dans la mesure où le PKK reste sur les listes terroristes de l’OTAN, de l’UE, du Royaume-Uni et des États-Unis, ces pays et organisations jouent un rôle majeur dans la guerre turque contre la nation kurde. »

La guerre c’est pas bien…

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Nous avons partagé hier cette photo de 5 soldats turcs PAYÉS POUR MASSACRER LES KURDES tués par des combattants du PKK au Kurdistan d’Irak peu de temps après s’être photographiés.
 
Certain.e.s de nos abbonné.es se sont indigné.es d’une telle publication mais c’est la triste réalité des Kurdes. Ils sont massacrés par des être humains qui ne sont pas des monstres mais qui commettent des monstruosités. Ces jeunes gens ne sont pas des touristes au Kurdistan. Ils y sont allés pour tuer et ils sont morts lors de combats. Parmi eux, il y a même des Kurdes!
 
Les personnes qui suivent le site Kurdistan au féminin savent que nous ne faisons que dénoncer la colonisation du Kurdistan et le massacre des Kurdes. On ne se réjouit jamais de la mort, même de celle de nos ennemis. Le partage de cette image est utile car elle rappelle ce qu’il y a derrière une guerre: – en plus des armes et des avions, drones tueurs – de jeunes hommes transformés en machine à exterminer leurs semblables…
 
Hier comme aujourd’hui, il y a des Kurdes qui combattent pour leurs bourreaux pour de l’argent ou à cause du service militaire obligatoire imposé à tous les Kurdes de plus de 20 ans. C’est la triste réalité des Kurdes. On doit l’admettre, même si cela nous fait rougir de honte en tant que Kurdes…
 
Ce ne sont pas les Kurdes qui veulent la guerre mais les État qui occupent le Kurdistan, exterminent les Kurdes, interdisent leur langue, culture, procèdent à des changements démographique, pillages, écocide, viols, torture… La liste est bien trop longue pour l’énumérer ici. Mais on doit non seulement dénoncer la guerre mais aussi trouver le moyen de l’arrêter le plus vite possible. Chaque mort est un mort de trop et ils sont bien plus nombreux côté kurde que côté turc.
 
END THE WAR. STOP KILLING KURDS.

Kılıçdaroğlu: La famille Erdoğan transfère de l’argent à l’étranger

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TURQUIE – Le dirigeant du parti CHP, Kemal Kılıçdaroğlu, a déclaré que la famille du président turc Erdoğan avait transféré de l’argent à une fondation écran à l’étranger par l’intermédiaire des fondations pro-gouvernementales Ensar et TÜRGEV.
 
Kemal Kılıçdaroğlu, chef du parti d’opposition kémaliste CHP, a annoncé mardi soir qu’un membre de la famille du président Erdoğan avait fait passer clandestinement 1 milliard de livres turques à l’étranger par l’intermédiaire des fondations pro-gouvernementales Ensar et TÜRGEV ​​qui utilisaient une fondation écran aux États-Unis. Kılıçdaroğlu a déclaré qu’ils avaient des documents concernant le transfert d’argent.
 
« Nous avons les documents sur le transferts d’argent »
 
Dans une vidéo sur son compte de réseau social, Kılıçdaroğlu a déclaré : « Nous avons les documents sur leurs transferts d’argent. Une fondation a été créée en Amérique. Ils veulent fuir aux États-Unis pour profiter des lois américaines. Ils veulent créer une nouvelle Pennsylvanie pour eux-mêmes. Ils ont créé une fondation écran et engagé un citoyen américain pour la présider, mais la véritable direction est constituée des membres de la famille Erdoğan. Deux fondations turques, TÜRGEV ​​​​et Ensar, commencent à envoyer de l’argent à un citoyen américain. Chaque fois, ils transfèrent d’énormes sommes d’argent aux États-Unis. Où avez-vous trouvé cet argent, qui vous l’a donné ? Pourquoi transférez-vous ces devises étrangères à l’étranger ? »
 
« Et il y a ces gens qui essaient d’établir une vie parallèle à l’étranger. Pensez-vous que le nouveau gouvernement vous laissera tranquille là-bas ? Vous avez tort! Erdoğan, vous devriez nous dire quel membre de votre famille envoie cet argent et qui de la famille le reçoit aux États-Unis. Dites-nous tout (…) », a fait remarquer Kılıçdaroğlu qui a poursuivi : « J’interpelle les municipalités : il est de votre devoir de prendre soin de nos enfants qui veulent se débarrasser de ces fausses fondations. Les municipalités devraient offrir un logement aux étudiants qui veulent s’en débarrasser. C’est pourquoi il n’y a pas d’argent pour les retraités, c’est pourquoi 1 litre de lait coûte 20 livres turques et 4 millions de citoyens n’ont pas d’électricité car ils ne peuvent pas payer les factures. Alors qu’ils (la famille Erdoğan) cherchent un endroit pour blanchir de l’argent, nous n’avons pas d’autre patrie. Nous n’allons nulle part; nous ressusciterons cet État ensemble. »
 

TURQUIE. Violences sexuelles, difficultés matérielles… des femmes détenues racontent leur calvaire en prison

TURQUIE – Harcèlement sexuel de la part du personnel pénitentiaire, longues heures de travail pour un salaire dérisoire, besoin de conseils juridiques… les femmes prisonnières font face à toute une série de violences sexuelles et difficultés matérielles en Turquie, y compris dans les régions kurdes du pays.
 
Selon les données partagées par l’Association de la société civile dans le système pénal (CİSST), il y a actuellement 12 095 femmes et filles détenues en Turquie.
 
De nombreuses femmes détenues souffrent de diverses violations de leurs droits, sont victimes de harcèlement sexuel et ne reçoivent pas suffisamment de nourriture et de soins médicaux.
 
Harcèlement sexuel lors de fouille corporelle
 
Özge Akyüz du CİSST a parlé à Bianet des conditions dans les prisons en Turquie et des problèmes auxquels les femmes détenues sont confrontées.
 
« Nous recevons de nombreux signalements de femmes détenues pour harcèlement sexuel lors de fouilles corporelles » , a déclaré Akyüz. « Lors des fouilles corporelles, le personnel pénitentiaire attrape les seins des femmes. »
 
« Lors de leur transfert d’une prison à une autre, ou lors des transferts vers les hôpitaux, le personnel pénitentiaire qui les accompagne sont des hommes. Les femmes détenues disent qu’elles aussi sont insultées et harcelées par ces hommes » , a-t-elle ajouté.
 
Selon Akyüz, il n’y a pas de mécanismes dans les prisons afin que les femmes se sentent à l’aise pour porter plainte.
 
Les détenues ont également besoin de conseils juridiques pour d’autres questions.
 
« Les femmes ont besoin de conseils juridiques sur des questions telles que le divorce, la pension alimentaire et la garde de leurs enfants. Certaines d’entre elles ne sont pas non plus soutenues par leurs proches. Mais il n’y a pas assez d’assistance juridique qui leur est fournie » , a déclaré Akyüz.
 
En raison de la pandémie, les femmes détenues, comme d’autres groupes de détenus, n’ont pu bénéficier d’aucune activité sociale, y compris la participation à divers ateliers, des activités sportives en plein air et en salle, et le droit d’utiliser la bibliothèque et les cinémas.
 
Selon Akyüz, vivre dans ces conditions crée un stress supplémentaire pour les femmes détenues.
 
La crise économique a davantage touché les prisons
 
La crise économique actuelle en Turquie a également affecté la vie des femmes dans les prisons, car de nombreuses femmes n’ont pas de revenu adéquat.
 
« Certaines prisonnières travaillent pour des salaires très bas car elles n’ont pas d’autres revenus. Cependant, elles ne peuvent pas se permettre d’acheter beaucoup de choses de base » , a déclaré Akyüz.
 
En Turquie, les détenus doivent payer la facture d’électricité utilisée pour la télévision, le samovar et le réfrigérateur dans la salle ou les cellules.
 
Les visiteurs ne sont pas autorisés à apporter les produits vendus à la cantine de la prison. Les prisonniers doivent l’acheter dans les cantines.
 
Ces produits comprennent les produits de première nécessité tels que le thé, le café, les tampons, la cire, les timbres, les sous-vêtements, l’eau potable, les cartes téléphoniques et les cigarettes.
 
« Alors que les prix augmentent en raison de la crise économique, la plupart du temps, les femmes détenues ne peuvent même pas s’offrir des serviettes hygiéniques et de la cire » , a déclaré Akyüz.
 
« Elles sont livrées à elles-mêmes quand elles sont libérées »
 
Les difficultés auxquelles elles sont confrontées ne s’arrêtent pas lorsqu’elles sont libérées, selon Akyüz.
 
« Nous vivons dans une société patriarcale, donc même lorsqu’elles sont libres, l’attitude de la société à leur égard n’est pas favorable et elles vivent toujours sous la menace d’être confrontés à la violence. »
 

ROJAVA. Les soldats turcs brûlent des champs de céréales à Shehba

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SYRIE / ROJAVA – Les tirs des forces armées turques ont brûlés plus de vingt hectares de champs de céréales dans la région kurde de Shehba, au nord d’Alep. Les forces turques ont également abattu des moutons près de la ville de Dêrik.
 

Alors que l’État turc semble se préparer à une nouvelle invasion du nord et de l’est de la Syrie, l’artillerie turque bombarde les zones habitées, les terres agricoles et le bétail dans la région. L’approvisionnement alimentaire de la région est menacée cette année encore. Selon le comité de lutte contre les incendies du canton de Shehba, 20,6 hectares de champs de céréales ont été incendiés mardi dans le district de Fafin. Un autre hectare de blé et de pâturages appartenant à sept familles a également été touché.

« Nos produits seront réduits en cendres »

Dans le même temps, l’embargo imposé par le régime de Damas contre Shehba se poursuit. Pour cette raison, l’agriculture de la région traverse une crise profonde. L’agriculteur Mahmud Mislim a déclaré à l’agence de presse ANHA : « Nos récoltes sont réduites en cendres à cause des attaques quotidiennes de l’État turc et de ses mercenaires. » Ceci est destiné à plonger la région de Shehba dans une crise de la faim.

Nombreux moutons abattus

La Turquie a également attaqué mardi l’agriculture à Cizîrê. Des soldats turcs ont abattu des dizaines de moutons au pâturage près du village de Hacimetir, près de Dêrik, à la frontière turque. L’armée turque continue d’attaquer les troupeaux près de la frontière.

 

Des dizaines de soldats turcs tués au Kurdistan d’Irak

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KURDISTAN DU SUD – Des dizaines de soldats turcs envoyés combattre les combattants de la guérilla kurde ont été tués lors de combats acharnés dans plusieurs régions du Kurdistan du Sud, selon le service de presse des HPG, forces armées du PKK.
 
Les HPG ont annoncé que le ministre turc de la Défense Hulusi Akar et les commandants de l’armée turque sont venus à la frontière pour les soldats tués à Kurojahro le mardi 24 mai. « Une autre opération révolutionnaire a été menée par nos forces contre les envahisseurs dans la région de Çiyareş le 24 mai.
 
Selon les premières informations, les corps de 12 des soldats turcs ont été tués, 6 armes et du matériel militaire ont été saisis par les combattants kurdes.
 
19 soldats turcs ont été tués entre 19 et 23 mai
 
Lors d’actions des HPG menées à Avaşîn, Zap, Métina et Heftanîn entre le 19 et 23 mai, 19 soldats turcs ont été tués, des caméras de surveillance et un télescope militaire ont été détruits. Pr ailleurs, pendant cette même période, l’armée turque a utilisé des armes chimiques à 23 reprises et effectué 31 frappes aériennes annoncent également les HPG.
 
Le centre de presse des Forces de défense du peuple (HPG) a publié un communiqué concernant l’opération d’invasion turque en cours dans les zones de défense de Medya tenues par la guérilla au Kurdistan irakien. Selon le communiqué, 19 membres des forces d’occupation turques ont été tués dans des actions de guérilla et quatre autres ont été blessés. Les guérilleros ont détruit une position militaire, deux systèmes de surveillance par caméra et un télescope militaire. La base turque Kanî Masî à Metîna a également été frappée par la guérilla. L’armée turque n’a pas été en mesure d’obtenir des résultats militaires et a bombardé les positions de la guérilla 23 fois avec des agents chimiques et 31 fois avec des avions de chasse, selon le communiqué du HPG. En outre, des centaines d’obus d’artillerie ont été tirés sur les zones de guérilla.
 
Concernant les actions de guérilla et les attaques de l’armée turque entre 19 et 23 mai, les HPG ont fourni les informations suivantes :
 
« Avaşîn
 
Le 23 mai, un soldat a été abattu par un tireur d’élite du HPG dans la chaîne de montagnes de Werxelê. Lorsque les forces turques ont tenté d’installer un système de caméras de surveillance dans la zone le même jour, les guérilleros sont intervenus avec des armes lourdes. L’unité turque a pris la fuite, laissant derrière elle la caméra de surveillance.
 
Zap
 
Le 22 mai, l’armée turque a utilisé des armes chimiques et des explosifs contre la position de Şehîd Tolhildan à Kuro Jahro avant de tenter d’avancer. Les guérilleros sont intervenus et une bataille s’est ensuivie, forçant les forces turques à battre en retraite.
 
Les 22 et 23 mai, les forces d’occupation de la zone de résistance de Şehîd Şahîn ont été frappées par la guérilla et contraintes de battre partiellement en retraite. Dans la zone de Cîloya Biçûk, deux militaires ont été tués par un acte de sabotage de la guérilla lundi.
 
Près de la position de Şehîd Berxwedan dans la zone de résistance de Şehîd Şahîn, deux soldats ont été tués lors d’une action de guérilla le 23 mai, tandis qu’une position militaire, un télescope militaire et deux systèmes de caméras de surveillance ont été détruits. Après l’action, les forces turques ont tenté d’attaquer la position de la guérilla et ont de nouveau été frappées par des guérilleros. Deux soldats ont été tués et un autre blessé. Plus tôt dans la soirée, les forces turques ont tenté une autre avancée et ont été stoppées par les guérilleros à l’arme lourde. L’armée turque a fait usage d’armes chimiques et d’explosifs contre la position de la guérilla à douze reprises lundi.
 
Dans la zone de résistance de Şikefta Birîndara, deux actions de guérilla avec des armes à feu et des grenades à main ont visé une unité turque en progression le 23 mai. Trois soldats ont été tués et un autre blessé.
 
Les quartiers de Şikefta Birîndara, Girê Cehennem et Şehîd Berxwedan ont été attaqués lundi onze fois par l’armée turque avec une combinaison d’armes chimiques et d’explosifs.
 
Mêtina
 
Le 23 mai, la base turque de Kanî Masî dans le gouvernorat de Duhok a été prise pour cible par la guérilla. Une position et un garage sur le terrain de la base militaire ont été endommagés. Le même jour, les guérilleros ont frappé une unité secrète de l’armée turque dans la région de Şehîd Agir à Girê Ortê par deux flancs avec des grenades à main et des armes à feu, tuant deux soldats.
 
Heftanîn
 
Le 19 mai, des guérilleros ont pris pour cible une unité turque se déplaçant dans la région de Girê Xaç à Xantûr, tuant sept soldats et blessant deux autres. Les actions à Metîna et Heftanîn ont été menées en représailles au martyr des commandants de la guérilla Mîrza et Andok. »
 
Via ANF
 
Mi-avril dernier, la Turquie a lancé une nouvelle opération surnommée « griffes – serrure » contre les combattants du PKK basés dans les régions de Metina, Zap et Avashin-Basyan. Depuis, chaque partie annonce la mort par dizaines membres de l’autre camp. La région étant interdite aux médias indépendants, aucune des informations données ne peut malheureusement être vérifiée. En attendant, la communauté internationale tolère cette énième guerre colonialiste turque à l’extérieure des frontières turques. 

Les USA mécontents des menaces turcs visant le Rojava

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Suite aux menaces d’Erdogan annonçant que la Turquie va attaquer de nouvelles zones kurdes de Syrie, les États-Unis ont déclaré que cela mettrait en danger la vie des soldats américains dans la région. Mais les attaques de leur allié turc visant la guérilla kurde au Kurdistan d’Irak ne posent aucun problème aux USA.
 
Mardi, le porte-parole du département d’État américain, Ned Price a déclaré que États-Unis sont «profondément préoccupés» par d’éventuelles nouvelles attaques turques contre le nord de la Syrie, que cela mettrait des soldats américains en danger.
 
Lundi, le président turc Erdogan a annoncé que la Turquie lancerait bientôt une nouvelle opération militaire dans le nord de la Syrie, afin de créer une «zone de sécurité» de 30 km le long de la frontière. La région de Kobanê et Qamishlo sont les cibles potentielles de la Turquie car la Russie pourrait donner son feu vert à la Turquie pour mettre en difficulté les USA en Syrie.
 
En parallèle aux menaces et agressions militaires turcs visant le Rojava, la Turquie mène une offensive armée contre le PKK dans le Kurdistan irakien. Pour cette opération illégale, elle a le soutien de ses alliés de l’OTAN, dont les USA et l’Europe…

ROJAVA. Erdogan menace d’envahir de nouvelles zones kurdes en Syrie

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Lundi soir, le président turc Erdoğan a menacé d’envahir de nouvelles zones kurdes, dans le nord de la Syrie. « L’opération militaire à la frontière sud de la Turquie commencera bientôt. L’objectif est de créer une zone de sécurité de 30 km pour lutter contre les menaces terroristes de la région » , a déclaré Erdoğan. Les villes de Kobanê et de Qamishlo sont les cibles potentielles de l’État turc.
 
Les FDS accusent la Turquie d’alimenter davantage le conflit en Syrie avec ses nouvelles menaces
 
Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont accusé la Turquie d’alimenter davantage le conflit en Syrie avec de nouvelles menaces d’attaque. L’annonce d’une nouvelle invasion le long de la frontière sud de la Turquie vise à saper la stabilité dans la région et à renforcer l’Etat islamique.
 
L’opération militaire turque contre le Rojava commencerait dès que l’armée, les services de renseignement et les forces de sécurité auraient terminé leurs préparatifs. Le Conseil de sécurité nationale de Turquie doit décider jeudi d’une autre intervention.
 
Les FDS ont déclaré qu’ils « évaluent l’étendue et la crédibilité de la menace » et que la situation est surveillée en permanence. Un échange intensif d’informations sur les développements actuels a lieu avec les puissances garantes, la Russie et les États-Unis.
 
Guerres d’agression en 2016, 2018 et 2019
 
Dans le passé, la Turquie a agi à plusieurs reprises en violation du droit international contre les zones de l’administration autonome du nord de la Syrie, qui sont principalement habitées par des Kurdes. Au cours de trois guerres d’agression en 2016, 2018 et 2019, de grandes parties de la bande frontalière ont été occupées par l’État turc et les alliés djihadistes du pays membre de l’OTAN, et des centaines de milliers de personnes ont été déplacées. Des milices islamistes du monde entier et leurs proches ont été installés dans les zones occupées par la Turquie, à la place des Kurdes et des minorités religieuses dans le cadre d’un changement démographique.
 
ANF