PARIS. Dédicace du livre « Contes kurdes de Dersim » le samedi 24 juillet

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PARIS – Le peintre kurde, Ziya Aydin dédicacera son livre « Contes kurdes de Dersim » à l’Institut kurde de Paris ce samedi 24 juillet. Il s’agit de 27 contes anciens que la mère de Ziya Aydin racontait en kurde zaza, dialecte parlé dans la région de Dersim.
 
Ziya Aydin dans son atelier parisien
 
Bien que vivant à Paris depuis plus de 30 ans, peintre et maître-verrier, Ziya Aydin est resté au Kurdistan, dans son esprit, comme en témoignent ses nombreux peintures de paysages. En effet, en visitant l’atelier parisien d’Aydin remplis de tableaux, on a l’impression d’être au Kurdistan. Dans cet espace de quelques mètres carrés, vous avez sous vos yeux les montagnes et les rivières de Dersim, les grottes surplombant la ville antique d’Hasankeyf récemment engloutie par l’État turc sous les eaux du barrage Ilisu et des scènes de vie campagnarde au Kurdistan.
 
Des contes transmis oralement de génération en génération  
 
Il y a quelques décennies, dans la casi totalité des villages du Kurdistan on n’avait pas d’électricité et lors de longues soirées d’hiver, les familles se réunissaient autour du feu de cheminée qui chauffait et éclairait la pièce principale du foyer où les grand-parents, leurs enfants et petits-enfants vivaient ensemble. Les plus âgés racontaient des contes qu’ils avaient entendus petits. C’était des contes non-écrits, transmis oralement de génération en génération, avec des variants selon l’imagination du conteur. 
 
Une tradition en voie de disparition
 
Aujourd’hui, à l’ère des écrans et des réseaux sociaux arrivés dans tous les foyers, presque plus personne ne raconte ces contes centenaires ou millénaires. Alors, on les oublie car on ne les avait pas consignés dans des livres. Certains amateurs ou chercheurs kurdes commencent à les écrire en se rendant dans les campagnes reculées du Kurdistan ou certaines personnes âgées s’en souviennent encore et les racontent volontiers. Pour les contes racontés par sa mère, Ziya Aydin a dû forcé sa mémoire, interroger ses proches pour combler les parties des contes dont il avait oubliées. Mais malheureusement, il y a quelques contes qu’il a complétement oubliés et malgré ses recherches, il n’a pas pu les trouver dans leur version racontée par sa mère. 
 
Des contes fantastiques, mythologiques ou d’amour tragique
 
Dans les contes racontés par la mère de Ziya Aydin, on trouve des contes mythologiques avec des combats de dragons ou de géants maléfiques inspirés de la religion zoroastrienne dualiste qui repose sur le combat entre le Bien et le Mal, la Lumière et les Ténèbres. On trouve également des contes rapportant des événements régionaux, des contes animaliers, des contes d’amour tragique comme le célèbre Mêm et Zîn d’Ehmedê Xanî où les deux amoureux sont victimes de manigances qui les empêchent de s’unir de leur vivant mais ils sont enterrés ensemble, avec à leur pied le corps de celui qui fut à l’origine de leur fin tragique…
 
27 contes publiés en deux versions: kurde – français / Kirmancikî – Fransizî
 
Lors de rencontres avec des amis français, Ziya Aydin racontait les contes de sa mère en français et chaque fois ses amis lui disaient qu’ils étaient très beaux et qu’il fallait qu’il les écrive pour qu’ils ne disparaissent pas et que d’autres personnes puissent les lire. Alors, Ziya Aydin s’est mis à les écrire (en zaza) par-ci, par-là, quand il avait un peu de temps car il était bien occupé avec ses toiles et ses vitraux. Mais au bout de 22 ans, il a écrit 27 contes en dialecte zaza* avec leur version en français accompagnés de nombreuses illustrations qu’il a lui-même réalisées. Les Contes kurdes de Dersim – Sanikê Kirmanciya Dêsimî viennent de paraitre chez Harmattan, dans la Collection : Peuples cultures et littératures de l’Orient, avec la préface de Gérard Chaliand.
 
Près de 300 pages pour voyager dans le temps à travers des contes anciens 
 
En lisant les Contes kurdes de Dersim – Sanikê Kirmanciya Dêsimî, vous vous retrouverez dans des pays imaginaires peuplés d’animaux ou de géants qui vous feront peur dans certains contes et faire rire dans d’autres tandis que les histoires tragiques vous feront méditer sur la nature humaine, la jalousie ou la rivalité…
 
Dédicace du livre et exposition de peinture ce 24 juillet à Paris
 
En temps « normal », la rentrée littéraire se faisait en septembre, mais avec la pandémie du COVID19 qui dure depuis plus d’un an, on ne sait plus ce qui nous attend en septembre. Alors, par prudence, Ziya Aydin dédicacera son livre de contes et inaugurera son exposition de peintures illustrant son livre ce samedi 24 juillet, dès 16 heures, à l’Institut kurde de Paris.       
 
Adresse:
Institut kurde de Paris
106 rue La Fayette
75010 PARIS
Métros Poissonnière, Gare du Nord ou Gare de l’Est
 
Voici quelques toiles de Ziya Aydin:
 
 
 
 
 
 
 
*Le dialecte zaza (appelé aussi Kirmancikî ou Dimilî) de la langue kurde est menacé de disparation du fait qu’il ne soit pas enseigné à l’école et que le nombre de ses locuteurs diminue car les nouvelles générations ne le parlent plus. 
 
Artiste plasticien, Ziya Aydin travaille à Paris depuis 32 ans. Diplômé de l’École des Beaux-Arts, il est titulaire d’une thèse de doctorat en arts plastiques intitulée L’émergence de la notion de contrainte en Art.
 

TURQUIE. Un Kurde tué lors d’une attaque raciste à Konya

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KONYA – En deux jours, deux attaques racistes visant des familles kurdes ont fait 1 mort et de nombreux blessés dans les provinces de Konya et Ankara. Le parti politique HDP pointe du doigt le gouvernement qui attise la haine anti-kurde à chaque occasion.
 
Le 19 juillet, des fascistes turcs ont attaqué des ouvriers agricoles kurdes en les traitant de « terroristes » pour avoir parlé en kurde à Afyon / Sultandağı Derçine: 7 Kurdes, dont 2 femmes, ont été blessés. Le 20 juillet, une famille kurde d’Ankara a été attaquée par plus de 150 fascistes turcs à Ankara Ankara / Altındağ. 4 Kurdes ont été blessés, dont deux grièvement, par des armes à feu mais la police a attaqué les Kurdes devant l’hôpital tandis que les soldats les ont empêchés de retourner à Altındağ où ils vivent depuis des années. Aujourd’hui, 21 juillet, dans une attaque similaire perpétrée par plus de 60 fascistes, un Kurde de 43 a été tué à Konya / Meram. Et il n’y a aucune raison pour que ces attaques cessent car leurs auteurs ne sont jamais inquiétés par la « justice » turque. 
 
Une attaque raciste a eu lieu contre une famille kurde originaire de Diyarbakır (Amed), qui réside à Çarıklıköy dans le quartier Meram de Konya depuis 20 ans. Le groupe raciste d’au moins 60 personnes a attaqué la famille kurde avec une arme à feu. Hakim Dal (43 ans), un membre de la famille, a été tué dans l’attaque. On a appris que les fascistes vivant à Karahüyük avaient déjà menacé la famille à plusieurs reprises.
Les menaces se sont intensifiées
Hamdi Dal, frère de Hakim Dal qui a été tué dans l’attaque, a déclaré qu’on les avait attaqués à cause de leur identité ethnique: « Ils ne voulaient pas de nous parce que nous étions kurdes. Ils nous disaient « vous allez vendre vos biens et partir ». Les gens des villages environnants faisaient aussi pression sur nous, ils voulaient que nous partions. Ils nous ont menacés auparavant. Alors que les bergers faisaient paître les animaux sur les terres vides de notre village la nuit, la dispute a commencé. Après la discussion, un groupe d’au moins 60 personnes est venu de Karahüyük avec des armes. D’abord, ils ont accusé un cousin. Nous étions trois et ils nous ont attaqués arbitrairement parce que nous étions kurdes, utilisant le prétexte du berger comme excuse. Mon frère est mort dans l’attaque », a-t-il déclaré.
Le chef du village derrière l’attaque
Le témoin Mehmet Emin a déclaré qu’il y avait eu d’autres attaques contre la famille et a ajouté: « La famille vit de l’élevage. Ils habitent ce village depuis longtemps. Il y a eu au moins 3 tentatives pour attaquer la famille auparavant. L’instigateur de l’événement est le muhtar (chef du village). Le mukhtar provoquait les villageois contre la famille. Le muhtar a été arrêté. Personne d’autre que lui n’a été arrêté », a-t-il déclaré.
Le 12 juillet dernier, une famille kurde du quartier de Bahçeşehir, à Konya / Meram a été attaquée par un groupe de racistes qui leur a dit: « Nous sommes des nationalistes, nous ne vous laisserons pas vivre ici ». L’attaque a fait 7 personnes, dont 4 femmes, parmi les Kurdes.
 

Que signifierait la reconnaissance officielle du Rojava pour la Syrie du Nord et de l’Est?

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L’Administration autonome du Rojava recherche une reconnaissance internationale dans le but de consolider son règne dans le nord-est de la Syrie, une demande [légitime] vue d’un mauvais œil par ses détracteurs locaux, sans parler de la Turquie et d’autres États régionaux agissant activement pour mettre fin à l’autonomie kurde…
 
Dimanche soir, des responsables de l’Administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est (AANES), dominée par les Kurdes, ont appelé l’ONU à reconnaître l’organisme politique naissant en tant qu’entité politique autonome.
 
Elham Ahmad, la présidente du conseil exécutif du Conseil démocratique syrien (CDS) qui gouverne l’AANES, a demandé que l’AANES soit incluse dans tout dialogue concernant l’avenir politique du pays.
 
Les militants ont également lancé une campagne sur les réseaux sociaux pour soutenir l’appel à la reconnaissance de l’AANES sous le hashtag #Status4NorthAndEastSyria.
 
L’appel à la reconnaissance internationale est venu alors que l’AANES célébrait le 9e anniversaire de ce qu’elle appelle la Révolution du Rojava, lorsque les Kurdes syriens ont formé ce qui deviendrait bientôt l’Administration autonome.
 
Implications internationales
 
L’AANES, bien que ne jouissant d’aucun statut officiel dans la communauté internationale, joue un rôle important en Syrie et dans les calculs géopolitiques de la région.
 
L’organe politique contrôle environ un tiers du territoire syrien, dans lequel plus de 70 pour cent des récoltes de blé de la Syrie sont cultivées et la grande majorité du pétrole du pays est concentrée. L’AANES, par l’intermédiaire de son bras militaire, les Forces démocratiques syriennes (FDS), a également mené la charge pour reprendre le nord-est de la Syrie à l’ État islamique (EI), et continue de mener des raids anti-EI aux côtés de la coalition anti-EI dirigée par les États-Unis.
 
Pourtant, le manque de reconnaissance officielle de l’AANES crée des défis considérables pour l’autorité. Le principal d’entre eux est le manque de capacité à rapatrier ou à juger les quelque 43 000 anciens membres étrangers de l’EI et les membres de leur famille qui croupissent dans des camps et des prisons dans le nord-est de la Syrie.
 
La détention de ces dizaines de milliers d’individus est non seulement une préoccupation pour les droits humains en raison des conditions de vie désastreuses des camps dans lesquels elles sont détenues, mais aussi un énorme fardeau financier pour l’autorité politique de plus en plus à court d’argent.
 
L’AANES a demandé que ces étrangers soient rapatriés par leur pays d’origine, mais à quelques exceptions près, les États ont pour la plupart refusé les demandes de rapatriement. Plusieurs de ces États ont justifié l’absence de rapatriement en expliquant qu’ils n’ont pas de relations officielles avec l’AANES et que si leurs citoyens demandent le rapatriement, ils devront le demander à l’ambassade la plus proche, qui se trouve en Irak.
 
L’AANES a appelé à un tribunal international pour juger les anciens combattants de l’EI – étrangers et locaux – en vain. L’un des principaux obstacles à un futur tribunal est le fait que l’AANES est un acteur non étatique . Tout tribunal de ce type se déroulant sur le territoire syrien aurait besoin de l’autorisation de Damas – qui ne coopérera probablement pas sans des concessions importantes de la communauté internationale.
 
Implications locales
 
Tout aussi important pour l’impact que la reconnaissance officielle aura sur les relations de l’AANES avec les acteurs externes est la façon dont elle affectera ses relations avec les autres acteurs révolutionnaires syriens et Damas elle-même.
 
L’AANES et tous ses organes politiques affiliés ont été sensiblement exclus du comité constitutionnel de l’ONU, qui est une série de dialogues entre l’opposition et le régime syriens destinés à produire une nouvelle constitution.
 
Le comité constitutionnel, bien que désormais considéré comme mort à l’arrivée après cinq séries de discussions non concluantes, est en théorie le fondement de toute solution politique de la guerre civile syrienne en vertu de la résolution 2254 de l’ONU sur la sécurité.
 
L’exclusion de l’autorité politique dirigée par les Kurdes est principalement due à deux facteurs.
 
Le premier est la mésentente entre la Coalition nationale des forces de la révolution et de l’opposition syriennes et l’AANES.
 
Le premier considère que l’autorité politique dirigée par les Kurdes compromet les objectifs révolutionnaires de l’opposition syrienne pour assurer sa propre autonomie, tandis que l’AANES considère que l’opposition syrienne coopère avec la Turquie pour affaiblir l’autorité. L’AANES considère également qu’une grande partie de l’opposition est infiltrée par des groupes islamiques radicaux, comme Hayat Tahrir al-Sham (HTS).
 
Le deuxième facteur est l’objection turque à l’inclusion de l’AANES dans le processus de dialogue de l’ONU. Ankara considère l’AANES comme étant dominé par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui a mené une guerre séparatiste intermittente avec la Turquie au cours des 40 dernières années. Une grande partie de la Coalition nationale est basée en Turquie et suit donc la ligne d’Ankara en ce qui concerne l’AANES et les FDS.
 
Dans les deux scénarios, une reconnaissance politique officielle de l’AANES rend plus probable leur inclusion dans les futurs pourparlers du comité constitutionnel.
 
La reconnaissance de l’autorité « mettrait certainement l’Administration autonome dans une position plus forte dans ses négociations avec le régime », a déclaré Bazad Amou, un employé du bureau des médias de la DDC, au New Arab.
 
L’AANES négocie actuellement avec Damas pour obtenir son statut d’autonomie au sein de la Syrie, bien que les négociations n’aient pas sensiblement progressé depuis les efforts renouvelés à l’automne 2019 à la suite de l’opération turque dans le nord-est de la Syrie.
 
« Le régime considère la solution comme la réconciliation et l’acceptation de ses conditions sans céder à aucune des exigences du peuple syrien. La reconnaissance internationale empêche le régime d’aller trop loin et de réaliser son ambition militaire de reprendre le contrôle [dans le nord-est de la Syrie] », a expliqué Amou.
 
L’AANES est-elle la représentante de la Syrie du Nord et de l’Est ?
 
Bien que les militants et les responsables militant pour la reconnaissance de l’AANES en tant qu’entité politique aient chanté ses louanges en tant qu’autorité politique démocratique et multiethnique qui respectait les droits des différentes populations ethniques et religieuses vivant sous son contrôle, l’appel à la reconnaissance n’est pas venu sans sa controverse.
 
« Les FDS sont contrôlées par les Kurdes sans aucune participation réelle des autres communautés, et jusqu’à présent, la plupart des projets de services dans la région étaient mis en œuvre par des ONG, pas par [AANES] », Hussam Hammoud, journaliste et militant de Raqqa.
 
L’AANES administre le nord-est de la Syrie à travers un réseau de conseils de gouvernance locaux et de ministères. À chaque niveau de gouvernance, les instances politiques doivent adhérer au système de co-présidence paritaire, assuré par un.e Arabe et un.e Kurde.
 
Selon Hammoud, une grande partie des dirigeants arabes de l’AANES sont « des façades engagées pour fabriquer la participation arabe à l’AANES », alors qu’en fait « elles n’ont rien à voir avec la prise de décision ». Il a souligné une enquête qu’il a menée, qui allègue que le PKK et les FDS contrôlent des éléments clés de la vie civique et politique de Raqqa en nommant des Arabes comme façades d’organes civiques et politiques alors qu’ils dirigent toujours le spectacle dans les coulisses.
 
Il existe depuis longtemps des tensions entre les AANES et les populations tribales, majoritairement arabes, du nord-est de la Syrie.
 
À l’été 2020, ce conflit a éclaté au grand jour après l’assassinat d’un certain nombre de cheikhs tribaux de la province de Deir az-Zour. La tribu touchée, les Aqidat, a menacé d’une guerre ouverte contre les FDS s’ils ne se retiraient pas de la province orientale.
 
Pour apaiser ces tensions, l’AANES a organisé une série de consultations avec les éléments tribaux sur l’ensemble du territoire, qui ont abouti à une liste de réformes. En outre, il a promis une certaine forme d’autonomie politique pour Deir az-Zour, bien que l’on ne sache toujours pas en quoi consiste cette décentralisation en pratique.
 
Bien que l’AANES et ses partisans la décrivent comme « protégeant » les droits et assurant l’égalité de tous les constituants du nord-est de la Syrie, comme l’a dit Amou, ses détracteurs détesteraient qu’elle devienne l’autorité internationalement reconnue de la région.
 

L’Europe envisage d’envoyer des troupes en Libye contre la Turquie et la Russie

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L’Union européenne renforce ses plans pour une mission militaire en Libye afin de rivaliser d’influence avec les puissances étrangères là-bas, selon un document divulgué par EUobserver.
  Selon l’article rédigé par Nicolaj Nielsen et Andrew Rettman, dans un document interne du service extérieur de l’UE, daté du 1er juillet, on peut lire « Le processus de paix de la Libye nécessitait un désarmement, une démobilisation et une réintégration (DDR) à grande échelle des combattants ainsi que une réforme fondamentale du secteur de la sécurité (RSS). Dans ce contexte, un engagement militaire de l’UE dans le cadre de la PSDC [Politique de sécurité et de défense commune] devrait (…) être envisagé afin de ne pas laisser l’intégralité du champ d’activité dans le domaine militaire à des États tiers. À long terme et lorsque les conditions le permettent, un engagement militaire PSDC avec un mandat pour soutenir le processus de RSS dans le domaine militaire [devrait] être envisagé. » Le journal n’a pas nommé les États tiers dans ce qu’il a appelé la « situation concurrentielle » en Libye. Mais le Tchad, l’Égypte, la Jordanie, la Russie, l’Arabie saoudite, la Turquie et les Émirats arabes unis se sont tous impliqués dans la guerre civile en Libye. Le document de l’UE a fait allusion à la Turquie, lorsqu’il a déclaré qu’un « pays tiers » avait « continué de refuser d’inspections » des expéditions d’armes présumées vers la Libye en violation d’un embargo de l’ONU. ANF
 
Nous sommes curieux de voir comment des alliés de l’OTAN (Turquie et l’Europe) vont « s’affronter » en Lybie… On espère également que l’Europe cessera enfin de soutenir la dictature islamo-fasciste turque contre les Kurdes en Syrie ou dans toutes les autres parties du Kurdistan. 

TURQUIE. Attaque armée contre une famille kurde à Ankara: 4 blessés

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ANKARA – Il ne passe pas une seul jour sans qu’on assiste à des attaques fascistes visant les Kurdes en Turquie. Même quand il y a des morts ou des blessés côté kurde, la police et la « justice » turque protègent les criminels, mais jamais les victimes car ils sont Kurdes donc « terroristes ».

4 Kurdes ont été blessés lors d’une attaque armée contre une famille kurde devant l’autel d’Ankara / Altındağ où la famille sacrifiait un animal pour l’Aïd al-Adha. 2 des blessés sont dans un état grave. La famille kurde a subi des violences policières devant l’hôpital et empêchée d’entrer dans le village.
 
Une bagarre a éclaté entre deux familles dans l’autel du village Altındağ, à Ankara. 4 personnes de la famille Boztaş ont été blessées dans l’attaque menée par 150 fascistes turcs. Ferit et Feyyaz, Tuncer et Halis Boztaş qui ont été grièvement blessés à la suite de l’attaque, ont été hospitalisés. 
Les assaillants ont été protégés par la police
S’adressant à l’agence Mezopotamya, Ferhat Boztaş, un membre de la famille kurde, a déclaré qu’une bagarre avait éclaté avec une famille originaire de Kırıkkale après avoir disposé du fumier dans une zone située entre leur ferme et l’autre famille. Déclarant que la famille de Kırıkkale les a insultés et attaqués, Boztaş a déclaré : « Au moins 150 personnes nous ont attaqués. 4 d’entre eux ont tiré sur nous. 4 de mes frères ont été blessés. Ils sont remplis de haine. Tuer tous les Kurdes ne leur suffirait pas. »
Boztaş a déclaré que bien que 4 membres de sa famille aient été blessés, la police a protégé la famille qui les a atatqués.
Des proches des victimes ont été attaqués par la police turque
Déclarant que la police leur a dit de se disperser alors qu’ils attendaient devant l’hôpital leurs proches, Boztaş a déclaré qu’ils avaient été à nouveau attaqués devant l’hôpital, cette fois par les forces de l’ordre. Boztaş a déclaré : « Mon frère était assis sur un banc devant l’hôpital. Ils ont d’abord essayé de retirer mon frère du terrain et ont attaqué alors qu’il ne bougeait pas. Nous avons participé à la bagarre afin de protéger mon frère. Police nous ont attaqués avec des gaz lacrymogènes et des matraques. J’ai encore des bleus sur le corps. Ensuite, plusieurs membres de ma famille ont été arrêtées par la police. »
La famille a été empêchée d’entrer dans le village
L’un des témoins, Aydın Yıldız, a déclaré qu’après l’attaque, les proches de la famille kurde ont été bloqués à l’entrée du village par la gendarmerie et ils n’ont pas été autorisés à entrer dans le village. 
 

TURQUIE. Commémoration des victimes du massacre de Suruç

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TURQUIE / BAKUR – Il y a 6 ans, un attentat visant à saboter la solidarité des peuples de Turquie avec les Kurdes du Rojava a tué 33 jeunes à Suruç et ouvert le début d’une série d’attentats sanglants visant les Kurdes, la gauche, les milieux syndicalistes et pro-paix en Turquie. 6 ans après, les familles des victimes n’ont toujours pas obtenu justice tandis la police turque attaque les rassemblements de commémoration de Suruç tous les ans…

Cela fait 6 ans que les survivants du massacre commis par l’Etat islamique (EI / DAECH) le 20 juillet 2015 à Suruç, un district d’Urfa, n’ont cessé de demander la justice mais ont dû faire face à une répression abjecte. Les survivants du massacre et leurs avocats ont été arrêtés, harcelés par la police turque tandis que les tombes des victimes ont été profanées. Le mot justice est devenu une chimère pour les victimes de Suruç et ceux de tous les attentats ayant frappé les Kurdes et les milieux syndicalistes, de gauche et pro-paix.

Le 30 octobre 2014, le Conseil national turc de sécurité a adopté un plan pour écraser le mouvement de libération kurde. L’un des massacres qui ont suivi a été celui de Suruç. Après la révolution du Rojava et les élections réussies du HDP le 7 juin 2015, plusieurs attaques sanglantes menées par DAECH / ISIS ont visé des meetings du HDP, des rassemblements pour la paix ou même un mariage kurde à Antep.

 

Le 20 juillet 2015, un attentat-suicide a eu lieu à Suruç lorsque, sur appel de la Fédération des associations de la jeunesse socialiste (SGDF), 300 jeunes se sont rassemblés au Centre culturel Amara pour tenir une conférence de presse avant leur départ pour la ville kurde de Kobanê, au Rojava. Le voyage prévu à Kobanê se voulait être un acte de solidarité. Les jeunes voulaient apporter des jouets et de l’aide humanitaire à la ville détruite par Daech. Abdurrahman Alagöz, le terroriste de DAECH, s’est fait sauter et a tué 33 personnes et blessé plus d’une centaine de personnes.

A la suite de ce massacre, l’Etat turc a utilisé le meurtre non résolu de deux policiers à Ceylanpınar comme excuse pour mettre fin aux pourparlers de paix avec Abdullah Öcalan en tant que représentant du mouvement de libération kurde et a lancé des attaques aériennes contre Qandîl, Zap, Metîna, Garê, Haftanîn, Avaşîn et Xakurkê, au Kurdistan Sud.

 

Le massacre de Suruç a marqué le début d’une période sanglante en Turquie. Le pouvoir turc a tout fait pour dissimuler le contexte du massacre. Une vague d’arrestations n’a pas commencé contre Daesh, mais contre les membres du HDP et du SGDF.

Vers la reconnaissance officielle du Rojava par la Catalogne?

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BARCELONE – Les groupes parlementaires catalans Gauche républicaine, Ensemble, CUP et ECP demandent à leur Parlement de reconnaitre officiellement le Rojava / Syrie du Nord et de l’Est. C’est la première fois que la demande de reconnaissance officielle de l’administration kurde de Syrie est portée devant un parlement.
 
Les groupes parlementaires Esquerra Republicana, Junts, CUP-UNCPG et En Comú Podem ont déposé conjointement ce 19 juillet une proposition de résolution pour que le Parlement reconnaisse officiellement l’Administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est. La proposition de résolution, qui a été déposée pour débat à partir de la prochaine période de session, propose de promouvoir le système démocratique mis en place dans cette région du Moyen-Orient et d’appeler à reconstruire un réseau de solidarité – non seulement matériellement mais aussi avec l’accueil des réfugiés en Catalogne. L’initiative, signée par la Gauche républicaine par le député Ruben Wagensberg, a été enregistrée après qu’une délégation catalane s’est rendue dans la Syrie du Nord et de l’Est pour la connaître sur place et établir des ponts de coopération. Tout cela fait partie d’une campagne visant à recueillir un soutien mondial pour la reconnaissance officielle du Rojava sur la scène internationale. Avec le document enregistré ce lundi, le Parlement de Catalogne est l’un des premiers à faire un premier pas dans la reconnaissance officielle de l’Administration autonome du Rojava.
 

FRANCE. Macron promet de soutenir l’administration autonome du Rojava

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PARIS – Hier, une délégation du Rojava a été reçue à l’Élysée par le président Emmanuel Macron. D’après la délégation dirigée par 2 femmes kurdes, Macron a promis de fournir un soutien militaire et économique à l’Administration autonome jusqu’à « ce que la sécurité et la stabilité soient atteintes en Syrie et dans toute la région »
 
À la demande du président français Emmanuel Macron, une délégation composée de la coprésidente du conseil exécutif du MSD (Conseil démocratique syrien, MSD) Ilham Ehmed, de la coprésidente du conseil exécutif de l’Administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est Bêrîvan Xalid et le coprésident du Conseil exécutif de l’administration civile de Deir ez-Zor, Xesan El Yusif, s’est rendue en France le 19 juillet. S’adressant à l’ANHA, Bêrîvan Xalid a déclaré que la délégation s’était rendue à Paris à la demande du président français Emmanuel Macron. Le président Macron et des hauts fonctionnaires du gouvernement français ont également assistés à la réunion. Bêrivan Xalid a déclaré que les participants ont débattu de la structure administrative, sociale, politique et économique de l’Administration autonome et de la lutte contre l’organisation terroriste DAECH / ISIS. « Le président français a déclaré qu’il continuerait à soutenir l’administration autonome jusqu’à ce que la sécurité et la stabilité soient atteintes en Syrie et dans toute la région », a déclaré Xalid. Xalid a ajouté que la France s’était engagée à fournir un soutien militaire et économique à l’Administration autonome.
 

TURQUIE. Pédophilie lors de cours coraniques dans la province kurde de Muş

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TURQUIE / BAKUR – Une nouvelle affaire de pédophilie impliquant des religieux dispensant des cours de Coran a éclatée dans la province kurde de Mus après la mort suspecte d’un enfant de 12 ans.
 
Le 3 juillet, MHY, 12 ans, a été retrouvé pendu dans les toilettes de l’Institut du Coran dans la province de Muş. Le garçon est décédé peu de temps après à l’hôpital. La famille parle d’un meurtre planifié et rejette les allégations de suicide, car le garçon n’aurait pas pu s’étrangler avec une ceinture accrochée à la poignée de la porte. Les médecins mettent également en doute l’hypothèse du suicide. Cas de violences sexuelles Le contexte du crime n’est pas encore clair, les autorités judicaires turque ont imposé une ordonnance de secret concernant l’affaire. De nombreux parents d’enfants envoyés à ces cours s’inquiètent de la situation. Il n’y a aucun contrôle sur les cours du Coran dans la région, et de nouveaux cas de violence sexuelle continuent d’émerger. Les riverains parlent d’une dissimulation systématique de ces actes de violences sexuelles. Violences sexuelles contre trois garçons On apprend que l’année dernière, trois garçons avaient été agressés sexuellement dans une école coranique du village de Kod (Tan), également dans la province de Muş. L’agresseur a été appréhendé et arrêté. Par la suite, de nombreux parents ont retiré leurs enfants des cours. Cependant, l’affaire n’a été révélée qu’en raison de la persistance de la mère de l’une des victimes. Après que son fils ait refusé d’aller au cours du Coran et pleuré constamment, la mère l’a obligé à rompre son silence et à signaler l’agression sexuelle. Cependant, cela ne représente que la pointe visible de l’iceberg, car souvent les enfants n’osent pas parler à leurs parents des violences sexuelles qu’ils ont subies. Les villageois expliquent qu’à plusieurs reprises, les écoles coraniques ont insisté auprès des parents pour qu’ils envoient leurs enfants aux cours. La famille est sous pression Ces événements ont été cachés aux médias et la famille de la victime a subi de la pression. La demande de la famille au bureau des affaires religieuses de Muş a également été infructueuse. « L’agresseur a été arrêté, que voulez-vous de plus ? » fut la réponse du bureau. Les familles ont été avisées de ne pas « dévoiler » le problème. En effet, la famille d’un garçon qui avait parlé de l’agression sur les réseaux sociaux a subi des pressions et le poste a été supprimé. Les villageois, qui n’ont pas voulu donner leurs noms pour des raisons de sécurité, avaient demandé une intervention concernant la madrasa. Dans cette école coranique, environ 500 enfants reçoivent des leçons du Coran, mais également l’éducation scolaire. L’autorité religieuse légitime les violences sexuelles faites aux mineurs Le fait que de nouveaux cas de violence sexuelle dans des institutions religieuses contrôlées par l’État soient dévoilées presque chaque semaine n’est pas une coïncidence. Le gouvernement et les autorités religieuses agissent main dans la main pour légitimer les violences sexuelles. Pas plus tard que début juillet, le gouvernement a réintroduit une loi en vertu de laquelle les auteurs resteraient impunis s’ils épousaient les mineurs victimes de viol. Cette loi tient à cœur au gouvernement, qui a déjà tenté de la faire passer en 2016 et 2020. Les médias d’État sont également impliqués dans la légitimation des violences sexuelles à l’encontre des enfants et des jeunes. En septembre dernier, par exemple, la chaîne de télévision Akit a diffusé des déclarations d’un professeur qui disait que: « Entre 12 et 17 ans, le corps d’une femme est le mieux adapté à l’accouchement (…). Vous pouvez le demander à n’importe quel médecin. » Une nouvelle loi entrave la clarification des violences sexuelles Fréquemment, de nouveaux cas de violences sexuelles sont découverts en Turquie et dans le Kurdistan du Nord. Mais poursuivre les coupables est de plus en plus difficile. La ratification du 4e paquet de lois le 9 juillet dernier comprend un paragraphe sur la protection pure et simple des auteurs de violences sexuelles, car les « preuves concrètes » sont devenues une condition préalable à la détention provisoire des suspects.
 

TURQUIE. Une attaque raciste anti-kurde fait 7 blessés à Afyon

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TURQUIE – Aujourd’hui, des fascistes turcs ont attaqué des ouvriers agricoles kurdes en les traitant de « terroristes » pour avoir parlé en kurde à Afyon / Sultandağı Derçine: 7 Kurdes, dont 2 femmes, ont été blessés. En septembre 2020, une attaque similaire avait fait 1 mort (Özkan Tokay) et 2 blessés parmi des ouvriers kurdes du bâtiments à Afyon / Dinar. En Turquie, chaque Kurde est en danger de mort à tout moment car le racisme anti-kurde est le ciment même de cet État fasciste allié de l’Occident.
 
Des ouvriers agricoles kurdes vénus de Diyarbakır (Amed) et Mardin (Kurdistan du Nord] dans la province d’Afyon ont été attaqués par des fascistes devant un salon de coiffure dont le propriétaire avait refusé l’entrée disant qu’ils étaient des terroristes pour avoir parlé en kurde. 
 
Attaqués pour avoir parlé en kurde
 
Nurullah Aba, le cousin des victimes, a décrit l’attaque ainsi : « L’un des travailleurs, Ismail Tan et son cousin Ali Tan, se rendent chez le jeune coiffeur pour se faire raser. Le patron veut qu’ils fassent la queue ici. Les jeunes font la queue. Cependant, tous ceux qui arrivent après eux passent avant eux. Après 2 heures d’attente, ils ne peuvent toujours pas entrer dans le salon de coiffure. Les jeunes demandent pourquoi les autres passent avant eux et le patron attaque les jeunes en en disant : « Vous êtes des terroristes, vous parlez kurde ici. » Ils ont mis İsmail Tan, l’un des jeunes, dans une voiture et l’ont emmené dans une zone forestière. Ils l’ont frappé et ont filmé la scène. Nous savons qu’Ismail Tan a le bras cassé. Ali Tan La situation dégénère lorsqu’il informe les familles et se présente chez le coiffeur. Ici, 7 personnes, dont 2 femmes, sont blessées à coups de bâton. L’état des blessés n’est pas critique. » (Via Gazete Fersude)