Massacre au Rojava

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SYRIE / ROJAVA – Est-ce le massacre d’hier à Zakho a été commis pour éclipser le massacre des Kurdes du Rojava? L’assassinat de 2 combattants des FDS hier à Kobanê par un drone turc et une attaque similaire il y a quelques minutes près d’Amudê fait craindre que la Turquie est déterminée à attaquer le Rojava, malgré les mises en garde de ses « amis » russe, iranien, américain, en profitant de l’émoi qu’elle a provoqué en tuant 9 civils au Kurdistan irakien hier… Selon des sources locales, un drone a ciblé cet après-midi une voiture sur la route entre Qamishlo et Hassaké, village de Qira, à environ 50 km au sud du district d’Amude. Le nombre de victimes est inconnu. Selon nos premières informations, il y a quelques instants, un drone d’occupation turque a ciblé une voiture dans le Plus tôt dans la journée, les FDS ont déclaré que l’attaque de drones turcs d’hier avait tué Kendal Rojava et Berxwedan Kobane, 2 de leurs soldats, dans une voiture alors qu’ils allaient rendre visite à une famille. (ANHA)

Le massacre de Zakho est un énième Roboski

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Le parti HDP a publié un communiqué suite au massacre de 9 civils, dont 3 enfants, par la Turquie dans la région kurde de Zakho, au Kurdistan irakien, le qualifiant d’un « deuxième Roboski » (le 28 décembre 2011, 34 civils kurdes, dont 19 enfants, étaient tués par des avions de guerre turcs à Roboski). On trouve malheureux que le HPD oublie le massacre de 8 enfants kurdes de moins de 15 ans par la Turquie à Tal Rifaat, au nord d’Alep, quand ses forces ont frappé le 2 décembre 2019 le marché de la ville qui abrite les réfugiés d’Afrin chassés par l’invasion turco-jihadiste en 2018. Depuis, plusieurs autres enfants ont été tués et blessés par la Turquie à Tal Rifaat et dans d’autres régions du Kurdistan, en Irak, au Rojava et au Kurdistan du Nord. Pourquoi le HDP* parle d’un deuxième Roboski quand les victimes sont des enfants irakiens? Est-ce pour le HDP aussi la vie des enfants non-turcs tués par la Turquie a plus de valeur que celle des enfants kurdes? Le massacre de Zakho est un énième Roboski Si le HDP veut parler d’un deuxième Roboski, qu’il parle du deuxième massacre d’enfants qui a eu lieu à Roboski le 29 mai 2016 où les adolescents Vedat (16 ans) et Yılmaz (17 ans) Encü dont les familles étaient endeuillées en 2011 ont été massacrés à Roboski par des soldats turcs alors qu’ils revenaient du Kurdistan irakien où ils avaient acheté de la marchandises à revendre pour gagner un peu d’argent. Le massacre de Zakho est un énième Roboski et il risque de ne pas être le dernier tant que la Turquie ne sera stoppée par la communauté internationale dans sa guerre génocidaire visant le peuple kurde. Le HDP qui existe grâce au peuple kurde et qui est persécuté par le régime turc doit de se garder d’hiérarchiser les massacres commis par la Turquie selon l’identité ethnique des victimes. La communauté internationale le fait déjà si bien…   *Communiqué du HDP: « Nous avons appris avec une grande tristesse qu’à la suite du bombardement par les TAF [forces armées turque] du village de Perex, l’une des zones touristiques de la ville de Zaxo, du gouvernement régional du Kurdistan irakien, des civils arabes et kurdes, dont des enfants et des femmes, ont perdu la vie et de nombreux blessés.  Selon les informations que nous avons obtenues de sources locales, 12 personnes ont perdu la vie et 20 personnes, dont des blessés graves, sont en cours de traitement. Nous souhaitons la miséricorde de Dieu à ceux qui ont perdu la vie, nos condoléances et notre patience à leurs familles et à notre peuple, et un prompt rétablissement aux blessés. Comme on le sait, des civils ont été massacrés dans des colonies civiles telles que Shengal et Maxmur avec les mêmes méthodes auparavant. La dernière fois, 3 personnes, dont 2 enfants, ont perdu la vie dans l’attaque de Bamernê le 26 mai.  Selon le rapport préparé par le Bureau du Kurdistan irakien du CPT, au moins 112 personnes, dont des enfants et des femmes, ont été tuées et des centaines ont été blessées dans les frappes aériennes menées par le gouvernement AKP contre de nombreuses villes de la région, en particulier Mahmur et Shengal, depuis 2015.  Bombarder des colonies civiles est un crime contre l’humanité et la guerre. La Turquie est également directement partie aux conventions internationales qui l’interdisent.  Le gouvernement est politiquement et légalement responsable de ce massacre, qui restera dans l’histoire comme le deuxième massacre de Roboski. Ce massacre signifie aussi une atteinte à la souveraineté d’un autre pays.  Les auteurs et les décideurs doivent être poursuivis, et la loi et l’humanité doivent être respectées. En tant que parti qui se bat pour une région et un monde sans guerres ni conflits, nous réaffirmons une fois de plus que les opérations militaires et les attaques transfrontalières doivent cesser au plus vite, et nous condamnons ce massacre dans les termes les plus forts. De plus, en raison de l’adoption du projet de loi qui a ouvert la porte à ce massacre, nous demandons publiquement que le Président de l’Assemblée convoque immédiatement l’Assemblée générale pour une réunion d’urgence avec cet ordre du jour. »

L’UNCEF condamne le meurtre de 3 enfants à Duhok, mais ménage la Turquie

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Hier, les forces armées turques tuaient 9 civils irakiens, dont 3 fillettes et des femmes, dans la région kurde de Zakho, dans le gouvernorat de Duhok. Les Irakiens sont descendus en masse dans les rues du pays condamnant le massacre de civils par un Etat colonialiste.
 
Alors que le gouvernement irakien a condamné l’attaque turque et demandé le départ des forces occupantes turques du Kurdistan d’Irak où elles massacrent les civils kurdes depuis des années, les alliés occidentaux de la Turquie sont silencieux devant ce massacre abominable et n’osent pas le condamner, de peur de révéler le visage génocidaire de ce membre de l’OTAN… Les institutions de défense des droits humains et des enfants ne font guère mieux, à l’instar de l’UNICEF qui déplore le massacre des enfants et des bébés en Irak mais se garde bien de nommer l’Etat criminel turc. Alors, que valent les armes de crocodiles du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), s’il prend le soin de protéger l’image de la Turquie? Rien!
 
Maintenant, admirez la condamnation habile de l’UNICEF qui pleure les victimes massacrées par la Turquie, sans froisser cette dernière:
 
« Au moins trois enfants ont été tués et plusieurs blessés à Zakho (Irak), (…). C’est la preuve dévastatrice de la nécessité d’arrêter l’utilisation d’armes explosives dans les zones peuplées. L’UNICEF est profondément troublé par le meurtre de trois filles, une de 1 an, une de 12 ans et une de 16 ans, dans l’attaque d’aujourd’hui dans le gouvernorat de Dohuk en Irak.
 
L’UNICEF condamne tous les actes de violence contre les enfants et se joint aux familles pour pleurer le meurtre de leurs enfants et souhaite aux blessés un prompt rétablissement. Être victime, témoin ou craindre la violence ne devrait jamais faire partie de l’expérience d’un enfant.
 
Tous les enfants en Irak méritent de vivre leur vie sans la menace constante de violence exacerbée par l’utilisation d’armes explosives. L’UNICEF appelle toutes les parties à remplir leurs obligations, en vertu du droit international, de protéger les enfants à tout moment et sans délai.
 
L’utilisation d’armes explosives dans les zones peuplées a augmenté en Irak. Cette attaque [encore une attaque turque qui visait des civils yézidis à Shengal] fait suite à une récente, le 15 juin, dans la région de Sinjar, dans le gouvernorat de Ninive, qui a tué un garçon de 12 ans.
 
Ces attaques mettent la vie des enfants en jeu non seulement aujourd’hui, mais menacent la vie des générations futures. Au cours des cinq dernières années, au moins 519 enfants ont été tués ou mutilés par des engins explosifs.
 
Une fois de plus, l’UNICEF appelle toutes les parties à assurer la sécurité et le bien-être des enfants et des jeunes et appelle au respect du droit des enfants à la protection et à vivre dans un environnement exempt de violence à tout moment. »

Conseil de sécurité nationale irakien: la Turquie doit retirer ses forces militaires d’Irak

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IRAK – Il a fallut que des civils irakiens soient tués dans la région kurde d’Irak pour que le gouvernement irakien demande le départ des forces d’occupation turque du Kurdistan irakien alors que cela fait des années que la Turquie tue impunément les civils kurdes dans la même région et que les gouvernements kurde et irakien laissaient faire. Cela prouve encore une fois que la vie des Kurdes ne vaut rien pour leurs dirigeants, qu’ils soient kurdes ou irakiens…
 
Le Conseil de sécurité nationale irakien (YGK), qui s’est réuni après le massacre de la Turquie dans le village de Perex à Zakho, a publié une déclaration écrite après la réunion demandant à la Turquie de s’excuser officiellement et de retirer ses forces militaires d’Irak.
 
Le Conseil de sécurité nationale irakien, qui s’est réuni d’urgence après le massacre perpétré par l’État turc dans le village de Perex à Zakho, a publié une déclaration contenant de nouvelles décisions concernant la Turquie. Le communiqué condamne fermement l’attaque qui a causé la mort de 9 civils et blessé 23 autres. Les décisions prises lors de la réunion sont les suivantes : -Le Conseil de sécurité a chargé le ministère des Affaires étrangères de préparer un dossier sur les attaques de la Turquie contre la souveraineté et la sécurité de l’Irak. Il a également été demandé que le dossier soit transmis d’urgence au Conseil de sécurité des Nations unies. -Le ministère irakien des Affaires étrangères appellera l’ambassadeur de Turquie en Irak pour lui fournir des informations sur les sanctions.   -Il a été décidé que l’ambassadeur d’Irak en Turquie devait être appelé pour évaluer la situation et qu’un nouvel ambassadeur ne devait pas être envoyé.  – Le commandant des opérations conjointes sera chargé de présenter un rapport sur la situation à la frontière irako-turque. -Il a été demandé que les recherches nécessaires soient menées sur la situation et l’indemnisation des victimes et des familles des martyrs.  – Une coordination avec le gouvernement régional a été demandée pour prévenir de nouvelles violations et prendre des mesures décisives. – La Turquie a été sommée de présenter des excuses officielles et de retirer ses forces militaires du territoire irakien. -Le Conseil de sécurité réitère que le territoire irakien ne doit être une zone d’agression par aucun pays, et nie fermement l’existence de tout groupe armé sur le sol irakien.
 
ANF
 

Les journalistes travaillant au Kurdistan du Sud menacés par le PDK et l’Etat turc

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KURDISTAN DU SUD – La région autonome kurde d’Irak se targuait pendant des années d’être la région où la liberté de la presse était respectée contrairement aux autres pays du Moyen-Orient. Aujourd’hui, de plus en plus de journalistes sont menacés, emprisonnés – voire assassinés – pour avoir osé publier des articles critiquant de népotisme, la corruption de la classe politique dirigée par les clans Barzanî et Talabanî … Et depuis les attaques turques contre la région, les agents turcs menacent également les journalistes locaux pour les empêcher d’informer le public des crimes commis par les forces armées turques.
 
Journalistes travaillant au Kurdistan du Sud: Nous sommes menacés par le PDK et l’État turc
 
Les travailleurs de la presse libre opérant au Kurdistan du Sud pour Rojnews et CHATR Media Group ont tenu une conférence de presse avec l’ Union des journalistes du Kurdistan et le Metro Journalists Center pour exposer les menaces dont ils font l’objet de la part de l’organisation de renseignement turque (MIT) et de Parastin, l’organisation de renseignement du PDK. Le communiqué de presse a été lu par Sinur Rahman : « En tant que travailleurs de la presse libre vivant au Kurdistan du Sud, nous menons des activités journalistiques dans le cadre de l’éthique et des lois journalistiques. Le devoir des journalistes est d’exposer la corruption, les carences des services sociaux, les contradictions et les conflits affectant la société, et de sensibiliser en informant sur l’occupation actuelle [de l’armée turque]. Plus de 70 journalistes travaillent pour Rojnews News Agency et CAHTR Media Group. Il s’agit de documents d’autorisation obtenus auprès des ministères compétents en Irak et dans la région du Kurdistan. Aucun journaliste n’a de problème officiel. Toutes les exigences légales pour le journalisme ont été respectées. Les journalistes sont confrontés à des obstacles majeurs dans la région du Kurdistan, en particulier dans les zones contrôlées par le PDK. Cela va à l’encontre des droits de l’homme et de l’article 35 de la loi sur le journalisme, qui a été rédigée au Parlement de la région du Kurdistan en 2007. » Menaces et attaques contre ceux qui n’acceptent pas la trahison Le communiqué poursuit : « Jusqu’à présent, 80 journalistes et militants ont été arrêtés dans la région de Behdinan. La liberté de la presse est restreinte dans la région du Kurdistan. Des journalistes tels que Vedat Hüseyin et Kawa Germiyani ont été tués. Parastin, l’agence de renseignement du PDK, en collaboration avec le MIT (service de renseignement turc) demande aux travailleurs de la presse libre de vendre leur éthique journalistique en échange d’argent et de biens matériels. S’ils refusent, ils s’exposent à des violences psychologiques. Les travailleurs de la presse libre n’acceptent pas la trahison. Tout comme l’État turc envahisseur menace, tue et arrête des journalistes, aujourd’hui le gouvernement du Kurdistan du Sud agit de la même manière. La principale raison des attaques et des pressions contre les journalistes libres est qu’ils exposent les attaques de l’invasion turque et la collaboration du PDK à ces attaques. Toutes les organisations publiques et médiatiques doivent savoir que la pression exercée sur les journalistes travaillant pour Rojnews et CHATR Media Group est une attaque et une menace contre eux tous. Nous informons ici le gouvernement irakien, le gouvernement de la région du Kurdistan, les organisations internationales et les institutions des droits de l’homme : le PDK, le MIT turc, les forces de sécurité de la région du Kurdistan et le gouvernement irakien sont responsables de toutes les menaces à la vie des travailleurs de la presse libre. Des sources du KDP nous ont également ciblés. En tant que journalistes libres, nous disons une fois de plus qu’aucune menace ou attaque ne peut nous détourner de notre chemin. Les attentats nous inciteront en fait à dénoncer davantage la corruption, l’occupation et la trahison. La vérité ne sera jamais cachée ! »
 
ANF
 
 

PARIS. Un couple d’artistes arméno-kurdes expose au pied de Montmartre

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PARIS – L’artiste kurde, Ziya Aydin et sa compagne d’origine arménienne Annie Kouyoumdjian exposent aux côtés de 2 autres artistes plusieurs de leurs œuvres à la galerie Trois Frères, au pied de Montmartre. Les abonné.e.s de Kurdistan au féminin ont découvert Ziya Aydin grâce à son livre « Contes kurdes de Dersim » sorti en 2021. Mais Ziya Aydin est avant tout un peintre et maître-verrier qui enseigne et travaille dans son atelier parisien depuis plus de 30 ans.
Deux hommes allumant des bougies devant les sources sacrées de Munzur (région de Dersim) – Ziya Aydin
Bien que vivant à Paris depuis plus de 30 ans, Ziya Aydin est resté au Kurdistan, dans son esprit, comme en témoignent ses nombreux peintures de paysages. En effet, en visitant l’atelier parisien d’Aydin remplis de tableaux, on a l’impression d’être au Kurdistan. Dans cet espace de quelques mètres carrés, vous avez sous vos yeux les montagnes et les rivières de Dersim, les grottes surplombant la ville antique d’Hasankeyf engloutie par l’État turc sous les eaux du barrage Ilisu en 2020 et des scènes de vie campagnarde au Kurdistan.
Annie Kouyoumdjian
Annie Kouyoumdjian est une peintre passionnée par l’art abstrait, ou plus précisément, passionnée par la transformation du réel jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un reflet. C’est comme un vêtement délavé tant de fois qu’on devine plus qu’on ne voit ses couleurs autrefois éclatantes. En plus d’être peintre, Kouyoumdjian enseigne la musique et joue à perfection du bandonéon. Ziya Aydin et Kouyoumdjian Annie exposent à la galerie 3f avec deux autres peintres du quartier qui sont Gérard Etienne Mathey et Martine Mabilleau. Cette jolie expo qui a pour titre « Dialogues » est à voir jusqu’au dimanche 24 juillet entre 15 heures et 21 heures.   Adresse: Galerie 3f 58 rue des Trois Frères 75018 PARIS Métro Abbesses ou Pigalle ‭Tel: 06 63 22 48 68

TURQUIE. Une famille kurde attaquée et menacée de mort à Denizli

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DENİZLİ – Une famille kurde vivant dans le quartier Incilipınar du district de Pamukkale, dans la province de Denizli, a été attaquée par un fasciste turc armé d’un couteau qui les a menacé déclarant : « Que font les Kurdes dans ce quartier ? Je vais vous tuer ».
Selon les informations reçues, à 07h30 du matin, une personne nommée Hasan Akın s’est présentée devant la maison d’une famille kurde et a attaqué la famille. L’agresseur, qui est venu avec un couteau à la main, a brisé les fenêtres de la maison, jurant et insultant la famille en disant : « Que font les Kurdes dans ce quartier ? Je vais vous tuer. »
Alors que la famille appelait la police, l’agresseur a appelé 2 autres amis et a tenté de casser la porte avec le couteau en forme de faucille et a tenté de pénétrer à l’intérieur.
La famille battue par la police
Après l’arrivée de la police, des membres de la famille ont réagi aux 3 agresseurs. La police a attaqué les membres de la famille avec des gaz lacrymogènes et a battu 2 femmes. La police a arrêté 3 agresseurs et 3 membres de la famille attaquée. Les membres de la famille ont été gardés à vue, tandis que les agresseurs ont été détenus dans le jardin du poste de police.
L’aspect raciste de l’attaque nié par la police turque
Les membres de la famille auditionnés par la police ont déclaré qu’ils avaient subi une agression raciste parce qu’ils étaient kurdes, et que cela avait également été filmé, tandis que la police leur a déclaré : « Cela n’a rien à voir avec le fait que vous soyez kurde. Ne créez pas de provocation » et n’a pas enregistré l’aspect raciste de l’attaque.
Après leur audition, la famille kurde et les agresseurs ont été relâchés.
« Les riverains de veulent pas de Kurdes »
Les membres de la famille qui ont déménagé à Denizli depuis Manisa l’année dernière et n’ont pas révélé leurs noms pour des raisons de sécurité, ont déclaré qu’ils ne sont pas désirés dans le quartier parce qu’ils sont kurdes, qu’ils subissent une pression constante et que les habitants du quartier n’acceptent pas leur présence. La famille a déclaré qu’elle ne connaissait pas la personne ou les personnes qui les ont agressée et qu’ils n’avait jamais subi un tel incident auparavant.
Les habitants du quartier ne sont pas intervenus
Alors qu’on voit que l’agresseur avait un couteau à la main dans les images prises par la famille, on entend qu’il casse les portes et les fenêtres de la maison. Personne dans le quartier n’intervient pour arrêter l’agresseur. (Agence Mezopotamya)

ROJAVA. Mazloum Abdi reçoit Michael Corella, commandant du Centcom

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SYRIE / ROJAVA – Alors qu’Erdogan s’affichait hier aux côtés des despotes russe et iranien pour menacer les Kurdes syriens, aujourd’hui, le commandant du Commandement central américain (Centcom), le général Michael Corella a rencontré Mazloum Abdi, le commandant en chef des Forces démocratiques syriennes.
 
Le commandant en chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazloum Abdi, a reçu le commandant du Commandement central américain (Centcom), le général Michael Corella, et sa délégation qui l’accompagne, et ils ont discuté des efforts pour combattre l’EI à la lumière des menaces turques.
 
Site officiel des FDS a annoncé que, lors d’une réunion entre les deux parties, les deux hommes ont discuté « des opérations militaires et d’une coopération accrue avec la coalition internationale dans la lutte contre l’Etat islamique, comme le partenariat dans les efforts de lutte contre le terrorisme et le soutien à la stabilité et à la sécurité dans le Région.
 
Lors de la rencontre, il aurait également été question des dangers croissants posés par le camp d’al-Hol et les prisons qui abritent les membres de l’EI, et de la nécessité d’élever le niveau des efforts internationaux et locaux pour régler ce dossier et réduire le danger lié aux prisonniers daechiens.
 
Au cours de la réunion, le commandant en chef, Mazloum Abdi, a exprimé les préoccupations sécuritaires posées par les menaces turques dans la région, en particulier l’impact sur les efforts de lutte contre l’Etat islamique et les dossiers du camp al-Hol et des autres prisons abritant les membres de DAECH.
 
Le général Corella, aurait pour sa part, rappelé l’opposition des institutions militaires et gouvernementales américaines à toute éventuelle attaque turque contre les régions du nord-est de la Syrie. (ANHA)

L’attaque du Rojava par la Turquie provoquera une catastrophe humanitaire

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SYRIE / ROJAVA – Le croissant-rouge kurde a mis en garde contre toute agression visant le nord-est de la Syrie, déclarant que cela entraînerait une catastrophe humanitaire de grande envergure.
 
Mettant en garde contre d’énormes vagues migratoires et une catastrophe humanitaire en cas d’attaque du Rojava par la Turquie, le Croissant-Rouge kurde a appelé la communauté internationale et les organisations à assurer la sécurité et la liberté, arrêter les attaques et fermer l’espace aérien du Rojava.
 

 
Le Croissant-Rouge kurde (Heyva Sor a Kurdistanê) a fait une déclaration à la presse devant son siège dans la ville de Qamishlo, dans le nord de la Syrie, pour protester contre les menaces de l’État turc d’envahir d’autres territoires lors d’une incursion militaire imminente dans la région.
 
La déclaration, lue à la fois en kurde et en arabe, indiquait ; « Les territoires du nord-est de la Syrie sont depuis longtemps menacés par l’État turc. Compte tenu du fait que divers camps de la région et de la Syrie dans son ensemble abritent plus de 100 000 migrants, ces menaces entraîneraient des catastrophes humanitaires pour la Syrie et les pays voisins. »
 
Pointant « un manque d’aide malgré d’énormes efforts de coopération avec les organisations humanitaires » , le Croissant-Rouge kurde a déclaré que cette situation a un impact négatif sur les services généraux et le travail humanitaire qu’ils mènent. L’organisation a ajouté qu’ils ne peuvent pas atteindre de nombreuses régions du nord de la Syrie en raison des conditions de sécurité et d’instabilité.
 
Le Croissant-Rouge kurde a averti que « toute agression contre le nord-est de la Syrie provoquerait d’énormes vagues de migration et une catastrophe » , appelant la communauté internationale et les organisations humanitaires à « assurer la sécurité et la liberté, arrêter les attaques et fermer l’espace aérien » .
 
ANF

KURDISTAN. L’armée turque bombarde un village touristique à Duhok: dizaines de morts et blessés

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KURDISTAN DU SUD – Les avions de guerre et l’artillerie turc ont ciblé un village touriste dans la région kurde de Duhok, au Kurdistan irakien, tuant une dizaines de touristes et blessant une vingtaine d’autres. Parmi les victimes, il y a des enfants et des Irakiens du sud du pays venus en touristes.
 
Yerevan Saeed a décrit la scène ainsi: « Scène apocalyptique dans un village touristique de la province de Duhok dans la région du Kurdistan, où l’attaque d’artillerie de l’armée turque tue et blesse plus de 20 touristes. Beaucoup sont des Arabes du sud du pays. »
 
S’adressant à Rûdaw, le gouverneur du district de Zaho, Muşir Beşir, a déclaré que les forces armées turques (TSK) avaient bombardé la zone où les touristes allaient pique-niquer dans le village de Perex, à Zaho.
 
Le gouverneur du district Beşir a déclaré : « Selon les premiers rapports, 2 personnes ont perdu la vie et 7 personnes ont été blessées à cause du bombardement. « Le nombre de morts et de blessés pourrait être plus élevé. »
 
Déclarant que le village de Perex est fréquemment utilisé par les touristes dans la région à des fins de pique-nique, Beşir a partagé l’information selon laquelle les personnes qui ont perdu la vie étaient des touristes du centre et du sud de l’Irak. (Rudaw)
 
Le village de Perex a été pris pour cible par l’artillerie de mortiers et d’obusiers pour la troisième fois en juillet. 
 
La Turquie a envahi le nord du Kurdistan irakien depuis plusieurs mois, prétextant combattre le PKK. Les attaques turques ont vidé plusieurs villages kurdes de leurs habitants et tué l’agriculture de la région, en plus de piller et de brûler les forêts de la région.
 
Ni la communauté internationale, ni les gouvernements irakien et kurde ne réagissent face à cette invasion et les crimes de guerre commis par la Turquie.