Hommage à Arin Mirkan : la héroïne de la résistance de Kobanê

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Il y a 4 ans, Arin Mirkan se sacrifiait face à Daesh pour protéger ses camarades.

Originaire d’Afrin, Arin Mirkan était une commandante des unités féminines YPJ qui s’est sacrifiée lors de combats avec l’Etat islamique à Kobanê le 5 octobre 2014.

Elle a combattu aux côtés de Rojda Felat, qui est ensuite devenue la commandante générale des YPJ, sur la colline de Mishtanour.

Quand les mercenaires de l’Armée syrienne libre (ASL), sous commandement de la Turquie ont envahi le canton kurde d’Afrin, une des premières choses qu’ils ont faites a été de détruire le village d’Arin Mirkan pour se venger de Kobanê.

Le 5 octobre 2014, alors que les mercenaires de l’EI poursuivaient leurs attaques brutales contre Kobanê depuis 15 septembre 2014, les Unités de protection des personnes et des femmes (YPG et YPJ) ont opposé une vive résistance après que des mercenaires de l’EI aient atteint brutalement la colline de Mushtanur, à l’est de Kobanê.

Le même jour, alors que les mercenaires de Daesh s’apprêtaient à occuper la colline, Arîn Mîrkan, qui était stationnée sur le devant de la colline, a sorti ses grenades et a pénétré dans les rangs de Daesh pour leur infliger de lourdes pertes.

Avec le martyre d’Arîn Mîrkan, les combattantes de l’YPJ ont renforcé leur détermination et intensifié leur résistance à la défense de leurs terres et de leurs valeurs.

L’opération de commando menée par Arîn lors de la résistance des Kobanê contre les mercenaires de l’EI a prouvé au monde entier que les femmes sont capables de protéger leur patrie et leurs valeurs.

Arîn Mîrkan, de son vrai nom Delara Kinj, est née en 1992 dans le village de Husi dans le district de Mobata, à Afrin. Elle a rejoint les rangs du Mouvement de libération du Kurdistan en 2007. Lorsque la révolution du Rojava a éclaté, elle a participé à la révolution et a pris ses fonctions dans les rangs des YPJ pour défendre la dignité de son peuple.

Arîn et de nombreux combattantes femmes telles que Revana, Destina, Zozan et les martyrs de l’école de Serzori et de la colline Doli, ainsi que de nombreuses autres combattantes qui ont sacrifié leur vie pour libérer ce pays du terrorisme, sont devenues un symbole de la rédemption et de la lutte contre l’occupation qui se nourrit de la mentalité masculine. Elles ont fait de leur esprit un flambeau brillant pour les femmes du Moyen-Orient. Elles ont également écrit de grandes épopées dans les pages de l’histoire.

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