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BELGIQUE. Un député belge inquiet de l’attaque des télés kurdes à Denderleeuw 

BRUXELLES – Dans la nuit du lundi à mardi 23 avril, la police belges a perquisitionné les bureaux des télés kurdes, StêrkTV et Medya Haber (Medya News) à Denderleeuw (Flandre orientale). La police a arrêté le gardien, cassé les portes des studios, confisqué des ordinateurs et du matériel technique, coupé les câbles de diffusion et saccagé certains équipements, empêchant la diffusion des émissions des deux chaînes… dans le cadre d’une enquête sur le « financement du terrorisme » diligentée par le parquet national antiterroriste français (PNAT).
 
Samuel Cogolati, député belge du Parlement fédéral au sein du groupe Ecolo-Groen, se dit « inquiet des potentielles atteintes à la liberté de la presse et liberté d’expression de ces médias kurdes » et a déposé trois questions au Ministre belge de la Justice à la Chambre sur ces raids policiers extrêmement brutaux.  
Samuel Cogolati
 
Voici les questions de Samuel Cogolati adressées au Ministre belge de la Justice à la Chambre:
 
« Monsieur le Ministre,
 
1. Pourriez-vous d’abord formellement exclure que la Police / Justice belge a agi sous les ordres (directs ou indirects) du régime d’Erdogan en Turquie ? Sous quels ordres la police belge agissait-elle ? En effet, étant donné la persécution des Kurdes en Turquie, il serait incompréhensible que notre système judiciaire belge se soit laissé diriger par le régime d’Erdogan, même de manière indirecte via les ordres d’un parquet ou juge d’instruction dans un pays tiers comme la France.
 
2. Puisqu’il s’agit ici de deux médias, pourriez-vous expliquer comment la Justice belge protège la liberté de la presse des chaînes kurdes, même quand celles-ci gênent les intérêts de régimes étrangers comme la Turquie ? Les médias étaient-ils encore fonctionnels le 23 avril ? Si non, qu’est-ce qui justifie cette atteinte à la liberté de la presse ?
 
3. Des plaintes ont-elles été déposées pour violences policières lors de ces perquisitions ? Pouvez-vous en effet confirmer que les installations techniques et électroniques des médias kurdes ont été endommagées lors des perquisitions ? Si oui, pour quelle raison ? »

IRAN. Selon des documents officiels, Nika Shakrami a été tuée par les agents du régime

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IRAN – Nika Shahkarami, une adolescente de 16 ans disparue à Téhéran le 20 septembre 2022 pendant des manifestations déclenchées par la mort de Jina Amini, a bien été tuée par les agents iraniens, selon des documents « top secrets » authentifiés par la BBC. Le régime iranien avait nié son implication dans le kidnapping et le meurtre de Nika Shakrami.
 
On peut lire sur le site de BBC que « Les documents « top secrets » des Gardiens de la Révolution, obtenus par la BBC (…), indiquent que Nika Shakrami (…), a été arrêtée par trois agents masculins, agressée sexuellement et tuée*.
 
Ces documents contiennent les noms des assassins de Nika et des commandants supérieurs qui ont tenté de cacher la vérité sur cet incident.
 
Le rapport obtenu par la BBC porte un cachet « hautement confidentiel » et contient un résumé de l’audition de l’affaire Nika par le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (IRGC).
 
Les plus importants d’entre eux sont :
 
Après que Nika Shakrami ait été arrêtée et emmenée à l’arrière d’une camionnette réfrigérée banalisée, l’un des agents l’a agressée sexuellement alors qu’elle était assise sur Nika.
 
Même si les mains de Nika étaient menottées et retenues de cette manière, elle a continué à se défendre en donnant des coups de pied et en injuriant.
 
Lors de l’audience, ces personnes ont admis l’avoir sévèrement battu avec une matraque et après le meurtre, elles ont laissé son corps dans la porte d’une rue secondaire dans le secteur de l’autoroute Yadgar Imam ».

*La révolution « femme, vie, liberté » déclenchée en Iran par le meurtre de Jina Mahsa Amini, une jeune Kurde de 22 ans tuée par la police des mœurs en septembre 2022 à Téhéran pour un voile « inapproprié », a été écrasée dans le sang. Depuis le début du soulèvement, des milliers de manifestants ont été tués, des dizaines de milliers de civils, dont des enfants ont été arrêtés, la majorité torturés, violés et certains condamnés à mort.

IRAN. Toomaj Salehi ostracisé et privé de communication avec le monde extérieur

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IRAN – Les autorités pénitentiaires de la prison de Dastgerd d’Ispahan ont interdit les communications téléphoniques à Toomaj Salehi, rappeur kurde condamné à mort pour « propagation de la corruption sur terre » à cause de son soutien au soulèvement « Femme, vie, liberté ».
 
Le rappeur n’a aucun plus aucun contact avec sa famille et le monde extérieur. De plus, dans le but de lui infliger une pression psychologique maximale, tous les prisonniers de Dastgerd se sont vu interdire de lui parler et ont été menacés de sanctions sévères s’ils le font. Il s’agit d’une violation flagrante des droits humains de Toomaj, qui doit cesser immédiatement. (Information publiée sur le compte X (Twitter) de Toomaj توماج صالحی – @OfficialToomaj – tenu par une personne de son choix)
 
Le rappeur Toomaj Salehi condamné à mort pour avoir chanté des chants de protestation lors de la révolution « Femme, vie, liberté » (Jin, jiyan, azadî) déclenchée par le meurtre de Jina Mahsa Amini, une jeune Kurde de 22 ans à cause d’un voile « non conforme » à la charia islamique.
 
Toomaj ou Tomaj, de son vrai nom Toomaj Salehi est un rappeur kurde de Lorestan très célèbre. Dans ses textes, il évoque les problèmes de la société iranienne et les mobilisations contre la République islamique.
 
Après avoir enduré un an et 21 jours d’emprisonnement, dont 252 jours en isolement cellulaire, et après avoir annulé la peine de six ans et trois mois d’emprisonnement par la 39e chambre de la Cour suprême, le 18 novembre 2023, Toomaj Salehi a été temporairement libéré. de la prison centrale d’Ispahan en attendant la fin de son procès.
 
Salehi a été arrêté le 30 octobre 2022, au milieu des manifestations du mouvement Femme, Vie, Liberté dans le village de Gerd Bisheh, district de Gandoman, comté de Borujen, province de Chaharmahal et Bakhtiari.
 
Tumac Salihi a été arrêté pour la deuxième fois le 30 novembre 2023 par les forces de sécurité armées de la ville de Babol de manière violente et battue. Depuis, il a été transféré au centre de détention de Dastgerd, dans la ville d’Ispahan, où il est actuellement détenu.

ROJAVA. Programmes de réhabilitation pour les familles de l’État islamique

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SYRIE / ROJAVA – Les autorités kurdes tentent de sauver de l’idéologie extrémiste les dizaines de milliers de familles des mercenaires du groupe terroriste Etat Islamique détenus dans les camps al-Hol et Roj, tous deux situés dans le gouvernorat d’Hassaké.
 
Poursuivant ses efforts pour réduire la menace posée par l’Etat islamique, l’Administration autonome a proposé aux familles des mercenaires séjournant dans le camp de Hol des programmes de réhabilitation, malgré les cellules dormantes de DAECH qui menacent les employés du camp et les femmes qui suivent les programmes de réhabilitation.
 
L’Administration démocratique autonome du nord et de l’est de la Syrie déploie de grands efforts dans les camps de Hol et Roj, où se trouvent des dizaines de milliers de familles de l’Etat islamique (DAECH / ISIS).
 
La direction du camp affiliée à l’Administration autonome démocratique s’efforce de réhabiliter les familles des camps, d’éradiquer l’idéologie de l’Etat islamique et de protéger les enfants de l’endoctrinement extrémiste.
 
Le camp d’al-Hol, surnommé « pépinière de jihadistes » et considéré comme le camp le plus dangereux au monde, est celui où vivent le plus grand nombre de familles de mercenaires de l’Etat islamique. La direction du camp, en collaboration avec des associations de la société civile et des ONG locales et internationales, a consacré l’essentiel de ses ressources à la réhabilitation de ces familles.
 
Khurshid Qarro
 
Le coprésident d’al-Howl, Xorşîd Qiro, a déclaré à l’ANHA qu’ils essayaient d’empêcher la propagation d’idées radicales et a ajouté : « Les associations affiliées à l’administration autonome mènent des programmes de réhabilitation pour les résidents du camp. Nous essayons également d’attirer les associations locales et internationales. organisations ici. La lutte ici nécessite de grands efforts et c’est très important ».
 
L’une des institutions travaillant à l’organisation des familles dans le camp de Hol est le Conseil des femmes syriennes. Ils tentent de réhabiliter toutes les femmes et tous les enfants du camp, à l’exception de la section des familles étrangères. Le conseil tente d’éloigner les femmes des idées radicales à travers des séminaires, de la psychologie et de la formation professionnelle.
 
Jihan Hamza avec des femmes de DAECH
 
Cihan Hemze, présidente du comité des camps du Conseil des femmes syriennes et responsable des programmes de sensibilisation et de réadaptation pour les femmes et les enfants du camp d’al-Hol, a déclaré : « Nous organisons divers événements, formations organisationnelles et professionnelles dans le camp ».
 
Jihan Hamza poursuit : « Nous avons reçu de nombreuses menaces de mort. De plus, la tente dans laquelle nous travaillons a été incendiée. Les femmes qui mènent des programmes d’éducation et de sensibilisation sont également menacées ».
 
Khurshid Qarro a déclaré que les femmes radicales de l’EI avaient tenté d’inculquer des idées extrémistes aux enfants à travers des leçons de charia et de diffuser de fausses informations sur les programmes de réhabilitation dans le camp. Il a ajouté que certaines femmes et enfants ayant bénéficié des programmes de réhabilitation ont également été menacés et pris pour cible par des cellules dormantes de DAECH.

Une tempête de sable balai le Kurdistan

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KURDISTAN – Depuis hier, une tempête de sable balaie plusieurs régions kurdes. En effet, une grande partie du Rojava / Est de la Syrie, le Bakûr et la région yézidie de Shengal sont couverts par des nuages de sable qui provoquent par endroit une visibilité très réduite ainsi qu’un air de très mauvaise qualité. Dans certaines localités, les écoles ont été fermées à cause de la tempête de sable.

Au Kurdistan de Turquie, les villes les plus touchées par la tempête de sable sont Diyarbakir (Amed), Urfa (Riha) et Şirnak. Au Rojava / Syrie du Nord, la tempête de sable à touché la région de Deir ez-Zor et Raqqa. Au Kurdistan d’Irak, elle a touché la région de Shengal notamment

Tempête de sable au Kurdistan du Nord

Avec l’arrivée des beaux jours, les tempêtes de sable qui paralysent la vie et provoquent des hospitalisations massives dues aux problèmes respiratoires, font leur retour au Kurdistan mais aussi dans tout le Moyen-Orient désertique.

Au lieu d’exploiter les énergies fossiles, dont le pétrole, les autorités kurdes d’Irak doivent reboiser les régions désertiques, favoriser l’agriculture vivrière et trouver une solution à la coupure d’eau du fleuve Tigre par la Turquie qui a construit de nombreux barrages en amont du fleuve et qui assoiffe ses voisins du Sud, en plus de participer à la désertification de la région… Sinon, la population sera forcée à quitter le pays, devenant les réfugiés climatiques tant redoutés.

KURDISTAN. Attaque armée contre deux anciens membres du HDP

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IRAK / KURDISTAN – Une attaque armée ciblant deux militants kurdes de Turquie réfugiés au Kurdistan du Sud a fait un mort dans la province kurde d’Erbil (Hewler). On soupçonne les services secrets turcs d’avoir mené l’attaque.
 
Deux hommes ont été abattus ce soir dans la localité de Mala Omer de la ville d’Erbil. L’un d’eux est mort et l’autre est blessé. Ce sont des Kurdes du nord du Kurdistan. Selon mes informations, ils étaient d’anciens membres du parti DEM (HDP) et vivent au Kurdistan depuis 2017, selon le journaliste Hana Çômanî qui a donné l’information via son compte X (ancien Twitter). On ne connait pas encore l’identité des victimes.
 
Ces dernières années, plusieurs personnalités politiques kurdes de Turquie réfugiés au Kurdistan irakien ont été assassinés par les services secrets turcs (MIT).

FRANCE. Retour des Loups Gris turcs

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FRANCE. Des menaces de mort et injures ont été taguées sur les murs du lycée couramiaud, à l’intérieur de l’enceinte. Elles viseraient les communautés arménienne, grecque et kurde ainsi qu’Isabelle Surply, une élue de Saint-Chamond et font allusion au mouvement ultranationaliste turc des Loups gris, signale le journal Le Progrès dans un article daté d’aujourd’hui.

Tague ciblant Isabelle Surply

Selon l’Office fédéral allemand pour la protection de la Constitution, les Loups gris sont « la plus grande organisation d’extrême droite d’Allemagne ». Les Loups Gris ont été interdits en France en 2020, après qu’ils aient proféré des menaces de morts contre les Arméniens de France.

*L’idéologie des Loups Gris du Mouvement Ülkücü (Idéalistes, le nom complet est « Foyers idéalistes », en turc: Ülkü Ocaklari) repose sur une exaltation de la « race », de la langue, de la culture et de la nation turques. Les autres peuples de Turquie sont considérées comme une force de division de l’unité du pays et sont donc combattus. L’idéologie des Ülkücü est largement façonnée par les images de l’ennemi et les théories du complot. L’éventail des ennemis « internes » et « externes » s’étend des Kurdes, des Grecs et des Arméniens aux Juifs, des Européens et des Chinois aux États-Unis et au Vatican.

IRAN. Torture d’un prisonnier politique kurde en grève de la faim

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IRAN / ROJHILAT – Le prisonnier politique kurde Keyvan Rashozadeh qui était en grève de la faim depuis 12 jours dans la prison centrale d’Orumiyeh, a été torturé par ses bourreaux. Sa famille est inquiète pour sa vie.

Dans un message vidéo, Nazdar Roudsaz, la mère de Keyvan Rashozadeh, a déclaré que son fils détenu à Orumiyeh, dans la province de l’Azerbaïdjan occidental, avait été soumis à la torture, notamment ligoté et battu par des gardiens de prison.

Rashouzadeh, père d’un nourrisson, a été transféré de l’isolement cellulaire à une salle sécurisée de la prison le 27 avril, marquant le 10e jour de sa grève de la faim. Il a ensuite été renvoyé à l’isolement après avoir annoncé qu’il entamait une grève de la faim le lendemain.

Dans son message vidéo, Roudsaz, tenant dans ses bras le jeune fils du prisonnier, a déclaré : « Je suis la mère de Keyvan Rashozadeh. Ils l’ont condamné à sept ans et six mois de prison. Il a purgé cinq ans de sa peine, mais personne ne se soucie de son état. Quand je vais chez le juge commissaire, il m’ignore. Quand je me présente au ministère du Renseignement, ils disent qu’ils n’ont aucune information et qu’ils n’interviendront pas ». Elle a ajouté que le directeur de la prison et le juge commissaire sont au courant de l’état son fils.« Ces derniers jours, mon fils a essayé de vérifier son statut, mais les autorités pénitentiaires l’ont battu. Les gardiens de prison sont venus, lui ont attaché les mains et les pieds et l’ont battu. (…) Depuis, il n’a rien mangé ni bu. Le père de Keyvan est malade, Keyvan lui-même est en prison et la mère de cet enfant est également malade. Nous nous retrouvons sans tuteur. Nous sommes innocents, mais personne ne voit notre douleur. Nous ne savons pas quoi faire ».

Rashozadeh, emprisonné depuis octobre 2019, n’a bénéficié que d’une seule permission de sortie, de quelques jours l’année dernière. Ses demandes de permission supplémentaire et de libération conditionnelle ont été rejetées.

Le prisonnier politique a été transféré à l’isolement le 17 avril après que les forces de sécurité ont effectué une descente dans la section abritant les prisonniers politiques et religieux et les ont agressés physiquement.

Il a ensuite été transféré dans la cour principale de la prison, où il a été torturé à coups de matraque par les gardiens de la prison, sur ordre des autorités.

Arrière-plan

Le 8 octobre 2019, les forces de sécurité ont arrêté Rashozadeh ainsi que quatre autres civils, Omid Saeidi, Kamran Ghassemi, Nayeb (Massoud) Hajipour et Abdolaziz Gol-Mohammadi.

Après un mois d’interrogatoire au centre de détention du ministère du Renseignement à Orumiyeh, ces civils ont été transférés dans la section pour mineurs de la prison centrale d’Orumiyeh.

En décembre 2020, après un an d’incertitude en prison, la deuxième chambre du tribunal révolutionnaire islamique d’Orumiyeh les a condamnés chacun à 10 ans et un jour de prison.

Il a accusé les civils d’avoir « agi contre la sécurité nationale » en raison de leur appartenance au parti Komala du Kurdistan iranien.

Leurs peines ont ensuite été commuées à sept ans et six mois.

En décembre 2020, Rashozadeh, Ghassemi et Saeidi ont entamé une grève de la faim d’une semaine pour protester contre l’incertitude de leur situation, les pressions du ministère du Renseignement et le non-respect par les autorités pénitentiaires du principe de séparation des crimes dans le pays. section pour mineurs de la prison centrale d’Orumiyeh.

En juin 2022, il a également entamé une grève de la faim, se cousant les lèvres pendant plusieurs jours pour protester contre le refus des autorités pénitentiaires et du ministère du Renseignement d’Orumiyeh d’accéder à sa demande de congé.

Réseau des droits humains du Kurdistan (Kurdistan Human Rights Network-KHRN)

PARIS. Les Kurdes défilent le mercredi 1er mai

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PARIS – Ce mercredi 1er mai, dans plusieurs villes françaises, les Kurdes participeront aux traditionnels défilés célébrant la Journée internationale des travailleurs.
 
A Paris, le cortège du 1er mai partira de la place de la République à à 14h pour rejoindre la place de la Nation, en passant par la place de la Bastille.
 
Cette année, parmi les revendications des syndicats français des travailleurs, il y a la paix dans le monde, des salaires dignes, défense des droits sociaux (assurance chômage, sécurité sociale…) et la fin des coupes budgétaires dans les services publics selon le communiqué du CGT qui ajoute qu’« en manifestant le 1er mai, comme le font les travailleuses et les travailleurs du monde entier, nous exigeons une paix juste et durable partout où la guerre fait rage ».
 
Pour l’Union syndicale Solidaires, « Le 1er mai doit aussi être le prolongement des mobilisations du 8 mars pour l’égalité réelle alors que les femmes sont moins payées et plus souvent en situation de précarité ».
 
#1erMai #mayday #1Gulan #1Mayis

SYRIE. Les gangs turco-jihadistes kidnappent 2 Yézidis à Azaz

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SYRIE / ROJAVA – Les forces d’occupation turco-jihadistes ont kidnappé deux Yézidis dans un village d’Azaz, dans le nord de la Syrie.
 
Selon les informations reçues de sources locales, deux civils yézidis, Mihemed Ehmed Tirkî et Eli Zekûr El Hebdî, ont été enlevés à Azaz par la « Police Militaire ».

 

Par ailleurs, lors de la visite récente des représentants de l’ENKS à Afrin, des gangs soutenus par la Turquie auraient kidnappé trois civils à Afrin.

La Turquie et ses mercenaires réunis sous la coalition de l’Armée Nationale Syrienne (ANS/SNA), islamistes et fondamentalistes ont instauré un régime de terreur dans les régions syriennes occupées où les enlèvements, arrestations arbitraires, tortures, extorsions, menaces, pillages et extorsions sont monnaie courante.

TURQUIE. Le procureur demande l’acquittement des policiers jugés pour le meurtre d’un avocat kurde

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TURQUIE / KURDISTAN – Un procureur turc demande l’acquittement de trois policiers accusés du meurtre de l’éminent avocat kurde Tahir Elçi, affirmant qu’il n’existe aucune preuve crédible reliant les policiers au crime.

Elçi, un fervent défenseur des droits humains et ancien président du barreau de Diyarbakır, a été abattu en novembre 2015 lors d’un affrontement entre la police et des membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un parti interdit.

Les trois policiers, identifiés uniquement par leurs initiales, ont été accusés d’avoir « causé la mort par négligence coupable », passible d’une peine de prison de deux à six ans.

Les avocats d’Elçi affirment que l’enquête policière était entachée d’irrégularités et que les preuves avaient été recueillies de manière inappropriée et ignorées. Ils soulignent également l’absence d’enquête sur les lieux du crime.

Elçi a été abattu dans le district de Sur, à Diyarbakır (Amed), dans le sud-est de la Turquie, le 28 novembre 2015.

L’affaire a depuis connu de nombreux rebondissements, le dernier développement venant de la 10e Haute Cour pénale de Diyarbakır.

L’accusation a soumis au tribunal un mémoire de quatre pages indiquant qu’aucune preuve concluante et crédible contre les policiers, dont l’un a depuis été licencié, ne pouvait être fournie.

La déclaration du procureur indique que l’absence de preuves médico-légales décisives et de séquences vidéo claires du moment où Elçi a été abattu a gravement entravé la possibilité d’établir un lien concret avec les policiers accusés. Le Conseil de médecine légale (ATK) a joué un rôle central dans l’enquête, soulignant qu’il était impossible de déterminer médicalement ou physiquement la trajectoire ou l’origine du tir mortel.

L’ATK et le Conseil de la recherche scientifique et technologique de Turquie (TÜBİTAK) ont souligné des failles dans les preuves dans leurs rapports, notamment un écart de 12 secondes dans les images de surveillance qui auraient pu capturer le moment décisif de la fusillade. Ces problèmes de preuves ont alimenté le débat et les critiques en cours sur la manière dont l’enquête a été menée.

L’affaire implique également des allégations de falsification de preuves. Une témoin, Mehtap Altuğ, a affirmé lors d’une enquête menée en 2016 que des preuves ADN clés susceptibles d’identifier le tireur avaient été délibérément supprimées du dossier sur les instructions de hauts responsables de l’ATK.

La récente demande d’acquittement du procureur, au motif qu’il n’existait aucune preuve claire, marque un nouveau rebondissement dans cette affaire.

En 2021, le témoin Deniz Ataş, qui avait initialement accusé le PKK du meurtre d’Elçi, s’est rétracté, affirmant qu’il avait subi des pressions de la part des autorités pour qu’il témoigne faussement.

Ataş a également affirmé avoir été soumis à la torture, ce qui l’a amené à impliquer le PKK.

Il a déclaré avoir été arrêté dans le district Sur de Diyarbakır, où Elçi avait été assassiné, à la suite de l’incident de 2015, et soumis à la torture pour rejeter la responsabilité du meurtre de l’avocat sur le PKK.

Le fugitif Uğur Yakışır, membre présumé du PKK, est accusé du « meurtre de Tahir Elçi et de deux policiers [décédés le même jour] », et encourt plusieurs peines d’emprisonnement à perpétuité et 45 ans de prison supplémentaires. Un autre membre du PKK, Mahsum Gürkan, qui aurait également été impliqué dans le meurtre, a ensuite été tué lors d’affrontements avec les forces militaires dans le sud-est.

Ataş a également écrit une lettre au barreau de Diyarbakır dans laquelle il explique comment il a subi des pressions de la part des procureurs pour faire une fausse déclaration contre le PKK. Il a déclaré qu’il ne connaissait pas Yakışır ou Gürkan et s’ils étaient impliqués dans le meurtre d’Elçi, contrairement à ce qu’il avait dit au début du procès.

Entre-temps, les procureurs accusés de subornation de témoins ont été promus dans des juridictions supérieures par le HSK.

Les avocats d’Elçi affirment qu’au cours de l’enquête, les preuves n’ont pas été suffisamment recueillies. Bien qu’ils aient demandé l’audition de certains policiers et fonctionnaires, soulignant l’absence d’enquête sur les lieux du crime, leurs demandes ont été rejetées.

Selon un rapport de 2021 de Forensic Architecture, un groupe de recherche multidisciplinaire basé à Londres, l’acte d’accusation concernant le meurtre d’Elçi qui accuse de meurtre un militant kurde n’est pas réaliste.

Les chercheurs ont déclaré que les procureurs turcs tenaient un membre du PKK responsable du meurtre d’Elçi était problématique, affirmant que leurs conclusions montraient clairement qu’il n’aurait pas pu tuer Elçi.

Le groupe avait auparavant enquêté sur cette affaire controversée à la demande du barreau de Diyarbakir et avait publié un rapport en 2019.

Après un processus d’élimination, le rapport concluait que l’éminent défenseur des droits humains kurde avait très probablement été tué par l’un des trois policiers présents sur les lieux.

Appelant à un rassemblement pour la paix le jour de sa mort dans le quartier historique de Sur, Elçi a déclaré qu’il ne voulait pas de violence, de guerre, de destruction ou d’opérations armées dans la région quelques instants avant son assassinat. (Turkish minute)

 

SYRIE. Écologie versus écocide, le Rojava mobilisé pour préserver la nature

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SYRIE / ROJAVA – Dans la région autonome de la Syrie du Nord et de l’Est, une révolution féministe et écologique est mise en place au coeur du Moyen-Orient menacé par une crise écologique sans précédent et embrasé par de multiples conflits armés colonialistes allant du Kurdistan à la Palestine. La coexistence des peuples et la préservation de la nature sont la priorité de l’administration autonome qui soutient la première conférence écologique du Rojava.

 

Depuis hier, une conférence écologique se tient à l’Université du Rojava, dans la ville de Qamishlo. Événement lancée à l’initiative des organisations environnementale de la Syrie du Nord et de l’Est, a réuni 120 délégués, dont des représentants de l’Administration autonome, des partis politiques et des organisations sociales et civiles, dans l’amphithéâtre de l’Université du Rojava, dans le canton de Jazera.

 

Liberté d’Ocalan est liée à l’approche écologique

 

Sous le slogan « Avec l’approche écologique, nous libérerons le leader Öcalan et trouverons une solution à la question kurde », les travaux de la première conférence écologique ont débuté à l’Université du Rojava, dans la ville de Qamishlo.

 

« Il faut développer un système écologique qui préserve et protège la nature »

 
Lors de la première journée de la conférence, les discours d’ouverture ont mis l’accent sur la nécessité de discuter des risques auxquels sont confrontés la nature et l’environnement et de mener la lutte pour le développement du système écologique.
Les thèmes abordés lors de cette journée étaient : l’écologie dans la modernité démocratique) et la combinaison de la lutte écologique avec la lutte contre le colonialisme/capitalisme.

Première partie de la conférence met l’accent sur la préservation de l’écosystème

Le coprésident adjoint du Conseil exécutif de l’administration autonome démocratique du nord-est de la Syrie, Hassan Koçer, a pris la parole et a évoqué l’importance de la tenue de cette conférence.

Il a expliqué : « Lorsqu’une attaque est lancée contre la nature, la société et ses mœurs sont ciblées, et comme nous le voyons, l’écosystème se dirige vers l’effondrement. »

Koçer a souligné : « Le monde exploite la nature pour construire son système économique et ainsi le détruire. Si cela continue et s’intensifie, le monde est en danger, et tous les mouvements écologiques et scientifiques mettent en garde contre ce danger. Par conséquent, à travers cette conférence, les dangers auxquels la nature est confrontée doivent être bien discutés et résolus.

Les systèmes démocratiques attachent la plus haute importance à la protection de la nature et de l’environnement, et le leader Abdullah Öcalan y attache également une grande importance, nous devons donc revenir à la nature et à l’essence de l’humanité. La conférence aboutira à des conclusions pour protéger l’environnement, développer des solutions fondamentales sur Terre, développant ainsi l’écosystème ».

Ensuite, Berivan Khalil, coprésidente de l’organisme environnemental de l’administration autonome démocratique du canton de Shahba et d’Afrin, a lu les directives du leader Abdullah Ocalan sur l’écologie.

À son tour, le coprésident de l’organisme environnemental de l’AANES, Ibrahim Asaad, a axé son discours sur la nécessité de protéger la nature et l’environnement, en revenant aux principes sur lesquels repose la société naturelle.

 

« La relation entre génocide et écocide au Kurdistan »

 

Durant la deuxième journée de la conférence, les discussions se sont centrées sur la relation entre le génocide et l’écocide au Kurdistan et la coopération entre les organisations civiles et les autorités locales de la Syrie du Nord et de l’Est.