ROJAVA. Le camp de jihadistes d’al-Hol menacé en cas d’offensif turc en Syrie

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ROJAVA / SYRIE – Un offensif turc dans le nord-est de la Syrie pourrait forcer les forces arabo-kurdes à abandonner le camp d’al-Hol contenant des dizaines de milliers de membres de l’Etat islamique (EI), a averti un responsable du camp.
 
La Turquie est sur le point de lancer une offensive militaire à l’est de l’Euphrate pour écraser l’alliance arabo-kurdes YPG et FDS qui ont nettoyé la région de l’Etat islamique (EI).
 
Les YPG sont une composante importante des Forces démocratiques syriennes (FDS), qui, avec l’appui des États-Unis, a expulsé DAESH / ISIS de larges pans du nord-est de la Syrie, rassemblant ainsi de nombreux membres de DAESH et leurs familles dans le camp d’al-Hol.
 
« Si la Turquie attaque, nous perdrons le contrôle du camp », a déclaré Tol Hildan, coordinateur des médias pour les YPG, à Middle East Eye.
 
Al-Hol détient environ 70 000 personnes, en majorité des femmes et des enfants. La plupart sont des Syriens et des Irakiens, mais il y a également des milliers de prisonniers d’autres pays dont des Occidentaux. Ces prisonniers vivaient dans des zones contrôlées par DAECH, et beaucoup continuent à professer leur soutien à DAESH.
 
Le camp se trouve sur un territoire contrôlé par les FDS soutenues par les Etats-Unis et dominée par les YPG kurdes, que la Turquie considère comme une branche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) avec laquelle elle est en guerre depuis des décennies.
 
La Turquie menace depuis longtemps d’envahir le territoire syrien contrôlé par les FDS à l’est de l’Euphrate, mais ces dernières semaines, les menaces ont augmenté avec les renforts militaires turcs massés à la frontière du Rojava.
 
Les responsables turcs et américains sont bloqués dans des pourparlers sur la possibilité de créer une « zone de sécurité » le long de la frontière entre la Turquie et la Syrie car la Turquie veut à tout prix entrer au Rojava. Ce qui signifie tout simplement un génocide pour les Kurdes syriens, comme on l’a vu à Afrin.
 

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