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Chroniques du Kurdistan: Rencontres/spectacles avec Elie Guillou

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PARIS – Comédien, metteur en scène, écrivain, Elie Guillou sera en tournée à travers la France pour parler et se produire en scène autour de son dernier livre, « L’homme tempéré », qui a pour sujet sa rencontre fortuite avec le peuple kurde au Kurdistan « turc » qui l’a marqué à jamais. Elie Guillou y a découvert une guerre colonialiste, un peuple menacé par un génocide ethnique, culturel, linguistique… mais qui reste debout et refuse de se déclarer vaincu.

Avec son « L’homme tempéré », pas si tempéré que ça, Elie Guillou nous emmène tour à tour dans un camp de réfugiés ayant fui DAECH, dans l’appartement d’une femme dengbêj (troubadour kurde) qu’on prie de chanter entre deux crises d’asthme, une délégation politique française dépassée par la réalité qu’elle découvre sur place, sa rencontre avec les forces kurdes du Rojava qui combattent DAECH et lui demandent pourquoi il ne prend pas les armes, comme eux, pour combattre DAECH qui menace le monde entier, dont la France…

De ce voyage improvisé qu’il avait entrepris en touriste insouciant, Elie Guillou est rentré marqué à jamais. C’est pourquoi, il en est arrivé à écrire ce livre et organise des spectacles autour de ce récit contant et chantant (en kurde, mais aussi en arménien et en turc) le lutte et drame kurdes pour « faire autre chose » que des habituelles actions militantes afin d’attirer l’attention de ceux ou celles encore insensibles à l’épineuse question kurde…

Rencontres, spectacles

Dès jeudi 14 septembre Elie Guillou sera en tournée autour de « L’homme tempéré » (éditions Marabout), sous forme de spectacle où il lira des extraits de son récit entrecoupés de chants qu’il interprète au son de sa guitare.

Elie Guillou, crédit photo: Astrid Di Crollanza

Dates et lieux des rencontres / spectacles avec Elie Guillou 

Montreuil
(Rencontre)
Jeudi 14 septembre, 19h30
Librairie Libertalia
12 rue Berthelot

– Rennes
(Spectacle)
Mercredi 4 octobre, 18h30
Jeu de paume,
12 rue Saint-Louis
Évènement organisé par l’association Amitiés kurdes de Bretagne et la librairie Planète IO

– Morlaix
(Rencontre)
Jeudi 5 octobre, à 18h
Librairie Dialogue
Place du Dossen

– Ivry-sur-Seine
(Spectacle)
Jeudi 19 octobre, à 20h
Théâtre Antoine Vitez
1 rue Simon Dereure

IRAN. Arrestation de 35 écologistes kurdes à Marivan

IRAN / ROJHILAT – Ce dimanche 10 septembre 2023, les forces armées iraniennes ont arrêté plus de 35 membres de l’ONG de défense de la nature Green Chia lors de son assemblé annuelle à Marivan. Le régime iranien criminalise les membres de l’ONG Chya Sabz car ils s’érigent contre la destruction de la nature du Kurdistan par l’État colonialiste iranien.

Ces militants écologistes ont été attaqués par les forces de la République islamique lors de la réunion annuelle de l’association Green Chia avant d’être embarqués vers une destination inconnue. L’arrestations des écologistes kurdes a lieu à 5 jours de la date anniversaire de Jina Mahsa Amini, une jeune femme kurde de 22 ans tuée par la police des mœurs à Téhéran et qui a déclenché les protestations anti-gouvernementales sous le slogan kurde « jin, jiyan, azadî » (femme, vie, liberté).

Une ONG contre l’écocide au Kurdistan

Nichée dans les monts Zagros, Mariwan se trouve à la frontière fortement militarisée entre le Kurdistan de l’Est (Iran) et le Kurdistan du Sud (Irak). Pendant des années, des incendies criminels ciblés y ont été commis chaque été par l’armée iranienne et en particulier par les gardiens de la révolution. C’est un moyen de guerre courant dans l’arsenal de la politique anti-kurde de contre-insurrection et d’expulsion. À l’instar de l’État turc, le régime de Téhéran utilise la destruction ciblée de la nature pour mettre à genoux la population kurde et incendier le terrain des groupes d’opposition et des mouvements de guérilla, qualifiés d’« organisations terroristes ». Les volontaires sont convaincus que les gardiens de la révolution sont également responsables des incendies qui ont de nouveau ravagé Mariwan cet été.

Alors que l’aide de l’État dans la lutte contre l’incendie est inexistante et que ce sont des associations telles que la Chya Sabz qui s’attaquent à l’enfer des flammes, ces initiatives d’entraide sont empêchées de fonctionner par le régime et de surcroît criminalisées. Au pire moment des incendies de forêts de Mariwan, plusieurs écologistes kurdes ont été arrêtés par le régime iranien. Une vingtaine d’autres ont été blessés alors qu’ils tentaient d’éteindre les flammes à Mariwan. Mi-juillet, une opération de lutte contre les incendies à Rojhilat a même fait un mort.

En août 2018, les écolgistes de Green Chya, Sharif Bajour, Omid Hohnepooshi, Rahmat Hakiminia et Mohammad Pajoohi ont perdu la vie alors qu’ils luttaient contre un incendie de forêt à Mariwan.

LYON. Invitation à la première journée de la culture kurde

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LYON – La Maison du Kurdistan de Lyon organise la première journée de la culture kurde le samedi 4 novembre 2023. Lors de cette journée réunissant de nombreux spécialistes kurdes et non-kurdes (universitaires, chercheurs, journalistes, musiciens, écologistes…), vous découvrirez la richesse du patrimoine culturel matériel et immatériel du peuple kurde aussi bien dans son histoire que dans son actualité.

Ouverture de la journée aura lieu en présence de Kendal Nezan, président de l’Institut Kurde de Paris et des élu.e.s Ville de Lyon et métropole.

Maha HASSAN, Gulistan SIDO, Engin SUSTAM, Boris JAMES et Tony RUBLON sont invité.e.s par la Maison du Kurdistan de Lyon pour discuter des thèmes liés aux ressources / questions de l’eau, projets alternatifs et écologiques au Rojava, subalternité de la culture kurde, la musique dans la culture kurde, l’identité littéraire kurde, la place des femmes dans la société kurde, ainsi que l’éducation…

Maha Hassa

Rémi CARCELÈS assurera la modération lors de la première journée de la culture kurde qui se tiendra entre 9:30 et 19 heures.

Toute personne souhaitant participer à cette journée doivent obligatoirement réserver – les places étant limitées. Adresse mail de réservation : maisonkurdistanlyon@gmail.com PAF : 5€

RDV le samedi 4 novembre 2023, dès 9h30, à l’Hôtel de Ville du 1er arrondissement de Lyon, 1 Place de la Comédie, 69381 LYON

Si vous souhaitez soutenir cette journée et participer à la campagne de soutien de
la Maison du Kurdistan de Lyon*, vous pouvez faire un don ici :
helloasso, dons pour la maison du Kurdistan de Lyon

 

A propos de la Maison du Kurdistan de Lyon*

A l’heure où la cause du peuple Kurde est mieux connue et soutenue par l’opinion publique, les Kurdes dans les quatre parties du Kurdistan vivent une situation difficile voire catastrophique en Irak, Iran, Syrie et Turquie que ce soit du point de vue culturel, politique, social, économique ou des droits humains. S‘il existe en France et à Paris des lieux jouant un rôle primordial dans la promotion et la diffusion du patrimoine culturel kurde, Lyon et la Métropole où réside une importante diaspora kurde ne dispose d’aucune structure. C’est la raison pour laquelle des Kurdes et des non kurdes, de tout âge, horizon et métier ont créé LA MAISON DU KURDISTAN DE LYON (MKL) indépendante, laïque, à portée culturelle et plurielle, gérée par l’association MKL.

Photo de profil de la page Facebook de la Maison du Kurdistan de Lyon

ROJAVA. 860 000 enfants prennent le chemin de l’école

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SYRIE / ROJAVA – 860 000 enfants arabes, kurdes, syriaques, arméniens… prennent le chemin de l’école où leurs langues maternelles sont enseignées légalement..

Alors que la nouvelle année scolaire a commencé aujourd’hui dans l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (AANES) dirigée par les Kurdes, le Conseil de l’éducation de l’AANES a annoncé que plus de 860 000 élèves devraient fréquenter les écoles dans la région.

Samira Haj Ali, coprésidente du Conseil de l’éducation, a déclaré que le nombre d’écoles dans les zones AANES a atteint 4 130 et que plus de 43 000 enseignants allaient assurer les cours pendant la nouvelle année scolaire.

Elle a souligné que le conseil scolaire coordonne avec plusieurs organismes la formation des enseignants des écoles primaires et que la formation implique l’introduction de méthodes d’interaction des enfants en classe et le développement des compétences de compréhension.

Le programme multilingue de la région a été révisé pour inclure le kurde dans le cadre des réformes mises en œuvre sous l’AANES, une administration autonome de facto établie pendant la guerre civile syrienne.

La langue kurde était auparavant systématiquement marginalisée et exclue de l’éducation par les autorités syriennes, privant les Kurdes d’un enseignement dans leur langue maternelle.

Les réformes éducatives, mises en œuvre par l’AANES, se concentrent sur l’enseignement dans les langues maternelles, notamment l’arabe, le kurde, l’arménien et le syriaque, dans le but de promouvoir et de soutenir l’identité culturelle des communautés locales.

Gerçek News

IRAN. La journaliste kurde, Nazila Maroofian libérée pour la 4e fois

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IRAN – La journaliste kurde Nazila Maroofian, qui a interviewé le père de Jina Mahsa Amini, assassinée par la police des mœurs à Téhéran en septembre 2022, avait été arrêtée pour la quatrième fois le 30 août. Elle a été remise en liberté conditionnelle après une grève de la faim entamée début septembre pour dénoncer les agressions sexuelles subies en détention.

Arrière-plan

La journaliste kurde Nazila Maroofian, 23 ans, a d’abord été prise pour cible par les autorités du régime en octobre dernier en raison d’un entretien avec Amjad Amini, le père de Jina Mahsa Amini, dont la mort violente en garde à vue le 16 septembre 2022 a déclenché le soulèvement populaire en Iran et au Kurdistan oriental. Amini a accusé les autorités d’avoir menti sur la mort de sa fille. Selon les informations officielles, des « problèmes de santé » ont entraîné la mort de Jina Amini, 22 ans. Sa famille a cependant déclaré qu’elle avait été tuée par des policiers qui l’avaient frappée à la tête. C’est également ce qu’indiquent les déclarations de l’hôpital de Téhéran dans lequel Amini a été admise le 13 septembre 2022. Elle était alors déjà en état de mort cérébrale.

Maroofian a été condamnée à deux ans de prison en janvier pour « propagande contre l’État » en raison de son reportage sur la mort de Jina Mahsa Amini. Elle avait récemment quitté la prison sous caution. Elle a été de nouveau emprisonnée en juillet parce qu’elle avait notamment écrit sur des cas d’agressions sexuelles contre des prisonnières en Iran. À la mi-août, elle s’est retrouvée de nouveau derrière les barreaux, cette fois à Waramin, 24 heures seulement après sa libération. Maroofian, originaire comme Jina Mahsa Amini de Saqqez, au Kurdistan oriental et travaillant pour la plateforme médiatique Rouydad 24, étudie également à l’université Allameh Tabatabai de Téhéran.

Après sa récente libération, elle a publié sur les réseaux sociaux plusieurs photos la montrant sans le foulard obligatoire. Selon le KHNR, Maroofian a reçu des appels de menaces répétés de la part de responsables du ministère iranien du Renseignement, qui lui ont demandé de cesser ses activités sur les réseaux sociaux.

La dernière détention de Maroofian a été justifiée par les autorités iraniennes par un message sur X (anciennement Twitter) dans lequel le journaliste exprimait sa solidarité avec le chanteur iranien Mehdi Yarrahi. Le musicien a récemment été arrêté par le régime pour avoir publié une chanson dans laquelle il remettait en question l’obligation du port du foulard. La « chanson illégale », comme l’a qualifiée la justice des mollahs, intitulée « Roosarito » (Votre foulard), fait référence à la révolution « Jin, Jiyan, Azadî » menée par les femmes. Yarrahi chante entre autres : « Enlève ton foulard, laisse tes cheveux libres (…) ».

ANF

TURQUIE. Un député kurde attaqué après avoir critiqué les crimes de l’armée turque

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TURQUIE – Avocat et député de Diyarbakir, Sezgin Tanrıkulu, fait l’objet d’une enquête judiciaire et d’attaques sur les réseaux sociaux pour avoir critiqué les actes criminels des forces armées turques, notamment dans les régions kurdes…

Une enquête a été ouverte contre le député du CHP (quelle malheur pour un député et défenseur de droits humains kurdes de se retrouver dans les rangs du parti d’Ataturk qui fut l’ennemi numéro un des Kurdes jusqu’à ce que Saddam, Khomeini, la famille al-Assad et Erdogan rejoignent le club des exterminateurs du peuple kurde) de Diyarbakir, Mustafa Sezgin Tanrikulu, suite à ses propos sur les Forces armées turques (TSK), lors d’une émission en direct. Le parquet général d’Ankara a ouvert l’enquête en réponse aux commentaires de Tanrikulu, dans lequel il citait un incident confirmé par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), en déclarant : « Tout ce que les TSK font n’est pas exempts de critiques. Nous sommes députés et nous les remettons en question. N’est-ce pas les mêmes forces armées qui ont mené le coup d’État fasciste du 12 septembre [1980] ? La même qui a été l’organisateur de la tentative de coup d’État du 15 juillet [2016] ? Celle qui a incendié les villages ? Celle qui est responsable pour des dizaines d’exécutions extrajudiciaires ? Celle qui a poussé 15 villageois hors d’un hélicoptère ? Son rôle dans de tels incidents a été confirmé par les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme. (…) Nous posons des questions, nous demandons si c’est vrai, nous posons cela pour lever ces doutes sur les TSK. Se elles avaient tout fait correctement en 40 ans, la Turquie ne serait pas dans cette situation. (…) »

Le parquet général d’Ankara a publié un communiqué annonçant l’ouverture d’une enquête cibalnt Tanrikulu :

« Une enquête pénale a été ouverte contre Mustafa Sezgin Tanrikulu, député du Parti républicain du peuple de Diyarbakır, en raison des propos qu’il a tenus lors (…) de l’émission ‘Libre expression’ (…) sur la chaîne TV100 le 8 septembre 2023. Les accusations portent sur (…) « Insulte à la nation turque, à l’État de la République de Turquie et aux institutions et organes de l’État », et (…) « Incitation du public à la haine, à l’hostilité ou au mépris » (…). »

En parallèle à l’enquête judiciaire, le député Tanrikulu est attaqué sur les réseaux sociaux par des fascistes turcs qui l’accusent d’être membre du PKK et lui demandent de quitter le parti d’Ataturk…

KURDISTAN. 4 bases militaires turques ciblées à Bradost

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IRAK / KURDISTAN – Aujourd’hui, des drones (iraniens ?) ont ciblé simultanément quatre bases militaires turques dans la région kurde de Bradost, au nord d’Erbil (Hewlêr), au Kurdistan « irakien », provoquant des incendies et explosions dans la zone ciblée.

Les bases militaires illégales de la Turquie ciblées par des drones se trouvent dans les villages de Barmeza, Nawr, Barok et Daria Sor.

Information signalée par Rojnews

PARIS. Reprise des cours de langue à l’institut kurde

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PARIS – L’Institut kurde de Paris reprend ses cours de langue (dialectes kurmancî et soranî) pour l’année 2023/24 dès le début octobre 2023. Les inscriptions aux cours de kurde auront lieu du 18 au 29 septembre 2023. Il y a des cours collectifs, individuels en présentielle ou en ligne.

Pour les personnes non-débutantes, et dans le but d’organiser les classes par niveau, une évaluation du niveau de langue aura lieu dans la semaine du 25 au 29 septembre.

Pour une inscription préalable, vous pouvez envoyer un un courriel à l’adresse cours@fikp.org.

Les informations à mentionner sont le nom, le prénom, le numéro de téléphone, le type de cours (présentiel ou distanciel, collectif ou individuel), le dialecte (kurmancî ou soranî) et le niveau (débutant ou intermédiaire). Un e-mail d’accusé réception de la demande d’inscription sera envoyé dès que possible.

Pour tout enseignement et horaires, consulter la rubrique des Cours de langues sur le site de l’institut kurde et/ou s’adresser à la réception de l’Institut au 01 48 24 64 64 (E-mail également disponible : cours@fikp.org).

TURQUIE. Arrestation d’un chanteur kurde

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TURQUIE / KURDISTAN – Le chanteur kurde, Kadir Çat a été détenu brièvement à Urfa pour avoir chanté « Kemal Pir Yoldaş », une chanson politique sur un membre légendaire du PKK. Accusé de « faire l’éloge des membres d’un groupe terroriste », le musicien kurde a été relâché quelques heures plus tard.

Par le passé, Kadir Çat avait été détenu deux fois pour avoir interprété la même chanson en hommage à Kemal Pir (surnommé Laz kemal) qui avait rejoint la guérilla kurde dès sa fondation et subi la pire des tortures dans la prison de Diyarbakir avant sa mort le 7 septembre 1982, à l’âge de 30 ans. Il est considéré comme un héros par le peuple kurde.

Lors d’un événement organisé par l’assemblée de la jeunesse du parti de la gauche verte à Urfa, Cat a chanté une chanson intitulée « Kemal Pir yoldas» (camarade Kemal Pir), du nom de l’un des fondateurs du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Pir, figure marquante du mouvement kurde, est décédé en 1982 alors qu’il était incarcéré, succombant aux conséquences d’une grève de la faim. Le choix de la chanson a conduit les autorités à accuser Cat de « faire l’éloge des membres d’un groupe terroriste ».

Lincident a ajouté une couche supplémentaire aux relations déjà tendues entre le gouvernement et la population kurde. Cat, lors d’une conversation avec MA, a qualifié sa détention d’« arbitraire », soulignant que la sélection de la chanson était la seule raison de l’arrestation. Il a raconté ses précédentes rencontres avec les forces de l’ordre en 2010 et plus tôt cette année, lorsqu’il a fait l’objet de poursuites pour avoir interprété la même chanson dans la province d’Aydin et à Urfa respectivement, notant qu’il avait été acquitté dans les deux cas.

Cat est restée provocante au milieu des confrontations récurrentes avec les autorités. « Ils essaient de nous faire peur avec de telles pratiques. Cependant, Kemal Pir n’avait pas peur, et nous n’aurons pas peur non plus », a-t-il déclaré, faisant écho aux sentiments de résilience qui résonnent profondément au sein de la communauté kurde.

Zeynep Oduncu, députée du Parti de la Gauche Verte et représentante au Parlement turc, s’est fermement opposée à cette détention. Qualifiant cela d’« illégal », Oduncu a demandé la libération immédiate de Cat. Elle a critiqué l’intolérance croissante du gouvernement à l’égard des artistes kurdes et la répression de leurs activités culturelles et artistiques. « Ils n’ont plus de patience envers les artistes kurdes et les activités culturelles et artistiques des Kurdes », a-t-elle déploré.

Dans le cadre juridique turc en vigueur, les actes d’éloge publique envers des groupes qualifiés de « terroristes » peuvent être passibles de sanctions sévères, notamment d’une peine d’emprisonnement allant de trois à cinq ans. La définition de « louange » est large et englobe des actes tels que le soutien vocal lors de rassemblements publics, le chant, l’affichage de leurs logos et signes, ou même le port de vêtements ornés d’images liées au groupe.

Fehim Tastekin : Roulette arabe, turque, persane pour les Kurdes !

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Le journaliste Fehim Tastekin attire l’attention sur les rivalités entre les partis kurdes KDP et UPK à la tète du gouvernement régional du Kurdistan « irakien » qui permettent à la Turquie d’avancer ses pions dans la région (voir les événements récents de Kirkouk), tandis que dans le nord-est de la Syrie sous l’administration kurde, Ankara et Téhéran soutiennent certains chefs des clans arabes afin de les utiliser contre l’autonomie de facto du Rojava.

L’article de Fehim Tastekin publié sous le titre « Kürtler için Arap, Türk, Fars ruleti!«  (Roulette arabe, turque, persane pour les Kurdes) a accessible sur le site Duvar daté de 9 septembre 2023.

TURQUIE. Un jeune Kurde torturé en détention par des soldats

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TURQUIE / KURDISTAN – Le détenu kurde, Muhammed Erol a été sévèrement torturé lundi par des soldats turcs dans la province de Muş.

L’incident a été rapporté par Sinan Aygül, défenseur des droits humains et président d’une association de journalistes.

Des images de Muhammed Erol circulant sur les réseaux sociaux montrent son corps gravement meurtri et le jeune homme marchant difficilement. Erol a déclaré avoir été battu par des militaires alors qu’il était en détention et qu’il porterait plainte contre ses tortionnaires.

« J’espère que les autorités prendront des mesures contre les auteurs. Cela n’est rien d’autre que de la torture, et la torture est un crime contre l’humanité », a tweeté Aygül sur X, anciennement connu sous le nom de Twitter.

L’avocat d’Erol accusé d’avoir planté du cannabis, Tarık Güneş, a déclaré qu’il avait emmené son client à l’hôpital pour obtenir un rapport confirmant ses blessures.

La Turquie a connu une résurgence marquée de la torture et des mauvais traitements en détention depuis la tentative de coup d’État du 15 juillet 2016. L’absence de condamnation de la part des hauts responsables et la volonté de dissimuler les allégations plutôt que d’enquêter sur celles-ci ont abouti à une impunité généralisée pour les forces de sécurité.

Un rapport annuel sur les violations des droits humains en Turquie, rédigé par le député du Parti républicain du peuple (CHP), principal parti d’opposition, Sezgin Tanrıkulu, a révélé 5 361 incidents de torture ou de mauvais traitements en 2022. Selon le rapport, 80 mineurs figuraient parmi les 5 381 personnes qui ont été soumises à des mauvais traitements en Turquie. Turquie l’année dernière, dont 1 280 incidents de torture ou de mauvais traitements survenus derrière les barreaux.

Le Département d’État américain, qui a publié le mois dernier ses rapports nationaux 2022 sur les pratiques en matière de droits de l’homme avec une sous-section sur la Turquie, a répertorié des informations crédibles faisant état de morts suspectes de personnes en détention, entre autres violations des droits dans le pays.

Le rapport aborde la question de la torture et d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, citant des groupes de défense des droits nationaux et internationaux qui « ont signalé que certains policiers, autorités pénitentiaires et unités militaires et de renseignement avaient recours à ces pratiques ».

Via Stockholm Centre for Freedom

Les Kurdes toujours menacés par le régime iranien

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IRAN / ROJHILAT – A la veille du premier anniversaire du meurtre de Jina Amini, le défenseur des droits humains, Gordyaen Benyamin Jermayi rappelle que les Kurdes d’Iran restent menacés par le régime qui continue les arrestations des civils des provinces kurdes où de nombreux détenus sont condamnés à mort accusés de « guerre contre Dieu » et « corruption sur terre » pour avoir participé aux protestions anti-régime déclenchées par le meurtre de Jina Mahsa Amini. Ils sont également pourchassés à travers l’Europe et en Turquie où ils ont cherché refuge…

Voici l’article de Gordyaen Benyamin Jermayi:

Suite au meurtre de Jîna Aminî le 16 septembre 2022 par la « police des mœurs » iranienne à Téhéran, de vastes manifestations ont eu lieu contre les politiques misogynes et anti-femmes de la République islamique d’Iran (IRI) dans tout le Kurdistan oriental (Rojhilat), au nord-ouest de l’Iran. , et dans le monde entier. Ces manifestations se sont ensuite transformées en un large appel aux droits des minorités et à un changement de régime en Iran.

Après que Jîna (dont le nom signifie « vie » en kurde) ait été enterrée au cimetière d’Aichi dans sa ville natale de Seqiz (Saqqez) au Rojhilat, des milliers de personnes étaient présentes et ont scandé « Jin, Jiyan, Azadi » (Femmes, Vie, Liberté). Cette expression kurde, répandue depuis des décennies au sein du mouvement de libération du Kurdistan, est devenue plus tard le principal slogan de la révolution des femmes en Iran et dans le monde entier.

Les institutions de sécurité de l’État iranien, en particulier le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), ont commencé à réprimer les manifestants et à militariser les villes et les villages dès que les manifestations se sont propagées à d’autres villes du Kurdistan oriental occupé et du Baloutchistan occidental occupé en Iran. Des militants et des personnalités publiques qui soutenaient les manifestants et participaient aux manifestations ont été simultanément pris pour cible.

Environ 540 civils, dont 137 Kurdes, ont été tués par les forces de sécurité et de renseignement iraniennes lors de la répression systématique et sévère des manifestations. Bien qu’il n’existe pas de données précises sur le nombre de manifestants blessés en Iran, les organisations kurdes de défense des droits humains estiment qu’il y a eu plus de 8 000 manifestants blessés au Kurdistan oriental. En outre, on estime qu’entre 20 000 et 60 000 citoyens ont été arrêtés, dont près de 9 000 Kurdes, et ce nombre augmente à l’approche du premier anniversaire de Jîna Aminî.

Et bien que les protestations aient commencé à décliner en raison de l’intense oppression étatique à leur encontre depuis avril 2023, les attaques incessantes du régime iranien contre les militants kurdes, la militarisation du Rojhilat et la destruction de son environnement n’ont pas ralenti. Mais la tactique la plus inhumaine des mollahs en Iran est peut-être de s’en prendre aux membres de leurs familles, liés à ceux qui défient leur régime dictatorial, dans le cadre d’un acte de terrorisme et de dissuasion permanent.

Menaces contre les familles

L’une des façons les plus sinistres utilisées par l’IRI pour semer la peur dans l’esprit des personnes potentiellement rebelles est de cibler leur famille. Ainsi, les institutions de sécurité de l’État iranien ont intensifié leurs pressions et leurs menaces contre les familles des martyrs de Jin, Jiyan et Azadi au Kurdistan oriental, au Baloutchistan et dans d’autres régions minoritaires d’Iran à l’approche de l’anniversaire de Jîna Aminî.

Plus de 70 membres des familles des victimes, dont 31 Kurdes, ont reçu des convocations, des mandats d’arrêt, des menaces, des peines de prison et des flagellations au cours des cinq derniers mois. Plus inexplicablement, ils ont été contraints de signer des documents d’engagement promettant de ne pas célébrer les anniversaires de leurs enfants ni de participer à la commémoration du meurtre de Jîna Aminî le 16 septembre 2023. Par ailleurs, la police secrète iranienne a arrêté et menacé 31 femmes et 9 enfants, qui étaient des membres de la famille de militants emprisonnés ou de martyrs assassinés à cette époque.

Par exemple, le jour de l’anniversaire de Komar Daroftadeh, les forces du régime iranien ont arrêté tous les membres de la famille de l’adolescent kurde de 16 ans de Piranshar (Xanê), tué lors des manifestations du 30 octobre 2022. Ils ont ensuite confisqué tous leurs biens et humilié la famille de Komar en leur faisant retirer tous leurs vêtements.

Les parents de Komar, Hassan Daroftadeh et Hajar Barzanji, ainsi que les frères et sœurs de Komar, Mardin, Zhakaf, Medya et Afsana, ont été arrêtés par les forces iraniennes le 16 août 2023. En raison du choc provoqué par les forces iraniennes brandissant des armes, sa mère Hajar, déjà traumatisée, a subi a eu une crise de panique et a dû être transporté à l’hôpital. Les frères et sœurs de Komar (tous mineurs) ont également été placés en garde à vue.

Le harcèlement s’est produit alors que les membres de la famille de Komar Daroftadeh se rendaient au village de Zewikeh pour célébrer l’anniversaire de leur fils adolescent assassiné sur sa tombe. C’est à ce moment-là que les forces du régime iranien les ont arrêtés au poste de contrôle d’entrée de Piranshahr. Après avoir saisi leurs téléphones ainsi que des objets pour célébrer son anniversaire, la famille de Komar s’est ensuite fait retirer et confisquer ses vêtements kurdes, un acte symbolique destiné à faire honte et à attaquer leur identité kurde.

Hasan, le père de Komar, a ensuite été contacté par les services de renseignement du CGRI le 12 août et lui a demandé de renoncer à toute autre célébration en l’honneur de l’anniversaire de son fils décédé. Montrer que le régime de Téhéran veut non seulement priver les parents de la vie de leurs enfants, mais aussi contrôler la façon dont ils pleurent cette perte – une obsession cruelle axée sur le contrôle psychologique de tout « sujet » rebelle qui défie leurs diktats. Il faut reconnaître que le père de Komar avait déjà clairement fait savoir le jour des premières funérailles qu’il était fier du sacrifice de son fils pour la « liberté » et la « patrie ».

Dans un autre cas, le 19 août 2023, les forces de renseignement iraniennes ont arrêté les cousins ​​de Burhan Karami , Hissam et Sirvan, du village de Chersaneh à Kamyaran, dans l’est du Kurdistan. Ils ont ensuite été torturés et battus, avant de se voir confisquer leurs téléphones portables et leurs comptes sur les réseaux sociaux. Cela montre à quel point le régime iranien veut attaquer à la fois l’esprit et le corps des personnes qui osent résister à leur régime tyrannique. Dans ce cas, leur soi-disant « crime » était lié à leur cousin que le régime avait précédemment assassiné. Dans cette affaire, le 16 novembre 2022, Burhan Karmi , un Kurde de 30 ans originaire de Kamyaran, a été assassiné par les forces iraniennes qui lui ont tiré trois balles dans la tête et dans le cou dans la rue Zarneh.

Dans un autre cas, Mashallah Karami, le père de Mohammad Mahdi Karami, connu sous le nom de Komar en kurde, un jeune Kurde de Bijar, au Kurdistan oriental, qui a été arrêté lors des manifestations à Karaj puis exécuté le 7 janvier 2023, a également été arrêté .lors d’un raid des forces du régime iranien à son domicile en août 2023, et emmené dans un lieu tenu secret. De plus, ils ont pris les objets personnels de M. Karami et vandalisé les plaques et médailles que son fils avait remportées en tant que champion de karaté tout au long de sa carrière professionnelle. Cet acte illustre la cruauté sadique du régime iranien, qui non seulement assassine une personne, mais ne permet même pas à sa famille de conserver des souvenirs pour se souvenir d’elle. Comme même dans la mort, le régime s’entête à vandaliser la mémoire vivante de ses victimes qu’il a injustement exécutées.

Menacer les familles est l’une des principales stratégies du régime iranien en réponse à ses récents appels à la reprise des manifestations à l’occasion de l’anniversaire du meurtre de Jîna Aminî. Mais en plus de ce harcèlement, les informations faisant état d’arrestations de citoyens kurdes ont également augmenté de manière significative. Par exemple, en août 2023, au moins 264 militants ont été arrêtés en Iran, soit une hausse de 17 % par rapport aux 225 cas enregistrés en juillet 2023. Parmi eux, 116 (44 %) étaient des Kurdes et 52 appartenaient à d’autres groupes ethniques non persans.

Menaces contre les militants kurdes à l’étranger

Alors que les menaces contre les familles se poursuivent au Rojhilat et en Iran, le régime iranien poursuit la même politique contre les militants kurdes exilés et connus à l’étranger.

Par exemple, au moins 20 demandeurs d’asile politiques ont été transférés de la ville turque d’Edirne vers un lieu tenu secret le 25 août 2023, sous la direction des autorités turques. Amir Kahrizi, un demandeur d’asile politique kurde originaire de Kirmaşan, dans l’est du Kurdistan, dont le risque d’expulsion vers l’Iran avait déjà été signalé, était l’un de ces réfugiés.

Lors d’un bref appel téléphonique, [le militant kurde] Amir Kahrizi a mentionné que la police turque l’avait informé de sa [détention], mais avait exprimé son incertitude quant à sa prochaine destination. [Kahrizi est actuellement détenu dans un centre de détention turque et risque d’être expulsé vers l’Iran]

[De son côté], Raman Nasirizadeh, un réfugié kurde et personnalité des médias sociaux né dans la ville kurde de Merîwan au Kurdistan oriental et qui a demandé l’asile au Danemark il y a cinq ans, risque d’être expulsé vers l’Iran après que l’ambassade iranienne l’a poursuivi en justice pour avoir participé à une manifestation contre la pénurie d’eau au Khouzistan en juillet 2021 devant l’ambassade iranienne à Copenhague. Raman a été absurdement accusé de « vandalisme » par le parquet de Copenhague, pour des actes qui auraient eu lieu devant l’ambassade iranienne.

Ce demandeur d’asile kurde, Raman, a ensuite été informé que « le procureur se réserve le droit de demander [son] expulsion » en décembre 2022. Les sanctions proposées comprennent également une peine de prison et une amende, démontrant le sérieux avec lequel la justice danoise traite cette affaire, tout en collaborant avec elle. avec un régime qui pend chaque semaine ses citoyens qui protestent. De plus, au cours des deux dernières années, la famille de Raman a été régulièrement contactée par les institutions gouvernementales iraniennes basées à Merîwan, concernant l’utilisation de leur fils sur les réseaux sociaux, pour lesquelles ils ont reçu des messages d’avertissement, voire des menaces.
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Semblable aux stratégies utilisées contre les familles militantes kurdes du Rojhilat, l’État iranien augmente ses pressions et ses menaces contre toutes les voix dissidentes de la diaspora, afin de réduire leur influence à l’intérieur de leurs frontières et d’afficher leur pouvoir et leurs longues mains dans toute l’Europe. Mais l’Occident ne doit pas permettre que de telles intimidations se poursuivent et doit soutenir fermement les voix en faveur de la démocratie en Iran.

Illégitimité et criminalité

« En guise de compensation et afin de semer la peur parmi la population, les autorités ont intensifié les exécutions pour des accusations non politiques. Ce sont là les victimes à faible coût de la machine d’exécution de la République islamique. Afin d’arrêter cette machine, la communauté internationale et la société civile en Iran et à l’extérieur doivent montrer la même réaction à chaque exécution », déclarait Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de l’ONG Iran Human Rights (IHR)

Lorsque le régime iranien a exécuté le jeune Kurde Mohammad Mehdi Karami, pour son rôle dans la protestation contre le meurtre de la jeune femme kurde Jîna Aminî, le crime ridicule dont ils ont condamné Karami avant de l’étrangler avec une corde était « corruption sur Terre” (Mofsed-e-filarz). Mais c’est la République islamique d’Iran qui est l’exemple même de la corruption, car ce régime théocratique criminel est fondé sur l’oppression ethnique, la persécution religieuse, la misogynie à l’égard des femmes et le vol généralisé des rêves, des opportunités et de l’espoir.

Des centaines de personnes ont été pendues de manière barbare par les mollahs de Téhéran pour avoir eu l’audace d’exprimer leur désir de respecter les droits humains fondamentaux. Leurs appels portaient sur « femme, vie, liberté » (jin, jiyan, azadî), et ce qu’ils recevaient en retour de Téhéran était « la cruauté, le meurtre et la douleur », qui non seulement étranglaient physiquement leurs proches, mais étranglaient métaphoriquement jusqu’au bout la dernière goutte de liberté hors du Kurdistan oriental occupé et de l’Iran. La seule question maintenant est de savoir ce que feront ceux qui regardent de loin ? Après tout, un groupe organisé d’assassins terrorisants qui empoisonnent des écolières, tirent sur des enfants et pendent des adolescents est-il un État légitime simplement parce qu’ils le font sous un drapeau reconnu par l’ONU ?

Article original à lire sur le site Kurdish Center for Studies : Jîna Aminî’s Anniversary: Kurds Remain Under Threat