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ROJAVA. Un dirigeant kurde d’Irak est arrivé au Rojava

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SYRIE / ROJAVA – Le chef de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) l’un des deux partis au pouvoir dans la région autonome kurde d’Irak, Bafel Talabani s’est rendu au Rojava / Syrie du N-E, où il a rencontré le général Mazloum Abdi, commandant en chef des Forces démocratiques syriennes (FDS).

Le président de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK), Pafel Talabani, s’est rendu dans les régions du nord et de l’est de la Syrie et a rencontré plusieurs dirigeants des FDS et des responsables du Parti de l’union démocratique (PYD).

Selon les informations, la visite s’inscrivait dans le cadre de la confirmation du soutien de l’UPK aux FDS dans sa guerre contre les mercenaires de l’Etat islamique (DAECH / ISIS), en plus de renforcer l’unité nationale entre les partis kurdes et de soutenir la révolution du Rojava et l’administration autonome.

Talabani a tenu une série de réunions au cours desquelles il a rencontré le commandant en chef des FDS, Mazloum Abdi, et le commandant américain du CJTFOIR (coalition internationale anti-EI) Matthew McFarlane, pour parler des développements antiterroristes pour préserver la stabilité de la région. Il a également rencontré les coprésidents du PYD, Asia Abdullah et Saleh Muslim, et une membre du l’organe présidentiel du PYD, Fawza Youssef.

Au cours de la visite, Talabani a affirmé le soutien de l’UPK aux FDS dans sa guerre contre les mercenaires de l’État islamique, et a souligné la nécessité de renforcer l’unité nationale entre les partis kurdes et de soutenir la révolution du Rojava et l’administration autonome.

ANHA

KURDISTAN. DAECH tue 8 civils dans la province de Diyala 

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IRAK / KURDISTAN DU SUD – La nuit dernière, les terroristes de DAECH ont attaqué le village d’al-Bubali, dans le district de Diyala, tuant huit civils et blessant cinq autres. Dimanche, l’EI avait déjà tué neuf policiers fédéraux dans la province kurde de Kirkuk.

DAECH profite des attaques turques visant le Rojava et le Kurdistan irakien

Les attaques turques contre le Kurdistan du Sud et le Rojava semblent mobiliser l’EI dans ses attaques. Les autorités du Rojava / Syrie du N-E ont averti à plusieurs reprises que les attaques signifieraient qu’elles ne pourraient plus combattre l’EI aussi vigoureusement qu’avant, et ont souligné le danger que le groupe terroriste se réorganise et redevienne une menace importante pour la région et au niveau international.

L’EI expulse des habitants des villages kurdes du nord de l’Irak

Par ailleurs, l’EI s’est regroupé dans les zones kurdes du nord de l’Irak occupées par les milices chiites pro-Iran depuis le référendum d’indépendance du Kurdistan de 2017. A cela s’ajoute le manque d’unité entre les forces kurdes de l’UPK et du KDP. Il existe une scission militaire entre les deux principales forces de la région du Kurdistan dans les zones touchées. Cela permet les interventions des pays voisins, l’occupation par l’armée turque et la liberté de mouvement des gangs de l’EI. Dans la région de Kerkûk, les Kurdes sont particulièrement touchés par les activités de l’EI : ils sont expulsés et ne peuvent entrer dans leurs villages. L’EI s’appuie également sur des agriculteurs arabes dans la région de Mossoul et de Diyala. La région est devenue un terreau fertile pour l’EI, qui cible particulièrement les Kurdes. (ANF)

IRAN. Exécution secrète d’un prisonnier baloutche à Zahedan

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IRAN – Le prisonnier baloutche Qasim Salarzahi, condamné à mort pour des accusations liées à la « drogue », a été exécutée secrètement à Zahedan le 17 décembre.

Au cours des six premiers mois de cette année, 251 personnes, dont de nombreux Kurdes et Baloutches, ont été exécutées dans diverses prisons iraniennes.

Qasim Salarzahi, 40 ans, a été condamné à mort pour des accusations liées aux « drogue ». Il était marié et père de trois enfants. Il fut condamné à mort en 2018 et été exécuté le 17 décembre dernier sans que sa famille en soit informée.

L’exécution de ce prisonnier n’a pas été annoncée par les médias iraniens ou des sources officielles.

Au cours des six premiers mois de cette année, 251 personnes, dont de nombreux Kurdes et Baloutches, ont été exécutées dans diverses prisons iraniennes. Ce nombre d’exécutions enregistrées montre une forte croissance par rapport à la même période l’an dernier. Au cours des six premiers mois de l’année dernière, 117 personnes ont été exécutées. Ainsi, le gouvernement iranien a exécuté cette année plus de deux fois plus de citoyens que l’année dernière.

ROJAVA. Construction d’un nouvel hôpital à Kobanê

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SYRIE / ROJAVA – Alors que la Turquie a détruit une grande partie des infrastructures des régions kurdes de Syrie, les autorités sanitaire du canton de Kobanê ont annoncé qu’un nouvel hôpital était en construction dans la région.

Le Conseil de la santé de la région de l’Euphrate a annoncé lundi à la presse qu’il avait lancé la construction d’un nouvel hôpital à Kobanê.

Ehmed Mehmûd, co-président du conseil de santé, a annoncé que l’hôpital serait mis en service dans un an et demi, et fournirait tous les services de santé avec une capacité de 180 lits.

L’hôpital sera construit sur une superficie de 11 000 mètres carrés sur la route d’Alep, au sud de Kobanê, et comprendra 5 étages et un sous-sol.

Le Conseil a ajouté que le projet coûterait 3 millions de dollars (près de 18 milliards 600 millions de livres syriennes). (ANF)

SYRIE. Les hôpitaux des quartiers kurdes d’Alep victimes de l’embargo du régime

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SYRIE – L’embargo du régime syrien sur les quartiers kurdes de Cheikh Maqsoud et d’Achrafieh, à Alep, a des conséquences graves. Tout le système de santé risque de s’effondrer.

Les quartiers autonomes de Şêxmeqsûd et Eşrefiye à Alep, comme toute la région de Şehba dans le nord de la Syrie, sont sous l’embargo total du régime syrien. Il n’y a plus d’alimentation électrique et, en plus de l’approvisionnement alimentaire, le système de santé est également menacé d’effondrement.

En raison de l’interruption de l’alimentation électrique, les hôpitaux doivent continuer à fonctionner avec des générateurs de secours. L’approvisionnement en carburant est également menacé. La clinique Şehîd Xalid Fecir est le seul hôpital du quartier Şêxmeqsûd d’Alep. Cigerxwîn Mihemed de la direction de l’hôpital rapporte que la clinique n’a de carburant que pendant dix jours en raison de l’embargo imposé par le régime d’Assad. Par conséquent, la fermeture de tous les départements est imminente.

Il n’y a presque plus de médicaments et il n’y a pas assez d’oxygène à l’hôpital

Avec l’arrivée de l’hiver, les maladies respiratoires en particulier augmentent, surtout chez les bébés, les enfants et les personnes âgées. En raison de l’embargo, il n’y a pratiquement plus de médicaments pour ces patients et il n’y a pas assez d’oxygène à l’hôpital non plus. Mihemed rapporte qu’environ 40 personnes en moyenne souffrant de maladies respiratoires se présentent chaque jour à l’hôpital. Beaucoup ont besoin d’oxygène, mais il n’y a pas assez de bouteilles.

Une question de vie ou de mort

Cigerxwîn Mihemed souligne que l’hôpital n’a pas assez de médicaments et qu’il est difficile d’obtenir des bouteilles d’oxygène et des médicaments. Il prévient que c’est désormais une question de « vie ou de mort » et appelle les autorités responsables à résoudre le problème immédiatement.

Les réserves d’aliments pour bébés s’épuisent également

Le Conseil de la santé de Şêxmeqsûd et Eşrefiyê avait précédemment averti que les stocks d’aliments pour bébés et de médicaments s’épuisaient en raison de l’embargo. Outre les jeunes enfants, la situation de l’approvisionnement affecte également gravement les personnes atteintes de diabète et de maladies cardiaques. En même temps, il ne reste presque plus d’antibiotiques. En conséquence, les infections se sont propagées rapidement dans la région.

ANF

Le monde en 2022: La guerre russe en Ukraine a dérouté tout le monde, les crises arabes continuent

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En 2022, le monde a connu de nombreux développements, mais l’événement le plus important a été l’invasion militaire russe en Ukraine, tandis que certains pays arabes ont connu des crises politiques et que la Turquie empêtrée dans une crise économique grave a cherché à rétablir ses relations avec des États du Moyen-Orient tout en intensifiant les attaques anti-kurdes au Rojava (nord de la Syrie) et au Kurdistan irakien.

L’agence ANHA a fait un diaporama politique et militaire du monde en 2022 alors qu’on s’apprête à accueillir l’année 2023. Le voici:

Le mouvement militaire russe en Ukraine a commencé au cours de l’année 2022 ; qui a provoqué une escalade avec l’Occident et cela a grandement affecté l’économie mondiale, tandis que la détérioration de l’économie turque a incité Erdogan à résoudre ses différends avec les pays de la région, y compris l’Égypte et les États du Golfe, alors que les crises et les guerres se poursuivaient dans le monde à un moment où le changement climatique menace la population mondiale de vagues de violence plus graves.

Début de l’escalade entre l’Occident et la Russie

2 janvier – Démission du Premier ministre soudanais, Abdullah Hamdok, après son échec à former un gouvernement.

24 janvier – Le groupe Ansar Allah (Houthis) a annoncé le ciblage des Émirats arabes unis (EAU) et de l’Arabie saoudite avec des missiles balistiques dans une « vaste opération militaire ».

30 janvier – Washington prévoit d’envoyer des troupes en Europe de l’Est au milieu des tensions croissantes au sujet de l’Ukraine.

30 janvier – Le président israélien arrive aux EAU pour la première visite depuis la normalisation des relations entre les deux pays.

31 janvier – Les Nations Unies ont annoncé que les talibans avaient tué 100 membres de l’ancien gouvernement afghan et des collaborateurs des forces internationales.

Un deuxième gouvernement en Libye et Poutine décide d’entrer en guerre.

4 février – Le président russe Vladimir Poutine rencontre son homologue chinois au milieu d’une escalade des tensions avec l’Occident et annonce un partenariat « sans frontières ».

6 février – La justice irakienne a suspendu la candidature du membre du PDK Hoshyar Zebari à la présidence de l’Irak à cause des « accusations de corruption ».

10 février – Le parlement libyen choisit Fathi Bashagha comme Premier ministre, au mépris du gouvernement de Dbeiba.

15 février – La Cour suprême fédérale d’Irak a rendu une décision selon laquelle la loi sur le pétrole et le gaz du gouvernement du Başûr (Kurdistan du Sud) était inconstitutionnelle, et ce dernier a rejeté l’ordonnance de la Cour suprême fédérale.

21 février – Le président russe Vladimir Poutine annonce la reconnaissance par Moscou de l’indépendance des régions de Donetsk et Louhansk.

24 février – Poutine décide de lancer une opération militaire en Ukraine.

Sanctions mutuelles entre la Russie et l’Occident, tandis que la Turquie rétablit ses relations avec l’Arabie saoudite

8 mars – Le président américain Joe Biden annonce une interdiction des importations de pétrole et de gaz russes.

13 mars – Des missiles balistiques ont été largués sur la capitale du Kurdistan irakien, Erbil (Hewler), Téhéran a déclaré qu’il visait des « bases israéliennes secrètes ».

16 mars – L’ancien Premier ministre britannique Boris Johnson se rend en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis pour discuter du pétrole et de la Russie.

31 mars – Le parquet turc demande la clôture du dossier sur l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, pour le renvoyer à l’Arabie saoudite.

2 avril – Une trêve de deux mois entre la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et les Houthis entre en vigueur.

16 avril – Le bilan des inondations en Afrique du Sud s’élève à environ 400 morts et les pluies entravent les efforts de secours.

23 avril – Ankara ferme son espace aérien aux avions civils et militaires russes se dirigeant vers la Syrie.

27 avril – La Russie arrête les livraisons de gaz à la Pologne et à la Bulgarie.

28 avril – pour la première fois depuis le meurtre de Khashoggi. Erdogan s’est rendu à Riyad.

La Russie s’oppose à l’adhésion de l’Ukraine, la Finlande et la Suède à l’OTAN

18 mai – La Finlande et la Suède soumettent leurs demandes d’adhésion à l’OTAN.

20 mai – L’armée russe déclare le contrôle total du complexe Azovstal à Marioupol.

31 mai – L’OTAN organise des exercices Defender of Europe en Pologne, il s’agit du plus grand déploiement de l’armée américaine

1er juin – Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a participé au sommet des ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe en Arabie saoudite.

2 juin – L’armistice au Yémen est prolongé de deux mois supplémentaires.

12 juin – Le président du Parlement irakien approuve la démission des députés du bloc sadriste.

15 juin – Accord égypto-israélo-européen sur l’exportation de gaz pour trouver des alternatives au gaz russe.

20 juin – Le ministre israélien de la Défense déclare qu’Israël est en train de construire une « coalition de défense aérienne au Moyen-Orient » dirigée par les États-Unis.

22 juin – Pour la première fois depuis le meurtre de Khashoggi, le prince héritier saoudien s’est rendu en Turquie.

28 juin – pendant trois jours, l’OTAN s’est réunie dans la capitale espagnole, Madrid

30 juin – L’Amérique, l’Iran et le médiateur européen : les pourparlers de Doha avec l’Iran se terminent sans aucun progrès

Le dollar dépasse l’euro, la crise irakienne s’intensifie

1er juillet – Le président tunisien Kais Saied propose un nouveau projet de constitution, accordant au président de la République de larges pouvoirs, en contradiction flagrante avec le système parlementaire actuel du pays.

7 juillet – Le Premier ministre britannique Boris Johnson démissionne après une série de scandales.

Un nouvel accord aérien entre Israël et la Turquie est le premier entre eux depuis 1951

9 juillet – Le président sri-lankais Gotabaya Rajapaksa a fui sa résidence officielle dans la capitale, Colombo, après que des milliers de personnes ont manifesté contre la crise économique.

13 juillet – L’euro est tombé sous le dollar américain pour la première fois en vingt ans.

13 juillet – Une vague de chaleur « extraordinaire » a balayé des régions d’Europe, dévoré des forêts en France et en Espagne, et la sécheresse a menacé la moitié des terres européennes.

15 juillet – Joe Biden se rend en Arabie saoudite, pour participer au sommet de Djeddah ; pour convaincre l’Arabie saoudite de la nécessité d’augmenter l’approvisionnement mondial en pétrole pour atténuer la crise énergétique déclenchée par la guerre russo-ukrainienne.

22 juillet – Moscou et Kiev signent des accords séparés avec la Turquie et les Nations Unies ; En ce qui concerne l’exportation de céréales et de produits agricoles ukrainiens bloqués dans les ports de l’autre côté de la mer Noire.

27 juillet – Les partisans d’Al-Sadr ont pris d’assaut le parlement irakien pour protester contre la nomination du cadre de coordination de Muhammad Shia ‘al-Sudani à la tête du gouvernement après l’avoir pris d’assaut le 30 juillet, annonçant un sit-in ouvert. Le sit-in s’est terminé le 23 août.

Espoirs sur l’accord nucléaire iranien et tension sino-américaine

1er août – Le président américain Joe Biden a annoncé le meurtre du chef d’Al-Qaïda Ayman al-Zawahiri lors d’un raid américain mené le 31 juillet en Afghanistan.

2 août – La présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, arrive à Taiwan malgré les avertissements chinois.

3 août – Les parties au conflit au Yémen ont convenu de prolonger l’armistice de deux mois supplémentaires.

– Le leader du mouvement sadriste, Muqtada al-Sadr, a exigé la dissolution du parlement irakien et la tenue d’élections anticipées. Il a également demandé à ses partisans de poursuivre leur sit-in au parlement de Bagdad jusqu’à ce que ses demandes soient satisfaites.

4 août – Les négociations sur le dossier nucléaire iranien reprennent après une pause de plusieurs mois.

– L’armée chinoise a entamé des manœuvres militaires lors de la visite de la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, et la visite s’est terminée le 7 août.

8 août – L’Union européenne a présenté un « texte final » de l’accord nucléaire, et l’Iran a confirmé qu’il avait fourni des « avis supplémentaires ».

17 août – Israël annonce la reprise de relations diplomatiques complètes avec la Turquie.

18 août – L’armée française annonce qu’elle gardera 3 000 soldats dans la région du Sahel après son retrait du Mali.

22 août – Les exercices militaires conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud sont les plus importants depuis 2018.

24 août – Des combats éclatent entre le Front de libération du Tigré et les forces gouvernementales dans le nord de l’Éthiopie après une trêve de cinq mois.

28 août – Le Pakistan annonce que plus d’un millier de personnes ont été tuées et des millions affectées ; en raison des inondations causées par le changement climatique.

29 août – Muqtada al-Sadr s’est retiré de la politique « pour toujours » et ses partisans ont pris d’assaut le palais présidentiel, tuant 30 partisans de Muqtada al-Sadr et en blessant 570 autres lors d’affrontements avec des groupes pro-iraniens. Al-Sadr a donné soixante minutes à ses partisans pour arrêter toutes les manifestations.

31 août – La Russie a complètement arrêté le flux de gaz vers la France.

Soulèvement au Rojhilat (Kurdistan d’Iran) et dans les villes iraniennes et le gouvernement d’Al-Dabaiba a signé un nouvel accord avec la Turquie

16 septembre – Assassinat de la jeune femme kurde, Jina Mahsa Amini, alors qu’elle était détenue par la police des mœurs pour un « voile mal porté », déclenchant la colère populaire en Iran, au Kurdistan du Sud et dans le monde.

18 septembre – La police tunisienne a convoqué des dirigeants du « Mouvement Ennahda » des Frères musulmans, dont Rashid Ghannouchi et l’ancien ministre Ali Al-Areedh, pour enquêter sur la question de l’envoi de mercenaires en Syrie et en Irak.

23 septembre – La Russie organise des référendums pour annexer Donetsk, Louhansk, Kherson et Zaporijia, et Poutine annonce l’annexion officielle de quatre régions ukrainiennes à la Russie le 30 septembre.

3 octobre – Le gouvernement Dabaiba a signé un accord avec l’État d’occupation turc pour explorer le pétrole et le gaz, au milieu du rejet du parlement libyen, de l’Égypte et de la Grèce.

5 octobre – « OPEP Plus » coupe la production de pétrole pour soutenir les prix, et Washington considère que l’alliance « se tient aux côtés de la Russie ».

8 octobre – Une voiture piégée a endommagé un pont stratégique reliant le continent russe et la Crimée, et Poutine a blâmé les services de renseignement ukrainiens pour l’attaque.

11 octobre – Le Liban et Israël parviennent à un accord sur la démarcation des frontières maritimes.

13 octobre – Après un an de paralysie politique, le parlement irakien élit Abd al-Latif Rashid à la présidence et nomme à son tour Muhammad Shia al-Sudani pour former le gouvernement, tandis que le Conseil irakien des représentants accorde la confiance à son gouvernement le 27 octobre.

14 octobre – Dans le but de réprimer la liberté d’expression, le Parlement turc a adopté une loi prévoyant l’emprisonnement des « diffuseurs d’informations trompeuses ».

Le vide politique est la profondeur des crises au Liban et Netanyahu est revenu au pouvoir

30 octobre – Michel Aoun quitte le palais présidentiel et le spectre d’un vide politique menace d’aggraver la crise libanaise.

1er novembre – Le Sommet arabe se tient à Alger, en l’absence des dirigeants de plusieurs pays arabes.

2 novembre – Les parties au conflit en Éthiopie concluent une trêve.

3 novembre – Le bloc dirigé par Netanyahu remporte la majorité des sièges à la Knesset.

4 novembre – Les tensions se sont intensifiées entre les deux Corées après que 180 avions nord-coréens ont été détectés et que Séoul a déployé des avions de guerre furtifs.

6 novembre – Le 27e Sommet sur le climat est lancé à Charm el-Cheikh, avec la participation d’environ 200 pays pour discuter de la lutte contre le réchauffement climatique et de ses répercussions.

10 novembre – La Russie ordonne à ses forces de se retirer de la ville ukrainienne de Kherson.

– une explosion rue Istiklal à Istanbul a fait 6 morts et 81 blessés.

14 novembre – Le Sommet du G-20 démarre en Indonésie.

29 novembre – La Russie reporte indéfiniment une réunion avec les États-Unis sur le nouveau traité START.

5 décembre – L’accord-cadre est signé entre l’armée soudanaise et les forces de l’opposition pour permettre la formation d’un gouvernement civil.

7 décembre – Le président chinois a tenu 3 sommets en Arabie saoudite, saoudo-chinois, golfe-chinois et arabo-chinois.

8 décembre – Le parlement libanais n’a pas réussi à élire un président pour la neuvième fois depuis la fin du mandat d’Aoun, la première session du parlement ayant eu lieu le 29 septembre.

ANHA: ​​​​​​​The world during 2022..Russian war in Ukraine confused everyone, Arab crises continue

IRAN. Mort d’un autre civil kurde torturé en détention

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IRAN / ROJHILAT – L’ancien prisonnier politique kurde, Mohammad Haji Rasulpour a été arrêté deux fois à Bukan au cours de la révolution iranienne. Il est décédé aujourd’hui des suites de graves tortures subies en prison. De nombreux autres civils kurdes arrêtés ces derniers mois sont morts sous la torture.

Plus de trois mois se sont écoulés depuis le meurtre de Jina Mahsa Amini par la police des mœurs à Téhéran. Un meurtre de trop qui a provoqué une révolution féministe qui est probablement la plus grande menace pour le régime clérico-fasciste depuis sa création. Selon des organisations de défense des droits humains, au moins 480 manifestants, dont près de 100 femmes et enfants, ont été assassinés par les forces gouvernementales depuis le début de la révolution. Près d’un tiers de toutes les victimes sont mortes au Rojhilat (en kurde « Est » et qui englobe toutes les régions du Kurdistan situées dans le nord-ouest de l’Iran). Parmi les morts au Kurdistan iranien, il y a au moins dix personnes qui sont mortes à la suite de graves tortures.

Basari Mohammad Haji Rasulpour, 57 ans, a été arrêté deux fois dans sa ville natale de Bokan au cours de la révolution iranienne. Les sbires du régime l’ont arrêté une première fois le 1er octobre pendant environ trois semaines. Des groupes de défense des droits humains kurdes ont signalé à l’époque qu’il était soumis à des tortures graves et que ses proches craignaient pour sa vie. Le 23 novembre, Rasulpour a de nouveau été pris pour cible par les soi-disant Gardiens de la révolution. Au milieu de la journée, il a été enlevé dans son magasin du centre-ville de Bokan et de nouveau envoyé à la prison locale. Pendant des jours, on n’a eu plus de nouvelles de lui.

Le 13 décembre, Rasulpour a été temporairement libéré après avoir payé une caution de plus de 11 000 euros, alors qu’il était dans le comas à cause de la torture subie. Il a été immédiatement transporté à l’hôpital, où il est décédé aujourd’hui. Lors des funérailles à Ali Kand, le village où est né Mohammad Haji Rasul, les gens ont crié quand il a dit au revoir : « Mohammad, tu es immortel, car les martyrs sont immortels. »

Mohammad Haji Rasul est un ancien prisonnier politique, comme le rappelle l’ONG Kurdistan Human Rights Network (KHRN). Il avait été condamné cinq mois de prison pour « propagande en faveur d’un parti d’opposition » [Parti démocratique du Kurdistan d’Iran – PDK-I]. Rasul a purgé sa peine de décembre 2021 à avril 2022.

Le KHRN met en garde contre davantage de morts en détention et d’exécutions

Pendant ce temps, le KHRN a appelé à plusieurs reprises la communauté internationale les États à agir face à la situation dramatique dans les prisons iraniennes. Au moins 18 200 manifestants ont été arrêtés depuis le début de la révolution iranienne. Le KHRN et d’autres groupes de défense des droits humains ont constamment souligné que même derrière les barreaux, les manifestants restent vulnérables aux exécutions extrajudiciaires, à la torture et à d’autres mauvais traitements, y compris le viol. Le KHRN suppose un nombre élevé de décès non signalés parmi les manifestants détenus. Le groupe a également déclaré que des dizaines de personnes risquaient actuellement d’être exécutées ou condamnées à mort en lien avec les manifestations.

Deux manifestants exécutés

Deux manifestants, Mohsen Shekari et Majidreza Rahnavard, tous deux âgés de seulement 23 ans, ont été exécutés par le régime iranien il y a quelques jours. Ils ont été accusés de « faire la guerre à Dieu ». En réponse aux exécutions, de nouvelles grèves et manifestations ont été annoncées dans tout l’Iran, à partir de ce lundi. Des travailleurs des industries du pétrole et de l’électricité et des chauffeurs routiers ont également pris part aux manifestations. Les commerces (bazars) ont également cessé de fonctionner à nouveau. (ANF)

TURQUIE. Deux maires kurdes condamnés à 11 ans de prison chacun

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TURQUIE / KURDISTAN – Les anciens co-maires kurdes d’Hakkari, Dilek Hatipoğlu et Nurullah Çiftçi ont été condamnés chacun à 11 ans de prison.

Dilek Hatipoğlu et Nurullah Çiftçi, anciens co-maires de Hakkari, sont en procès après que la Cour constitutionnelle (AYM) a jugé que leur droit à un procès équitable avait été violé.

Hatipoğlu et Çiftçi ainsi que leurs avocats ont assisté lundi à l’audience qui s’est tenue devant la 2e Haute Cour pénale de Hakkari. Le député du Parti démocratique des peuples (HDP) Sait Dede et l’ancienne co-maire HDP d’Erciş, Diba Keskin, ainsi que de nombreuses personnes ont assisté à l’audience.

Dans son plaidoyer, Dilek Hatipoğlu a rappelé qu’un procès équitable n’avait pas eu lieu depuis 8 ans. Elle a déclaré : « Les conditions d’un procès équitable sont un droit fondamental qui doit être respecté. Le tribunal doit garantir des conditions et un délai appropriés pour exercer mon droit à la défense. Les conditions carcérales ne sont pas propices à un procès équitable. Suite à la décision de la Cour constitutionnelle, j’ai été amené de la prison, qui est à 1 300 kilomètres, pour l’audience. Mon transport par un véhicule de transfert de prisonniers et mon isolement pendant 15 jours dans la prison où j’ai été transféré, ont constitué des obstacles à ma défense. J’exige des conditions appropriées pour un procès et une défense équitables et ma libération. »

Prenant la parole après, Nurullah Çiftçi a souligné qu’il était privé de son droit à la défense car il avait été détenu pendant 8 ans.

Çiftçi a déclaré : « Le transport par un véhicule circulaire depuis la prison, qui se trouve à des centaines de kilomètres, est un obstacle à mon droit à la défense. La distance de la route et les conditions carcérales m’empêchent de me défendre mentalement et physiquement. J’exige le sursis à exécution d’une peine, des conditions de procès équitables et ma libération. »

Le tribunal a considéré le plaidoyer en faveur d’un procès équitable comme une utilisation du « droit de garder le silence ».

Dans son avis sur le fond, le procureur a demandé que la décision de justice antérieure soit confirmée et qu’il soit conclu qu’il n’y a pas lieu de surseoir à l’exécution de la peine.

Le tribunal a rejeté la demande de libération, confirmant la peine précédente de 11 ans et 3 mois pour chaque élu.

ANF

PARIS. Marche de solidarité avec les femmes et peuples en lutte en Iran

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PARIS – Des activistes kurdes et iranien.es appellent à manifester ce mercredi 21 décembre en solidarité avec les femmes et peuples en lutte en Iran depuis plus de 3 mois.

Voici le communiqué du collectif Roja – Paris appelant à manifester:

Appel à manifester pour la nuit de Yalda*, mercredi 21 décembre

Inaugurons l’hiver en solidarité avec les luttes d’émancipation en Iran contre la République islamique !

Trois mois sont passés depuis l’assassinat de Jina Mahsa Amini et les manifestations en Iran n’ont fait que se multiplier et se diversifier. Les mots d’ordre se répandant sur l’ensemble du territoire : pour les droits des femmes, pour la fin des discriminations et des violences à l’encontre des Kurdes, des Baloutches, des Arabes. Pour faire tomber ce régime assassin. Pour mettre fin à toute forme d’inégalités et d’exploitation.

En face, la République Islamique d’Iran fait ce qu’elle sait faire. Tuer dans la rue. Exhumer les corps enterrés. Voler les cadavres. Torturer. Violer. Mettre en scène des aveux forcés. Faire entrer les tanks, les blindés et les mitrailleuses Douchka au Kurdistan. S’introduire dans les maisons et procéder à des arrestations. Lancer la machine des exécutions, avec les pendaisons de Mohsen Shekari et Majid Reza Rahnavard.

Départ du cortège à 18h30, place de République, vers la fontaine des Innocents

*Shab-e-Yalda, Shab-e Tcheleh (Yaldā ou Chella) est une fête iranienne qui marque à la fois la plus longue nuit de l’année et les quarante premiers jours de l’hiver.

LYON. Réunion d’information à l’occasion du 8ème anniversaire de la libération de Kobané

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LYON – En janvier 2015, malgré la suprématie militaire des gangs de DAECH, les Kurdes de Kobanê ont vaincu le monstre islamiste qui faisait trembler l’humanité après plusieurs mois de résistance acharnée. A la veille du 8e anniversaire de la libération du Rojava de DAECH, la région fait face à une nouvelle menace d’invasion, cette fois-ci venue de la Turquie voisine qui n’a pas digéré la défaite des terroristes islamistes et la révolution féministe et pluralistes du Rojava.

A l’occasion du 8e anniversaire de la libération de Kobané, l’association Amitiés kurdes de Lyon et la Maire du 1er arrondissement de Lyon organisent une réunion d’information concernant la situation politique, sociale et militaire au Rojava à l’ombre des attaques turques et menaces d’invasion de la région.

Les intervenants de la soirée d’information sont:

Laurence Boffet, conseillère municipale à la mairie du 1er, chargée des questions internationales. Vice-présidente de la Métropole de Lyon, Participation et initiatives citoyennes

Une représentante de l’association « UN PONTE PER »

L’objectif de l’UPP est la prévention des conflits armés et violents, en particulier au Moyen-Orient, à travers une série de campagnes d’information, d’échanges culturels, de projets de coopération, de programmes de consolidation de la paix et de la création de réseaux de justice sociale.

Un représentant de l’association « Amitiés kurdes de Bretagne »

Les Amitiés kurdes de Bretagne défendent les droits humains dans les différentes parties du Kurdistan et la reconnaissance des droits culturels et politiques du peuple kurde, ici et là-bas, depuis 25 ans.

RDV le 27 janvier, à 18h30
À la Mairie du 1er arrondissement de Lyon
2, place SATHONAY
69001 LYON

Une banque suisse interdit les dons aux enfants du Kurdistan

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Une banque suisse refuse un virement à une association de Bielefeld pour une campagne de financement en faveur des enfants et des jeunes du Rojava, Maxmur et Shengal. La raison est la mention du mot « Kurdistan » dans le sujet du transfert.

L’Initiative pour la paix et l’espoir au Kurdistan eV a lancé une campagne de dons pour les enfants et adolescents du camp de Maxmur, de Shengal et du Rojava alors que la Turquie a lancé une nouvelle guerre anti-kurde en plein hiver.

Une banque suisse criminalise l’aide humanitaire – « C’est un scandale »

Mutlu Tatar, qui vit en Suisse, a également souhaité faire un don à la campagne « Donnez un sourire » . Il a effectué le virement de 25 euros sur le compte de l’Initiative Bielefeld via la PostFinance Bank. Tatar a été surpris lorsqu’il a vu le montant remboursé sur son compte le lendemain. Quelques heures plus tard, il reçoit un courrier dans lequel la banque explique le virement retour : « Malheureusement, PostFinance ne peut traiter votre virement de 25 euros (…). PostFinance n’effectue pas de transactions liées au Kurdistan (même si le paiement n’est pas effectué au Kurdistan) en raison du risque de blocage des fonds à l’étranger. En raison de dispositions légales, ce paiement n’est malheureusement pas possible chez PostFinance. Nous vous demandons donc de ne plus effectuer ce paiement (…). »

Tatar est visiblement outré par le refus de sa banque de procéder à son don à cause de la mention du « Kurdistan » . « C’est un scandale. Le fait que la Suisse elle-même bloque l’aide humanitaire pour les enfants au Kurdistan montre clairement de quel côté elle se range dans la politique de guerre contre les Kurdes.» Après l’incident, le Kurde a demandé par téléphone à la PostFinance Bank de prendre position sur la question. Mais il n’a obtenu aucune information. « Ils ont dit que c’était une affaire confidentielle. »

Ce n’est pas le premier scandale dans lequel PostFinance Bank s’engage dans le contexte kurde. En 2020, la banque a bloqué le compte du mouvement du Croissant-Rouge kurde « Heyva Sor a Kurdistanê » et lancé des enquêtes sur certaines personnes qui avaient transféré des dons. Des procédures similaires sont également connues du Credit Suisse et d’UBS, les plus grandes banques de Suisse, dit Tatar.

Le Kurdistan est criminalisé

« Il faut faire savoir par tous qu’un pays comme la Suisse, qui se présente comme neutre vis-à-vis du monde, est responsable d’un scandale de cette ampleur. Il est incompréhensible que des tentatives soient faites pour bloquer une action de solidarité humanitaire pour les enfants du Kurdistan. Ce comportement ne criminalise pas seulement le mot « Kurdistan», mais le peuple kurde. La raison donnée par la banque pour la transaction bloquée est scandaleuse et traiter l’affaire nécessite un débat public. En réaction, ceux qui m’entourent contribueront un montant plus important à la campagne. Jusqu’à présent, j’étais le seul impliqué dans la campagne. Mais après cette action scandaleuse, beaucoup de mes amis se sont prononcés en faveur du soutien à la campagne de cadeaux. », a déclaré Tatar.

Emine Gözen : « Nous sommes indignés et exigeons des explications »

Emine Gözen, présidente de l’Initiative pour la paix et l’espoir au Kurdistan e.V., a dénoncé le comportement de la succursale bernoise de PostFinance : « Nous sommes scandalisées. En aucun cas, nous ne pouvons logiquement expliquer pourquoi le don de la Suisse n’a pas pu être transféré sur notre compte. Notre initiative est une organisation à but non lucratif reconnue en Allemagne et fonctionne conformément à la loi sur les associations en vigueur. Depuis 2016, nous mettons en œuvre de nombreux projets au Kurdistan dans les domaines de l’éducation et du parrainage d’enfants, de l’égalité des sexes, de l’inclusion, des écoles, des universités, des orphelinats, de l’art, de la culture, de l’écologie, de la santé et du développement urbain. Nos projets doivent aider les gens à façonner leur propre avenir. En aidant les gens à s’aider eux-mêmes, nous voulons permettre aux personnes qui ont été privées de tout moyen de subsistance de mener une vie décente et donner aux générations futures les moyens de participer à long terme à une société civile écologiquement juste et démocratique. Des valeurs telles que l’égalité, la dignité humaine et la coexistence pacifique sont pour nous les paramètres d’orientation les plus importants. Notre organisation se compose de nombreux bénévoles d’âges et de sexes différents et se concentre sur l’aide humanitaire au Kurdistan, en particulier pour les enfants et les familles qui souffrent particulièrement des conséquences de la guerre et de la violence. Notre travail peut être suivi sur Internet ainsi que dans les régions kurdes elles-mêmes et à travers notre travail local à Bielefeld et connaît beaucoup de solidarité diplomatique, financière et politique. Nos partenaires de coopération comprennent la ville de Bielefeld, des fondations, des organisations de la société civile, des associations en Allemagne et de nombreuses universités, écoles, établissements de santé, organisations de la société civile et municipalités du Kurdistan. » (ANF)

Colonel Caggins: La Turquie commet un nettoyage ethnique dans le nord de la Syrie

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La Turquie utilise l’eau de l’Euphrate comme une arme de guerre contre les Kurdes syriens en plus de commettre un nettoyage ethnique dans les régions syriennes qu’elle occupe et nuit à la lutte anti-DAECH menée par les alliés de la coalition internationale a déclaré l’ancien porte-parole de CJTF-OIR, coalition internationale anti-EI en Irak et en Syrie, Myles B. Caggins, dans un entretien accordé au journal Yeni Ozgur Politika.

Myles B. Caggins, colonel américaine et ancien porte-parole de la colation internationale anit-EI, a déclaré que « la Turquie nuit à nos partenaires qui ont vaincu l’État islamique » et a attiré l’attention sur le nettoyage ethnique en cours dans les régions kurdes de Syrie qu’elle occupe: « La situation dans le nord-est de la Syrie, la situation à Afrin est très mauvaise, nous sommes face à une situation terrible. En plus des frappes aériennes et des tirs d’artillerie, elle utilise également l’eau comme arme – en bloquant l’Euphrate. »

Attirant l’attention sur l’importance morale et psychologique de Kobanê pour les Kurdes, Myles B. Caggins a déclaré que ; « Kobanê est (…) un grand symbole de l’unité kurde, du succès contre l’Etat islamique et de l’émergence de la défaite de l’Etat islamique sur le champ de bataille. On se souvient que pendant que la guerre de Kobanê se déroulait, la Turquie la suivait de près. Elle n’a pas aidé ceux qui ont traversé la frontière turque et se sont battus contre l’Etat islamique. »

Concernant les fausses accusations de l’État turc qualifiant les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) de « menace » sur la scène internationale, Caggins a déclaré: « Pour autant que j’ai vu ou parlé à des gens que je connais, les FDS se concentrent sur la protection de leur peuple contre l’EI ou d’autres menaces et le maintien de l’ordre avec les combattants et les Asayish [forces de sécurité intérieure] dans le nord-est de la Syrie. »

Voici l’interview accordée par le colonel Myles B. Caggins au journal Yeni Ozgur Politika:

La Turquie mène une attaque destructrice massive contre votre partenaire de coalition qui a perdu des milliers de personnes dans la guerre contre l’Etat islamique depuis 2014. Comment vous sentez-vous en tant que personne connaissant de près les Kurdes et les habitants du nord-est de la Syrie ?

La situation dans le nord-est de la Syrie, la situation à Afrin est très mauvaise, nous sommes confrontés à une situation terrible. La Turquie poursuit sa volonté d’éloigner le peuple kurde de la frontière avec la Syrie et la Turquie. Pour cela, en plus des frappes aériennes et des tirs d’artillerie, elle utilise également l’eau comme arme – en bloquant l’Euphrate. Il s’agit d’un nettoyage ethnique en retirant un groupe de personnes de leur terre et en les remplaçant par d’autres réfugiés. Elle place également des groupes terroristes dans la soi-disant « zone de sécurité » entre Afrin, Idlib et Serêkaniyê et Girê Spî. 

Quant à ce que je ressens à ce sujet; J’ai travaillé avec les FDS et je connais des dizaines de personnes qui ont servi dans les FDS depuis la guerre de Kobanê, et toutes sont furieuses face aux attaques continues de la Turquie contre les partenaires de sécurité de la coalition américaine. C’est ce que je ressens aussi. J’espère que ces attaques cesseront. Parce que la Turquie nuit à nos partenaires qui ont vaincu DAECH. Dans le même temps, des centaines de milliers de civils devenus réfugiés et déplacés en raison des dégâts et de la peur causés par les attaques de la Turquie se trouvent également dans une situation désespérée.

Comment pensez-vous que ces attaques de l’État turc affecteront les opérations conjointes des FDS et de la Coalition internationale contre l’Etat islamique ?

Les FDS et la Coalition internationale veulent se concentrer uniquement sur ISIS, mais certains dirigeants des FDS ont également la tâche supplémentaire de se préparer à défendre leur patrie contre une éventuelle invasion terrestre. Par conséquent, ces attaques de la Turquie détournent sans aucun doute l’attention dans la lutte contre l’Etat islamique. Mais pire encore, ces attaques pourraient gravement nuire à la mission de vaincre l’Etat islamique.

Le camp al-Hol, où sont détenues les familles de 60 000 membres de l’Etat islamique, a également été pris pour cible. Il a été annoncé qu’un groupe de membres de l’Etat islamique avait échappé à cette attaque. Pensez-vous que l’État turc organise la fuite des membres de l’EI et sa renaissance ?

Je ne pense pas que l’objectif principal de la Turquie soit que les membres de l’Etat islamique s’échappent d’Al-Hol. Si la Turquie avait voulu attaquer directement les camps de détention, des camps comme Al-Hol ou certains camps de détention, elle aurait attaqué directement. Cependant, je crois que les attaques de la Turquie contre les FDS ont permis et encouragé l’Etat islamique. Parce que les FDS sont obligées d’utiliser leurs ressources limitées pour faire face aux attaques de la Turquie au lieu de se concentrer uniquement sur les opérations contre l’Etat islamique et de détenir des combattants de l’Etat islamique. Oui, en ce sens, ces attaques relancent Daech.

Pensez-vous qu’il y a une raison particulière pour laquelle l’État turc cible Kobanê, ce qui a conduit à la chute de l’Etat islamique ?

Kobanê est définitivement un lieu symbolique. C’est un endroit qui a beaucoup de signification symbolique pour le peuple kurde en termes de succès remporté contre l’EI et de l’importance des femmes combattantes dans la lutte contre l’EI. 

Bien sûr, Kobanê est un grand symbole de l’unité kurde, du succès contre l’Etat islamique et de l’émergence de la défaite de l’Etat islamique sur le champ de bataille. On se souvient que pendant que la guerre de Kobanê se déroulait, la Turquie la suivait de près. En d’autres termes, la Turquie a vu l’Etat islamique attaquer Kobanê, capturer Kobanê et les forces kurdes se battre pour libérer Kobanê, et n’a pas aidé ceux qui ont traversé la frontière turque et se sont battus contre l’Etat islamique. Par conséquent, ces attaques de la Turquie ont également un effet psychologique, et il y a aussi une raison psychologique pour que la Turquie lance une opération terrestre et capture Kobanê. Nous verrons ce qui se passera dans les prochaines semaines ou mois.

Le Pentagone et la Maison Blanche ont exprimé leur inquiétude face à ces attaques d’invasion. Trouvez-vous ces déclarations suffisantes pour arrêter les attaques turques ?

Les déclarations de Washington DC ont un impact très limité sur le comportement de la Turquie. Il aurait été préférable que Washington fasse une déclaration avant que la Turquie ne commence ses dernières frappes aériennes en Syrie. Et cela aurait été plus efficace si les Américains avaient fait une déclaration plus précoce et plus énergique pour tenter de contrecarrer cette dernière opération turque. Cependant, les déclarations sont intervenues quelques jours ou semaines plus tard et n’ont évidemment eu aucun effet sur le comportement de la Turquie.

Alors pourquoi pensez-vous que l’annonce est arrivée en retard?

Washington valorise ses relations avec Ankara plus que ses relations avec les Forces démocratiques syriennes et l’Administration autonome. L’Amérique et la Turquie sont des alliés de l’OTAN et en ce moment, l’Amérique est surtout intéressée à vaincre la Russie en Ukraine et la Turquie est importante pour cette mission. Par conséquent, la Turquie peut prendre toutes les décisions sur ce qu’elle veut faire, et l’Amérique doit souvent s’asseoir et regarder ce que fait la Turquie. La Turquie a également frappé la zone où la coalition entraînait des combattants des FDS à Hassaké. Cela nous a dérangés et dans ce sens le Pentagone a fait une déclaration de réaction. La Turquie fait ce qu’elle veut en ce moment et l’Amérique n’arrête pas la Turquie malgré la réaction militaire.

Lors des dernières attaques de l’État turc, il y a eu des attaques contre la population civile et les zones de vie du peuple. En droit international, ce sont des crimes de guerre, pourquoi la Turquie ne fait-elle pas face à une sanction internationale ?

Il sera important que les Nations Unies et les organisations internationales confirment les attaques contre les civils et les atrocités commises par l’État turc. Il est du devoir de la communauté internationale d’enquêter, de condamner et de prendre position contre ces attaques. Essayer d’influencer le comportement de la Turquie ne relève pas uniquement de la responsabilité des États-Unis. Il est essentiel que les médias continuent de rendre compte de ce qui se passe dans le nord-est de la Syrie, en veillant à ce que le reste du monde sache quelles attaques ont lieu et que des civils soient blessés lors de ces attaques.

Pourquoi la « zone d’exclusion aérienne » mise en place par les États-Unis dans la région kurde d’Irak et approuvée par les Nations unies n’est-elle pas appliquée au Rojava ?

Il n’y a aucune volonté politique ou intérêt à créer une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie, et vous ne pouvez pas créer une zone d’exclusion aérienne entre deux alliés de l’OTAN. Les zones d’exclusion aérienne sont très coûteuses. De plus, la zone d’exclusion aérienne n’empêchera pas la Turquie de persécuter les Kurdes. Ils feront la même chose qu’ils font maintenant. Je comprends pourquoi les gens veulent une zone d’exclusion aérienne au Rojava, mais je ne prévois pas cela. Parce que si cela se produit, ce sera une zone d’exclusion aérienne de l’OTAN contre l’OTAN. Ce n’est pas facile non plus. La Turquie menace la Grèce et vous voyez qu’il n’y a pas non plus de zone d’exclusion aérienne là-bas. Il est donc peu probable qu’une telle chose se produise. La situation était différente en Irak il y a quelques années sous le régime de Saddam. Saddam était notre ennemi. Saddam était un ennemi des États-Unis. La Turquie c’est les EUA [USA].

Y a-t-il une autre raison derrière ces attaques de l’État turc contre les peuples du nord-est de la Syrie ? 

Je crois que l’une des raisons de l’attaque de la Turquie contre le nord-est de la Syrie est le gouvernement confédéraliste démocratique et des idéologies telles que la jinéologie – la liberté de vie des femmes. Celles-ci sont alarmantes pour le gouvernement d’Ankara. La Turquie ne veut pas que les groupes kurdes réussissent dans l’administration ou l’économie, alors elle attaque. 

Que répondez-vous aux allégations selon lesquelles il y a une crise du PKK entre les États-Unis et l’administration du Rojava ?

Nous n’avons vu aucune preuve que le PKK mène des attaques militaires de la Syrie vers la Turquie. Je n’ai vu ni entendu aucune preuve de cela. Et d’après ce que j’ai vu ou parlé à des gens que je connais, les FDS se concentrent sur la protection de leur peuple contre l’EI ou d’autres menaces et sur le maintien de l’ordre avec les combattants et les Asayish dans le nord-est de la Syrie.

Prévoyez-vous un danger pour les Kurdes au 21ème siècle ? (…)

Je pense que la chose la plus importante pour tous les grands groupes kurdes au Kurdistan ; avoir une unité politique et une coopération politique qui peuvent conduire à des opportunités économiques et à une sécurité partagée. Je pense que les menaces de groupes extérieurs continueront. Par exemple, la menace de l’Iran contre les groupes kurdes et la menace de la Turquie contre les groupes kurdes se poursuivront. Il y a aussi la menace Hashd al-Shaabi [milice chiite pro-Iran opérant essentiellement en Irak] soutenue par l’Iran en Irak. À ce stade, l’unité des Kurdes est très importante. Il est important que les Kurdes de toutes les régions du Kurdistan puissent voyager librement pour se voir, avoir des opportunités économiques les uns avec les autres. Ce pourrait être une opportunité pour les Kurdes du Kurdistan du Nord [Bakûr], de l’Ouest [Rojava] et du Sud [Bashur] de combiner leurs connaissances et de présenter la région au reste du monde de manière positive.

La version originale a été publiée ici: Caggins: Türkiye etnik temizlik yapıyor