IRAN. Inquiétudes pour deux frères kurdes condamnés à mort
IRAN / ROJHILAT – Le régime iranien fait pleuvoir des condamnations à mort des manifestants lors de procès fictifs, parfois en l’absence des « accusés », comme on l’a vu pour deux frères kurdes de Shino le 6 décembre dernier.
Les deux frères kurdes, Farhad et Farzad Tahazadeh qui ont été arrêtés par le régime iranien à Oshnavieh (Shino) ont été condamnés à mort le mardi dernier.
Farzad a été arrêté le 3 octobre, tandis que Farhad était capturé le 22 novembre. ils ont été condamnés à mort par contumace le 6 décembre.
Les mollahs qui espèrent renvoyer le peuple à la maison par les condamnations à la peine capitale ont exécuté plusieurs manifestants jusqu’à présent.
IRAK. Les attaques des pasdarans coutent la vie à deux bergers kurdes à Sardasht
IRAN / IRAK – Ce matin, deux bergers kurdes sont morts dans les montagnes de Sardasht, au Kurdistan irakien, alors qu’ils fuyaient les tirs des forces gouvernementales iraniennes (pasdarans) sur le sol irakien.
Ce matin, dans la région frontalière de Sardasht, deux bergers de la ville de Sangsar, dans la région du Kurdistan irakien, Sarbaz Hamad Ibrahim et Kamran Hamad Ibrahim, sont morts dans leur fuite devant les tirs directs des Gardiens de la révolution (pasdarans). (Hengaw)
Depuis le début des protestations anti-régime provoquées par le meurtre de Jina Mahsa Amini le 16 septembre, le régime iranien a intensifié ses attaques visant les groupes d’opposition kurdes réfugiés au Kurdistan irakien, tuant de nombreux civils, dont des enfants et des femmes.
IRAN. Inquiétudes pour les milliers de civils kurdes arrêtés par le régime
IRAN / ROJHILAT – Alors qu’en moins de trois mois, 124 civils kurdes, dont 15 enfants et 7 femmes, ont été tués par les forces gouvernementales iraniennes, l’inquiétude est immense pour plus de 65000 autres civils arrêtés à mesure que des corps sans vie de civils tués sous la torture sortent des cachots du régime à travers le Kurdistan iranien.
Une des victimes kurdes kidnappées par le régime iranien est Ameneh Darvizheh, originaire de Piranshahr. Depuis 3 semaines, les proches de cette femme, mère de deux enfants, n’ont plus de nouvelles d’elle.
Ameneh Darvizheh, une femme kurde de Piranshahr qui a été arrêtée lors des manifestations actuelles, est toujours au centre de détention des institutions gouvernementales iraniennes après près de trois semaines de détention.
En novembre 2022, Ameneh Darvizheh, 40 ans et habitante de Piranshahr, a été arrêtée par les forces gouvernementales iraniennes alors qu’elle cherchait un de ses enfants au milieu des manifestants.
Selon une source bien informée, alors qu’elle cherchait son enfant, cette femme s’est assise par terre en raison de fortes douleurs et de fatigue à la jambe et a été immédiatement arrêtée par les forces gouvernementales iraniennes.
Depuis, Ameneh Darvizheh, mère de deux enfants, est détenue au centre de détention des services de renseignement iraniens à Ourmia depuis 21 jours et ses proches n’ont plus de ses nouvelles.
Photo de couverture : Dler Nasiri, ancien prisonnier politique et originaire du village de Tangisar dans la ville de Sanandaj (Sînê), a été enlevé par les forces gouvernementales pour la deuxième fois au cours des deux derniers mois, le mercredi 7 décembre 2022, sur son lieu de travail. (Hengaw)
Ameneh Darvizheh, une femme kurde de Piranshahr qui a été arrêtée lors des manifestations actuelles, est toujours au centre de détention des institutions gouvernementales iraniennes après près de trois semaines de détention.
En novembre 2022, Ameneh Darvizheh, 40 ans et habitante de Piranshahr, a été arrêtée par les forces gouvernementales iraniennes alors qu’elle cherchait un de ses enfants au milieu des manifestants.
Selon une source bien informée, alors qu’elle cherchait son enfant, cette femme s’est assise par terre en raison de fortes douleurs et de fatigue à la jambe et a été immédiatement arrêtée par les forces gouvernementales iraniennes.
Depuis, Ameneh Darvizheh, mère de deux enfants, est détenue au centre de détention des services de renseignement iraniens à Ourmia depuis 21 jours et ses proches n’ont plus de ses nouvelles.
Photo de couverture : Dler Nasiri, ancien prisonnier politique et originaire du village de Tangisar dans la ville de Sanandaj (Sînê), a été enlevé par les forces gouvernementales pour la deuxième fois au cours des deux derniers mois, le mercredi 7 décembre 2022, sur son lieu de travail. (Hengaw) « Il apparaît nécessaire d’imposer le Parti des travailleurs du Kurdistan à la table des négociations »
Le politologue Olivier Grojean déclare qu’il faut radier la guérilla kurde (PKK) de la liste des organisations terroristes de l’Europe et l’inclure à la table des négociations pour la paix au Moyen-Orient plutôt que de laisser la Turquie déstabiliser la région.
« Alors que la justice belge a estimé en 2020 que le PKK ne pouvait pas être considéré comme terroriste, la CJUE se prononcera mercredi 14 décembre sur son inscription sur les listes 2020 et 2021. Aujourd’hui, on peut évidemment continuer de laisser la Turquie déstabiliser le Moyen-Orient et faire le jeu de Daech… ou décider qu’un autre acteur doit être invité à la table des négociations, qu’il apparaît nécessaire d’imposer, sauf à plonger toute la région dans un nouveau chaos », a écrit Olivier Grojean dans une tribune publiée sur le site Le Monde.
A lire ici: Moyen-Orient : « Il apparaît nécessaire d’imposer le Parti des travailleurs du Kurdistan à la table des négociations »
TURQUIE. Une députée kurde-yézidie menacée d’être déchue de son mandat d’élue
TURQUIE – La députée kurde-yézidie d’HDP, Feleknas Uca est menacée d’être déchue de son mandat d’élue après que le bureau du procureur général d’Ankara ait déposé trois dossiers en ce sens au Parlement turc. Depuis 2015, le parti HDP est dans le viseur d’Erdogan et la plupart de ses élu.e.s (dont les anciens coprésidents Selahattin Demirtas, Figen Yüksekdağ), tenu.e.s en otage illégalement.
Trois rapports ont été préparés par le bureau du procureur général d’Ankara sur la levée de l’immunité de la députée HDP Feleknas Uca et transmis au Parlement.
L’un des rapports a été préparé le 4 février avec l’accusation « d’incitation à la haine et à l’inimitié » avance comme preuves les déclarations publiques de la députée concernant les attaques turques contre le nord et l’est de la Syrie et Shengal.
Dans le deuxième dossier, Uca a été accusée de « propagande pour une organisation terroriste » pour son discours prononcé à Batman (Êlih) le 8 mars 2021.
Dans le troisième rapport, l’accusation de « réunions et manifestations illégales » est basée sur la participation de la députée à une marche organisée le 8 novembre 2018 en solidarité avec les actions de grève de la faim lancées contre l’isolement carcéral du leader kurde Abdullah Ocalan sur l’ile prison d’Imrali. Les trois rapports ont été envoyés au Parlement.
TURQUIE. Mort suspecte d’un prisonnier politique kurde
TURQUIE / KURDISTAN DU NORD – Le prisonnier politique kurde, Emre Abalak, 26 ans, est mort de manière suspecte à la prison de Şırnak. En un an, des dizaines de prisonniers kurdes sont morts dans des prisons turques.
Emre Abalak, 26 ans, un prisonnier cancéreux détenu dans la prison fermée de type T de Şırnak, a été assassiné selon la famille qui a déclaré que les responsables de la prison leur avaient dit qu’Abalak était tombé dans la salle de bain et mort d’une hémorragie cérébrale à la faculté de médecine de l’université de Diyarbakır / Dicle.
Emre Abalak a été enterré hier soir à Silopi.
Abalak avait été arrêté il y a 6 mois pour purger une peine de 20 ans de prison.
Campagne « Donnez un sourire aux enfants du Kurdistan »
L’Initiative pour la paix et l’espoir au Kurdistan eV a lancé une campagne de cadeaux pour les enfants et adolescents du camp de Maxmur, de Shengal et du Rojava alors que la Turquie a lancé une nouvelle guerre anti-kurde en plein hiver.
L’Initiative pour la paix et l’espoir au Kurdistan eV a lancé sa campagne annuelle de dons pour les enfants et les jeunes à Maxmur, à Shengal et, cette année, également au Rojava. « Nous avons pu mettre en œuvre avec succès notre campagne de cadeaux trois années de suite grâce à votre participation généreuse et sincère et donner ensemble un sourire à des milliers d’enfants du Kurdistan. Nous sommes très heureux d’annoncer le début de la campagne de cadeaux de cette année », dit l’initiative de Bielefeld, en Allemagne.
Donner le sourire aux enfants du Kurdistan
Ces dernières années, l’initiative a organisé le transport de milliers de sacs à dos soigneusement emballés dans la région. Cette année, cependant, aucun don en nature ne peut être accepté, c’est pourquoi un don monétaire de 25 euros par sac à dos est demandé à la place.
« La toile de fond de ces changements est, entre autres, l’augmentation massive des coûts de transport. Avec un don de 25 euros cette année, vous permettez également que les achats se fassent en régions et soutenez ainsi les commerçants locaux et l’économie locale. Cela nous permet d’économiser des frais de transport élevés et, en retour, d’atteindre plus d’enfants avec des sacs à dos. De plus, nous pouvons étendre notre campagne de cadeaux au Rojava, où nous n’avons rien pu transporter jusqu’à présent. Au Rojava, votre don aidera les enfants et les jeunes devenus orphelins à cause de la guerre », explique l’initiative.
Compte pour faire un don:
Initiative for Peace and Hope in Kurdistan e.V.
Sparkasse Bielefeld
IBAN: DE53 480501610025482977
BIC: SPBIDE3BXXX
Sujet: Give a smile (Donner un sourire)
PayPal: https://www.paypal.com/donate/?hosted_button_id=5WJXW3LAVA2T4
IRAN. 5 manifestants kurdes condamnés à mort à Oshnaviyeh
IRAN / ROJHILAT – Au moins cinq manifestants kurdes ont été condamnés à mort à Oshnaviyeh (Shno) alors que l’exécutions des manifestantes a débuté officiellement hier.
N’ayant pas pu mettre fin à la révolte populaire malgré le bang de sang, les mollahs iraniens ont commencé a exécuter les manifestants emprisonnés. Après l’exécution du jeune musicien Mohsen Shekari hier à Téhéran, on signale que 5 manifestants kurdes, dont la majorité a moins de 24 ans, ont été condamnés à mort par un tribunal d’Ourmiyê / Oshnaviyeh, dans la province de l’Azerbaïdjan occidental.
Hier, les mollahs iraniens ont exécuté le jeune militant Mohsen Shekari à Téhéran après un simulacre de procès. Des milliers d’autres manifestants et activistes emprisonnés risquent le même sort tandis que des civils kurdes et baloutches sont abattus dans la rue, ce qui fait l’économie du nombre de procès-spectacles.
Les manifestations de masse contre le gouvernement lancées à la suite du meurtre de Jina Mahsa Amini par la police des mœurs à Téhéran le 16 septembre se poursuivent malgré la répression sanglante du régime. Plus de 20 000 manifestants ont été arrêtés jusqu’à présent, des milliers d’autres tués ou blessés par les forces du régime depuis le début des protestations anti-régime. Certains civils détenus sont condamnés à mort pour « guerre contre Dieu » (moharebeh) ou « corruption sur terre » après des procès-spectacles éclaires et exécutés aussitôt.
FRANCE. La musicienne kurde emprisonnée en Turquie, Nudem Durak élue citoyenne d’honneur de la ville de Clamecy
Lors du conseil municipal de Clamecy du vendredi 2 décembre, les conseillers municipaux ont décidé d’accorder la citoyenneté d’honneur de la ville de Clamecy à Nudem Durak, une jeune musicienne kurde emprisonnée* en Turquie depuis près de 8 ans pour avoir chanté des chants politiques kurdes.
Une soirée de remise du titre de citoyenneté est organisée demain, 10 décembre, à la Mairie de Clamecy, dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté. La présidente de l’Association France-Kurdistan, Sylvie Jan acceptera le titre citoyenneté au nom de Nudem Durak.
RDV le samedi 10 décembre, à 19 h
Mairie de Clamecy
Salle Romain Rolland
*Condamnée à 19 ans de prison pour avoir chanté et enseigné la musique kurde
Cela fait presque 8 ans que la chanteuse kurde Nûdem Durak est en prison pour avoir chanté dans sa langue maternelle. Elle doit retrouver sa liberté en 2034. Un châtiment de 19 ans pour lui enlever le goût de chanter les chansons de son peuple… ou montrant la fausseté du discours officiel turc parlant de leurs « frères kurdes ».
Originaire de Cizre, Nûdem Durak enseignait des chansons kurdes aux enfants. En 2015, Elle a été arrêtée et condamnée à dix ans et demi de prison pour «promotion de la propagande kurde» en chantant dans sa langue maternelle. En juillet 2016, sans accusation supplémentaire, sa peine a été portée à 19 ans.
Les Kurdes subissent la persécution et l’assimilation forcée depuis des décennies par la Turquie, l’Iran, la Syrie (jusqu’à récemment par l’Irak) et qui occupent le Kurdistan. Ils sont condamnés à disparaître en tant que peuple.
Pour l’État turc, qui avait même interdit les mots «Kurdes», « Kurdistan », jusqu’aux années 1990 (les appelant plutôt «Turcs des montagnes»), chanter ou parler en kurde était tout simplement interdit. Aujourd’hui, on peut parler ou chanter kurde dans le cadre privé, à condition ne pas parler du statut de colonisé des Kurdes, leur assimilation forcée, la destruction et le pillage de leur culture, leurs richesses naturelles, leur patrimoine… mais louer (en kurde) les « bienfaits de la colonisation » turque au Kurdistan qui a sorti les « sauvageons kurdes » de leurs grottes et les a « civilisés » à coup de massacres, de déportation et d’assimilation forcée.
IRAN. Les mollahs ont exécuté un jeune manifestant
IRAN – Les mollahs iraniens ont exécuté le jeune militant Mohsen Shekari après un simulacre de procès. Des milliers d’autres manifestants et activistes emprisonnés risquent le même sort tandis que des civils kurdes et baloutches sont abattues dans la rue, ce qui évite aux mollahs d’organiser des procès-spectacles.
Les manifestations de masse contre le gouvernement lancées à la suite du meurtre de Mahsa Amini par la police des mœurs à Téhéran le 16 septembre se poursuivent. Les attaques des forces du régime s’intensifient progressivement. Il est rapporté que plus de 18 000 manifestants ont été arrêtés jusqu’à présent, ainsi que des citoyens tués et blessés par les forces du régime lors des manifestations. Certains citoyens détenus sont condamnés à mort après un procès-spectacle rapide et exécutés immédiatement. Après deux mois et demi de détention, un homme de 23 ans nommé Mohsen Shekari a été exécuté ce matin.
Selon les nouvelles de l’agence de presse de la République islamique d’Iran (IRNA), un officier du Basij a été blessé avec un couteau lors des manifestations dans le district de Setar Xan à Téhéran le 25 septembre. Le Basij, une milice paramilitaire volontaire établie en Iran en 1979, sert en tant que force auxiliaire engagée dans des activités telles que la sécurité intérieure, imposant le contrôle de l’État sur la société. Immédiatement après, un jeune militant de 23 ans nommé Mohsen Shekari a été arrêté au motif qu’il avait participé aux manifestations.
Après un procès-spectacle éclair, le tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné à mort Mohsen Shekari au motif qu’il a délibérément blessé un membre de la sécurité (Basij).
L’avocat de Mohsen Shekari s’est opposé à la décision et a fait appel devant la Cour suprême. Cependant, la Cour suprême a décidé que Shekari avait commis un crime de guerre et que la condamnation à mort était conforme à la charia et aux normes juridiques du pays. Après que la décision ait été confirmée, Shekari, 23 ans, a été exécuté ce matin (8 décembre).
Des centaines de messages de soutien à Shekari ont été partagés sur les réseaux sociaux, appelant les organisations internationales de défense des droits humains à prendre davantage de mesures contre les exécutions et les pratiques « inhumaines » du régime iranien.
L’Amnesty International a déclaré être « horrifié par l’exécution de Mohsen Shekari par les autorités iraniennes moins de 3 semaines après l’avoir condamné dans un simulacre de procès manifestement inéquitable. Son exécution révèle l’inhumanité du soi-disant système judiciaire iranien alors que des dizaines d’autres personnes subissent le même sort. »