IRAN. Deuxième samedi de manifestations nationales

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IRAN – La quatrième semaine de manifestations nationales provoquées par le meurtre de Jina Mahsa Amini s’achève avec un deuxième samedi de grève et de manifestations généralisées à travers tout le pays où le mouvement de protestations ne cesse de s’amplifier. Les vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent des magasins fermés depuis les premières heures du samedi 15 octobre dans les villes kurdes de Sanandaj (Sinê), Saqqez, Mahabad et Marivan où il y a également des protestations qui s’amplifient en soirée. Des groupes politiques turcs ont également appelé les habitants de l’Azerbaïdjan oriental à manifester suite au décès d’une élève de l’école d’Ardabil morte d’une hémorragie interne provoquée par des coups reçus lors d’un raid des sbires des mollahs dans l’école. Le 13 octobre, des agents iraniens ont fait une descente dans un lycée pour filles à Ardabil, tué une élève, blessé 10 autres alors que 7 autres élèves étaient arrêtées. Des photos publiées d’Ardabil (ville à majorité azérie) montrent le rassemblement massif de citoyens dans les rues et la présence généralisée des forces répressives. Un groupe de jeunes du quartier à Téhéran, Ispahan, Ahwaz et Yazd a également publié une déclaration pour encourager les citoyens à être dans la rue.   Suite à la publication d’un appel de protestation de masse au Khouzistan, l’Internet mobile a été coupé à Ahvaz (ville à majorité arabe) depuis hier soir, et certaines sources ont également confirmé la perturbation et la panne du réseau Internet mobile à travers le pays aujourd’hui. Des rapports indiquent que des étudiants de diverses universités, dont l’Université Ponk Azad et l’Université Gilan, ont commencé leurs rassemblements de protestation et scandent des slogans anti-régime. (via Iranwire)   Il y a des manifestations similaires dans tout le pays. Il semble que le mouvement de protestation s’amplifie de jour en jour.

Au moins 40 morts dans l’explosion d’une mine de charbon dans le nord de la Turquie

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Quelque 110 travailleurs se trouvaient dans une mine de Bartin au moment de l’explosion causée par le grisou. Quatre travailleurs sont dans un état critique. D’autres travailleurs pourraient encore être piégés dans la mine. Au moins 40 travailleurs ont été tués dans une explosion de grisou tard hier (14 octobre) dans une mine exploitée par l’entreprise charbonnière publique turque dans le district d’Amasra, dans la province de Bartın (région de mer noire). Suite au drame de Bartin, le président Erdogan a annulé son déplacement prévu aujourd’hui dans la ville kurde de Diyarbakir (Amed).   Ce drame minier survenu à Bartin est un nouveau Soma* pour de nombreux Turcs. *Le 13 mai 2014 est une explosion minière survenue à Soma a fait 301 victimes. C’est la catastrophe industrielle la plus grave survenue en Turquie.  

Il faut une action urgente contre les attaques turques et iraniennes visant le Kurdistan d’Irak

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IRAK / KURDISTAN DU SUD – Les Kurdes d’Irak sont victimes d’attaques sanglantes turques et iranienne depuis des années. Aujourd’hui, face à la colère populaire éclatée en Iran après le meurtre de Jina Mahsa Amini, les mollahs iraniens ont trouvé leurs boucs émissaires: ils s’agit des groupes armés kurdes d’Iran réfugiés au Kurdistan irakien et contre lesquels ils ont intensifié leurs attaques sanglantes. Une commission d’enquête parlementaire du Kurdistan irakien demande une action urgente contre les attaques turques et iraniennes visant la région. Une commission d’enquête mise en place par le gouvernement régional du Kurdistan s’est rendue dans la région kurde de Bradost (visée par la Turquie) et a appelé le Parlement du Kurdistan à tenir une session sur le bombardement de la région par la Turquie et l’Iran. Un comité mis en place par le gouvernement régional du Kurdistan (KRG) a demandé que des mesures urgentes soient prises contre les récentes attaques turques et iraniennes dans la région afin d’empêcher de nouveaux déplacements de population. Le comité a visité les régions de Balakayaty et Bradost dans le nord-est de la capitale régionale Erbil, que la Turquie et l’Iran ont continuellement bombardées, a rapporté Roj News. Chargé d’enquêter sur les dégâts des récentes attaques, le comité a averti dans ses rapports que davantage de personnes pourraient se retrouver déplacées si des mesures urgentes ne sont pas prises. Quelque 500 familles ont fui leurs villages et deux écoles ont été fermées à cause des attaques turques et iraniennes. Les bombardements ont également causé de graves dommages aux habitations, au bétail, aux fermes et à d’autres propriétés privées dans la région, selon Osman Sederi, un législateur kurde, qui s’est entretenu avec Roj News. Sederi a déclaré à Roj News que le comité avait demandé une session exclusive au Parlement kurde pour discuter de la question et conseillé de verser une indemnisation aux villageois déplacés. « La Turquie et l’Iran bombardent [les régions allant] du district de Zakho de la province de Duhok au district de Penjwen de la province de Sulaymaniyah, ce qui a provoqué le déplacement massif des habitants de ces zones et l’instabilité, c’est une autre forme d’occupation. J’appelle le gouvernement régional du Kurdistan (KRG) et les factions politiques à apaiser leurs tensions et à s’opposer à ces envahisseurs », a ajouté Sederi. L’Iran lance depuis des années des attaques de drones, missiles et d’artilleries contre des groupes politiques kurdes en exil dans le nord de l’Irak, qu’il qualifie de « terroristes ». Le Corps des gardiens de la révolution iraniens a intensifié ses bombardements sur ces cibles en septembre, après le début de manifestations de masse dans le pays à la suite de la mort d’une jeune fille de 22 ans arrêtée pour non-respect de la loi sur le hijab du régime islamiste. Au moins neuf personnes ont été tuées et 32 ​​autres ont été blessées en raison des récentes attaques iraniennes selon des sources locales. Pendant ce temps, la Turquie a lancé deux opérations militaires transfrontalières dans des zones du nord de l’Irak depuis 2017, ciblant les bases du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans la région. La fréquence des attaques turques a augmenté depuis le début de l’année, les forces turques opérant à seulement 40 km des principales villes kurdes irakiennes, dont Erbil – la capitale de facto de la région semi-autonome. À moins que le gouvernement régional ne prenne des mesures urgentes, les territoires du Kurdistan irakien attaqués par la Turquie seront complètement évacués, ont déclaré les habitants de Bradost à Roj News. « La seule raison pour laquelle la Turquie nous bombarde, c’est que nous sommes des Kurdes, ils voient les Kurdes comme un ennemi, nous n’avons rien fait de mal à part être kurde. Le GRK doit nous défendre, s’il ne peut pas, il doit nous le dire clairement », a déclaré Mamand Raan du village de Berchekha. Medya News, Kurdish MP: Urgent action needed against Turkish and Iranian attacks on Iraqi Kurdistan

IRAN. Des écoliers arrêtés placés dans des «centres psychiatriques» pour être «corrigés»

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IRAN – Les jeunes et les adolescents sont les premières victimes de la répression sanglante visant les manifestants à travers le pays. En plus de centaines de morts et blessés de mineurs de moins de 18 ans, d’innombrables écoliers, surtout des filles lycéennes, ont été arrêtés lors des protestations par les autorités iraniennes qui déclarent les avoir envoyés dans des « centres psychiatriques » pour être « corrigés ». L’ONG iranienne, Iran Human Rights dénonce la maltraitance des enfants et des adolescents par le régime iranien et ajoute que ce sont les responsables de la République islamique qui ont besoin d’être «corrigés».
Deux frères Hawram Hosseini, 15 ans, et Alan Hosseini, 16 ans, arrêtés lors des récentes manifestations à Sanandaj (ville kurde de Sînê), capitale du Kurdistan iranien
    Iran Human Rights écrit : « De nombreux écoliers ont été arrêtés et le ministre de l’Éducation a déclaré que les détenus avaient été envoyés dans des « centres psychiatriques » pour être « corrigés » et qu’ils seraient renvoyés à l’école une fois qu’ils auraient été « corrigés ». Rappelant le droit humain inhérent de manifester, en particulier les enfants et les adolescents, Iran Human Rights appelle les mécanismes onusiens pour le droit des enfants et tous les États membres à faire pression sur la République islamique pour qu’elle libère immédiatement tous les enfants détenus et engage des poursuites internationales contre les auteurs de leurs meurtre. Le directeur d’Iran Human Rights, Mahmood Amiry-Moghaddam, a déclaré : « Les enfants et les adolescents iraniens ont le droit de jouir d’une vie et d’une éducation libres dans un environnement égalitaire, à l’abri des enseignements idéologiques du gouvernement. Ce sont les dirigeants et les fonctionnaires de la République islamique qui ont besoin d’une «correction» de leur vision médiévale. Nous demandons aux gouvernements du monde entier de convoquer des ambassadeurs de la République islamique dans leurs pays et de les éduquer sur les droits fondamentaux et inhérents des enfants. » [le 12 octobre], dans une interview accordée au journal Shargh, le ministre de l’Éducation Yousef Nouri a déclaré : « Nous n’avons pas d’élèves en prison et dans les cas où ils ont été arrêtés, c’est en rapport avec la réforme et l’éducation, ils sont dans des centres psychiatriques et ils seront renvoyés dans le milieu scolaire une fois que des amis experts auront fait leur travail.» Lorsqu’on lui a demandé si cela signifiait que des écoliers avaient été arrêtés lors des manifestations, il a répondu: « Dans de telles circonstances et à ce stade, les écoliers peuvent devenir des personnages antisociaux, et nous voulons les corriger. » Iran Human Rights attire une fois de plus l’attention de la communauté internationale sur la violation systématique des droits des enfants en les forçant à apprendre des enseignements idéologiques, xénophobes, inhumains et antisociaux et condamne fermement leur arrestation pour avoir manifesté. Tous les manifestants détenus, en particulier les enfants, doivent être libérés immédiatement et sans condition, et les autorités de la République islamique, y compris l’actuel ministre de l’Éducation, doivent être tenues responsables de la violation de leurs droits. »

IRAN. Diffusion des faux aveux de manifestants obtenus sous la torture

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IRAN / ROJHILAT – Comme on s’y attendait, le régime iranien a commencé à diffuser les faux aveux de manifestants obtenus sous la torture. L’ONG Hengaw signale la diffusion par la radio d’État des faux aveux de quatre Kurdes torturés en détention. Des aveux qui n’ont aucune valeur légale car obtenus par la violence et sous contrainte. Actuellement, il y a plus de 2000 civils kurdes arrêtés à travers le Kurdistan iranien et dans la majorités des cas, on ne sait pas où ils sont détenus, ni s’ils sont encore en vie. Les mollahs commettent des crimes de guerre envers leurs propres citoyens, du Baloutchistan au Kurdistan, en passant par Khuzestan et Téhéran.  

Que sait-on des manifestations en Iran et au Kurdistan?

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Par l’ONG kurde Hengaw Première partie: Commençons par le meurtre de Jina Mahsa Amini par la police de la moralité iranienne ! Quelle est cette entité et quelle est la base légale de sa mission ? Gashte-e-Ershad (police de la moralité) traduit littéralement par «patrouilles d’orientation» est une unité des forces de police iraniennes qui surveille et oblige les femmes iraniennes à respecter et à porter le hijab complet en public. Étonnamment, il n’existe aucun texte juridique explicite sur leurs qualifications, leurs tâches et leurs missions, ni même aucune définition juridique claire du hijab dans le système juridique iranien. [Le 13 septembre 2022], Jina Amini, une femme kurde de Saqqez-Kurdistan, s’était rendue à Téhéran avec sa famille pour des vacances. Devant une station de métro (Shahid Haqqani), elle a été arrêtée par la police des mœurs et accusée d’avoir mal porté son hijab et a ensuite été forcée de monter dans le fourgon de police. Après quelques heures et alors qu’elle était au centre de détention de Vozara, le corps inconscient de Jina Mahsa Amini a été transféré à l’hôpital où elle a été déclarée morte trois jours plus tard. Selon des témoignages oculaires, Jina avait été brutalement battue par les forces de la police des mœurs avant d’être emmenée au centre de détention. Cependant, cela a été continuellement rejeté par la police iranienne. Après l’annonce de sa mort, de grandes manifestations ont éclaté dans presque toutes les villes d’Iran, en particulier au Kurdistan. Les manifestations pacifiques des habitants de Saqqez et de Sanandaj [Sînê] sont devenues violentes suite à l’intervention des forces de sécurité. Jour après jour, les manifestations se sont étendues à d’autres villes kurdes, notamment Mahabad, Kermanshash, Mariwan, Divandareh, Dehgolan et Oshnavieh [Shno], ainsi qu’à d’autres villes d’Iran. Dès les premiers jours, des dizaines de personnes ont été tuées à cause de la violence brutale des forces de sécurité du régime islamique dans les rues ; tandis que la plupart des victimes parmi les adolescents et les jeunes. Selon les statistiques de Hengaw, 36 manifestants ont été tués et plus de 1500 blessés dans les villes kurdes par les forces de sécurité. En outre, environ 2 500 Kurdes ont été victimes de disparition forcée par les forces de sécurité. Des images horrifiantes sur le terrain du Kurdistan indiquent la brutalité et la répression meurtrière du régime contre les manifestants pendant les protestations qui durent depuis quatre semaines. Selon des vidéos vérifiées par Hengaw, je voudrais représenter une utilisation généralisée et systématique d’armes de guerre par les forces de l’IRI [République Islamique d’Iran] contre des civils sur une analyse au cas par cas des preuves : AVERTISSEMENT CONTENU : Ces vidéos referment des contenus violents.

Dans cette vidéo, le 11 octobre 2022, à Sanandaj, les forces de sécurité utilisent des mitrailleuses. Elle montre comment la balle a traversé la fenêtre à double vitrage et un mur de 20 cm d’épaisseur, comme le montre la vidéo.

Cette vidéo montre plusieurs douilles tirées à Sanandaj par les forces de sécurité le 10 octobre 2022.

Cette vidéo montre de lourds bombardements à Sanandaj par les forces de sécurité le 10 octobre.

Cette vidéo montre un manifestant qui a été directement abattu par les forces du CGRI à Sanandaj et est décédé après avoir été transféré à l’hôpital, le 8 octobre 2022.

Cette vidéo montre un Kurde de 52 ans abattu par les forces de sécurité, le 6 octobre 2022, à Piranshahr.

Cette vidéo montre l’un des manifestants blessé par les forces de sécurité à Bukan, le 2 octobre 2022.

Cette vidéo montre un adolescent de 15 ans abattu par les forces de sécurité à Kermanshah.

Cette vidéo montre clairement que les forces de sécurité utilisent des AK-47 contre des manifestants à Dehgolan, le 9 octobre 2022.

Cette vidéo montre un adolescent de 10 ans grièvement blessé par un tir direct des forces du CGRI à Sardasht, le 26 septembre.

Cette vidéo montre un autre adolescent, un garçon de seize ans d’Oshnavieh abattu par les forces de sécurité, le 21 septembre 2022.

Une autre vidéo montre la nuit sanglante d’Oshnavieh, au cours de laquelle quatre manifestants ont été abattus par les forces de sécurité, le 21 septembre 2022.

Cette vidéo montre un manifestant kurde abattu par les forces de sécurité à Saqqez, le 20 septembre 2022.

  La preuve vidéo sera mise à jour Selon les dernières vidéos et nouvelles reçues par Hengaw, les forces de sécurité de l’IRI intensifient continuellement la violence contre les personnes au Kurdistan, en particulier à Sanandaj, Saqqez et Kermanshah. L’État a fermé les serveurs Internet publics et privés afin d’empêcher les gens et les journalistes d’informer les autres ainsi que la communauté internationale. Faraz Firouzi Mandomi Conseiller juridique de l’Organisation HENGAW pour les droits humains 14 octobre 2022, Hambourg

TURQUIE. Le régime vote une loi criminalisant la liberté d’expression en ligne

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TURQUIE – Le Parlement turc vient de voter une « loi sur la désinformation » criminalisant les voix opposantes en ligne – y compris les journalistes et les sites d’information. Dorénavant, toute personne exprimant en ligne des opinions critiques ou diffusant des faits réels déplaisant au régime risque d’être poursuivie et condamnée à la prison par la justice turque. Avec cette loi liberticide, la Turquie enterre la liberté d’expression et le droit d’informer. Ni le journalisme digne de ce nom, ni la liberté d’expression ne peuvent s’exercer avec une telle loi. Même avant le vote de ce loi, la justice turque était assez sévère envers les voix critiques et les journalistes kurdes qui sont jetés en masse en prison. Maintenant, tous les journalistes en Turquie doivent répéter les communiqués sortis directement du cabinet du président Erdogan pour nous parler de l’actualité dans le pays. Sinon, c’est la prison pour tous. Amnesty International a condamné cette loi liberticide en titrant que c’est la « Journée noire pour la liberté d’expression en ligne avec l’adoption de la nouvelle « loi sur la désinformation » ». Concernant la nouvelle loi, Amnesty a apporté le complément d’information ci-dessous: « La loi prévoit des sanctions. Toute personne qui propage publiquement de fausses informations concernant la sécurité intérieure et extérieure, l’ordre public et la santé publique du pays dans le seul but de susciter l’inquiétude, la peur ou la panique au sein de la population, d’une manière susceptible de nuire à la paix sociale, sera punie d’une peine allant d’un an à trois ans de prison. Si l’infraction est commise par une personne dissimulant sa véritable identité ou dans le cadre des activités d’une organisation, la peine est augmentée de moitié. Le 12 octobre, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a exhorté les autorités turques à ne pas promulguer cette loi, à la lumière de l’avis urgent de la Commission de Venise rendu en octobre 2022. »  

IRAN. Les paramilitaires déployés au Kurdistan iranien ouvrent le feu sur les manifestants

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IRAN / ROJHILAT – Les paramilitaires Basij déployés par les mollahs pour écraser la révolte populaire dans les villes kurdes ont ouvert le feu sur les manifestants, faisant des dizaines de blessés depuis hier soir. Selon des organisations de défense des droits humains, au moins 7 personnes ont perdu la vie mercredi soir dans les villes de Sanandaj (Sînê), Kirmashan et Mahabad. Les manifestations à l’échelle nationale ont été déclenchées par le meurtre de  Jina Mahsa Amini en garde à vue le 16 septembre. Diverses sources rapportent que plus de 200 personnes ont été tuées dans les villes du Kurdistan oriental et d’Iran jusqu’à présent. On pense que le nombre réel de morts est beaucoup plus lourd. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent la milice Basij répondant violemment aux manifestants dans les villes kurdes. Le Bassidj a été créé en tant que force paramilitaire affiliée aux Gardiens de la Révolution. Férocement fidèles à la République islamique, ils sont utilisées pour réprimer les dissidents. Deux sources parlant à Reuters ont rapporté que les forces Basij ont attaqué es manifestants à Sanandaj (Sînê) avec les forces de l’État. L’un des témoins a révélé que des centaines de policiers et de miliciens avaient été déployés au Kurdistan oriental et dans d’autres villes d’Iran. « Il y a quelques jours, les forces Basij ont ouvert le feu sur des manifestants dans les villes de Sine et Baneh, au mépris des instructions de leur supérieur », a déclaré le même témoin. « La situation est pire à Seqiz [ville natale de Jina Amini]. Les milices Basij tirent au hasard sur des personnes, des maisons, même des non-militants », a ajouté le témoin. Une source à Sine a déclaré à Reuters que des centaines de policiers ont fait des descentes dans des maisons et arrêté des dizaines de jeunes au cours des dernières 24 heures. Selon la source qui a souhaité rester anonyme pour des raisons de sécurité, des informations similaires sont venues de Baneh et Saqqez avec des dizaines de jeunes, dont des enfants, arrêtés le jeudi 13 octobre. ANF

TURQUIE. Un blindé militaire écrase un jeune Kurde à Hakkari

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TURQUIE / KURDISTAN DU NORD – Un blindé de la police turque a écrasé HA, 17 ans, dans la rue İpekyolu, à Hakkari/Yüksekova. L’adolescent grièvement blessé a été transféré à l’hôpital de Van dans un état critique. Les blindés ont tué 42 civils en 13 ans Les blindés des forces de sécurité turques constituent une menace majeure dans les villes kurdes. Selon l’Association des droits humains, au moins 42 personnes, dont 20 enfants, ont été tuées par des blindés entre 2008 et 2021. ANF

ROJAVA. DAECH tue un membre du PYD dans le canton d’Hassaké

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SYRIE / ROJAVA – Mohammad Buzan, membre du comité de protection de Shadadi et membre du parti kurde syrien PYD, a été assassiné par des terroristes de DAECH dans le village d’Alous. Membre du Parti de l’Union démocratique et membre du Comité de protection du district de Shaddadi, dans le canton de Hasakah, Mohammad Buzan a été assassiné par des terroristes de DAECH alors qu’il se dirigeait vers son domicile dans le village d’Alous, 13 km à l’ouest de Shaddadi. ANHA