Accueil Blog Page 758

ROJAVA. « La ceinture turco-daechienne remplace la ceinture arabe »

0

SYRIE / ROJAVA – « La démographie des terres les plus stables et les plus sûres de Syrie est modifiée par le plan conjoint de l’ONU, des États-Unis, de la Russie et de l’Union européenne. La « ceinture arabe », qui avait été construite par le régime Baas, a été transformée en une « ceinture turco-daechienne » par le réseau international de pyromanes », écrit le journaliste kurde Ferda Çetin dans l’article ci-dessous.

Un jeu de dupes qui se déroule insidieusement sous les yeux de tous

Les acteurs sont « respectés », donc ses illusions sont plus que prévues. Au Rojava, les Kurdes et d’autres peuples sont expulsés de leurs terres où ils vivent depuis des centaines d’années. Ces terres ont été prises aux propriétaires remis à la Turquie et à DAECH.

La Chambre des représentants américaine, l’ancien président de la Commission des affaires étrangères Eliot Engel, a décrit l’ancien président américain Donald Trump comme « un pyromane se faisant passer pour un pompier ».

Il y a tellement de pyromanes …

La démographie des terres les plus stables et les plus sûres de Syrie est en train de changer grâce au plan conjoint des Nations unies (ONU), des États-Unis, de la Russie et de l’Union européenne (UE). La « ceinture arabe », autrefois construite par le régime Baas, est maintenant transformée en une « ceinture turco-daechienne » par le réseau international de pyromanes.

À la frontière entre la Syrie et la Turquie, 50 000 maisons construites à Mashhad constituaient une partie importante de ce plan. Le premier objectif de ce puzzle est de construire des logements pour 1 million de réfugiés dans la « zone de sécurité ». Si rien n’est fait pour les empêcher, ces villes seront agrandies le long de la frontière.

La « ceinture turco-daechienne » créée dans le nord de la Syrie et au Rojava n’est pas achevée ; elle est mise en place étape par étape, les peuples de la région et le public mondial s’y habituent.

Souvenons-nous :

Le 18 janvier 2018, la Russie a ouvert son espace aérien à l’aviation turque, amenant des troupes à la frontière syrienne. Deux jours plus tard, l’armée nationale syrienne (SNA ou ANS), formée par l’armée turque et les groupes armés qui lui sont affiliés, a occupé Afrin.

Le 7 octobre 2019, l’administration américaine a annoncé le retrait de ses forces militaires en Syrie. Le 9 octobre 2019, les terres et l’espace aérien à l’est de l’Euphrate ont été ouverts à l’État turc. La Turquie, ainsi que les gangs de DAECH qui étaient à Serêkaniyê sont entrés et ont occupé Gire Spî. Le président turc Erdoğan a annoncé lors de la 74e Assemblée générale de l’ONU que la frontière syrienne serait transformée en « zone de sécurité ». Bien qu’il s’agisse d’une violation de la souveraineté de l’État, ni le Secrétaire général ni les membres de l’ONU n’ont émis d’objection.

Au contraire, le Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a déclaré qu’il soutenait l’invasion en disant : « L’ONU examinera les plans de zone de sécurité que l’État turc établira dans le nord de la Syrie », après sa rencontre avec Erdogan à Istanbul le 31 octobre 2019.

La chancelière allemande Angela Merkel a non seulement fourni toutes sortes de soutiens politiques et économiques à l’État turc, mais a également convaincu les pays de l’Union européenne de ce plan. Merkel a également convaincu les membres de l’Union européenne qui veulent réduire l’aide financière, de verser des aides supplémentaires à la Turquie. Il y a trois jours, Merkel a fait un pas de plus et a levé les sanctions contre la Turquie.

Au Rojava, la ceinture turco-daechienne a été menée ouvertement. En fait, tout le monde savait que le capitaine ment et a vu que les dés étaient pipés.

J’avais écrit dans cette rubrique le 8 novembre 2019 ;

« Les Kurdes et les peuples du nord de la Syrie seront expulsés de Serekaniyeê et Girî Spî et exilés dans les déserts syriens ; les bandes de violeurs, de pilleurs et de voleurs de DAECH seront placées sur leurs terres. La sensibilité de la Turquie qui tente de couvrir d’un mensonge est liée à sa sensibilité concernant la sécurité des frontières et l’affaire du terrorisme. Ce plan n’a pas de secret ».

Ils veulent mettre fin à leurs économies et productions autosuffisantes et les rendre dépendants.

Si ce plan est mis en œuvre, Erdogan construira des bâtiments pour les réfugiés et des villes avec le TOKI sur les terres abandonnées par les Kurdes. Les gangs de DAECH vivront dans leurs nouveaux lieux « dans la paix et la joie ».

Ainsi, l’afflux de réfugiés en Europe, en Russie et dans le Caucase sera évité. C’est le plan et les avantages communs de ceux qui soutiennent ouvertement et secrètement l’occupation turco-daechienne.

L’observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH ou SOHR) basé en Grande-Bretagne a déjà annoncé que 50 000 mercenaires de DAECH combattaient activement en Irak et en Syrie. Tous les combattants sont morts ? Se sont-ils tous évaporés ou sont-ils devenus invisibles ? Bien sûr que non.

Ils continuent à se battre pour la Turquie à Idlib, au Karabakh et en Libye. Les Nations unies, les États-Unis, la Russie, l’Allemagne et l’Union européenne savent très bien qu’ils sont sous le contrôle de la Turquie et savent très bien que c’est un crime au regard du droit international.

Après la guerre de Libye, ils ont trouvé une « nouvelle » tactique pour ne pas voir la vérité en face : des forces militaires sous le contrôle de la Turquie [au lieu de dire que ce sont des mercenaires islamistes enrôlés par la Turquie].

On attend un bénéfice de cette vulgarité : Ces mercenaires, dont ceux d’Al-Qaïda, d’Al Nosra ou de DAECH, sont des terroristes selon la communauté internationale et devront être capturés, jugés et sanctionnés. L’État turc, qui est leur principal soutien, fera inévitablement l’objet d’un jugement international.

En inventant le terme « les forces militaires turques », ils supposent que le meurtre, le vol, le pillage et le viol n’ont pas eu lieu ; par conséquent, DAECH et la Turquie seront acquittés. (…) Qu’est-ce qui rapproche ces forces qui ont des contradictions profondes et irréconciliables en Syrie ? Que peut-on faire contre ce grand siège et cette grande hostilité ? (…)

La version anglaise est à lire sur le site ANF

Tentatives du sabotage de la révolution féministe du Rojava

0

SYRIE / ROJAVA – Le 22 janvier dernier, des mercenaires de DAECH ont assassiné Saada al-Hermas, coprésidente du conseil municipal de Tel al-Shaer, et son adjointe, Hind al-Khudair, dans le canton kurde d’Hasakah. Un nouvel acte criminel ciblant le projet de libération des femmes promu par la révolution du Rojava.

 

Saada al-Hermas et Hind al-Khader

La responsable de l’organe responsables des droits des femmes au sien de l’administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est, Jihan Khedro, a déclaré : « (…) nous condamnons et dénonçons [l’assassinat des politiciennes] Saada al-Hermas et Hind al-Khudair, dans le district d’al-Dashisha, au sud du canton d’al-Hasakah (…) et nous disons que notre marche se poursuivra jusqu’à la victoire et la libération des femmes ».

Jihan Khedro

Cibler la liberté des femmes

Jihan Khedro a expliqué que ce crime « vise principalement à créer de la confusion et à répandre la terreur pour revenir sur cette volonté, sans parler d’instiller la peur dans le cœur des femmes qui travaillent dans les institutions de l’Administration autonome, afin de contrecarrer ce projet démocratique qui croit et vise la liberté des femmes en premier lieu ».

Elle a poursuivi : « Tout le monde sait que les femmes des régions du nord et de l’est de la Syrie sont devenues un exemple à suivre par le monde entier, et les ennemis du projet de l’Administration autonome, qu’il s’agisse de l’État turc ou de cellules affiliées au gouvernement syrien, visent à briser ce projet ».

L’adhésion des femmes

Jihan Khedro a ajouté : « Depuis la libération des régions du nord-est de la Syrie des terroristes de DAECH par les Forces démocratiques syriennes (…) les femmes, surtout les femmes arabes, ont rejoint en nombre le projet de l’Administration autonome, et de ce fait, les succès révolutionnaires et les valeurs de lutte dont elles bénéficiaient ont fait peur [aux ennemis du Rojava], par ce projet qui vise la liberté des femmes ».

L’Administration autonome distinguée par la place des femmes

La responsable du corps des femmes dans l’administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est , Jihan Khedro, a évoqué le ciblage des femmes et a déclaré « Les ennemis ciblent les femmes pour briser et contrecarrer ce projet, et parce qu’ils savent très bien que depuis sa création en 2014, sa continuité et sa force résident dans la présence des femmes dans tous les bureaux, organes et comités de l’Administration autonome. Donc ils essaient toujours de cibler les femmes qui sont organisées, qui réussissent et qui vont vers ce véritable projet démocratique ».

Jihan Khedro a ajouté: « Nous, le corps des femmes du Nord et de l’Est de la Syrie et les femmes de cette région, suivrons les pas des martyrs qui sont tombés pour la liberté de la région en premier lieu et la liberté des femmes en particulier ».

Une volonté forte

La responsable du corps des femmes dans le nord et l’est de la Syrie, Jihan Khedro, a également condamné le silence international et le silence des organisations humanitaires et de défense des droits de l’homme au sujet de ces massacres commis contre les femmes dans les régions du nord et de l’est de la Syrie, citant l’assassinat de militantes dans la campagne de Kobane, Zahra Berkel et ses camarades, et l’assassinat de la secrétaire générale du parti Avenir de la Syrie, Hevrin Khalaf. Elle a attribué ces cibles au fait qu’ « ils considèrent la libération des femmes comme une menace pour eux ».

Jihan Khedro a expliqué que tous les crimes commis par l’Etat turc s’ajoutent aux crimes des mercenaires de DAECH, Jabhet al-Nusra, et d’autres qui tentent de saper la volonté des femmes.

Elle a souligné que « cette volonté nous incite à rester unis contre les violations commises par les factions terroristes, avec le soutien du régime turc et des groupes extrémistes engagés par lui ».

Adhésion au projet de 11 000 martyrs

La responsable du corps des femmes dans l’administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie, Jihan Khedro, a conclu son discours en disant « Nous insistons et adhérons de plus en plus à notre projet démocratique, qui a été construit avec le sang de plus de 11.000 martyrs dans les régions du nord et de l’est de la Syrie, et nous y croyons. Nous, les femmes en premier lieu, devons préserver les acquis de nos martyrs et les sacrifices des femmes ».

ANHA

Empreinte et rôle des femmes au sein de l’Administration autonome du Rojava

0

SYRIE / ROJAVA – La coprésidente de l’administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est, Berivan Khaled, déclare que les femmes travaillant au sein de l’Administration autonome ont un rôle claire et tangible visant à encourager les femmes à jouer leur rôle actif dans la société et qu’elles lutent pour protéger les acquis des femmes et se débarrasser de la mentalité autoritaire.

Afin d’évaluer deux ans d’activité et de travail des femmes au sein de l’Administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est, l’agence ANHA a interviewé la coprésidente kurde de l’Administration autonome, Berivan Khaled, qui a attiré l’attention sur le rôle des femmes au sein de l’administration, soulignant les difficultés auxquelles elles sont confrontées, tout en insistant sur l’importance de l’influence et de la présence positive des femmes dans l’Administration et au coeur de l’appareil de décision.

Comment les femmes se sont-elles organisées au sein de l’administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie, et comment pouvez-vous évaluer leur statut dans les deux ans qui suivent la création de l’administration ?

Les femmes au sein de l’Administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est, ainsi que des organisations civiles, ont assumé leur rôle dans tous les domaines, que ce soit dans la sphère politique, économique et militaire, et ont pris leur rôle de premier plan dans le domaine administratif.

Les femmes se sont organisées au sein de l’Administration autonome depuis le début de son annonce, d’abord dans les régions d’al-Jazira, d’Afrin et de l’Euphrate, puis dans les Administrations civiles de Tabqqa, Raqqa, Manbij et Deir Ezzor (…).

Cette organisation était au niveau de la co-présidence dans tous les organes, bureaux et comités, et au niveau des députés sous le nom de Coordination des femmes dans l’administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie.

Qu’est-ce que la présence des femmes a changé dans l’administration autonome et qu’est-ce qu’elle y a ajouté ?

Les femmes ont une empreinte claire dans l’administration en général, et une présence positive et efficace dans tous les aspects, qu’ils soient administratifs ou organisationnels, même s’ il y a des obstacles, des difficultés auxquelles elles sont confrontées lors de leur participation aux coprésidences, le fait que les femmes dans notre société souffrent de la mentalité masculine qui n’accepte pas leur rôle au niveau de la coprésidence (…) au centre de décision et de responsabilité.

Bien sûr, les femmes font partie de la société, elles en représentent le segment le plus important, elles ont fait face à des difficultés et à des défis, et ont beaucoup souffert en 2020, tout comme la société en général, mais leur souffrance a été plus grande, et malgré les difficultés, les obstacles et les critiques, elles ont eu un rôle de premier plan et une empreinte claire dans tous les domaines. Grâce aux directives, à l’adhésion des femmes à leur essence et à l’esprit de responsabilité pour la protection de leurs acquis et de ce projet – car elles sont les premières responsables de la protection de ce projet et des acquis des femmes au sein de la révolution de la Syrie du Nord et de l’Est – les femmes ont joué un rôle positif dans tous les domaines de l’administration, qu’elle soit militaire, administrative, politique ou sociale, et ont en quelque sorte réussi à surmonter ces difficultés avec l’esprit des femmes libres.

Comment les femmes luttent-elles contre la mentalité masculine par leur présence dans l’administration autonome ? Comment jouent-elles leur rôle dans la correction des idées fausses que les régimes en place ont transmises à nos sociétés et ont confondu le pouvoir et l’administration ?

Les régimes au pouvoir avaient un concept et une orientation clairs, à savoir la représentation de l’autorité de l’homme sur les femmes et la société. L’homme est celui qui supervise, gère et préside, mais l’Administration autonome a pu surmonter cette mentalité en appliquant le principe de la coprésidence dans tous les organes, bureaux et conseils, qu’il s’agisse du Conseil exécutif, législatif ou judiciaire, et les femmes ont eu un rôle clair à jouer à cet égard.

Ce n’est un secret pour personne que la mentalité autoritaire imposée par les régimes au pouvoir souffre, tandis que les femmes la dépassent dans un esprit de responsabilité, de sensibilisation, de formation et d’éducation, et en se débarrassant de cette mentalité et en formant les hommes à leurs côtés. Pourtant, nous souffrons toujours de cette mentalité parce que les autorités au pouvoir ont beaucoup travaillé pour ancrer ces idées dans les esprits et au plus profond de la société, Il est donc difficile de les surmonter en quelques années seulement, il y a une lutte permanente et un chemin ardu devant nous, et les femmes de l’Administration autonome et de tous les domaines de la révolution dans le nord et l’est de la Syrie doivent travailler et intensifier leurs efforts pour se débarrasser de cette mentalité.

Comment les femmes freinent les conflits autoritaires et ne cherchent pas à transformer l’administration en pouvoir ?

Les directives se poursuivent par la tenue de réunions d’organisation, de cours de formation, de dialogues et de sessions de sensibilisation pour que les femmes se débarrassent des conflits autoritaires imposés par les régimes au pouvoir, et pour qu’elles assument leur rôle d’administratrices et non d’autoritaires, contrairement à ce que les autorités au pouvoir tentent de consolider dans l’esprit de la société.

La participation des femmes à l’administration a-t-elle motivé les femmes d’autres régions à revendiquer leurs droits dans l’administration ?

Les femmes au sein de l’Administration autonome et de ses régions ont un rôle clair et tangible à jouer pour encourager les femmes de toutes les villes et du monde entier à assumer leur rôle dans la société, et à prendre le modèle de l’Administration autonome comme modèle de base pour elles dans l’administration en Syrie en général et dans le nord et l’est de la Syrie en particulier, ainsi qu’au niveau du Moyen-Orient.

Quel soutien l’administration autonome, en tant que partie responsable, apporte-t-elle aux organisations de femmes dans le nord et l’est de la Syrie ? Existe-t-il un soutien particulier pour réduire la violence ?

Il existe des organes et des comités de femmes dans les administrations autonomes et civiles au niveau du nord et de l’est de la Syrie, et il existe des organisations de femmes et des organisations de la société civile dans le nord et l’est de la Syrie qui ont une coordination permanente avec ces organes et comités, en plus des campagnes de sensibilisation conjointes entre les deux parties, en plus du soutien apporté à toutes les organisations de femmes, qu’il soit moral, promotionnel ou financier.

Quels sont les avis que vous suivez sur l’administration en général et la participation des femmes à celle-ci en particulier, quelles délégations diplomatiques recevez-vous toujours ? Lors de vos échanges avec elles, comment trouvez-vous la position de l’Administration autonome auprès de ces délégations ?

Lorsqu’une délégation étrangère vient dans les régions de l’Administration autonome, elle est éblouie par le système de l’Administration autonome, en particulier par l’empreinte évidente des femmes au sein de cette administration avec tous ses organes, leur participation effective à tous les aspects de l’Administration autonome et la loi sur les femmes qu’elles admirent.

Ces délégations ont des opinions et des perspectives particulières sur le rôle des femmes et leur participation dans l’Administration autonome, et sur le modèle de l’Administration autonome en général, ce modèle qui découle du leadership des femmes.

Quelles sont les principales réalisations des femmes en 2020 ?

Au cours des années de vie de l’Administration autonome, les femmes ont connu des avancées et des réalisations dans les régions du nord et de l’est de la Syrie, à commencer par la loi sur les femmes, sa ratification et son application dans les régions du nord et de l’est de la Syrie pour protéger leurs droits et leurs devoirs, jusqu’au système de coprésidence, les femmes assumant leur rôle dans tous les domaines, bureaux et organes de l’Administration autonome, et leur leadership dans la révolution du nord et de l’est de la Syrie.

Il existe plusieurs acquis et projets pour les femmes du nord et de l’est de la Syrie, mais au niveau de 2020, plusieurs défis se posent aux femmes en particulier, et aux peuples du nord et de l’est de la Syrie en général, notamment des défis économiques, politiques et sociaux, et parmi eux des défis sanitaires auxquels le monde entier est confronté, comme le virus Corona qui a dominé le système de santé dans le monde, en plus du défi le plus difficile qui est les attaques de l’État turc sur les régions du nord et de l’est de la Syrie, qui ont affecté le travail de l’Administration autonome en général, et le travail des femmes en particulier.

ANHA

 

Le Front islamique du grand Orient, un des deux mouvement terroristes islamistes turcs

0

TURQUIE / BAKUR – Pour ceux qui ne connaissent pas les organisations islamistes turcs qui agissent en étroite collaboration avec l’État turc pour détruire le mouvement de libération kurde, l’article suivant écrit par Emile Bouvier est pour vous.

« L’organisation [Le Front islamique du Grand Orient] fonctionne sur deux volets : l’un légal et l’autre clandestin. Le volet légal est celui, essentiellement, de la presse et de la communication : les militants y conduisent des activités de propagande en publiant des livres, des revues, des magazines, en organisant des réunions politiques et en alimentant les différentes plateformes de propagande en ligne, au premier rang desquelles le site officiel de l’IBDA-C*. Le mouvement publie ainsi depuis 2001 un journal appelé « Beklenen Yeni Nizam » (« Le Nouvel Ordre attendu ») et « Kaide » (« Al-Qaeda ») dans lequel les activistes du mouvement apportent leur soutien plein et entier à Al-Qaeda. Le volet clandestin, quant à lui, est celui des militants convaincus et endoctrinés, prêts à passer à l’action armée de façon indépendante. Formant de petite cellules de trois ou quatre personnes maximum, ces unités revêtent des noms de guerre comme « Ultra force », « Altınordu », « Lazistan » ou encore « Union des révolutionnaires soufis ».

*Le Front islamique du Grand Orient (en turc: İslami Büyükdoğu Akıncılar Cephesi, IBDA-C, Combattants du front du Grand Orient islamique)

A lire sur Les Clés du Moyen-Orient 

Comment la Turquie a fait table rase de la présence officielle des Kurdes et des autres minorités?

0

Il y a presqu’un siècle, le sanguinaire Ataturk, vu de l’Occident comme le fondateur de la Turquie « moderne », a mis officiellement fin à l’existence des Kurdes en les faisant passer pour des « Turcs des montagnes », en interdisant leur langue, en commettant des massacres à Zilan, dans la région kurde-alévie de Dersim, et changeant les noms de leurs localités, etc.

Un siècle après ces génocides ethnique, linguistique, culturelle, des millions de Kurdes/Alévis du Bakur (Kurdistan du nord sous l’occupation turque) ont été assimilés. Mais des millions d’autres continuent à lutter pour leurs droits élémentaires sensés être protégés par les lois internationales dont la Turquie est signataire …

En plus des Kurdes, les Arméniens, les Grecs et les Juifs, autres minorités non turques/sunnites de la Turquie, ont été massacrées et ou chassées du pays au fil des années. Charles Motais revient sur le triste destin des minorités dans une Turquie nationale/islamiste à travers son article intitulé « La Turquie et ses minorités »

« En 1923, la Turquie reconnait officiellement trois minorités : les Arméniens, les Grecs et les Juifs. Les Kurdes, représentant pratiquement un quart de la population, sont déchus de leur droits politiques et sociaux provoquant le début d’une crise sociale sans fin. »

A lire sur le site GEMONU

 

La présence des femmes au sein des partis politiques kurdes

0

En Occident, on parle volontiers des combattantes kurdes, de leur bravoure, de leur sens du sacrifice face à leurs ennemis sans foi ni loi, comme on l’a vu avec les soldats turcs ou les mercenaires islamistes qui les décapitaient, les torturaient, violaient, même après leur mort et, qui filmaient leurs actes barbares. Bien que moins médiatisées, les femmes kurdes se sont engagées également au sein de l’appareil politique kurde, malgré la répression étatique visant les partis politiques kurdes, d’où les arrestations des femmes politiciennes kurdes, y compris des députées et maires élues.

Les chercheuses Fatemeh Karimi et Somayeh Rostampour se sont penchées sur la présence des femmes au sein des partis politiques et armés kurdes qui sont le PKK et le Komala dans leur article intitulé « La présence des femmes kurdes au sein des organisations politiques kurdes : le Komala et le PKK »

Karimi et Rostampour concluent ainsi leur article : « Malgré la défaite du Komala sur les plans politique et armé et l’exil de nombreux·ses membres – notamment vers des pays européens au début des années 1990 –, la présence massive des femmes kurdes dans la vie politique et armée, à l’instar du cas des femmes du PKK, présente une rupture profonde dans le processus de la socialisation des femmes, confinées pour la grande majorité au statut d’épouse et de mères. Cela permet ainsi une reconfiguration dans la division sexuelle du travail au sein de la société kurde. La mort violente de centaines de femmes du Komala et du PKK tombées au combat (48 femmes pour le Komala et des centaines pour le PKK) ou assassinées en prison dans le cas de Komala (41 femmes) ou lors d’attaques-suicide parmi les combattantes du PKK (11 cas entre 1996 et 2013), prouvent que les femmes sont également capables de combattre et mourir pour leurs convictions politiques. En ce sens, elles constituent une rupture dans les normes de genre dominantes parmi la société kurde avant les années 1970. Dans les deux cas, loin des stéréotypes de genre considérant les femmes comme « vulnérables » ou « pacifiques », toutes les femmes peuvent choisir de participer à la branche armée. La volonté personnelle et les capacités physiques et mentales sont les seules conditions requises pour participer au domaine armé, marqué par la « masculinité » et la « non-mixité ». Les deux contribuent à modifier plusieurs normes de genre qui font du « sujet politique », « combattant », « peshmerga/guérilla », « martyr », des caractéristiques exclusivement « masculines ». Si les femmes peshmergas du Komala n’ont pas réussi, en une courte décennie marquée par un échec organisationnel, à remettre en question leur invisibilité dans leur organisation, c’est désormais chose faite pour les femmes du PKK. C’est avec la continuité/permanence de la lutte du PKK pendant plus de 40 ans, que le statut des femmes au fil du temps ainsi que leur visibilité ont pu évoluer en profondeur au sein de l’organisation. Si c’est au sein de Komala qu’émerge pour la première fois la figure d’une femme kurde combattante, c’est le PKK qui la popularise massivement comme un modèle pour les jeunes kurdes politisées, dans un idéal de style de vie lié à l’identité de genre. Le rôle des femmes au front est symboliquement reconnu et certains visages féminins sont progressivement héroïsés et iconisés à travers la lutte des femmes du PKK. »

A lire sur le site RITIMO

« Les filles de Kobanê » et madame Hilary Clinton

0
Depuis la bataille héroïque de Kobanê, les femmes kurdes font fantasmer pas mal de monde en Occident où elles ont été les héroïnes de nombreux films, livres ou romans véhiculant parfois des clichés… Qu’importe, les Kurdes n’ont pas d’autre choix que de s’y habituer, disant qu’au pire, on donne une visibilité à la question kurde en Occident. Toutefois, à chaque sortie de livres, films, etc. sur les Kurdes du Rojava, on ne peut s’empêcher de se dire « pourvu qu’ils ne racontent pas trop de bêtises concernant les Kurdes ».
 
L’écrivaine Gayle Tzemach Lemmon est l’une de ceux qui se sont intéressés aux combattantes kurdes. En effet, Gayle Tzemach Lemmon publie un livre en février prochain sur les femmes kurdes de Kobanê sous le titre de « The Daughters of Kobani » (« Les filles de Kobanê ») ayant pour sujet la lutte des YPJ contre DAECH lors de la bataille de Kobanê. On ne va pas trop s’attarder sur le livre lui-même, ne l’ayant pas lu. Mais on veut parler de mme Hilary Clinton, politicienne démocrate et l’épouse de Bill Clinton, l’ancien président des USA qui a dirigé le pays de 1993 à 2001. En effet, Hilary Clinton et sa fille Chelsea Clinton ont acheté les droits du livre « Les filles de Kobanê » pour en faire un film.
 
De nombreux Kurdes et d’autres personnes sensibles aux souffrances des Kurdes critiquent* Hilary Clinton, l’accusant d’être hypocrite car son parti et son mari sont loin d’avoir soutenu les Kurdes. Pire, ils ont collaboré avec la Turquie contre les Kurdes, même en Syrie et qu‘en ce moment même, le Rojava, y compris la ville de Kobanê, est menacée d’invasion par la Turquie qui veut mettre fin à l’autonomie kurde. Alors, avant de faire un film sur les combattantes kurdes, Hilary Clinton devrait œuvrer, en tant que politicienne, pour mettre fin aux attaques anti-kurdes de la Turquie. C’est à ce moment-là qu’on lui accordera un minimum de crédit. 
 
 *La chercheuse Meghan Bodette est allée plus loin dans la critique visant mme Clinton. Elle a écrit sur Twitter au sujet du projet de film: « Va-t-elle inclure les parties concernant la manière dont son département d’État a armé et formé les groupes djihadistes qui terrorisent ces femmes et leurs communautés, ou le soutien de son mari aux atrocités commises par la Turquie contre les Kurdes dans les années 1990 ? »
 

Il y a 6 ans, les Kurdes de Kobanê faisaient subir à l’EI sa première défaite

0
SYRIE / ROJAVA – Grâce à une résistance acharnée, les Kurdes de Kobanê ont infligé sa première défaite à l’État islamique le 26 janvier 2015 et ont fait entrer le nom de leur ville dans l’histoire de l’humanité. Six ans après, ces mêmes Kurdes sont menacés par la Turquie et ses alliés islamistes avec la complicité de la communauté internationale…
 
Six années se sont écoulées depuis la libération de Kobanê par les combattant.es des YPG et des YPJ après une lutte héroïque entre le 15 septembre 2014 et 26 janvier 2015, date de la libération de la ville.
 
La défaite des mercenaires de DAESH qui avaient tenté de conquérir cette localité fut en effet un tournant dans la guerre syrienne et marqua également le premier recul territoriale du califat autoproclamé depuis son apparition dans le pays en 2013.
 
La résistance héroïque de Kobanê, dirigée par les unités d’autodéfense des YPG et des YPJ, composées de jeunes hommes et femmes, a fait la une de l’actualité mondiale pendant plusieurs mois, certains prédisant une prise rapide de la ville par DAECH surarmé face aux Kurdes qui ne possédaient que des armes légères. Après près de cinq mois de lutte acharnée et de sacrifices humaines, les femmes et hommes des YPJ / YPG ont libéré leur ville le 26 janvier 2015.
 
Le sacrifice ultime d’Arin Mirkan
 
Un des actes héroïques de Kobanê a été réalisé le 5 octobre 2014 par Arin Mirkan (Dilar Gencxemis), quand cette jeune femme de 22 ans a explosé sa grenade au milieu de mercenaires de l’EI qui avaient encerclé la colline stratégique de Mushtanur, à l’est de Kobanê, et leur a infligé de lourdes pertes en se donnant la mort.
 
On dit que Kobanê est la Guernica (une ville du Pays basque espagnol immortalisée par Picasso) des Kurdes qui sont déterminés à honorer leurs martyrs, afin de semer la vie au milieu d’innombrables pertes matérielles et humaines causées lors de l’attaque barbare de l’EI.
 
Kobanê fait face à de nouvelles menaces
 
Aujourd’hui, six ans après la libération de Kobanê, la ville fait face à la menace d’invasion turque. En effet, la Turquie voit d’un très mauvais œil l’émancipation du peuple kurde à l’intérieur de la frontière syrienne. C’est pourquoi, elle a déjà envahi la région d’Afrin en 2018 avec la complicité de la Russie et celle de Serekaniyê en octobre 2019 avec le retrait des soldats américains ordonné par Donald Trump.
 
Depuis l’invasion d’Afrin et de Serekaniyê, les Kurdes syriens s’attendent aux pires des scénarios car ils savent qu’ils n’ont aucun vrai allié dans la région. Même les Etats-Unis, « alliés » des Kurdes dans la lutte contre DAECH, n’ont pas hésité à les trahir pour leurs propres intérêts d’avec la Turquie, membre de l’OTAN. La situation est pire avec la Russie qui veut que les Kurdes abandonnent le Rojava à Bachar al-Assad et qui les menace par la Turquie, comme on l’a vu à Afrin.
 

De Shengal à Afrin, la Turquie persécute les femmes yézidies

0

SYRIE / ROJAVA – Kidnappées, torturées, vendues comme esclaves sexuelles, mariées à des mercenaires, converties à l’Islam, la barbarie subie par les femmes yézidies du canton kurde d’Afrin n’est pas différente de celle commise par l’Etat islamique à Shengal en 2014. Les femmes yézidies d’Afrin sont persécutées par la Turquie et ses mercenaires islamistes responsables de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Depuis plusieurs siècles, les Yézidis ont été persécutés par l’État turc. Victimes de nombreux massacres à l’époque ottomane, ils ont survécu aux campagne de génocide grâce à leurs structures de résistance. Essayant d’achever ce que les Ottomans n’ont pas pu faire, l’État turc continue d’exterminer les Yézidis au XXIème siècle. L’État turc, qui a occupé Afrin grâce à la complicité de la communauté internationale, vise également les Yézidis vivant ici.

Afrin, qui compte 23 villages yézidis, est également la ville qui accueille le plus grand nombre de Yézidis après Shengal. Il est possible de rencontrer des personnes appartenant à la confession yézidie dans de nombreux quartiers d’Afrin. Les persécutions visant les Yézidis d’Afrin sont similaires à la barbarie que l’Etat islamique a commise à Shengal en 2014. L’État turc, cherchant à détruire tout ce qui appartenait à la croyance yézidie, a détruit 19 temples yézidis à Afrin. L’un des objectifs du changement démographique opéré par la Turquie à Afrin vise les Yézidis.

Ce sont les femmes yézidies qui souffrent le plus des crimes brutaux commis par l’Etat turc et ses mercenaires islamistes. Depuis l’occupation d’Afrin en mars 2018, les crimes contre les femmes yézidies ne font que s’amplifier. Alors que les gangs ont enlevé des centaines de femmes yézidies et en ont libéré certaines en échange d’une rançon, le sort de la plupart d’entre elles est encore inconnu. Une femme yézidie nommée Xaliya Seid qui a été enlevée du village de Ceqlê a été libérée contre 7 000 euros. Aucune nouvelle n’a été reçue d’une autre femme yézidie nommée Xezalê, qui a été enlevée dans le village de Basofa après avoir subi de graves tortures. Edulê Sefer, kidnappée dans le village de Qestel Cindo, a été libérée en échange d’une rançon de 6 mille dollars après être resté en captivité des gangs pendant 6 mois. Une femme nommée Fatima Nesro a été enlevée du village de Qibar. Fatima a également été libérée pour 1 000 dollars.

L’armée turque menace les femmes yézidies, forçant les Yézidis à fuir Afrin

Eyşê Seydo, membre de la Coordination des femmes yézidies, a déclaré que le sort de centaines de femmes yézidies kidnappées est inconnu et que l’État turc a forcé de nombreuses femmes yézidies à se marier [avec des mercenaires islamistes de la Turquie]. Rappelant que cet act barbare était également pratiqué par l’État islamique à Shengal en 2014, Eyşê a déclaré que l’armée turque voulait éloigner les Yézidis de leurs croyances, les forcer à se convertir à l’islam ou à quitter la région.

Gulê Cafer, l’une des responsables de la coordination des organisations de la société civile de la région d’Afrin, a parlé des pratiques à l’égard des femmes yézidies et a rappelé que des dizaines de femmes yézidies sont toujours aux mains de l’État turc et de ses gangs.

Selon les données partagées par l’Union yézidie à Afrin, des dizaines de Yézidis ont été massacrés dans la ville occupée par la Turquie. L’Union yézidie, qui communique les noms et les informations d’identité des victimes, partage avec les institutions internationales des droits de l’homme toutes les données et documents qu’elle obtient. Malgré tout cela, la communauté internationale, maintenant son silence, encourage l’État turc à commettre davantage de crimes.

Les gangs, qui ne reconnaissent aucune loi lorsqu’ils s’en prennent aux Yézidis, les dépossèdent également de droits de propriété. Récemment, les gangs ont fait une descente dans une maison du village de Feqira et ont annoncé qu’ils avaient confisqué tous les biens de Xano Iso (65 ans) qu’ils ont enchaîné.

L’État turc, avec ses pratiques dignes de l’Etat Islamique, tente également de relancer Daech. Les institutions yézidies d’Afrin considèrent cela comme un effort pour faire revivre l’époque ottomane. Il y a quelques mois, le président turc Recep Tayyip Erdoğan, dans une déclaration qu’il a faite à propos de Shengal, a déclaré: « Nous pourrons venir soudainement une nuit », signalant qu’ils continueraient les massacres visant la communauté yézidie.

ANF

SYRIE. Une crise économique pour achever les rescapés de la guerre?

0

SYRIE / ROJAVA – Avec la loi américaine (Caesar Act) prévoyant des sanctions pour les entreprises et les particuliers qui commercent avec le régime de Bachar Al Assad, c’est tout le peuple syrien qui est mis à genou. Ils ont survécu à des années de guerre et maintenant, ils sont menacés par la famine accentuée par les sanctions américaines. Même le Rojava kurde, « allié » des États Unis, est touché par le Caesar Act. Si la communauté internationale ne réagit pas vite, on assistera à une nouvelle crise humanitaire en Syrie à cause des sanctions économiques américaines.

« Aujourd’hui, la Syrie ne peut plus compter sur elle-même dans aucun domaine. Depuis la guerre, ce pays s’est transformé en un terrain de chasse ouvert aux intérêts russes et iraniens, ses principaux alliés qui ont mis la main sur une grande partie de ses richesses (ports, mines de phosphates, etc.) En plus d’être un champ de tir pour Israël, qui poursuit les milices pro-iraniennes du Hezbollah libanais. Sans oublier la Turquie qui occupe une partie de son territoire dans le nord peuplé de Kurdes, et dont on ignore les desseins », écrit le journaliste Henri Mamarbachi dans son article intitulé « Jours de misère en Syrie ».

 

A lire sur le site OrientXXI

Les Kurdes rendent hommage à Mama Risha

0
KURDISTAN DU SUD – De nombreux Kurdes rendent hommage au courageux peshmerga Najmadin Shukr Rauf, surnommé Mama Risha (« Oncle barbu »), à l’occasion de la date anniversaire de son assassinat le 25 janvier 1985 lors d’un embuscade tendu par Tahsin Shaways en coopération avec les renseignements irakiens.
 
Mama Risha était un membre éminent des Peshmerga fidèles à l’Union Patriotique Kurde (UPK), au Kurdistan du Sud. Il s’est fait remarqué par son héroïsme durant la guerre contre les forces armées du gouvernement irakien dans la lutte pour l’autonomie du Kurdistan irakien. Mama Risha (oncle barbu) avait hérité ce surnom pour avoir dit qu’il ne se raserait pas jusqu’à ce que le Kurdistan soit libre.

Najmadin Shukur Rauf Zanganeh, surnommé Mama Risha, est un nom bien connu des Kurdes et des Irakiens, pour son courage et son intrépidité, qui est devenu un Peshmerga héroïque et courageux et a sacrifié sa vie pour la libération du Kurdistan. Plus de 36 ans après son assassinat, Mama Risha est toujours une légende pour le peuple kurde.
 
Mama Risha est né le 1er juillet 1957 dans le village de Talaban, près de Kirkuk, dans une famille pauvre de Chamchamal. Adulte, il a rapidement été reconnu pour ses qualités de combattant ainsi que pour ses qualités personnelles comme la bravoure, le courage, la sincérité et l’équité. Il est devenu le commandant de Karti 4 Jabari en 1982, sous son commandement Karti 4 est devenu l’une des forces les plus efficaces de l’UPK.
 
Sa force mentale ainsi que sa force physique, son endurance et sa rapidité lui ont conféré un statut quasi mythique dans la société kurde qui subissait l’oppression sous le régime de Saddam Hussein. Selon certaines sources kurdes, il a choisi le surnom Mama Risha car il avait juré de ne jamais se raser la barbe avant que le Kurdistan ne soit totalement libéré du contrôle du parti Baas. Il a également été surnommé « l’homme de fer » pour ses batailles et embuscades furieuses et bien organisées contre les forces irakiennes près de la région de Kirkouk.
 
À la fin des années 1970, il a rejoint les forces Peshmerga de l’Union patriotique du Kurdistan dirigée par Jalal Talabani. Il est considéré par la plupart des Kurdes comme un modèle et un combattant légendaire. Najmadin a été tué le 25 janvier 1985, à l’âge de 28 ans, dans une embuscade tendue par Tahsin Shaways, en coopération avec les renseignements irakiens.

Le Kurdistan d’Irak plus isolé que jamais?

0

IRAK / KURDISTAN DU SUD – Le Kurdistan d’Irak est la première des quatre régions kurdes à avoir obtenu une autonomie régionale dans les années 1990 et qui a fait naitre l’espoir qu’il y aura peut-être un Kurdistan libre à terme. Trois décennies plus tard, à part le Rojava, région autonome kurde de Syrie non reconnue sur le plan international, les Kurdes semblent restés bloqués dans leur désir d’indépendance étatiques et les derniers développements régionaux sont loin d’être en leur faveur…

La journaliste Julie Clauss a écrit un long article pointant du doigt l’avenir incertain de la région autonome kurde d’Irak pris en sandwich entre l’Iran et la Turquie, deux ennemis du historiques du Kurdistan.

D l’heure actuelle, alors que ses alliés historiques démobilisent massivement au Moyen-Orient, le Kurdistan se retrouve isolé politiquement et dans la nécessité de se reposer sur les investissements et le soutien des deux pays qui constituent pourtant sa plus grande menace : la Turquie et l’Iran.

A lire « Essor, objectifs et limites de la paradiplomatie kurde » de Julie Clauss sur le site Les Clés du Moyen-Orient