ROJAVA. Massacre à Ain Issa: l’armée turque tue un père et ses trois enfants

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SYRIE / ROJAVA – Les chars turcs ont bombardé la maison de Zêdan Xelef El Isa dans le village Sefawiyê, dans a région kurde d’Ain Issa, tuant le père et ses trois enfants.
 
Les chars de l’armée d’invasion turque ont bombardé la maison de la famille Zêdan Xelef El Isa dans le village de Sefawiyê, tuant quatre personnes : le père El Isa (54 ans), ses enfants Ziyad (12 ans), Mûne et Huda. On ne sait pas encore si la mère est vivante. Hier, les envahisseurs avaient ciblé le village de Sefawiyê (3 km à l’est du dépôt de Şergirak, au sud de l’autoroute M4) avec des armes lourdes.

LYON. Le nom d’Havrin Khalaf sera donné à la place près de l’ancien garage Citroën

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LYON – La mairie du 7ème arrondissement de Lyon rendra hommage à Havrin Khalaf – politicienne kurde du Rojava tuée par des gangs islamistes en 2019 lors de l’invasion de Serê Kanîyê par la Turquie – en donnant son nom à la place qui est au pied de l’ancien garage Citroën rénové et inscrit aux Monuments historiques.
La mairie du 7ème arrondissement de Lyon rendra hommage à la politicienne kurde Hevrin Khalaf, le 21 septembre 2021, en baptisant une place à son nom en présence du Maire de Lyon, de personnalités lyonnaises et de représentants de la communauté kurde, très présente dans ce quartier de Lyon multi ethnique en plus du président de l’ONG humanitaire franco-kurde Roja Sor France, Alexandre Koroglu, du représentant du Rojava en France, Khaled Issa ainsi que des associations.
 
Deux plaques seront apposées sur les candélabres de la place et un troisième plaque commémorative sera offerte à la mère d’Hevrin Khalaf.
L’espace public choisi par la Mairie du 7ème arrondissement et la Ville de Lyon se situe au pied de l’ancien garage Citroën rénové et inscrit aux Monuments historiques.
Le même jour sera inaugurée sous le parrainage de Roja Sor (Soleil Rouge) France et en collaboration avec Amitiés kurdes de Lyon et Rhône Alpes,  dans le hall de la Mairie,  une exposition dédiée à Hevrin Khalaf, ainsi qu’au centre de soins de Qamislho au Rojava qui ouvrira ses portes en octobre et portera son nom. Elle sera complétée par une présentation du Kurdistan, du Rojava et de Roja Sor France. Cette exposition durera 3 semaines : du 21 septembre au 12 octobre aux horaires d’ouverture de la Mairie.
Un comité Roja Sor Lyon sera lancé lors de cet évènement.

Nadine Maenza: les USA et la communauté internationale doivent s’opposer à la Turquie en Syrie

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La Commission américaine sur la liberté religieuse a appelé les organisations internationales à documenter les crimes de l’État turc dans les régions kurdes du Rojava et en Syrie, et à libérer les zones qu’il a envahies.
 
Nadine Maenza, vice-présidente de la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (United States Commission on International Religious Freedom – USCIRF), a déclaré que les États-Unis et la communauté internationale ne devaient pas accepter les crimes de l’État turc, ajoutant: « Il est important que des organisations indépendantes puissent visiter Afrin et d’autres zones occupées par l’État turc et documenter la situation réelle ». Maenza a répondu aux questions de l’agence ANHA au sujet des attaques et des crimes de l’État turc et de ses mercenaires commis au Rojava.
 
Le Trésor américain a imposé des sanctions aux individus et entités affiliés au gouvernement de Damas et aux groupes de mercenaires affiliés à l’État occupant turc au Rojava et en Syrie.
 
Commentant ces sanctions, Nadine Maenza a déclaré : « À la Commission américaine pour la liberté religieuse internationale (USCIRF), nous félicitons le Département d’État d’avoir reconnu les violations des droits humains et les crimes commis dans les zones que la Turquie a envahies et occupées dans le nord de la Syrie en suivant les recommandation de l’USCIRF d’imposer des sanctions aux milices soutenues par la Turquie pour de graves violations de la liberté religieuse, y compris l’enlèvement, la torture et l’assassinat illégal d’Hevrin Khalaf [politicienne kurde tuée par les gangs de la Turquie en 2019, lors de l’invasion de Serê Kanîyê] ».
 
Nadine Maenza a mentionné que la Coalition syrienne devait également avoir été réprimée, comme elle l’a dit : « J’ai été particulièrement encouragée de voir Abu Hatem Shaqra personnellement sanctionné car il était présent lorsque Havrin Khalaf a été assassinée mais a été accueilli par Nasser Al-Hariri, chef du Comité des négociations et membre de la Coalition nationale syrienne (CNS). J’ai récemment repartagé la photo d’eux (…) sur Twitter. Cela devrait choquer et faire réfléchir quiconque considère la CNS comme la réponse pour la Syrie, car ils sont clairement alignés avec une milice sanctionnée. »
 
Au sujet de la raison de sa visite de la Syrie du Nord et de l’Est, Nadine Maenza a déclaré: « Une partie de la raison pour laquelle je me suis rendue dans le nord-est de la Syrie à titre personnel était d’attirer l’attention sur les conditions positives de la liberté religieuse dans le cadre de l’administration autonome du nord et de l’est de la Syrie et aussi les conditions horribles dans les zones que la Turquie a envahies et occupées. Il est temps que les États-Unis et la communauté internationale se dressent contre la Turquie et suivent la recommandation de l’USCIRF de faire pression sur la Turquie pour qu’elle fixe un délai pour se retirer de la Syrie. Ces crimes devraient être inacceptables pour les États-Unis et la communauté internationale. »
 
Concernant les crimes de l’État turc occupant et de ses bandes armées dans les territoires occupés, Aldar Khalil a déclaré dans une interview qu’une délégation indépendante devrait être envoyée dans les territoires occupés. En réponse à l’appel d’Adar Khalil, Nadine Maenza a déclaré : « Il est important que des organisations indépendantes puissent visiter Afrin et d’autres régions occupées par la Turquie et documenter les véritables conditions. »
 
« Avec les corps exhumés récemment à Afrin, la Turquie devrait accueillir une mission d’enquête s’ils n’ont rien à cacher. Nous avons salué les rapports indépendants sur les conditions à Afrin et dans d’autres zones occupées [réalisés] par les Nations Unies, Amnesty International, Wilson Center, l’Union européenne qui ont déjà documenté les crimes de meurtres, viols, enlèvements, conversions forcées, destruction de sites religieux et cimetières ciblant les yézidis, les Kurdes et les chrétiens. »
 
Nadine Maenza a appelé le gouvernement américain à adopter une position plus ferme et a ajouté : « Avec cette récente action du gouvernement américain, nous espérons qu’il y a désormais un engagement plus fort à utiliser tous les outils disponibles pour dissuader la Turquie de poursuivre ses actions contre les minorités religieuses et ethniques. »
 
Nadine Maenza a partagé son point de vue sur le rapprochement du gouvernement américain avec l’Administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est (AANES) et a déclaré: « Alors que le gouvernement américain continue d’évaluer sa politique pour la Syrie, nous espérons qu’il suivra les recommandations de l’USCIRF pour soutenir le peuple de la Syrie du Nord et de l’Est en accordant une reconnaissance politique à l’AANES en tant que gouvernement local légitime, en levant les sanctions sur la zone qu’ils gouvernent, en élargissant l’engagement avec l’AANES et en l’incluant dans toutes les activités pour une solution politique [pour la Syrie] conformément à la résolution 2254 de l’ONU. »
 

Création de l’Alliance des femmes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord

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L’alliance de femmes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord a été créée lors d’une conférence à Beyrouth. Le but de l’alliance est une vision stratégique des femmes pour construire une société libre, démocratique et égalitaire. Les femmes kurdes ont également participé à la conférence.
 
Sous le slogan « Grâce à l’unité des femmes, nous réaliserons une révolution démocratique », la 2e Conférence des femmes du Moyen-Orient/Afrique du Nord s’est tenue à Beyrouth. Plus d’une centaine de délégués de trente pays ont participé à cet événement de deux jours. Trente autres femmes ont participé numériquement via Zoom. La première conférence de ce type a eu lieu en 2013 à Amed / Diyarbakir.
 
Selon la déclaration finale maintenant publiée, la conférence des 30 et 31 juillet a discuté de la situation internationale et régionale. L’accent a été mis sur les conflits au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, qui touchent particulièrement les femmes : déplacements, fuites, emprisonnements, meurtres et la montée de la violence à l’égard des femmes. Il a été noté que les luttes des femmes deviennent de plus en plus visibles au sein des mouvements sociaux.
 
Entre autres choses, la conférence a décidé d’établir une alliance de femmes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. L’objectif de cette alliance est une vision stratégique des femmes pour la construction d’une société libre, démocratique et égalitaire, prenant en compte les droits humains universels. Cette vision doit être élaborée dans les six mois par un comité. Des femmes de tous les pays sont représentées au sein du comité.
 
La lutte contre les féminicides, occupation, traite des êtres humains, déplacements, nettoyages ethniques, changements démographiques, assassinats politiques, illettrisme, pauvreté, chômage, marginalisation et exclusion doit être intensifiée. Cela inclut explicitement la lutte contre les mentalités patriarcales autoritaires, le fanatisme et les formes traditionnelles d’oppression.
 

Huile d’olive d’Afrin vendue sur le marché mondial

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La principale source de revenus de l’occupation turque à Afrin est le vol des olives. L’ «or jaune» de la montagne des Kurdes est transféré en Turquie puis exporté vers le marché mondial. L’Allemagne sert de pierre angulaire pour la distribution d’huile d’olive d’Afrin vendue au Canada, au Danemark et en France. (Une enquête de Maxime Azadi)
 
Depuis l’occupation du canton kurde d’Afrin en mars 2018, l’État turc a mis en place un régime de pillage et d’exploitation. Les olives et les produits oléicoles étaient la principale source de revenus de la région avant l’invasion. Avec l’invasion turque, les oliveraies d’Afrin ont été pillées et sont devenues une source de financement pour les mercenaires de l’ « Armée nationale syrienne » (ANS / SNA) sous commandement turc. Les gangs de l’ANS pillent la production d’olives de la région et l’amènent sur le marché mondial via la Turquie. Les produits piratés vont des « produits biologiques » tels que le soi-disant savon d’Alep d’Afrin dans les magasins d’aliments naturels et les pharmacies, à l’huile d’olive dans les supermarchés allemands. Bien que les revendeurs ne répondent pas aux demandes de renseignements de la presse sur la question, le gouvernement allemand a admis qu’il n’y avait aucun obstacle à l’importation officielle de produits oléicoles pillés à Afrin. Aux savons d’Alep s’ajoutent en Europe de nouveaux produits des territoires occupés, dont la plupart sont vendus dans les supermarchés arabes, turcs ou kurdes. Sur de nombreux produits, le lieu de production est directement nommé « Afrin », d’innombrables autres produits pillés de l’ancien canton autonome sont mis en vente sous d’autres étiquettes.
 
La richesse du Rojava aux yeux des colonialistes et des occupants
 
Avant le début de la guerre, le Rojava représentait le grenier de toute la Syrie et était exploité par le régime du Baath de manière coloniale. Alors que les régions de Cizîrê servaient la monoculture de blé, les olives étaient principalement cultivées à Afrin, ainsi que des fruits pour le marché syrien. Avant la guerre qui a commencé en 2011, le Rojava avait fourni 40 pour cent de la production agricole en général et 60 pour cent de la production céréalière en Syrie. La région autonome actuelle du nord et de l’est de la Syrie détient 80 pour cent des réserves de pétrole du pays. La relation coloniale est illustrée par la monoculture du blé imposée par le régime. Par exemple, le blé produit à Cizîrê n’était pas transformé dans la région, mais dans les métropoles syriennes, pour être réimporté au Rojava, parfois plus cher, sous forme de farine. Par conséquent, malgré les grandes quantités de céréales, le manque de moulins à grains a posé un sérieux problème au Rojava après la révolution. Cependant, non seulement le régime revendique l’exploitation des richesses, mais aussi les États voisins, au premier rang desquels la Turquie, qui tente de s’approprier tout le nord de la Syrie sur une ligne tracée à peu près au niveau d’Alep.
 
Ainsi, c’est la Turquie qui a d’abord envahi la Syrie dans le but de l’occuper. À cette fin, Ankara a d’abord soutenu des groupes tels que DAECH / ISIS, al-Nosra et d’autres milices djihadistes, puis est intervenu dans la guerre elle-même après leur défaite militaire. Afrin a été bombardée par plus de 70 avions de guerre début 2018, avant d’être occupée et pillée par l’armée turque et un conglomérat de mercenaires d’extrême droite et djihadistes. Depuis lors, la population kurde a été systématiquement déplacée et ceux qui restent sont exploités par le vol, la protection et l’extorsion de rançons.
 
Un vol de plusieurs centaines de millions d’euros
 
Il y avait au moins 18 millions d’oliviers à Afrin avant l’invasion. De plus, les olives de la région sont utilisées pour produire le célèbre « savon d’Alep ». Pendant des siècles, l’huile d’olive d’Afrin a été considérée comme « l’or jaune ». Ankara et ses troupes mercenaires se partagent les revenus, tandis que les familles restées dans la région après l’invasion ne peuvent en garder qu’une fraction pour elles-mêmes. La valeur du « butin » pillé a été estimée à environ 90 millions d’euros. Cela comprenait la cannibalisation des installations de production de savon et l’extorsion de rançons à travers d’innombrables enlèvements. Le montant réel est donc susceptible d’être beaucoup plus élevé.
 
Selon les économistes, la production d’huile d’olive en 2018 à Afrin était d’environ 50 000 tonnes et était estimée à 130 millions d’euros. Le magazine français Le Point a publié un rapport de recherche sur le sujet en janvier 2019, indiquant que 20 000 tonnes d’huile d’olive d’Afrin d’une valeur de 60 millions d’euros avaient été vendues en Turquie.
 
Des usines entières mises au service du régime d’occupation
 
En novembre 2018, l’ANF a publié des documents montrant que l’État turc et ses mercenaires avaient conclu un accord sur le pillage. Ce protocole promettait aux groupes de mercenaires les revenus de la production d’huile d’olive en 2018 et 2019. Ainsi, 22 millions de dollars de revenus devaient être générés pour les mercenaires de la vente d’olives à la seule Espagne. Ainsi, l’exploitation a gagné son niveau international, qui est encore répandu aujourd’hui. Les usines pillées de la ville ont été mises au service du régime d’occupation. Un rapport du 28 juin 2021 de l’ANF a noté que les propriétaires de 50 des 100 usines d’huile d’olive de la ville restant à Afrin ont fui vers Shehba et Alep. Leurs usines ont été confisquées.
 
Necib Şêxo , qui possédait l’une des oliveraies et formait un groupe d’intérêt avec d’autres producteurs d’huile d’olive déplacés, a déclaré à ANF en juin 2021: « Ils font pression sur la population et l’obligent à vendre l’huile d’olive produite à Afrin à un prix très bas prix. Il est collecté à l’usine Nûri Arap à Jindires. De là, il traverse la frontière turque par le passage opposé dans le village de Hamam dans la province turque de Hatay. »
 
L’Allemagne est la pierre angulaire de la distribution des produits pillés
 
Aujourd’hui, l’huile d’olive volée à Afrin est vendue dans presque tous les pays européens ainsi qu’aux États-Unis et au Canada. L’Allemagne est l’un des principaux piliers du pillage et donc du financement des groupes mercenaires de l’ANS. Ce n’est pas un hasard, car l’Allemagne est aussi le plus véhément partisan du fascisme turc.
 
L’huile d’olive pillée est distribuée depuis Magdebourg
 
L’Allemagne est la plaque tournante de la distribution de pétrole via Internet, les médias virtuels et les marchés. Ainsi, « Zêr Afrin » (« or Afrin » en kurde) est ouvertement proposé en Allemagne. L’huile d’olive est collectée et distribuée à partir d’un grand dépôt à Magdebourg. Les produits pillés de la région kurde occupée sont d’abord amenés en Turquie et transportés en Europe par l’Institut turc de normalisation (TSE). La « Syrie » est indiquée comme pays d’origine des produits. L’entreprise, située Liebknechtstraße 99 à Magdebourg, n’a pas répondu aux demandes de renseignements.
 
La société Salet Al Ghouta, basée à Wuppertal, vend également de l’huile d’olive volée à Afrin. Ici, elle est vendue sous le nom de « Jibal Afrin » , « huile d’olive des montagnes d’Afrin » pour 15,28 euros en bidons de deux litres.
 
L’huile d’olive d’Afrin arrive en Europe via les canaux officiels
 
Les produits oléicoles sont acheminés en Europe par camions et bateaux. Ils semblent passer la douane par les voies officielles.
 
La réponse du gouvernement allemand aux enquêtes correspondantes adressées au ministère de l’Agriculture le confirme. La réponse indique que les entreprises de pays tiers exportant vers l’UE n’ont pas besoin d’un permis pour importer des produits alimentaires non animaux. Les douanes et les autorités étatiques procèdent seules à des « évaluations » dans des cas individuels. Statistiquement, les importations ne sont pas enregistrées.
 
Des demandes similaires adressées aux autorités françaises et belges n’ont même pas reçu de réponse. Aucune des sociétés vendant de l’huile d’olive n’a non plus répondu aux demandes de renseignements correspondantes de la presse.
 
Ventes au Canada, au Danemark et en France
 
Les produits de la marque « Jibal Afrin » volés à Afrin sont également vendus au Canada. La Syrie est indiquée comme pays d’origine. Les produits portent le sceau de l’autorité turque de normalisation TSE et l’étiquette mentionne une société appelée « Mir Paketleme İTH. HR. VE TİC. LTD. Tİ.  » Ce groupe est basé à Hatay, une province frontalière turque avec Afrin occupé. Sur le site Internet de « Jibal Afrin », l’huile d’olive pillée à Afrin est proposée à 13 dollars le litre. Neuf kilos de « savon vert bio » coûteraient 75 dollars.
 
En France, l’huile d’olive volée à Afrin est vendue sous le nom de Yaman sur un site Internet appelé Mira. « Syrie » est donné comme lieu de production de l’huile. La description parle d’ « huile d’olive naturelle de première classe de la marque Yaman (Afrin-Alep) », où trois litres d’huile d’olive coûtent 13,50 euros, litres 22,50 euros et 18 litres 81 euros.
 
Une autre société vendant les produits d’Afrin s’appelle « Jobri Food », qui opère au Danemark et dont le siège est à Viborg. Cette société vend des «produits Afrin» et dispose également d’un réseau allemand. Les produits sont emballés et testés en Turquie. De la présentation de l’entreprise, il apparaît qu’elle a des représentants dans toute l’Union européenne et que son propriétaire est originaire d’Afrin. Jobri Food se présente comme l’une des entreprises leaders dans l’UE. Une note indique: « Nous sommes fiers d’offrir des aliments de la plus haute qualité provenant de cultures d’Afrin bien connues. »
 
Toutes les huiles d’olive produites en Turquie sont suspectes
 
De même, des produits à base d’huile d’olive pillés à Afrin ont été trouvés aux États-Unis et dans de nombreux autres pays d’Europe. Il existe un grand nombre d’internautes qui annoncent l’achat de tels produits sur les réseaux numériques. De nombreux produits qui ne portent pas le nom «Afrin» sont également issus de pillages. Il est donc difficile de déterminer l’étendue réelle de l’exportation des biens pillés. Tous les produits à base d’olives fabriqués en Turquie ou approuvés là-bas doivent être considérés comme suspects à cet égard.
 
Les États européens aident et encouragent le financement du terrorisme
 
L’incapacité des États européens à prendre des mesures contre cela les rend complices des crimes d’Afrin et complices du financement du terrorisme. En effet, les produits volés à Afrin financent à la fois un régime oppressif et des groupes qui commettent les crimes de guerre les plus graves, notamment des membres de DAECH, al-Nosra, et des milices d’extrême droite et djihadistes de l’ASL comme Ahrar al-Sham et Ahrar al-Sharqiya, qui a été récemment placé sur la liste des sanctions américaines. Ainsi, la vente de ces produits peut constituer à la fois un crime de guerre et un crime au regard du droit national.
 
L’Europe ne fait rien
 
Suite à une décision de la Cour de justice de l’UE, les États de l’UE sont obligés d’étiqueter les produits des territoires palestiniens occupés comme tels. Ce règlement vise à informer correctement les consommateurs sur l’origine des produits. Comme la même pratique ne s’applique pas aux produits pillés à Afrin, il n’est pas difficile d’imaginer que de nombreux consommateurs soutiennent à leur insu le pillage et l’occupation.
 
Avocat Malterre: le pillage et la commercialisation des produits d’Afrin violent le droit international
 
Jean-Louis Malterre, avocat au barreau de Paris, déclare que le pillage et la commercialisation des produits Afrin violent le droit international de la guerre: « Cela viole les conventions qui régissent les actions militaires ; c’est du pillage ». Malterre rappelle l’affaire Lafarge-Holcim. La multinationale du ciment avait continué à exploiter son site de Çelebiyê dans le sud-est de Kobanê jusqu’en 2014, versant de l’argent à des tiers sur le terrain pour négocier des accords avec des groupes islamistes afin de maintenir la production. Treize millions d’euros de bakchich auraient coulé entre 2011 et 2013 seulement. Les pots-de-vin ont continué même lorsque l’Etat islamique a envahi certaines parties de la Syrie en juin 2014 et a proclamé l’établissement d’un califat.
 
Dans ce contexte, LafargeHolcim est accusé de « complicité de crimes contre l’humanité » pour ses activités au Rojava. Selon l’avocat Jean-Louis Malterre, la vente des produits oléicoles pillés pourrait avoir des conséquences similaires.
 
Malterre explique que les produits introduits dans l’UE en provenance d’Afrin sont également « des produits de pillage et de vol », ajoutant que: « ceux qui participent directement au pillage et ceux qui profitent du pillage peuvent être poursuivis ». Pour lancer le processus, cependant, des accusations criminelles doivent être déposées par les personnes impliquées. »
 
Maxime Azadi, pour ANF

TURQUIE. Tentatives de pogrom anti-kurde à Antalya

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ANTALYA – Après le massacre de 7 Kurdes à Konya / Meram le vendredi dernier, près de 300 fascistes ont attaqué dimanche soir des travailleurs agricoles kurdes à Antalya / Elmalı. Une famille de 16 personnes a dû quitter le village.
 
Des travailleurs agricoles kurdes du village de Bayralar à Elmalı, dans la province d’Antalya, ont dû quitter le village après avoir été agressés et menacés par un groupe raciste de 300 personnes pendant deux jours. Servet Kurğa a déclaré qu’ils avaient été attaqués par un groupe raciste pendant deux jours et a ajouté : « Dimanche à minuit, ils nous ont attaqués. Le nez et les côtes de notre patron étaient cassés. Ils ont dit nous, ‘Vous êtes des Kurdes, quittez nos terres’. Ils sont venus nous attaquer aujourd’hui. On nous fait sortir du village sous la surveillance de la gendarmerie. Nous n’avons pu prendre aucun de nos biens. En ce moment nous allons à Elmalı, chez nos proches. »
 
Mustafa Kurğa, un autre membre de la famille résidant à Izmir, a déclaré qu’il a pu joindre sa famille après 4 heures et que la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Notant que sa famille avait été attaquée par un groupe raciste pendant 2 jours, Kurğa a déclaré: « Actuellement, ma famille a été sortie du village sous la supervision de la gendarmerie. Ils iront chez nos proches. 16 personnes, dont des enfants, sont en cours d’évacuation. J’étais inquiet pour la sécurité de la vie de ma famille. Je suis toujours inquiet. »
 
Kurğa a poursuivi : « Hier soir, un groupe de racistes a fait une descente dans la maison et a battu les personnes dans la maison. La gendarmerie qui est venue sur les lieux a dit à ma famille : « Nous ne pouvons rien faire. Quittez cet endroit pour votre sécurité. Ce groupe raciste a dit à ma famille : « Vous êtes des Kurdes, nous ne voulons pas de vous ici. Ils les ont menacés en disant « Nous vous donnons jusqu’à demain soir. Si vous ne quittez pas Elmalı demain soir, nous brûlerons toute la famille ».
 

Qui brûle les forêts turques? La Grèce, les Kurdes ?

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Comme dans de nombreuses régions du monde, des feux de forêts ravagent actuellement plusieurs localités en Turquie, y compris les régions kurdes dont Dersim / Hozat où l’armée turque empêche les riverains éteindre les feux! Bien que le régime turc ne dise rien officiellement, des trolls et des « journaux » proches du pouvoir turc accusent la guérilla kurde (PKK), tandis qu’un militaire à la retraite osait dire que c’est la Grèce qui avait demandé au PKK de brûler les forêts turques!
 
Le militaire à la retraite, Cihat Yayci déclarant que les feux de forêts sont l’œuvre du PKK & de la Grèce
 
Les forces turques empêchent les riverains d’éteindre les feux provoqués par les bombardements des hélicoptères dans la campagne de Dersim/Hozat
 
Nous l’avions répété hier, quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage. C’est exactement ce qui se passe en ce moment en Turquie. Tous les jours, il y a des attaques racistes visent les Kurdes à travers le pays. Il y a 3 jours, 7 membres d’une famille kurde ont été tués par des fascistes qui les menaçaient depuis 15 ans, sans que les autorités prennent des mesures. En ce moment, dans la région d’Antalya / Manavgat où il y a des feux de forêts, des fascistes armés s’en prennent à des Kurdes qu’ils tabassent et pillent les maisons abandonnées à cause des incendies.  
 
En parallèle à ces attaques physiques, il y a une campagne médiatique anti-kurde qui dépassent les frontières de la Turquie. En anglais, français, allemand, turc, arabe… les trolls du régime turc propagent de fausses informations accusant les Kurdes d’incendier les forets turques et appellent à massacrer les Kurdes.
 
Un troll turc disant avoir envie de tuer des Kurdes…
 
En plus de ces menaces venues des fachos turcs, un compte anonyme sur Twitter qui crée volontairement de la confusion en se faisant appeler Rojava Network alors qu’il n’a aucun rapport avec les médias kurdes du Rojava a fait circulé une fausse information aujourd’hui en déclarant qu’une groupuscule kurde du nom « Children of Fire Initiative » a affirmé avoir mis le feu aux forêts dans le sud de la Turquie « pour venger le peuple kurd »
 
Le tweet mensonger de Rojava Network 
 
Pourtant, sur le site de « Children of Fire Initiative », il est écrit qu’ils ont incendié des voitures et un bateau transportant du carburant et il ne mentionnent aucunement des feux de forêts! Alors, au bout de quelques heures, Rojava Network* a supprimé son tweet mensonger mais le mal est fait. Les armées de trolls turcs et « journaux » proches d’Erdogan ont repris ce tweet mensonger pour s’en prendre aux Kurdes et au PKK.  
 
On ne sait pas vers où va la Turquie mais on sait que c’est encore les Kurdes/alévis et d’autres minorités ethniques/religieuses du pays qui vont payer de leur vie le chaos qui se profile à l’horizon turc.
 
Sinon, concernant la Grèce, elle a proposé son aide à la Turquie pour éteindre les incendies de forêts, mais les Turcs l’ont refusée. Ils ont fait venir des des soldats azerbaidjanais…
 
Le journaliste Can Okar déclarant qu’ « Un jour, un tribunal demandera pourquoi la Turquie a refusé l’offre d’aide à la lutte contre les incendies de la Grèce.
 
Ce jour n’est pas si lointain. »

ROJAVA. Les Forces Démocratiques Syriennes ont tenu leur réunion annuelle à Hasakah

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SYRIE / ROJAVA – Les Forces Démocratiques Syriennes (alliance arabo-kurde) ont tenu leur réunion annuelle à Hasakah. Aram Henna a été nommé nouveau porte-parole des FDS, en remplacement de Kino Gabriel.
 
La réunion annuelle des conseils militaires des Forces démocratiques syriennes (FDS) s’est tenue dimanche dans la ville de Heseke. La réunion au siège des FDS a réuni les associations membres des FDS, le commandant général de la coalition internationale contre l’Etat islamique, Paul Calvert, ainsi que des représentants du Conseil démocratique syrien (MSD), de l’association du parti kurde PYNK, de l’Administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est, l’association des femmes Kongreya Star, l’association des femmes syriaques, les familles des martyrs, les communautés religieuses et les tribus arabes. La réunion a commencé à 11 heures et s’est terminée à 18 heures, heure locale. La séance de l’après-midi de la réunion, qui s’est tenue à huis clos à la presse, a vu la discussion et la présentation de propositions de modifications à apporter au règlement intérieur. Les participants ont décidé de former une commission pour les modifications du règlement intérieur. Suite à une évaluation des opinions, Aram Henna a été nommé nouveau porte-parole des FDS, en remplacement de Kino Gabriel. La déclaration finale de la réunion a été lue par Aram Henna.
 

La carrière « solide » du chef de la police de Konya où 7 Kurdes ont été massacrés récemment

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TURQUIE – Après le meurtre raciste de 7 Kurdes à Konya / Meram le 20 juillet dernier, les projecteurs se sont de nouveau braqués sur Engin Dinç, chef de la police de la province de Konya. Dinç est un officier du renseignement qui a été jugé pour le meurtre du journaliste arménien Hrant Dink, comme l’a rappelé dans un tweet avocate et présidente de l’Association des droits de l’homme (İHD), Eren Keskin.

« Il doit démissionner ou être démis de ses fonctions. Il n’a pas réussi à protéger une famille », a déclaré Keskin.
 
Dinç a été nommé à son poste par le président Recep Tayyip Erdoğan peu de temps avant que sept membres d’une famille kurde ne soient abattus dans la province. Sept membres de la famille Dedeoğlu ont été abattus vendredi. Par la suite, les assassins ont incendié leur maison dans un village du district de Meram à Konya. Des membres de la famille, qui ont également été tués lors de la fusillade de vendredi, avaient signalé des attaques racistes de la part de foule d’au moins 60 personnes dans le passé, dont la dernière datée de 12 mai 2021. Dinç a été l’une des premières personnes à découvrir qu’un plan d’assassinat était en préparation contre le journaliste arménien Hrant Dink, a déclaré l’agence Mezopotamya. Le directeur de la sécurité a été crédité d’avoir transformé le suspect du meurtre Erhan Tuncel en informateur. Dinç a été jugé pour son implication présumée dans le meurtre de Dink, mais l’affaire contre lui a été rejetée pour cause de prescription. À la suite du meurtre, Dinç a été promu directeur du service des renseignements. Avant sa promotion, il avait été directeur de la branche du renseignement dans la province de Trabzon, qui a vu des lynchages de familles de prisonniers de gauche, un attentat à la bombe commis par des suspects dans l’affaire Dink et le meurtre d’Andrea Santoro, un prêtre catholique assassiné en 2006. Sous la direction de Dinç en tant que directeur du renseignement, un rapport sur les plans de l’Etat islamique pour cibler un rassemblement pour la paix à Ankara en octobre 2015 a été préparé deux jours avant l’attaque, mais n’a été transmis aux directions provinciales antiterroristes que le 10 octobre. Les explosions ont tué plus de 100 militants kurdes et de gauche dans la capitale turque. Des proches de la famille Dedeoğlu ont été agressés physiquement par la police alors qu’ils tentaient de se rendre au domicile de Meram, Konya, où le massacre a eu lieu, a rapporté  dimanche le site d’information Duvar. Le neveu de la mère et du père tués dans l’incident a déclaré qu’un policier l’avait frappé avec une matraque, le faisant tomber, après quoi il a été attaqué par un groupe de 10 à 15 personnes, selon le communiqué. « Nous sommes menacés depuis quatre mois et personne ne s’en soucie. Qu’ont-ils fait pour nous aider ? », a déclaré Harun Rıfatoğlu, cité par T24. Pendant ce temps, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes contre le massacre de la famille kurde. Des manifestants se sont rassemblés devant le siège du HDP dans la ville de Tarse, dans le sud de la province de Mersin. La députée HDP Fatma Kurtalan et le coprésident provincial du parti Bekir Anaçkaya étaient parmi les personnes présentes, avec des manifestants portant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « Nous connaissons les meurtriers », alors qu’ils scandaient « Ensemble contre le fascisme ». Dans la ville kurde de Diyarbakır (Amed), des membres d’organisation kurdes et des partis politiques kurde (DBP) et HDP, se sont rassemblés pour protester contre le meurtre des membres de la famille Dedeoğlu. Des manifestants se sont également rassemblés dans la province d’Adıyaman. La police est intervenue alors que le groupe s’apprêtait à publier un communiqué de presse, la députée du HDP Remziye Tosun étant traînée par la police turque. Par ailleurs, le principal parti d’opposition turc, le Parti républicain du peuple (CHP), a appelé samedi à une enquête détaillée sur le massacre à la suite d’une visite à Meram d’une délégation du parti. Une grande partie de la responsabilité incombe à l’État, au gouvernement et aux politiciens dans la gestion de ce massacre, a déclaré le législateur du CHP, Abdüllatif Şener, qui dirigeait la délégation, tout en demandant instamment que les détails de l’affaire soient dévoilés. « Il est inévitable que l’administration et l’exécutif déploient tous leurs efforts pour s’assurer que les dimensions réelles de cet incident soient révélées », a déclaré Şener.
 

Conte kurde: « Gula Dîla Wer Çengê »

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L’universitaire kurde originaire d’Afrin, Gulistan Sido a traduit en français un des contes racontés par sa grand-mère qu’elle a fait publier sur le site Groupe d’études transglobales. Nous le partageons ici avec vous: « Gula Dîla Wer Çengê » On raconte qu’il y avait un berger qui avait trois filles. Les trois filles allèrent se promener à côté de la rivière. Le roi avait également trois fils. Les trois princes sortirent pour aller à la chasse. Les trois princes croisent sur leur route les trois filles du berger. La fille aînée dit : si le fils du roi le plus grand l’épouse, elle va tricoter pour lui un énorme tapis, de sorte que tous ses soldats viennent s’y asseoir et qu’il y aura encore de la place pour d’autres. La cadette dit : si le fils cadet du roi l’épouse, elle va cuisiner pour lui un plat de coquille de noix que tout la ville puisse manger de ce plat et qu’il en reste encore pour les autres. La fille la plus petite dit : si le fils du roi le plus petit m’épouse, je vais lui donner, si Dieu le veut bien, deux enfants. Un garçon qui aura des cheveux dorés et une fille qui aura des cheveux argentés. Les trois princes épousent les trois filles. Les jours et les mois sont passés. Le prince le plus grand demande à sa femme : où est le tapis qu’elle lui a promis ? Elle lui répond qu’elle a menti pour seulement l’épouser et qu’en réalité les bergers ne savent même pas tenir une aiguille. La réponse de la deuxième femme était pareille. Quant à la troisième sœur, elle dit à son mari qu’elle voulait vraiment lui donner deux enfants mais si seulement Dieu le veut bien. A cette époque, elle était enceinte. La guerre est déclenchée. Les trois princes quittent leurs femmes et partent à la guerre pour défendre le royaume. Après quelques mois de leur départ, la sœur enceinte accouche de jumeaux. Dieu lui avait donné un garçon avec des cheveux dorés et une fille avec des cheveux argentés. La nouvelle de la naissance des deux enfants est transmise au prince le plus jeune. Quand les deux autres sœurs entendent cette nouvelle, elles sont effrayées parce qu’elles n’ont pas tenu leur promesse et elles ne seront que des menteuses aux yeux de leurs maris. Quant à leur petite sœur, elle vient d’avoir deux enfants comme elle a promis à son mari. De peur qu’elles soient tuées par leurs maris, les deux sœurs échangent les deux enfants par deux chiots. Elles mettent les deux enfants dans une caisse et elles jettent la caisse dans la rivière. On envoie la nouvelle au prince que sa femme a accouché de deux chiots. Il se met en colère et ordonne que l’on enterre sa femme jusqu’au torse et qu’on lui donne un morceau de pain et de quoi boire juste pour qu’elle reste en vie et qu’elle souffre. Dans un autre village, un vieux couple vivait dans la pauvreté. Il avait une chèvre. Chaque jour, la chèvre revenait les seins vidés du lait. Le couple se demandait toujours : qui trait le lait de leur chèvre ? Le couple suit la trace de la chèvre. Celle-ci s’arrête au bord de la rivière. Là où il y avait une caisse. Elle met ses deux mamelles dans deux trous qui se trouvaient sur la caisse. Le couple s’approche de la caisse et l’ouvre. Le couple trouve dedans deux enfants, un garçon avec des cheveux dorés et une fille avec des cheveux argentés. Le couple éleva les deux enfants et devint très riche. Le couple construisit un magnifique château. Les enfants grandirent. Un jour, il y avait dans la ville une course de chevaux. Pendant la course, le chapeau du garçon  tomba. Les deux tantes reconnurent le garçon voyant ses cheveux qui brillaient sous le soleil. Elles surent que les deux enfants n’étaient pas morts. Elles prirent peur que leurs maris les égorge s’ils découvraient la vérité. Un jour, les deux tantes rendirent visite au vieux couple pour voir le château. Elles sont très étonnées de la beauté du château. Elles disent aux enfants qu’il y a tout dans leur château mais qu’il y manque une fleur rare. Cette fleur rare se trouve dans un endroit dangereux dont l’accès est difficile. Le garçon qui a les cheveux dorés part à la recherche de la fleur. Il doit surmonter plusieurs épreuves douloureuses. Grâce à l’aide d’une ogresse devenue sa mère, le garçon pu trouver la fleur. Le château est rempli de fleurs. Les tantes devinent que le garçon est toujours vivant. Le garçon revient victorieux à son château. Il touche sa poche et il y trouve une brosse à cheveux. Il l’a dépose sur une étagère dans sa chambre. Pendant la nuit, cette brosse à cheveux se transformait en belle fille. Avec l’aide d’autres colombes qui se transformaient elles aussi en de belles filles. Elles cuisinaient de bons plats chauds et elles cousaient pour le jumeau de beaux costumes. Chaque matin, le jumeau se réveillait en trouvant des plats chauds délicieux, et de nouveaux costumes. Le jumeau était curieux de savoir qui lui prépare les plats et les costumes. Le garçon blessa son doigt avec un couteau et il mis du sel dans la blessure pour ne pas s’endormir la nuit. Il vit comment la brosse à cheveux et les colombes se  transformaient en de belles filles. Le garçon se hâta et attrapa la fille avant qu’elle ne se transforme en brosse à cheveux. Cette belle fille s’appelle Gula Dîla Wer Çengê. Elle est dotée d’une force magique. Un jour, les deux tantes invitent les deux enfants à manger chez elles. Gula Dîla Werçengê conseille au garçon d’emmener un chat avec lui. Il donna d’abord à manger au chat qui mourut tout de suite. La nourriture était empoisonnée. Un autre jour, ce sont eux qui invitent les deux tantes à manger. Les assiettes et les cuillères étaient en or. Une tante vola une cuillère. À la fin du repas, on ne pouvait pas débarrasser la table car une cuillère y manquait. La tante redéposa discrètement la cuillère. Un jour, le garçon aux cheveux dorés se promenait dans la ville. Il vit une femme enterrée jusqu’au torse. Il interroge les gens sur l’histoire de cette femme qui souffre. Il raconte ce qu’il a entendu à G. D. W. Celle-ci lui conseille d’aller auprès de cette femme et de mettre son mouchoir qui sentait son odeur sur le nez de cette femme. Quand le garçon fit ce geste, la femme dit qu’elle avait senti l’odeur de ses enfants de ce mouchoir. G. D. W. dévoila aux deux enfants la véritable identité de cette femme. Elle est leur vraie mère. Les deux tantes furent punies et chacun réalisa ses désirs et ses vœux. Ce conte a été enregistré avec d’autres contes à Afrin en 2009, transcrits et ensuite traduits en français par Gulistan Sido.