L’exposition « 2+2=KRDSTN » s’ouvre à Lausanne

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SUISSE – Le Traité de Lausanne, signé à Lausanne il y a 100 ans et connu sous le nom de « Traité de paix », a ouvert la voie au génocide et à l’exil des peuples de la région, en particulier des Kurdes et des Arméniens. A l’occasion du centenaire du Traité de Lausanne, la série de conférences, tables rondes, animations artistiques et culturelles lancées par le Comité Commémoration du 100ème Anniversaire de Lausanne (Lozan2023) se poursuit aujourd’hui par l’ouverture d’une exposition d’œuvres d’artistes kurdes. Dans le cadre des événements du 100e anniversaire, à partir d’aujourd’hui une exposition intitulée « 2+2=KRDSTN » (2+2 = Kurdistan) qui présentera des œuvres d’artistes de différentes disciplines (vidéo, performance, photographie, installation, peinture) tiendra dans le hall d’exposition du Forum d’Hôtel de Ville, situé Plase de la Palud 2, 1003, et sera ouverte au public jusqu’au 19 mai.   Lors de cette exposition, des historien·ne·s et des artistes attireront l’attention sur les conséquences néfastes du traité de Lausanne et tenteront d’ouvrir la voie à sa re-documentation du point de vue kurde, et à la renaissance de la mémoire sociale. Organisée par Barış Seyitvan et Serdar Mutlu, l’exposition présentera des œuvres d’Osman Ahmed, Havin Al-Sindy, Havar Amini, Vooria Aria, Khadija Baker, Savaş Boyraz, Wirya Budaghi, Timur Çelik, Salah Ebrahimi, Serhat Ertuna, Jacopo Gallico, Fatoş Irwen, Eren Karakuş, Serpil Odabaşı, Walid Siti, Hito Steyerl, Leyla Toprak. Attirer l’attention sur les destructions causées par le traité Le conservateur Serdar Mutlu a déclaré que le territoire de la Mésopotamie et de l’Anatolie avait été remodelé par le traité de Lausanne et a ajouté : « Avec la mentalité ‘une langue, une nation, un drapeau’ qui dure depuis 100 ans, d’innombrables massacres, génocides culturels et exils ont eu lieu sur ce territoire. » Des conservateurs, des historiens, des artistes et des militants attireront l’attention sur les destructions causées par le traité de Lausanne, a déclaré Mutlu, ajoutant que ces activités tentent d’ouvrir la voie à la renaissance de la mémoire sociale en documentant à nouveau ce qui s’est passé. « Avec cette exposition, nous avons voulu montrer le pouvoir de l’art pour documenter et reconstruire la mémoire sociale. » Le titre de l’exposition, ‘2+2=KRDSTN’, vient du mot 2+2=Kurdistan attribué à Qazi Muhammed, qui a proclamé la République de Mahabad en 1946. Mutlu a dit : « Les 2 R représentent ici le Rojava et le Rojhilat, et 2 B représente Bakur et Başûr. » ANF

Des députés européens exhortent l’OIAC à enquêter sur l’utilisation d’armes chimiques au Kurdistan

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Un groupe de députés européens a exhorté l’OIAC à mener une enquête indépendante sur l’utilisation d’armes chimiques par la Turquie contre les combattants kurdes au Kurdistan irakien. Un groupe de députés européens a écrit à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) pour exprimer leur inquiétude « face aux allégations crédibles d’utilisation d’armes chimiques par la Turquie dans la région du Kurdistan irakien, et à l’absence de toute enquête indépendante. La Convention sur les armes chimiques a été une réalisation d’une grande importance, d’autant plus que, comme nous le lisons sur votre site Web, 98 % du globe – tous les pays sauf quatre – sont couverts par sa protection. Cependant, l’expérience kurde suggère que même dans ces 98%, la couverture n’est pas universelle. La protection dépend de la présence d’un État qui parlera en votre nom. Les Kurdes, notamment, n’ont pas leur propre État pour faire une telle demande. » La lettre soulignait que « la nécessité d’une demande d’un État nous semble saper l’esprit fondamental de la Convention, nier son universalité primordiale et restreindre sa capacité à créer le monde sans armes chimiques pour lequel elle a été créée. En ce qui concerne la situation particulière dans le nord de l’Irak, où l’armée turque combat le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), nous notons que le gouvernement turc a même admis l’utilisation militaire de gaz lacrymogène, ce qui, bien sûr, est interdits par la Convention.1) Il existe des rapports alarmants de journalistes qui se sont entretenus avec des civils locaux qui affirment avoir souffert de symptômes associés à des attaques chimiques après les bombardements turcs. 2) Il y a des vidéos qui semblent montrer des soldats turcs mettant des tuyaux dans les tunnels où les combattants du PKK s’abritent, et d’autres vidéos montrant l’agonie de deux des guérilleros kurdes. Ces dernières vidéos ont convaincu la professeur Şebnem Korur Fincancı, présidente de l’Union des médecins de Turquie [Türk Tabipleri Birliği – TTB], de la nécessité d’une véritable enquête indépendante ; mais quand elle a soulevé cela, elle a été mise en prison, ne faisant que renforcer les craintes que la Turquie ait quelque chose à cacher. Il y a également eu des preuves circonstancielles sous la forme de conteneurs de produits chimiques et d’une cartouche de masque à gaz. 5) Combinées, les preuves étaient suffisantes pour que l’association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (IPPNW) appelle également à une enquête indépendante. 6) Ils ont essayé de mener ont eux-mêmes mené une mission d’enquête, mais lorsqu’ils ont voulu se rendre dans les environs immédiats et rencontrer les civils touchés, ils n’ont pas reçu l’autorisation de s’y rendre. Nous supposons que les preuves que nous avons décrites ci-dessus vous sont très familières – vous devez donc déjà être conscient du besoin urgent d’une enquête indépendante qui peut insister pour aller là où elle est nécessaire. Bien sûr, nous ne pouvons présumer du résultat d’une telle enquête, mais si elle montre effectivement que la Turquie a utilisé des armes chimiques, ce serait une première étape essentielle pour s’en débarrasser. En tant qu’élus européens, nous considérons qu’il est de notre devoir de mettre en lumière cette situation préoccupante et de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour qu’elle fasse l’objet d’une enquête appropriée. Ne pas agir dans ces circonstances pourrait équivaloir à une complicité avec un crime de guerre. » Les député.e.s qui ont signé la lettre sont: ALFONSI François (Verts/ALE) ; SCHIEDER Andreas (S&D); VILLUMSEN Nikolaj (LA GAUCHE); ARENA Maria (S&D); AUKEN Margrete (Verts/ALE); BITEAU Benoit (Verts/ALE) ; BJÖRK Malin (LA GAUCHE); BOURGEOIS Geert (ECR); CAREME Damien (Verts/ALE) ; CASTALDO Fabio Massimo (NI); CHAIBI Leila (LA GAUCHE); COMIN I OLIVERES Antoni (NI); CORMAND David (Verts/ALE); CORRAO Ignazio (Verts/ALE); D’AMATO Rosa (Verts/ALE); DELBOS- CORFIELD Gwendoline (Verts/ALE) ; DELLI Karima (Verts/ALE); DEMIREL Ozlem (LA GAUCHE); FRAGKOS Emmanouil (ECR) ; GREGOROVÁ Markéta (Verts/ALE); GRUFFAT Claude (Verts/ALE) ; GUSMÃO José (LA GAUCHE); HEIDE Hannes (S&D); JADOT Yannick (Verts/ALE) ; KANKO Assita (ECR) ; LARROUTUROU Pierre (S&D); MACMANUS Chris (LA GAUCHE); MATIAS Marisa (LA GAUCHE); MELCHIOR Karen (Renouveler); MIRANDA Ana (Verts/ALE); PAPADAKIS Demetris (S&D); PEDICINI Piernicola (Verts/ALE) ; PETER-HANSEN Kira Marie (Verts/ALE); PISAPIA Giuliano (S&D); PONSATI Clara (NI); PUIGDEMONT Carles (NI) ; RIBA I GINER Diana (Verts/ALE); RIVASI Michèle (Verts/ALE) ; RODRÍGUEZ PALOP Eugenia (LA GAUCHE); ROOSE Caroline (Verts/ALE); SANTOS Isabelle (S&D); SATOURI Mounir (Verts/ALE) ; SIDL Guenther (S&D); SINČIĆ Ivan Vilibor (NI); SMERIGLIO Massimiliano (S&D); SOLE Jordi (Verts/ALE); TOUSSAINT Marie (Verts/ALE) ; CRESPO URBAIN Miguel (LA GAUCHE); VILLANUEVA RUIZ Idoia (LA GAUCHE); ŽDANOKA Tatjana (NI)

Frontières. Le Traité de Lausanne, 1923 – 2023

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SUISSE – L’exposition « Frontières. Le Traité de Lausanne, 1923 – 2023 » a été inaugurée hier à Lausanne où le fameux Traité signé il y a 100 ans entre les Puissances alliées et la Turquie a joué un rôle tragique sur le destin des peuples kurde, arménien et grec… Intervenant lors du vernissage de l’exposition, le bourgmestre de Lausanne Grégoire Junod a déclaré: « Cet accord, qui a eu lieu à Lausanne et s’appelait l’accord de paix, n’a malheureusement pas pu ramener la paix même après 100 ans ». L’exposition d’art mixte, organisée par la Municipalité de Lausanne et le Musée d’histoire de Lausanne, à l’occasion du 100e anniversaire du Traité de Lausanne, dont on se souvient pour avoir divisé le Kurdistan en quatre parties et fait passer les anciens peuples de la région à travers le cercle du génocide, a été ouvert aux visiteurs. Le bourgmestre de Lausanne Grégoire Junod, des représentants du Centre communautaire démocratique kurde, Sevgi Koyuncu au nom du Comité Lausanne 2023, des représentants de nombreux partis politiques suisses, des dizaines d’artistes de Turquie et du Kurdistan ont participé au vernissage de l’exposition intitulée « Frontières, traité de Lausanne, 1923-2023 » au Musée d’histoire de Lausanne. Laurent Golay, directeur du Musée d’histoire de Lausanne, a fait une déclaration concernant l’exposition. Golay a déclaré : « Cette exposition invite les invités à revenir sur les moments forts et les lieux de la conférence, qui a duré près de neuf mois avant le traité de Lausanne. Elle est centrée sur ce qui s’est passé cette année-là dans la capitale du Canton de Vaud, qui accueille également de nombreuses délégations internationales, comme le Beau-Rivage Palace ou les institutions historiques de Lausanne, comme l’actuelle Clinique Cecil. Le but du projet est d’établir des liens entre les époques et d’inclure l’expression artistique contemporaine. » Par la suite, le maire de Lausanne Grégoire Junod a rappelé que la carte régionale avait été remaniée après le traité. Junod a déclaré : « Le traité de Lausanne, signé le 24 juillet 1923, est le seul accord qui produit encore ses effets parmi les accords conclus après le conflit ». Indiquant que l’exposition « Frontières, Traité de Lausanne, 1923 – 2023 » qu’ils ont organisée dans le cadre du 100e anniversaire du Traité de Lausanne, Junod a déclaré que l’effet de la dévastation et de la douleur vécues par les peuples de la région se poursuit toujours, « Cette exposition est une exposition commémorative. Malheureusement, ce traité, qui a eu lieu à Lausanne et s’appelait le «traité de paix», n’a pas pu apporter la paix même après 100 ans. » Affirmant qu’ils ont discuté d’une rétrospective avec cette exposition qu’ils ont organisée à l’occasion du 100e anniversaire du traité, qui a infligé des souffrances aux peuples, en particulier les Kurdes, les Arméniens et les Grecs, Junod a réitéré que cette exposition était conçue comme une commémoration. Au cours de l’exposition, plusieurs événements sont prévus pour discuter des conséquences du traité de Lausanne subies par différents les Kurdes, Arméniens, Grecs et Turcs. L’exposition « Frontières. Le Traité de Lausanne, 1923 – 2023 » est ouverte au public au Musée d’histoire de Lausanne jusqu’au 8 octobre. ANF

Parti de Gauche: Le président-dictateur Erdogan a peur de perdre les élections

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PARIS – Suite à la rafle de près de 130 militants, journalistes, avocats, artistes et simples citoyens kurdes par le régime turc le 25 avril dernier, le Parti de Gauche (PG) a publié un communiqué condamnant la persécution des Kurdes et des forces progressistes de Turquie par le régime turc, déclarant qu’Erdogan a peur de perdre les élections du 14 mai 2023. Voici le communiqué du PG publié le 26 avril: « Erdogan a peur de perdre les élections alors il terrorise la population et les démocrates À deux semaines des élections générales présidentielles et législatives en Turquie, le président-dictateur sortant Erdogan a peur. La société est saignée à blanc par les purges de toutes sortes, la politique économique est catastrophique et la gestion du terrible séisme qui a ravagé un quart de la Turquie ont révélé de manière encore plus criante la corruption et l’incurie du pouvoir islamiste et fasciste à s’occuper de l’intérêt général de la population. Plus de 150 artistes, syndicalistes, universitaires, journalistes, responsables politiques ont été arrêtés le 24 avril dans le cadre de cette opération dite anti-terroriste menée par le régime policier turc. Cela survient quelques semaines après que le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) a décrété un cessez-le-feu pour permettre le déroulement des élections dans un climat paisible. Le Parti de Gauche exige du gouvernement français d’agir directement en direction d’Erdogan et au sein du Conseil de l’Europe (dont est membre la Turquie) pour que les élections générales de mai prochain se déroulent avec toutes les garanties nécessaires à la bonne tenue des débats et réunions publiques, jusqu’au dépouillement régulier du scrutin. »

TURQUIE. Pas d’interprètes kurdes pour auditionner les détenus politiques raflés le 25 avril

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TURQUIE / KURDISTAN – Le 25 avril dernier, Près de 130 journalistes, politiciens, avocats, artistes et militants kurdes ont été arrêtés lors des raids policiers dans 21 villes à 19 jours des élections cruciales du 14 mai prochain. Les détenus qui exigeaient un interprète kurde lors de leur audition doivent attendre que les autorités turques trouvent des interprètes kurdes. Il n’a pas encore été possible de recueillir les déclarations des détenus arrêtés le 25 avril et qui voulaient être auditionnés en kurde. Deux avocates détenues qui allaitent des bébés ont été libérées sous caution, alors que l’ordonnance de confidentialité est toujours en vigueur sur le dossier. La procédure de recueil des dépositions des personnes détenues a débuté hier (26 avril) dans le cadre de l’enquête menée par le bureau du procureur général de Diyarbakır qui a abouti à une répression massive dans 21 provinces. Dans le cadre de l’enquête, le tribunal avait délivré des mandats d’arrêt contre 216 personnes, dont 128 ont été placées en garde à vue à ce jour, dont des journalistes, des politiciens, des artistes et des avocats. Pas d’interprètes kurdes Rifat Ronî, co-président de l’Association d’études linguistiques et culturelles de Mezopotamya (MED-DER), le journaliste Salih Keleş, et Halise Aksoy, une mère de martyr dont le cadavre de son fils lui avait été envoyé dans un colis, étaient ceux qui voulaient faire leurs déclarations en kurde. Cependant, aucun interprète kurde n’a pu être fourni, et la prise de leur déclaration a donc été reportée à aujourd’hui, a rapporté l’agence Mezopotamya (MA). Les avocats refusent d’être auditionnés par la police Les journalistes Abdurrahman Gök, Beritan Canözer, Mehmetşah Oruç et Mikail Barut, le politicien Hakim Kaya, et Abdulgani Alkan, membre de l’association Génération 78 qui n’a pas accepté d’être auditionnés par la police ont été envoyés devant le tribunal. Par ailleurs, aucun des avocats membres de l’Association des avocats pour la liberté (ÖHD) n’a accepté d’être auditionné au poste de police. Ordonnance de confidentialité en vigueur Les avocates Gurbet Özbey Öner et Jiyan Sametoğlu qui ont été arrêtées hier ont été envoyées au bureau du procureur et libérées sous caution hier car elle allaitent leurs bébés. Alors que la restriction de 24 heures sur les visites d’avocats a pris fin hier, l’ordonnance de confidentialité imposée sur le dossier est toujours en vigueur. Les 126 personnes dont 10 journalistes qui ont été arrêtées dans 20 provinces le 25 avril et conduites à Diyarbakır sont détenues dans différents commissariats de la ville. Bianet

TURQUIE. Les soldats ont saisi les armes des gardes villageois qui ont « liké » une photo de Demirtas

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TURQUIE / KURDISTAN – Des soldats turcs ont saisi les armes de 5 gardes villageois de la province de Şirnak qui avaient « liké » une photo du politicien kurde Selahattin Demirtas. 5 gardes de village qui ont aimé la photo de l’ancien coprésident du HDP Selahattin Demirtaş publiée sur les réseaux sociaux ont été convoqués au poste de police et leurs armes ont été confisquées après interrogation. Selon les informations reçues, 5 gardes villageois des villages de Bêjûh, Mergeh et Elemûn du district Qilêban (Uludere) de Şirnex ont aimé la photo de Selahattin Demirtaş, ancien coprésident du Parti démocratique des peuples (HDP), publiée sur les réseaux sociaux Sur ce, 5 gardes villageois ont été convoqués au commandement de la gendarmerie d’Uludere. Ilhan E., Sinan E. du village de Bejûh, Hacı Y. du village de Mergeh, Barış Ö. et Hacı A. du village d’Elemûn, qui ont été interrogés et leurs armes confisquées. À l’approche des élections générales et présidentielles turques du 14 mai 2023, on signale que des militaires de haut rang des commissariats de police de Sirnak augmentent leurs pressions et leurs menaces sur les gardes villageois et les villages de la région et que les armes de 5 gardes du village qui ont « liké » la photo de Selahattin Demirtaş, ancien coprésident du Parti démocratique des peuples (HDP) de la ville, qui ont été publiées sur les réseaux sociaux, ont été confisquées. Les 5 gardes du village, dont les armes ont été confisquées, ont été menacés lors de leur interrogatoire au commissariat où on leur a ordonné : « Vous ne feriez pas de politique sur les réseaux sociaux ». Selon les informations reçues des habitants du village d’Elemûn, le commandant du poste de police a menacé à la fois les gardes du village et les villageois en disant : « Vous ne voterez pas pour le HDP ou le CHP à ces élections ». Agence Mezopotamya

Élections en Turquie: Début des votes à l’étranger

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Plus de 3 millions d’électeurs turcs vivant à l’étranger votent dès aujourd’hui pour les élections présidentielles et législatives turques du 14 mai qui décideront surtout si on met fin au règne du président islamiste et anti-kurde Erdogan ou si on le consacre par un troisième mandat. Les ressortissants turcs vivant à l’étranger ont commencé à voter pour les élections présidentielles et législatives turques*. Ils peuvent voter entre 27 avril et 9 mai à l’étranger et dans les représentations et consulats turcs, aéroports et portes douanières de la Turquie. Les ressortissants turcs vivant à l’étranger ont commencé à voter pour les élections présidentielles et législatives du 28e mandat. Dans les pays européens, où il y a 3, 286 786 millions ressortissants turcs en droit de vote, le scrutin aura lieu entre le 27 avril et le 9 mai. Les électeurs pourront voter dans 4 969 bureaux de vote installés aux consulats et représentations turques dans 73 pays européens et à travers les aéroports et portes douanières turcs. Avec le début du processus de vote, ce matin, des urnes ont été installées à l’aéroport d’Istanbul pour les citoyens vivant à l’étranger. Dates et pays où le vote aura lieu : * Allemagne du 27 avril au 9 mai 2023 (13 jours) * France du 27 avril au 9 mai 2023 (13 jours) * Autriche du 27 avril au 9 mai 2023 (13 jours) * Danemark du 27 avril au 9 mai 2023 (13 jours) * Luxembourg du 27 avril au 9 mai 2023 (13 jours) * Pays-Bas 29 avril – 7 mai 2023 (9 jours) * Belgique entre le 29 avril et le 7 mai 2023 (9 jours) * Royaume-Uni du 29 avril au 7 mai 2023 (9 jours) * Suisse du 29 avril au 7 mai 2023 (9 jours) * Norvège du 29 avril au 7 mai 2023 (9 jours) * Australie du 29 avril au 7 mai 2023 (9 jours) * Canada du 29 avril au 7 mai 2023 (9 jours) * USA du 29 avril au 7 mai 2023 (9 jours) * Grèce entre le 29 avril et le 7 mai 2023 (9 jours) * Suède entre le 1er et le 7 mai 2023 (7 jours) * Finlande entre le 1er et le 7 mai 2023 (7 jours) * Italie du 3 au 7 mai 2023 (5 jours) * Pologne 3-7 mai 2023 (5 jours) * Roumanie entre 3-7 mai 2023 (5 jours) * République tchèque entre le 3 et le 7 mai 2023 (5 jours) * Bulgarie entre 4-7 mai 2023 (4 jours) * Irlande du 5 au 7 mai 2023 (3 jours) * Espagne du 5 au 7 mai 2023 (3 jours) * Japon entre le 5 et le 7 mai 2023 (3 jours) * Hongrie entre le 5 et le 7 mai 2023 (3 jours) * Bosnie-Herzégovine du 5 au 7 mai 2023 (3 jours) * Malte entre le 6 et le 7 mai 2023 (2 jours) * Moldavie les 6-7 mai 2023 (2 jours) * Portugal entre 6 et 7 mai 2023 (2 jours) * Serbie entre 6 et 7 mai 2023 (2 jours) * Slovaquie les 6-7 mai 2023 (2 jours)   *Les élections présidentielles turques « de 2023 ont lieu le 14 mai 2023, en même temps que les élections législatives afin d’élire le président de la république de Turquie pour un mandat de cinq ans. Le président sortant Recep Tayyip Erdoğan est candidat à sa réélection, malgré la limite à deux mandats présidentiels inscrite dans la constitution. La quasi totalité de l’opposition se réunit quant à elle derrière la candidature de Kemal Kılıçdaroğlu. » (Wikipedia)

Élections en Turquie « Le peuple kurde détient la clé pour façonner l’avenir de la Turquie »

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EUROPE – Les politiciens kurdes en exil appellent le peuple kurde à voter pour le Parti de la gauche verte (Yesil Sol Parti) lors des élections législatives et présidentielles turques du 14 mai 2023 qu’ils qualifient d’un tournant historique pour le peuple kurde. Des politiciens kurdes en exil se sont entretenus avec ANF des élections du 14 mai et ont appelé les électeurs de Turquie à se rendre aux urnes le 14 mai prochain pour mettre fin au régime fasciste turc et pour protéger les acquis du peuple kurde. Chaque patriote devrait travailler avec les candidats Ancien maire d’Ağrı, Hüseyin Yılmaz : Dans chaque période électorale, les candidats ne sont peut-être pas les plus populaires. Mais nous traversons un processus difficile. Les habitants d’Ağrı ont joué leur rôle dans le passé, et je pense qu’ils joueront également leur rôle dans cette élection. Les candidats ne doivent jamais être discutés. Puisque c’est une question de vie ou de mort, tout Kurde qui a la foi, la conscience et l’intégrité doit travailler avec les candidats pendant la campagne électorale. Nous devrions nous préoccuper de la façon dont nous pouvons augmenter nos votes. C’est ce que signifie être un patriote. Nous sommes en position de nous débarrasser du système fasciste Ancien co-maire de Van-İpekyolu, Veysel Keser : Comme vous le savez, la Turquie entamera son deuxième siècle avec cette élection. C’est une chance de voir si les électeurs soutiendront un régime fasciste totalitaire, antidémocratique et négationniste, ou opteront pour un système démocratique et respectueux des droits humains et des libertés en Turquie. Cette élection est cruciale pour notre peuple, qui a subi massacres, oppressions et violences dans tous les domaines. Comme vous pouvez le voir, il existe toutes les formes de répression contre les politiciens et militants kurdes. Nos municipalités ont été usurpées par le gouvernement; de nombreux politiciens kurdes ont été arrêtés. Toutes les réalisations du peuple kurde ont été attaquées. Les procureurs exigent des peines d’emprisonnement à perpétuité pour de nombreux politiciens kurdes dans le procès de Kobanê. Il y a une tentative d’anéantir les réalisations du peuple kurde, et le gouvernement veut poursuivre la même politique en 2023. Les élections du 14 mai sont très importantes car les Kurdes peuvent promouvoir leur honneur, leur volonté et leur direction dans le deuxième siècle de la république. Les Kurdes jouent un rôle clé dans le développement de la démocratie et des libertés et droits fondamentaux en Turquie. En un sens, le Parti de la gauche verte sauvera la république. Les Kurdes peuvent sauver le pays du système fasciste actuel. Nous exhortons notre peuple à soutenir notre parti et sa campagne électorale. Les Kurdes peuvent sauver le pays du système fasciste actuel. Les élections affecteront essentiellement nos vies Ancien maire de Batman, Nejdet Atalay : La Turquie se dirigera soit vers les ténèbres et le recul, soit vers la démocratie et la liberté. Ce sera une question de vie ou de mort. Les partis politiques ont déjà révélé leurs politiques et leurs positions. Soit l’obscurité, soit la lumière. Soit la liberté, soit la servitude. Soit en recul, soit en progrès. Soit la démocratie, soit un régime moniste et autoritaire. Ceci est important pour tous les peuples. C’est important pour les Kurdes, les Turcs, les Bosniaques, les Arméniens, les autres groupes minoritaires et les croyances. À cet égard, nous sommes tous à la croisée des chemins. Les élections affecteront fondamentalement nos vies. Pour ces raisons, on peut dire que la participation aux élections sera un record dans l’histoire de la république. J’espère que tout le monde votera pour la lumière, la démocratie et le progrès. Le peuple kurde veut détruire le fascisme. C’est le sentiment le plus dominant à Batman et Diyarbakır. Ils veulent se débarrasser de cette obscurité. Ils veulent refléter leur choix dans les urnes au taux maximum. J’appelle tous les électeurs kurdes, les démocrates, les Turcs et les Arabes à voter en faveur du Parti de la gauche verte. Les Kurdes détiennent la clé du nouveau siècle de la Turquie Coprésident du Le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F) Abdullah Ülmez : Il y aura une élection historique en Turquie. Ce sera peut-être une élection qui façonnera le siècle prochain. Cela montrera que les Kurdes sont un acteur politique clé en Turquie. À cet égard, il s’agit d’une élection très importante. Le centenaire de la république est aussi le centenaire du négationnisme kurde et de la politique de génocide kurde. Les Kurdes sont déterminés à changer cette histoire. En ce sens, il est d’une grande importance pour les Kurdes. Nous ne doutons pas que les habitants d’Amed, ma ville natale, feront leur part lors des élections. La campagne électorale là-bas et l’enthousiasme des gens nous donnent de l’espoir. À cet égard, le Parti de la gauche verte remportera les 12 sièges à Amed. Nous devons battre ce gouvernement fasciste Ancien co-maire de Hinis, Hasan Basri Fırat : Le 14 mai, il y aura une élection très importante pour nous, les Kurdes. Les Kurdes vivant en Turquie et en Europe doivent se rendre aux urnes et voter pour le Parti de la gauche verte. Si la mentalité Erdogan-Bahceli revient au pouvoir, elle anéantira toutes les réalisations kurdes. Les Kurdes ne doivent pas l’oublier. Ce gouvernement a emprisonné des politiciens qui représentent notre volonté politique. Il a nommé des fiduciaires de nos municipalités. Il a promis de détruire toutes nos réalisations. Il a trompé les Kurdes au nom de l’islam. Ce gouvernement est hostile aux Kurdes. Tout le monde devrait considérer cela. Cette élection est très importante pour les Kurdes. Le 14 mai est une opportunité pour nous. Nous devons vaincre ce gouvernement fasciste pour nos droits, la justice et la liberté. Ne nous contentons pas de voter, encourageons aussi les autres à voter. ANF

Human Rights Watch: Les forces de sécurité en Iran tuent, torturent et maltraitent des enfants

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La révolution « femme, vie, liberté » déclenchée en Iran par le meurtre de Jina Mahsa Amini, une jeune Kurde de 22 ans tuée par la police des mœurs il y plus de 7 mois à Téhéran pour un voile « inapproprié », continue malgré le meurtre, torture, empoisonnement ou arrestation des dizaines de milliers de civils, dont de nombreux d’écoliers. L’ONG des droits humains, HRW condamne les crimes du régime iranien visant les adolescents et demande à ce que la Mission d’établissement des faits des Nations Unies « donne la priorité à l’enquête sur ces abus, et faire des recommandations pour que les responsables aient à rendre des comptes. » Voici le communiqué du HRW: Iran : Les forces de sécurité ont tué, torturé et maltraité des enfants Lors de leur répression d’une vague de manifestations, les forces de sécurité iraniennes ont tué, torturé, agressé sexuellement et fait disparaître des enfants de manière illégale, dans le cadre d’une série de violations graves des droits humains, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Les autorités iraniennes ont également arrêté, interrogé et poursuivi des enfants en violation des protections légales en vigueur. Des juges ont empêché les familles d’engager les avocats de leur choix pour défendre ces enfants, ont condamné certains sur la base d’accusations vagues et les ont jugés en dehors des tribunaux pour mineurs, pourtant seuls compétents dans ce type d’affaires. Les forces de sécurité ont arrêté et détenu des enfants sans prévenir leurs familles, parfois pendant des semaines. Des élèves libérés ont été empêchés de retourner à l’école, ou bien les autorités ont supprimé l’aide sociale à leur famille, obligeant ces enfants à aller travailler. « Les dirigeants iraniens ont permis à leurs forces de sécurité aux méthodes brutales d’agresser sexuellement et de torturer des enfants, qui ont aussi dû subir des procès d’une injustice flagrante », a déclaré Tara Sepehri Far, chercheuse senior sur l’Iran à Human Rights Watch. « Au cours des sept derniers mois, les autorités n’ont pas hésité à étendre le pouvoir coercitif de l’État pour réduire au silence même des enfants. » Human Rights Watch a enquêté sur les abus commis contre 11 enfants entre septembre 2022 et février 2023, et a recueilli de nouveaux éléments sur deux cas précédemment signalés. Les autorités iraniennes ont brutalement réprimé les nombreuses manifestations et voix dissidentes de personnes qui demande un changement fondamental dans le pays. Human Rights Watch, Amnesty International et d’autres groupes de défense des droits ont documenté le recours fréquent à la force meurtrière contre les manifestants, y compris des enfants. La Mission d’établissement des faits des Nations Unies sur l’Iran devrait enquêter sur les graves abus commis contre les enfants dans le cadre de son rapport plus large sur les violations en série des droits humains commises par le gouvernement iranien, a déclaré Human Rights Watch. Human Rights Watch a recueilli des informations sur les forces de sécurité gouvernementales qui ont immobilisé, bandé les yeux et torturé des enfants en détention. Les autorités ont battu et agressé sexuellement un garçon de 17 ans, lui infligeant des ecchymoses sur tout le corps et provoquant des saignements de l’anus, a déclaré un membre de sa famille. Une lycéenne a déclaré que les forces de sécurité l’avaient poussée sur une cuisinière à gaz allumée lors de son arrestation, mettant le feu à ses vêtements, et qu’elles l’avaient battue et fouettée lors de son interrogatoire. Des interrogateurs ont torturé un autre garçon en lui enfonçant des aiguilles sous les ongles. Deux enfants ont été torturés pour qu’ils révèlent où se trouvaient des membres de leur famille. Un adolescent de 16 ans a tenté à deux reprises de mettre fin à ses jours après avoir été battu, soumis à des électrochocs et agressé sexuellement. Les autorités ont refusé un traitement médical à des enfants blessés par les forces armées, notamment à un garçon de 13 ans dont une côte a été cassée lors d’un passage à tabac. Elles ont menacé les membres des familles pour qu’ils gardent le silence sur ces abus. Ces abus sont conformes à des dizaines d’autres témoignages rapportés par des activistes et groupes de défense des droits. En vertu de la loi iranienne, les enfants ne peuvent être interrogés que par des procureurs spécialisés dans les affaires de mineurs et ne peuvent être jugés que par des tribunaux pour mineurs. Dans une affaire impliquant 16 accusés, dont trois enfants, le responsable du pouvoir judiciaire iranien a co-désigné un juge du tribunal révolutionnaire, un ecclésiastique, comme juge chargé de la justice pour mineurs. Mais aucun des accusés n’a bénéficié de la protection des tribunaux pour mineurs ni n’a été autorisé à engager son propre avocat, et les enfants ont été condamnés à 25 ans de prison. La Cour suprême iranienne a annulé les condamnations des trois garçons, invoquant le manque de preuves, mais a ordonné qu’ils soient rejugés par le même juge, qui les a respectivement condamnés à des peines de 3, 5 et 10 ans de prison. Un avocat iranien a déclaré avoir connaissance des dossiers de 28 enfants accusés d’« inimitié à l’égard de Dieu » et de « corruption sur terre », des crimes mal définis qui peuvent être punis de mort ou d’amputation de la main droite et du pied gauche. Au début du mois d’avril 2023, des groupes de défense des droits iraniens avaient enregistré l’assassinat de pas moins de 537 personnes, dont au moins 68 enfants, par les forces de sécurité au cours des manifestations qui ont débuté à la fin du mois d’août 2022 suite à la mort en garde à vue de Mahsa Jina Amini. Human Rights Watch a précédemment fait état de la mort d’enfants, notamment deux adolescentes : Nika Shakarami, 16 ans, dont le corps a été retrouvé par sa famille 10 jours après sa disparition lors de manifestations à Téhéran le 20 septembre, et celle de Sarina Esmailzadeh, 16 ans, décédée le 23 septembre après avoir été passée à tabac par les forces de sécurité à Gohardasht, dans la province d’Alborz. Les autorités iraniennes ont affirmé que les deux jeunes filles étaient mortes en sautant ou en tombant d’un immeuble et ont harcelé et détenu les membres de leurs familles. « Les enfants victimes d’horribles abus en détention et lors de leur procès risquent de souffrir de séquelles durables », a déclaré Bill Van Esveld, directeur adjoint à la division Droits des enfants à Human Rights Watch. « La Mission d’établissement des faits des Nations Unies devrait donner la priorité à l’enquête sur ces abus, et faire des recommandations pour que les responsables aient à rendre des comptes. » Les forces de sécurité iraniennes qui répriment des manifestations généralisées ont tué, torturé, agressé sexuellement et fait disparaître des enfants dans le cadre d’un ensemble de violations graves, a déclaré l’ONG Human Rights Watch dans un communiqué publié le 25 avril.

17 ONG internationales condamnent l’arrestation des journalistes kurdes par le gouvernement turc

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17 organisations internationales de défense de la liberté d’expression et des droits humains ont condamné l’arrestation des journalistes kurdes par le gouvernement turc lors de raids politiques survenus hier en Turquie à la veille des élections législatives et présidentielles du 14 mai prochain. Les ONG ont demandé au gouvernement turc de mettre fin au « harcèlement et à l’intimidation systématiques » des journalistes, avocats et politiciens kurdes à la suite des raids massifs d’hier. Dans un communiqué commun, 17 groupes, dont la Fédération européenne des journalistes (FEJ) et l’Institut international de la presse (IPI), ont déclaré ce qui suit : « Le 25 avril, des raids coordonnés à l’aube en Turquie ont visé les maisons et les bureaux de 126 personnes, dont des journalistes, avocats, défenseurs des droits, militants politiques et artistes dans 21 provinces, sur la base d’accusations peu claires. L’agence publique Anadolu a indiqué que l’opération basée à Diyarbakır était liée à des enquêtes antiterroristes menées par le bureau du procureur général de Diyarbakır. Parmi les personnes détenues à ce jour figurent 10 journalistes et un avocat qui représente les journalistes arrêtés. Du matériel technique, des ordinateurs, des livres et des documents appartenant à des journalistes ont également été confisqués par la police lors des rafles. Il a également été signalé que des mandats d’arrêt ont été délivrés contre 216 personnes et que les recherches se poursuivent pour d’autres journalistes. Parmi les journalistes détenus à ce jour figurent le rédacteur en chef de l’agence Mezopotamya (MA), Abdurrahman Gök, et les journalistes Ahmet Kanbal et Mehmet Şah Oruç ; rédacteur en chef du quotidien Yeni Yaşam, Osman Akın ; l’éditeur du seul journal imprimé kurde de Turquie, Xwebûn, Kadri Esen ; la journaliste de l’agence féminin JinNews, Beritan Canözer ; et les journalistes Mehmet Yalçın, Mikail Barut, Salih Keleş et Remzi Akkaya. L’avocat Resul Temur, qui représentait des journalistes emprisonnés à Diyarbakır et à Ankara après des raids similaires en juin et octobre 2022 respectivement, a également été détenu lors de ces raids. L’association du barreau de Diyarbakır a annoncé que les accusations portées contre les personnes détenues sont toujours inconnues en raison d’une ordonnance de confidentialité couvrant l’enquête et d’une restriction de 24 heures sur l’accès aux avocats pour les personnes détenues. Les raids ont lieu à l’approche des élections législatives et présidentielles en Turquie qui se tiendront le 14 mai 2023, et représentent une nouvelle étape dans le harcèlement et l’intimidation systématiques des médias et de l’opposition politique kurdes dans le pays. Auparavant, en juin 2022, un raid similaire avait entraîné la détention initiale de 20 journalistes à Diyarbakır, dont 16 ont été placés en détention provisoire pour terrorisme en attendant un procès qui commence le 11 juillet 2023. En octobre 2022, 11 autres journalistes kurdes ont été arrêtés pour terrorisme dans les provinces d’Ankara, d’Istanbul, de Van, de Diyarbakır, de Şanlıurfa, de Mersin et de Mardin lors de perquisitions simultanées dans des maisons dans le cadre d’une enquête antiterroriste menée par le bureau du procureur général d’Ankara. Leur procès commence le 16 mai 2023. La base de données Mapping Media Freedom enregistre 27 alertes concernant 91 journalistes, professionnels des médias ou organes de presse kurdes au cours des 12 derniers mois. Les alertes consistent principalement en des incidents juridiques menant généralement à des arrestations, des détentions, des incarcérations, des poursuites et des condamnations. Nous appelons les autorités à donner immédiatement aux journalistes, avocats et militants politiques détenus l’accès à un avocat, à divulguer tous les détails de toute accusation portée et à veiller à ce qu’ils soient libérés. » Le communiqué à été signé par: Coalition pour les femmes dans le journalisme (CFWIJ) PEN Royaume-Uni Centre européen pour la liberté de la presse et des médias (ECPMF) Fédération européenne des journalistes (FEJ) Fédération internationale des journalistes (FIJ) Institut international de la presse (IPI) Association des médias et des études juridiques (MLSA) Osservatorio Balcani Caucaso Transeuropa (OBCT) PEN Amérique PEN International PEN Pays-Bas PEN Norvège PEN Québec Plateforme pour le journalisme indépendant (P24) PEN San Miguel PEN Ecosse Organisation des médias d’Europe du Sud-Est (SEEMO) Bianet