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Connaissez-vous la très riche bibliothèque numérique kurde ?

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Si vous cherchez des ouvrages (livres, vidéos, disques…) sur les Kurdes et leur histoire, jetez un coup d’œil à la bibliothèque numérique très riche de l’Institut kurde.
 
Grâce à ses plus de 10 000 monographies, en 25 langues, sur les Kurdes, plusieurs dizaines de milliers de documents écrits, des collections de revues et de journaux, des photos, des vidéos, de cartes postales, d’affiches ainsi que des archives sonores et musicales, vous devriez trouver votre bonheur !
 
Le lien de la bibliothèque numérique kurde est ici

Pétition : Liberté pour le journaliste kurde malade Ziya Ataman

Une pétition adressée aux autorités turques demandant la libération du journaliste kurde Ziya Ataman vient d’être lancée.
 
Ziya Ataman a des problèmes de santé très graves nécessitant des soins urgents, mais les autorités turques les lui refusent. Ce journaliste, emprisonné depuis plus de 3 ans, est doublement puni par le pouvoir turc. Non seulement, il n’y a aucune preuve concret contre lui, mais, en plus, des soins de santé indispensables lui sont refusés. Si rien n’est fait, ce journaliste risque de payer de sa vie le crime qu’il a commis en couvrant l’actualité kurde en Turquie. (Pétition à signer ici)
 
Ziya Ataman était reporter stagiaire de l’agence de presse Dicle (DİHA), qui a été fermée en 2016 par un décret gouvernemental. Ataman a été arrêté le 10 avril 2016 et a écroué un jour plus tard en étant accusé « d’adhésion à une organisation [kurde] terroriste ».
 
Il a eu huit audiences au cours des 1 191 jours passés derrière les barreaux. La Cour constitutionnelle turque a rejeté sa demande de libération. Les juges et les procureurs qui l’ont jugé ont depuis été poursuivis dans le cadre d’une enquête contre le mouvement Guleniste accusé d’être derrière le putsch manqué de 2016.
 
Le délai maximum fixé pour son arrestation, qui est de deux ans puisqu’il s’agit d’une affaire examinée par un tribunal pénal, a été dépassé depuis longtemps. Mais il est toujours derrière les barreaux de la prison fermée à haute sécurité de Van. Il attend son prochain procès qui aura lieu le 24 septembre au tribunal pénal de Şırnak.
 
Barış Oflas, l’avocat d’Ataman, a déclaré qu’il avait commencé son métier de journaliste en distribuant les journaux Azadiya Welat et Özgür Gündem dans le district de Beytüşebap, dans la région kurde de sud-est.
 
« Son seul rêve était d’être journaliste. Il a été menacé à plusieurs reprises par la police. Ils voulaient qu’il ne distribue pas ces journaux. Lorsque les menaces ne se sont pas arrêtées, Ziya a dû quitter le quartier.
 
Après avoir travaillé pour Özgür Gündem pendant six mois, il a été arrêté sous le prétexte d’une attaque qui avait eu lieu dans le district. Le bureau du procureur n’avait pas présenté de preuves concrètes lors de son arrestation.
 
En outre, son parent, K.A. a été contraint de témoigner sous la torture et des pressions. K.A. a par la suite présenté une déclaration affirmant avoir fait ces déclarations sous menaces. Mais l’enquête et le procès se poursuivent malgré ces déclarations. Il risque une peine de prison à perpétuité. (…)
 
Ziya est aux prises avec des maladies de l’intestin depuis de nombreuses années. Quand il était à l’extérieur, la maladie était maîtrisée et il était soigné. Après l’entrée en prison, la maladie a commencé à se développer dans des conditions de stress et de détention.(…)
 
« Après nos efforts, Ziya a été envoyé à l’hôpital. On lui a prescrit des médicaments mais il n’a pas été hospitalisé bien qu’il ait besoin de recevoir un traitement régulier. Sa maladie a progressé. Il a besoin d’un traitement continu.
 
Bien que nous formions de telles demandes depuis plus de deux ans, nos requêtes ont été rejetées par l’administration pénitentiaire sans être prises en compte.
 
Une autre demande de Ziya est d’être envoyée au quartier de Nedim Türfent, qui est également journaliste et condamné à 8 ans et 9 mois de prison alors qu’il était reporter pour le DİHA. »
 

Il y a 7 ans, naissait la révolution féminine du Rojava

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Les femmes ont mené la révolution du Rojava et continuent à jouer un rôle crucial dans le nouveau modèle de société mis en place dans le nord de la Syrie.
 
Toutes les ethnies et les croyances du Rojava et du nord de la Syrie ont rejoint la Révolution du 19 juillet avec leurs propres identités et différences.
 
Tous ces peuples et croyances ont commencé à travailler ensemble pour construire un nouveau système démocratique sur la voie de la démocratisation.
 
Dans le système démocratique développé, des solutions démocratiques aux problèmes liés aux femmes en tant que genre opprimé ont été élaborées et un système politique et social a commencé à prendre forme comme alternative au système capitaliste et capitaliste mondial.
 
Le « printemps arabe » a commencé en Tunisie en 2010 et s’est étendu à d’autres pays arabes et d’Afrique du Nord. Il a également atteint la Syrie.
 
Alors que le mouvement populaire faisait ses premiers pas en Syrie, le régime Ba’ath a réagi en adoptant des méthodes répressives encore plus strictes depuis 1963 pour protéger son pouvoir.
 
Avec le début de la révolution syrienne le 15 mars 2011, les peuples du Rojava et du nord de la Syrie ont appelé à la liberté, la démocratie et l’égalité, organisant de nombreuses manifestations.
 
Les peuples vivant dans le nord de la Syrie ont également exigé la fin de la politique de déni imposée par le régime Ba’ath.
 
Le Rojava et les femmes du nord de la Syrie, avec leurs diversités, ont commencé à prendre la tête de la lutte qui s’est développée. L’essence du travail accompli dans la lutte dans le nord de la Syrie et au Rojava était une lutte pour la démocratie des peuples, mais ce sont les femmes qui y ont ajouté leur touche particulière.
 
Les idées d’Öcalan ont été à la base de l’organisation
 
Au Rojava et dans le nord de la Syrie, les femmes ont mené les manifestations et il ne fait aucun doute que la perspective idéologique et pratique de la lutte a été tirée de la philosophie du dirigeant du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) Abdullah Öcalan.
 
En 2005, les femmes du Rojava et Syrie du Nord ont créé leur propre organisation « Yekitiya Star »
 
Yekitiya Star, premier pas dans la lutte pour la libération des femmes, a progressivement atteint un nouveau niveau d’organisation dans les domaines politique, militaire, social, diplomatique et culturel avec le début de la révolution.
 
Bien que dans la région, ce soient surtout les femmes kurdes qui se sont engagées dans la lutte pour la liberté et l’organisation, bientôt d’autres femmes de toute la région ont été incorporées et ont rejoint à la fois la lutte et l’organisation.
 
Ainsi, l’organisation de femmes qui a vu le jour sous le nom de Yekitiya Star s’est rapidement élargie pour inclure diverses structures ethniques et religieuses et s’est étendue à divers domaines tels que politique, militaire et social.
 
Les femmes ont renforcé leur solidarité dans la révolution syrienne
 
Suivant le slogan du renforcement de la solidarité des femmes dans la révolution syrienne, Yekitiya Star a fondé l’Initiative des femmes syriennes qui a réalisé de nombreux travaux différents.
 
La réunion préparatoire de l’Initiative des femmes syriennes sous la direction de Yekitiya Star a été organisée dans la région de Cizire avec le slogan « Quelle que soit leur nation, leur croyance et leur société, les femmes de Cizire sont une ».
 
La conférence fondatrice de l’Initiative des Femmes Syriennes s’est tenue à Qamishlo le 28 mars 2012 et le premier bureau a été ouvert à Qamishlo le 17 novembre du même année.
 
Des programmes de formation ont été organisés pour les femmes dans différentes parties du Rojava et du nord de la Syrie. Au cours de la dernière période, des formations ont eu lieu dans les nouvelles zones libérées. A Afrin, Kobanê et Cizire, Mala Jin (Maisons des femmes) ont été ouvertes.
 
Il était entendu que les femmes devaient être capables de résoudre leurs problèmes, de mettre en œuvre les principes de justice sociale, d’assurer le développement social contre les esprits réactionnaires, de participer dans toutes les sphères de la société à une société écologique, démocratique et libre.
 
Le 21 janvier 2014, l’Administration démocratique autonome et le Conseil des femmes ont été créés. Cela a renforcé les possibilités et les projets pour les femmes dans les domaines de l’administration, de la diplomatie et de l’économie.
 
De Zehra Penaber à Raqqa : Les opérations de libération
 
La ville de Kobanê a été témoin de nombreuses épopées historiques et héroïques.
 
Les unités de défense des femmes (YPJ), dans cette ville, ont résisté au système patriarcal au nom de toutes les femmes et ont reçu le soutien de femmes du monde entier.
 
Après l’attaque de DAESH contre Kobanê le 15 septembre 2014, les femmes se sont activement impliquées dans la défense de la ville contre les mercenaires qui ont menacé le monde et imposé l’esclavage aux femmes.
 
Les femmes combattantes ont pris leur place en première ligne tout au long de la résistance et ont mené de nombreuses actions.
 
Arin Mirkan est devenu un symbole de la lutte avec l’action qu’elle a menée le 5 octobre 2014.
 
Zehra Penaber, Hebun Derik et Evindar sont parmi les commandantes légendaires dont les noms resteront dans l’histoire. Elles ont montré au monde entier que les femmes peuvent se défendre et vaincre les mercenaires de DAECH / ISIS.
 
Avesta et Barin, symboles de la résistance d’Afrin
 
Les femmes ont remporté des victoires historiques contre l’armée d’invasion turque et ses alliés mercenaires grâce à la résistance légendaire menée dans les montagnes d’Afrin.
 
Comme Arin Mirkan, Avesta Xabur est devenue un symbole légendaire dans la lutte pour la liberté de toutes les femmes du monde grâce à sa résistance à Afrin.
 
Barin Kobane est une autre femme dont le nom a été écrit dans l’histoire de la résistance féminine.
 
Barin Kobane comme Arin et Avesta ont ouvert la voie à beaucoup d’autres Barins, Arins et Avestas qui sont prêtes à lutter contre DAECH et contre le fascisme de la Turquie dans la Résistance d’Afrin.
 

Les Syriaques demandent aux USA de mettre fin à une éventuelle invasion turque dans le nord-est de la Syrie

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SYRIE – Le Conseil militaire chrétien-syriaque (MFS) soutenu par les Etats-Unis a mis en garde mercredi contre une possible attaque turque de l’est de l’Euphrate en Syrie et a appelé les États-Unis à intervenir.
 
Le MFS craint que cette attaque ne mette en danger la vie des milliers de Chrétiens vivant dans le nord-est de la Syrie.
 
SyriacMilitaryMFS
Le conseil militaire a défendu les chrétiens syriaques contre la menace du l’État islamique au sein des Forces démocratiques syriennes (FDS).
 
Les Syriaques sont l’une des plus anciennes communautés chrétiennes du monde. Beaucoup d’entre eux ont fui en Europe à cause des attaques de l’Etat islamique.
 
À présent, ils craignent que la Turquie ne lance une incursion à l’est de l’Euphrate, qui déplacerait de nouveau des milliers de Chrétiens vivant dans des localités près de la frontière turco-syrienne.
 
L’armée turque a récemment commencé à ériger un mur entre la Turquie et le nord de la Syrie et à rassembler des forces près de Tal Abyad.
 
« Il vise clairement à envahir le nord de la Syrie », a déclaré le Conseil militaire syriaque dans un communiqué.
 
Une importante population de Chrétiens vit sur le territoire menacée par la Turquie.
 
Le Conseil militaire a appelé les Chrétiens américains à se rassembler et à exhorter Washington à s’assurer que les forces américaines présentes dans le nord-est de la Syrie empêchent la Turquie et ses groupes armés d’envahir la région. « L’armée américaine va-t-elle rester les bras croisés pendant que nous sommes tués ? »
 
Le Conseil militaire syriaque a appelé ses «partenaires de la Coalition internationale à assurer la sécurité et la protection des minorités religieuses et ethniques vivant dans le nord-est de la Syrie», rappelant que l’État islamique «constitue toujours une menace».
 
Aram Hanna, membre du commandement général de la MFS, a déclaré qu’il espérait que la coalition dirigée par les États-Unis protégerait l’est de l’Euphrate, où les cellules dormantes de l’État islamique constituent toujours une menace.
 
Mercredi, une voiture a explosé à un poste de contrôle au centre de la ville de Hasakah, causant peu de dégâts matériels et de blessés parmi les civils, une attaque liée à l’État islamique.
 
La Coalition doit intervenir et protéger nos régions « car nous sommes leurs partenaires dans la guerre contre DAECH. Vous ne pouvez pas oublier nos martyrs [dans la lutte contre DAECH], et nous avons besoin de protection», a déclaré Hanna.
 
Les organisations militaires et politiques syriaques craignent qu’une nouvelle invasion turque reproduise les massacres subis par les Chrétiens sous l’empire ottoman.
 
Des milliers de Syriaques ont fui en Syrie après avoir subi un génocide aux mains des Ottomans en 1915, également connu parmi les Syriaques sous le nom de Seyfo.
 
« La Turquie est notre ennemi historique. Ils ont toujours essayé de nous tuer. C’est leur politique, peut-être, » a déclaré Hanna.
 

Qui est autorisé à prononcer le mot « Kurdistan » en Turquie ?

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Cachez ce mot qu’on ne saurait voir. Le mot « Kurdistan » a été censuré dans la traduction turque du livre « Onze Minutes » de Paulo Coelho. Ce qui est le plus dangereux en Turquie, c’est quand ce sont les Kurdes qui disent « Kurdistan ». Alors, que se passe-t-il quand vous dites ce mot en Turquie ? Voici un guide fort utile pour éviter les ennuis au pays des absurdes…
 
Une famille kurde du Kurdistan d’Irak a acheté des billets d’avion pour İstanbul au départ de Stockholm. Ils allaient passer à Erbil en transit. Mais il y avait un problème : l’un des enfants de la famille s’appelait « Kurdistan ». Un employé de Turkish Airlines a arrêté la famille et leur a dit : « Désolé, mais vous ne pouvez pas entrer en Turquie avec ce prénom », leur refusant l’entrée au pays. Les gros titres disaient : « Il n’y a pas de place pour le Kurdistan. »
 
Le mot Kurdistan est également dangereux lorsqu’il ne désigne pas une zone géographique. Mais le plus important, c’est qui prononce le mot « Kurdistan ».
 
Le candidat de l’AKP peut dire « Kurdistan », mais pas les jeunes Kurdes
 
Par exemple, Binali Yıldırım, le candidat au poste de maire de İstanbul du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir, a déclaré « Kurdistan » lors d’un rassemblement à Diyarbakir (Amed) avant les élections du 23 juin et quand on lui a posé des questions à ce sujet, il a répondu : « Le mot Kurdistan est le mot que Mustafa Kemal Atatürk utilise pour les représentants venus de la région pendant la lutte pour l’indépendance avant la fondation de la république. »
 
Cependant, pour l’Association du mouvement de la jeunesse du Kurdistan dans la même ville, le ministère de l’Intérieur a déclaré : « Utiliser le mot « Kurdistan » est une infraction à l’article 14 de la Constitution et à l’article 302 du Code pénal turc. Il ne peut pas être utilisé au nom d’une association. » Une poursuite a été intentée contre l’association.
 
En Turquie, les Kurdes ne peuvent pas dire « Kurdistan » s’il ne sert pas à « un processus » ou à « une politique », mais les premiers ministres le peuvent.
 
Le président et leader de l’AKP, Recep Tayyip Erdoğan a déclaré en 2013 alors qu’il était premier ministre :
 
« Aujourd’hui, quelle que soit l’opposition du MHP et du CHP, ils verront ce à quoi ils s’opposent dans les premiers comptes rendus parlementaires, dans les discours de (…) Mustafa Kemal Atatürk. Ils verront les mots « Kurde, Géorgien, Arabe, Laz, » le mot « Kurdistan » dans ces comptes rendus parlementaires. »
 
Les journalistes kurdes ne peuvent pas dire « Kurdistan », les journalistes pro-gouvernementaux le peuvent
 
Un procès a été intenté contre le journaliste Mehmet Sanri pour avoir partagé un discours du regretté cinéaste Yılmaz Güney où il avait prononcé le mot « Kurdistan ».
 
Le 37e tribunal pénal de première instance de İstanbul a rendu un verdict d’acquittement, soulignant que des administrateurs de haut niveau utilisent parfois ce mot.
 
D’autre part, le mot « Kurdistan » a été mentionné plus de 28 800 fois sur le site du quotidien pro-gouvernemental Yeni Şafak jusqu’à 15 juillet 2019 à 11h44.
 
L’histoire du Kurdistan ne s’écrit pas
 
Le livre « L’histoire kurde », dont la première édition a été retirée par une Cour de sûreté de l’Etat turc en 2001, a été retiré par un tribunal le 26 juillet 2018.
 
Abdullah Keskin, rédacteur en chef et propriétaire des Éditions Avesta, a déclaré, après avoir fait une déclaration à la police antiterroriste pour ses messages sur les médias sociaux, que ses messages étaient considérés comme un « élément de crime » simplement en raison des mots « Kurde, kurde, Kurdistan » qu’ils contenaient, et non en raison de leur teneur. Keskin a été interrogé en tant que rédacteur en chef et éditeur d’une quarantaine de livres, dont la plupart avaient pour thème le « Kurdistan ».
 
Le Kurdistan peut être décrit comme suit :
 
Selon la Constitution de l’Irak, que la Turquie reconnaît, « la région du Kurdistan, en tant que région de la République fédérale d’Irak, a un système politique multipartite, démocratique, parlementaire et républicain ».
 
Les universitaires ne peuvent pas dire « Kurdistan »
 
Le sociologue İsmail Beşikçi est l’exemple le plus connu. Il a passé 17 ans de sa vie en prison parce qu’il n’acceptait pas le discours officiel concernant les Kurdes et le Kurdistan en Turquie et avait dit que cela était « non scientifique ».
 
D’autres exemples peuvent être trouvés, mais ce qui ne change pas en Turquie, c’est que le mot « Kurdistan » peut ou ne peut pas être prononcer en Turquie selon l’atmosphère politique. Dire « Kurdistan » peut ou non être une offense. Mais ce qui est toujours le plus dangereux, c’est quand ce sont les Kurdes qui disent « Kurdistan ».
 

IRAN. Risques imminents d’exécution de deux femmes à la prison d’Orumiyeh

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IRAN / ROJHILAT – Les autorités de la prison centrale d’Orumiyeh ont informé Arasteh Ranjbar et Nazdar Vathnkhah, deux femmes condamnées à mort pour meurtre, qu’elles seraient exécutées dans un mois si les familles de leurs victimes ne les pardonnaient pas.
 
Arasteh Ranjbar et Nazdar Vathnkhah ont été convoquées par le bureau des exécutions de la prison centrale d’Orumiyeh et on leur a dit que leur condamnation à mort serait exécutée dans un mois si les « propriétaires de sang (Oliya- e-dam) » n’auront pas fait preuve de clémence à leur égard.
 
Le Kurdistan Human Rights Network (KHRN) a été informé que les deux prisonnières avaient été condamnés à mort pour «meurtre» et détenues dans le quartier des femmes de la prison centrale d’Orumiyeh depuis plusieurs années. Les tentatives des activistes civils visant à convaincre les propriétaires de sang pour faire preuve de clémence n’ont pas abouti jusqu’à présent.
 
Dans un rapport détaillé publié en 2017 sur le quartier pénitentiaire pour femmes de la prison centrale d’Orumyeh, le KHRN avait révélé les noms de 7 femmes détenues qui étaient condamnées à mort, notamment Arasteh Ranjbar, Nazdar Vathnkhah, Tahmineh Danesh, Shidir Khosravi, Zaynab Sakan et Somayeh. L’une de ces personnes, Zaynab Sakan, une jeune Kurde âgée de moins de 18 ans au moment de son arrestation, a été exécutée en octobre dernier sous les accusations de meurtre de son mari.
 
Image via Amnesty

Engin Sustam : Les cinéastes kurdes cherchent des réponses avec de nombreux travaux expérimentaux

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Discussions autour du cinéma kurde
 
(Une interview réalisée par le journaliste Ercan Jan Aktaş)
 
Nous avons eu notre première interview avec Aram Taştekin sur le cinéma kurde et notre deuxième interview avec Ömer Can Jaro.
 
Nous allons à la troisième partie de nos discutions sur le festival du film kurde à Paris avec Engin Sustam pour discuter du cinéma kurde d’un point de vue plus académique.
 
Les cinéastes kurdes cherchent des réponses avec de nombreux travaux expérimentaux
 
Peux-tu nous parler un peu d’Engin Sustam aux lecteurs de Demokrat Haber ? Que fait-il, où il vit, quel est son problème avec le cinéma kurde ?
 
Engin Sustam est un signataire des Universitaires pour la Paix [créé en 2016, le Collectif des Universitaires pour la Paix s’oppose aux militaires du gouvernement turc dans les régions kurdes de la Turquie et appelle à une solution pacifique]. Il donnait des cours de sociologie, philosophie et d’art dans différentes universités en Turquie. Mais, après avoir été licencié de son poste, comme de nombreux autres académiciens, il est un académicien qui poursuit ses travaux en exil, aux Universités de Genève et de Paris 8, auxquelles il a été invité.
 
Sustam donne actuellement des cours à l’Université Paris 8 sur la philosophie contemporaine, sur Deleuze, Guattari et Foucault, sur les « Nouveaux Espaces de Libération », et collabore avec différents artistes en Europe.
 
C’est aussi un intellectuel qui a publié un ouvrage complet [“Art et Subalternité Kurde, L’émergence d’un espace de production subjective et créative entre violence et résistance en Turquie”] en français sur ces sujets.
 
Il mène des travaux portant sur la Subalternité post-coloniale chez les Kurdes ainsi que des essais et des critiques centrés essentiellement sur l’art contemporain, le cinéma, la musique, le théâtre et les créations culturelles.
 
En ce moment, il termine son livre « Kırılgan Sapmalar: Sokak Mukavemetleri ve Başkaldırının Yeni Alanları » [« Déviation bifurquée : Nouveaux espaces de soulèvements et désobéissance dans la place publique »] qui paraîtra très bientôt.
 
Après cette introduction générale, je pense que la raison pour laquelle le cinéma kurde fait partie de mon domaine devient plus claire. Travailler sur le cinéma, qui fait partie des arts, surtout le cinéma kurde qui a un cadre dynamique, n’était pas uniquement une situation personnelle de mon point de vue. Grosso modo, la récente convergence de l’art analytique contemporain avec les œuvres vidéo et la technique de la caméra du cinéma, ainsi que la transformation des sensations politiques de l’image en un langage efficace, m’ont permis de me tourner vers le cinéma kurde, qui réalise actuellement des travaux sérieux dans le domaine de l’activité artistique. Cette aventure m’a attiré avec ma thèse au milieu des années 2000, alors je me demandais quel genre d’images du cinéma et du langage de l’art étaient utilisées dans ce domaine, qui est presque nouveau dans le domaine kurde. Le cinéma kurde, qui a trouvé son souffle au milieu des milieu des années 1980, est un laboratoire à mémoire politique qui s’appuie sur l’énonciation collective de la production en dehors des mouvements idéologiques classiques du cinéma.
 
LES CINÉASTES KURDES RECHERCHENT DES RÉPONSES AVEC DE NOMBREUX TRAVAUX EXPÉRIMENTAUX
 
Avant toi, nous avons parlé avec Aram Taştekin et Ömer Can Jaro du cinéma kurde, Aram demandait « Les Kurdes ne font-ils rien d’autre que résister ? » et Jaro disait ; « Les Kurdes vont acheter du pain à la boulangerie, ils deviennent aussi des bashur (?) [sud en kurde] », Avec leurs critiques, ils disent que le cinéma kurde reste très politique plutôt que d’être dans la vie. Pour ma part, j’ai regardé des documentaires et des films au festival des films kurdes de Paris, et je pense la même chose. D’accord, chaque instant de la vie, la vie quotidienne elle-même est politique en soi, mais dans le cinéma kurde, le langage du cinéma ne se simplifie toujours pas à cause du souci de créer la phrase la plus lourde, pour raconter le plus de chose possible. Qu’en penses-tu ?
 
Oui, j’ai lu les conversations d’Aram et Jaro. Je pense également que ce qu’ils disent est important en tant que membres de la jeune génération dans le domaine de l’art. Aram avait raison de demander si on ne se souviendrait de nous [Kurdes] que par la résistance. Cela m’a rappelé les montagnes sauvages kurdes, une tribu de guerriers kurdes, des intellectuels orientalistes qui ont commencé leur premier travail sur les Kurdes. Je pense qu’aujourd’hui encore, avec leur résistance aux régimes violents au Moyen-Orient, les Kurdes sont encore, pas uniquement aux yeux des sphères européenne et occidentale, mais aussi dans le monde entier, sont vus de cet œil : un peuple rebelle, des femmes et des enfants rebelles.
 
Tu le sais, la mémoire des études kurdes semble raconter presque la description de ces bandits rebelles que Marquez a toujours mentionnés à propos de l’Amérique latine. Au cinéma aussi, disons que le banditisme kurde est peut-être une autre implication donquichottesque qui essaye de se montrer contre la socialité dominante, la mémoire coloniale. Dans cette critique, ce que Jaro a dit du cinéma était important. Moi aussi, j’avais des critiques que j’avais faites à d’autres moments. En d’autres termes, n’y a-t-il vraiment que des guérillas rebelles et des crimes d’honneur chez les Kurdes, ou une congestion rurale-urbaine, ce point de vue ne montre-t-il pas une confrontation exagérée du point de vue de ceux devenus habiles au bout d’une heure ?
 
En d’autres termes, les Kurdes connaissent des crises ontologiques horribles dans la littérature. Les Kurdes urbains (bajari) n’ont-ils pas des hipsters, des aspirations de la culture populaire ? En d’autres termes, le champ de mouvement des images entrant réellement dans le cinéma est toujours lié au langage des années 90. Nous pouvons voir cela dans d’autres travaux hormis l’art contemporain. Donc, parfois, il y a des images de cinéma, pleines de clichés (que je ne rejette pas) et des scènes tissées avec un perspectif vicieux, qui ne touche pas à la situation militante, artistique, des œuvres qui subjuguent des installations musicales dramatiques qui vous emprisonnent dans un désert. Mais, à côté de ça, comme le disent Aram et Jaro, il y a aussi Ali Kemal Cinar et le réalisateur de ces images incroyablement puissantes Bahman Gobadi. 
 
Quand nous regardons le « Genco » de Çınar, le super contre-héros qui est tourné vers l’ironie de l’horreur et l’image absurde se déplace, Il y a l’image d’un héros ordinaire qui est l’un de nous qui s’installe dans la vie quotidienne avec sa caméra. Je pense à la juxtaposition de l’absurde et de la réalité dans le film « Kûsî jî dikarin bifirin » (Les Tortues volent aussi) de Gobadi. 
 
Mais d’un autre côté, je pense que tout le cinéma kurde suscite en moi ceci : Vous vous rappelez la scène du bus qui entre au Kurdistan dans le « Duvar » de Yılmaz Güney. Nous n’avons pas encore dépassé cette histoire de la route du cinéma kurde, peut-être sommes-nous encore sur la route. Peut-être à cause de cela (la ruralité, l’exil, le tribalisme, la nomadisme, etc.), le cinéma de Guney a attiré également l’attention de Gilles Deleuze car sa caméra prenait en compte toutes les réfractions, les réalités, les micro-récits de la vie quotidienne et l’état saisissant de la réalité qui s’installait dans un style simple. Je ne lie pas cette situation à la nature politique du cinéma kurde, le cinéma kurde doit nécessairement être politique. Le problème, je pense, réside davantage dans les relations visuelles des cinéastes lorsqu’ils utilisent leurs caméras pour aborder les problèmes et les images. 
 
Il est important de noter que nous parlons d’un cinéma indépendant, sans soutien institutionnel et qui essaie d’exister grâce aux efforts des cinéastes. Il convient de mentionner que la lacune la plus importante dans ce domaine est la critique solide du cinéma. Je ne suis toujours pas sûr que la critique cinématographique soit basée sur des tangentes artistiques et sur la philosophie. 
 
Mais d’un autre côté, je pense qu’on ne doit pas rejeter tous ces efforts. On peut donc attendre des cinéastes kurdes le cinéma de Vertov, Polanski, Renoir, Truffaut, Kieślowski. Je ne dis pas cela pour exagérer, le cinéma kurde couvre un très vaste territoire, pas seulement le Bakur (Nord). Je pense que nous nous concentrerons sur cela davantage à avec les générations futures. Ce que je trouve important, c’est qu’il est utile de dire qu’il y a une nouvelle génération qui se forme avec des courts métrages, des œuvres expérimentales et des œuvres vidéo.
 
Mais bien sûr, je dois ajouter également ceci, c’est-à-dire, quand on commence à parler du cinéma kurde, qui existe dans des conditions essayant d’être fluide dans la lutte d’un peuple apatride, la première chose qu’on remarque est qu’il est lié à son existence politique. Oui, le cinéma kurde est politique et s’appuie même sur un récit post-traumatique, sur la mémoire de la résistance des Kurdes, les séquences de la lutte pour l’existence. Je voudrais expliquer pourquoi je répète ceci obstinément.
 
Quand vous regardez l’histoire courte et dynamique du cinéma kurde, basée sur les références politiques de la sphère sociale et les lectures issues d’une situation de rébellion, ce qui vous attire, c’est que, tout en essayant de s’impliquer dans le domaine de l’art, il a également créé le langage qui est ancré dans un mouvement cinématographique politique issu des points focaux de la résistance (problème kurde et désir de libération). En d’autres termes, le cinéma kurde tente peut-être de montrer encore qu’il existe dans ces conditions de violence et d’altérité. Mais bien sûr, cela ne devrait pas permettre que des films graves soient portés à l’écran. Mais je ne parle pas de cinéma politique, on peut parler d’une création qui est déjà politique, qui entre dans la mémoire anticoloniale de son identité, en raison de l’ambiance de l’État dans lequel il est formé, avec des références politiques, des images et des sujets linguistiques. 
 
Le cinéma kurde, contrairement au récit de la sphère sociale dominante et à sa macro-histoire, met en valeur un détail dont les représentations sont l’identité politique et un discours cinématographique qui critique, construit et même fait résister obstinément la mémoire contre toutes les normes de guerre, traumatismes, pathologies qui façonnent nos vies. Par ailleurs, il convient de mentionner la grossièreté des films qui entrent dans le vortex du paradigme nostalgique. De même, tout en essayant de toucher une mémoire, des problèmes techniques et artistiques avec la caméra peuvent affaiblir l’importance de la question. 
 
Toute l’histoire politique des Kurdes contribuant à la politisation du cinéma kurde est l’exil, la violence, la guerre, la résistance, la pathologie, les chemins et l’immigration. Nous parlons d’un cinéma qui ne reflète peut-être toujours pas pleinement les crises de la vie quotidienne. Mais je dois mentionner que les cinéastes kurdes cherchent des réponses avec de nombreux travaux expérimentaux. C’est pourquoi, je dis que nous pouvons être témoin de choses incroyables prochainement. Mais bien sûr (…) il convient de noter qu’il existe un événement cinématographique qui s’individualise de plus en plus, tout en parlant de la mémoire collective. En d’autres termes, lorsque nous regardons en particulier les festivals de cinéma kurdes dans la diaspora, nous pouvons dire que nous sommes entrés dans un espace dans lequel le langage de la nouvelle génération est actif.
 
Enfin et surtout, le cinéma kurde, issu de l’utilisation du kurde (langue), du « problème » kurde, passe inévitablement par la conscience politique et nationale même s’il veut traiter des problèmes quotidiens.
 
Donc, cette situation est inévitable, ceux qui font du cinéma ne peuvent pas y échapper, nous allons continuer à regarder des films politiques et parfois même plus idéologiques et agitatifs ?
 
La suite de l’article est en cours de traduction …

La SETA a fiché les Kurdes et les opposants à l’étranger

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BRUXELLES – La SETA, liée au pouvoir turc, a commencé à ficher les Kurdes et les opposants à l’étranger. Le journaliste turc vivant en exil à Bruxelles, Doğan Özgüden fait partie des personnes visées.
 
La fondation turque pour les Recherches politiques, économiques et sociales (SETA), associée à l’AKP, a publié un rapport intitulé « Extensions des médias internationaux en Turquie ».
 
Le rapport énumère les antécédents professionnels et les publications sur les réseaux sociaux de journalistes travaillant pour BBC Turquie, Deutsche Welle Turquie, La Voix d’Amérique, Sputnik Turquie, Euronews Turquie, Independent Turquie et Radio Chine Internationale (CRI) Turquie.
 
Le rapport a accusé ces organisations de « réaliser un travail de perception ».
 
Citant les publications sur les réseaux sociaux et les retweets des journalistes, la SETA a également fait référence aux journaux et aux sites d’informations BirGün, T24, Bianet, Evrensel, Cumhuriyet, Diken, DW Türkçe et Reporters sans frontières (RSF) avec leurs « nouvelles anti-gouvernement ».
 
Les Kurdes étaient visés à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de la Turquie. La SETA a publié un nouveau pseudo-rapport intitulé «Les structures du PKK en Europe».
 
Dans le rapport, les organisations et les dirigeants kurdes à l’étranger ainsi que les associations de solidarité avec les Kurdes ont été fichés et leurs noms, photos et adresses ont été publiés.
 
Le journaliste Doğan Özgüden visé
 
La SETA a également ciblé Doğan Özgüden, âgé de 83 ans, dans le nouveau rapport. Le rapport de 666 pages a qualifié les activités professionnelles d’Özgüden de « terrorisme ».
 
Özgüden a été à plusieurs reprises pris pour cible par l’Ambassadeur de Turquie et les médias et organisations turcs pendant le règne de l’AKP, et le gouvernement belge a dû le placer sous une protection rapprochée.
 

ROJHILAT. Le régime iranien s’apprête à exécuter 4 détenus à Orumiyeh

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ROJHILAT / IRAN – Quatre détenus ont été transférés en cellule d’isolement pour être exécutés demain à la prison centrale d’Orumiyeh.
 
Quatre prisonniers condamnés à mort pour meurtre auraient été transférés à l’isolement à la prison centrale d’Orumiyeh depuis différents quartiers pour être exécutés.
 
Le Réseau des droits de l’homme du Kurdistan (KHRN) a identifié trois de ces détenus comme étant Heman Banavand et Mohammad Aref Najafian du quartier 3-4 en plus de Abdolkhalegh Royayi du quartier 14.
 
Abdolkhalegh Royayi serait détenu à la prison d’Orumiyeh depuis 17 ans.
 
Les autorités pénitentiaires ont dit aux détenus qu’ils seraient exécutée demain si les « propriétaires du sang (Oliya-e-dam) » ne faisaient pas preuve d’indulgence à leur égard.
 

Campagne sur les réseaux sociaux pour célébrer la révolution du Rojava

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Pour célébrer le 7ème anniversaire de la révolution du Rojava, le réseau mondial RISEUP FOR ROJAVA a appelé à une campagne sur les réseaux sociaux le 19 juillet.
 
Le 19 juillet, ce sera le 7ème anniversaire de la Révolution du Rojava.
 
Pour attirer l’attention sur cette journée historique, le réseau mondial RISEUP FOR ROJAVA appelle à une campagne sur les réseaux sociaux pour célébrer le 19 juillet et la révolution du Rojava.
 
RISEUP FOR ROJAVA invite les gens du monde entier à « partager vos félicitations avec les habitants du Rojava par le biais de la vidéo et de l’image et d’indiquer clairement ce que la révolution du Rojava signifie pour vous et pourquoi elle doit être défendue ».
 

Le rendez-vous est fixé le 19 juillet à 18 heures (heure locale en Europe centrale). Les hashtags seront #pirozbe et #riseup4rojava et les messages seront publiés sur Twitter et Facebook.

Le communiqué rappelle que « le 19 juillet 2012, la révolution a commencé à Kobane et s’est rapidement étendue aux villes kurdes d’Afrin, Qamishlo et Derik.

 
Sept années au cours desquelles l’histoire a été écrite. Sept années au cours desquelles la vie de millions de personnes a radicalement changé. Sept ans durant lesquels des centaines de milliers de femmes se sont organisées et libérées, des milliers de communes et d’innombrables coopératives ont été fondées.
 
Ce qui a commencé alors à Kobanê est devenu une lutte majeure contre le fascisme de notre temps et pour la libération des femmes et de la société. La politique de division du régime syrien a été surmontée. Aujourd’hui, 80 % des combattants des YPG et des YPJ sont arabes. Des centaines de milliers d’enfants kurdes, arabes, assyriens et turkmènes apprennent leur langue maternelle, une nouvelle historiographie et le Jineoloji, la science du point de vue des femmes. Les enfants de la révolution sont un symbole vivant de cette nouvelle vie. La liberté s’est gravée dans la mémoire collective de la société.
 
La révolution est encore pleine de contradictions et d’énergie. Sept années au cours desquelles les sociétés du Kurdistan, du nord et de l’est de la Syrie se sont élevées et ont progressé de jour en jour.
 
Sept années au cours desquelles une lourde guerre a fait rage et le Rojava a été attaqué par toutes les parties. Sept ans pendant lesquels la résistance a été présente toutes les secondes et tous les instants. La guerre a commencé en septembre 2012 lorsque des gangs d’Al-Nosra ont attaqué la ville de Serikaniye, suivie par l’attaque de la DAESH sur Kobanê, la défense de dernière minute de l’attaque et la libération complète de Kobane a été le début de la fin du prétendu califat. DAESH a trouvé sa fin dans la résistance de Kobanê. Avec la résistance de Kobane, le Rojava est devenu un symbole d’espoir dans le monde entier.
 
Kobanê, Gire Spî, Til Temir, Til Hamis, Heseke, Al Hol, Minbic, Shaddadi, Tabbqa, Raqqa, Deir-a Zor, Afrin. Les unités de défense du peuple et des femmes (YPG / YPJ) et les forces démocratiques syriennes ont défendu la vie libre au cours des six dernières années, libérant des millions de personnes de l’esclavage du SI et les défendant contre le fascisme turc.
 
Le 19 mars dernier, DAECH a finalement été battu à Baghouz. Dans la lutte contre les dernières positions de DAECH révolutionnaire et internationaliste italien Lorenzo Orsetti (Tekoşer Piling) est tombé l’avant-dernier jour de l’opération. Une mort douloureuse si proche de la fin militaire de DAECH dans le nord-est de la Syrie. Lorenzo nous rappelle des centaines, des milliers de révolutionnaires qui sont tombés dans la lutte pour la vie libre dans la lutte contre DAECH et la Turquie fasciste de l’OTAN. Nous nous souvenons de tous les morts, des jours passés ensemble, des danses, des discussions, des difficultés et des succès. »
 
« Peut-il y avoir une vie plus significative ? »
 
La déclaration se termine par un hommage à tous les martyrs de la Révolution du Rojava. « Les morts sont la valeur de cette révolution. Les morts ont fait de la révolution ce qu’elle est aujourd’hui. Sans eux, il n’y aurait plus de révolution, sans eux nous n’aurions rien à célébrer le 19 juillet. Ils sont entrés dans l’histoire par leur attitude déterminée envers les valeurs universelles du socialisme et leur amour pour la liberté et l’humanité ! Lorenzo, Ivana Hoffmann, Anna Cambell, Legerin Ciya, Dilsoz Bahar et beaucoup d’autres internationalistes ont fait partie de cette histoire par leur abnégation. Et c’est notre héritage de continuer à écrire cette histoire et d’étendre et de défendre la révolution. »
 
Via ANF

Le génocide du 3 août : Les femmes yézidies appellent à une journée d’actions mondiales

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La Fédération allemande des Assemblées des Femmes a déclaré le 3 août, jour anniversaire du génocide perpétré par DAECH contre les Yézidis à Shengal, jour d’actions et a appelé tout le monde à sortir dans la rue contre le féminicide.
 
Le 3 août 2014, des mercenaires de l’Etat islamique (EI ou DAECH / ISIS) ont attaqué la ville de Shengal dans le Kurdistan du Sud, tuant des milliers de civils, dont des enfants, des femmes et des vieillards.
 
Des milliers de femmes yézidies ont été enlevées par des mercenaires, réduites à l’esclavage sexuel, et beaucoup d’autres ont été torturées et exécutées.
 
Lors de l’un des génocides les plus terribles du 21ème siècle, des dizaines de milliers de Yézidis ont été secourus par le couloir ouvert par les combattants des YPG – YPJ et la guérilla kurde du HPG (PKK).
 
Pour commémorer le cinquième anniversaire de ces massacres qui constituent un génocide, la Fédération allemande des Assemblées des femmes a déclaré le 3 août « La Journée d’action contre le féminicide ».
 
L’appel s’adresse en particulier aux femmes pour qu’elles organisent des activités et des actions ce jour-là, en souvenir de Shengal.
 
Sous la direction de la Fédération, le 3 août à 11 heures à Shengal et dans le monde entier, une minute de silence sera observée en hommage aux femmes enlevées par des mercenaires de DAECH.
 
Dans leur appel, la Fédération des Assemblées des Femmes et les organisations de la société civile ont déclaré que les actions exigeront la fin de la tragédie des femmes yézidies et du féminicide.
 
 

KURDISTAN DU SUD / FÉMINICIDES : 89 femmes mortes au cours des 5 premiers mois de 2019

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KURDISTAN DU SUD / FÉMINICIDES – 89 femmes se sont auto-mutilées ou se sont suicidées au Kurdistan du Sud (Bashur) au cours des cinq premiers mois de 2019.
 
Selon le bilan publié par l’administration chargée de la lutte contre les violences faites aux femmes, 89 femmes se sont immolées ou sont mortes au cours des cinq premiers mois de 2019. Le communiqué de l’administration indique que les femmes sont mortes d’une manière suspecte.
 
Selon le bilan, au cours des cinq premiers mois de 2019, 89 femmes ont été brûlées ou se sont immolées.
 
33 femmes ont perdu la vie à la suite de blessures suspectes provoquées par brûlures à Sulaymaniyah, 24 à Hewlêr, 19 à Duhok, 1 à Germiyan, 8 à Raperin, 4 à Soran. Au cours des cinq premiers mois de 2018, ce chiffre était de 67.
 
Au cours des cinq premiers mois de 2019, 18 femmes ont été tuées, 25 femmes se sont suicidées, 49 femmes se sont immolées et 43 femmes ont été agressées sexuellement.
 
Rewend Sabir, attachée de presse de l’Organisation pour lutter contre la violence à l’égard des femmes, a déclaré : « Après avoir ouvert la ligne de plainte des femmes, les femmes ont commencé à porter davantage plainte. Les femmes devraient nous appeler pour faire valoir leurs droits par des moyens légaux. »