Le pillage des olives d’Afrin à l’ordre du jour du Parlement suisse
Aidons une petite fillette à retrouver sa maman vivant en France
Je fais appel à votre solidarité pour traverser ces étapes en 2019. »
https://www.lepotcommun.fr/pot/dvivyyk5?fbclid=IwAR3zn30Nm-zS-QvCBnbSYJ4xUgiiWSdaqA5DnynA1qTBh5qTQ7i5zaFoSPc
TURQUIE : Pas de paix pour les journalistes
TURQUIE – Cette semaine, comme toutes les autres semaines, de nombreux journalistes, ou de simples citoyens sont présentés à la « (in)-justice » turque pour avoir osé exprimer des opinions qui ne plaisent pas au pouvoir turc.
Parmi les personnes « jugées » cette semaine, il y a l’artiste kurde Ferhat Tunç, les journalistes Mesale Tolu et Halil Ibrahim Erbil.
Erbil fait l’objet de poursuites en raison de ses publications sur les réseaux sociaux qui auraient « menacé » la maire de GaziAntep, Fatma Şahin. Erbil est également accusé faire de la propagande au nom d’une organisation terroriste sur les réseaux sociaux.
Au cours de la dernière audience tenue le 21 juin à la 2. Cour pénale de Gaziantep, le tribunal a ajourné l’audience jusqu’au 10 janvier 2019, ordonnant l’exécution du mandat d’arrêt d’Erbil. Erbil est actuellement réfugié en France, son avocat a déclaré qu’il ne pouvait actuellement pas retourner en Turquie à cause du mandat d’arrêt.
Le calendrier des persécutions déguisées en « procès » est ici
TURQUIE: Confessions d’un policier qui a participé aux massacres dans les localités kurdes entre 2015- 2017
Extraits des confessions d’Ahmet Gün, un policier turc des opérations spéciales qui a combattu la résistance kurde lors des combats urbains de Cizre, Sur, Lice, Nusaybin et Derik entre 2015- 2017. (Il a passé 9 ans dans les régions kurdes en tant que policier.)
Réfugié avec ses trois enfants en Suisse, Gun déclare qu’il a été expulsé de son poste en étant accusé d’être un guleniste (adepte du mouvement de Fettullah Gulen) pour ne pas avoir obéi aux ordres barbares données lors des massacres dans les localités kurdes de Turquie entre 2015 et 2017.
« Le chef des forces spéciales a dit : Je veux voir tout rasé au sol et je ne veux pas voir de tête attachées aux corps ».
« Pendant le couvre-feu, un vieil homme est sorti avec son petit-fils malade de 2 ans. Un des policiers nationalistes lui a tiré une balle traçante pour l’effrayer et le renvoyer. Il ne l’a pas fait. »
« Le vieil homme, avec son turc cassé, a dit : Soit tu nous tues tous les deux, soit tu laisses cet enfant se faire soigner. Il y avait des tranchées devant sa maison. Mon ami policier lui a dit : Où étiez-vous quand ils ont creusé ces tranchées ? »
« On l’a renvoyé et ne lui a pas permis d’emmener son petit-fils à l’hôpital. Nous avions le pouvoir d’appeler une ambulance [pour les civils] en cas d’urgence, mais nous ne l’avons pas fait. Le gamin était très malade. Il avait pris le risque d’être tué. Je ne sais pas ce qui s’est passé par la suite. »
« Tout en expliquant l’importance de l’opération par radio, le chef adjoint des forces spéciales a dit : Je veux tout voir rasé au sol et je ne veux pas voir de tête attachée au corps. Je me souviens avoir été consterné d’entendre ça. »
« C’était début 2016. Je n’ai pas vu de cadavres dans les rues de mon quartier. Mais l’atmosphère était telle que les morts n’étaient pas comptés. Peu importait si les cadavres restaient dans la rue pendant 10 jours. Les ordres, l’humeur l’exigeaient. »
« Je les confesse maintenant et j’ai un meilleur moral, mais à cette époque, j’avais le même point de vue que les autres. Parce que quand vous avez des blessés, ça vous affecte. »
« Je ne dis pas que je suis clean. Que Dieu me pardonne ce que j’ai fait ces jours-là. Je n’ai jamais tiré sur des innocents ou endommagés des biens, mais j’aurais au moins pu démissionner. Je suis maintenant expulsé, mais j’aurais pu démissionner avec mon honneur. »
« A nos yeux, les gens [Kurdes] étaient des terroristes potentiels. Une fois adultes, ils étaient des terroristes, enfants, ils étaient des terroristes potentiels. Ceux qui sont partis pendant les opérations étaient considérés comme « blancs », ceux qui sont restés étaient des traîtres. »
On a dit aux gens : « Si l’État vous dit de partir, vous partez. Si vous restez, vous en paierez le prix. Nous avions des briefings tous les 3-5 jours et nous étions prêchés dans cette ligne. « Ils doivent partir pour la survie de l’Etat. »
« Il n’y avait pas de gens qui pensaient différemment de toute façon. Nos forces spéciales étaient pour la plupart des sympathisants des Loups gris et ne s’opposaient pas à ces idées. Je viens moi-même d’une telle famille. »
« Quand on a le puissant pouvoir de l’État, il est impossible de se mettre en travers de son chemin. Vous vous transformez en machine à crime, vous l’attachez à un véhicule et vous le traînez dans la rue sans jamais hésiter à le faire. »
« Ils ont fiché les membres du personnel qui n’ont pas approuvé le traitement inhumain (…) alors que les membres de FETÖ [sympathisants du mouvement guleniste] les purgeaient. »
« Il y avait trois sous-sols. Nous savions qu’il y avait des gens, y compris des personnes âgées, des femmes et des blessés. On ne peut pas les qualifier de terroristes. Ils ont refusé de partir quand l’État leur a demandé de le faire sans leur montrer où aller. »
« Il y avait aussi des militants. Mais les médias ont dit qu’il y avait des terroristes à l’intérieur. Nous savions que les militants kurdes n’opèrent jamais plus de 7 personnes à la fois. Des corps de 120 personnes ont été sortis de ces sous-sols. »
« Aucun membre du personnel de sécurité qui a servi dans le sud-est ne croira que 120 membres du PKK étaient au même endroit au même moment. Il y avait des civils et beaucoup de vieux, d’enfants, de femmes âgées (…) »
« Plus l’État avait de victimes, plus il devenait monstrueux. Nous étions à un point où nous attaquions les maisons avec des chars d’assaut. Il n’y avait pas de loi de la guerre. »
« Ceux piégés dans les sous-sols ont demandé des ambulances. Mais on a tiré sur des ambulances. Il n’y a aucune raison pour qu’une clique au sein des forces de l’Etat ne leur tire pas dessus pour l’argument « ils tirent même sur les ambulances, que pouvons-nous faire ». Connaissant les gens avec qui j’ai travaillé, c’est possible. »
« Là-bas, entre guillemets, les choses étaient toujours dans la loi. Ils nous ont fait attendre dans des véhicules pendant 20 heures pendant des jours. Quand il n’y a pas d’ordres, vous ne connaissez pas les limites. Parfois, il y avait des bagarres entre les policiers et les soldats. »
« Je ne pense pas que nos supérieurs aient discuté de les faire sortir vivants. Si c’était le cas, l’État avait toutes les possibilités de le faire. On avait des bombes à gaz. On aurait pu les endormir et les évacuer. Au lieu de cela, ils ont attaqué avec des chars. »
[Lorsqu’on lui demande comment la décision relative à l’opération a été prise] : « Il n’y a pas eu d’opération. Vous avez des chars d’assaut qui détruisent les maisons avec un bouton. Celui qui est mort est mort à cause de l’obus d’un char. Les autres ont été brûlés. Nous avons envoyé des soldats. Des corps de dizaines d’enfants ont été sortis des sous-sols. »
Traduit du turc depuis le site Bold
TURQUIE : 156 prisonniers politiques en grève de la faim illimitée
TURQUIE – Plus de 156 prisonniers politiques ont entamé des grèves de la faim illimitées pour protester contre l’isolement imposé au leader kurde Abdullah Ocalan.
Alors que la grève de la faim de Leyla Guven, coprésidente du DTK et députée du HDP, se poursuit au 61ème jour, les grèves de la faim se sont répandues dans presque toutes les prisons de Turquie.
Des milliers de prisonniers ont participé à des grèves de la faim alternatives, tandis que le nombre de prisonniers en grève de la faim indéfinie et non alternative a atteint 156 mais beaucoup de prisons ne pouvant être contactées, le nombre réel est beaucoup plus élevé.
Selon un article de l’Agence de Mésopotamie, la grève de la faim indéfinie et non alternative lancée par 35 prisonniers dans 9 prisons le 16 décembre se poursuit le 23 décembre. Le 17 décembre, 13 autres détenus ont entamé une grève de la faim d’une durée indéterminée et non alternative dans 4 prisons et 5 détenus ont quitté 1 prison le 24 décembre, 65 détenus dans 15 prisons le 26 décembre, 1 détenu dans 1 prison le 28 décembre et 23 détenus dans 7 prisons le 5 janvier. La grève de la faim de Leyla Guven, qui a conduit à ces mesures, avait commencé le 8 novembre.
Les noms des grévistes de la faim, la prison où ils sont détenus et la date à laquelle les grèves ont commencé sont les suivants :
*8 Novembre
Prison de Diyarbakir, type E : Leyla Güven
*16 Décembre
Prison pour femmes de Gebze : Hacer Halil Yusuf, Ruhşan Bozan, Özlem Özdemir, Ayten Gülsüm, Özlem Söyler.
Prison de Kandira Type F No.1 : İbrahim Kaya, Umut Çamlıbel, Yusuf Başaran, Güven Süvarioğlu, Rıdvan Güven, Necla Atak.
Prison de Patnos Type L : Mehmet Bozdağ, Atilla Coşkun Özer, Ömer Kaboul, Abdullah Kızılkaya.
Prison d’Elazig No.1 : Metin Serhat, Harun Alkan, Musa Candemir.
Prison d’Elazig No.2 : Cengaver Aykul (exilé de Patnos à Elazig)
Prison de Diyarbakir, type F: Sercan Gümüş, Rıdvan Kaya, Nimetullah Cinkılıç, Hayati Üzmen, Cüneyt Aslan.
Prison de Fourgon : Cihan Tamur, Barış Kahraman, Şahin Öncü, Azim Sökemen, Bahtiyar Kemal Hasan.
Prison de Diyarbakir : Evin Kaya, Kibriye Evren, Hilal Ölmez.
Prison de Trabzon Besikduzu Type T : Ali Bektaş, Dilgeş Yaşar Yaşar, Abdullah Aydın.
*17 Décembre
Prison pour femmes de Bakirkoy : Esma Başkale, Belgin Kanat, Zozan Kutum, Reyhan Coşmuşlu.
Prison de Tekirdag No.1 : Ahmet Osman, Seyhan Kurt, Yakup Kaymaz.
Prison de Kandira No.2 : Sadettin Yaşar, Turan Günana, Mesut Atış.
Prison d’Edirne : Ramazan Çeper, Zerdeşt Oduncu, Adem Arslan.
*20 Décembre
Prison de Burhaniye : Figen Şahin, Emine Kılıç, Gülistan Tekin, Çiğdem Şakar.
*24 Décembre
Prison de Besikduzu : Mahsum Yüksekbağ, Enes Aydoğan, Kerem Karagöz, Necat Çalışkan, Tacettin Turan.
*26 Décembre
Prison d’Odemis : Uğur Çiçek, Abdurrahman Yılmaz, Mehmet Kaplan, Serhat Güzel.
Prison de Silivri No.9 : Seyhan Çiçekli.
Prison Silivri No.5 : Zafer Sağlam, Abdulselam Akdoğan, Yusuf Bayram, Halil Ay, Şiyar Yıldırım Yıldırım, Hamza Doğrul.
Prison de Tekirdag No.2 : Serdar Şahin, Ahmet Sürme, Ümit Akgümüş, Ahmet Arif Yöyler, Roger Tirej Özalp.
Prison de Tekirdag No.1 : Sinan Çelik, Rıdvan Turan, Burhan Barut, Erhan Aydın, Ali İlhan Bayer.
Izmir, Prison d’Aliaga Sakran No.2 : Mehmet Durak, Tanju Yıldırım, Nihat Ekmez, Yakup Güneş, Ramazan Atalay.
Prison pour femmes d’Izmir Sakran : Rahşan Aydın, Ebru Güden, Gülten Akgün.
Prison pour femmes de Sincan : Süheyla Taş, Zeliha Ustabaş, Saliha Taşkesen.
Prison de Kirikkale : Sedat Alçiçek, İsa İpekli, Davud Önder, Emrah Ubiç, Kerem İmrak, İsmet Akın.
Prison de Duzce : Süleyman Benzer, Mehmet Erbey.
Prison de Kiriklar No.1 : Erdal Polat, Abdullah Oral, Sami Öztürk.
Prison de Kiriklar No.2 : Ozan Alpkaya, Halis Dağhan.
Prison de Bafra : Abdullatif Teymur.
Prison d’Elazig No.2 : Ahmet Tekin, Serkan Eren, Yasin Güngör.
Prison de Bursa : Serhat Sezgin, Mithat Tunç, Salih Koyun, Metin Çakır, Hamdullah Acar, Ünal Özdağ, Mehmet Şirin Baycu, Ercan Gökçe, Sinan Gökçe, Süleyman Saydam, Mehmet Kılıç, Mehmet Yalçınkaya, Ersin Arıkan, Nurullah Yılmaz, İsmail Çetin.
*28 Décembre
Prison de Manisa : Şemsettin Erdem.
*5 Janvier
Prison fermée de type T de Bandirma No.1 : Siraç Keskin, Agit Yılmaz, Engin Okutucu, Şeyhmus Can, Zinar Doğan.
Prison de Bandirma No.2 : Serdar Taşkın, Ekrem Gün, Mikail Mungan, İnan Söylemez, Sipan Karabulut.
Prison d’Alanya : Mesut Canbey, Ramazan Sayan, Nevin Gökçe, Zelal Başboğa.
Prison d’Urfa No.1 : Sinan Çelik, Ali Erdem, Rıza Yüksekbağ, Muhammed İlgün, Enver Kanmaz.
Prison d’Urfa, Type T No.1 : Uğur Toğyıldız, Selman Büyüktop, Ömer Kaya, Mahmut Öngör, Kemal Yiğit, Semra Akhan, Sabiha Önder.
Prison de Balikesir Kepsut : Mazlum Cesur, Muhtesim Ertuğrul, Tarık Aliçi, Mehmet Aşkara.
Prison d’Adana Kurkculer, de type F : İnan Akın, Harun Kaya, Yusuf Budak.
Le nombre et le nom des prisonniers à Tarse, Tokat, Kayseri et dans plusieurs autres prisons qui ont entamé des grèves de la faim illimitées le 5 janvier ne sont pas encore clairs, mais devraient l’être dans les prochains jours.
https://anfenglishmobile.com/human-rights/at-least-156-prisoners-on-indefinite-hunger-strike-31938
TURQUIE : Création d’une plate-forme de surveillance des prisons
TURQUIE – AMED – L’association du Barreau de Diyarbakir (Amed), l’association des droits de l’Homme (IHD), l’Association des Avocats libertaires (OHD), la Chambre de médecine et le Bureau de la Fondation des Droits de l’Homme de Turquie (TIHV) ont formé une plate-forme de surveillance concernant les grèves de la faim lancée par les prisonniers politiques kurdes dont la députée HDP Leyla Guven.
« Toutes les prisons sont pleines à craquer »
Berdan Acun, membre du Comité exécutif de l’OHD, a déclaré que les violations des droits de l’homme qui se poursuivent depuis des années dans les prisons turques ont tendance à augmenter fortement pendant les périodes de crise. Il a mentionné les prisons construites ces dernières années soulignant que toutes les prisons sont pleines à craquer ou surpeuplées en raison de la dégénérescence du système judiciaire. Il a ajouté que le manque de fonctionnement efficace des mécanismes juridiques et leur incapacité à produire des résultats conduisent les détenus à adopter d’autres méthodes d’action et que la plus grave d’entre elles est la grève de la faim.
« Leyla Güven en grève de la faim depuis 61 jours »
M. Acun a déclaré que Leyla Güven était au 61ème jour de sa grève de la faim pour protester contre l’isolement imposé au leader kurde Abdullah Ocalan : « Et avec les 3èmes groupes commençant les grèves de la faim illimitées et non alternatives à partir du 5 janvier 2019, le nombre de grévistes de la faim a atteint 130 pour autant que nous puissions en juger ».
« Nous devons surveiller les prisons »
M. Acun a souligné que la vie humaine est au-delà de tout concept et de toute préoccupation et que, selon les lois nationales et internationales, la dignité des personnes arrêtées et condamnées en prison doit être respectée, aucun prisonnier ne doit être détenu dans des conditions d’isolement, les prisons doivent être ouvertes à la surveillance civile.
Acun a appelé le gouvernement, les ministères concernés et le grand public à prendre conscience de la nécessité d’éviter d’autres décès dans les prisons qui se seraient produits lors d’actions précédentes : « Nous avons décidé de former une plateforme pour surveiller les pratiques dans les prisons. Cette plate-forme suivra les grèves de la faim qui se sont répandues dans les prisons et rédigera des rapports qui seront rendus publics régulièrement. Elle s’occupera également des recours auprès des autorités compétentes. Avant que les grèves de la faim n’entraînent des résultats irréparables, nous appelons le Ministère de la Justice et toutes les institutions concernées, ainsi que le grand public, à la sensibilisation et à œuvrer pour une solution ».
https://anfenglishmobile.com/human-rights/platform-to-monitor-prisons-in-amed-31945
Avec Kobanê, avec tout le Rojava ! Ne trahissons pas nos amis kurdes !

PARIS : Marche blanche pour Sakine, Fidan et Leyla
Les meurtres ont eu lieu au moment quand le dirigeant kurde Abdullah Ocalan, en captivité en Turquie, a appelé à ce que les armes se tuent et à ce que les pourparlers de paix soient engagés entre l’Etat turc et le PKK. Il y avait beaucoup d’espoir à ce que le nouveau processus de paix porte ses fruits. Mais le dirigeant turc Erdogan y a mis fin subitement quand son parti a perdu la majorité aux élections parlementaires de 2015.
Même avec la présence américaine en Syrie, les Kurdes sont menacés
Les États-Unis réclament de nouvelles garanties pour le nord-est de la Syrie alors que les autorités régionales négocient. Mais, même sans le retrait des militaires américains de la Syrie, les Kurdes syriens ne sont pas à l’abri d’une offensive turque.
Le conseiller américain à la Sécurité nationale, John Bolton, a déclaré aux journalistes que les Etats-Unis ne retireraient pas leurs forces du nord-est de la Syrie jusqu’à ce qu’un accord soit conclu pour empêcher la Turquie d’attaquer les Kurdes syriens, a rapporté dimanche NBC News.
Il est peu probable que les commentaires de Bolton rendent les menaces turques moins graves sur le terrain. Bolton a mis en garde les responsables turcs contre toute action militaire qui ne serait pas entièrement coordonnée et acceptée par les États-Unis, laissant ainsi la porte ouverte à une opération approuvée par les autorités américaines. D’ailleurs, en septembre, Pompeo avait affirmé que le nord-est de la Syrie aurait un « siège à la table » dans toute résolution du conflit syrien – mais à présent, les autorités américaines s’opposent aux efforts de la région pour négocier avec l’État syrien.
Pour la défense du Rojava
Traduit de l’anglais depuis The Jerusalem Post par Kurdistan au féminin
Appel à la mobilisation internationaliste pour la manifestation du 12 janvier
Le Secours rouge Genève et le Secours rouge belge appellent à une mobilisation internationaliste pour la manifestation de samedi 12 janvier à Paris pour exiger que la justice française fasse toute la lumière sur le triple assassinat politique des militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Doğan et Leyla Söylemez commis le 9 janvier 2013.
Voici leur appel à la manifestation :
« Pour une mobilisation internationaliste le 12 janvier à Paris !
Le 9 janvier 2013, Sakine Cansiz, Fidan Doğan et Leyla Söylemez sont assassinées par un agent du gouvernement fasciste turc en plein Paris. Elles faisaient partie du mouvement révolutionnaire kurde.
Sakine Cansiz, est un symbole de la lutte révolutionnaire au Kurdistan. L’une des fondatrices du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK). Emprisonnée dans les geôles turcs durant 12 ans, elle fut battue et torturée. A sa sortie de prison, elle continua de lutter au sein de la guérilla du PKK, puis en Europe pour faire connaître la cause de son peuple. Fidan et Leyla qui sont tombées à ses cotés participaient activement au mouvement kurde en Europe. Ces trois femmes représentaient tout ce qu’un Etat fasciste comme celui de Recep Tayyip Erdoğan et de son parti l’AKP déteste. C’est pour cela qu’ils ont commandité leur meurtre.
Mais la lutte de ces trois femmes ne s’est pas éteinte avec elles. Leur lutte continue dans les montagnes à Qendil, Zagros ou Dersim. Surtout, elle nous montre un exemple pratique de révolution au Rojava. Dans cette région du nord de la Syrie un système politique progressiste et populaire est en train de se construire. La libération des femmes y tient une place majeure. Elles sont à l’avant garde du mouvement révolutionnaire.
En ce moment, cette région est plus que jamais menacée. Après avoir combattu l’Etat Islamique, les forces révolutionnaires du Rojava sont maintenant sous la menace de la Turquie et de ses alliés islamistes. Des milices formées d’anciens combattants de l’EI et de Al-Qaida sont entrain de préparer l’offensive aux cotés de l’armée Turque. Pendant ce temps les forces impérialistes des États-Unis et de la Russie jouent et s’amusent avec leur alliés locaux afin de se tailler leur part du gâteau.
Tout comme ce que Sakine, Fidan et Leyla représentaient, le Rojava est une menace pour tous les états réactionnaires et pour cette raison il est prit pour cible. En temps que révolutionnaires en Europe nous devons défendre le projet révolutionnaire du Rojava et la mémoire de nos trois camarades qui ont tout donné pour la lutte.
Nous appelons à une mobilisation internationaliste lors de la manifestation à la mémoire de Sakine, Fidan et Leyla , le Samedi 12 janvier à Paris, 10h30 Gare du Nord.
Solidarité révolutionnaire avec les combattant.es au Kurdistan et en Turquie !
Vive la solidarité internationale !
Sehid Namirin ! »
Secours Rouge Genève
Secours Rouge Belgique (Secours Rouge)
SYRIE : Le nouveau jeu de la Turquie à Idlib
SYRIE – Alors que les affrontements entre groupes de djihadistes se poursuivent à Idlib, l’Etat turc reste silencieux. Selon des sources de la région, la Turquie a mis en place un nouveau plan de combat d’où son silence face aux affrontements.
L’Etat turc et les médias sont manifestement silencieux face aux violents affrontements entre les groupes de gangs dont le pays s’est porté garant lors des réunions d’Astana et de Sochi au cours des cinq derniers jours. L’Etat turc a gardé le silence sur les affrontements entre le Hayat Tahrir Al Sham (HTS), ancien al-Nosra et les bandes Nour al-Din al-Zenki.
Le 1er janvier, la HTS a pris des mesures contre les brigades de Nour al-Din al-Zenki, une composante du « Front de libération nationale« , dans le nord-est d’Idlib, et a pris le contrôle de toute la région. Le groupe du gang Nour al-Din al-Zenki a abandonné tous les postes d’observation, y compris Darat Izza, le premier que l’État turc a construit à Idlib, et s’est réfugié à Afrin après avoir subi de lourdes pertes.
Le « Front de libération nationale« , qui regroupe sous son égide les gangs turcs réunis à Idlib, a fait une déclaration après l’attaque d’HTS et annoncé qu’ils « déclarent une mobilisation et soutiendront le groupe constituant Nour al-Din al-Zenki », mais cela ne va guère au-delà des mots.
A la connaissance de la Turquie
Pendant ce temps, des jets russes ont effectué des frappes aériennes hier soir contre le HTS à Kafr Naha à l’ouest d’Alep, Urm, le 111e régiment d’Atarib, Darat Izza et Jarmiya al-Real. Ces zones font partie des zones « sans conflit » définies dans l’accord d’Astana signé par la Russie, la Turquie et l’Iran. C’est la première fois qu’une zone sans conflit a été créée à la suite de l’accord. Et on dit aussi que les frappes aériennes sont menées dans la connaissance de la Turquie.
Lavrov avait donné le signal
Les affrontements à Idlib ont commencé après qu’un comité composé du Ministre turc des Affaires étrangères, du Ministre de la Défense, du sous-secrétaire du MIT (service secret turc) et du porte-parole d’Erdogan se soit rendu à Moscou le 29 décembre pour examiner le cas de l’invasion de Manbij.
Après la réunion, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré : « Nous sommes parvenus à un accord sur la manière dont les représentants militaires russes et turcs vont coordonner les mesures visant à mettre un terme à la menace terroriste en Syrie dans les nouvelles conditions ».
Le nouveau plan turc
Des sources fiables à Idlib ont parlé à ANF des affrontements dans la ville et des astuces cachées, partageant des informations importantes sur les réunions qu’ils avaient eues auparavant avec le MIT. Selon deux sources distinctes, la Turquie a mis en place un nouveau plan à Idlib et c’est pourquoi elle reste silencieuse face aux affrontements.
Réunion du MIT avant l’accord d’Idlib
Des sources ont confirmé qu’il y avait eu une réunion avec tous les groupes présents avant la réunion entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et le président russe Vladimir Poutine tenue à Sotchi le 17 octobre. Un plan pour une zone démilitarisée de 15 km de profondeur le long de la frontière Idlib entre eux et le régime a été discuté lors de cette réunion. Les armes lourdes devaient être retirées de cette zone démilitarisée avant le 15 octobre.
Ventes d’armes au HTS sous surveillance mutuelle
La première source, gardée anonyme pour assurer sa sécurité, a déclaré que l’Etat turc dans son plan avait promis aux groupes en question qu’ils répondraient directement aux attaques du régime et de la Russie, et leur a demandé de désarmer la zone de 15 km.
La source a indiqué qu’une partie des armes lourdes du HTS avait été amenée à Afrin et que les armes lourdes du Parti islamique turc avaient été déplacées à Jisr al-Shughour : « Des petits gangs ont vendu leurs armes lourdes au HTS. Comme les Howitzers, les Katyushas, les tanks et les mortiers. Le MIT le savait et l’a laissé faire. Parce que la Turquie savait que si le HTS était faible et vaincu, sa main s’affaiblirait aussi en Idlib. Ils ne savaient pas combien de temps les autres groupes pouvaient tenir. Ils avaient besoin de garder le HTS fort en tant qu’outil de pression ».
Deux possibilités
Selon une autre source, la Turquie souhaite en fait inclure le HTS dans le « Front de libération nationale » et a ajouté que les groupes Nour al-Din al-Zenki et Suqour al-Sham ont rencontré la Russie et le régime à deux reprises, de sorte que la Turquie veut éliminer ces groupes par le biais d’HTS. La source a ajouté que ces deux groupes ont été surnommés les « bons garçons de Damas » et a déclaré qu’il pourrait y avoir deux possibilités.
Plan sur lequel la Turquie et la Russie s’entendent
La première possibilité est que, si la Turquie et la Russie étaient d’accord à Moscou, une provocation serait nécessaire pour que le régime et la Russie interviennent dans Idlib. Pour ce faire, ils ont utilisé à la fois la HTS et Nour al-Din al-Zenki. Ou encore, l’HTS élabore le plan et prend les mesures qui s’imposent en premier. Si le HTS s’empare de toute Idlib, la Russie pourrait utiliser plus facilement l’excuse de la lutte contre le terrorisme. Dans ce cas, la Russie pourrait donner son feu vert à l’opération Manbij de la Turquie ou à d’autres opérations.
HTS projette de prendre le contrôle d’Idlib
La deuxième possibilité est que la Turquie est vraiment en train de construire son jeu sur HTS, et qu’elle ne veut pas qu’il soit affaibli. Un HTS plus fort à Idlib signifierait également que la Turquie a une main forte contre la Russie à la table de discussion. La radicalisation d’HTC entraînerait également un processus de gangs turcs rassemblés à Afrin, Bab, Jarablus et Azaz, ce qui semble mieux en comparaison. Avec l’élimination de Nour al-Din al-Zenki et de Siqur al-Sham qui ont rencontré la Russie et le régime, ils enverraient un message à la Russie et au régime que ces groupes sont sous leur contrôle.
https://anfenglishmobile.com/news/turkey-s-new-tricks-in-place-in-idlib-31911