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Berlin accueille les Journées culturelles des femmes kurdes du 2 au 8 mars

ALLEMAGNE – Le Bureau des femmes kurdes pour la paix CENÎ eV organise à Berlin une série d’événements dans le cadre de la semaine du 8 mars. Au menu: Exposition, tables rondes, atelier culinaire, tatouage Déq, l’art de conter Dengbêjî, danses folkloriques kurdes, atelier de Jineolojî, concert final pour la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes (programme détaillé ci-dessous).

Voici le communiqué du Bureau des femmes kurdes pour la paix CENÎ eV annonçant les journées culturelles des femmes kurdes :

 

Situation au Kurdistan

Le Kurdistan est l’une des zones de peuplement les plus anciennes de Mésopotamie et a été le théâtre de nombreuses cultures avancées différentes. Pendant des siècles, cette région a connu à plusieurs reprises de graves dévastations, des pillages et de nouvelles frontières. Le Kurdistan a été divisé en quatre parties par le Traité de Lausanne en 1923. Depuis lors, plus de 40 millions de Kurdes vivent sous la domination de quatre États différents (Turquie, Iran, Irak et Syrie). Dans ces pays, le droit à l’autodétermination leur a été refusé. C’est pourquoi ils ont résisté à la colonisation, à l’assimilation, aux massacres et à l’oppression par de nombreux soulèvements depuis le début du XXe siècle. Cependant, celles-ci furent en grande partie brutalement réprimées par les États occupants. Face à cette politique, la lutte kurde pour la liberté est devenue de plus en plus forte au cours des dernières décennies et a développé ses propres modèles de solutions. Surtout, la résistance des femmes a grandement contribué au fait que la culture des Kurdes se soit à nouveau consolidée et développée.

Rôle des femmes

Parallèlement aux aspirations à la liberté du peuple kurde, les femmes kurdes se sont organisées sur la base d’une idéologie de libération des femmes développée par les Kurdes eux-mêmes. Le mouvement des femmes kurdes est devenu une force politique et sociale dans les quatre régions du Kurdistan et en Europe. Il représente les revendications des femmes kurdes, renforce la solidarité entre les femmes, y compris au niveau international, et œuvre à la réalisation d’alternatives sociales. Ces dernières années, des conseils de femmes, des associations, des coopératives, des médias, des centres de conseil, des académies et bien d’autres institutions ont été créés dans de nombreux villages et villes du Kurdistan. Grâce à une vaste organisation populaire et à un réseautage international, les campagnes contre la violence sexuelle, pour la libération des prisonniers politiques et pour la paix et la démocratie au Kurdistan ont pu avoir un impact fort et réussi.

Les femmes sont souvent au centre de l’art au Kurdistan. Elle a apporté une grande contribution tout au long de l’histoire, notamment à la culture des Kurdes, qui est en partie transmise oralement. Pour marquer cette occasion, les Journées de la culture des femmes kurdes auront lieu cette année du 2 au 8 mars, Journée internationale de la femme, sous le thème « L’art de la résistance ».

Chaque soir, il y aura un événement sur l’art et la culture des femmes kurdes, reflétant leur identité, leur idéologie et leur caractère de résistance.


2 mars : Jin Jiyan Azadî : L’art de la résistance et le rôle des femmes kurdes, comment les femmes kurdes expriment leur résistance à travers l’art et la culture

Nos journées culturelles commencent par une table ronde au cours de laquelle diverses femmes kurdes parleront de leur travail en tant qu’artistes et travailleuses culturelles et de leur activisme en tant que femmes. Les femmes kurdes ont dû opposer beaucoup de résistance, à la fois contre le régime colonial et contre les influences patriarcales et sociales existantes. Nous aimerions apporter différentes perspectives sur un podium qui représentent ces différentes formes de résistance et ainsi donner une voix à toutes les femmes qui se rebellent contre ces oppressions.

Intervenants : Hêvîn Tekin (actrice), Leyla Ekinci (artiste, activiste culturelle et présentatrice), Havîn Al-Sindy (artiste)

Modération : Esra Yula

Quand : samedi 2 mars 2024, 19 heures (19 heures)
Lieu : Spore Initiative, Hermannstraße 86 à 12051 Berlin (Auditorium)

(U8 – Leinestraße, S-Bahn Hermannstraße)


3 mars : Culinaire – Cuisine traditionnelle kurde par les femmes

La cuisine kurde comprend divers styles de cuisine régionaux et spécialités culinaires. Il s’appuie sur une tradition ancienne dans laquelle les femmes jouent également un rôle important dans la transmission. Beaucoup de légumes, de viande (si disponible) et de céréales sont cuits et consommés. Étant donné que de nombreux Kurdes vivent de l’agriculture, les produits laitiers comme le fromage et le yaourt sont également des aliments de base. La « principale source » (ou actrice) de la cuisine kurde sont les femmes, c’est pourquoi elles jouent un rôle particulier dans la cuisine kurde.

Lors de cet événement, nous pouvons voir des mères kurdes et des femmes du Conseil des femmes de Destdan préparer certaines spécialités puis manger et danser ensemble.

Quand : dimanche 3 mars 2024, 17h00 (17h00)
Lieu : Espaces de projets socio-culturels Bona Peiser, Oranienstraße 72, 10969 Berlin


4 mars : Dêq – Art du tatouage traditionnel des femmes du Dêrsim

« Dêq » ou « Daq » sont des tatouages ​​traditionnels qui étaient majoritairement pratiqués dans l’aire géographique de la Mésopotamie. De nombreux symboles Dêq représentent la nature et la vie dans la nature. En Mésopotamie, ce sont principalement les femmes qui utilisent le Dêq pour immortaliser leur propre histoire sur leur peau et utilisent cette pratique pour résister à l’oppression patriarcale. Parfois le Dêq sert aussi de protection contre le mal, pour augmenter la fertilité, pour guérir les maux et les maladies, pour visualiser les coups du sort et bien plus encore.

Il y aura une introduction aux origines et au symbolisme du Dêq, ainsi qu’un récit de la pratique traditionnelle et de la continuation actuelle du Dêq. Des extraits d’un film documentaire seront ensuite projetés qui capturent les marques cutanées des femmes du Dêrsim. Enfin, la signification du Dêq, le rôle des femmes dans le contexte de la religion et de la culture, la résistance à l’homogénéisation culturelle et l’autodétermination et la protection du patrimoine culturel des femmes qui y sont associées sont politiquement discutés et classés.

Cet événement a lieu en coopération avec le Centre de formation de Berlin de la Fondation Heinrich Böll.

Quand : lundi 4 mars 2024, 18 heures (18 heures)
Lieu : Centre de formation berlinois de la Fondation Heinrich Böll, Olivaer Platz 16, 10707 Berlin


5 mars : Culture Dengbêj, l’art traditionnel du conte et du chant du peuple kurde

Dengbêj est le nom kurde des chanteurs qui racontent des événements historiques et des mythes ainsi que des phénomènes sociaux dans un style de chant parlé spécifique à l’art du Dengbêj. Le conte Dengbêj occupe une place importante dans l’histoire et la culture kurdes, car la tradition Dengbêj permet à l’héritage culturel kurde d’être transmis de génération en génération. L’art du chant des Dengbêjs est si vivant que les événements personnels et politiques sont encore aujourd’hui traités dans les chansons. La femme kurde a apporté une contribution importante et tente de transmettre dans ces chansons sa douleur et sa souffrance, mais aussi sa joie et sa résistance.

Artiste : Bêrîvan Çiya

Quand : mardi 5 mars 2024 à 19h (19h)
Lieu : Restaurant Tenur, Reichenbergerstr. 147, 10999 Berlin (Métro : Kotbusser Tor, U8)


6 mars : Spectacle – Folklore kurde et costumes traditionnels

Le folklore kurde n’est pas seulement un divertissement, c’est une archive de l’identité, de la culture et de l’histoire kurdes. La danse est également comprise et vécue comme un acte de résistance. Tout comme la langue kurde a été interdite par les États occupants respectifs, la danse a également été interdite ou appropriée. Nous voulons maintenir la culture kurde vivante, notamment en Europe. C’est pour cette raison qu’un groupe folklorique interprétera diverses danses folkloriques du Kurdistan afin de permettre un échange interactif de cultures. Il existe des centaines de groupes folkloriques kurdes comptant jusqu’à 3 500 danseurs à travers l’Europe. Danser main dans la main a aussi un aspect énergétique : en se tenant la main, un échange énergétique s’effectue. Les flux d’énergie circulent d’abord à travers les corps, puis à travers tout le cercle. Danser ensemble renforce le sentiment de communauté, d’identité, de paix, de solidarité et d’égalité.

Groupe de danse : Jinên Koma Ferasîn û Delîl Çiyager

Quand : mercredi 6 mars 2024 à 18 heures (18 heures)
Lieu : Maison de quartier Urbanstrasse, Urbanstrasse 21, 10961 Berlin


7 mars : Conférence sur Jineolojî – Science des Femmes et de la Vie

La Jineolojî (science des femmes et de la vie) sera présentée en atelier. Avec la montée du mouvement des femmes kurdes, Jineolojî s’est répandu au Moyen-Orient et en Europe depuis 2011. Aujourd’hui, des centaines de femmes de cultures et d’horizons différents se connectent à cette nouvelle science. Nous souhaitons introduire ce sujet dans nos contextes à travers le réseautage et l’échange.

L’un des domaines de travail du Jineolojî est le rapport à la nature et à l’environnement. Des travaux dans ce sens ont lieu, entre autres, dans le village de femmes kurdes « Jinwar », mais aussi en Europe.

Intervenants : Comité Jineolojî et étudiants du JXK Berlin

Quand : jeudi 7 mars 2024 à 18h00 (18h00)
Lieu : Franz-Mehring-Platz 1, 10243 Berlin (près de la gare de l’Est)


8 mars : Concert final à l’occasion de la Journée internationale de la femme

Les Journées culturelles se terminent le 8 mars, Journée internationale de la femme, par un concert de musiciens kurdes, qui célèbre la diversité culturelle et complète l’événement de manière appropriée et le rend inoubliable. Nous voulons danser et chanter ensemble.
Le concert est réservé aux femmes*

Chanteurs : Cemile Dinçer, Nergez Dilo

Quand : vendredi 8 mars 2024 à 19 h (19 h)
Lieu : Jockel Biergarten, Ratiborstr. 14c, 10999 Berlin


2 – 8 mars : expositions d’art (semaine entière)

Des œuvres d’art et des films de divers artistes kurdes sont exposés tous les jours de la semaine. L’exposition décrit l’influence de la philosophie de Jin Jiyan Azadî sur l’art des femmes au Kurdistan. Cela montre quel rôle les femmes ont joué dans l’histoire des Kurdes.

Artistes : Asli Filiz, Meral Şimşek, Leyla Toprak, Havîn Al-Sindy

Quand : Tous les jours du 2 au 8 mars 2024 , de 12h00 à 17h00
Lieu : Kiosque Gorki, Dorotheenstraße 3, 10117 Berlin

 

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ROJAVA. La Turquie installe plus de 3 000 colons à Girê Spî

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SYRIE / ROJAVA – L’État turc a déporté le mois dernier plus de 3 000 réfugiés syriens vers Tell Abyad (Girê Spî), dans le cadre de la politique de changement démographique des régions à majorité kurde de Syrie occupée par la Turquie.

L’État d’occupation turc continue de mettre en œuvre son plan de colonisation dans les zones occupées, en déportant les Syriens vers Girê Spi, où plus de 3 000 réfugiés syriens ont été déportés vers la province occupée de Girê Spi en février dernier.

Selon la source, les autorités d’occupation turques les ont remis aux mercenaires de la « police militaire », en vue de leur réinstallation dans les maisons des personnes déplacées de force.

La source a indiqué que la plupart des déportés étaient originaires des régions de Hama, Alep, campagne de Damas, Deir ez-Zor et d’autres régions syriennes).

Le nombre de déportés vers Girê Spi occupé, depuis que les autorités turques, dirigées par Erdogan, ont annoncé le début du projet de réinstallation au début du mois d’avril de l’année 2022, a atteint plus de 35 mille déportés.

KURDISTAN. Le Centre de Ma Music fête ses sept ans

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TURQUIE / KURDISTAN – Le centre de musique kurde, Ma Music, entre dans sa 7ème année. Mesud Gever, professeur de musique, a déclaré qu’ils ne laisseraient pas le peuple kurde sans musique face à l’assimilation forcée mise en place par l’État turc.

MA Music est active depuis le 3 mars 2017 et avec son slogan « Musique pour tous, musique partout », elle vise à développer la musique kurde. MA Music, qui comprend le chœur de femmes, le chœur d’enfants, l’orchestre MA et l’Orchestre du rythme naturel, a donné un enseignement musical en kurde au sein de son centre « Zarok Ma », à des milliers d’enfants, des bébés à naître (des couples de parents attendant un bébé participent aux cours pendant la grossesse) depuis sa fondation.

Le Conservatoire Aram Tigran, créé en 2010 au sein de la municipalité métropolitaine de Diyarbakir (Amed), a été fermé en novembre 2016 avec la nomination d’un administrateur de la municipalité. Les musiciens kurdes, restés au chômage après la fermeture du conservatoire, ont continué leur travail à la maison Dengbêj pendant environ 4 mois. Des musiciens kurdes ont fondé l’académie Ma Music le 3 mars 2017 pour systématiser leur travail. Les employés de la Ma Music ont créé le Chœur de femmes, le Chœur d’enfants, l’orchestre MA, l’orchestre des rythmes naturels, Zarok Ma et l’académie des dengbêj (conteuses ou troubadours kurdes) en 7 ans. Durant cette période, des milliers d’enfants et de jeunes ont reçu une éducation musicale kurde. Ma Music fêtera demain son 7ème anniversaire.

Mesud Gever, professeur de musique, a parlé de ses 7 années de travail et de ses objectifs futurs.

« De la musique partout et pour tous »

Rappelant que le Conservatoire Aram Tigran a été fermé après la nomination d’un administrateur dans la municipalité métropolitaine d’Amed, Gever a déclaré qu’ils avaient poursuivi leurs études chez eux pendant un certain temps. Déclarant qu’ils ne pouvaient pas répondre de manière adéquate aux besoins de la musique kurde avec le travail qu’ils effectuaient chez eux, Gever a ajouté : « C’est pourquoi, nous avons fondé Ma Music le 3 mars 2017. Notre devise principale était de ne pas laisser les enfants et les jeunes de ce peuple sans musique kurde. Nous avons décidé de dire ‘De la musique partout et pour tous’ ».

« Notre langue et notre musiques subissent l’assimilation »

Soulignant qu’ils ont réalisé de nombreuses innovations dans Ma Music en 7 ans, mais que cela ne suffit pas, Gever a déclaré : « Il y a toujours des interdictions sur le kurde. Et en raison des opportunités limitées, nous ne sommes pas là où nous souhaitons ou rêvons d’être, tant en termes de nombre que au niveau d’éducation. Parce que notre place est petite, nous ne pouvons pas recevoir autant d’étudiants que nous le souhaiterions, et comme la demande est forte, nous créons des files d’attente pour les formations. Notre culture, notre langue et notre musique sont sujettes à l’assimilation. Nous luttons également contre cela. Mais nous ne sommes toujours pas à un niveau suffisant ».

Notant qu’il y a eu une augmentation du nombre de personnes recevant une formation depuis son ouverture, Gever a déclaré qu’il n’y avait plus assez de places pour eux et qu’il fallait prendre les inscriptions dans l’ordre.

« Nous ouvrirons un nouveau centre pour les enfants »

Déclarant que leur lutte contre les politiques d’assimilation à l’égard de la langue, de la culture et de la musique kurdes se poursuivra, Gever a déclaré : « La manière d’y parvenir passe par l’institutionnalisation. Plus il y aura d’institutionnalisation, plus forte sera votre résistance à l’assimilation. Nous ouvrirons le centre Çand Ma pour les enfants de Sur [quartier historique d’Amed] le 17 mars et nous en ferons don en cadeau pour servir les enfants de Sur. Nous ne laisserons pas ces personnes et ces enfants sans musique contre les politiques d’assimilation de la langue, de la musique et de la culture kurdes ».

KURDISTAN. Un journaliste kurde détenu en secret depuis 130 jours

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IRAK / KURDISTAN – Cela fait 130 jours que le journaliste kurde, Silêman Ehmed, est détenu par les forces de sécurité de Duhok, au Kurdistan du Sud. Malgré les demandes répétées de ses avocats et de sa famille, les autorités sécuritaires de Duhok refusent de révéler le lieu où est détenu Ehmed.

La Direction de la sécurité (Asayish), responsable de la sécurité des frontières dans le gouvernorat de Duhok, a déclaré dans un communiqué sur sa page Facebook que l’arrestation d’Ahmed n’avait rien à voir avec son journalisme mais était due à son travail « secret et illégal » pour le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Silêman Ehmed, rédacteur en chef du service arabophone de l’agence de presse RojNews n’a pas donné signe de vie depuis qu’il a été enlevé par les forces du Parti démocratique du Kurdistan (le PDK dominé par le clan Barzani, au pouvoir dans la région autonome du Sud-Kurdistan) à la frontière entre le Rojava et le Sud-Kurdistan (nord de l’Irak) il y a 130 jours.

Malgré de nombreuses actions de protestation et les démarches répétées des avocats du journaliste, les services de sécurité des Duhok ont refusé jusqu’à présent de révéler le lieu de détention d’Ehmed. De la même façon, ils n’ont pas permis aux avocats d’entrer en contact avec leur client. D’après certaines sources, le dossier de Silêman Ehmed serait entre les mains de Parastin, l’agence de renseignement du PDK.

Süleyman Ahmet travaillait depuis cinq ans pour la rédaction en langue arabe de Rojnews. Il a disparu alors qu’il revenait d’une visite chez sa famille à Alep. Le dernier contact avec lui a été une conversation téléphonique avec sa mère, alors qu’il se trouvait déjà dans la région autonome du Kurdistan d’Irak.

« Les autorités kurdes irakiennes devraient immédiatement révéler où se trouve le journaliste syrien Sleman Mohammed Ahmed, abandonner les charges retenues contre lui et le libérer sans condition », a déclaré début novembre le Comité pour la protection des journalistes (Committee to Protect Journalists – CPJ).

FRANCE. Une Kurde reçoit le diplôme d’Artisan gourmand pour ses pâtisseries faites maison

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Lana Assad, ancienne journaliste kurde d’Irak, tient le salon de thé Citron & Cerise à Châtellerault, dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine. Jérôme Beaujaneau, vice-président de la Chambre des métiers et de l’artisanat Nouvelle-Aquitaine Vienne, vient de lui décerner un diplôme d’Artisan gourmand pour ses délicieuses pâtisseries faites maison.

ADRESSE
Citron & Cerise
51, rue Bourbon
86100 Châtellerault

IRAN. Les Kurdes boycottent les élections « bidons »

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IRAN / ROJHILAT – La population du Kurdistan oriental a boycotté le simulacre d’élections organisées aujourd’hui par le régime iranien. Ce scrutin est le premier depuis le vaste mouvement de contestation provoqué par le meurtre Jina Mahsa Amini en septembre 2022.

Pourquoi les Kurdes boycotte-t-ils les élections iraniennes ?

Parce que ces « élections » sont totalement antidémocratiques et ne sont qu’un spectacle permettant au régime de mettre en œuvre l’existence de la « démocratie » en Iran.

Les candidats sont principalement des membres du CGRI ou des personnes proches du régime qui sont choisis par les hommes du régime.

Le Parlement n’a fondamentalement aucun pouvoir ni contrôle sur ce que fait le régime et les membres du Parlement ne sont là que pour voler plus d’argent.

Le Parlement, en tant qu’organisation impuissante, s’oppose toujours au peuple, notamment lors des manifestations de 2022-2023, tous les députés, à l’exception du représentant de Mahabad, ont appelé à l’exécution de tous les manifestants.

Le peuple considère la participation à ces élections comme une manière de légitimer le régime.

Ici, une photo prise devant un bureau de vote à Ourmia

Par l’activiste Gordyaen B. Jermayi

Décès d’Erling Folkvord, un Norvégien ami du peuple kurde

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Erling Folkvord, l’homme politique norvégien ami du peuple kurde, est décédé aujourd’hui à l’âge de 74 ans.

Né le 15 juin 1949, Folkvord était connu pour ses convictions socialistes révolutionnaires et était une figure éminente de la sphère politique de gauche en Norvège, en dehors des frontières traditionnelles. Tout au long de sa carrière, il a critiqué ouvertement les politiques norvégiennes et européennes à l’égard de la lutte kurde, plaidant pour la fin de la perception du conflit entre l’armée turque et les Kurdes comme une question purement interne à la Turquie.

Ses contributions littéraires comprennent 15 livres, dont l’une de ses œuvres remarquables est « Rojava ! Kurderne i kamp for ei framtid uten Assad, Erdoğan og Daesh » (« Rojava ! Les Kurdes en lutte pour un avenir sans Assad, Erdoğan et Daesh »), publié en 2016.

Les premiers efforts politiques du Norvégien ont été marqués par ses efforts pour dénoncer la corruption, ce qui lui a valu le surnom de « chien de garde ».

Folkvord s’est élevé contre les exportations d’armes du gouvernement norvégien vers la Turquie pendant le conflit kurde, remettant en question les implications éthiques de telles actions. Son arrestation à Diyarbakır (Amed), en Turquie, en 1995 par les forces de l’ordre turques pour avoir participé à un festival de la paix kurde, a souligné son engagement envers la cause et les risques qu’il était prêt à prendre.

TURQUIE. Un otage kurde libéré après 30 ans passés en prison

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TURQUIE / KURDISTAN – L’otage kurde, Mehmet Emin Türk a été libéré après 30 ans passés dans les geôles turques.

Mehmet Emin Türk (54 ans), détenu dans la prison de type D de Diyarbakır, a été libéré après 30 ans de captivité. Türk, qui a été condamné à la prison à vie en 1994 pour « appartenance à une organisation », a été accueilli devant la prison de Diyarbakir (Amed) par ses proches et l’Association d’assistance aux familles des prisonniers (TUAY-DER).

KURDISTAN. 7 membres kurdes du HDP ont été assassinés par la Turquie à Silêmanî

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IRAK / KURDISTAN – La représentation du parti HDP à Erbil a déclaré que jusqu’à présent 7 de ses membres ont été assassinés par la Turquie dans la ville kurde de Souleimaniye et que le gouvernement est resté silencieux.

La représentation d’Erbil (Hewlêr) du Parti Démocratique des Peuples (HDP), a organisé une conférence de presse à son siège suite à l’assassinat du médecin kurde Abdulkadir Sabri Toprak hier à Suleymaniye, dans la région autonome du Kurdistan irakien. Il a fait une déclaration pour Sabri Toprak. Dans la déclaration faite par Aydın Ahmet, membre du HDP, il est souligné que les attaques de la Turquie contre les patriotes se poursuivent au Kurdistan du Sud et que le gouvernement reste silencieux sur ces attaques.

« Menaces contre l’ensemble du peuple kurde »

 

Ahmet a déclaré ce qui suit : « Des citoyens du Kurdistan du Nord (Bakur) sont venus dans la région du Kurdistan sous la pression du gouvernement de l’AKP-MHP. Sabri Toprak faisait partie de ceux qui ont vécu à Sulaymaniyah avec sa femme et sa famille pendant 12 ans. Cependant, il a été assassiné par l’État turc hier. L’État turc continue de massacrer les patriotes kurdes. Jusqu’à présent, 7 de nos membres ont été assassinés à Sulaymaniyah. Des attaques terroristes sont également menées contre les citoyens du Kurdistan du Nord à Hewlêr et Duhok. Par conséquent, le gouvernement de la région du Kurdistan et les autorités doivent faire de sérieux efforts pour mettre fin aux attaques. Erdoğan et l’État turc ne sont pas seulement une menaces pour les citoyens du Kurdistan du Nord, mais également pour l’ensemble du peuple kurde. Il constitue une menace pour le peuple kurde. Au moment, où Sabri Toprak a été assassiné, le Rojava et Shengal ont également été visés. Cela montre que l’État turc est contre l’ensemble du peuple kurde. »

 

Ahmet a lancé l’appel suivant : « Nous ne devons pas permettre que les terres du Kurdistan deviennent le théâtre d’actes terroristes de la part de l’État turc. Puisque l’État turc ne peut pas retirer la volonté et la liberté du peuple kurde, il mène des attaques terroristes contre la lutte de ce peuple. »

Début du premier festival du film kurde en ligne Zagros

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Le Festival du film kurde Zagros a débuté aujourd’hui.

Le Zagros Film Festival, où 15 films kurdes seront projetés en ligne, se poursuivra tout au long du mois de mars. Parmi les films qui pourront être visionnés pendant le festival figurent « Gênco » d’Ali Kemal Çınar et « Navnîşan » d’Aram Dildar.

Le programme comprend également le film « Zerê », considéré comme l’un des premiers films sur les Kurdes, réalisé dans les premières années de l’Union soviétique en 1926.

Agros: premier festival du film kurde en ligne

Le coordinateur du festival, Simon Suleymani, a résumé le Festival de film Zagros ainsi :

« Chers amateurs d’art, passionnés de cinéma et amis de la culture kurde du monde entier, bienvenue au Festival du film de Zagros, un événement artistique fédérateur qui transcende les frontières, les géographies et les langues. En tant que premier festival de films kurdes en ligne, cet événement propose une occasion unique de présenter le patrimoine culturel riche et diversifié du Kurdistan et le pouvoir du cinéma à un public mondial.

« La sélection 2024 du Festival du film de Zagros présente 15 films originaux portant la signature de réalisateurs estimés. Ces films proviennent de diverses régions du Kurdistan et sont tournés dans différents dialectes kurdes. Le festival, qui présentera également le premier film sur les Kurdes, Çimen (Herbe) et le deuxième film, Zerê, mettent en lumière le riche héritage et les perspectives d’avenir du cinéma kurde, retraçant son parcours du passé au présent.

« Un Kurdistan uni »

Le cinéma et le monde en ligne offrent plus qu’un simple débouché artistique et expressif au peuple kurde ; ils ont le pouvoir de rassembler une communauté divisée par des défis et des frontières autour d’une identité et d’une culture communes. Ce festival rassemble des Kurdes du monde entier et tous ceux qui s’intéressent à la culture kurde transcendent les frontières imposées et doivent être considérés comme une étape vers le dépassement des frontières imposées, l’unification et l’intégration des Kurdes.

Rassemblons-nous dans un langage et une compréhension communs à travers nos films qui traversent les frontières. Avançons ensemble vers un Kurdistan et un monde plus compréhensifs, unis et pacifiques. »

Cliquez ici pour voir et regarder les films présentés au festival.

Info contacte:

IRAN. Le régime iranien va vendre les biens confisqués à un civil kurde

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IRAN / ROJHILAT – Le régime iranien s’apprête de vendre aux enchères la propriété de Vali Ghalvazi, mari de la militante kurde Sheida Rahimi, en vertu de l’article 49. Cette décision soulève des préoccupations en matière de droits humains quant au ciblage des dissidents politiques.

L’Iran s’apprête à mettre aux enchères la propriété résidentielle de Vali Ghalvazi, époux de la militante kurde Sheida Rahimi, à Sanandaj (Sînê), dans la province du Kurdistan, invoquant des motifs constitutionnels en vertu de l’article 49.

La propriété a été confisquée par l’Exécution de l’Ordre de l’Imam Khomeini (EIKO), une organisation créée par Ruhollah Khomeini qui gère les propriétés confisquées, les redistribuant apparemment à des œuvres caritatives. Cependant, cette action a été critiquée car elle cible les avoirs de dissidents politiques sous couvert de légalité.

La confiscation, telle que rapportée par le site Kurdistan Human Rights Network (KHRN), en date du 29 juillet 2023, accuse Rahimi de violer le contrat social islamique, annulant ainsi tout transfert de propriété visant à contourner les stipulations de l’article 49.

Rahimi, arrêtée en mai 2016 pour sa participation aux célébrations du Newroz, a été contrainte de fuir l’Iran sous la pression. Sa fille, Shiva Ghalvazi, a parlé des tentatives de la famille pour empêcher la confiscation, notamment en payant une caution importante.

Malgré ces efforts et une première décision de justice confirmant la propriété de Ghalvazi, un appel du représentant d’EIKO Mehdi Saffari, tirant parti de l’activisme de Rahimi, a conduit à l’annulation de cette décision.

La Cour d’appel de la province de Téhéran, influencée par un rapport et faisant fi des décisions de justice antérieures, a donné raison à EIKO, invalidant le transfert de la propriété et ordonnant sa confiscation.

Shiva Ghalvazi a exprimé la consternation de la famille après avoir découvert que la propriété avait été transférée à EIKO pendant l’absence de Vali Ghalvazi du pays. Cette affaire met en évidence l’application controversée du principe de « retrait du contrat social » en Iran, une tactique de plus en plus scrutée par les experts juridiques comme étant contraire aux normes internationales en matière de droits de l’homme et au propre cadre juridique de l’Iran, en particulier dans son application pour confisquer les propriétés des dissidents.

IRAN. Terreur dans la prison d’Orumiyeh: Deux prisonniers kurdes s’immolent

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IRAN / ROJHILAT – Le 28 février, des gardiens de la prison centrale d’Orumiyeh ont effectué une descente dans le quartier des prisonniers politiques et religieux de la prison, détruisant les biens des prisonniers et tabassant plusieurs d’entre eux. Le raid intervient après le suicide du prisonnier politique kurde Shahin Gallehdar et après que plus de 800 prisonniers aient signé une lettre ouverte appelant au renvoi de Peyman Khanzadeh, le directeur de la prison, en raison du nombre croissant de suicides dans la prison en raison de la pression croissante des autorités pénitentiaires.

Parallèlement au raid, deux prisonniers kurdes, Hassan Omarpour et Ashkan Osmannezhad, ont agit de manière radicale en s’immolant pour protester contre leur peine injuste de 10 ans de prison pour « espionnage au profit d’Israël » présumé et l’exécution de quatre codétenus.

Une source qui s’est entretenue avec le Réseau des droits de l’homme du Kurdistan (KHRN) a déclaré : « Ce matin, le 28 février, sur ordre de Peyman Khanzadeh, directeur de la prison centrale d’Orumiyeh, les gardiens de prison, en présence de Yahya Soltani, directeur de la prison centrale d’Orumiyeh, ont déclaré : la section a attaqué le quartier des prisonniers politiques et religieux, battant les prisonniers et détruisant leurs biens. »

Selon la source, au moins cinq prisonniers politiques et religieux ont été blessés lors de l’opération des gardiens de prison, et deux détenus, Hassan Omarpour et Ashkan Osmannejad, qui avaient déjà été condamnés à 10 ans d’emprisonnement pour « espionnage au profit d’Israël », se sont immolés par le feu pour protester contre leur condamnation injuste, l’exécution de quatre de leurs coaccusés et la pression exercée sur les détenus du quartier.

La source a ajouté : « Après l’assaut du gardien de prison et la présence de Peyman Khanzadeh dans le quartier politique, Hassan Omarpour et Ashkan Osmannezhad ont versé de l’huile sur leurs couvertures et se sont immolés par le feu. Cependant, le chef de la prison est resté là et a empêché quiconque de les aider à maîtriser les flammes ».

La source a déclaré à KHRN que même si les pieds des deux détenus étaient gravement brûlés, le directeur de la prison a déclaré aux prisonniers politiques et religieux : « Je n’ai peur d’aucune institution internationale, pas même des Nations Unies. À l’avenir, j’apporterai le malheur aux prisonniers de cette salle comme je le souhaite ».

Le KHRN a appris qu’après le raid des forces pénitentiaires et l’auto-immolation d’Omarpour et Osmannezhad, la porte du quartier politique et religieux était verrouillée. Malgré leurs graves brûlures, les deux prisonniers sont toujours détenus dans le quartier et leur transfert à l’infirmerie de la prison a été empêché sur ordre du directeur de la prison.
La section de haute sécurité de la prison centrale d’Orumiyeh, qui abrite actuellement 42 prisonniers politiques et religieux, a été construite ces dernières années plus loin des autres sections de la prison, isolant complètement les prisonniers de cette section.

Dans une lettre récente, plus de 800 prisonniers, dont des prisonniers politiques, ont tiré la sonnette d’alarme sur le nombre croissant de suicides dans la prison en raison de la pression croissante des autorités. Les prisonniers ont exigé le renvoi de Peyman Khanzadeh, directeur de la prison centrale d’Orumiyeh, invoquant les conditions difficiles et le climat d’intimidation.

Dans leur lettre, les prisonniers ont déclaré : « Ces derniers mois, plusieurs prisonniers se sont suicidés en raison de la pression et des conditions difficiles qui règnent dans différentes sections de cette prison, et tous les quelques mois, une famille reçoit le corps d’un prisonnier en larmes. A chaque fois, en raison de la pression, on est sans nouvelles de ces suicides en dehors de la prison. Actuellement, plus de dix prisonniers qui ont tenté de se suicider à la prison centrale d’Orumiyeh sont soignés dans des centres médicaux externes ».

Quelques jours après la publication de la lettre, Shahin Gallehdar , un prisonnier politique kurde du village de Haki à Orumiyeh, qui purgeait une peine de deux ans à la prison centrale d’Orumiyeh, s’est suicidé le 26 février sous la pression et la torture exercée par les interrogateurs de le ministère du Renseignement.

Kurdistan Human Rights Network – KHRN