MUSIQUE. La chanteuse kurde, Aynur Dogan a reçu le Prix WOMEX 2021

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Dans un discours puissant qu’elle a prononcé lors d’une cérémonie à Porto, la célèbre chanteuse kurde Aynur Doğan a dédié son « Prix d’artiste » à toutes les mères kurdes et à toutes les femmes qui luttent pour la paix et la liberté.
 
L’artiste kurde Aynur Doğan a reçu le « WOMEX 2021 Artist Award » lors de la cérémonie de remise des prix qui s’est tenue dimanche à Porto.
 
Le Prix ​​WOMEX*, connu également sous le nom du ​​World Music Expo, basé à Berlin, a annoncé en août que Doğan était la lauréate du « 2021 Artist Award », déclarant que: « C’est pour son dévouement à long terme à la préservation et à l’innovation de la culture kurde et alévie, pour le maintien de la plus haute intégrité artistique face aux pressions politiques et, ce faisant, pour être un modèle pour tous ceux qui chantent contre les silencieux. »
 
« Je tiens à remercier tous mes auditeurs, ma sœur Aysun et ma mère. Elle a apporté une grande contribution. Comme toutes les mères qui aident leurs enfants, sur ce point, je voudrais dire dans la musique kurde, dans ma musique, il y a beaucoup de complaintes qui sont majoritairement composées par des femmes, mais seuls les hommes étaient autorisés à les chanter, génération après génération, jusqu’à ce siècle. Je remercie ces femmes. Par conséquent, je suis très honorée de dédier ce prix à toutes les mères kurdes ainsi qu’à toutes les femmes du monde entier qui luttent pour la paix et la liberté. J’ai beaucoup de respect pour votre mission importante dans ce monde », a déclaré Doğan, en recevant son prix des mains de Ton Maas.
 
Doğan a terminé son discours par ces mots : « Gelek spas (« Merci » en kurde), merci beaucoup, teşekkür ederim (« merci » en turc). Biji jinên azad ! (« Vive les femmes libres » en kurde). »
 
« C’est un honneur pour moi de représenter la musique de 40 millions de personnes [Kurdes], dont l’existence n’est pas encore reconnue et qui n’ont pas de pays. Je suis honorée de dédier ce prix à toutes les femmes du monde, en présence de femmes kurdes qui se battent pour la liberté, l’égalité et la paix », avait-elle initialement déclaré en août, lors de l’annonce des lauréats du prix WOMEX 2021.
 
Aynur Dogan a été la cible des groupes fascistes turcs anti-kurdes en Turquie. Ses spectacles ont été entachés de perturbations, ce qui a conduit Aynur à s’installer à Amsterdam en 2012. Cela n’a pas refroidi sa passion: le plus récent de ses sept albums, « Hedûr » (sorti en 2020), a conduit à un concert à Carnegie Hall, avait déclaré WOMEX dans un communiqué de presse, expliquant en détail comment l’artiste kurde et alévie a été discriminée et persécutée à cause de son identité de kurde et alévie.
 
Doğan est devenue le deuxième artiste kurde à remporter le prix WOMEX, après que le musicien kurde Kayhan Kalhor a reçu le prix en 2019.
 
Medya News
 
*WOMEX est un projet de soutien et de développement de musiques du monde basé à Berlin, et dont le principal évènement est une exposition se tenant annuellement dans différents lieux d’Europe.

ROJAVA. La Turquie négocie avec la Russie pour attaquer les Kurdes de Kobanê

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SYRIE / ROJAVA – La Turquie serait en pourparlers avec la Russie pour attaquer les Kurdes de Kobanê. De son côté, l’administration américaine a envoyé un important convoi de renfort aux Forces Démocratiques Syriennes (FDS) alors qu’Erdogan leur a de nouveau demandé de cesser de soutenir la coalition arabo-kurde.   La Russie aurait exigé que la Turquie lui laisse la ville d’Ariha, dans la province d’Idleb, qui se trouve sur l’autoroute M4 en échange de Kobanê qui permettra à la Turquie d’avoir une continuité territoriales dans le nord de la Syrie, depuis le canton d’Afrin, jusqu’à Kobanê, en passant par Jarablous et Tall Abyad. Selon le site Middle East, « la Russie maintiendrait sa présence à Kobané tandis qu’Ankara prendrait les zones environnantes en direction de l’autoroute stratégique M4, qui serait conjointement contrôlé par les Turcs et les Russes. La Turquie se chargerait également de la sécurité de la base russe de Sarrine et la Russie s’assurerait que les combattants des YPG se retireraient vers le sud. »
La journaliste India Ledeganck a déclaré que « Ce matin, une marche a été organisée en souvenir de la bataille de Kobanê opposant les YPG/J et les forces alliées contre l’État Islamique. Cette bataille, survenue en 2014, a été décisive dans la lutte contre l’État Islamique.
 
Il est à souligner que les populations locales sont aujourd’hui menacées par l’État turc qui a perpétré plusieurs invasions militaires sur les territoires du nord-est syrien ces dernières années. Les populations habitant au sein des territoires occupés sont victimes de l’arbitraire des milices qui torturent, pillent, enferment et violent. »
 
La Russie trahira-t-elle de nouveau les Kurdes du Rojava, après avoir permis à la Turquie d’envahir Afrin en 2018? On le saura dans les prochains jours. Toujours est-il que les Kurdes de Syrie sont coinsés entre le marteau russe et l’enclume américaine…

ROJAVA. Premières remises des diplômes à l’Université du Rojava

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SYRIE / ROJAVA – Le 31 octobre dernier, 581 étudiants de l’Université du Rojava ont reçu leurs diplômes dans la ville kurde de Qamishlo. 
 
Des responsables de l’Université du Rojava, du personnel enseignant, des représentants de l’auto administration et de centaines d’étudiants et leurs familles ont assisté à la cérémonie de remise des diplômes à l’université du Rojava qui a eu lieu le 31 octobre dernier à Qamishli.  
 
La journaliste belge, India Ledeganck a déclaré que « l’université du Rojava n’a pas eu la possibilité d’organiser de cérémonie auparavant, suite au contexte de guerre dans laquelle la région est baignée depuis 10 ans. Les élèves diplômé.e.s durant les années académiques 2018, 2019, 2020 et 2021 ont donc enfin pu fêter la fin de leur cursus universitaire. »
 
Fondée en juillet 2016, l’université du Rojava propose des études de médecine, ingénierie, sciences, arts, sciences humaines, pétrochimie, agriculture, beaux-arts, enseignement primaire et de littérature kurde, jinéologie. En 2019, l’université du Rojava a également lancé un programme pour que les femmes apprennent à surmonter le sexisme au sein de la famille et de la société.
 
Après l’invasion du canton d’Afrin par la Turquie et les gangs islamistes, en mars 2018, de nombreux étudiants de l’Université d’Afrin se sont vu attribuer des places à l’Université du Rojava pour poursuivre leurs études.
 
L’université du Rojava entretient un partenariat avec l’université française Paris 8.
 
Photo via India Ledeganck
 

Fondation à Paris d’un centre de coopération universitaire avec les universités du Rojava

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PARIS – Un groupe d’universitaires a annoncé la création d’un centre de coopération avec les universités kurdes du Rojava et de la Syrie du Nord et de l’Est à l’occasion de la Journée mondiale de Kobanê du premier novembre. Le Centre de solidarité et de coopération avec les universités du nord et de l’est de la Syrie (CSCUNES), basé à Paris, a pour but de soutenir les universités du Rojava, de Kobanê et d’Al-Sharq dans leurs programmes d’enseignement et de recherche.
 
Parmi les membres du conseil d’administration du CSCUNES, on peut citer les universitaires kurdes Hawjin Baghali, Engin Sustam, Sardar Saadi, Somaye Rostampour, Sahar Bagheri avec leurs collègues français Eric Fassin, Valentin Schaepelynck, Caroline Ibos, Pascale Laborier, Sophie Wauquier, Fabienne Brugère.
 
L’universitaire kurde exilé à Paris et membre du Conseil d’administration du CSCUNES, Engin Sustam déclare qu’ « avec ce centre, nous espérons développer une meilleure coordination universitaire entre les universitaires du monde entier et les universités du Rojava et de la région nord et est de la Syrie. Alors notre but est de dépasser les limites et de créer un réseau transfrontalier et transnational pour une pédagogie alternative au sein des réseaux universitaires face à l’ancien système d’enseignement ordinaire en Syrie. Il s’agit alors de remplacer la pédagogie coloniale et autoritaire du régime dirigé par le Parti Baas avec une éducation démocratique, genrée, décoloniale, transfrontalière et libertaire. Mais nous allons également présenter cette expérience dans le monde académique occidental et de constituer une relation interne et externe avec les universités en France, et bien sûr, en Europe en organisant des débats, séminaires et conférences au sein des Universités de la Syrie du Nord et de l’Est que nous avions déjà commencé à l’Université du Rojava et Kobani avec Noam Chomsky, Slovaj Zizek et Eric Fassin. »
 
Voici également le communiqué (en français et en anglais) de presse du CSCUNES:
 
Nous sommes heureux d’annoncer la fondation du Centre de solidarité et de coopération avec les universités du nord et de l’est de la Syrie (CSCUNES), le 24 octobre 2021, par une assemblée constitutive d’universitaires de différentes disciplines et de différents pays. Basé à Paris, ce centre vise à soutenir les universités du Rojava et de la région nord et est de la Syrie (Université du Rojava, Université de Kobani et Université d’Al-Sharq), afin qu’elles puissent développer leurs programmes d’enseignement et de recherche.
 
Dès le début de la révolution du Rojava en 2012, des universitaires du monde entier ont passionnément suivi les développements politiques, aussi bien au Rojava que dans les régions du nord et de l’est de la Syrie. En pleine guerre, les habitant·es de ces régions ont créé plusieurs institutions universitaires, telles que l’Université d’Afrin (ville actuellement occupée par la Turquie), l’Université du Rojava, l’Université de Kobani et, plus récemment, l’Université d’AlSharq à Raqqa. De nombreux·ses universitaires ont proposé leur soutien à ces universités et des protocoles d’accord avec des universités internationales ont été signés, amorçant des collaborations cruciales.
 
L’une des conséquences de ces collaborations, aura été la création par l’Université du Rojava en 2020 d’un Institut des sciences sociales. Toutes ces expériences ont montré que les coopérations avec différentes institutions académiques sont essentielles pour développer, dans les universités du Rojava et des régions du nord et de l’est de la Syrie, programmes d’enseignement et recherches universitaires.
 
Pour répondre à ces objectifs, une dynamique plus forte de solidarité et de coopération s’est avérée nécessaire : c’est pourquoi aujourd’hui nous créons le CSCUNES.
 
Ce centre entend :
 
1. Présenter et faire connaître les universités aux personnes physiques et morales, aux intellectuel·les, ainsi qu’aux institutions académiques et universitaires internationales. 2. Recruter des enseignants·es et/ou des chercheur·es pour les laboratoires des universités.
 
3.Favoriser le développement de programmes de collaboration et de projets de recherche avec des établissements d’enseignement supérieur internationaux.
 
4.Faciliter et organiser les programmes d’échange des étudiant·es, notamment grâce à des programmes d’échanges universitaires entre établissements d’enseignement supérieur.
 
5.Organiser des débats, panels, discussions, séminaires, expositions et conférences.
 
6.Aider les universités dans leur mission de développement des médias numériques.
 
7.Contribuer aux projets de traduction et aux missions d’interprétation des universités.
 
8.Fournir des ressources éducatives et infrastructurelles aux universités (telles que des livres académiques, des abonnements à des plateformes académiques, des ordinateurs portables et d’autres matériels pédagogiques et de recherche).
 
Le site Web du centre est en construction : vous pourrez bientôt obtenir des informations plus précises sur comment soutenir notre travail sur www.cscunes.com. En attendant, vous pouvez envoyer vos demandes à cscunes@gmail.com
 
Le Conseil d’administration
 
 
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We are happy to announce that on October 24, 2021, the Center for Solidarity and Cooperation with Universities of North and East Syria (CSCUNES) was founded by a constitutive assembly of scholars from diverse backgrounds across the globe. Based in Paris, France, this center aims to support universities of Rojava and the north and east region of Syria (University of Rojava, University of Kobani, and University of Al-Sharq) for their advancement of educational and research programs.
 
Since the beginning of the Rojava Revolution in 2012, academics around the globe have been enthusiastically following the developments in Rojava and the north and east region of Syria.
 
Amid the ruins of war in Syria, the people of the region established several academic institutions, such as the University of Afrin (currently under the Turkish occupation), the University of Rojava, the University of Kobani, and most recently the University of Al-Sharq in Raqqa. Scholars from across the globe offered their support for these universities, and memorandums of agreement between these universities and global academic institutions were signed. Significant collaborations, thus, were developed. As an outcome of these collaborations, the Institute of Social Sciences at the University of Rojava was established in 2020. This experience demonstrated that collaborations with diverse academic institutions and scholars are essential to the advancement of academic research and education programs for the universities in the region.
 
Upon these academic interests, the need for a stronger coordination of solidarity and cooperation efforts with these universities became visible. In response to this need, the CSCUNES was established.
 
In coordination with the University of Rojava, the University of Kobani, and the University of Al-Sharq, this center intends to:
 
1.Introduce these universities to the academic and research institutions in France, Europe, and around the world.
 
2.Recruit staff for scientific research and teaching in these universities.
 
3.Develop research and teaching collaborations with academic institutions in France, Europe and around the world.
 
4.Facilitate knowledge and student exchange programs with other universities and institutions in France, Europe, and around the world.
 
5.Organize academic activities (such as panels, talks, seminars, exhibitions, and conferences) for knowledge exchange.
 
6.Assist the universities with their digital media platforms.
 
7.Assist the universities with the translation and interpretation projects and tasks.
 
8.Provide educational and infrastructural resources to the universities (such as academic books, subscriptions to academic platforms, laptops, and other research and educational materials).
The center’s website is under development, but in future, you can find more details on how to support our work at www.cscunes.com In the meantime, please send your inquiries to cscunes@gmail.com
Board of Directors

Affaire Kobanê: Les Kurdes qui ont vaincu DAECH sont dans les prisons de son allié turc

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A travers le « procès Kobanê », la Turquie juge les membres du Parti démocratique des peuples (HDP) qui a soutenu la résistance du peuple kurde contre l’Etat islamique (DAECH) à Kobanê. Pour le député HDP, Necdet Ipekyüz, ce procès est une « épée utilisée par la Turquie pour mettre fin à le processus de paix dans le pays. »
 
Les audiences du procès se poursuivent dans ce que les autorités turques appellent « l’affaire Kobanê », depuis avril dernier, devant la Haute Cour pénale d’Ankara, contre les anciens coprésidents du HDP, Selahattin Demirtaş, et 108 hommes politiques et défenseurs des droits humains, dont 20 parlementaires et administrateurs. du Parti Démocratique des Peuples.
 
Après que 40 000 mercenaires étrangers de l’Etat islamique (EI) sont entrés en Syrie via le territoire turc, la Turquie s’est tournée vers l’arrestation et la poursuite des membres du Parti démocratique des peuples, qui est l’un des plus importants contributeurs à la défaite de l’Etat islamique, pour avoir soutenu la résistance de Kobané.
 
 
Lors des attaques de mercenaires de l’Etat islamique sur Kobani en septembre 2014, le HDP a joué un rôle important en déplaçant les masses et en fermant les frontières nord de la ville de Kobani aux mercenaires de l’Etat islamique pour les empêcher de s’y infiltrer, ainsi qu’en exerçant des pressions sur les autorités turques. autorités d’ouvrir des couloirs pour transporter les blessés de la ville assiégée à l’époque.
 
« Le HDP a travaillé pour mobiliser les masses »
 
Dans ce contexte, le parlementaire du Parti démocratique des peuples du HDP, Necdet Ibekyuz, a évoqué les raisons de l’arrestation des membres de son parti et a déclaré : « Avec une attaque brutale, l’Etat islamique, qui a pu occuper de vastes zones dans La Syrie et l’Irak, voulaient frapper la situation sécuritaire à Kobani. »
 
Il a ajouté lors d’un entretien téléphonique avec l’agence ANHA : « La bataille a été la plus intense à Kobani, quand Erdogan a pris la parole lors d’un événement dans la ville de Dilok (Antep), et a déclaré que Kobani était sur le point de tomber entre les mains de l’Etat islamique, il semble qu’ils attendaient avec impatience sa chute. Le HDP mobilisait alors les masses à la frontière près de Kobani, et des délégations des villes et villages du Kurdistan de Bakur ont commencé à arriver aux frontières et ont apporté leur soutien aux combattants qui défendaient la ville, tandis que les des grèves ont envahi des dizaines de villes et villages contre la politique de l’État turc envers la bataille de Kobani. »
 
« La Turquie envoyait des armes à Daesh »
 
Necdet Ipekyüz a indiqué que l’Etat turc, qui est le plus proche de Kobani, aurait pu donner un coup de main à la résistance à l’époque, mais cela ne s’est pas produit. En retour, sous couvert d’aide, l’Etat turc transférait des armes à l’Etat islamique lors de l’attaque de Kobani. Un certain nombre de journalistes qui ont dénoncé cela ont été arrêtés et non. Ils croupissent toujours dans les prisons, et selon les lois internationales, c’est un crime pour lequel les responsables doivent être tenus responsables, mais cela ne s’est pas produit.
 
Il a ajouté : « L’État turc a fermé ses frontières à l’aide et n’a autorisé personne à porter assistance à Kobani. Il a même empêché les blessés de la bataille d’être soignés. Kobani, mais la pression internationale et publique a forcé la Turquie à le faire, et elle ne l’a pas fait de bonne foi. » 
 
Les protestations se sont multipliées contre la politique de l’État turc envers la résistance de Kobani ; Villes de Bakur Kurdistan, qui a entraîné la mort de 37 civils et la blessure de 761 autres aux mains de soldats turcs, lors de manifestations qui ont eu lieu dans 35 villes et 96 districts.
 
Les forces de sécurité turques ont incendié 197 bureaux du HDP à travers la Turquie, 250 écoles et 1 800 maisons.
 
De son côté, le leader, Abdullah Ocalan, a appelé depuis sa prison sur l’île d’Imrali le 9 octobre 2014, pour arrêter la grève et les manifestations qui ont conduit au martyre de dizaines de centaines de milliers de personnes qui sont descendues dans la rue pour réclamer soutien à la résistance à Kobani pour éviter qu’elle ne tombe entre les mains de l’Etat islamique.
 
«L’État turc a voulu saboter le processus de paix suite au retrait de l’EI de Kobanê»
 
Necdet Ibekyuz a estimé dans son discours que « l’Etat turc a utilisé la « question de Kobani » comme une épée contre le HDP. Il voulait saboter le processus de paix au Kurdistan du Nord (Bakur), coïncidant avec le retrait de l’Etat islamique à Kobani. Malgré tous les meurtres et les arrestations des membres du HDP, ils l’ont accusé d’être la cause des manifestations, ils n’ont que les noms, il n’y a aucune preuve ou document pour prouver la vérité de ce qu’ils prétendent. »
 
« Le procès de l’affaire Kobanê est inique »
 
Concernant le procès dans ce que les autorités turques appellent « l’affaire Kobani », Necdet Ibeküz a déclaré que « Le Conseil européen des droits de l’homme a appelé l’État turc à libérer Selahattin Demirtaş et ses amis. Il a déclaré que le procès dans l’affaire Kobani était inique. « Ils mènent n’importe quelle opération jusqu’à ce qu’ils soient arrêtés. Est-ce logique que Davutoglu voudrait que l’Etat islamique mène des opérations jusqu’à ce qu’ils soient arrêtés, tandis que les membres de notre parti sont arrêtés sur des accusations sans fondement. »
 
En concluant son discours, Necdet Ibekyuz a appelé l’Union européenne à prendre des mesures plus efficaces à cet égard. Pour parvenir à un résultat inévitable en libérant les détenus, ajoutant : « Ce parti s’est levé face à la menace de l’Etat islamique aux côtés de la résistance à Kobani. Le monde devrait le savoir et savoir ce que fait l’État turc. »
 
La Cour européenne des droits de l’homme a appelé la Turquie le 22 décembre 2020 à libérer immédiatement l’ancien coprésident du Parti démocratique des peuples, Selahattin Demirtaş, et a déclaré que la justification de ses années de détention était une couverture pour limiter le pluralisme et débat démocratique.
 
Le procès de 108 personnes dans « l’affaire Kobani » est toujours en cours, les autorités turques ayant emprisonné 21 personnes pour des accusations sans fondement.
 
Lors de l’audience du 26 avril de cette année, les avocats de la défense se sont retirés de la salle d’audience parce qu’ils n’avaient pas autorisé leurs clients à entrer dans la salle d’audience pour des raisons arbitraires et illégales lors de la première audience.
 
L’État turc a transformé les tribunaux en théâtres, amenant délibérément des mercenaires scandant des slogans inappropriés dans la salle contre les membres du parti arrêtés jugés.
 

Hommage aux Kurdes immortels de la bataille de Kobanê

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Nous rendons hommage à trois des innombrables héros/héroïnes de Kobanê à l’occasion de la Journée mondiale pour le Kobanê: Saadoun al-Faisal, alias Abou Layla, Arin Mirkan et Musa Herdem.
 
Saadoun al-Faisal, alias Abu Layla, (1984-5 juin 2016) est l’un des plus grands héros de la lutte contre l’État islamique qu’il a affronté à Kobanê et à Manbij. Abu Layla a dirigé son Bataillon du Soleil du Nord dans les nombreuses batailles dans le nord de la Syrie, et il a été l’un des co-fondateurs du Conseil militaire de Manbij. Il s’est immortalisé lors de la libération de Manbij.
 
Abou Layla est né en 1984 à Kobanê, dans une famille d’Arabes et de Kurdes musulmans sunnites. Il a grandi à Manbij. Al-Faisal travaillait comme mécanicien automobile et il avait quatre filles. Au début de la guerre civile syrienne en 2011, il rejoint l’Armée syrienne libre et participe à la bataille d’Alep ainsi qu’aux offensives du gouvernorat de Lattaquié. Plus tard, il a décidé de retourner à Manbij pour lutter contre les djihadistes là-bas, et il a formé Jabhat al-Akrad pour lutter contre l’État islamique et d’autres extrémistes. En 2014, utilisant le nom de guerre d’ « Abu Layla » (père de Layla en arabe) il a fondé le Bataillon du Soleil du Nord au Rojava et s’est retrouvé assiégé à Kobanê. Abu Layla a été blessé sept fois dans la bataille, et il a dirigé son bataillon aux côtés des YPG et d’autres combattants de l’opposition syrienne contre les militants de l’État islamique. Abu Layla était célèbre non seulement pour sa force dans la lutte contre l’État islamique, mais aussi pour avoir sauvé un combattant de l’EI des décombres de Kobanê dans une vidéo publiée sur Internet.
 
Mort héroïque
 
Début 2015, il choisit de mettre un terme à sa carrière de commandant ; cependant, il a décidé de rejoindre le bataillon pour l’offensive dans le gouvernorat de Hasakah. En 2016, il a cofondé le Conseil militaire de Manbij pour coordonner les groupes de l’opposition syrienne dans une offensive pour libérer Manbij, et il a été actif avec son bataillon autour de Manbij et du barrage de Tishrin. Le 2 juin 2016, il a été blessé à la tête par des éclats d’obus lors de l’offensive, et il a été emmené à Suleymaniyah au Kurdistan irakien, où les médecins n’ont pas pu retirer les éclats d’obus de sa tête. Il est décédé le 5 juin 2016 et il a été enterré à Kobanê avec tous les honneurs militaires.
 
Dilara Gênc, alisa Arîn Mîrkan, est née en 1992 dans un village d’Afrin, à Mobata, village d’Husê. Elle a rejoint les rangs du Mouvement pour la libération du Kurdistan en 2007, elle a pris place au sein des YPJ pour défendre la dignité de son peuple pendant la révolution du Rojava. Elle s’est immortalisée lors de la bataille de Kobanê face à DAECH. En effet, le 5 octobre 2014, elle a mené une opération de sacrifice sur la colline de Mashta Noor surplombant la ville de Kobanê, pour empêcher les terroristes islamistes d’avancer sur Kobanê.
 
Musa Herdem, également connu sous le nom de Musa le sniper de Kobanê, était un combattant kurde des YPG qui a attiré l’attention des médias pendant le siège de Kobané en 2014. Musa Herdem était né au Rojhelat, Kurdistan d’ « Iran », à Selmas près d’Urmiye.
 

ROJAVA. Le mouvement des femmes appelle à la solidarité pour contrer les menaces d’occupation turque

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SYRIE / ROJAVA – L’organisation des femmes kurdes du Rojava, le Kongra Star a publié un communiqué à l’occasion du 7e anniversaire de la Journée mondiale de solidarité avec la résistance de Kobanê, soulignant que l’État d’occupation turc cherche à ressusciter l’EI/Daech pour se venger de sa défaite à Kobanê, appelant les forces démocratiques et tous les mouvements féministes à affronter les forces fascistes qui constituent une menace pour les peuples du Moyen-Orient et du monde.
 
Dans son communiqué, le Kongra Star a rendu hommage à tous les martyrs de la résistance en général et aux martyrs de Kobani en particulier ; « Ce jour-là, la résistance historique a été menée à Kobanê, dans laquelle les femmes avaient joué un rôle de pionnière dans la lutte contre l’organisation terroriste la plus féroce du monde. »
 
Le communiqué a fait l’éloge de la résistance héroïque manifestée par les combattantes pendant la résistance de Kobani : « La femme a laissé une empreinte unique en arrachant le faux masque de l’État turc et en s’efforçant de montrer son vrai visage qui a soutenu l’organisation terroriste DAECH / ISIS, qui cherche à ramener les femmes à l’ère de l’ignorance et du retard. La résistance de la martyre Arin Mirkan est toujours un signe qui exprime le grand rôle joué par les femmes. »
 
Le communiqué de Kongra Star a également rappelé que l’État turc insiste fortement sur la vengeance de la victoire remportée par le peuple avec son unité face aux mercenaires, et la tentative de la Turquie de relancer ISIS/Daech chaque fois qu’elle en a l’occasion. « Les menaces et les tentatives auxquelles nous assistons aujourd’hui pour occuper nos régions et cibler des civils par des drones pendant plus d’une fois sont une tentative de vengeance, de saper la détermination de la population et de détruire son moral, montre la brutalité de l’État turc et son ciblage des femmes. »
 
Le Kongra Star a conclu son communiqué en appelant tous les mouvements féministes du monde à « soutenir la Résistance du Rojava, dénonçant les pratiques de l’État turc contre les civils, alors que le monde nous a soutenus dans notre combat, aujourd’hui nous exigeons également de repousser les fascistes et les dictatures forces, qui présentent des risques pour tous les peuples du Moyen-Orient, en particulier pour les femmes et pas seulement pour nos régions. »
 

EUROPE. Les Kurdes manifestent contre l’utilisation d’armes chimiques au Kurdistan

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EUROPE – Hier, les Kurdes ont manifesté dans des dizaines de villes européennes contre l’utilisation d’armes chimiques par la Turquie au Kurdistan. L’organisation faîtière kurde en Europe, le Congrès de la Société Démocratique du Kurdistan en Europe (KCDK-E) a promu les manifestations appelant l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) et d’autres instances internationales à prendre des mesures immédiates contre l’utilisation d’armes chimiques par la Turquie au Kurdistan. Une enquête indépendante sur les informations faisant état de l’utilisation d’armes interdites dans l’opération militaire turque au Kurdistan du Sud a été demandée. Les organisations kurdes ont exhorté les médias et l’opinion publique internationale à cesser d’ignorer les crimes de guerre commis par la Turquie au Kurdistan. Selon les Forces de défense du peuple (HPG), branche armée du PKK, l’armée turque a mené au total 323 attaques à l’arme chimique au cours des six derniers mois, tuant 38 guérilleros au cours de l’année 2021. Les manifestations ont eu lieu à Paris, Berlin, Kassel, Francfort, Hambourg, Fribourg, Sarrebruck, Chypre, en Suède et dans d’autres pays d’Europe. ANF

Un réfugié kurde meurt de faim et de froid à la frontière polonaise

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Vendredi, le réfugié kurde, Geylan Dilêr, 25 ans, est mort de faim et de froid dans la zone tampon entre la Pologne et la Biélorussie. Selon le mouvement de la société civile Sea Bridge, au moins huit personnes sont déjà mortes dans la zone tampon.
 
Une catastrophe humanitaire se déroule à la frontière extérieure orientale de l’UE. Depuis des semaines, des réfugiés sont encerclés dans la zone frontalière entre la Pologne et la Biélorussie. Vendredi matin, un autre réfugié du sud du Kurdistan est mort de faim et de froid à la frontière. Il s’agit de Geylan Dilêr, 25 ans, originaire de Hewlêr (Erbil). Selon le mouvement international Sea Bridge, au moins huit personnes sont déjà mortes dans la zone tampon.
 
Les personnes qui tentent de fuir vers l’UE via la Biélorussie sont systématiquement repoussées de Pologne vers la zone tampon militairement bouclée et y sont détenues. « Les gens sont obligés de se cacher dans les forêts, les premières chutes de neige approchent à grands pas. Ils sont exposés sans défense au froid, à l’humidité et à la faim.
 
Pendant des mois, le dirigeant biélorusse Loukachenko a instrumentalisé les populations des régions en crise et les a dirigées via la Biélorussie vers l’Union européenne. L’UE et les États voisins de Lituanie, de Lettonie et de Pologne réagissent à cela par un isolement et des refoulements qui violent La semaine dernière, le parlement polonais a voté en faveur de la légalisation des refoulements et veut saper davantage l’état de droit : les demandes d’asile peuvent être rejetées « sans contrôle » à l’avenir. Des barrières frontalières sont érigées au milieu de l’Europe contre les personnes en quête de protection : cela se passe sous nos yeux et maintenant nous ne devons plus détourner le regard! », a déclaré le Sea Bridge et a appelé à des actions décentralisées pour la semaine prochaine sous la devise #GrünesLichtFürAufnahme !
 

Trois maires kurdes en exil exhortent le Conseil de l’Europe à entendre la voix du HDP

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Bedia Özgökçe-Ertan, Leyla İmret et Veysel Keser, trois maires kurdes du HDP vivant en exil en Europe après que le gouvernement turc les a démis de leurs fonctions et les a remplacés par des administrateurs – ont rencontré des délégués du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe.
 
Fayik Yağızay, représentant de l’opposition pro-kurde du Parti démocratique des peuples (HDP) auprès des institutions européennes à Strasbourg, a organisé vendredi une rencontre entre trois maires vivant en exil en France et en Allemagne avec des délégués du Congrès des collectivités locales et régionales du Conseil de l’Europe.
 
Les maires HDP limogés Bedia Özgökçe-Ertan, Leyla İmret et Veysel Keser ont assisté aux réunions. Deux autres maires HDP, Ayhan Bilgen et Adalet Fidan, devaient également être parmi les délégués présents. Cependant, comme Bilgen, qui a été emprisonné il y a quelque temps, et Fidan, actuel maire HDP de Silopi, à Şırnak (Şirnex), n’ont pas pu assister à la réunion à cause de l’interdiction de voyer à l’étranger par les autorités turques.
 
Les maires ont rencontré le président de la Commission de suivi et le président de la Chambre des pouvoirs locaux, ainsi que des délégués de France, d’Allemagne et des Pays-Bas, et le président du Groupe socialiste.
 
Rappelant la vive réaction du Conseil de l’Europe en faveur de Leyla Güven lorsqu’elle a été emprisonnée pour la première fois en 2009, les maires kurdes ont déclaré que les injustices actuelles en Turquie ne déclenchent pas la réaction attendue du Conseil de l’Europe et ont exprimé la crainte que la répression en Turquie ait été normalisée.
 
Les trois maires en exil ont informé les délégués européens qu’outre la révocation des maires kurdes et, dans de nombreux cas, leur emprisonnement ou leur exil, les conseils municipaux de ces régions ont également été fermés par le gouvernement turc.
 
Avec la fermeture immédiate des conseils municipaux, les administrateurs nommés par le régime turc ont obtenu le contrôle total des municipalités locales qu’ils avaient nommées par le gouvernement et ont été autorisés à utiliser leur pouvoir pour s’enrichir et financer le Parti de la justice et du développement (AKP), en utilisant les ressources locales sous leur contrôle, ont expliqué les maires.
 
Partageant les détails des traitements illégaux auxquels ils ont été soumis, à la suite des décrets d’urgence annoncés par le gouvernement, les maires HDP ont déclaré qu’ils n’avaient pas eu la possibilité de se défendre devant les tribunaux.
 
Les maires kurdes ont exhorté tous les délégués rencontrés à agir contre les pratiques antidémocratiques du gouvernement turc, à entendre la voix du HDP et à porter cette voix à toutes les institutions du Conseil de l’Europe et à faire pression sur le Comité des Ministres pour agir afin de défendre les valeurs essentielles portées par le Conseil de l’Europe.
 
Bedia Özgökçe-Ertan est la maire suspendue de la municipalité métropolitaine de Van, une ancienne députée au parlement turc et une avocate des droits humains. De nombreuses affaires politiques ont été engagées contre elle avec le risque qu’elle finisse le reste de sa vie en prison. Elle vit désormais à Karlsruhe, la ville jumelle de la province kurde de Van (Wan), dont le maire a soutenu sa demande d’asile en Allemagne.
 
Leyla İmret est la maire suspendue de Cizre, un quartier de Şırnak. İmret a également obtenu l’asile en Allemagne, où elle a passé une grande partie de sa vie avant de retourner dans sa ville natale au début du processus de paix et d’être élue co-maire avec 83 % des voix. Sa critique de la guerre civile de l’État turc contre les habitants de Cizre et d’autres villes kurdes, dont elle a eu la chance de survivre, a servi de base aux poursuites de l’État contre elle. Elle est désormais la porte-parole du HDP en Allemagne.
 
En 2018, elle a reçu la médaille Carl von Ossietzky de la Ligue internationale des droits de l’homme basée en Allemagne, et elle a déjà parlé devant le Conseil de l’Europe de la situation des maires kurdes.
 
Veysel Keser est architecte et le maire destitué d’İpekyolu, un quartier de Van. Keser vit en exil à Paris après avoir été remplacé par un technocrate nommé par le ministère de l’Intérieur (kayyum en turc).
 
Le HDP a remporté 65 localités des régions kurdes lors des élections locales du 31 mars 2019.
 
Cependant, le gouvernement turc a intensifié sa répression contre le HDP en destituant les maires élus du parti, en particulier après l’incursion militaire turque du 9 octobre 2019 au Rojava, dans le nord de la Syrie.
 
« Le remplacement de Selçuk Mızraklı, Bedia Özgökçe Ertan et Ahmet Türk par des gouverneurs d’État est très préoccupant car il remet en cause le respect des résultats démocratiques des élections du 31 mars », a déclaré la direction générale des négociations de voisinage et d’élargissement de la Commission de l’Union européenne en août 2019 après la suspension des maires démocratiquement élus de Diyarbakır (Amed), Van et Mardin (Mêrdîn), tandis que des centaines de personnes étaient détenues dans le cadre d’une importante enquête liée au « terrorisme ».
 
Après leur destitution, les maires du HDP ont été la cible d’une « chasse aux sorcières » massive et ont dû faire face à d’innombrables enquêtes, procès et détentions pour leurs soi-disant liens présumés avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
 
Après avoir effectivement annulé les résultats des élections locales du 31 mars dans les régions kurdes, la destitution des maires a rendu caduque le vote des Kurdes pour l’administration locale de leurs villes par le biais des conseils locaux.
 
La Commission européenne pour la démocratie par le droit, également connue sous le nom de Commission de Venise, a déclaré en 2020 que le remplacement des élus municipaux et des maires était « incompatible avec les principes fondamentaux de la démocratie – le respect de la libre expression de la volonté des électeurs et la droits des élus – et de l’État de droit ».

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