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L’armée irakienne attaque les forces yézidies à Shengal

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IRAK / KURDISTAN – L’armée irakienne attaque les forces yézidies de Shengal depuis hier soir. Cette nouvelle attaque survient après la visite récente du chef d’état-major de l’armée irakienne et la nomination d’un nouveau gouverneur à Shengal. Les Kurdes yézidis sont désormais entre le feu croisé de la Turquie et de l’Irak.
 
Les affrontements ont repris à Shengal après que les forces irakiennes ont attaqué le point de contrôle des forces de sécurité yézidies (Asayîşa Êzîdxanê) à Sinune et les forces yézidies YBŞ et YJŞ.
 
Après les affrontements du 18 avril, le jour même où l’Etat turc lançait une nouvelle opération sur le Kurdistan du Sud, l’armée irakienne attaque les positions des Unités de Défense de Shengal (YBŞ) et des Unités de défense des femmes de Shengal (YJŞ). Depuis, l’Etat irakien a changé de gouverneur de la province et envoyé des troupes dans la région.
 
Les forces yézidies ont déclaré qu’elles résisteraient à toute offensive contre leur terre, leur peuple et leur autonomie. L’État irakien aurait ordonné aux forces yézidies de déposer leurs armes.
 
La population yézidie vit dans la crainte depuis le déploiement militaire irakien et l’attaque visant Şengal alors qu’elle ne s’est pas encore remise du génocide commis par le groupe État islamique (DAECH / ISIS) en 2014 et qu’elle a été secourue par le PKK tandis qu’elle avait été abandonnée par les gouvernements irakien et du Kurdistan du Sud.

Image ANF

Le Rojava célèbre la fête de l’Aïd al-Fitr

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​​​​​​​SYRIE / ROJAVA – Les autorités kurdes du Rojava, dont plusieurs organisations et partis politiques, ont souhaité de bonnes fêtes à la communauté musulmane en ce jour de l’Aïd al-Fitr après un mois de jeûne du Ramadan.
 
Le Mouvement pour une société démocratique TEV-DEM a également publié une communiqué à l’occasion de l’Aïd al-Fitr.
 
« Avec l’avènement de l’Aïd al-Fitr, nous adressons nos plus chaleureuses félicitations et bénédictions aux composantes de la société syrienne en général et à la communauté islamique en particulier. Nous félicitons également toutes les familles des martyrs, les camarades blessés et tous les combattants de la liberté (…).
 
Les fêtes et les occasions religieuses ont une culture morale, qui est d’une grande essence dans les significations et les valeurs humaines qui croient aux sociétés en termes de justice et d’égalité pour tous sans exclusion.
 
Nous espérons que cette occasion sera un moyen de résoudre tous les problèmes par des moyens pacifiques et la tolérance ; Atteindre la paix, l’harmonie, la stabilité et la sécurité dans la région.
 
L’État d’occupation turc et ses mercenaires exploitent les occasions et les jours fériés pour servir leurs intérêts politiques, sans respecter la morale et les valeurs de ces jours fériés. et n’y faites pas attention; Au contraire, ils en font un enfer au-dessus de la tête des sociétés et pratiquent les pires politiques d’occupation et suivent la politique de la terre brûlée et des bombardements brutaux, par des raids aériens et par des drones sur une période de vingt-quatre heures, qui sont des crimes de guerre contre l’humanité, la nature et toutes les créatures vivantes, et violent toutes les normes morales et humanitaires, uniquement dans le but de faire passer leurs sales politiques chauvines aux dépens des sociétés musulmanes.
 
Nous (…) renouvelons à nouveau notre bénédiction à cette occasion, et nous affirmons que nous sommes pleinement convaincus que la paix et l’harmonie prévaudront dans toute la Syrie. Nous lutterons pour assurer le retour en toute sécurité de tous les déplacés syriens dans leurs foyers, afin que la joie et le bonheur reviennent à tous nos enfants et à nos communautés. »
 

ROJAVA. Les unités de défense des femmes (YPJ) tiennent leur 3e congrès

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SYRIE / ROJAVA – Les Unités de défense de la femme (en kurde: Yekîneyên Parastina Jin – YPJ) tiennent leur troisième congrès à Hassaké depuis 2 jours en présence de nombreuses combattantes et de cadres.
 
Les Unités de défense des femmes (YPJ) organisent leur troisième conférence dans la ville de Heseke, dans le nord de la Syrie, sous le slogan « Les YPJ sont la force pour défendre les femmes et le pays et mettre fin à l’occupation. »
 
Le congrès des YPJ durera trois jours, avec la participation de centaines de déléguées, dont des membres de l’organisation faîtière du mouvement des femmes Kongra Star et de l’unité féminine autonome des Forces de défense sociale (HPC-Jin). Pendant le congrès, des échanges seront organisés pour évaluer les trois dernières années et développer de nouvelles méthodes de lutte.
 
Le premier jour de la conférence, samedi, les participantes ont discuté des conditions politiques et militaires dans le monde, au Moyen-Orient, en particulier en Syrie et dans la région kurde, et de la réalité du nord-est de la Syrie dans les aspects politiques et militaires, et le rapport annuel des unités.
 
Le rapport annuel des activités et des travaux des YPJ sera lu et passé en revue, la situation organisationnelle sera discutée et des recommandations seront exprimées lors de la deuxième journée de la conférence, selon le comité préparatoire.
 

« L’OTAN utilise des armes chimiques contre les Kurdes à travers la Turquie »

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« L’OTAN utilise des armes chimiques contre les Kurdes à travers la Turquie », déclare Serbilind Dersim, un médecin enrôlé dans les rangs du PKK. Il a demandé à ce qu’on envoie des enquêteurs sur le terrain pour recueillir les preuves de crimes de guerre commis par la Turquie au Kurdistan.
 
Dans sa nouvelle guerre colonialiste, l’armée turque a mobilisé des unités de commandos, des drones et des hélicoptères d’attaque dans son offensive contre les bases du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans les régions de Zap, Metîna et Avaşîn, dans le nord de l’Irak, malgré les protestations des autorités irakiennes.  Serbilind Dersim, médecin guérillero, a parlé à l’ANF de l’invasion et des crimes de guerre, dont l’utilisation d’armes chimiques, commis par l’armée turque.
 
Serbilind Dersim
 
Dersim a fait remarquer que le gouvernement AKP/MHP fait perdurer son existence grâce au génocide du peuple kurde. Le médecin de la guérilla kurde a rappelé l’opération militaire turque lancée le 23 avril dernier: « Lorsque l’opération s’est arrêtée en raison de la résistance de la guérilla, l’armée turque a eu recours à des méthodes considérées comme des crimes de guerre dans le monde entier, en utilisant des armes chimiques interdites. »
 
Les combattants installés dans les « tunnels de guerre » ont également fait échouer les attaques aux armes chimiques au fil du temps : « À ce stade, il faut dire que l’ennemi a d’abord obtenu certains résultats avec eux. Nos amis ont renforcé leurs mesures de protection et ont ainsi empêché de nouveaux résultats. Pour cette raison, l’État turc a dû se retirer. »
 
Ce printemps, la Turquie a de nouveau attaqué les zones de défense de Medya, a poursuivi Dersim : «L’État turc utilise toutes les technologies d’armes imaginables. Avec des dizaines d’avions de combat, d’hélicoptères et d’obusiers, des bombardements continus ont lieu. Des drones sont déployés 24 heures sur 24. Les guérilleros restructurés ont été préparés et ont accueilli l’ennemi avec de nouvelles tactiques qui les ont laissés dans un état de choc. L’armée a subi 200 pertes en peu de temps. En conséquence, l’État turc s’est rendu compte qu’il n’allait pas aller n’importe où de cette façon et utiliser à nouveau des agents chimiques.»
 
Dersim a déclaré que les guérilleros ont acquis de l’expérience au cours de l’année écoulée et savent comment se protéger. Il a pointé du doigt les Conventions de Genève et l’interdiction des armes chimiques en disant : « Il y a une organisation qui est censée assurer la mise en œuvre de cette interdiction. Néanmoins, les puissances hégémoniques ont continué à utiliser des armes chimiques tout le temps. Aujourd’hui, la Turquie L’État utilise à nouveau des armes chimiques contre nous, mais il ne gagnera pas la guerre. L’année dernière, ce n’était pas la première fois que les Kurdes ont été attaqués avec des armes chimiques. Les Britanniques ont utilisé des armes chimiques contre Şêx Mahmut Berzenci en 1920, le Turcs à Dersim en 1937/1938, Saddam à Halabja en 1988. Des armes chimiques ont été utilisées contre notre mouvement à plusieurs reprises depuis les années 1990. »
 
Selon le guérillero, les armes chimiques sont toutes les armes qui, contrairement aux armes conventionnelles, ont un effet chimique sur les humains et les animaux. Il a ajouté que les effets sont non seulement mortels, mais également temporaires, tels que la paralysie, l’évanouissement, la surdité et les troubles de la vision.
« Le gaz poivre est aussi une arme chimique et interdit dans le secteur militaire. L’armée turque dispose de grenades CS, qui violent les accords internationaux. Le gaz poivre est utilisé très massivement dans les tunnels de guerre, dans des zones fermées. Cela entraîne des problèmes de santé à long terme. terme et peut même avoir des effets mortels. Par conséquent, nous ne pouvons pas l’ignorer. Par exemple, il y a toujours des morts dans les villes en hiver à cause des fours à gaz, c’est-à-dire de l’intoxication au monoxyde de carbone. Ce n’est pas une arme chimique, mais si vous encapsulez du carbone monoxyde et le transformer en une arme pour tuer des gens, alors c’est une arme chimique. Il en va de même pour le gaz poivré utilisé avec de gros obus de mortier contre la guérilla.
 
L’année dernière, l’agent Green Cross, mondialement interdit, a également été utilisé. Nous avons des enregistrements et des preuves de tout cela. Nous appelons la communauté internationale à agir contre la Turquie. Aujourd’hui, l’OTAN blâme la Russie pour l’utilisation d’armes chimiques en Ukraine, mais l’utilisation contre les Kurdes et surtout contre notre mouvement est ignorée. C’est hypocrite. L’OTAN utilise des armes chimiques contre le mouvement kurde à travers la Turquie. »
 
L’année dernière, diverses délégations sont venues au Kurdistan du Sud pour enquêter sur les allégations d’armes chimiques. Cela a été empêché par le PDK, a déclaré Dersim et a poursuivi : « Aujourd’hui, nous réitérons notre appel aux organisations internationales pour qu’elles enquêtent sur l’utilisation d’armes chimiques par la Turquie au Kurdistan. Cela s’applique également aux institutions de la société civile, aux médecins, en d’autres termes, à tous ceux doivent enquêter sur l’utilisation d’armes chimiques sur le terrain et veiller au niveau international à ce que l’État turc soit stoppé.
 
Le gouvernement fasciste AKP/MHP stagne et veut remporter le succès militaire avant les élections de 2023. Cependant, le mouvement de libération du Kurdistan ne donne pas un moment de répits à l’armée turque. L’armée reçoit des coups sur coups. Il devrait être clair pour tout le monde que le PKK est un mouvement invincible. »
 

PARIS. Les Kurdes dénoncent l’invasion du Kurdistan du Sud par la Turquie lors du défilé du #1erMai 2022

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PARIS – Lors du défilé du premier mai de ce dimanche, les manifestants kurdes ont dénoncé l’invasion du Kurdistan irakien par la Turquie et le silence de la communauté internationale.
 
Le défilé du premier mai est un événement incontournable pour la diaspora kurde qui profite de l’occasion pour parler de la lutte kurde pour la liberté et la situation militaire et sociale au Kurdistan.
 
Cette année, pour les Kurdes, l’urgence c’est l’arrêt de la guerre colonialiste menée par la Turquie contre les bases du PKK, au Kurdistan d’Irak. En effet, depuis 18 avril, la Turquie mène une nouvelle offensive aérienne et terrestre contre les combattants du PKK établis dans le nord de l’Irak.
 
Dans sa nouvelle guerre colonialiste, l’armée turque a mobilisé des unités de commandos, des drones et des hélicoptères d’attaque dans son offensive contre les bases du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans les régions de Zap, Metîna et Avaşîn, dans le nord de l’Irak, malgré les protestations des autorités irakiennes.
 
En plus de la complicité de l’Occident, car la Turquie est un membre important de l’OTAN, le régime turc a obtenu le soutien des autorités kurdes d’Irak, à savoir le parti PDK dirigé par le clan Barzani pour attaquer les combattants du PKK. C’est pourquoi, l’heure est grave pour les Kurdes car le PKK reste la plus importante organisation armée kurde qui a prêté main forte aux Kurdes du Rojava, secouru les Yézidis à Shengal en août 2014, quand les Peshmergas de Barzanî ont fui la région devant l’avancée de DAECH / ISIS qui s’est livré à un génocide à Shengal.
 
Les Kurdes sont mobilisés également pour faire retirer le PKK de la listes des organisations terroristes de l’Europe et des Etats-Unis qui criminalisent la guérilla kurde à la demande de la Turquie alors que le PKK n’a jamais ciblé les intérêts des États européens, ni ceux des USA. D’ailleurs, la Cour de cassation de Belgique a confirmé le jugement de la juridiction inférieure déclarant que le PKK n’est pas une organisation terroriste mais un groupe armé répondant à la violence de l’État turc. Allons enfin vers une solution pacifique à la question kurde après des décennies de massacres où allons-nous laisser Erdogan tuer le dernier Kurdes?
 
Et voici quelques photos de la manifestation kurde d’aujourd’hui:
 
 
 
 
 

Punir les criminels de guerre fait partie de la solution politique en Syrie

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Après la divulgation d’un rapport sur la tuerie des opposants du régime syrien dans le quartier Tadamon, à Damas, en 2013, les autorités kurdes du Rojava ont appelé à traduire en justice les criminels de guerre dans le cadre d’une solution politique en Syrie.
 
Le Conseil démocratique syrien (SDC) a exigé hier que les personnes impliquées dans le massacre de civils syriens en 2013, dans le quartier de Tadamon à Damas, soient traduites en justice.
 
Le 16 avril 2013, 41 civils syriens, opposants au régime de Bachar El-Assad, ont été exécutés un par un dans une fosse commune que la branche 227 des redoutables moukhabarat du renseignement militaire avait préparée avant le massacre, dans le quartier de Tadamon, dans le sud de Damas.
 
Dans une séquence vidéo vérifiée par The Guardian dans un rapport publié mercredi, des membres de la branche 227 du renseignement militaire syrien ont été montrés en train de tirer sur des civils aux yeux bandés et non armés à Tadamon, un quartier résidentiel de la capitale syrienne de Damas. La vidéo montre 41 personnes assassinées par un officier du renseignement.
 
Une enquête publiée plus tôt cette semaine par le magazine New Lines, qui a été menée par les deux chercheurs décrits dans le rapport The Guardian, répertorie le nombre total de morts à 288 civils.
 
« Aucune solution politique globale ne sera trouvée si toutes les personnes impliquées dans de tels crimes ne sont pas traduites en justice», a déclaré le communiqué de la DDC, qui a souligné la nécessité de créer des comités pour enquêter sur les crimes de guerre commis contre les Syriens.
 
Dans le même contexte, le porte-parole du Département d’État des États-Unis, Ned Price, a publié hier une déclaration condamnant le massacre de Tadamon.
 
La déclaration de Price a indiqué que la vidéo « suggère des preuves supplémentaires de crimes de guerre commis par le régime d’Assad».
 
Price a noté que le massacre de Tadamon est une preuve supplémentaire des « horreurs que les Syriens ont endurées pendant plus d’une décennie » et a déclaré que les États-Unis soutenaient les « individus courageux » qui s’efforcent de traduire al-Assad et son régime en justice.
 
« Le gouvernement des États-Unis reste fermement déterminé à obtenir des comptes pour les atrocités que le régime d’Assad continue d’infliger aux Syriens », a-t-il ajouté.
 
Le porte-parole du département d’État a souligné que « la responsabilité et la justice pour les crimes, les violations et les abus commis contre les Syriens sont essentielles pour une paix stable, juste et durable en Syrie et dans la région ».
 

TURQUIE. Un enseignant sanctionné pour avoir parlé en kurde et arabe avec ses élèves

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Hüdai Morsümbül, professeur de turc travaillant à Mersin, a été muté à une autre école et eu une réduction de salaire suite à l’enquête ouverte contre lui pour avoir parlé en kurde et arabe avec ses élèves.

La direction de l’éducation nationale du district de Mersin Akdeniz a lancé une enquête administrative contre Hüdai Morsümbül, un enseignant travaillant à l’école secondaire Ulubatlı Hasan, au motif qu’il parlait kurde et arabe à ses élèves et les encourageait à choisir des cours optionnels en kurde.
 
À la suite de l’enquête, Morsümbül, professeur de turc depuis 23 ans, a été condamné à une réduction de salaire et muté à autre une école.
 

IRAN. 7 activistes kurdes arrêtés à la veille du 1er mai

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IRAN / ROJHILAT – À la veille du 1er mai, Journée internationale des travailleurs, au moins sept activistes kurdes de Baneh ont été arrêtés par le régime iranien le mardi 26 avril. On ne sait pas les raisons de leur arrestation.
 
Le mardi 26 avril, les forces de renseignement ont assiégé simultanément les maisons de ces sept militants kurdes et les ont arrêtés sans aucun mandat.
 
L’un des sept civils arrêtés, Nishteman Rahmati, l’épouse de Saeed Mohammadi, a été libérée le même jour. Les six autres civils, dont Hassan Ezati, responsable du syndicat du travail de Baneh, Parvin Abdullah Panah, militante des droits civiques et des droits des femmes et l’épouse d’Hassan Ezati, Omar Soleimani, 58 ans, militant syndical et ancien prisonnier politique, Saeed Mohammadi, 41 ans, également militant syndical et ancien prisonnier politique, Afshin Rahimi et Fateh Majidi, 64 ans, enseignante licenciée et ancienne prisonnière, ont été transférés au centre de détention des renseignements iraniens à Sanandaj.

Les militants kurdes ont été violentés et leurs téléphones portables confisqués lors des arrestations.
 

LYON. Soirée de soutien à la résistance kurde

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LYON – Le mardi 3 mai, une soirée autour de la lutte kurde sera organisée par le Comité de soutien au Kurdistan, à l’Amicale du futur, dans le 7e arrondissement de Lyon.
 
Au programme : repas kurde, tables de presse et prises de parole
concernant les dernières attaques de l’état turc au Kurdistan.
 
Tous les bénéfices seront reversés à l’Espace Culturel Mésopotamie et en soutien à la résistance kurde.
 
RDV à 18 h
à L’Amicale du Futur
31 rue Sébastien Gryphe
LYON

ALLEMAGNE. A Düsseldorf, des milliers de Kurdes marchent contre l’occupation et la trahison

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Des milliers de Kurdes d’Europe manifestent actuellement à Düsseldorf, en Allemagne, contre la dernière offensive turque au Kurdistan du Sud et la coopération du PDK avec les forces turques.
 
Des milliers de personnes se joignent à la marche sous le slogan « Défendre le Kurdistan » pour protester contre l’opération d’invasion lancée par l’État turc le 17 avril dans les zones tenues par le PKK au Kurdistan irakien et la coopération des dirigeants du PDK contre les combattants du PKK.
 
La marche a commencé après les discours du coprésident de KON-MED Zübeyde Zümrüt, du journaliste Feridun Kuncirinî, du coprésident de KCDK-E Yüksel Koç, d’İbrahim Alipur du PJAK, de l’émir Kirmaşan de la plateforme Yarsan, de Jules el-Khatib de Die Linke NRW, Çiçek Yıldız de la Coordination de la communauté yézidie en Europe et la militante iranienne des droits humains İlahe Sadr.
 
Les intervenants ont déclaré que « l’État turc occupant cherche à anéantir toutes les réalisations du peuple kurde. Les guérilleros de la liberté n’appartiennent pas à une seule partie du Kurdistan. Ils défendent ensemble Bakur, Bashur, Rojava et Rojhilat. Ils défendent la dignité humaine. C’est un devoir humain et moral d’embrasser la lutte de la guérilla alors que le PDK et l’État turc se donnent la main et attaquent le peuple kurde. Aucun Kurde, ni l’histoire, n’oubliera jamais cette trahison. Nous marchons avec la philosophie du Leader Öcalan. Le Kurdistan sera un cimetière pour les envahisseurs et les traîtres. Il est temps d’arrêter l’invasion et la trahison. Nous appelons le peuple du Kurdistan à descendre dans les rues et à embrasser la résistance de la guérilla. »
 

TURQUIE. Le premier mai, les Kurdes manifesteront contre la guerre

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TURQUIE / BAKUR – Les syndicats kurdes d’Amed (Diyarbakir) ont invité le public à descendre dans la rue le premier mai contre la guerre au Kurdistan menée par le régime turc au Kurdistan. Les syndicats ont appelé à renforcer la solidarité ouvrière contre la guerre.
 
Les représentants syndicaux, qui se sont réunis devant l’antenne du Syndicat des travailleurs de l’éducation et des sciences (Egitim Sen) à Amed, ont lancé un appel pour que le rassemblement du premier mai, journée internationale des travailleurs, se tienne sur la place İstasyon. Des députés du Parti démocratique des peuples (HDP) et de nombreux citoyens ont participé à l’événement, ainsi que des représentants des syndicats.
 
« En tant que comité d’organisation, nous sommes en faveur de la liberté, du travail et des peuples », a déclaré Kamuran Taş, président de la section Amed de la Confédération des syndicats progressistes (DİSK) et du comité d’organisation du 1er mai, dans un discours. au nom des représentants syndicaux. Après le discours de Taş, la foule a commencé à défiler et a distribué des tracts.
 
Des tracts du 1er mai ont été distribués aux commerçants sur le parcours de la marche sur les avenues Gevran et Ekinciler. Les syndicalistes ont invité les habitants d’Amed à se joindre à la célébration du 1er mai contre la guerre.
 

De la condamnation d’Osman Kavala à l’interdiction d’HDP, Erdogan liquide l’opposition

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L’Institut kurde de Paris dresse un tableau sombre de la Turquie d’Erdogan qui écrase toute tentative d’alternance au régime national-islamisme expansionniste au lendemain de la condamnation à vie d’Osman Kavala.
 
Guerre incessante d’Erdogan contre ses ennemis intérieurs: Arméniens, Kurdes et « Turcs blancs »
 

Ni les tensions géopolitiques de la guerre en Ukraine, ni le mois de ramadan qui devrait en principe inciter les musulmans pieux à la paix et à la réconciliation, ne tempèrent la hargne et l’agressivité du président turc contre ses ennemis intérieurs arméniens, kurdes et turcs dits blancs parce que laïcs et occidentalisés.  Plongé dans une grave crise économique avec une inflation à plus de 60%, les réserves de la Banque centrale en négatif, des couches populaires au bord de la famine, le pouvoir turc joue une fois de plus la carte de la patrie en « danger existentiel » sous la menace de ses ennemis extérieurs et intérieurs lance de vastes opérations militaires au Kurdistan irakien, menace d’intervenir à nouveau contre les Kurdes syriens, mobilise l’appareil judiciaire pour dissoudre le parti pro-kurde HDP et condamner des personnalités de la société civile turque qui ne lui ont pas fait allégeance.

Voici un récapitulatif de ces dernières semaines mouvementées

La commémoration publique du 107ème anniversaire du génocide arménien de 1915 a, cette année encore, été interdite. Seule une petite réunion au cimetière arménien d’Istanbul a pu se tenir.

A cette occasion, le parti démocratique des peuples (HDP) a brisé le consensus politique turc de négation en publiant une déclaration appelant la Turquie à « faire face aux vérités historiques, demander pardon aux peuples et croyances victimes et rechercher une justice réparatrice. »

« Remettre à plus tard la confrontation avec la honte qui rend notre géographie stérile ne sert pas la paix sociale et le débat pour la vérité » poursuit la déclaration qui ajoute : « Une vérité historique et universelle est valable partout dans le monde.  La confrontation avec les crimes contre l’humanité est un pas important vers l’établissement d’un avenir commun et égalitaire et vers la paix sociale ».  « Nous partageons les 107 ans de souffrances et nous ressentons la tragédie humaine vécue au plus profond de nos cœurs » conclut le Comité exécutif de ce parti menacé d’interdiction par le pouvoir turc.

Un député de ce parti, Garo PAYLAN, d’origine arménienne, a déposé devant l’Assemblée nationale turque un projet de résolution pour la reconnaissance du génocide arménien. Le président AKP de cette assemblée, Mustafa ŞENTOP, a refusé d’inscrire ce projet à l’ordre du jour l’estimant « contraire au règlement intérieur ».

La déclaration du HDP et le projet de résolution de son député PAYLAN ont suscité une levée de boucliers de la part des media et des représentants de tous les partis turcs, y compris le principal parti d’opposition CHP de Kemal KILIÇDAROĞLU.  Le président turc et ses divers porte-parole crient au scandale et à la trahison et appellent la justice à sanctionner sans délai « ceux qui calomnient le peuple turc ».  Selon eux « dans la glorieuse histoire turque il n’y a jamais eu de massacre ni de mauvais traitements ».  Arméniens et Assyro-chaldéens victimes du génocide de 1915, les Kurdes dont l’oppression est allée jusqu’à l’interdiction de leur langue, ne feraient que calomnier le peuple turc tout comme les pays qui ont reconnu le génocide arménien.  Le président turc accuse son homologue américain, Joe Biden, qui a publié un communiqué à l’occasion de l’anniversaire du génocide arménien, d’ignorer l’histoire.  Victor HUGO, qui lors des massacres des populations grecques par l’armée ottomane en 1830 avait, dans son poème « Enfant grec », écrit « les Turcs sont passés par là, tout est deuil et ruines » devait lui aussi être un ignorant et calomniateur à en croire le pouvoir turc.

Poursuites contre le HDP

Ce parti, qui regroupe outre les militants kurdes, des représentants des minorités religieuses, ethniques et sexuelles du pays, est devenu la bête noire du régime.  Ses  principaux dirigeants dont des députés et maires élus, et près de 5.000 de ses cadres sont en prison.  La deuxième formation politique de l’opposition, après le parti républicain du peuple (CHP), est interdit d’antenne sur les principaux media turcs contrôlés à plus de 95% par le pouvoir.  A la demande de celui-ci une procédure devant la Cour constitutionnelle visant à la dissolution du HDP et à l’interdiction de la vie politique de ses dirigeants, députés et maires élus pour une période de 10 ans.  Le temps pour le président turc de poursuivre sa mission de réislamisation de la Turquie sans autre opposition que celle, convenue et gérable, du parti kémaliste CHP et ses alliés d’extrême-droite.

Menaces sur le Rojava

Intraitable sur le passé ottoman et turc, le président turc a relancé une énième opération militaire d’envergure contre les zones frontalières du Kurdistan irakien « pour aller frapper les terroristes du PKK dans leurs antres et cavernes ».  Un langage qui n’est pas sans rappeler celui tenu par son modèle Vladimir POUTINE lors de la guerre de Tchétchénie.  Près de 400 villages du Kurdistan, déjà martyrisés par Saddam HUSSEIN, subissent régulièrement des bombardements de l’aviation et de l’artillerie turques.  Cette guerre dévastatrice réduit en ruines nombre de villages, incendie des forêts, détruit des sites préhistoriques d’une valeur inestimable dans le silence des pays occidentaux et de l’UNESCO et malgré les protestations vaines du gouvernement irakien qui dénonce la violation de son intégrité territoriale.

Assuré de l’impunité comme allié de l’OTAN, le président turc qui affiche une posture de médiateur et de « faiseur de paix » dans le conflit russo-ukrainien menace d’intervenir à nouveau dans le Rojava sous contrôle kurde afin d’en « chasser les terroristes », non pas ceux de Daech, protégés par les services turcs et souvent recyclés sous les uniformes de la prétendue « Armée syrienne libre », une milice de mercenaires chargée des basses besognes de l’armée turque dans les territoires kurdes occupés devenus des zones de protection d’une quarantaine de milices djihadistes et islamistes de tout poil.  La Turquie veut faire la guerre aux combattants kurdes qui, avec le soutien logistique de la coalition occidentale, ont mis fin au califat islamique de Daech et luttent quotidiennement contre la résurgence de ce mouvement djihadiste. Se croyant indispensable à l’OTAN dans la conjoncture actuelle même si elle n’applique aucune de ses sanctions contre la Russie, la Turquie d’Erdogan est tentée de tester la réactivité du président américain Joe BIDEN sur la question kurde.

Le « Soros turc » Osman KAVALA condamné à perpétuité

Les opposants « turcs blancs » c’est-à-dire occidentalisés, sont eux aussi victimes de la vindicte et de la hargne du président turc islamiste.  L’un d’eux, homme d’affaires et mécène turc, Osman Kavala, accusé d’avoir financé les manifestations pour la sauvegarde du parc Gezi, menacé par de projets immobiliers des amis d’Erdogan, vient d’être condamné à une peine de perpétuité par un tribunal d’Istanbul dont le juge est un ancien candidat d’AKP.  Lors du procès précédent, M. KAVALA avait été acquitté car le dossier d’accusation était inconsistant. La Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg avait également rendu un arrêt demandant la libération sans délai de M. Kavala.  La Turquie a refusé de se conformer à cet arrêt pourtant obligatoire ce qui devrait, en principe, conduire sinon à son exclusion du moins à sa suspension du Conseil de l’Europe.

Commentant cette condamnation, le président turc a le 27 avril déclaré que c’était une leçon de droit et de justice pour tous ceux qui ont l’intention de contester dans la rue son pouvoir.  Pour le chef de l’opposition parlementaire Kemal KILIÇDAROĞLU, cette décision d’une justice aux ordres du palais est une honte pour la Turquie dont l’image va encore se dégrader dans l’opinion publique internationale.  Les « préoccupations » exprimées par les chancelleries occidentales demandant la libération d’Osman KAVALA sont pour Erdogan et ses partisans la preuve que le « Soros turc »  était en service commandé pour déstabiliser la Turquie à l’Instar des révolutions de couleur dans les pays de l’Est.

Le tribunal d’Istanbul a condamné à 18 ans de prison ferme sept autres intellectuels et artistes turcs qui avaient soutenu cette protestation écologiste et pacifique qui jusque-là comparaissaient en prévenus libres.  Ils ont tous été arrêtés et incarcérés à la prison de Bekirkoy d’Istanbul. Parmi eux la productrice de cinéma Çiğdem MATER vivant entre Istanbul et Hambourg.

Dans la Turquie d’Erdogan, un mouvement de contestation comme celui des Gilets jaunes aurait donné lieu à des massacres.