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SHENGAL. Un drone turc cible une voiture dans la région yézidie de Sincar

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IRAK / SHENGAL – La Turquie continue à massacrer les rescapés du génocide yézidi perpétré par DAECH / ISIS en 2014. Aujourd’hui, un drone turc a ciblé une voiture près de Xanesor, tuant 4 combattants kurdes, selon les « médias » turcs. Quelques heures plutôt, un drone turc tuait un vieillard dans le camps de réfugiés de Makhmur. De son côté, le gouvernement irakien néglige les survivants du génocide yézidi qui vivotent des camps de fortune ou fuient vers l’Europe, quittant leurs terres ancestrales.
 
Après l’attaque meurtrière de drones sur le camp de Maxmur, des drones turcs ont bombardé la principale zone de peuplement yézidie de Shengal. La cible de l’attaque était un véhicule dans la ville de Xanesor, et des victimes ont été signalées.
 
Après l’attaque meurtrière au drone contre le camp de réfugiés kurdes de Maxmur, dans le sud du pays, lundi après-midi, l’armée de l’air turque a également bombardé la principale zone d’implantation yézidie de Shengal, dans le Kurdistan du Sud (nord de l’Irak). Des blessés auraient été transportés à l’hôpital par des riverains. Le nombre exact de blessés n’était pas clair au départ.
 
L’attaque par un drone s’est produite dans l’après-midi dans le village de Behreva à Xanesor (Khanasor). Un véhicule circulant dans le village a été touché. Les images de la scène montrent une voiture en feu.
 
Hier, l’Assemblée autonome démocratique de Shengal (MXDŞ) avait attiré l’attention sur des vols de reconnaissance intensifs dans l’espace aérien de la principale zone de peuplement yézidie au nord-ouest de l’Irak et mis en garde contre de nouvelles attaques. L’Assemblée a exhorté le gouvernement irakien et le Conseil de sécurité de l’ONU à prendre des mesures concrètes contre les menaces de la Turquie. Ni Bagdad ni les Nations Unies n’ont encore répondu à l’appel.
 
Attaque sur Maxmur
 
Quelques heures avant la frappe aérienne à Shengal, un drone tueur de l’Etat turc avait attaqué le camp de réfugiés de Maxmur au sud de Hewlêr (Erbil). Un père de six enfants a été grièvement blessé et est décédé sur le chemin de l’hôpital. De violentes manifestations ont actuellement lieu dans le camp. Les habitants dénoncent le silence de la communauté occidentale devant les massacres perpétrés par la Turquie dans la région.
 
La terreur des drones turcs contre les rescapés du génocide yézidi
 
Sous prétexte de « combattre le PKK » , les avions de combat et les drones turcs multiplient les frappes aériennes à Shengal depuis 2017. Les cibles spécifiques sont principalement des représentants et des institutions du MXDŞ et des unités d’autodéfense YBŞ/YJŞ, et les victimes sont principalement des civils – souvent des survivants du génocide de l’EI en 2014. En juin, trois civils ont été tués dans une attaque de drones turcs à Shengal, dont un enfant de 12 ans. En février, trois travailleurs civils arabes sont morts dans des bombardements de plusieurs heures sur 22 cibles. En décembre 2021, Merwan Bedel, coprésident de la commission exécutive du MXDŞ, personnalité centrale de longue date de l’administration autonome de Shengal, a été assassiné lors d’une frappe de drones turcs. Une femme médecin et des infirmières figuraient parmi les huit personnes tuées lors d’une frappe aérienne contre un hôpital de Sikêniyê en août 2021. Le camp de Maxmur est également bombardé à plusieurs reprises par l’armée de l’air turque. En mai, un civil est mort dans une telle attaque.
 
ANF

Le livre «Nous savons ce que nous voulons» pour raconter la révolution féministe du Rojava

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Des organisations de femmes kurdes de Suisse et des militantes suisses se préparent à sortir un livre (en allemand) sur la révolution féministe du Rojava.
 
La série d’événements organisés par le Comité Zurich Rojava à l’occasion du 10e anniversaire de la révolution du Rojava se poursuit depuis avril.
 
 

La série d’événements organisés par le Comité Rojava de Zurich depuis avril pour marquer le 10e anniversaire de la révolution du Rojava s’est poursuivie avec un événement et le lancement du livre « Women Defend Rojava [Les femmes défendent le Rojava]». Sous le titre « Le Rojava et la révolution des femmes » , les internationalistes Nora et Amara ont présenté le livre « Nous savons ce que nous voulons » et ont évoqué l’évolution du mouvement des femmes au Rojava. En 2018, , dans le cadre d’une délégation de femmes internationalistes, Nora et Amara se sont rendues au Rojava avec 14 femmes et ont compilé un volume d’entretiens sur le rôle des femmes dans la révolution et l’autonomie gouvernementale au Rojava.

Ouvrage de référence sur la révolution des femmes du Rojava

Après presque six mois de travail, le groupe éditorial est retourné en Europe et a publié ses interviews et ses recherches dans le volume « Nous savons ce que nous voulons » . Le collectif des éditrices a mené des entretiens avec des femmes qui décrivent la mise en œuvre de la révolution des femmes dans la pratique. Au centre de ses histoires se trouve la résistance vécue, non seulement contre les attaques militaires contre la région, mais aussi contre les structures patriarcales de la société. Elles font état de l’organisation en conseils, du développement d’une économie alternative et décrivent le besoin d’une organisation autonome et féministe.

« Une révolution humaine »

Les internationalistes ont rendu compte des dix années de développement de la révolution des femmes au Rojava et de la nécessité de défendre la révolution. Dans sa conférence, Amara a déclaré que la révolution au Rojava, qui a commencé en 2012, représente une valeur collective de l’humanité et doit être protégée. Les femmes, ignorées, réduites en esclavage et confinées au foyer avant la révolution, sont désormais présentes dans tous les milieux et sont les forces motrices de la révolution. Amara a souligné qu’il s’agit d’un exemple et d’un espoir non seulement pour le Rojava, la Syrie ou le Moyen-Orient, mais aussi pour les mouvements de femmes du monde entier. Elle a souligné la menace aiguë que fait peser l’État turc sur la révolution.

« Défendre la Révolution »

Nora souligne l’importance de la révolution comme alternative à la modernité capitaliste qui inquiète les États hégémoniques. Le Rojava est donc gravement menacé et doit désormais être défendu dans le monde entier.

ANF

 

Transfert massif de données des Turcs et des Kurdes par l’Allemagne à la Turquie

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L’Allemagne envoie aux autorités turques les données de dizaines de milliers de Kurdes de Turquie, sans que les concernés soient au courant.
Après la visite du procureur général Peter Frank à Ankara, le gouvernement allemand a continué à ignorer le contenu des pourparlers. On sait maintenant que les autorités allemandes envoient de grandes quantités de données sur des Kurdes et Turcs au régime turc.
 
Début juillet, le procureur général Peter Frank s’est rendu en Turquie. À l’invitation du procureur général turc Bekir Şahin, le procureur général a rencontré le chef du régime Recep Tayyip Erdoğan, le procureur général, le président de la Cour de cassation turque Mehmet Akarca et le ministre turc de la Justice Bekir Bozdağ. La visite secrète d’amitié à ces responsables, qui sont responsables de la persécution impitoyable de toute opposition, et au dictateur turc a eu lieu juste après qu’Erdoğan ait abandonné pour le moment sa position de blocus sur l’adhésion de la Finlande à l’OTAN. La visite, publiée par le Frankfurter Rundschau, a donné lieu à des spéculations sur le contenu des rencontres, notamment en raison du timing.
 
Le gouvernement allemand reste muet sur le contenu de la réunion
 
Gökay Akbulut, la porte-parole de la politique migratoire du Parti de gauche, a donc interpellé le gouvernement fédéral. Le gouvernement est cependant resté silencieux sur le contenu de la réunion, déclarant qu’aucune « procédure pénale concrète » n’avait été discutée et que le gouvernement ne commenterait pas le contenu des « réunions confidentielles avec des interlocuteurs internationaux » .
 
Près de 70 000 messages criminels envoyés en Turquie
 
Néanmoins, la réponse du gouvernement fédéral a révélé des faits choquants sur la coopération avec le régime d’Ankara. Par exemple, il est devenu clair que le gouvernement fédéral transmet toutes les condamnations de citoyens turcs en Allemagne au ministère turc de la Justice. Cela implique des dizaines de milliers d’enregistrements de données, avec une tendance à la hausse. En 2017, 47 779 casiers judiciaires dits criminels ont été transmis à la Turquie, contre 57 531 en 2019 et 69 790 en 2021.
 
Le gouvernement fédéral ne voit aucune nécessité d’agir en ce qui concerne la protection des personnes concernées en cas d’entrée en Turquie. Cela s’applique en particulier aux personnes qui ont été condamnées pour violation de la loi sur les associations (interdiction du PKK), car seule l’infraction générale et non « l’association » est inscrite dans les formulaires. De cette manière, le gouvernement fédéral ignore le fait que presque toutes les condamnations pour « violations de la loi sur les associations » en Allemagne sont des représailles dans le contexte de l’interdiction du PKK. Le régime AKP/MHP est probablement plus que conscient de ce fait. La persécution des personnes concernées semble intéresser peu le gouvernement fédéral, qui affirme qu’il n’y a « aucune conclusion » à cet égard. Des citoyens turcs sont régulièrement arrêtés lorsqu’ils entrent dans le pays depuis l’Allemagne.
 
Au moins 48 demandes d’extradition par la Turquie
 
Confronté aux chiffres du journal « Yeni Şafak », selon lesquels une liste de 129 personnes faisant l’objet d’une demande d’extradition avait été remise au procureur fédéral, le gouvernement fédéral a répondu de manière évasive et a expliqué qu’il n’existait pas de statistiques d’extradition pour l’année 2022 encore, mais au 19 juillet le nombre de 48 avait été déterminé. Toutefois, le Gouvernement fédéral n’avait pas connaissance des charges retenues contre les personnes dont l’extradition avait été demandée.
 
ANF
 

L’acteur kurde, Aram Tastekin sera à Marseille pour « Happy Dreams Hotel »

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MARSEILLE – Le vendredi 9 septembre, l’acteur kurde, Aram Tastekin sera à Marseille pour une représentation de la pièce de théâtre « Happy Dreams Hotel » lors d’une soirée organisée par Solidarité & Liberté Provence et le Collectif Solidarité Kurdistan 13.
 
Happy Dreams Hotel ou comment va le Kurdistan
 
Happy Dreams Hotel nous raconte la guerre au Kurdistan, les disparitions forcées des Kurdes, les incendies des villages kurdes par l’armée turque, l’exil forcé, la prison, la destruction de la nature et le patrimoine du Kurdistan, le génocide linguistique et la résistance du peuple kurde… le tout avec un air faussement naïf d’un jeune qui rêve juste d’être un grand acteur, comme le légendaire Yilmaz Guney.

Dans « Happy Dreams Hotel », Aram Taştekin nous emmène dans son village montagneux de Xarabguryan, au fin fond du Kurdistan, où un gamin de 6 ans découvre que sa langue maternelle est interdite, qu’être Kurde l’est également. Il voit un de ses cousins rejoindre la guérilla kurde. Il apprend que, bien qu’il s’appelle Aram, il est « Ikram » pour l’État turc, que même la montagne de son village a deux « prénoms », un en kurde, l’autre en turc… Aram assiste à l’incendie de son village par les soldats turcs qui chassent tous les habitants de la région.

Aram doit s’adapter à sa nouvelle vie citadine à Diyarbakir (Amed). Un fois ado, il part en cachette à Antalya voir des filles russes et où il travaille comme animateur pour enfants de touristes dans le grand hôtel « Happy Dreams ». Un voyage qui se termine quand Aram rencontre une troupe de théâtre kurde qui cartonne à cause d’un quiproquo.

Malgré son sujet difficile, le spectacle nous fait rire grâce aux anecdotes – souvent absurdes – racontées par Aram. Par exemple, comment passer sans encombre un barrage militaire alors qu’il accompagne son cousin (joué par Neşet Kutas) rejoindre la guérilla, son obsession d’être un « vrai » Kurde (même pour sa mère à la colère terrible qui est une Arménienne « auto-assimilée »), l’histoire de trois bouteilles de coca qui privent le village d’eau potable pendant une semaine, le petit garçon qui doit dire aux soldats turcs qu’il ne parle pas le turc, sa troupe de théâtre qui fait un tabac à cause de son titre que l’armée turque considère comme un message subliminal faisant la propagande de la guérilla kurde…
 
Avec Aram Taştekin et Neşet Kutas qui joue également des percussions pendant le spectacle
 
À partir de 14 ans
 
Tarif: 10 euros

RDV le vendredi 9 septembre, à 20 heures, au Grand Plateau
 
ADRESSE:
 

Friche la Belle de Mai

41, rue Jobin

13003 Marseille

13003 MARSEILLE
 
Happy Dreams Hotel est une création du Théâtre du passeur.
Co-production : Théâtre Antoine Vitez – Scène d’Ivry, Festival Rumeurs Urbaines – Cie Le temps de vivre, Théâtre Berthelot – Jean Guerrin (Montreuil), Maison du conte (Chevilly-Larue), Atelier des artistes en exil, Festival des arts du récit en Isère.
 
Soutien : Le Strapontin (Pont-Scorff), SACD – Copie Privée, Département du Val-de-Marne
 
Aram Taştekin est membre de l’Atelier des artistes en exil.
 
Soirée organisée en solidarité avec le peuple kurde
 

 

Photo: Noémie Zabrano

KURDISTAN DU SUD. Un drone turc cible le camp de réfugiés de Makhmur

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KURDISTAN DU SUD. Un drone turc a ciblé le camp de réfugiés kurdes de Maxmur, blessant un vieil homme. Jusqu’à présent, les drones turcs ont commis plusieurs massacres dans le camp de Makhmour reconnu par l’ONU, sans que cette dernière agisse…
 
Un drone de l’État turc occupant a largué une bombe sur une maison du camp de réfugiés Martyr Rûstem Cûdi à Makhmur. Selon les premières informations, le propriétaire de la maison, un homme âgé, a été blessé
 
Dans l’après-midi, un drone de l’armée turque d’occupation a ciblé une maison de citoyens à Makhmur. Selon les premières informations, le propriétaire de la maison, une personne âgée a été blessée et a été transportée à l’hôpital pour y être soignée.
 
L’Assemblée populaire de Makhmur n’a fait aucune déclaration concernant les victimes de l’attaque. Des civils se sont rassemblés devant la maison pour soutenir la famille. (Rojnews)
 
Plus de 12.000 réfugiés kurdes vivent à Maxmur
Maxmur (Makhmour) est une ville située à 60 kilomètres au sud-ouest d’Erbil, la capitale de la région du Kurdistan irakien. Le camp de réfugiés de Maxmur est reconnu par les Nations Unies qui, depuis 1998, accueille des milliers de réfugiés du Kurdistan du Nord. De nombreux habitants du camp ont été contraints de fuir leurs foyers dans le nord du Kurdistan en 1993-1994, l’État turc ayant mené une campagne brutale d’agression contre le peuple kurde, niant l’existence de ce dernier, interdisant l’expression de son identité kurde et réprimant la culture kurde, tout en utilisant ses militaires pour détruire des milliers de villages et déplacer des centaines de milliers de personnes. Aujourd’hui, la population du camp de Maxmur a plus de 13 000 résidents, dont de nombreux enfants du camp sont nés apatrides.
Le camp de Maxmur est situé à un endroit stratégique, servant de porte d’entrée vers le sud du Kurdistan (Irak) depuis le sud. En août 2014, alors que DAESH / ISIS envahissait une grande partie de l’Irak et de la Syrie, l’organisation terroriste a pris Maxmur pour cible afin d’avancer sur Erbil, la capitale et la plus grande ville de la région du Kurdistan en Irak. DAESH a envahi et occupé le camp, bien que les habitants de Maxmur se soient joints à d’autres combattants pour résister à l’avancée de DAESH, et les milices populaires, les forces d’autodéfense, les femmes et les jeunes ont finalement expulsé DAESH (l’Etat islamique) après des jours de combat, empêchant une invasion catastrophique du Sud-Kurdistan en organisant une résistance pour l’humanité entière, sans laisser passer DAECH. Après cette victoire, M. Massoud Barzani, alors Président de la région du Kurdistan irakien, a visité le camp Maxmur et a exprimé ses remerciements aux forces d’autodéfense pour leur rôle dans cette victoire.

TURQUIE. Le Palais de justice de Diyarbakır remet à un père kurde les restes de son fils dans un sac

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TURQUIE / KURDISTAN DU NORD – Les restes d’Hakan Arslan, tué par l’armée turque à Sur il y a 7 ans, ont été remis à son père dans un sac par le palais de justice de Diyarbakır (Amed). Avec des restes de leurs enfants donnés dans des sacs, le régime turc se venge des familles kurdes dont les enfants ont tués par les forces armées turques…

Hakan Arslan
 
Les ossements de Hakan Arslan, un jeune Kurde d’Erzurum tué par l’armée turque à Sur pendant le couvre-feu décrété le 2 décembre 2015, dans le district Sur de Diyarbakır, ont été remis à son père dans un sac au bout de 7 ans.
 
En novembre 2021, les os de Hakan Arslan ont été envoyés au palais de justice de Diyarbakır par l’Institut de médecine légale d’Istanbul (ATK). Les ossements d’Arslan, arrivés jeudi au palais de justice de Diyarbakır, étaient conservés dans le bureau du procureur.
 
Le père Ali Rıza Arslan, qui est venu à Diyarbakır depuis Erzurum, s’est rendu au palais de justice de Diyarbakır. Les os de son fils ont été livrés à Arslan dans un sac. Le père Ali Rıza Arslan est parti pour Erzurum, sa ville natale où les ossements de son fils seront enterrés.
 
Retour en arrière
 
L’identité du corps, qui a été retrouvé 5 ans après les opérations militaires turques dans le quartier historique de Sur, à Diyarbakır, en 2015-2016, a été déterminée. Lors de fouilles dans la zone située entre l’Église catholique et Hasırlı Masjid, on a découvert des ossements le 7 février 2021. Les analyses d’ADN des os, qui ont été transportés à la morgue de l’Institut de médecine légale (ATK), ont permis de trouver l’identité de la victime. Il s’agissait d’Hakan Arslan, qui serait tué le 22 janvier 2016 et a été enterré à côté de la mosquée Hasırlı.
 
Malgré les résultats d’ADN, la famille a attendu 10 mois
 
La famille d’Arslan vivant à Erzurum a saisi le parquet général de Diyarbakır pour récupérer les restes de leur fils. L’échantillon d’ADN prélevé sur le père Ali Rıza Arslan en 2016 pour identification sur demande correspondait à 60% à celui de Hakan Arslan. Cependant, pour l’identification définitive, des échantillons de sang ont été prélevés sur la mère, Melike Arslan, pour des tests ADN début octobre, conformément aux instructions du bureau du procureur général. Selon le résultat ADN du 18 novembre 2021, il a été déterminé que le corps appartenait à Hakan Arslan avec une certitude à 95%.
 

Avec des restes de leurs enfants donnés dans des sacs, le régime turc se venge des familles kurdes dont les enfants ont tués par les forces armées turques…

Achats de vêtements traditionnels et instruments de musique pour les réfugiés kurdes de Lavrio

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GRECE – Les centaines de femmes, enfants, adultes kurdes vivant dans deux camps de réfugiés de Lavrio, en Grèce, survivent grâce à la solidarité des militant.e.s et ONG qui apportent toute sorte d’aide: nourriture, médicaments, fourniture scolaire (livres, cahiers…) ou encore culturelle (vêtements traditionnels kurdes, instruments de musique…).

Jacques Leleu, militant de longue date engagé aux côtés des réfugiés kurdes de Lavrio a réussi à collecter suffisamment d’argent et permis l’achat de 3 tembur/saz et 6 tenues traditionnelles kurdes pour les réfugiés de Lavrio qui ont également besoin de faire vivre leur culture.

Jacques Leleu explique les raisons de ces achats à but culturel:

« Notre collectif le « convoi solidaire » est en Grèce depuis 4 mois.
Notre action dans les camps kurdes va bientôt prendre fin. Il faut rentrer en France pour renflouer la « caisse solidaire » . Nous avons réalisé de nombreux achats nourriture mais également de matériel. Nos derniers achats sont culturels. Nous avons commandé en Turquie 3 saz [tembur]. Il est impossible de trouver en Grèce des sazs de bonne qualité.

Lorsqu’en juillet nous avons fait confectionner en Turquie des vêtements traditionnels kurdes (3 tenues pour les femmes et 3 tenues pour les hommes) nous avons été interpelé sur l’utilité de tels achats. Pourquoi acheter des biens culturels alors que les camps ont besoin de nourriture, de médicaments … ?

Pour ceux qui ont visionné notre dernier documentaire vidéo « l’arbre de Roshna » (paru le 8 mars sur Youtube) la raison de nos achats est évidente.

Dans ce documentaire Roshna, l’une des trois femmes kurdes interviewée, explique les raisons de ses années de prison. Roshna est une compositrice, interprète elle a été condamnée à plusieurs années de prison parce qu’elle chantait la culture kurde. Dans son récit elle explique que deux de ses amis membres d’une association culturelle ont été assassinés parce qu’ils jouaient des pièces de théâtre en langue kurde.

L’Etat fasciste turc veut étouffer, éradiquer la culture kurde. Défendre, promouvoir la langue, la culture kurde est donc un combat politique vital.

C’est pourquoi le « convoi solidaire » a financé l’achat des tenues vestimentaires traditionnelles et les instrument de musique.

C’était notre 76 ème livraison solidaire en 7 ans.
La solidarité est l’arme des peuples. »

TURQUIE. Une prisonnière kurde examinée par des médecins turcs grâce à « un langage gestuel »

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TURQUIE / KURDISTAN DU NORD – La prisonnière kurde de 80 ans, Makbule Özer ne parle pas le turc mais les autorités turques refusent de lui trouver un interprète, même pour les examens médicaux. Ainsi, les médecins l’ont examiné « avec un langage corporel » en l’absence d’interprète.

 

Makbule Özer

Makbule Özer, 80 ans, qui est en prison pour  « terrorisme » depuis mai, a été envoyé à l’institut de médecine légale (ATK) pour des soins le 29 août.

Cependant, lors de l’examen, elle n’a pas pu communiquer correctement avec les médecins car elle ne parle pas turc et qu’aucun interprète n’était présent, a fait savoir l’agence Mezopotamya (MA) vendredi 26 août.

Les médecins auraient dit à Özer : « Nous avons déjà un rapport. Vous n’avez rien à dire » , a déclaré à l’agence on avocate Dilan Kunt.

« Les médecins ont communiqué avec Özer avec un « langage corporel » et n’ont pas écouté la patiente » , a déclaré l’avocate.

Son fils, Medeni Özer, a déclaré au portail d’information Medyascope : « Nous encourageons ma mère mais son état empire de plus en plus. Nous sommes inquiets pour sa vie. »

Makbule Özer a déjà été infectée par le Covid-19 et a maintenant une perte osseuse, a déclaré Mahmut Karakaş, coprésident de l’Association des droits de l’homme (İHD) à Van.

Déclaration du ministère

Le ministère turc de la Justice a publié samedi un communiqué en réponse aux informations, affirmant que la patiente n’avait pas demandé d’interprète.

« Il n’y a pas eu de problème de communication entre les médecins et la patiente, elle a compris et appliqué correctement les mouvements qui lui étaient demandés lors de l’examen, donc, il n’y avait pas besoin d’interprète, et ni elle ni son avocate n’ont demandé d’interprète » , a-t-il déclaré.

« L’ATK dispose de personnel qui peut servir d’interprète dans plusieurs langues, dont le kurde, la laz, l’anglais, l’allemand, le français, l’arabe et le russe » , a ajouté le ministère.

Le ministère n’a pas démenti la déclaration de l’avocat selon laquelle les médecins n’avaient pas écouté l’histoire du patient.

Emprisonnement

Makbule Özer et son mari, Hadi Özer, 70 ans, ont été placées en détention provisoire pour « aide et complicité avec une organisation illégale [PKK] » le 10 mai.

Ils ont été condamnés à 2 ans et 6 mois de prison pour ce délit et envoyés à la prison de haute sécurité de Van.

L’affaire a été déposée en juillet 2018 à la suite d’un raid sur leur maison, après quoi tous les membres de la famille ont été détenus.

Dans une interview avec Bianet en juin, l’avocate Kunt a déclaré que l’ATK avait publié un rapport selon lequel « on peut rester en prison bien qu’on soit handicapé à 55% et qu’on soit en fauteuil roulant. »

Bianet

KURDISTAN. Enterrement de Suheyl Xurşîd Ezîz, militant kurde assassiné à Slémani

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KURDISTAN DU SUD – L’écrivain et historien Suheyl Xurşîd Ezîz, a été abattu dimanche devant sa maison à Kifrî, dans la province de Sulaymaniyah. Pour les proches d’Ezîz, il a été tué par les agents turcs (MIT) qui ont multiplié les assassinats des activistes kurdes ces derniers mois. Suheyl Xurşîd Ezîz (Mamoste Şemal,) a été enterré dimanche soir à Kifrî.

 

L’écrivain et historien Suheyl Xurşîd Ezîz, membre de l’assemblée générale du Mouvement pour une société libre (Tevgera Azadî), a été abattu devant sa maison dans la ville kurde de Kifrî. Tevgera Azadî pense que le meurtre de Suheyl Xurşîd Ezîz a été ordonné par l’État turc car pour la Turquie, Tevgera Azadî est liée au PKK qu’il combat par tous les moyens légaux et illégaux. « Suheyl Xurşîd Ezîz a été victime d’un attentat terroriste. Il est mort aux mains de l’État turc et de ses complices », a déclaré le mouvement.
 
Suheyl Xurşîd Ezîz était auteur, historien et membre de l’Assemblée générale du mouvement Tevgera Azadî. Il a été abattu dimanche par des hommes armés non identifiés devant son domicile à Kifrî, un district du sud du gouvernorat de Sulaymaniyah. L’homme de 62 ans, également connu sous le nom de Mamoste Şemal, travaillait à l’autorité agricole locale. Le ou les assassins ont tiré plusieurs coups de feu sur Ezîz. Il a été inhumé dimanche soir au cimetière de Kifrî.
 
Tevgera Azadî a lancé un appel urgent aux autorités pour qu’elles prennent très au sérieux le point de vue du mouvement sur la possibilité que l’assassin ait pu être engagé par l’État turc. L’organisation appelle les dirigeants politiques du Kurdistan irakien à prendre des mesures immédiates pour accélérer l’enquête sur le meurtre.
 
ANF

L’opposition syrienne bientôt expulsée de la Turquie?

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Erdogan va-t-il liquider l’opposition syrienne réfugiée en Turquie en échange d’une collaboration avec le régime syrien pour écraser l’autonomie kurde au Rojava? Toujours est-il que la Turquie a multiplié les tentatives pour s’approcher d’Assad dont elle voulait la peau hier. Le dernier cadeau turc à Assad serait l’expulsion de l’opposition syrienne pro-Turquie réfugiée sur le sol turc.
 
La Turquie va expulser l’opposition syrienne
 
Dimanche, l’agence de presse iranienne Tasnim a annoncé que la Turquie avait demandé à la Coalition nationale syrienne de quitter le pays.
 
Cette demande intervient à un moment où la Turquie se rapproche du gouvernement syrien.
 
La Turquie a soutenu les factions de l’opposition syrienne, connues sous le nom d’Armée nationale syrienne (ASN/SNA), contre le gouvernement syrien depuis l’éruption de la guerre syrienne en 2011.
 
Lors d’une rencontre entre un responsable turc et Salem al-Musalt, président de la Coalition nationale des forces de la révolution et de l’opposition syriennes, qui s’est tenue la semaine dernière, le responsable révèle l’intention de son pays de « reconstruire ses relations avec Damas et que les forces de l’opposition syrienne devraient accepter la réalité », selon Tasnim.
 
Ce fait laisse une option à l’opposition pour « trouver un pays de remplacement et mettre fin à toutes leurs activités politiques et médiatiques en Turquie » , a-t-il ajouté.
 
Au cours de la réunion, l’opposition syrienne a accepté la demande de la Turquie et a proposé des alternatives d’un nouveau pays remplacement.
 
Al-Musalt a suggéré l’Arabie saoudite, tandis qu’Abdulrahman Mustafa, le chef du gouvernement intérimaire, a proposé la Jordanie.
 
Ces derniers temps, des pourparlers de normalisation entre la Turquie et la Syrie et de réconciliation entre le gouvernement syrien et l’opposition ont successivement été lancés par des responsables turcs.
 
Le 11 août, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a déclaré jeudi qu’il avait eu un bref entretien avec son homologue syrien, Faisal Mekdad, il y a quelque temps.
 
« Nous devons d’une manière ou d’une autre rassembler l’opposition et le régime en Syrie pour parvenir à un accord. Sinon, il n’y aura pas de paix durable », a-t-il ajouté.
 
En conséquence, les zones détenues par la Turquie et l’opposition ont été témoins de manifestations de colère contre la proposition turque la qualifiant de « trahison ».
 
Alors que les manifestants mettaient le feu au drapeau turc, une chose qui a provoqué la colère de l’opposition et l’a obligée à jurer de tenir ceux qui ont insulté le drapeau responsables .
 
Le 27 juillet, Cavusoglu a déclaré que son pays fournirait toutes sortes de soutien politique au gouvernement syrien en matière de lutte contre le « terrorisme ».
 
Plus tôt le 20 avril, Cavusoglu a fait allusion à la possibilité de pourparlers de sécurité avec le gouvernement syrien. Cependant, le gouvernement syrien a nié une telle coopération en disant : « Il ne peut y avoir de coopération dans la lutte contre le terrorisme avec un régime terroriste qui soutient, forme et répand le terrorisme dans la région et dans le monde », a déclaré le 22 avril l’agence de presse officielle syrienne SANA.
 
North Press

Le Conseil de l’Europe demande à la Turquie de présenter sa défense dans une affaire de réclusion à perpétuité aggravée

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Le Conseil de l’Europe a demandé à la Turquie de présenter sa défense dans une affaire relative à la réclusion à perpétuité sans possibilité de libération imposé aux prisonniers politiques kurdes.
 
Une décision prise en juillet par le Comité des ministres du Conseil de l’Europe a ouvert la voie aux barreaux turcs pour déposer des plaintes concernant des condamnations à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.
 
Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe a demandé à la Turquie de présenter sa défense concernant cinq requêtes différentes déposées par le barreau de Diyarbakır, dont une concernant des peines à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, a rapporté samedi l’agence de presse Mezopotamya.
 
Abdullah Öcalan, chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), emprisonné depuis 1999, et trois autres prisonniers politiques kurdes, ont été cités dans la requête déposée par le barreau, a déclaré l’avocat Mehdi Özdemir à l’agence de presse Mezopotamya.
 
La Turquie a aboli la peine de mort en 2004 et l’a remplacée par ce qu’on appelle la « prison à perpétuité aggravée » ; la réclusion à perpétuité sans perspective de libération, qui peut impliquer de sévères restrictions de mouvement en prison ou un isolement cellulaire prolongé.
 
Dans une décision de 2014 concernant une plainte déposée au nom d’Öcalan concernant ses conditions d’emprisonnement, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a jugé que la Turquie avait violé l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui interdit les traitements inhumains ou dégradants.
 
Le plus haut tribunal européen des droits de l’homme a également rendu des décisions similaires pour trois autres prisonniers cités dans la récente requête du barreau, Hayati Kaytan, Emin Gurban ve Civan Boltan, déclarant que leur emprisonnement à perpétuité sans possibilité de révision équivalait à une peine inhumaine.
 
L’association du barreau de Diyarbakır (Amed) avait déjà déposé des requêtes similaires concernant des peines à perpétuité aggravées auprès du tribunal, mais la CEDH n’a pas pris de mesures car les associations de barreaux n’étaient pas reconnues comme des ONG éligibles pour soumettre des communications à l’organe décisionnel du Conseil de l’Europe, le Comité des Ministres.
 
Le 6 juillet, la commission a ouvert la voie aux barreaux des pays membres pour soumettre des décisions de communications, en modifiant une règle concernant la surveillance de l’exécution des arrêts et des termes des règlements amiables.
 
La décision ajoute des organisations telles que les barreaux, les barreaux ou d’autres associations d’avocats parmi les organisations non gouvernementales qui peuvent soumettre des communications au comité.
 
Le barreau de Diyarbakır a de nouveau soumis sa demande après cela, a déclaré Mehdi, ajoutant qu’en tant qu’avocats, ils demandaient des changements structurels dans le système turc qui permettront une libération anticipée pour les peines à perpétuité.
 
« Ils [le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe] ont demandé une défense de la Turquie concernant nos demandes. La première évaluation sera faite après que la Turquie aura soumis sa défense », a déclaré Özdemir à l’agence de presse Mezopotamya.
 
Selon le ministère turc de la Justice, il y avait 1 453 personnes en prison condamnées à la réclusion à perpétuité aggravée en 2014. Le ministère n’a pas mis à jour ces chiffres, tandis que le nombre de prisonniers condamnés ou susceptibles de recevoir des peines à perpétuité sans libération conditionnelle a atteint un sommet ces dernières années.
 
Dans les affaires liées à la seule tentative de coup d’État manquée de 2016, les tribunaux ont condamné 1 634 personnes à une peine d’emprisonnement à perpétuité aggravée, alors qu’ils ont exigé des peines similaires pour de nombreux députés et maires kurdes emprisonnés pour diverses charges liées au « terrorisme ».
 

ROJAVA. Les femmes reçoivent une formation militaire et de premiers secours

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SYRIE / ROJAVA – Une organisation féminine kurde donne une formation militaire et de secours aux femmes du Rojava face aux menaces d’invasion du Rojava par la Turquie.
 
Le Rojava est en état d’urgence et l’administration autonome du nord et de l’est de la Syrie a appelé à la mobilisation contre les attaques turques. L’association féminine Kongra Star forme les femmes aux armes et aux premiers secours pour les blessés.
 
L’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (AANES) a déclaré l’état d’urgence dans les zones autonomes le 6 juillet en raison de la menace d’invasion turque. La Turquie tente de briser la volonté de la population et de pousser les gens à fuir avec des attaques quotidiennes de drones et d’artillerie. Dans le cadre de la mobilisation contre l’occupation turque, des stages de formation à l’autodéfense et aux soins d’urgence des blessés sont organisés dans les villes et villages du nord-est de la Syrie.
 
L’association des femmes Kongra Star a commencé à former les femmes au maniement des armes à feu et aux premiers secours. Les cours durent entre cinq et sept jours et les participants apprennent à se comporter en cas d’urgence. Cihan Ehmed d’Amûdê, qui participe à l’un des cours, a déclaré : « Nous apprenons à utiliser les armes pour pouvoir nous défendre et défendre notre pays aux côtés de nos combattants. C’est une période très critique et l’État turc veut occuper notre pays. La plupart d’entre nous sommes des mères et nous ne laisserons pas seuls nos enfants combattants. » Cihan Ehmed a ajouté que l’État turc n’a pas encore reçu l’autorisation d’une invasion à grande échelle et essaie donc d’obtenir des résultats avec des attaques de drones : « Il attaque sans discrimination les enfants, les femmes et les personnes âgées. Nous exigeons une zone d’exclusion aérienne [#NoFlyZone4Rojava] pour la Turquie dans le nord de la Syrie. Nous ne comptons sur aucune puissance étrangère pour défendre notre région. »
 
Viyan Yusif est membre du comité d’éducation de Kongra Star et voit un besoin urgent de formation aux armes pour les femmes. Elle a déclaré que toute la population de la région autonome du nord-est de la Syrie vit en permanence en danger en raison des attaques et des menaces de la Turquie. « Comme dans toutes les guerres, ce sont les femmes qui souffrent le plus. Le fait que les femmes apprennent maintenant à se défendre même avec des armes en cas d’urgence est basé sur la stratégie de la guerre populaire révolutionnaire. Nous ne quitterons pas notre pays et nous nous défendrons. Nous sommes prêtes à toutes sortes d’attaques. » a-t-elle ajouté.
 
ANF