Au Kurdistan d’Irak, la Turquie abat la forêt et chasse les villageois kurdes
Les Kurdes privés du droit à la vie alors que leur cœur continue de battre
Les Kurdes syriens demandent à la France de les inclure au processus politique en Syrie
PARIS – Une délégation de responsables du Rojava en visite officielle à Paris a demandé à la France de les inclure aux pourparlers sur l’avenir politique de la Syrie.
Mercredi, une délégation de l’Administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est (AANES) en France a demandé à être impliquée dans le processus politique en Syrie et à bénéficier de services dans les domaines de l’éducation et de la santé.
La délégation de l’AANES a rencontré le chef de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française Jean-Louis Bourlanges, sur invitation officielle.
Lundi, la délégation d’AANES est arrivée à Paris. La délégation comprenait le co-président du conseil exécutif de l’AANES, Hamdan al-Abd, la co-présidente du conseil civil de Raqqa, Leyla Mustafa, la coprésidente de l’université du Rojava, Gulistan Sido et le représentant du Rojava en France, Khaled Issa.
Al-Abd a déclaré qu’ils ont demandé que l’AANES soit impliquée dans le processus politique et la rédaction de la constitution pour le règlement du conflit syrien conformément à la résolution 2254 du Conseil de sécurité.
« Nous avons également demandé un soutien international pour la reconstruction et la mise en place de projets de développement pour éliminer le chômage et fournir un soutien humanitaire aux camps de réfugiés dans le nord-est de la Syrie », a ajouté al-Abd dans une interview exclusive avec North Press.
La délégation a également appelé à soutenir les secteurs de l’éducation et de la santé dans le nord-est de la Syrie, selon al-Abed.
Bourlanges a déclaré que la délégation reflétait la réalité de la politique du nord-est de la Syrie qui est basée sur la coexistence entre les communautés et l’égalité homme-femme.
« Vous avez combattu le terrorisme dans le nord-est de la Syrie dans des circonstances difficiles, et malgré toutes ces difficultés, vous avez cherché tout le temps à construire un système démocratique », a-t-il ajouté à l’intention de la délégation invitée.
Al-Abd a décrit la position de la France comme étant « claire depuis le début » et a remercié le peuple et le gouvernement français pour leur soutien au projet de l’AANES.
Il considère que l’égalité entre les communautés et le respect de la diversité culturelle, l’égalité homme-femme, et ethnique dans le nord-est de la Syrie « touchent aux principes français. »
« Les Kurdes ont subi des injustices tout au long de l’histoire et ont été privés de leurs droits. Aujourd’hui, ils se battent pour obtenir la démocratie », a déclaré Bourlanges.
« Cela contribue à la construction d’un pays démocratique et stable qui garantit les droits de chacun », a-t-il souligné.
Leyla Mustefa, quant à elle, a expliqué la situation actuelle à Raqqa.
« Les travaux de reconstruction se poursuivent. Il y a beaucoup de lacunes dans les services dans nos régions, comme l’eau potable et la construction de ponts. Des conditions adéquates doivent être créées pour que les habitants de Raqqa retournent sur leurs terres », a-t-elle déclaré.
La visite de la délégation doit se poursuivre jusqu’au 11 juin.
Via North Press
KURDISTAN DU SUD. Le parti UPK dit être contre une guerre inter-kurde
KURDISTAN DU SUD – Alors que la PDK du clan Barzanî a multiplié les déclarations belliqueuses visant la guérilla kurde tenue responsables de la mort de plusieurs peshmergas ces derniers jours en pleine invasion militaire turque dans la région kurde d’Irak, l’UPK du clan Talabanî vient de condamner toute guerre fratricide inter-kurde par la voix de son coprésident Lahur Sheikh Jangi.
Le coprésident de l’Union nationale du Kurdistan (UPK) Lahor Sheikh Cengî a rencontré le commandement général des Forces peshmergas du Kurdistan à Qelaçulan.
Cheikh Cengî a parlé de la situation sécuritaire au Kurdistan du Sud et a souligné qu’il est contre
« Nous ne participerons ni ne soutiendrons un combat dans lequel le sang kurde sera versé par les Kurdes », a déclaré Lahur Sheikh Jangi, coprésident de l’Union patriotique du Kurdistan (Yekitiya Nîştîman a Kurdistanê, YNK), lors d’une réunion avec des commandants militaires de haut rang de l’UPK.
Via Xwebûn
FRANCE. Retour d’une délégation d’ONG et d’élus locaux qui s’était rendue au Rojava
PARIS – Une délégation française composée d’ONG, d’élus locaux et des représentants de la Fondation Danielle Mitterrand en visite au Rojava et au Bashur est rentrée en France après 12 jours d’échanges avec les administrations kurdes des deux régions.
La Fondation Danielle Mitterrand a publié un communiqué annonçant brièvement les échanges menées au Rojava et dans les villes de Koya et Soran au Kurdistan du Sud.
Voici le communiqué de la Fondation Danielle Mitterrand:
« Une délégation composée de membres de la Fondation Danielle Mitterrand, d’élus locaux et régionaux ainsi que de représentants de municipalités et d’ONGs s’est rendue au Nord et à l’Est de la Syrie (ainsi qu’au Kurdistan d’Irak) fin mai.
Cette mission, à l’initiative de la Fondation, d’une dizaine de jours avait pour objectif principal de tisser des liens de solidarité concret entre acteurs locaux (associations, municipalités, coopératives) de la région et municipalités et associations françaises. La délégation s’est rendue à Derik, Qamishlo, Amude, Hassake, Raqqa et Kobane, elle a pu rencontrer de nombreux acteurs, projets et prendre connaissance des enjeux principaux actuels sur le territoire, notamment autour des questions critiques de l’eau et de la reconstruction du territoire après la guerre contre l’organisation État Islamique et les attaques continues de l’État Turc.
Elle a également pu (re)découvrir de nombreux projets inspirants de reconstruction démocratiques, écologiques, inclusifs portés par les populations et institutions locales, en particulier les femmes, à commencer par le projet de marché de femmes que soutient la Fondation à Qamishlo.
Il est inutile de préciser que cette mission, à l’initiative de la Fondation, est totalement indépendante du gouvernement Français et que la délégation ne représentait pas la France comme cela a été clairement précisé à l’ensemble de nos interlocutrices et interlocuteurs.
Des restitutions publiques seront organisées et des articles publiés dans les semaines à venir. Une présentation plus complète du réseau JASMINES, lié à cette délégation, ainsi que de ses membres, sera alors diffusée.
Il est à noter que la délégation a également profité de sa présence dans la région pour rencontrer des représentants des villes et universités de Koya et Soran au Kurdistan Irakien. »
Consensus entre Ankara et Bagdad devant l’invasion du Kurdistan du Sud par la Turquie

La Turquie veut provoquer une guerre entre le PDK et la guérilla kurde
TURQUIE. Les femmes se battent pour le maintien de la Convention d’Istanbul
AFRIN. Un Kurde meurt torturé par les gangs de la Turquie
Mohamed Misto du village de Be’ye de Sherwaw a été enlevé par la Faylaq al-Cham (« Légion du Levant » ou la « Légion du Cham ») et emmené à la prison d’Ayska. Il fût libéré dix jours plus tard après que sa famille ait payé une rançon de 100 dollars américains et 5 bidons d’huile d’olive.
Misto a été enlevé à nouveau le 15 avril alors qu’il se rendait au travail dans ses champs. Il fût torturé pendant trois jours à Ayska puis il a été transféré à un hôpital d’Afrin, où il est décédé le 4 juin. Sa famille a récupéré son corps après avoir payé un million de livres syriennes.
KURDISTAN DU SUD. Les 5 peshmergas ont été tués par une attaque aérienne
