Accueil Blog Page 992

SYRIE. Les femmes du Rojava appelle à la solidarité contre l’invasion turque

SYRIE / ROJAVA – La confédération d’organisations de femmes du Rojava, la Kongreya Star appelle à la solidarité contre l’invasion du Rojava par la Turquie.
 
« A l’opinion publique mondiale, aux peuples épris de liberté, aux forces de la démocratie et aux femmes :
 
Par l’invasion du nord et de l’est de la Syrie, les forces d’occupation veulent une fois de plus établir leur pouvoir sur les peuples de la région du Moyen-Orient. Les menaces d’attaque contre le Rojava visent à nier et à anéantir le peuple kurde et tous les autres peuples épris de liberté dans la région. Les alliances et accords récents entre la Turquie, l’Iran, la Russie et d’autres pays reposent sur l’élimination du système d’autogestion qui a été mis en place dans la région et sont en outre motivés par la volonté de modifier la démographie de la région, afin de façonner la politique et d’utiliser la richesse de la région en fonction de leurs propres intérêts. En même temps, avec ces plans d’occupation et d’agression, ils veulent éradiquer les réalisations du Rojava pour raviver leur hégémonie dans la région.
 
Les peuples du nord et de l’est de la Syrie se sont préparés à toute attaque éventuelle et ont pris leurs précautions pour assurer leur défense et leur protection. Ce n’est pas seulement le peuple kurde, mais toutes les composantes du nord et de l’est de la Syrie qui créent et protègent leur système de société démocratique et les réalisations de la révolution du Rojava. En tant que pionnières et créatrices de la révolution de la liberté, les femmes en particulier expriment leur pouvoir contre ces politiques pour protéger les acquis de la révolution des femmes.
 
Avec la résistance à Kobanê, les expériences et les acquis de la révolution du Rojava menés par les femmes sont devenus un centre de lutte pour toutes les femmes dans le monde. Par son engagement en faveur de la liberté et de l’égalité, la révolution du Rojava est devenue une pratique et un espoir pour les femmes dans le monde. Ainsi, toutes les femmes qui luttent et résistent dans le monde doivent unir leurs voix maintenant contre ces mentalités patriarcales agressives et occupantes et contre la politique de la guerre.
 
En occupant la Syrie du Nord et d’Est, les forces internationales, dirigées par les Etats-Unis, veulent aujourd’hui mettre toute la région du Moyen-Orient sous leur domination et la diviser en fonction de leurs intérêts politiques. Il faut comprendre que cette guerre reflète en même temps une guerre entre les puissances de l’OTAN et les peuples. Les puissances dominantes veulent imposer à notre région une version contemporaine du Traité de Lausanne du siècle dernier. En même temps, le silence de l’ONU face aux menaces de nettoyage ethnique dans la région fait d’elle une partie de l’occupation et des massacres prévus. Cela affectera négativement le monde entier. D’autres part, la victoire du Rojava est un exemple positif pour l’avenir des femmes et de l’humanité, ouvrant la porte à une vie dans la liberté et l’égalité.
 
Les mentalités patriarcales et les politiques de guerre et d’anéantissement s’imposent à la révolution du Rojava et à la région sous les traits de Trump, Poutine et Erdogan. Au nom du Rojava, nous appelons toutes les femmes révolutionnaires et les peuples démocratiques de la région et du monde à lutter contre cette mentalité. Tout comme le peuple et les femmes kurdes et les peuples et les femmes du nord et de l’est de la Syrie se sont protégés les uns les autres contre les attaques jusqu’à présent, ils vont maintenant s’unir pour protéger le Rojava. Nous voulons que cette résistance unifiée soit renforcée par les femmes du monde entier. Nous devons unir nos voix et nos esprits en ce moment crucial.
 
Les valeurs qui ont été atteintes et obtenues au Rojava ont été défendues, à savoir la création d’une vie démocratique et libre. En ce sens, la défense du Rojava équivaut à la défense d’une vie démocratique et libre et constitue le devoir de toutes les femmes et de tous les peuples révolutionnaires du monde. Les femmes et les peuples révolutionnaires et épris de liberté doivent élever la voix et unir leurs forces pour s’opposer à l’anéantissement et à l’attaque des réalisations du Rojava. Nous devons y voir notre responsabilité historique à l’égard de notre engagement envers l’égalité et la démocratie.
 
C’est pourquoi, nous appelons toutes les forces démocratiques et toutes les femmes révolutionnaires du monde à descendre dans la rue dans la lutte et la solidarité.
 
Unissons nos voix et protégeons ensemble la liberté des peuples de la région. Nous appelons une fois de plus toutes les personnes épris de liberté à s’opposer à la mentalité de l’occupation et à défendre les acquis des peuples de la région pour une vie dans la liberté et la démocratie. »
 
Salutations révolutionnaires,
La coordination du Kongreya Star du Rojava

SYRIE. A quoi s’attendre avec l’invasion du Rojava par la Turquie ?

0
Le président américain, Donald Trump vient de donner son accord – contre l’avis de Pentagone et de ses alliés Républicains – au président turc R.T. Erdogan pour l’invasion de la Syrie du Nord et d’Est [contre quelques contrats juteux entre l’empire Trump et la Turquie (?)] afin d’écraser les Kurdes du Rojava.
 
Dans une série de tweets, le journaliste Jérémy André démêle le vrai du faux de ce qui va se passer en cas d’invasion du Rojava par la Turquie.
 
 
« Le retrait américain de Syrie paraît cette fois quasi certain et imminent, et très difficilement réversible (contrairement à l’annonce de décembre 2018). Voilà donc dix grosses conneries qu’on lit un peu partout et qu’il va falloir arrêter de répéter.
 
1) D’abord, le principal problème ce ne sont pas les djihadistes occidentaux, mais les civils syriens qui vont morfler une fois de plus. Un peu de décence, et une pensée pour les principales victimes, au-delà des obsessions sécuritaires françaises.
 
2) « La Turquie ne va pas commettre de massacre, regardez Afrin, ils se sont contentés d’expulser les YPG sans crime de masse ». a) à Afrin, il y a plusieurs [centaines] voire [milliers] de disparus, enlevés par les Turcs et leurs supplétifs. Sans parler des tortures, viols, pillages…
 
2) b) La situation est différente d’Afrin. Abandonnés par les US, les Kurdes deviennent les « harkis » de ce conflit, marqués comme les alliés du Satan américain. Régime, Daesh, Turcs, ex-ASL [Armée syrienne libre], tous vont se jeter pour prendre leur revanche et achever ce bouc-émissaire.
 
3) « Les Kurdes vont s’allier avec Damas ». Où en sont ces négociations ? Réponse d’un diplomate kurde syrien : « RIEN, RIEN, RIEN ». Et c’est pas maintenant que ça va avancer. La Turquie va prendre ce qu’elle peut, le régime se ruer par le Sud (Manbij, vallée de l’Euphrate, Hassaké).
 
4) «La France/l’Europe/les Émirats/les Saoudiens/les Elfes et le Gondor peuvent remplacer les Américains et s’interposer en attendant de trouver une solution politique». Non. Personne n’a les moyens militaires et diplomatiques.
 
5) «Voilà la carte de la zone que va envahir la Turquie, sur 5km/30km…» Personne ne sait la forme que prendra cette invasion. Opération limitée à Tel Abyad+Ras al Ayn? Invasion de Kobane à Derik? Manbij? Raqqa? Sinjar? Leçon d’Affinités :les cartes turques sont des bluffs.
 
6) «Tous les Américains seront partis en 24h/7 jours/1 mois». Seul le Pentagone sait. Peut-être le retrait annoncé ne sera limité qu’à la «safe zone». Il faut scruter la base Lafarge Ciments français (LCF) au Nord de Raqqa. Si elle se vide, le retrait sera massif.
 
7) « L’invasion turque va au moins permettre de rapatrier des réfugiés syriens » a) Comme à Afrin, les zones conquises seront longtemps très violentes et instables, ss le contrôle de groupes armés islamistes radicaux ou corrompus, faisant face à une insurrection YPG.
 
7) b) Au final, quelques dizaines de milliers de réfugiés syriens s’installeront dans cet enfer. c) La plupart ne seront pas originaires de la zone et seront des familles des combattants islamistes alliés à la Turquie. Le Nord-Est syrien deviendra un nouveau paradis djihadiste.
 
7) c) La Turquie expulsera aussi de plus en plus de réfugiés syriens actuellement sur son territoire vers ces zones du NE syrien. Pour éviter cela, les Syriens coincés en Turquie tenteront coûte que coûte de rejoindre l’Europe, alimentant une nouvelle crise migratoire.
 
8) « Tout ça montre que la politique de soutien aux YPG décidée en 2014 par Obama était vouée à l’échec ». a) Refaire le match est inutile. C’est la thèse de soutiens de l’Armée syrienne libre aigris, qui accusent le YPG d’être allié à Damas et d’avoir poignardé la Révolution.
 
8) b) Quoi qu’on pense de l’alliance avec les YPG, les résultats étaient là, et cette trahison est désastreuse, pour les civils, pour l’image et la place de l’occident au Moyen-Orient… c) L’alliance pouvait durer. Il aurait fallu affaiblir Erdogan par tous les moyens.

9) « Le Nord-Est syrien sera le Vietnam de la Turquie ». Slt si des puissances ennemies de la Turquie offrent aux YPG le soutien extérieur massif que les Vietnamiens avaient reçu de l’URSS et de la Chine. Et limitent l’usage de l’aviation. Sinon, les YPG se feront écraser.
 
10) « Les Kurdes marxistes-léninistes du PKK ne pèsent rien par rapport à la Turquie dans les intérêts américains/occidentaux. » a) D’abord, ce n’est pas le PKK, ni juste le YPG ou les « Kurdes », mais les FDS. Un truc beaucoup plus grand est né au N-E syrien, multiculturel…
 
10) b) Liste non-exhaustive des enjeux : la défaite totale des Occidentaux en Syrie ; la fuite de centaines de milliers de civils syriens face à l’invasion turque ; les djihadistes occidentaux ; leurs familles à Al-Hol ; le pétrole et le blé de la Djezireh…
 
10 c) Les Occidentaux ont surévalué tout du long les leviers de la Turquie (départ de l’OTAN, migrants, renseignements sur Daesh…). Incroyable victoire psychologique des Turcs sur leurs alliés… »

Les femmes kurdes d’Europe appellent à descendre dans la rue contre l’invasion du Rojava

0

« Depuis 2012, avec le rôle prépondérant des femmes, la population de la Syrie du Nord et d’Est a mis en place un système social qui permet à tous les groupes ethniques, religieux et culturels de la région de mener une vie pacifique, radicalement démocratique et libérée de la discrimination sexuelle.

Cette auto-organisation autonome a été créée par la foi déterminée en la démocratie, la liberté et la solidarité de tous les peuples. Dirigeant la lutte contre ce qu’on appelle l’État islamique, l’auto-organisation a créé un sentiment de sécurité et de stabilité, permettant à tous les peuples d’envisager collectivement l’avenir avec espoir, malgré les politiques bellicistes menées par les puissances hégémoniques mondiales et régionales qui protègent le statu quo en encourageant les conflits ethniques et religieux. Les alternatives démocratiques et vivantes, construites malgré les attaques constantes, les déplacements et les embargos économiques, ont rendu impossible pour les forces capitalistes d’affirmer leurs propres intérêts dans la région. Ils sont une épine dans le pied de ceux qui veulent imposer l’autoritarisme, la dépendance et l’exploitation aux peuples du Moyen-Orient.

L’invasion d’Afrin par l’État turc en janvier 2018 a été une attaque contre l’espoir, la coexistence et la démocratie dans les communautés de la région, symbolisée par l’autonomie démocratique dans le nord-est de la Syrie. En violation flagrante du droit international, l’État turc et ses mercenaires ont tué plus de 1 000 personnes (principalement des civils), détruit systématiquement des villages, des sites historiques et religieux, la nature et les ressources économiques de la population. Plus de 300 000 personnes ont été déplacées de force. Des extrémistes s’y sont installés à la place de la population déplacée et ont depuis lors travaillé avec la Turquie pour commettre quotidiennement des crimes contre l’humanité. Ils pillent des maisons, enlèvent des membres de familles qui n’ont pu s’échapper, violent des femmes, tuent des prisonniers sous la torture, brûlent la nature et volent les trésors culturels et antiques de la région. Toutes les structures autonomes de femmes qui y ont été construites au cours des six dernières années ont été détruites, la violence contre les femmes étant devenue la politique de l’occupation.

Cette fois-ci, le président turc Recep Tayyip Erdogan a essayé d’obtenir l’accord de la communauté internationale pour une occupation turque de toute la région du nord-est de la Syrie. L’autonomie démocratique du nord et de l’est de la Syrie a pu empêcher une attaque turque grâce à de grands efforts diplomatiques et a mis en œuvre toutes les mesures convenues avec Washington et Ankara pour la création d’une zone dite de sécurité ces dernières semaines. Cependant, les développements de ces derniers jours montrent clairement qu’Erdogan et l’Etat fasciste turc n’ont jamais pris leurs distances par rapport à une invasion du nord de la Syrie. Les dernières déclarations du président américain Donald Trump montrent également que la communauté internationale a tacitement accepté une telle attaque.

Suite à une conversation téléphonique entre Erdogan et Trump, la Maison-Blanche a annoncé que les forces de la coalition internationale se retireraient de la région et que la responsabilité de la lutte contre les restes de l’Etat dit islamique serait transférée en Turquie. Pour ceux qui ont mené la guerre contre DAESH sur le terrain, transférer la responsabilité de la lutte contre DAESH à ceux qui ont soutenu le groupe de toutes les manières possibles – sur le plan logistique et idéologique, avec des armes, du recrutement et des accords frontaliers – est une déclaration ouverte de guerre contre toutes les valeurs humaines. Une telle attaque ne signifiera pas seulement que, à l’instar de l’offensive de la Turquie contre Afrin, des milliers de civils seront tués et des centaines de milliers de personnes déplacées (dont des personnes qui ont déjà été réfugiées ou déplacées). Une telle opération mettra également en danger toutes les structures démocratiques alternatives qui se sont mises en place dans l’espace de liberté, de paix, de justice et de libération des peuples et des femmes. Le fait que les gouvernements gardent le silence face à ces menaces concrètes démontre clairement qu’il est dangereux pour le système patriarcal oppressif de laisser la révolution des femmes s’étendre.

Le peuple kurde, sous la direction d’Abdullah Öcalan, a un héritage de 40 ans d’organisation et de défense. De même, les FDS (Forces démocratiques syriennes) a déclaré : « En tant que forces démocratiques syriennes, nous sommes déterminés à défendre nos terres à tout prix. » Les Kurdes, les Arabes, les Turkmènes, les Arméniens, les Assyriens, les Syriens et les Syriens de la confédération du nord et de l’est de la Syrie, ayant réussi à survivre aux pires attaques, sont donc prêts à se défendre à nouveau. En particulier en tant que femmes, nous avons appris à nous défendre : à défendre notre terre, à défendre notre peuple, à défendre ce que nous sommes. La lutte héroïque des unités de défense des femmes (YPJ) a une fois de plus montré à toutes les femmes du monde que l’autodéfense est la seule garantie pour les femmes de vivre en liberté. Les États gardent le silence, parce qu’ils sont conscients que ce qui se construit dans le nord et l’est de la Syrie est un modèle alternatif au système patriarcal et capitaliste qu’ils représentent. Nous savons que nos alliés ne sont pas des gouvernements, des États et leurs armées, mais toutes les femmes qui se lèvent partout dans le monde pour renverser le patriarcat. Nos alliés sont les forces qui construisent un monde différent jour après jour et qui travaillent à le défendre.

Toutes les luttes pour la justice et la libération dans le monde se répercutent dans la révolution de la Syrie du Nord et d’Est. C’est donc à nos véritables alliés, les forces de la liberté, que nous faisons appel aujourd’hui : nous sommes ensemble dans cette lutte.

Descendez dans la rue et défendez la révolution des femmes de la Syrie du Nord et d’Est ! »

Mouvement des Femmes Kurdes d’Europe (TJK-E)

7 octobre 2019

Arîn Mîrkan, la héroïne kurde qui a terrorisé Daesh à Kobanê

0
La résistance du Rojava au nord et à l’est de la Syrie restera gravée dans l’esprit du peuple kurde, afin d’éclairer leur chemin de la liberté et de la coexistence, comme l’opération de sacrifice menée par Arîn Mîrkan lors de la résistance de Kobanê face à l’Etat islamique (EI ou DAECH) en 2014, alors que les armées syrienne et irakienne reculaient face à Daech.
(Quand les mercenaires de l’Armée syrienne libre (ASL), sous commandement de la Turquie ont envahi le canton kurde d’Afrin, une des premières choses qu’ils ont faites a été de détruire le village d’Arin Mirkan pour se venger de Kobanê.)
 
🔹Qui est Arîn Mîrkan ?
 
Arîn Mîrkan de son vrai nom Dilara Gênc est née en 1992 dans un village d’Afrin, à Mobata, village d’Husê, également connu sous le nom de « Mîrkan ». Elle a rejoint les rangs du Mouvement pour la libération du Kurdistan en 2007, elle a rejoint la révolution du Rojava et a pris sa place au sein des YPJ pour défendre la dignité de son peuple. Mais elle est rapidement devenue un modèle pour ses camarades grâce à son esprit plein d’humour, sa forte personnalité, sa pensée profonde et sa recherche constante de liberté et des droits des femmes.
 
🔹La résistance d’Arîn et Kobanê
 
En 2014, après que les mercenaires de Daesh eurent pris le contrôle de la ville irakienne de Mossoul et de Raqqa et l’eurent déclarée capitale de leur califat présumé, ils assiégèrent le canton de Kobanê de trois côtés et l’attaquèrent de façon sporadique, jusqu’au 15 septembre pour lancer la plus grande attaque depuis trois fronts sur des centaines de kilomètres. Au sud, à l’est et à l’ouest du Kobanê, et au sud de la Turquie (Kurdistan du nord sous l’occupation turque).
 
Avec plus de 400 000 civils, les YPG/YPJ et la salle d’opérations du volcan dEuphrate ont cherché à secourir les civils exterminés par Daesh, ce qui a permis à ce dernier d’atteindre rapidement les faubourgs de Kobanê. et demi. Daesh a utilisé des armes lourdes, des chars et de l’artillerie d’une portée allant jusqu’à 30 km, alors que les combattants des YPG/YPJ ne disposaient que de quelques armes légères.
 
Les YPG/YPJ et la salle d’opérations du « volcan d’Euphrate » ont cherché à secourir plus de 400 000 civils menacés d’être exterminés par Daesh, ce qui a permis à ce dernier d’atteindre rapidement la périphérie de Kobanê.
 
🔹Arîn mène une opération de sacrifice et la résistance entre dans une nouvelle phase
 
Avec l’arrivée des mercenaires de Daesh sur la colline de Mashta Noor surplombant la ville de Kobanê, de féroces combats ont éclaté entre les combattants des YPJ/YPG d’une part, et les mercenaires d’autre part. Les affrontements se sont intensifiés à une distance maximale de quelques mètres, le 5 octobre 2014, au sommet des combats, Daesh a estimé que c’était le dernier jour pour entrer dans la ville .Après la tentative de prise contrôle total de la colline de Mashta Noor par les mercenaires, Arîn Mîrkan, qui combattait dans l’un des petits groupes de la colline, se dirigea vers un groupe de mercenaires pour les disperser en se sacrifiant. Son sacrifice a entraîné la mort de dizaines de mercenaires de Daesh, et la panique a commencé à se répandre entre eux. A ce moment-là, ils ont réalisé que leur but de contrôler la ville serait difficile.
 
🔹Arîn Mîrkan est un tournant important dans l’histoire de la résistance
 
L’opération de sacrifice menée par Arîn Mîrkan a attiré les yeux de tous les mondes sur la région et sur le risque encouru le monde entier et en particulier pour le Moyen-Orient. Le 7 octobre 2014, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé les puissances mondiales susceptibles d’intervenir d’urgence d’agir rapidement pour Kobanê, dans une déclaration suivie de l’Envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Stéphan Dee. Mistura a ensuite déclaré à la BBC que les Kurdes de Kobanê se défendaient courageusement et que la communauté internationale ne permettrait pas que la ville tombe entre les mains de mercenaires de Daesh.
 
Pour sa part, le président du Parlement européen, Martin Scholes, rencontrait des membres de la communauté kurde au Parlement européen, leur déclarant : « Il est urgent d’intervenir contre les attaques de mercenaires de Daesh à Kobanê. »
 
« Les habitants de la ville ont montré au monde entier combien ils sont déterminés à protéger leurs valeurs et leurs droits fondamentaux, ainsi que toutes les formes de résistance face à l’injustice », déclarait pour sa part le 11 Octobre, Catherine Ashton, Haute Représentante de l’UE pour la politique étrangère et de sécurité.
 
Au Kurdistan, les villes du Bakur (Kurdistan du nord) ont été témoins, les 6 et 7 et 8 octobre, de manifestations de masse que le gouvernement turc d’’AKP n’a pu contrecarrer. Les villes du Rojhilatê et du Başûr ont également été témoins de manifestations, ainsi que dans de nombreuses villes du monde jusqu’en Afghanistan.
 
Après la résonance mondiale de la résistance de Kobanê dans le monde entier, des lauréats du prix Nobel de la paix, philosophes, historiens, journalistes, représentants d’organisations sociales civiques et des milliers de personnes ont déclaré le 1er novembre « Journée Mondiale pour Kobanê ».
 
🔹La résistance des femmes à Kobanê a fait voler en éclats l’obscurité de Daesh
 
Après l’opération de sacrifice menée par Arîn Mîrkan sur la colline de Mashta Noor, et la résistance héroïque des combattantes des YPJ comme Ozgur, Zehre Penaber, Hebûn Dêrik et Evîndar, les femmes ont mené les batailles de la victoire contre Daesh depuis Kobanê, point de départ de la fin de Daesh, suivies de combats jusqu’à la victoire qui ont conduit à la libération de Raqqa et de Bagouz dans la campagne de Deri-ez-Zor le 23 mars 2019, menées par des femmes syriennes du nord et de l’est du pays.
 
🔹L’esprit d’Arîn vit dans la résistance pour libérer Afrin, sa ville natale
 
Lors de la résistance contre l’occupation turque, la combattante Avista Khabur a mené une opération de sacrifice contre l’armée d’occupation le 28 janvier, terrorisant les forces d’occupation turques et ses mercenaires.
 

Création d’un collectif des combattant-e-s francophones du Rojava (CCFR)

0
Un collectif des combattant-e-s francophones du Rojava vient de voir le jour. L’annonce du Collectif des Combattants et des Combattantes Francophones du Rojava (CCFR) a été faite par la page Facebook du même nom.
 
Voici le communiqué du CCFR faisant le point sur leur rôle exacte :
 
« Nous, volontaires francophones de différentes unités composant les Forces Démocratiques Syriennes [FDS], avons décidé de nous constituer en un collectif.
 
Nous ne sommes ni une instance officielle des FDS ni une organisation comprenant en son sein uniquement des militants révolutionnaires, mais globalement ceux et celles qui se sont engagés, par les armes, en soutien à la révolution en cours au nord et à l’est de la Syrie.
 
Nous ne sommes pas non plus liés aux différents partis kurdes et, en tant qu’internationalistes, nous soutiendrons d’autres luttes à travers le monde.
Nous avons ainsi plusieurs objectifs.
 
Le premier est le suivi des volontaires à leur retour par l’entraide et l’accompagnement pour des besoins matériels, psychologiques et financiers (assistance judiciaire, accès au logement, au travail, à l’éducation, etc.). En effet, nombre d’entre-nous devons faire face à un retour à une vie civile peu accueillante et peu compréhensive de notre engagement, poussant plusieurs à mettre fin à leurs jours.
 
Pour ce faire, nous mettons en place une structure permettant une telle prise en charge avec plusieurs acteurs de la santé et du social (psychologue, avocat, assistant social, etc.). Il est pour nous primordial, suite à plusieurs suicides d’anciens volontaires et au malaise que plusieurs autres subissent au quotidien, de se doter de tels outils.
 
Dans le même sens, nous souhaitons y inclure les familles de nos amis et camarades martyrs, tombés dans la lutte pour cette révolution, que ce soit en combattant l’État
Islamique, le régime syrien ou l’État turc, et celle de ceux qui se sont ôtés la vie chez eux, victimes d’un mal profond suite à leur expérience.
 
Notre second objectif d’être une structure de communication efficiente afin de partager l’actualité de la situation militaire et politique de la révolution organisée aujourd’hui par l’Administration Autonome de la Syrie du Nord et de l’Est. Ainsi, nous désirons nous défendre contre les attaques à notre égard venant de la part de groupes de réflexions, de journalistes ou de politiques. Nous souhaitons aussi être un canal officiel face aux individus qui mentent autour d’eux sur leur expérience en Syrie, voire en l’inventant totalement, qui insultent notre combat et la mort de nos martyrs dans un intérêt égoïste voire pécuniaire.
 
En opposition à ceux qui en donnent une vision apolitique et aseptisée, nous considérons que ceux et celles ayant passé plusieurs semaines et plusieurs mois sur le terrain du côté des camarades des FDS sont les seuls à pouvoir parler légitiment de notre combat. Ceci se fera notamment par la rédaction de communiqués si nécessaire, que cela soit pour analyser notre engagement en Syrie ou pour dénoncer ceux décrits précédemment.
 
Notre troisième objectif est d’organiser la solidarité internationale avec cette révolution en établissant des ponts entre les organisations sur place et celles de nos pays respectifs ainsi que, plus largement, l’opinion publique. Un tel travail permet de même de faire vivre la mémoire de nos amis et de nos camarades, notamment par la réalisation d’un travail d’archivage du volontariat en Syrie, mais aussi de valoriser politiquement le volontariat internationaliste.
 
Nous ne résumons pas notre militantisme au Rojava ni aux FDS. Internationalistes, nous soutenons les luttes qui tentent de faire disparaître les différentes formes d’oppression, et combattons pour un monde plus juste, pour construire un avenir meilleur pour l’Humanité. »

La Turquie va envahir le Rojava avec la bénédiction de Trump

0
SYRIE / ROJAVA – Depuis plusieurs semaines, le président turc, R.T. Erdogan déclare ouvertement que son pays va envahir le Rojava pour écraser la révolution kurde qui est un espoir de paix et de fraternité pour tout le Moyen-Orient. Si la Turquie envahit le Rojava, on peut s’attendre à des massacres encore pire que ce qu’on a vu à Afrin.
 
Ce dimanche 6 octobre, l’administration américaine a annoncé que « les troupes américaines stationnées en Syrie allaient se retirer des abords de la frontière turque car la Turquie va bientôt mettre en oeuvre une opération prévue de longue date dans le nord du pays. » (Huffingtonpost)

La Turquie désormais responsable de tous les combattants capturés de l’EI dans la région

« Le gouvernement des États-Unis a pressé la France, l’Allemagne et d’autres pays européens, d’où viennent beaucoup des combattants de l’EI [Etat islamique ou DAECH] capturés, de les reprendre, mais ils ne veulent pas et refusent”, a dit la Maison Blanche. “La Turquie va maintenant être responsable pour tous les combattants de l’EI dans la zone, capturés dans les deux dernières années”, a-t-elle ajouté. »(Huffingtonpost)
 
L’annonce de retrait est confirmée par ANF qui écrit ce matin que : « les forces de la coalition internationale auraient commencé à se retirer des postes d’observation frontaliers de Serêkaniyê et Girê Spî, dans la région de l’Euphrate. »
 
Cette annonce est un nouveau coup mortel porté aux Kurdes et tous les peuples de la Syrie du Nord et d’Est qui veulent vivre ensemble, réunis autour d’un projet démocratique, sans être à la merci des dictateurs sanguinaires – dont Bashar al-Assad – qui hantent la région depuis des décennies.
 
Nous sommes de nouveau témoin de la solitude des Kurdes encerclés de toutes parts et dont les bourreaux sont soutenus à la fois par la Russie de Poutine et les Etats-Unis de Trump. Mais les Kurdes ont déclaré ne pas attendre les bras croisés devant cette nouvelle boucherie annoncée par la Turquie et ont ajouté qu’ils se battraient jusqu’à leur dernier souffle – tout en sachant qu’ils n’auront pas les mêmes armes que la Turquie qui fait partie de l’OTAN…
 
Vous avez vu l’invasion d’Afrin, les massacres et le nettoyage ethnique qui y ont été commis ? Alors, imaginez ce qui se passera au Rojava, où 6 millions de civils kurdes, arabes, arméniens, turkmènes sans défense risquent d’être chassés de leurs terres, en cas d’invasion turque.
 
 

PARIS – Repas de soutien aux prisonniers politiques en Iran et au Rojhilat

0
PARIS – Ce midi, une centaine de personnes sont venues déguster des plats préparés par des militants kurdes du Rojhilat à la cantine des Pyrénées, dans le XXème arrondissement de Paris.

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes souriantes

Image
Une activiste du Kurdistan Human Rights Network (Réseau des droits humains du Kurdistan – KHRN) a décrit brièvement la situation des travailleurs en Iran et la répression, toujours féroce, qui s’abat sur tout le monde : les travailleurs, les activistes de l’environnement, les militants des droits humains…
Image
Certaines personnes ont pu écrire des messages de solidarité aux Iraniens en lutte qui subissent la répression du régime iranien grâce aux feuilles de papier mises à leur disposition. 

Les bénéfices du repas seront reversés aux familles des prisonniers politiques en Iran et au Rojhilat.
L’image contient peut-être : nourriture

Les Kurdes syriens déclarent qu’une attaque turque aiderait les combattants de DAECH à s’enfuir

0
ROJAVA / SYRIE – L’auto-administration de la Syrie du Nord-Est a déclaré samedi que toute nouvelle attaque turque déstabiliserait la région et aiderait l’État islamique à se réorganiser tandis que ses militants emprisonnés s’échapperaient.
 
L’administration, dirigée par des Kurdes et soutenue par les Etats-Unis, a déclaré qu’une telle attaque servirait « le terrorisme et constituerait une réelle opportunité pour l’État islamique (EI ou DAECH) de se réorganiser et de prendre ainsi le contrôle de vastes zones de la Syrie ».
 
Elle a ajouté que cela fournirait également une opportunité aux milliers de membres de l’État islamique détenus par les Forces démocratiques syriennes (FDS) et à leurs familles dans des camps et des prisons « de fuir, ce qui constituerait une menace pour la région et le monde ».
 
Samedi, Erdogan a déclaré dans un discours à son parti Justice et développement (AKP) que la Turquie préparait un assaut transfrontalier et avait achevé ses préparatifs en ce sens. De plus, Erdogan a informé mardi le parlement turc de ses intentions en Syrie, notamment en ce qui concerne les 3,6 millions de réfugiés syriens vivant actuellement en Turquie.
 
Un tel plan, s’il était mis en œuvre, entraînerait un changement démographique radical, créant une «ceinture arabe» entre les régions de Turquie et de Syrie peuplées de Kurdes.
 
En outre, l’administration a averti qu’une telle attaque déplacerait «des millions de Syriens non armés». Cela pourrait contraindre les Syriens à «quitter la région dans divers pays du monde, ce qui entraînerait un désastre humanitaire».
 
Au cas où la Turquie lancerait une attaque, des responsables du gouvernement régional du Kurdistan (GRK) ont déclaré s’attendre à ce que des milliers de personnes fuient à l’est dans la région du Kurdistan.
 
De plus, cela menacerait également la fragile stabilité que la coalition dirigée par les États-Unis, en partenariat avec les FDS, a établie dans le nord-est de la Syrie, tout en laissant entrevoir la perspective de la réémergence de l’État islamique.
 
Les FDS soutenues par les Etats-Unis ont déclaré samedi qu’elles « n’hésiteraient pas à transformer toute attaque non provoquée de la Turquie en une guerre sans merci sur toute la frontière pour se défendre et protéger notre peuple ».
 
L’administration a déclaré qu’elle était prête au dialogue et à la paix, « mais si la Turquie exécute ses menaces, nous ne pourrons exercer que notre droit légitime de défendre notre terre et les différentes composantes de notre peuple avec notre force, notre détermination et notre volonté ».
 
L’administration dirigée par les Kurdes a également souligné qu’elle était prête à dialoguer avec les voisins et à préserver l’unité de la Syrie, en déclarant: « Nous avons toujours essayé de présenter le dialogue qui constitue la meilleure solution pour tous les problèmes ».
 
L’administration a appelé « la communauté internationale avec toutes ses institutions à faire pression sur la Turquie pour empêcher toute agression ».
 
Elle a également appelé l’ONU, l’Union européenne et la coalition dirigée par les États-Unis « à prendre des positions qui réduisent la menace et le danger pour la Turquie ».
 

Nouveau meurtre dans le camp d’Hol-Camp abritant des femmes de l’EI

0
SYRIE – Le nombre de meurtres augmente dans le camp d’al-Hol abritant des familles liées à l’Etat islamique (EI). Le corps d’une femme de l’EI a été découvert dans le camp aujourd’hui.
 
Les femmes liées à EI (également appelé DAECH ou ISIS) hébergées dans le camp d’al-Hol près de la ville kurde d’Heseke continuent de représenter un grand danger pour le camp qui abrite 71 000 personnes.
 
Selon les informations obtenues, des membres des forces de sécurité intérieure pour femmes ont commencé un interrogatoire dans la section 8 du camp et ont retrouvé le corps d’une femme appartenant à l’Etat islamique. Le cadavre a été emmené à l’hôpital pour autopsie.
 
Selon des informations initiales, les femmes de DAESH / ISIS qui séjournent dans le camp sont responsables du meurtre. Citant les premiers résultats, les médecins du camp ont déclaré que la femme avait été étranglée hier.
 
Danger croissant des islamistes
 
Jeudi dernier, un jeune homme a été tué à coups de couteau dans le camp. Selon l’administration du camp, Abdullah Ahmad, l’homme assassiné qui était originaire d’al-Bab, a été attaqué par des femmes de l’Etat islamique car il avait rejeté l’idéologie de l’organisation terroriste. Alors qu’il est mort sur place, les efforts continuent pour trouver les responsables du meurtre.
 
Le 30 septembre, les forces de sécurité du camp de Hol sont intervenues auprès des femmes de l’Etat islamique qui avaient mis en place un tribunal secret. Il y a eu une fusillade au cours de laquelle une femme djihadiste a été tuée et sept autres blessées.
 
Le 29 septembre, des femmes russes de l’Etat islamique ont attaqué et blessé une femme résidant dans le camp parce qu’elle ne s’était pas conformée à l’idéologie de l’Etat islamique.
 
Le même jour, un corps de femme a été découvert dans les égouts du camp.
 
Plus de 71 000 personnes vivent dans le camp de Hol, y compris celles cherchant une protection contre DAESH. Un espace séparé a été créé pour les familles de DAECH.
 
Mazlum Abdi, commandant général des Forces démocratiques syriennes (FDS), a récemment comparé la situation dans le camp à une « bombe à retardement ». L’administration autonome du nord et de l’est de la Syrie appelle depuis longtemps les pays d’origine des membres de l’Etat islamique dans les camps et les prisons de la région à reprendre leurs ressortissants. À quelques exceptions près, cet appel reste sans réponse. Cette situation est particulièrement tragique pour les enfants des membres de l’Etat islamique, qui n’ont aucune chance d’échapper à l’endoctrinement islamiste.
 

ROJAVA. Les FDS promettent de mener une guerre totale à la Turquie en cas d’attaque

0
SYRIE / ROJAVA – Lors d’une conférence de presse, le chef du bureau des médias des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mustafa Bali, a déclaré que si la Turquie menait une attaque militaire unilatérale contre les régions du nord et de l’est de l’Euphrate (au Rojava), ils la transformeront en une guerre totale contre la Turquie.

Bali a déclaré que les menaces turques s’inscrivaient dans le cadre de l’occupation du Nord et de l’Est de la Syrie et du soutien à l’Etat islamique (DAECH / ISIS) pour se réorganiser.
 
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé samedi que son pays « mènera des opérations aériennes et terrestres dans l’est de l’Euphrate, pour y établir « la paix » [pour mettre fin à l’autonomie kurde].
 
Réagissant aux menaces d’Erdogan, les FDS ont promis samedi de mener une « guerre totale » à la Turquie « en cas d’attaque non provoquée ».
 
Bali a souligné que l’assaut turc sur la région conduira à « un vide militaire et sécuritaire dans les zones libérées », notant qu’une partie des FDS se retireront des zones libérées et se dirigeront vers la protection des zones frontalières dans ce cas ».
 
Il a souligné qu’en tant les « FDS soutiennent la solution politique et mettent en œuvre ce qui doit être fait conformément au « mécanisme de sécurité », tout en notant que l’agression turque invaliderait l’accord du « mécanisme de sécurité ».
 
Le président turc a souligné que « les patrouilles terrestres et aériennes sont des mots » et a déclaré que « les discussions sont terminées pour ceux qui nous sourient et nous procrastinent avec des pourparlers diplomatiques sous prétexte de tenir notre pays à l’écart des organisations terroristes ».
 

ROJAVA. Les YPJ rendent hommage à Arîn Mîrkan et Rêvana Kobanê

0
ROJAVA – KOBANÊ – Les combattantes des unités de défense des femmes (YPJ) de la région de l’Euphrate ont organisé une cérémonie à Kobanê pour rendre hommage à Arîn Mîrkan et Rêvana Kobanê, devenues martyres dans des actes de sacrifice face à DAECH il y a 5 ans.
 
« UN PONT POUR LA LIBERTÉ »
 
S’exprimant lors de la cérémonie au cimetière de Martyre Dicle, la commandante des YPJ, Kurdistan Serêkaniyê, a déclaré : « Avec la résistance à Kobanê, nous avons réappris à faire des sacrifices pour la liberté, dont le coût est trop élevé. Les sacrifice faits par les martyres Arîn et Rêvana sont devenus un pont vers la liberté. »
 
« SYMBOLE CONTRE L’ESCLAVAGE »
 
Kurdistan Serêkaniyê a également rappelé Avesta Xabur, tombée martyre lors d’une action de sacrifice contre l’armée d’invasion turque et les mercenaires alliés à Afrin. Elle a souligné que la résistance des femmes à Kobanê et à Afrin était devenue un symbole de la lutte contre l’esclavage et l’atrocité.
 
« L’histoire du peuple kurde regorge de sacrifices. Bese à Dersim, Avesta Xabur à Afrin et Arin à Kobané sont devenues les représentantes de la philosophie de l’être libre contre l’invasion. »
 
Les combattantes des YPJ se sont ensuite rendues à la colline de Mishtenur où les combattantes kurdes Arîn Mîrkan et Rêvana Kobanê sont tombées martyres.
 

L’invasion du Rojava est la préoccupation majeure de la Turquie

0
SYRIE / ROJAVA – Le commandant des forces arabo-kurdes, Mazlum Abdi dénonce les menaces d’invasion du Rojava par la Turquie : « Erdoğan ne se préoccupe pas de la sécurité mais de l’invasion ».
 
Mazlum Abdi, commandant général des Forces démocratiques syriennes (FDS), s’est exprimé concernant les menaces actuelles de la Turquie contre la Syrie du Nord et de l’Est. Il a souligné que le régime turc ne s’intéressait pas à la « sécurité des frontières », car il était satisfait de la mise en œuvre de l’accord de sécurité, mais à l’occupation de la région et à la constitution d’une colonie. Abdi a souligné que ni eux ni la coalition n’accepteraient une telle approche.
 
Abdi a également évoqué le comité constitutionnel pour la Syrie dicté par la Turquie, la Russie et l’Iran aux Nations Unies et a déclaré qu’il ne prendrait pas les décisions de ce comité avec sérieux, tant qu’un tiers de la Syrie n’y était pas représenté.
 
La « zone de sécurité » n’est qu’un rêve
 
Abdi a souligné que le chef de l’AKP et président turc Recep Tayyip Erdoğan avait annoncé devant le monde entier lors de son discours à l’Assemblée générale des Nations unies qu’il souhaitait envahir le nord-est de la Syrie et que son plan était prêt à cette fin.
 
Il a continué : « Il est parfaitement clair qu’il s’agit d’un plan d’invasion impliquant une structure démographique changeante, c’est-à-dire visant à clarifier la région. La mise en œuvre de ce plan est impossible. Ni nous, ni les peuples syriens, ni aucune puissance internationale ne pouvons l’accepter. Les peuples du Nord et la Syrie orientale n’autorisera pas ce plan. Même le peuple syrien actuellement en Turquie n’acceptera pas d’être transformé en un outil de ce plan. La Syrie septentrionale et orientale n’est ni abandonnée ni sans défense. Amener les autres ici, construisant des villes et des villages pour eux et distribuant des pour eux, les champs ne sont qu’un rêve et il ne sera jamais possible de réaliser ce plan. »
 
Tout le monde peut rentrer à la maison
 
« Voici ce que nous avons tous accepté : tous les réfugiés, qu’ils se soient réfugiés en Turquie ou ailleurs, peuvent retourner chez eux, dans leur propre pays. C’est ce que nous avons accepté en tant que partie du «mécanisme de sécurité» pour le nord et l’est de la Syrie. Le retour de ces personnes sera pris en charge. Il n’y a qu’une seule condition: s’il y a des personnes parmi les rapatriés qui ont commis des crimes contre la population, elles seront traduites en justice. Personne n’est empêché de revenir. »
 
Le « mécanisme de contrôle des frontières » est mis en œuvre
 
Le commandant des FDS a souligné qu’un accord sur la sécurité des frontières avait été conclu entre les Etats-Unis et la Turquie, ainsi que les Etats-Unis et les FDS, et a ajouté : « Le mécanisme est censé être mis en oeuvre en trois étapes. Jusqu’à présent, il a fonctionné sans problème. En tant que FDS, nous pouvons dire que la feuille de route définie dans cet accord, en d’autres termes, que le calendrier avance bien, que certaines étapes devraient être achevées d’ici la fin du mois dernier et que c’est ce qui s’est passé. sont en cours de mise en œuvre. Il n’y a pas de problème visible. L’accord est mis en œuvre comme convenu, et il continuera donc. Il faudra du temps pour tout compléter. »
 
Grosse erreur de la commission constitutionnelle
 
Abdi a critiqué le fait que non seulement la population kurde, mais aussi les Arabes, les Turkmènes et les Syriaques, c’est-à-dire tous les peuples du nord et de l’est de la Syrie, aient été exclus du Comité constitutionnel pour la Syrie imposé par les Nations Unies à la Turquie, l’Iran et la Russie. « C’est une grave erreur : un projet qui exclut les représentants des peuples du nord et de l’est de la Syrie, soit un tiers du pays, ne peut aboutir. Nous supposons que cela a été fait sous la pression de l’état turc. Ceux qui soutiennent la formation du comité semblent en être satisfaits. C’est une grosse erreur. Si les mandataires et les représentants de cette région ne participent pas au processus de résolution, nous n’accepterons pas les résultats. (…). Si une solution est vraiment recherchée, alors la participation des représentants de cette région est une condition préalable. De même, l’approbation des peuples de cette région est absolument nécessaire à la formation d’une constitution. »