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« Nous allons créer un Shengal autonome et libre »

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IRAK / SHENGAL – Sept ans après la libération de la ville yézidie de Shengal des mains de l’EI, le Conseil autonome de Shengal pointe du doigt ceux qui ont trahi les Yézidis et remercie les combattants kurdes qui sont venus à leur secours.

Il y a sept ans, la libération de Shengal des mains du groupe « État islamique » (EI/ DAECH / ISIS) fut annoncée le 13 novembre. La dernière zone d’implantation contiguë du peuple yézidi dans le nord de l’Irak a été attaquée par des hordes islamistes le 3 août 2014, après que l’armée irakienne et les peshmergas du PDK se soient retirés de la région. L’EI a commis un génocide et un féminicide visant la communauté yézidie et les femmes yézidies. Seuls les guérilleros PKK et les YPG/YPJ du Rojava sont venus en aide aux Yézidis et ont sauvé des centaines de milliers de vies.

Le Conseil démocratique autonome de Shengal (MXDŞ) a publié un communiqué à l’occasion de l’anniversaire de la libération le 13 novembre 2015. La libération de l’EI n’a été possible que grâce à la résistance courageuse menée par la guérilla, les YPG/YPJ et les unités de résistance yézidies YBŞ/YJŞ, explique le Conseil autonome : « Şengal a été libérée rue par rue, maison par maison et pas à pas. Nous commémorons avec beaucoup de respect ceux qui sont morts dans cette bataille. Nous donnons notre parole pour construire un Shengal autonome et libre. »

Le Conseil autonome explique les développements au cours des sept dernières années : « Le peuple yézidi a brisé les chaînes de l’esclavage. De grands pas ont été faits vers un Shengal autonome et libre. Un prix élevé a été payé pour ces développements. Pour cette raison, à l’anniversaire de la libération, nous commémorons qui a commis une trahison et qui a résisté.

Le PDK a poursuivi cette ligne de trahison et a voulu la maintenir lors de l’offensive de libération à Shengal. Le peuple yézidi définit cette action comme une grande trahison. Et aujourd’hui, des personnalités qui ont joué un rôle de premier plan dans la libération de Shengal, telles que Şehîd Seid, Mam Zekî et Zerdeşt Şengalî, et toute la guérilla sont attaquées par l’État turc.

À l’occasion de l’anniversaire de la libération, nous promettons à notre peuple et à nos morts de créer à tout prix un Shengal libre et autonome. Nous sommes convaincus que la guérilla et la résistance à Shengal seront couronnées de succès. » (ANF)

 

Le Rojava rend hommage aux enfants morts dans l’incendie du cinéma d’Amûdê le 13 novembre 1960

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SYRIE / ROJAVA – Le 13 novembre 1960, des centaines d’écoliers kurdes, dont la plupart avaient moins de 14 ans, périrent dans un incendie dans un cinéma d’Amûde, en Syrie. Le nombre de morts varie entre 180 et 300 enfants. Personne ne sait avec certitude, sauf que presque toutes les familles d’Amûde ont perdu un enfant ce jour-là.

Tous les ans, les Kurdes commémorent leurs enfants brûlés vifs dans le cinéma d’Amûdê.

Le 13 novembre 1960, 282 enfants kurdes meurent dans le cinéma d’Amûdê en regardant un film en solidarité avec la lutte algérienne pour l’indépendance. L’histoire fait partie de celles profondément ancrées dans la mémoire collective.

L’incendie du cinéma à Amûdê fait partie de ces histoires profondément ancrées dans la mémoire de la société kurde. C’était le 13 novembre 1960, lorsque des centaines d’écoliers ont été contraints de regarder le film égyptien « L’esprit de minuit » (Chabah nisf al-layl) un dimanche dans le seul cinéma de la ville du nord-est de la Syrie, la Şehrazad Film House. A l’époque, le régime baasiste avait ordonné une « semaine de solidarité » avec la lutte de l’Algérie pour l’indépendance de la France et collectait des dons pour les « frères algériens » . A Amûdê, donc, tous les élèves devaient se rendre au cinéma, moyennant un droit d’entrée de trente piastres.

Que l’incendie ait été organisé par le régime – deux soldats syriens montaient la garde à l’entrée du cinéma – ou qu’une surchauffe due à une utilisation excessive ait fait s’enflammer soudainement le lecteur du film fait encore l’objet de spéculations aujourd’hui. Mais le fait que les autorités du régime aient ignoré les indications sur le danger d’incendie et aient insisté pour que les projections de films se poursuivent, qu’aucun enseignant ne se trouvait dans la salle le jour de l’incendie et que même les enfants des responsables du régime n’avaient pas venu voir « L’esprit de minuit », que le drame n’a jamais fait l’objet d’une enquête de la part du régime syrien, conduit de nombreuses personnes à ce jour à supposer que l’incendie du cinéma d’Amûdê était un massacre ciblé et délibéré. En effet, la discrimination contre la culture et la langue kurdes faisait partie de la politique de l’État en Syrie.

Retour sur le drame du cinéma d’Amûdê

 
Le film d’horreur égyptien «The Midnight Ghost» (« L’esprit de minuit ») était projeté au cinéma d’Amûdê. Le directeur du sous-district d’Amûde avait ordonné à tous les élèves du primaire d’assister au film. L’Algérie se battait à cette époque pour son indépendance face à la France et la recette du film devait être reversée aux Algériens.
 
C’était la dernière représentation de la journée et 500 enfants étaient entassés dans la structure de bois, de paille et d’argile conçue pour accueillir 200 personnes. La plupart des enfants étaient entassés les uns à côté des autres sur de longs bancs. Le projecteur avait tourné toute la journée pour montrer le film égyptien à des centaines d’autres personnes. Dans cette dernière projection, il a surchauffé et s’est enflammé et les flammes se propagèrent rapidement à travers le bâtiment.
 
Les enfants piégé par les flames ont paniqué. Ils coururent vers les sorties – deux portes étroites de seulement 80 cm de large – tombant et trébuchant l’une sur l’autre. Les portes s’ouvraient vers l’intérieur et avec les enfants à l’intérieur empilés contre les portes, ils ne pouvaient pas les ouvrir.
 
Amûde n’avait pas de pompiers. On a appelé les pompiers de Qamişlo et Heseke (al-Hasakeh), mais ils sont arrivés trop tard.
 
Le cinéma d’Amude après l’incendie
 
Des témoins oculaires de l’époque ont déclaré que le projectionniste et les propriétaires du cinéma étaient partis après que l’incendie se soit déclaré et que les portes avaient été bloquées de l’extérieur. Ils ont également déclaré que lorsque les parents et les résidents ont tenté de sauver la vie des enfants emprisonnés à l’intérieur, la police les a arrêtés, affirmant que c’était « trop dangereux » . Cependant, un résident local, Mihemed Deqorî, a réussi à sauver 11 enfants de l’incendie, mais a péri en essayant de sauver un douzième.
 
Des sources kurdes estiment que 283 à 300 ont péri dans l’incendie du cinéma. Un journal égyptien Akhir Daqiqah a cité 200 morts et 450 blessés. Le magazine égyptien al-Musawir a fait état de 180 morts et 121 blessés. De nombreux enfants gravement blessés ont succombé par la suite à leurs blessures.
 
Mihemed Deqorî (Saeed Agha)
 
Cette tragédie a eu lieu pendant l’union éphémère de la Syrie et de l’Égypte – la République arabe unie (1958-1961). Les Kurdes étaient considérés comme une menace majeure pour le projet d’unité panarabe et le sentiment anti-kurde était élevé. Les activités politiques et culturelles des groupes minoritaires ont été étroitement surveillées; Des professeurs égyptiens ont été envoyés dans la région.
 
C’est dans ce climat de tension que les affirmations de la population kurde et des partis syro-kurdes ont fait surface selon lesquelles l’incendie était une attaque délibérée contre les Kurdes, motivée par un sentiment anti-kurde. Le rapport KurdWatch sur l’incendie déclare qu ‘«il n’y a aucune preuve concrète que l’incendie et la catastrophe qui s’en est suivie étaient autre chose qu’un accident causé par des mesures de sécurité inadéquates». Il dit plutôt que les événements de l’époque ont donné lieu à cette interprétation.
 
Le régime syriens n’a jamais mené d’enquête sur la cause de l’incendie qui a dévoré des centaines d’enfants kurdes.
 

Inquiétudes pour les militants iraniens en Turquie

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Plusieurs militants qui vivent légalement en Turquie et soutiennent les manifestations iraniennes anti-régime ont été convoqués par les autorités turques de l’immigration sans explication. Au moins 3 militants ont aussi déclaré à une journaliste de BBC qu’ils sont menacés par Téhéran.

Ces militants craignent que la Turquie les remette à l’Iran en raison des accords de sécurité entre Téhéran et Ankara. Auparavant, Ankara avait expulsé des Iraniens qui risquaient d’être exécutés.

Via Nafiseh Kohnavard

TURQUIE. Erdogan autorise Selahattin Demirtas à rendre visite à son père malade

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TURQUIE – Le régime turc a autorisé Selahattin Demirtas, politicien kurde tenu en otage dans une prison turque depuis plus de 4 ans, à rendre visite à son père Tahir Demirtas hospitalisé après avoir subi une crise cardiaque.

La nuit dernière, des mesures de sécurité renforcé ont été mises en place pour le transfert de Demirtas de la prison d’Edirne, à des milliers de km de sa ville natale Amed.

Après avoir rendu visite à son père, les forces de sécurité turques ont renvoyé Demirtas en prison.

La police turque a arrêté Demirtas, coprésident d’HDP ainsi que d’autres députés lors de raids nocturnes simultanés dans plusieurs provinces en novembre 2016 avec des accusations de terrorisme et de « séparatisme ».

Demirtas est tenu en otage par le gouvernement turc malgré les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme demandant sa libération immédiate.

Le Luxembourg reconnaît officiellement le génocide yézidi

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Le Parlement du Grand-Duché de Luxembourg a formellement reconnu mercredi le génocide des Yézidis commis par le groupe terroriste État Islamique en aout 2014 à Shengal.

« La reconnaissance formelle du génocide yézidi a été adoptée à l’unanimité aujourd’hui, le 9 novembre 2022, et représente une avancée importante dans les efforts de justice et de responsabilité pour la communauté yazidi », a déclaré l’organisation de défense des droits des Yézidis Yazda dans un communiqué.

« Nous exprimons notre immense gratitude au gouvernement et au parlement luxembourgeois pour leur soutien continu à la communauté yézidie et leurs efforts pour lutter contre les violations des droits humains commises par Daech (DAECH / ISIS) », a ajouté Yazda.

L’équipe des Nations Unies chargée d’enquêter sur les atrocités en Irak annoncée l’année dernière a déclaré avoir trouvé des preuves claires et convaincantes que les combattants de l’Etat islamique ont perpétré un génocide contre la minorité yézidie en 2014. ( Via Kurdistan24)

Le 3 août 2014, DAECH a commis un génocide à Shengal en massacrant des Kurdes yézidis et en capturant des milliers de femmes et d’enfants. Huit ans après ce massacre, près de 3 000 femmes et enfants capturés par DAECH sont toujours portés disparus tandis que la Turquie menace d’envahir Shengal empêchant la reconstruction de la ville et les rescapés yézidis vivotent dans des camps de fortune.

IRAN. Tentative de suicide d’une lycéenne de 16 ans menacée par le régime

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IRAN / ROJHILAT – Hasti Hossein Panahi, une adolescente kurde de 16 ans qui a tenté de se suicider après avoir été menacée par les agents de renseignements iraniens et l’administration de son lycée, est dans le coma.

Suite à la pression des autorités et à la menace d’expulsion de l’école pour avoir arraché le portrait de Khomeiny de son livre, Hasti Hossein Panahi, une étudiante de 16 ans de Dehgolan, a tenté de se suicider et est tombée dans le coma.

Le mercredi 9 novembre 2022, Hasti Hossein Panahi a été convoquée par le département de l’éducation de la ville de Dehgolan et a dit que si elle ne coopérait pas, ils auraient une vidéo la montrant déchirer les portraits de Khomeiny et Khamenei et qu’elle serait expulsée de l’école.

Hasti Hossein Panahi a tenté de se suicider en se jetant d’une voiture en marche après avoir quitté le département de l’éducation en raison du stress provoqué par les demandes de coopération des institutions de sécurité et la menace d’expulsion de l’école.

Hasti a été transportée par hélicoptère à l’hôpital Kausar de Sanandaj (Sînê), où elle est dans l’unité de soins intensifs de cet hôpital.

Les institutions de sécurité ont fait pression sur le père de Hasti, qui est également professeur d’éducation, pour qu’il cache toute information concernant l’état de sa fille.

Hengaw

Depuis le meurtre Jina Mahsa Amini le 16 septembre, des centaines d’adolescents kurdes ont été arrêtés, persécutés, menacés par les sbires des mollahs iraniens.

IRAN. Les gardes frontière iraniens tuent un civil kurde à Sardasht

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IRAN / ROJHILAT – Aujourd’hui, les gardes frontière iraniens ont attaqué le village Bioran à Sardasht, dans la province de l’Azerbaïdjan occidental, pour confisquer la marchandise des Kolbars (transporteurs de marchandise frontalière), et ont tenté de fouiller le village sans présenter d’ordonnance du tribunal. Quand les villageois ont refusé les fouilles, les gardes frontière leur ont tiré dessus à bout portant. Ils ont tué d’une balle dans la poitrine Hayman Hamzeh, un homme de 30 ans et père de deux enfants. Amina Hamzeh, la sœur d’Hayman, a également été blessée lors de la fusillade et son état serait critique.

Le corps d’Hayman Hamzeh a été enterré en présence de centaines de civils scandant le slogan « Les martyr ne meurent pas ». Les protestations se poursuivent dans le village.

Kurdistan Human Rights Network

ALLEMAGNE. Un chauffeur de taxi condamné pour espionnage pour la Turquie

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ALLEMAGNE – Un tribunal allemand a condamné à neuf mois de prison avec sursis un chauffeur de taxi accusé d’espionner des opposants kurdes et turcs en Allemagne pour le compte des services de renseignement turcs (MIT).

Un citoyen allemand d’origine turque, identifié comme Aziz A. et qui travaillait comme chauffeur de taxi à Cologne, a été accusé de collaboration avec un Turc récemment reconnu coupable d’espionnage de dissidents originaires de Turquie pour le compte de l’Organisation nationale de renseignement turque (MİT).

Aziz A. a été condamné jeudi à neuf mois de prison avec sursis par le tribunal régional supérieur de Düsseldorf.

« Je voulais juste aider mon pays. Je ne voulais aucun problème. Je n’étais pas au courant des conséquences », a déclaré l’accusé dans sa déclaration à l’audience.

Aziz A., qui a avoué avoir fait de l’espionnage dans le passé, n’exercera pas son droit de faire appel.

Les procureurs ont déclaré dans l’acte d’accusation qu’Aziz A. avait donné à Ali D., un Turc reconnu coupable d’espionnage pour le MİT en juin, les noms de deux citoyens allemands qu’il considérait comme des partisans du mouvement Güleniste en Allemagne et lui avait transmis des informations détaillées sur l’un d’entre eux.

Par ailleurs, Aziz A. se serait entraîné sur un champ de tir avec Ali D. et lui aurait vendu des munitions.

Ali D. a été arrêté dans un hôtel de Düsseldorf le 17 septembre 2021 après qu’un employé a alerté la police d’avoir vu une arme à feu et des munitions dans sa chambre. Des listes de noms de certains partisans du mouvement Gülen et de membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont également été saisies dans sa chambre d’hôtel, contenant des informations supplémentaires sur chaque personne, selon un rapport de Der Spiegel à l’époque. Il a été condamné à un an et neuf mois de prison en juin.

Le gouvernement turc accuse le mouvement Gülen d’avoir orchestré une tentative de coup d’État le 15 juillet 2016 et le qualifie d’« organisation terroriste », bien que le mouvement nie fermement toute implication dans la tentative de coup d’État ou toute activité terroriste.

Depuis 2016, la Turquie a arrêté des dizaines de milliers de personnes soupçonnées d’avoir des liens avec le mouvement.

Afin d’éviter la répression menée par le gouvernement, des milliers de partisans de Gülen ont fui la Turquie et se sont réfugiés en Europe et dans d’autres pays.

Pendant des années, la Turquie a exhorté à plusieurs reprises les autorités allemandes à prendre des mesures contre les partisans de Gülen qui ont demandé l’asile dans le pays. (Stockholm Centre for Freedom)

IRAN. Les forces gouvernementales tuent un étudiant kurde à coups de matraque

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IRAN – Alireza Karimi, un étudiant kurde de 20 ans originaire de la province de Kermanshah, a été tué à coups de matraque par les forces du régime iranien lors de manifestations d’étudiants à Arak, dans le centre de l’Iran.

Selon le rapport, obtenu par l’organisation de défense des droits humains Hengaw, Alireza Karimi, étudiant en microbiologie à l’Université d’Arak originaire d’Islamabad-e-Gharb (Shabad), dans la province de Kermanshah, a subi une hémorragie cérébrale à la suite aux coups de matraque des forces du régime iranien. Le jeune homme est décédé le mercredi 9 novembre 2022.

Un proche de Karimi a déclaré : « Alireza était un étudiant de deuxième année et après avoir subi une grave blessure à la tête lors des manifestations estudiantines à l’Université d’Arak, il est rentré chez lui et y est décédé quelques heures plus tard en raison de la gravité de ses blessures et de son traumatisme crânien. »

La source a ajouté que la propriétaire, une dame âgée, a trouvé le corps d’Alireza Karimi dans l’appartement. Elle a également dit que son oreille saignait.

Hengaw a été informé que les autorités de sécurité iraniennes avaient remis le corps d’Alireza Karimi à la famille à condition que la famille déclare la cause du décès comme un suicide, sinon Jalil Karimi et Sosan Moradi, les parents d’Alireza qui travaillent comme enseignants, perdraient leur emploi.

La source a en outre déclaré que les forces du régime iranien avaient insisté pour que l’enterrement de jeudi soir se tienne en secret. La famille l’a refusé et les funérailles ont été reportées à 9 heures ce vendredi mais les forces du régime n’ont pas permis que le corps d’Alireza Karimi soit enterré dans le cimetière d’Imamzadeh Hasan dans le district de Hamil. Les funérailles auront lieu à Bagh-e-Rezvan, à Islamabad-e-Gharb.

 

TURQUIE. Peines de prison record pour des avocats activistes

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TURQUIE – Plusieurs avocats membres de l’Association des avocats (ÇHD) et du Bureau d’avocats du peuple (HHB) ont été condamnés à des peines de prison record aujourd’hui par la « justice » politisée turque. L’une des avocats persécutés par le régime autoritaire est Barkın Timtik, soeur d’Ebru Timtik, une autre avocate kurde morte le 27 août 2020 en grève de la faim contre les persécutions visant les avocats activistes de gauche.

Vingt-deux avocats de l’Association des avocats progressistes (Çağdaş Hukukçular Derneği – ÇHD) et du Bureau d’avocats du peuple (Halkın Hukuk Bürosu – HHB) ont été condamnés à des peines de prison record pour des accusations liées au « terrorisme ».

La 18e Cour pénale d’Istanbul a statué pour la poursuite de l’arrestation de Barkın Timtik, Selçuk Kozağaçlı et Oya Aslan lors de l’audience finale d’aujourd’hui au complexe pénitentiaire d’Istanbul/Silivri.

Le tribunal a décidé que sa décision pouvait faire l’objet d’un recours non pas devant la Cour régionale de justice mais devant la Cour de cassation, la plus haute cour d’appel du pays.

Les avocats ont reçu les peines suivantes:

Selçuk Kozağaçlı: 12 ans de prison pour « appartenance à une organisation terroriste » et 1 an pour « propagande en faveur d’une organisation terroriste »

Barkın Timtik : 12 ans de prison pour « appartenance à une organisation terroriste » et 9 ans et 8 mois pour « propagande en faveur d’une organisation terroriste »

Oya Aslan : 10 ans de prison pour « appartenance à une organisation terroriste » et 6 ans pour « propagande en faveur d’une organisation terroriste »

Taylan Tanay, Betül Vangölü Kozağaçlı, Güçlü Sevimli, Gülvin Aydın : 6 ans et 3 mois de prison pour « appartenance à une organisation terroriste ». L’annonce du verdict pour « propagande en faveur d’une organisation terroriste » a été reportée.

Güray Dağ, Efkan Bolaç, Serkan Arıkanoğlu, Mümin Özgür Gider, Metin Narin, Sevgi Sönmez, Alper Tunga Saral, Rahim Yılmaz, Selda Yılmaz : 6 ans et 3 mois de prison pour « appartenance à une organisation terroriste »

Özgür Yılmaz : 1 an de prison pour « propagande pour une organisation terroriste » (Il avait une peine définitive pour « être membre d’une organisation terroriste », cette accusation a été abandonnée dans cette affaire.)

Şükriye Erden : L’annonce du verdict pour « propagande en faveur d’une organisation terroriste » a été reportée. (Elle avait une peine définitive pour « être membre d’une organisation terroriste », cette accusation a été abandonnée dans cette affaire.)

Naciye Demir : L’annonce du verdict pour « propagande pour une organisation terroriste » a été reportée.

Les dossiers des accusés, Zeki Rüzgar et Günay Dağ, ont été séparés.

L’affaire contre Ebru Timtik, qui a perdu la vie lors d’un jeûne de la mort réclamant un procès équitable, a été abandonnée.

L’affaire ÇHD se compose de deux affaires distinctes qui ont été fusionnées. Après la première affaire devant la 37e Cour pénale lourde d’Istanbul, la Cour de cassation a annulé les verdicts de quatre avocats.

Les verdicts des autres avocats qui ont été confirmés par la Cour de cassation :

Özgür Yılmaz : 13 ans et 6 mois de prison

Behiç Aşçı : 12 ans de prison

Şükriye Erden : 12 ans de prison

Engin Gökoğlu : 10 ans et 6 mois de prison

Aytaç Ünsal : 10 ans et 6 mois de prison

Süleyman Gökten : 10 ans et 6 mois de prison

Aycan Çicek : 9 ans de prison

Naciye Demir : 9 ans de prison

Le tribunal local avait condamné Ezgi Çakır, une avocate des accusés, à 8 ans de prison. La Cour de cassation a jugé que Çakır aurait dû être condamnée pour « avoir sciemment et volontairement aidé l’organisation ».

ANF

 

TURQUIE. Journalistes kurdes arrêtées torturées et menacées de mort

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TURQUIE / KURDISTAN DU NORD – Une des journalistes kurdes arrêtés le 25 octobre dernier, Habibe Eren, rapporte qu’elles ont été torturées par la police et menacées de mort.

Le 25 octobre, lors de raids policiers, de nombreux journalistes kurdes ont été arrêtés Neuf des onze journalistes accusés d’être membres « d’une organisation terroriste » ont été placés en détention provisoire à Ankara le 29 octobre. Les personnes emprisonnées sont la rédactrice en chef de l’agence de presse Mezopotamya (MA), Diren Yurtsever, les correspondants de MA Deniz Nazlım, Selman Güzelyüz, Berivan Altan, Hakan Yalçın, Emrullah Acar et Ceylan Şahinli, et les correspondants de JinNews Habibe Eren et Öznur Değer. La journaliste de MA Zemo Ağgöz, qui a été arrêtée lors du même procès, est en congé de maternité et assignée à résidence. L’ancien stagiaire de MA, Mehmet Günhan a également été libéré.

30 policiers lourdement armés pour cinq journalistes

Habibe Eren est l’un des journalistes emprisonnés le 29 octobre. Elle a été arrêtée avec ses collègues Selman Güzelyüz et Öznur Değer. Eren a parlé à l’agence de presse Mezopotamya de son arrestation et a déclaré: « Nous avons dû nous asseoir en rang – avec des espaces entre les deux. Ils ne nous ont permis aucun contact. 30 policiers nous ont surveillés pendant le transport vers Ankara. En plus de la police des officiers lourdement armés, cinq membres de la gendarmerie (police militaire) nous accompagnaient. Lorsque nous sommes arrivés à Urfa, nous avons vu qu’ils avaient amené avec eux les reporters de Mezopotamya Ceylan Şahinli et Emrullah Acar. Nous avons été menottés pendant environ 15 heures, accompagnés d’une armée de policiers. Pendant ce temps, nous n’avions pas le droit de nous parler(…). Les menottes n’étaient retirées que pendant une pause repas et lorsque nous allions aux toilettes. Nous sommes arrivés à Ankara vers le matin et après un contrôle à l’hôpital, nous avons été emmenés au département de la terreur du département de police d’Ankara. Là, nous avons vu qu’il s’agissait d’une opération d’arrestation très étendue. (…) Beaucoup de nos besoins de base que nous avons demandés ont été refusés avec les mots ‘Est-ce un hôtel ici ?’. (…) »

Torture et menaces de mort

Le deuxième jour, les journalistes ont été emmenés dans une autre zone pour relever leurs empreintes digitales. Eren a déclaré que là-bas, la journaliste Öznur Değer a reçu des coups de pied et a été maltraitée par le chef de la police au motif qu’elle riait : « Quand Öznur a résisté, elle a été jetée face contre terre, menottée dans le dos et traînée dans les escaliers. Lorsque nous avons protesté de toutes nos forces et leur ont dit qu’ils étaient des tortionnaires, nous avons été menacés. Quand nous leur avons dit qu’un jour, ils seraient condamnés pour cela, le chef du département de la terreur a répondu : « J’ai vu beaucoup de gauchistes, de nombreux gouvernements, je suis ici depuis 30 ans, rien ne m’arrivera, je suis l’État ». Lorsque nous avons exigé que la torture soit enregistrée, on nous a dit de « l’écrire sur les murs ». (…). Entre-temps, Öznur nous a dit qu’elle avait été menacée de mort. Quand nous avons été ramenés au département de la terreur, cela a continué de la même manière. »

Mise en scène pour la presse d’état

Eren a en outre rapporté que les autorités avaient préparé une mise en scène pour la presse d’État telle que l’agence de presse Anadolu. Au bureau du procureur, tout le monde a défilé menotté devant la presse.

Déclarations inventées

Eren a déclaré que neuf procureurs différents ont commencé à interroger les journalistes en même temps : « Le procureur à qui j’ai fait ma déclaration m’a posé des questions inadmissibles afin d’obtenir une opinion et a fait noter des choses dans le procès-verbal que je n’avais pas dites. Quand mon avocat s’est opposé à cette situation, le procureur a appelé la police et l’a fait sortir de la pièce. La police m’a remis les menottes. De cette façon, j’ai signé le procès-verbal menotté sans le lire, et j’ai dû rester debout [près de 2 heures] pendant la déclaration. »

Peines dictées par la police anti-terroriste

Eren a fait remarquer que neuf personnes, à l’exception d’un journaliste, ont ensuite été traduites devant le magistrat. A cette heure, il était déjà près de minuit. Elle a déclaré : « La dernière déclaration a été faite au juge de service à trois heures du matin. Les juges ont prononcé la sentence après 10 à 15 minutes. Avant que le verdict ne soit prononcé, trois officiers du département anti-terreur se sont rendus chez le juge et lui ont ordonné les peine. Après le verdict, nous avons tous été conduits hors du palais de justice menottés. Entre-temps, nous avons été battus et nos bouches étaient fermées car nous avions crié le slogan « La presse libre ne sera pas réduite au silence ». Lorsque nous avons été mis dans le véhicule qui devait nous emmener à la prison de Sincan, un autre garde a dit : ‘Qui a fait ce signe de victoire ?’ ‘ Quand nous avons dit ‘nous tous’, il a dit ‘Allez pourrir pendant 15 ans’ et il a fermé la porte. »

Résistance réussie

Les journalistes sont arrivées à la prison pour femmes de Sincan vers cinq heures. Là, ont voulait les fouiller à nu pour être admises mais face à leur résistance, elles ont échappé à cette mesure inhumaine. Eren a ajouté: « Pendant deux jours, nous avons dû attendre dans la salle d’observation. Pendant un jour et demi, nous n’avons pas reçu d’eau. Bien que nous leur ayons dit qu’une de nos amies avait une maladie rénale, il n’y avait pas d’eau. Ce n’est qu’après une longue lutte que nous en avons obtenu 1,5 litre. (…) Ce n’est qu’après cinq jours que nos besoins de base ont été satisfaits après nos supplications répétées et des dizaines de demandes. Ce n’est qu’après de longues protestations et demandes qu’on nous a donné une chaise et une table. Cependant, les prisonnières sont toujours privées de bon nombre des nécessités les plus élémentaires de la vie quotidienne. »

ANF

ROJAVA. Les mercenaires de la Turquie emprisonnent et pillent des civils accusés d’avoir travaillé pour les forces kurdes

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SYRIE / ROJAVA – Deux civils ont été grièvement blessés alors qu’ils étaient poursuivis par une patrouille de la police militaire dans la ville de Ras Al-Ain (en kurde: Serêkaniyê), au nord d’Al-Hasakah, accusés d’être liées à « l’État islamique ». Par ailleurs, 200 civils de différentes régions syriennes occupées par la Turquie qui tentaient d’aller en Turquie ont été arrêtés, leurs argent, bijoux volés et certains accusés d’avoir travaillé pour les forces kurdes syriens.

L’Observatoire syrien des droits humains (OSDH / SOHR) a indiqué, que la police militaire turque a arrêté, en une semaine, environ 200 civils, dont des femmes et des enfants, à Ras al-Ain / Serêkaniyê alors qu’ils tentaient d’aller en Turquie.

Dans les détails, la police militaire a arrêté environ 200 citoyens de différentes zones de la zone dite du « printemps de la paix », y compris des personnes déplacées des zones du régime et ceux qui détiennent des cartes délivrées par le conseil local de Ras al-Ain et Tal Abyad, à la suite de leur tentative de pénétrer sur le territoire turc par des itinéraires de contrebande, sont effectués par des passeurs parmi les factions, qui n’étaient pas d’accord avec la police militaire turque à l’avance et ne leur ont pas payé leur part des opérations de contrebande.

La police militaire turque a confisqué les bijoux en or, les téléphones portables et l’argent des détenus. Ces citoyens ont été arrêtés alors qu’ils tentaient de passer en Turquie, et des accusations ont été portées contre certains d’entre eux, notamment l’accusation de travailler pour le « parti » en référence aux Forces démocratiques syriennes [FDS, aliance arabo-kurde].