Le Mouvement des femmes kurdes d’Europe déclare que les violences faites aux femmes sont politiques et appelle à la mobilisation générale pour éradiquer les violences faites aux femmes.
TJK – E – Mouvement des femmes kurdes d’Europe
Le Mouvement des femmes kurdes d’Europe déclare que les violences faites aux femmes sont politiques et appelle à la mobilisation générale pour éradiquer les violences faites aux femmes.
TJK – E – Mouvement des femmes kurdes d’Europe
TURQUIE, Le bureau de presse des forces de défense du peuple (HPG-BIM, branche armée du PKK) a publié une déclaration et annoncé que les guérilleros kurdes avaient frappé six bases militaires de l’Etat turc au Kurdistan du Nord (Bakur) dans la soirée du 9 au 10 novembre.
Selon le communiqué, les guérilleros ont pris pour cible la colline du village de Silor (Süngü) à Bêsosın (Ortaklar) à Şemdinli, le district d’Hakkari, la brigade du Commando de montagne d’Hakkari, la zone centrale de commandement de la 23ème Division, la zone de rassemblement militaire de Cizre et le poste frontière Shehit Mesut dans le district de Silopi à Şırnak
Voici la déclaration de la guérilla kurde :
« L’ennemi a subi de graves revers dans cette campagne révolutionnaire qui s’est déroulée de manière tactique et technique nouvelle. Cependant, l’État fasciste turc a traditionnellement caché les pertes qu’il a subies lors de ces actions simultanées et à grande échelle. Cependant, les autorités turques n’ont pas caché l’incident survenu sur la colline de Silor à Bêsosın et ont donc dû accepter les pertes subies sur cette colline en annonçant les chiffres de 7 soldats tués et de 25 blessés. Selon les informations que nous avons obtenues de nos propres sources, 17 soldats turcs sont morts des suites de cette action, 37 ont été blessés et les séquelles de 9 autres personnes restent inconnues. En examinant les pertes subies par l’armée turque ici, il est certain que les forces turques ont également subi de lourdes pertes.
Cette campagne a été menée à la mémoire de nos camarades en la personne d’Atakan Mahir et de Zeki Şengali, tombés en martyr au cours de la période récente. »
Via ANF
La page Kurdistan au féminin est dans le viseur de Facebook car elle dénonce les violences, massacres et crimes commis contre le peuple kurde en Turquie et dans d’autres régions du Kurdistan.
Ces dénonciations ne plaisent évidement pas aux responsables de la Turquie et à leurs sbires qui font pression sur les détenteurs des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter.
Notre première page a été supprimée pour ces raisons en mars 2018. Depuis, nous avons été interdites de publication à nombreuses reprises. La dernière date d’hier. Deux membres de l’équipe qui sont les plus actives sur la page sont interdites de publication, l’une pendant un mois et pour l’autre, on ne sais même pas jusqu’à quand !
Facebook doit cesser de persécuter les Kurdes pour plaire au pouvoir turc ! La vérité finira par triompher !
Les Kurdes et leurs ami-e-s manifesteront aujourd’hui contre la venue d’Erdogan à Paris pour le 100e anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918.
Erdogan est tout, sauf un homme de paix : le massacre des Kurdes, l’invasion d’Afrin et plusieurs villes de Syrie, l’arrestation des journalistes, politiciens, défenseurs de paix, universitaires, avocats … par le dirigeant turc en sont la preuve.
Pour toutes ces raisons, la communauté kurde dit « Erdogan n’est pas le bienvenu à Paris ».
Le Conseil Démocratique Kurde en France (CDK-F) vient de publier le communiqué suivant condamnant cette arrestation et la persécution des militants kurdes par la justice française.
Voici le communiqué :
Depuis plus de deux ans, les militants politiques kurdes sont traqués par la police française, et soumis à des enquêtes honteuses et humiliantes. Jusqu’à présent, près de 150 personnes ont été interrogées, sans fondement, dans le cadre de ces enquêtes.
Vendredi 9 novembre, un militant kurde a été détenu arbitrairement. Placé en garde à vue le mercredi précédent pour « violation des obligations du FIJAIT » (fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes), il a fait l’objet d’une comparution immédiate devant le TGI de Bobigny, tard dans la soirée de vendredi. Dans le dossier d’enquête monté de toutes de pièces, que d’ailleurs les juges et la procureure n’arrivaient pas à comprendre, il lui est notamment reproché de s’être rendu à l’étranger sans en avertir les autorités françaises. Selon l’enquête, il serait notamment allé à Edimbourg et à Bodrum (Turquie), muni d’un « passeport anglais » et « en compagnie de sa femme et de ses deux enfants ». Or, l’intéressé est célibataire, réfugié en France depuis 2006 et ne détient pas de passeport. Et s’il lui était venue l’idée saugrenue de s’aventurer en Turquie où sa tête est mise à pris, il n’aurait certainement pas pu se trouver ce jour-là devant les juges français.
Reconnaissant que le dossier ne tenait pas la route, le parquet a demandé un complément d’information. L’affaire a été renvoyée à une audience ultérieure fixée au 20 novembre. Mais, entre temps, l’intéressé a été placé en détention provisoire, sans aucun fondement, juste pour le plaisir d’envoyer en prison une personne anciennement condamnée pour « infraction terroriste en lien avec le PKK ».
Cette décision intervient deux jours avant l’arrivée d’Erdogan à Paris. Est-ce un hasard ou bien un geste pour plaire à la Turquie ? Quel est l’objectif de la France ? Développer des liens économiques et politiques avec la Turquie ? Développer des liens avec les Kurdes pour renforcer ses positions au Moyen-Orient ? Ou mener une politique durable pour la paix et la stabilité au Moyen-Orient, et notamment au Kurdistan ?
Les Kurdes sont un peuple uni, qu’ils vivent en Turquie, en Syrie, en Iraq, en Iran ou dans la diaspora. La France qui soutient les Kurdes en Syrie et en Irak, criminalise ceux vivant en France.
Le 9 janvier 2013, trois militantes kurdes du PKK ont été exécutées à Paris en plein milieu de la journée. Ces exécutions ont eu lieu dans un contexte de renforcement des liens économiques entre la Turquie et la France. Malgré des preuves irréfutables démontrant l’implication des services de renseignements turcs (MIT) dans cet acte terroriste, la France n’a jamais pris la peine d’élucider l’affaire.
Voilà la France : un pays où les Kurdes sont arrêtés, humiliés et risquent même d’être exécutés par des escadrons de la mort venus de Turquie.
La France ne s’est jamais autant pliée aux volontés de la Turquie pour développer des liens économiques avec cette dernière. Jusqu’où ira-t-elle dans sa politique de criminalisation contre les Kurdes ?
Le CDK-F condamne avec la plus grande fermeté cette approche politique criminalisant les militants kurdes vivant en France et appelle l’Etat français à changer de politique à l’égard des Kurdes. »