SYRIE / ROJAVA – Farhad Shami, porte-parole des FDS, déclare qu’une nouvelle génération de djihadistes grandit dans les camps al-Hol et Roj qui abritent les proches du groupe Etat islamique tenus par les forces arabo-kurdes. Il met en garde contre les tentatives de résurrection de l’EI à travers le camp al-Hol car «la 3e génération de jihadistes du camp d’al-Hol est plus dangereuse que l’Etat islamique.»
Il y a régulièrement des meurtres commis par les terroristes de DAECH dans le camp d’al-Hol abritant environ 56 000 proches des djihadistes de DAECH/ISIS, des déplacés syriens et des réfugiés irakiens. Al-Hole est qualifié de « pépinière de djihadistes » à cause de l’idéologie jihadiste perpétuée notamment par les femmes de DAECH qui inculquent le terrorisme islamiste de DAECH aux enfants présents dans le camp et massacrent celles et ceux qui ne vient pas selon la charia islamiste.
Depuis près de deux semaines, les forces kurdes fouillent le camp al-Hol abritant des jihadistes de DAECH où ils ont arrêté près de 150 suspects, dont des femmes, affiliés à l’État islamique. Elles ont également découvert des caches souterraines, une « prison », un « tribunal islamique », une « école » inculquant l’idéologie extrémiste de DAECH, des outils de torture et de mise à mort, des armes et des téléphones portables… dans le camp le plus dangereux au monde.
L’opération dans le camp de Hol (al-Hawl) près de Hassaké est la deuxième phase de l’opération «Humanité et Sécurité», qui a été lancée au printemps 2021 après l’explosion d’attaques terroristes contre les résidents, les ONG humanitaires et les forces de sécurité. L’opération est coordonnée par le Commandement des Asayish, et les FDS / YPG/YPJ soutiennent l’opération.
Farhard Shami
Farhad Shami, responsable kurde du centre médiatique des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), a parlé à l’agence de l’ANHA de la progression de la campagne de fouilles et de ses résultats provisoires.
Farhad Shami a commenté la négligence des forces internationales à l’égard des camps les plus dangereux du monde (camp al-Hol) : « Si cet endroit est devenu une bombe à retardement et que la crise s’y est aggravée à ce point, c’est à cause de ceux qui ont reculé sur cette question et n’ont pas résolu le problème de DAECH à la racine. »« La génération qui grandit à al-Hol est plus dangereuse que l’Etat islamique »
Se référant au camp d’al-Hol, Shami a parlé du danger du camp, en disant : « Ce camp a été témoin de nombreux meurtres, rébellions des femmes de l’EI/Daech et de la maltraitance des enfants. La presse mondiale traite de ces questions, ainsi que des documents des Nations Unies.La menace du camp d’al-Hol est connue depuis longtemps. Au début, les familles des mercenaires de l’Etat islamique/Daech se sont rendues au camp d’al-Hol [dans l’urgence] et il y a eu des signes de danger depuis la défaite de DAECH à al-Baghouz. Lorsque les femmes de l’Etat islamique/Daech sont arrivées, elles ont dit que le calife Abou Bakr al-Baghdadi a promis de les sauver et que ce sera un lieu temporaire pour développer leur idéologie. [Pour elles] C’est un lieu où elles élèveront une nouvelle génération de Daesh. Donc le danger du camp a atteint un point où il est devenu comme une bombe à retardement. DAECH est maintenant sur ce terrain tuant des gens et élevant une nouvelle génération. Le plus grand danger est qu’une nouvelle génération de jihadistes soit élevée à l’intérieur du camp. Cette génération sera plus dangereuse que DAECH; Il y avait donc un grand besoin pour cette campagne. »« Le camp Al-Hol représente la 2e tentative d’établir une succession du califat de DAECH »
Shami a expliqué la raison du lancement de la deuxième phase de la campagne « Humanité et sécurité », déclarant : « l’État islamique dans ce camp a recommencé à se renforcer et à redevenir ce qu’il était autrefois. L’État islamique a été fondé dans ces camps par quelques personnes [attendant] l’occasion de se déployer et d’établir leur propre État. Al-Hol est la deuxième tentative de succession. Et c’est vraiment un danger que tout le monde voit. Par conséquent, bien que cette campagne ait été retardée par les attaques de l’État turc, [malgré l’inaction de] la communauté internationale qui a fermé les yeux sur al-Hol et s’est contentée de parler de la menace qu’il représente et de son incapacité à prendre des mesures concrètes sur cette question, les FDS et les Forces de sécurité intérieure ne peuvent, bien entendu, ignore cette menace; car cette bombe à retardement est présente dans nos régions et constitue une menace majeure pour nos territoires et nos acquis. »
Shami a poursuivi, se référant à la raison pour laquelle les FDS étaient impliquées dans la deuxième phase de la campagne « Humanité et sécurité » et a déclaré : « Les FDS sont des forces militaires pour la protection des frontières et les opérations extérieures sont menées par les FDS. Il y a, bien sûr, un système administratif formel pour le nord-ouest de la Syrie, mais l’Etat islamique n’est pas seulement une affaire interne, et ce fléau ne peut être interféré et traité uniquement par les Forces de sécurité intérieure. C’est pourquoi les FDS ont rejoint cette campagne en tant que soutien Le monde entier sait que les FDS ont de l’expérience dans la lutte contre le terrorisme de l’EI. Si ces forces n’avaient pas soutenu cette campagne, l’EI aurait considéré que cette campagne se déroulait uniquement de l’intérieur et aurait trouvé une opportunité pour mobiliser ses cellules de l’extérieur vers l’intérieur du camp (…) et attaquer les forces de sécurité (…). »Le projet de l’Etat islamique de construire trois corridors« Les FDS encerclent maintenant le camp. Il y a eu de nombreuses tentatives de l’Etat islamique pour ouvrir les couloirs. Au cours de la période précédente, nous avons révélé leurs tentatives de construire trois couloirs, dont l’un était l’accès depuis les zones occupées, à savoir la ligne de Jabal Kazuan à la prison d’al-Sina’a et transit de là à al-Hol puis à Tel KoçerC’était leur projet initial. Le deuxième passage était de la frontière irakienne, plus précisément de l’est de Deir ez-Zor à Tel Koçer. Beaucoup de nos martyrs se sont élevés au rang de martyr au cours des périodes passées sur le Tel Koçer. Le troisième passage a été par la Badia syrienne, où des cellules secrètes de l’Etat islamique ont tenté de traverser le fleuve, cherchant spécifiquement à traverser cet Euphrate, et le gouvernement de Damas a fermé les yeux sur elles sous prétexte d’être préoccupé par d’autres guerres. Cependant, d’autres voies sont restées sur les frontières irakienne et turque; car le gouvernement irakien n’a pas fourni le soutien nécessaire et que l’État turc a toujours suivi ces cellules pour atteindre le camp d’al-Hol par ce couloir. Les FDS ont donc assumé le rôle principal pour isoler le camp d’al-Hol des cellules dormantes environnantes et renforcer leur contrôle sur le camp. »
La campagne en cours dans le camp d’al-Hol à ce jour a abouti à de nombreux documents qui corroborent et confirment les relations entre l’Etat islamique et l’Etat turc occupé. Farhad Shami a commenté les relations entre l’Etat islamique et l’Etat occupant turc, en particulier dans le camp d’al-Hol : « Le rôle de l’Etat turc est connu dans le monde. Mais certaines personnes l’ignorent et ne veulent pas voir et exposer cela. Si les forces internationales ne reconnaissent pas les relations entre l’Etat islamique et la Turquie, divulguent les documents en leur possession et traduisant l’État turc devant la Cour (CPI), la menace de l’Etat islamique continuera d’augmenter. »Relations entre les renseignement turcs (MIT) et les cellules dormantes du camp al-Hol« L’une des choses les plus visibles de cette campagne ; les relations entre les services de renseignement turcs et les cellules de l’EI », a expliqué Shami concernant le rôle des services de renseignement turcs à l’intérieur du camp et a poursuivi : « De nombreux mercenaires et familles ont cherché à s’échapper, et les Les services de renseignement turcs ont établi de nombreuses relations entre eux. Les endroits où se trouvent les familles de mercenaires dans le camp mettent en évidence l’implication directe des services de renseignement turcs dans leurs mouvements. Lorsque les attaques de l’État turc se multiplient, ils agissent directement. Quand vous voyez que les FDS n’est pas occupé par les frontières, ils se cachent et s’arrêtent un moment, c’est pourquoi ce n’est pas une affaire inconnue.Le renseignement est derrière elle, que l’État turc a bien utilisé sur ses frontières et cherche maintenant à faire bon usage de ces fichiers, parmi nous aussi pour pouvoir les faire revivre afin qu’ils puissent exercer une influence sur la région. »« La nouvelle génération de DAECH est la plus dangereuse »
Le camp d’Al-Hol a une nouvelle génération djihadiste, et elle soumise au lavage de cerveau par l’idéologie de l’Etat islamique qui est la plus grande menace pour le monde. Farhad Shami a ajouté : « Lorsque nous disons que le camp d’al-Hol est comme une bombe à retardement, nous ne disons pas qu’il contient quelques balles et armes. Ils cherchent à imposer la mentalité de l’Etat islamique dans le camp. Quand nous disons que DAECH est dans le camp d’al-Hol ; nous parlons de la troisième génération. Nous évaluons DAECH sur trois générations. La première génération était avant DAECH et était représentée par al-Qaïda, qui a formé la base de DAECH et la deuxième génération qui a fondé DAECH. La troisième génération, ce sont les enfants qui grandissent maintenant. Par exemple, lorsque les journalistes entrent dans le camp, des enfants de quatre ans les attaquent. Ces enfants sont nés lorsque leurs familles sont arrivées au camp en 2019 et représentent maintenant la troisième génération dans le camp. Selon les organisations humanitaires, 60 enfants de DAECH naissent ici chaque mois. Entre 2019 et 2022, 1 000 et 800 enfants de DAECH sont nés. Ces enfants de l’Etat islamique attaquent avec des pierres les journalistes, les institutions et les personnes qui leur fournissent la logistique. Lorsqu’ils se tournent vers eux, ils font avec leurs mains le signe de DAECH et disent « nous allons vous massacrer » . C’est dangereux. Cette génération qui a grandi dans la haine cherche à se venger de ses pères, parents et émirs. »« La libération des Yézidies nous a remplis d’une grande fierté »
Selon Farhad al-Shami, s’exprimant sur la libération des femmes yézidies captives de DAECH, a déclaré: « Nous essaierons dans la mesure du possible, notamment sous la houlette des Unités de protection des femmes (YPJ), de libérer chaque femme yézidie où qu’elle se trouve. La libération de Wafa (une jeune yézidie de 18 libérée il y a quelques jours dans le camp al-Hol) était une grande fierté pour nous. Et pour traiter ce problème directement. Sauver une vie de ces monstres est une question très importante. Plus de 120 personnes ont maintenant été arrêtées ici. (…) Il s’agit d’une réalisation majeure de ce processus. »« Notre traitement de ce sujet sera différent après la campagne »
Concernant le rapatriement des enfants et femmes de DAECH par leurs pays d’origines, Shami a déclaré que: « Jusqu’à présent, seuls 20 États ont pris un certain nombre d’enfants de leurs ressortissants et n’ont même pas pris [des] femmes. Les pays étrangers traitent cette question en fonction de leurs intérêts. Bien sûr, nos approches de cette question seront différentes après ce processus et nous disons aux forces internationales ; Cet endroit est devenu une bombe à retardement et la crise s’est aggravée à ce point. Les seuls responsables sont ceux qui ont tourné le dos à cette question et n’ont pas résolu le problème de DAECH à sa racine. »
ANHA
TURQUIE – RACISME – Cheffe du parti IYI, Meral Akşener veut « isoler » les migrants dans des « camps de concentration » et les forcer à retourner dans leur pays d’origine contre leur gré grâce à une politique de refoulement.
La cheffe de file de l’opposition de droite en Turquie, Aksener s’est engagée à expulser tous les réfugiés syriens d’ici 2026, affirmant que la Turquie est devenue un « entrepôt de migrants » et une « quasi décharge » pour l’Europe, qui ne veut pas d’eux. Meral Aksener, la dirigeante du parti d’extrême droite IYI (BON), se dit prête à rencontrer le président syrien Bachar al-Assad en Syrie pour régler le problème.
Aksener a accusé le président du pays, Recep Tayyip Erdogan, et son parti AKP hier alors qu’elle présentait la « doctrine de l’immigration et le plan d’action stratégique » qui prévoit qu’environ 3,7 millions de Syriens seraient rapatriés et la « composition démographique et l’identité turque » de la Turquie seraient protégées. (al-Monitor)
Comment peut – on s’étonner devant de tels propos racistes, quand on sait qu’à longueur de la journée, les fascistes turcs crient leur joie de voir les jeunes Kurdes se faire massacrés en prison ou dans la rue, être livrés à leurs familles dans des sacs, qui déclarent qu’il faut les brûler plutôt pour ne pas gaspiller l’argent de l’État ou d’autres horreurs de ce genre sur les réseaux sociaux ou pourtant la censure anti-kurde sévit sans relâche…
SYRIE / ROJAVA – Les forces féminines kurdes (YPJ) ont préparé un documentaire sur la vie et la lutte des combattantes Jiyan Tolhildan, Roj Xabûr et Barîn Botan, qui sont tombées martyre lors d’une attaque de drone turc en juillet dernier.
Le bureau d’information des YPJ a diffusé un documentaire sur la vie et le combat des 3 combattantes.
La commandante des Unités antiterroristes (Yekîneyên Anti Teror – YAT) Salwa Yusef (nom de guerre Jiyan Tohildan), la commandante des YPJ Joana Hisso (nom de guerre Roj Xabur) et la combattante des YPJ Ruha Bashar (nom de guerre Barîn Botan) ont joué un rôle important dans la défaite de DAECH. Elles sont tombées martyre le 22 juillet 2022 dans une attaque de drone de la Turquie au Rojava.
« Votre héritage est une source d’inspiration pour des milliers de jeunes femmes dans les rangs des unités de défense des femmes au Rojava. Votre contribution à la révolution au Kurdistan continuera à montrer la voie à une vie libre pour les femmes et les personnes opprimées à travers le monde », écrit le bureau des Unités de protection de la femme (Yekîneyên Parastina Jin – YPJ) en hommage aux trois martyres.
Le film de 45 minutes « Trois Roses de la Révolution » (Sê Gulên Şoreşê), est disponible en kurde avec des sous-titres en anglais (« Three Roses of Revolution »).
Avec des images impressionnantes, le film documente la lutte de longue date contre le groupe terroristes État islamique (EI) dans le nord de la Syrie, qui s’est terminée par la «victoire des plus belles femmes contre les hommes les plus laids du monde». Cependant, les YPJ mettent en garde contre une scène brutale à la 30e minute, dans laquelle, on assiste à des exécutions perpétrées par l’EI.
SYRIE / ROJAVA – En 48 heures, les forces kurdes ont arrêté 23 terroristes, dont 6 femmes, de l’EI lors de fouilles dans le camp de jihadistes al-Hol.
Depuis près de deux semaines, les forces kurdes fouillent le camp al-Hol abritant des jihadistes de DAECH où ils ont arrêté près de 150 suspects, dont des femmes, affiliés à l’État islamique. Elles ont également découvert des caches souterraines, une « prison », un « tribunal islamique », une « école » inculquant l’idéologie extrémiste de DAECH… dans le camp le plus dangereux au monde. Les forces de sécurité ont détruit d’importantes structures de l’EI, libérer des prisonniers, confisquer du matériel et arrêter de nombreux djihadistes présumés de l’EI.
Au cours des deux derniers jours de l’opération menée par les forces de sécurité intérieure (Asayîş) et les Forces démocratiques syriennes (FDS), les Unités de défense du peuple et des femmes (YPG/YPJ), 23 jihadistes, dont 6 femmes, de l’EI ont été arrêtés. En outre, sept tunnels ont été découverts et huit tentes utilisées par l’Etat islamique comme salles d’entraînement et pour la torture ont été démantelées. Des armes, munitions, des téléphones portables et un ordinateur portable ont été saisis ces deux jours.
Cinq femmes captives libérées
Après qu’une femme yézidie a été libérée de la captivité de l’EI à Camp Hol lors de l’opération de vendredi, quatre autres femmes enchaînées ont été libérées de leur captivité lundi. Trois de ces femmes ont été libérées dans le cadre d’une opération spéciale des YPJ dans le secteur « Muhajirat » , où sont détenues des familles de jihadistes étrangers. Elles ont été découvertes dans une tente qui servait apparemment de centre de torture. Les femmes, âgées de 20, 22 et 23 ans, portaient des traces de torture sur leurs corps. La quatrième femme a été retrouvée dans une chambre de torture de l’EI dans la région réservée aux proches des mercenaires syriens de l’EI. Elle était également ligotée et torturée.
L’opération dans le camp de Hol (al-Hawl) près de Hassaké est la deuxième phase de l’ «Opération de sécurité humanitaire», qui a été lancée au printemps 2021 après l’explosion d’attaques terroristes contre les résidents, les ONG humanitaires et les forces de sécurité. L’opération est coordonnée par le Commandement des Asayish, et les FDS / YPG/YPJ soutiennent l’opération.
« Pépinière de djihadistes »
Il y a régulièrement des meurtres commis par les terroristes de DAECH dans le camp d’al-Hol abritant environ 56 000 proches des djihadistes de DAECH/ISIS, des déplacés syriens et des réfugiés irakiens. Al-Hole est qualifié de « pépinière de djihadistes » à cause de l’idéologie jihadiste perpétuée notamment par les femmes de DAECH qui inculquent le terrorisme islamiste de DAECH aux enfants présents dans le camp et massacrent celles et ceux qui ne vient pas selon la charia islamiste.
SYRIE / ROJAVA – Hier, les forces féminines kurdes (YPJ) ont libéré quatre femmes enchaînées avec des signes de torture sévère à l’intérieur d’une tente dans le camp al-Hol abritant les terroristes de DAECH.
Les Unités de protection de la femme (en kurde: Yekîneyên Parastina Jin – YPJ) ont publié une vidéo de la libération de 4 femmes enchaînées avec des signes de torture sévère à l’intérieur d’une tente dans le camp al-Hol.
La vidéo montre l’opération menée par les YPJ dans le cadre de l’Opération Humanité & Sécurité 2.
Les YPJ ont ouvert une enquête en coordination avec les Forces de sécurité intérieure (Asayiş) pour arrêter les personnes impliquées dans la torture des femmes.
Depuis près de deux semaines, les forces kurdes fouillent le camp al-Hol abritant des jihadistes de DAECH où ils ont arrêté près de 150 suspects, dont des femmes, affiliés à l’État islamique. Elles ont également découvert des caches souterraines, une « prison », un « tribunal islamique », une « école » inculquant l’idéologie extrémiste de DAECH, des outils de torture et de mise à mort, des armes et des téléphones portables… dans le camp le plus dangereux au monde.
L’opération dans le camp de Hol (al-Hawl) près de Hassaké est la deuxième phase de l’ «Opération de sécurité humanitaire», qui a été lancée au printemps 2021 après l’explosion d’attaques terroristes contre les résidents, les ONG humanitaires et les forces de sécurité. L’opération est coordonnée par le Commandement des Asayish, et les FDS / YPG/YPJ soutiennent l’opération.
7 000 femmes yézidies de Shengal réduites en esclavage
L’Etat islamique a enlevé environ 7 000 femmes yézidies à Shengal en 2014, dont certaines sont toujours entre les mains de partisans de l’EI dans d’autres pays. 2700 à 2800 personnes sont toujours portées disparues. Bon nombre des femmes enlevées ont d’abord été emmenées à Raqqa. Lors de chute de la dernière enclave de l’Etat islamique à al-Bagouz au printemps 2019, de nombreuses femmes et enfants yézidis ont été libérés. Cependant, tous ne se sont pas identifiés comme yézidis par peur d’être punis par les membres de DAECH. Pendant les presque cinq années de captivité aux mains de l’Etat islamique, les enfants en particulier ont été endoctrinés à l’islamisme et les femmes ont entendu des mensonges inventés de toutes pièces sur les Forces démocratiques syriennes (FDS) pour qu’elles les craignent et cachent leurs identités. De nombreux enfants sont également nés de viols, ce qui rend la situation encore plus difficile pour les femmes yézidies. ANF
« Pépinière de djihadistes »
Il y a régulièrement des meurtres commis par les terroristes de DAECH dans le camp d’al-Hol abritant environ 56 000 proches des djihadistes de DAECH/ISIS, des déplacés syriens et des réfugiés irakiens. Al-Hole est qualifié de « pépinière de djihadistes » à cause de l’idéologie jihadiste perpétuée notamment par les femmes de DAECH qui inculquent le terrorisme islamiste de DAECH aux enfants présents dans le camp et massacrent celles et ceux qui ne vient pas selon la charia islamiste.
IRAK / KURDISTAN DU SUD – La guérilla kurde a abattu au moins 10 hélicoptères turcs depuis le début des attaques d’invasion de l’Etat turc lancées en avril dernier contre les bases du PKK dans le nord de l’Irak.
Le 4 septembre, les guérilleros des HPG et YJA-Star (branches armées du PKK) auraient abattu un hélicoptère de type Skorsky tentant d’effectuer une mission de ravitaillement sur la montagne stratégique Amediyê sur le front ouest de Zap. Le ministère turc de la Défense a annoncé que le crash s’était produit pour des « raisons techniques » .
Les guérilleros du HPG ont rapporté avoir abattu trois hélicoptères depuis début septembre.
Plus récemment, un hélicoptère Sikorsky a été abattu dans la zone de résistance d’Amadiya dans la nuit du 4 septembre. Deux autres hélicoptères turcs ont été abattus les 2 et 3 septembre.
Selon les sources de la guérilla, au moins 10 hélicoptères ont été abattus depuis avril dernier, lorsque la Turquie a lancé une nouvelle attaque d’invasion contre les zones de défense de Medya tenues par la guérilla au Kurdistan irakien.
Selon les informations données par le centre de presse du HPG, 2 hélicoptères turcs ont été abattus à Şikefta Birîndara, 2 hélicoptères à Şehîd Fedekar, 2 hélicoptères à Girê Amediyê, un hélicoptère à Şehîd Şahin, un hélicoptère à Girê Hakkarî, un hélicoptère à Girê FM et un autre hélicoptère à Girê Cûdî.
ANF
PARIS – L’écrivaine franco-kurde, Dora Djann appelle à la libération de la musicienne kurde Nudem Durak emprisonnée par le régime turc pour avoir chanté des chansons glorifiant la lutte du peuple kurde. Dora Djann, autrice du roman Ouverture à la Française, écrit qu’il faut libérer Nudem Durak « pour que la voix des chanteurs, musiciens, danseurs, artistes du monde s’élèvent partout, pour que les enfants ne dessinent plus le silence de la mort » .
Voici l’appel de Dora Djan:
Free Nûdem Durak!!
Ils ont agressé les enfants kurdes par milliers, attaqué les quartiers, bombardé des villages, menotté les députés, interdit le kurde, la langue, les mots, ils ont brûlé des rédactions, incendié les forêts: la liste est longue de cette haine organisée, de leurs crimes.
Ils ont empêché les danses, les mariages d’être célébrés et les funérailles de ceux qu’ils ont exécutés. Et les prisons sont pleins de ceux qui ont regardé l’horizon un jour éblouis par la beauté du monde en kurde, et dont les yeux ont brillé d’espoir, épris de liberté malgré…
Ils ont enfermé Nûdem parce qu’elle chantait avec ses yeux, et parce que sa voix enchanteresse résonnait même dans les cœurs qui ne palpitent plus qu’au rythme de la haine, cœurs de pierre et de sang, cœurs figés, morts, que ses chants peuvent briser.
Free Nudem Durak! Pour que la voix des chanteurs, musiciens, danseurs, artistes du monde s’élèvent partout, pour que les enfants ne dessinent plus le silence de la mort.
SYRIE / ROJAVA – Le 18 août, un drone turc ciblait un centre éducatif pour fille près de Tall Tamer sous contrôle des forces arabo-kurdes. L’attaque avait fait 4 morts et 11 blessés parmi les élèves. Le premier septembre, Silava Ramadan, l’une des onze adolescentes blessées, a succombé à ses blessures…
Dans la soirée de 18 août, Rania Atta, Zozan Zaidan, Dylan Ezz El-Din et Diana Alo ont été tuées et onze autres adolescentes ont été blessées lors d’une attaque de drones turcs lors d’un match de volley-ball dans un centre d’éducation parrainé par l’ONU à Şemoka (Shamuqah), entre Tall Tamer et Hassaké. Le centre est situé à 2 km d’une base de la coalition internationale. (En août, la Turquie aurait tué 28 personnes, dont 8 enfants et 2 femmes au Rojava…)
L’écrivaine Mehtap Teke a fait siens les rêves inachevés de son père immigré kurde de Turquie. Dans son roman « Petite, je disais que je voulais me marier avec toi » , Mehtap Teke écrit qu’elle vouait un amour inconditionnel à ce père héros qui a souffert toute sa vie de sa condition de pauvre et d’autre : paria sur ses terres colonisées (Kurdistan de Turquie), paria dans un pays européen où il est l’autre, l’immigré basané sur lequel crache le premier raciste venu…
Héritages kurdes…
Petit, poussé par son propre père, le papa de Mehtap Teke voulait étudier pour échapper à la pauvreté endémique de sa région où les familles entières travaillent dans des champs de coton de la plaine fertile où on nourrit les gosses avec l’eau sucrée dans laquelle on trempe du pain sec… Pourtant, ce rêve hérité du père est écrasé par le même homme car la famille manque cruellement d’argent pour payer les études du fils ainé, tandis que les deux filles de la famille sont mariés à des hommes qu’elles ne connaissent pas et que l’ « honneur » de la famille leur interdit de mettre fin à ces mariages arrangés, même si elles doivent en mourir…
Après le service militaire obligatoire où le père de Mehtap Teke est torturé à cause de ses origines kurdes (et alévies?) et ses opinions politiques de gauche, il arrive en Europe sur les conseils de son père malade qui lui dit d’échapper à cette vie d’enfer.
En Europe, il subit le racisme, sans broncher, se marie et a quatre filles, dont la plus jeune (Mehtap) lui voue un amour œdipien qu’il fera voler en éclats en lui rappelant que les papas ne peuvent pas se marier avec leurs filles. Mais, d’amoureux, il devient son héros, celui dont il faut réaliser les rêves inachevés et échapper à la misère en travaillant dur à l’école.
Mehtap (et ses sœurs) travaille si dur dès l’école primaire qu’elle excelle, surtout en français pour lequel elle obtient un Prix d’excellence dans la langue de Molière et finit par avoir la vie rêvée de papa et avoue qu’elle n’aime finalement pas cette vie (rêve réalisé) où l’argent domine tout…
Pas de noms ou presque…
Dans le roman Petite, je disais que je voulais me marier avec toi, Mehtap Teke ne cite aucuns noms propres (de lieux ou de personnes), ni nomme quand elle parle de langues qu’elle ne connait pas (l’arabe ou le kurde…) à l’exception de Cuba et du révolutionnaire Ernesto Guevara. Est-ce car c’était le rêve ultime du papa qu’elle n’a pas pu réaliser en ne l’emmenant pas voir le mausolée du grand Che à Cuba?
Un roman tout en douceur dans lequel Mehtap Teke rend un hommage vibrant à son père qui a été écrasé par la vie… A lire.
Infos pratiques:
Roman: Petite, je disais que je voulais me marier avec toi – Mehtap Teke
SYRIE ROJAVA – Les forces kurdes ont découvert trois femmes ligotées et portant des traces de tortures graves dans une « prison » dirigée par des terroristes de l’Etat islamique dans le camp d’Al-Hol.
L’information a été diffusée par Farhad Shami, responsable du centre médiatique des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), qui a ajouté que des images de la scène d’horreur seront divulguées prochainement.
Depuis près de deux semaines, les forces kurdes fouillent le camp al-Hol abritant des jihadistes de DAECH où ils ont arrêté près de 150 suspects, dont des femmes, affiliés à l’État islamique. Elles ont également découvert des caches souterraines, une « prison », un « tribunal islamique », une « école » inculquant l’idéologie extrémiste de DAECH, des outils de torture et de mise à mort, des armes et des téléphones portables… dans le camp le plus dangereux au monde.
« Pépinière de djihadistes »
Il y a régulièrement des meurtres commis par les terroristes de DAECH dans le camp d’al-Hol abritant environ 56 000 proches des djihadistes de DAECH/ISIS, des déplacés syriens et des réfugiés irakiens. Al-Hole est qualifié de « pépinière de djihadistes » à cause de l’idéologie jihadiste perpétuée notamment par les femmes de DAECH qui inculquent le terrorisme islamiste de DAECH aux enfants présents dans le camp et massacrent celles et ceux qui ne vient pas selon la charia islamiste.