ROJAVA. Des femmes protestent contre le meurtre d’une adolescente par sa famille à Hasakê

0
SYRIE / ROJAVA – Des femmes on manifesté dans la ville kurde d’Hasakah contre le meurtre de la jeune Aida Al-Hamoudi Al-Saeedo dans un « crime d’honneur » commis par sa famille. Elles ont exigé que les criminels de ce féminicide abject soient punis.
  La victime, qui s’appelle Aida Al-Hamoudi Al-Saeedo, ne cachait pas son désir d’épouser un autre jeune homme qu’elle aimait, et elle a dit à sa famille qu’elle refusait d’épouser son cousin qu’ils avaient choisi pour elle comme époux. Le jeune homme qu’elle aimé l’a demandé en mariage, mais la famille l’refusé, et après avoir échoué à la contraindre à se marier avec son cousin, ils ont décidé de la tuer de la manière la plus horrible, et avant cela, ils l’avaient retenue comme prisonnière dans sa chambre et l’ont empêchée d’avoir accès à de la nourriture, de l’eau et des communications, et l’ont agressée à plusieurs reprises avant de la tuer.
 
Des dizaines de femmes de la ville d’Al-Hasakah et de membres du Mouvement de femmes Kongra Star, ont manifesté hier à Al-Hasakah pour condamner le meurtre d’Aida Al-Hamoudi Al-Saeedo, une adolescente de la communauté arabe, par sa famille la semaine dernière.
 
Les manifestantes se sont rassemblées au rond-point de Ghiweran, portant des drapeaux et des banderoles du Kongra Star sur lesquels on pouvait lire « Les femmes sont la vie libre, ne la tuons pas, Aida est une victime de la pensée masculine, les femmes sont la vie, ne la tuez pas ». Elles ont également scandé des slogans condamnant les féminicides et exiger la punition des auteurs des féminicides.
 

L’Iran a exécuté 5 détenus kurdes au cours des 2 derniers jours

0
IRAN / ROJHILAT – Cinq prisonniers kurdes ont été exécutés par les autorités iraniennes dans la prison centrale d’Ourmia au cours des deux derniers jours, a déclaré Arsalan Ahmadi, président de l’ONG des droits humains Hengaw, dimanche 5 juillet. Depuis début 2021, l’Iran a exécuté 119 détenus, dont 21 Kurdes. 
 
Dimanche, trois détenus kurdes, dont les frères Bahaddin Qasemzadeh et Davood Qasemzadeh et Anvar Abdollahi, ont été pendus à mort par la justice iranienne après avoir été reconnus coupables de meurtres par qisas (rétribution en nature ou préméditée), selon Hengaw et Iran Human Rights, une autre ONG.
 
Davood Qasemzadeh a été grièvement blessé à la colonne vertébrale sous la torture par les forces iraniennes dans la prison, selon Hengaw.
 
Samedi, Naser Azmoudeh et Shahriar Amiri ont été exécutés dans la prison plus tôt dans la matinée sur des accusations liées à la drogue, a rapporté l’Organisation des droits de l’homme du Kurdistan (KMMH).
 
Un autre prisonnier kurde, Hossein Kheiri, 32 ans, originaire des provinces du Lorestan, est également dans le couloir de la mort après avoir été condamné à mort par un tribunal de Téhéran pour Moharebe (guerre contre Dieu) en détruisant des biens du secteur privé pour s’opposer au régime. lors des manifestations de novembre 2019, a déclaré Hengaw.
 
L’Iran a exécuté 119 détenus, dont 21 Kurdes, depuis le début de 2021, a déclaré Ahmadi. 
 
« Aucune distinction légale n’est faite entre le meurtre et l’homicide involontaire, qu’il soit volontaire ou involontaire en Iran, les personnes inculpées sous le terme générique de « meurtre prémédité » recevront la peine de mort quelles que soient l’intention et les circonstances », a déclaré Iran Human Rights.
 
 

PARIS. Concert kurde contre l’invasion du Kurdistan par la Turquie

0
PARIS – Aujourd’hui, le légendaire (et controversé) musicien kurde, Şivan Perwer sera en concert à Paris dans le cadre des actions menées à travers le monde contre l’invasion du Kurdistan du Sud par la Turquie.
 
Le Trio Gayaneh composé de Richard, Marie-Jeanne et Amandine Khayadjanian qui puisent leur musique dans leurs origines arméniennes, Vicken Tarpinian et Fatoum pour la musique berbère chanteront également lors du concert organisé par le Conseil Démocratique kurde en France (CDKF).
 
Alors que d’invasion turque au Kurdistan du Sud menace l’existence du peuple kurde, le Conseil Démocratique Kurde en France organise ce dimanche 4 juillet une manifestation suivie d’un meeting et d’un concert en présence du chanteur légendaire Şivan Perwer et du Trio Gayaneh composé de Richard, Marie-Jeanne et Amandine Khayadjanian qui puisent leur musique dans leurs origines arméniennes, Vicken Tarpinian et Fatoum pour la musique berbère. Toutes les personnes soutenant la lutte de survie du peuple kurde sont conviées à cet événement.
RDV à 14 heures, à la Gare du Nord pour participer à la marche qui partira en direction de la place de la République où le meeting et le concert auront lieu.
DÉFENDRE LE KURDISTAN CONTRE L’INVASION TURQUE
Grande marche à Paris, le 4 juillet, 14h
Gare du Nord – République

SYRIE. A Qamishlo, les forces du régime menacent d’arrêter des employés de l’administration kurde

0
SYRIE / ROJAVA – A Qamishlo, les forces du régime ont mené des raids aux domiciles des employés de l’administration kurde vivant dans des villages sous contrôle du régime d’Assad et leur ont dit qu’ils seraient emprisonnés s’ils continuent à travailler pour l’Administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est / Rojava. 
 
L’information a été donnée par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH / SOHR) qui a écrit:
 
« Des sources fiables ont informé l’Observatoire syrien qu’une patrouille des forces du régime a pris d’assaut les maisons de plusieurs employés travaillant pour l’Administration autonome et vivant dans le village contrôlé par le régime de Zanoud dans la campagne d’al-Qamishli, menaçant de les arrêter si ils ont continué à travailler pour l’Administration autonome.
Ce développement a coïncidé avec des mesures de sécurité strictes sur les civils par les membres stationnés au poste de contrôle de la sécurité militaire près des casernes militaires, près du marché de la ville d’al-Qamishli.
 
Le 30 juin, des militants de l’OSDH ont rapporté que les forces des Forces de défense nationale (NDF) ont libéré tous les détenus civils qui avaient été arrêtés plus tôt de leurs magasins dans un marché de la ville d’al-Hasaka. Selon des sources de l’OSDH, le gouverneur d’al-Hasaka a ordonné le transport des détenus chez eux par les voitures de la direction de la province.
 
D’autre part, les Forces de sécurité intérieure « Asaysh » ont libéré un membre des NDF qui a été arrêté en réponse à l’arrestation d’un groupe de civils sur le marché d’al-Hasaka.
 
Plus tôt, des militants de l’OSDH ont signalé des tensions croissantes entre « Asayish » et NDF dans la ville d’al-Hasakah, après que des membres de la NDF ont arrêté près de dix civils dans leurs magasins sur le marché de la ville d’al-Hasakah pour des raisons inconnues. Pendant ce temps, les forces d’Asayish ont arrêté un membre des NDF. »
 

Le Rojava se prépare pour des élections générales

0
SYRIE / ROJAVA – Les Kurdes syriens et leurs alliés se préparent pour des élections générales qui auront lieu vers la fin de l’année 2021. Ils vont réécrire le contrat social du Rojava avant les élections. 
« Les préparatifs pour les élections en Syrie du Nord et de l’Est/Rojava qui auront lieu avant la fin de 2021 sont en cours, avec un haut comité électoral et une loi électorale bientôt finalisés.
 
Avant les élections, les responsables disent que le contrat social (constitution) du Rojava doit être réécrit. À cette fin, un comité de 150 personnes de toutes les institutions de l’Administration autonome et de la société civile en général va être constitué.
 
Selon le Conseil exécutif de l’Administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est (AANES), le nouveau contrat social sera approuvé soit par référendum, soit par le Conseil général », écrit sur Twitter Rojava Information Center
 

TURQUIE. Deux maires kurdes jugés pour avoir introduit le système de coprésidence homme/femme

0
TURQUIE / BAKUR – Les co-maires emprisonnés de la ville kurde d’Amed, Gülten Kışanak et Fırat Anlı, ainsi que 63 membres du conseil municipal sont jugés pour avoir introduit le système de coprésidence homme/femme au sein du conseil municipal. Les prévenus risquent jusqu’à 4 ans de prison pour « abus de fonction ».
 
Le procès contre les anciens co-maires d’Amed (Diyarbakır) Gülten Kışanak et Fırat Anlı et 63 membres du conseil municipal se poursuit. Les politiciens kurdes déposés et emprisonnés Kışanak et Anlı ont été inculpés pour avoir introduit le système de coprésidence reposé sur la parité homme / femme au conseil municipal de l’Amed. Pour cela, selon le parquet, ils devraient être condamnés à des peines d’emprisonnement allant de neuf mois à quatre ans pour « abus de fonction ». Les conseillers municipaux risquent jusqu’à trois ans d’emprisonnement pour avoir accepté ce système. Gülten Kışanak est tenue en otage dans une prison depuis 2016, Fırat Anlı vit en exil. Aucun d’eux n’a assisté à l’audience de vendredi. Parmi les prévenus, les anciens membres du conseil municipal Eşref Mamedoğlu, Zeynep Çelik, Murat Alökmen, Zuhal Tekiner, Cihan Aydın, Sezai Aydın, Adnan Akgül, Mustafa Emra, Hayrettin Satar et Zahit Çiftkuran ont assisté à l’audience avec leurs avocats. Le procès a commencé lorsque le juge a demandé aux accusés de se lever et d’attendre leur tour de témoigner. Les accusés et leurs avocats ont rejeté cela comme une violation des règles de procédure. Le juge a ensuite fait expulser quatre des accusés de la salle d’audience par la police. Les avocats Resul Tamur, Bahar Aslan, Mehmet Öztekin, Eyyüp Aydeniz, Burhan Arta et Berfin Dayan ont déposé une requête pour partialité contre le juge et ont quitté la salle d’audience en signe de protestation. Le procès a été ajourné au 8 octobre.
 

Fin de la criminalisation des YPG kurdes sur les réseaux sociaux?

0
SYRIE / ROJAVA – Hier, le compte Facebook des Unités de protection du peuple (en kurde, Yekîneyên Parastina Gel – YPG) arborait fièrement son badge bleu décerné par Facebook prouvant l’authenticité de leur page qui avait été été supprimée en 2015 à la demande* de la Turquie.
 
Aujourd’hui, Zana Amedi, un des journalistes du service média des YPG, annonce la vérification de leur chaîne YouTube par ce dernier également. Amedi écrit que « La chaîne est active depuis mi-2013 et constitue l’une des rares sources en ligne d’archives d’informations visuelles sur la révolution du Rojava et de la lutte des Kurdes contre Nosra, DAECH, les régimes syrien et turc. Le blocus des médias sociaux et la censure des YPG, motivés par des considérations politiques, sont en train de s’effondrer grâce aux efforts de responsables des médias dévoués au Rojava. »
 
Cette justice rendue aux comptes des YPG par Facebook et Youtube coïncide avec l’inscription de la Turquie, par le département d’État américain, sur la liste des pays impliqués dans l’utilisation d’enfants soldats notamment via le groupe de terroristes islamistes « La division Sultan Murad » qui a enrôlé de force des enfants en Syrie, y compris des enfants kurdes dans le canton d’Afrin, et en Libye.  
 
A priori, il n’y a aucun lien entre ces deux événements, mais espérons que la lutte du peuple kurde portera ses fruits sur la scène internationale, même si la Turquie étant l’alliée des USA (OTAN) et de l’Europe, ces derniers ne lâcheront pas aussi facilement leur partenaire turc…
 
*Comme de nombreux comptes kurdes ou pro-kurdes, les comptes Facebook et Twitter de notre page Kurdistan au féminin ont également été victimes de la censure téléguidée depuis la Turquie de nombreuses fois depuis trois ans.

Hommage au musicien kurde/alévi Hasret Gültekin brûlé vif par des islamistes turcs il y a 28 ans

0
TURQUIE / BAKUR – Le 2 juillet 1993, la police turque laissait brûler vifs 33 Alévis par des islamistes turcs dans l’hôtel Madimak, à Sivas, où devait avoir lieu un festival alévi.

Le musicien kurde Hasret Gültekin était parmi les victimes de Madimak*. Ainsi, Hasret a payé de sa vie le triple affront qu’il commettait en étant à la fois kurde, alévi et chanteur kurde dans un pays où il était interdit d’être autre que turc, sunnite et parlant le turc.

Hasret Gültekin, 22 ans, était un des premiers chanteurs à avoir bravé l’interdiction de chanter en kurde avec son album « Newroz » sorti en 1990.

Hasret est devenu père à titre posthume 2 mois après sa mort. En effet, sa femme Êtê était enceinte de 7 mois quand on a brûlé son mari. Elle a appelé son bébé « Hasret Roni » (Roni signifie « lumière » en kurde).

 

*Le 2 juillet 1993, après la prière du vendredi, plus de 15 000 islamistes appelant à la charia et à la mort des infidèles se sont réunis devant l’hôtel Madımak, à Sivas, où des participants vénus pour le festival alévi Pir Sultan Abdal étaient logés.

 

Les islamistes protestaient au début contre la présence dans l’hôtel de l’écrivain Aziz Nesin, qui a traduit et publié les « Versets sataniques » de Salman Rushdie et critiqué l’Islam. Mais la protestation s’est transformée en une attaque violente et finalement, ils ont mis le feu à l’Hôtel Madimak.

Aziz Nesin a été sauvé par les forces de sécurité, mais 33 autres intellectuels et 2 hôteliers ont été tués. La police turque a été critiquée pour ne pas avoir empêché la foule haineuse de mettre le feu à l’hôtel.

Le massacre de Sivas a visé non seulement Aziz Nesin et les versets sataniques, mais aussi la minorité alévie qui est la deuxième plus grande communauté religieuse en Turquie persécutée depuis des décennies.

Quelque 85 suspects ont été condamnés à des peines allant de deux à quinze ans de prison, tandis que 37 autres suspects ont été acquittés en décembre 1994, pour « tentative d’établir un État théocratique en renversant l’ordre constitutionnel laïque. »

 

La Cour d’appel a infirmé cette décision en déclarant que le massacre était dirigé contre « la république, la laïcité et la démocratie ». Le 13 mars 2012, la Cour pénale d’Ankara a abandonné l’affaire du massacre de Sivas pour cause de prescription.

Des mesures de sécurité spéciales sont prises chaque année le 2 juillet alors que des milliers de personnes arrivent à Sivas pour rendre hommage aux 33 victimes devant l’hôtel Madimak.

TURQUIE. Il y a 28 ans, des islamistes turcs brûlaient des Alévis à Sivas / Madimak

0
TURQUIE / BAKÛR – Il y a 28 ans, des islamistes ont commis un massacre dans la province kurde de Sivas en brûlant vive 35 personnes, essentiellement des Alévis réunis pour le festival Pir Sultan Abdal, en mettant le feu à l’hôtel Madimak. Le jeune musicien kurde, Hasret Gultekin, 22 ans, était parmi les victimes de ce crime haineux. 
 
Le 2 juillet 1993, après la prière du vendredi, plus de 15 000 islamistes appelant à la charia et à la mort d’infidèles se sont réunis autour de l’hôtel Madımak, dans la ville de Sivas, en Turquie, où les participants du festival alévi Pir Sultan Abdal étaient logés.

Les islamistes protestaient au début contre la présence dans l’hôtel de l’écrivain Aziz Nesin, qui a traduit et publié les « Versets sataniques » de Salman Rushdie et critiqué l’Islam. Mais la protestation s’est transformée en une attaque violente et finalement, ils ont mis le feu à l’Hôtel Madimak.
 
Aziz Nesin a été sauvé par les forces de sécurité, mais 33 autres intellectuels et 2 hôteliers ont été tués (Deux assaillants sont également morts lors de l’attaque, ce qui porte à 37 le nombre de morts total). Les forces de sécurité ont été critiquées pour ne pas avoir arrêté la foule.
 
Le massacre de Sivas a visé non seulement Aziz Nesin et les versets sataniques, mais aussi la minorité alévie qui est la deuxième plus grande communauté religieuse en Turquie persécutée depuis des décennies.
 
Quelque 85 suspects ont été condamnés à des peines allant de deux à quinze ans de prison, tandis que 37 autres suspects ont été acquittés en décembre 1994, pour « tentative d’établir un Etat théocratique en renversant l’ordre constitutionnel laïque. »

La Cour d’appel a infirmé cette décision en déclarant que le massacre était dirigé contre « la république, la laïcité et la démocratie ». Le 13 mars 2012, la Cour pénale d’Ankara a abandonné l’affaire du massacre de Sivas pour cause de prescription.
 
Des mesures de sécurité spéciales sont prises chaque année le 2 juillet alors que des milliers de personnes arrivent à Sivas pour rendre hommage aux 33 victimes devant l’hôtel Madimak.

Les Etats-Unis placent la Turquie sur la liste des pays impliqués dans l’utilisation d’enfants soldats

0
Les Etats-Unis placent leurs alliés turcs sur la liste des pays impliqués dans l’utilisation d’enfants soldats notamment via le groupe de terroristes islamistes « La division Sultan Murad » qui a enrôlé de force des enfants en Syrie, y compris des enfants kurdes dans le canton d’Afrin, et en Libye. 
 
L’information a été donnée par la journaliste de Reuters, Hümeyra Pamuk qui a écrit:
« Le département d’État américain vient de placer la Turquie sur une liste de gouvernements impliqués dans l’utilisation d’enfants soldats, en déclarant qu’Ankara a apporté un « soutien tangible » à la division Sultan Murad, en Syrie et en Libye, qui utilise des enfants soldats. C’est la première fois qu’un allié de l’OTAN figure sur cette liste. »