Silence, on viole et tue les femmes à Afrin!

SYRIE / ROJAVA – Depuis l’invasion du canton kurde d’Afrin par la Turquie et ses gangs alliés en mars 2018, les femmes et les fillettes du canton sont victimes spécifiques des crimes de guerre et crimes contre l’humanité en devenant des cibles de choix des mercenaires islamistes qui les kidnappent, violent, « marient » de force ou les tuent sous la torture. Tout cela, sous le regard complice de la communauté internationale pourtant informée de la situation à travers de nombreux rapports d’ONG et d’activistes… Les crimes de l’occupation turco-jihadistes ciblant les femmes ignorés Une cadre du mouvement des femmes Kongra Star a condamné les viols d’enfants et de femmes par les forces turco-jihadistes dans les territoires occupés, et a rappelé qu’elles ont remis les rapports sur les violations et les crimes de l’occupation à des organisations internationales et féminines ; Cependant, ils sont restés ignorés. Le discours de la membre de la Coordination du Kongra Star, Alif Muhammad, est venu comme un commentaire sur les crimes et les violations de l’État turc et de ses mercenaires, contre les civils et les femmes dans les zones occupées, dont le plus récent était l’action d’un membre du soi-disant Conseil local du district de Jinderes (ou Janderes) du canton occupé d’Afrin, dénommé Zakaria Bustani et de son fils Nasr Bustani pour le viol d’une adolescente kurde de 14 ans, après qu’elle ait été enlevée à son domicile sous la menace de mort. Dans cette série de crimes, des responsables turcs et les chefs de leurs mercenaires ont violé 3 enseignantes dans l’une des écoles occupées de Jarablus, tandis qu’un chef des mercenaires de l’armée d’Al-Sharqiya a menacé un citoyen du district de Janders de violer sa fille devant ses yeux, s’il ne lui donnait pas d’argent pour son champ d’oliviers. Membre de la Coordination Kongra Star des cantons d’Afrin et d’al-Shahba a confirmé que le chiffre sur les violations et les crimes contre les femmes dans les zones occupées par la Turquie et ses mercenaires ne représente que 10 % d’entre des crimes ciblant les femmes, expliquant que le nombre réel est bien supérieur. Alif Muhammad, a rapporté que plus de 20 femmes et 5 enfants ont été victimes de viols par les mercenaires de l’occupation turque au cours des mois de juillet et août. Notant qu’il y a des crimes quotidiens commis contre les femmes à Afrin occupée, y compris des meurtres, des enlèvements et des viols, sans parler du harcèlement qui les conduit à la mort. Alif a mentionné la situation à Afrin après son occupation par la Turquie et ses mercenaires, en disant : « L’occupation turque et ses mercenaires ont transformé Afrin en un centre de propagation et de promotion de la drogue et un enfer dans lequel ils pratiquent leurs crimes contre les personnes (…). » Alif a indiqué que les forces et les organisations internationales de femmes ferment les yeux sur ce que l’État turc fait aux femmes dans le canton d’Afrin, soulignant qu’elles ont documenté de nombreux cas de torture, viols, féminicides… et les ont envoyés aux ONG internationales et féminines par l’intermédiaire de l’Organisation des droits humains d’Afrin – Syrie, mais elles n’ont pas été entendues. Elle a appelé à une intervention immédiate et à la fin des crimes de l’occupation turque et de ses mercenaires contre les femmes à Afrin et dans toutes les zones occupées. ANHA  

TURQUIE. Rafles politiques à l’ombre des célébrations du « 15 août kurde »

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TURQUIE / KURDISTAN – Ce matin, lors de raids simultanés, des dizaines de militants kurdes ont été détenus dans les provinces d’Hakkari et d’Adana. Dans la province d’Hakkarî (Colemêrg), près de 30 personnes, dont des Mères de la paix, ont été détenues lors de perquisitions simultanées. Pendant ce temps, dans la province d’Adana, des perquisitions similaires menées au petit matin ont conduit à la détention de nombreuses personnes. Ces arrestations massives ont lieu au moment où les Kurdes célèbrent la date symbolique du 15 août 1984 qui marque la résurrection armée du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) à travers sa première attaque d’envergure ciblant un poste militaire turc à Siirt / Eruh. 15 août 1984, le jour où les Kurdes ont rallumé le feu de l’espoir Le 15 août 1984 est une date importante pour le conflit turco-kurde puisqu’il marque la première attaque du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), dirigé par Mahsum Korkmaz, (commandant Egîd). Le 15 août est célébré au Kurdistan et en Europe par des milliers de Kurdes. Sur les réseaux sociaux, les hashtags #Vejîn ou #CejnaVejînêPîrozBe fleurissent sous les publications célébrant la date anniversaire de la résurrection armée du PKK. Lors du deuxième congrès du parti du PKK, qui s’est tenu du 20 au 25 août 1982 à Daraa, en Syrie, il a été décidé que le PKK commencerait à préparer une insurrection à l’intérieur de la Turquie. Des camps d’entraînement ont été ouverts en Syrie et dans la vallée de la Bekaa au Liban et des équipes de propagande ont été envoyées de l’autre côté de la frontière pour prendre contact avec la population locale. Après des années de préparation, le PKK a lancé sa première grande attaque le 15 août 1984. L’attaque était dirigée par Mahsum Korkmaz. Les forces du PKK ont attaqué le poste de gendarmerie d’Eruh à Siirt, tuant un soldat de la gendarmerie et blessant six soldats. Simultanément, les forces du PKK ont attaqué une installation de plein air de la gendarmerie, des logements d’officiers et un poste de gendarmerie à Şemdinli, Hakkari et ont tué deux policiers et blessé un policier et un soldat. La première attaque a été suivie d’un raid contre un poste de police à Siirt le 17 août, qui a été rapidement suivi d’une attaque qui a tué trois des gardes présidentiels du général Kenan Evren à Yüksekova et d’une embuscade qui a tué 8 soldats turcs à Çukurca, dans la province de Hakkari. Le 28 mars 1986, le légendaire commandant de la guérilla Mahsum Korkmaz est tombé martyr avec un groupe de combattants lors d’affrontements avec les troupes turques à Gabar le 28 mars 1986. Depuis ce jour, le commandant Egîd a pris place dans le cœur du peuple du Kurdistan et sa position légendaire est rappelée à chaque occasion. C’est sous son commandement que la guérilla kurde a mené la première attaque contre les forces d’occupation turques le 15 août 1984 à Eruh, déclenchant ainsi la lutte armée pour la libération du Kurdistan colonisé. Pour commémorer le commandant Egîd, un forgeron de Kobanê a réalisé une sculpture spéciale. La statue est en fer et représente le commandant Egîd dans son uniforme. Il tient une Kalachnikov et son visage regarde vers le haut. Mahsum Korkmaz aurait été enterré dans la fosse commune de Newala Kesaba, près de Siirt. Chaque année, des milliers de personnes se déplacent sur place pour rendre hommage au grand commandant.

IRAN. La journaliste kurde Nazila Maroofian emprisonnée de nouveau

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La journaliste kurde Nazila Maroofian, qui a été libérée de la prison d’Evin à Téhéran a été emprisonnée pour la troisième fois. La journaliste Nazila Maroofian, qui a interviewé le père de Jîna Mahsa Amini, assassinée par le régime iranien, a été arrêtée pour la troisième fois. Maroofian, qui a été détenue pour la dernière fois à Téhéran le 9 juillet, a été libéré lee 13 août moyennant une caution de 300 millions de rials iraniens après une période de détention de 36 jours. Maroofian a de nouveau été arrêtée dans la soirée et transféré à la prison de Qarchak à Varamin. On ne sait pas encore le motif de la nouvelle arrestation de Maroofian. Nazila Maroofian, 23 ans, avait publié une photo d’elle-même sur la plateforme X (anciennement Twitter), la montrant souriante et faisant le signe de la victoire devant la prison lors de sa libération conditionnelle du 13 août après qu’elle ait payé une caution. Maroofian avait été détenue à la prison d’Evin depuis le début du mois de juillet. Quelques jours avant son arrestation, des agents des services secrets iraniens avaient perquisitionné son domicile et lui avaient demandé de se présenter au procureur public. Lorsqu’elle a obtempéré à cette demande le 8 juillet, elle a été placée en garde à vue. Pendant longtemps, les accusations portées contre elle sont restées floues. Il est maintenant connu qu’elle doit à nouveau se défendre contre l’accusation de “propagande contre l’État”. Nazila Maroofian étudie à l’Université Allameh Tabatabai de Téhéran et travaille actuellement pour la plateforme médiatique indépendante Rouydad 24. Nazila est originaire de Saqez (Seqiz) au Kurdistan oriental, ville natale de Jina Mahsa Amini. La mort violente de la jeune femme de 22 ans alors en détention de la police morale iranienne en septembre dernier a déclenché le soulèvement « Jin, Jiyan, Azadî (Femme, Vie, Liberté) » – la plus grande vague de protestations que la République islamique d’Iran ait connue depuis sa fondation en 1979. Le 19 octobre, Mme Maroofian a publié une interview avec le père d’Amini, Amjad, sur le site web Mostaghel. Dans cette interview, Amjad Amini a rejeté l’information officielle selon laquelle la mort de sa fille était due à une maladie. Le titre de l’interview, qui a été retiré peu de temps après sa publication, était clair : “Le père de Mahsa Amini : ‘Vous mentez !’” Quelques jours plus tard, Nazila Maroofian a été arrêtée à Téhéran et conduite à la prison d’Evin pour la première fois. Là-bas, elle a été soumise à des menaces lors des interrogatoires et à une torture psychologique. Elle a été placée en cellule d’isolement et a subi deux crises cardiaques légères dès le début de sa détention. Finalement, fin janvier, Mme Maroofian a été condamnée à deux ans de prison, assortis d’une mise à l’épreuve de cinq ans, pour « propagande contre le régime » et « diffusion de mensonges dans le but de perturber l’opinion publique ». Le Tribunal révolutionnaire de Téhéran a également imposé une amende et une interdiction de quitter le pays pendant cinq ans. À l’époque, Nazila Maroofian avait déjà été libérée sous caution pour 600 millions de tomans (environ 13000€). En juin, quelques semaines avant d’être de nouveau arrêtée, elle avait été agressée par les  forces de sécurité iraniennes à Téhéran et avait été empêchée d’exercer dans le secteur public pour avoir désobéi au code vestimentaire du régime, en ne portant pas de hijab. Il y a une semaine, samedi, Nazila Maroofian avait été admise à l’hôpital Taleghani de Téhéran en raison d’essoufflement et de tachycardie. Après quelques heures, elle avait quitté la clinique et avait été ramenée à la section pour femmes de la prison d’Evin.

15 août 1984, le jour où les Kurdes ont rallumé le feu de l’espoir

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Le 15 août 1984 est une date importante pour le conflit turco-kurde puisqu’il marque la première attaque du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), dirigé par Mahsum Korkmaz, (commandant Egîd). Le 15 août est célébré au Kurdistan et en Europe par des milliers de Kurdes. Sur les réseaux sociaux, les hashtags #Vejîn ou #CejnaVejînêPîrozBe fleurissent sous les publications célébrant la date anniversaire de la résurrection armée du PKK. Lors du deuxième congrès du parti du PKK, qui s’est tenu du 20 au 25 août 1982 à Daraa, en Syrie, il a été décidé que le PKK commencerait à préparer une insurrection à l’intérieur de la Turquie. Des camps d’entraînement ont été ouverts en Syrie et dans la vallée de la Bekaa au Liban et des équipes de propagande ont été envoyées de l’autre côté de la frontière pour prendre contact avec la population locale. Après des années de préparation, le PKK a lancé sa première grande attaque le 15 août 1984. L’attaque était dirigée par Mahsum Korkmaz. Les forces du PKK ont attaqué le poste de gendarmerie d’Eruh à Siirt, tuant un soldat de la gendarmerie et blessant six soldats. Simultanément, les forces du PKK ont attaqué une installation de plein air de la gendarmerie, des logements d’officiers et un poste de gendarmerie à Şemdinli, Hakkari et ont tué deux policiers et blessé un policier et un soldat. La première attaque a été suivie d’un raid contre un poste de police à Siirt le 17 août, qui a été rapidement suivi d’une attaque qui a tué trois des gardes présidentiels du général Kenan Evren à Yüksekova et d’une embuscade qui a tué 8 soldats turcs à Çukurca, dans la province de Hakkari. Le 28 mars 1986, le légendaire commandant de la guérilla Mahsum Korkmaz est tombé martyr avec un groupe de combattants lors d’affrontements avec les troupes turques à Gabar le 28 mars 1986. Depuis ce jour, le commandant Egîd a pris place dans le cœur du peuple du Kurdistan et sa position légendaire est rappelée à chaque occasion. C’est sous son commandement que la guérilla kurde a mené la première attaque contre les forces d’occupation turques le 15 août 1984 à Eruh, déclenchant ainsi la lutte armée pour la libération du Kurdistan colonisé. Pour commémorer le commandant Egîd, un forgeron de Kobanê a réalisé une sculpture spéciale. La statue est en fer et représente le commandant Egîd dans son uniforme. Il tient une Kalachnikov et son visage regarde vers le haut. Mahsum Korkmaz aurait été enterré dans la fosse commune de Newala Kesaba, près de Siirt. Chaque année, des milliers de personnes se déplacent sur place pour rendre hommage au grand commandant.  

TURQUIE. Impunité pour le massacre de 17 civils kurdes tués à Digor il y a 30 ans

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TURQUIE / KURDISTAN – 30 ans se sont écoulés depuis le massacre de 15 civils kurdes, dont plusieurs enfants et femmes, à Digor mais la douleur et la colère qu’il a provoquées restent intactes. Les habitants de Digor continuent leur résistance malgré les atrocités de l’État turc. Le 14 août 1993, des milliers de Kurdes se sont rassemblés dans le village de Nexşan (Kocaköy), dans le district de Digor de la province de Kars, pour protester contre l’imposition du système de « garde du village armés », (paramilitaires armés choisis parmi les civils des régions kurdes censés combattre la guérilla kurde) les perquisitions et la torture. La foule a été isolée par des unités de la police des opérations spéciales à 2 kilomètres de Digor et a été soumise à des tirs sans sommation. Les tirs croisés ont tué 17 personnes, dont 5 enfants, et en ont blessé plus de 200 autres. Les victimes, pour lesquelles justice n’a pas toujours pas été rendue, sont Gülcan Çağdavul (8 ans), Selvi Çağdavul (14 ans), Yeter Kerenciler (13 ans), Necla Geçener (14 ans), Zarife Boylu (15 ans), Erdal Buğan (17 ans), Zeynep Çağdavul (19), Hacer Hacıoğlu (20), Suna Çidemal (21), Fatma Parlak (22), Faruk Aydın (27), Cemil Özvarış (39), Gıyasettin Çalışçı (41), Hasan Çağdavul (43), Süleyman Taş ( 47), Nurettin Orun (80) et Tütiye Talan (66). Les douilles d’armes utilisées par les unités d’opérations spéciales ont été retrouvées mais pas leurs fusils d’assaut et d’autres armes. Dans un verdict rendu en 2006, les policiers ont été acquittés pour « légitime défense justifiable ». Les femmes et les enfants qui ont participé à la marche de protestation portaient des robes et des foulards rouge-vert-jaune (« couleurs kurdes ») et ont donc été les premiers visés par les soldats turcs qui les ont attaqués. La plupart des victimes étaient des femmes et des enfants. Certaines des personnes tuées dans l’agression meurtrière ont été attachées derrière des véhicules militaires et traînées au sol jusqu’au centre du district. Après le massacre, l’État a forcé les habitants de Digor à quitter leur ville natale, ce qu’ils ont fermement refusé malgré toutes les répressions, tortures, détentions et arrestations qu’ils ont subies. Alors que l’audience sur l’incident s’est poursuivie pendant 11 ans sans décision de justice, le défunt avocat des droits humains, Tahir Elçi, a porté l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme en 2004, invoquant « des procédures judiciaires excessivement longues », « l’absence de enquête » et « violation du droit à la vie ». En 2006, la Turquie a conclu l’affaire et huit policiers ont été acquittés après avoir soutenu dans leur défense écrite devant le tribunal que la foule avait ouvert le feu sur eux avec des fusils d’assaut malgré le fait qu’aucune preuve d’une telle attaque n’a été trouvée pendant la examen effectué sur les lieux après le massacre. Annonçant son verdict après l’acquittement de l’accusé par la Turquie, la CEDH a condamné la Turquie à payer des dommages et intérêts pécuniaires et non pécuniaires. ANF

TURQUIE. Des feux de forêt menacent un village kurde

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TURQUIE / KURDISTAN – Des feux de forêt dévastateurs engloutissent des provinces kurdes en Turquie, mettant en péril des zones résidentielles et des sites vitaux, alors que l’inaction ou la réponse tardive des autorités turques alimente le désespoir des Kurdes pour qui, les feux de forêts du Kurdistan font partie de la politique de la terre brûlée de l’État colonialiste turc. Une série de feux de forêt dévastateurs qui ont fait rage dans plusieurs provinces kurdes de Turquie ont commencé à menacer les zones résidentielles de la province de Hakkari. Les feux de forêt, qui ont causé des destructions massives et déclenché des appels à l’aide des Kurdes, ont commencé il y a quelques jours et doivent encore être maîtrisés. Dans le village de Kavakli à Hakkari, un incendie de forêt en cours près de la cascade de Kaval n’a pas été maîtrisé pendant des jours, selon des villageois inquiets. Malgré leurs appels à l’intervention, les autorités turques ont tardé à réagir. Tragiquement, le feu a maintenant atteint le village de Celtik, connu en kurde sous le nom de Keha, incitant les pompiers à prendre des mesures partielles. Alors qu’ils ont réussi à éteindre la partie du feu qui menaçait les villages, le brasier fait toujours rage dans le relief montagneux. Des rapports indiquent également que des incendies de forêt font des ravages dans d’autres provinces. Dans le district de Lice à Diyarbakir, un incendie de forêt près des villages de Gom et Bamitni progresse rapidement vers les zones habitées. Les villageois ont pris les choses en main, creusant des tranchées autour de leurs habitations pour tenter de contenir l’incendie. Dans la province de Sirnak, le village de Roboski a souffert d’un incendie de forêt qui a déjà consumé près de 10 acres de bois. Les villageois ici ont également été la principale force derrière les efforts de lutte contre les incendies. De même, un incendie qui a pris naissance dans une région montagneuse du district de Silopi à Sirnak continue de se propager sans aucun effort visible pour le contrôler. Il s’agit du deuxième incendie de forêt dans la région en seulement trois semaines. La province d’Hakkari est également aux prises avec la menace d’un incendie près du village de Marinus. Malgré les tentatives des villageois pour lutter contre les flammes, leurs efforts se sont révélés insuffisants et leurs appels à l’aide gouvernementale sont restés sans réponse. Cet incendie représente un risque unique car il menace la zone autour de la cascade de Kaval, haute de 20 mètres, une attraction touristique populaire connue sous le nom de « paradis caché ». Gerçek News

AFRIN. Kidnapping et viol d’une adolescente kurde de 14 ans

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SYRIE / ROJAVA – Une adolescente kurde de 14 ans a été kidnappée et violée par des mercenaires de la division du sultan Suleiman Shah sous commandement de la Turquie dans le canton d’Afrin. La jeune fille a été forcée de signer des documents de mariage et sa famille menacée par les groupes armés du district de Jindires. Une jeune fille de 14 ans a été enlevée et violée par des membres d’un groupe armé dans le district de Jindires, du canton d’Afrin, dans le nord de la Syrie. L’organisation des droits de l’homme Afrin a révélé que la jeune fille avait été enlevée à son domicile par des individus armés. Selon la déclaration de l’organisation, la jeune fille a été enlevée de force à son domicile dans le village de Til Silor par Zekariya Bustani et son père Nasir Bustani, un employé du conseil local d’Afrin, tous deux armés. Enes Al-Hamdo, le commandant de la division Sultan Suleiman Chah (Liwa Sultan Souleymane Chah ou al-Amshat), l’un des groupes armés sous commandement de la Turquie présents à Afrin, aurait aidé ces individus qui ont emmené la fillette au domicile de Nasir Bustani, où elle avait été violée sous la menace d’armes. Ensuite, elle a été forcée de signer des documents de mariage pour épouser son violeur tandis que sa famille est sous la menace de ces groupes armés pour qu’elle ne divulgue pas ce crime. Les forces armées turques ont lancé le 20 janvier 2018 l’« Opération Rameau d’Olivier » pour envahir la région d’Afrin, avec la participation des mercenaires syriens. Après 58 jours d’attaques et de bombardements sanglants, Afrin est tombée sous le contrôle des forces armées turques et des groupes armés affiliés le 18 mars de la même année. Depuis, Afrin est devenu un enfer pour les Kurdes et les femmes à cause d’innombrables crimes de guerre, dont tortures, viols, féminicides, kidnappings, pillages, changement démographique d’Afrin nettoyée de sa population kurde… Au cours des cinq dernières années, la pression de ces forces a entraîné le déplacement de plus de 300 000 Kurdes de leurs maisons, ainsi que la confiscation de leurs oliveraies, champs et propriétés. De nombreuses personnes ont été kidnappées contre rançon, soumises à la torture et, tragiquement, certaines ont perdu la vie.

TURQUIE. Une grand-mère kurde et ses petits-enfants victimes de la barbarie étatique

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TURQUIE / KURDISTAN – Une grand-mère kurde et ses petits-enfants vivotent dans la remorque rouillée d’un camion à Diyarbakir (Amed) après que l’armée turque a détruit sa maison du quartier historique de Sur pendant le couvre-feu de 2015/2016 et emprisonné son fils avec lequel elle vivait. Dans un premier temps, les enfants de sa fille et de son fils avaient été pris par les autorités turques mais les enfants s’étaient plaints de mauvais traitements et sont retournés auprès de leur grand-mère qui vivait dans l’épave d’une remorque de camion abandonnée. Suite à un article d’un journal la communauté kurde s’est mobilisée et envoyé de l’argent et de l’aide matérielle à la famille nécessiteuse, tandis que les services sociaux turcs se sont engagés à octroyer une aide sociale à la famille et scolariser les enfants qu’ils avaient « oubliés » pendant des années… Une grand-mère et ses six jeunes petits-enfants vivent dans la remorque rouillée d’un camion à Diyarbakır depuis quatre ans après que leur maison a été endommagée lors des couvre-feux imposés par le gouvernement à la ville en 2015. Hanim Demir, 59 ans, a trouvé sa maison dans le district de Sur inhabitable pendant le couvre-feu militaire. Elle a accueilli les six enfants de son fils emprisonné et sa fille divorcée, qui ont maintenant entre 8 et 16 ans. Incapable de payer les réparations, la famille a emménagé dans la remorque d’un camion à Seyrantepe. L’abri de fortune n’a ni électricité ni eau. En hiver, la boîte métallique non isolée devient extrêmement froide et la pluie s’infiltre, rendant les enfants constamment malades. Demir, qui souffre d’asthme, n’a pas les moyens d’acheter des médicaments. Sans revenu autre qu’un petit chèque d’aide sociale, ils comptent sur l’aide de leurs voisins. Les six enfants ne sont pas scolarisés, les plus âgés occupant des emplois subalternes comme la cueillette saisonnière de noisettes pour gagner un revenu supplémentaire. Ils ont brièvement séjourné dans des dortoirs du gouvernement mais se sont plaints de mauvais traitements. Leur situation est désastreuse et leur avenir est sombre. Demir est désespérée : « Notre maison a été détruite. Nous avons demandé aux autorités de nous aider à le réparer, mais ils n’ont rien fait. Quand je suis allée demander de l’aide aux services sociaux, ils m’ont demandé pour qui j’avais voté. J’essaie juste de m’occuper seule de mes six petits-enfants. Tout le monde devrait entendre ma voix. » Après que le sort de la famille ait été rendu public dans l’Arti Gercek, des représentants de la Direction des services familiaux et sociaux se sont rendus chez la famille pour inscrire les enfants à l’école et leur octroyer une aide sociale. Des individus et des associations à travers la Turquie et l’Europe ont également fait don de nourriture, de biens et d’argent. L’association locale des Mukhtars (chefs de quartier) s’est engagée à réparer entièrement la maison endommagée afin que la famille puisse rentrer chez elle. Les Mukhtars considèrent comme un devoir civique d’aider les familles dans le besoin. La compassion et l’engagement des Mukhtars ont redonné espoir, mais la grand-mère et les petits-enfants luttent toujours pour reconstruire leur vie après la destruction de leur maison et l’absence des parents.

TURQUIE. Arrestation d’une députée germano-kurde à Antalya

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Début août, la députée germano-kurde, Gökay Akbulut, membre du Parti de gauche (Die Linke), a été arrêté quelques heures à Antalya, en Turquie. Le gouvernement fédéral a dû intervenir au plus haut niveau pour faire libérer Akbulut. Chaque année, à cause des déclarations ou partages pro-kurdes sur les réseaux sociaux, de nombreux Kurdes d’Europe sont détenus ou inquiétés par les autorités turques quand ils rendent visite aux proches. Ils sont accusés de faire de la propagande terroriste ou d’être membre d’une organisation terroriste. Ils n’ont pas tous la « chance » d’Akbulut pour être libérés immédiatement et deviennent des otages d’une « justice » pervertie par le pourvoir politique en place.

La jeunesse et les médias numériques de la modernité capitaliste

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Le journaliste kurde, Firaz Dağ met en garde la société face aux dangers des médias numériques qui lobotomisent la jeunesse et déclare qu’« Il est impératif que nous reconnaissions que les médias numériques sont un outil du système de la modernité capitaliste pour le contrôle et la manipulation de la jeunesse et cela est devenu de plus en plus clair au fil du temps. » Firaz Dağ détaille les dangers des médias numériques ainsi: L’évolution exponentielle de la technologie au cours des dernières décennies s’est avérée être un véritable défi à faire comprendre à la société. En même temps que des avancées importantes dans le domaine de la santé et du développement ont été réalisées, il devient de plus en plus clair que ces avancées sont au service de la modernité capitaliste et des intérêts qui la sous-tendent. Un médicament qui peut conduire à la guérison d’une certaine maladie devient accessible en fonction de la valeur marchande et non en raison du besoin humain de vaincre la maladie. Dans le même temps, les technologies qui, il y a peu de temps, étaient considérées comme le reflet d’une minorité élitiste, sont désormais largement accessibles par les gens d’une manière absurde et consumériste. De nos jours, il est difficile de trouver un jeune qui n’a pas un téléphone de qualité et qui n’utilise pas les médias numériques au quotidien… sans compter les différentes études qui soulignent que dans un avenir très proche, l’Intelligence Artificielle atteindra le niveau humain. De plus, d’ici 2026, environ 2 milliards d’utilisateurs seront dans le métaverse*. Mais qu’est-ce que cela veut dire de toute façon ? Pour commencer à comprendre tout ce processus, qui s’est déroulé extrêmement rapidement et génère des conflits d’opinion entre les générations, il est nécessaire de s’arrêter et d’analyser des points clés importants afin de tracer une ligne de raisonnement claire et cohérente avec la réalité et qui présente une alternative à cela. 1. A quoi servent les Médias Numériques (Réseaux Sociaux) ? 2. Comment influence-t-il le quotidien de la société et l’état d’esprit de ses utilisateurs ? 3. Le phénomène des « influenceurs » et le nouveau produit du capitalisme. 4. Intelligence artificielle, algorithmes, publicité et addiction. 5. Métavers, isolement social, éloignement de la nature humaine et autres conséquences 6. Alternative ? À QUOI SERVENT LES MÉDIAS NUMÉRIQUES ? Les premiers médias numériques – communément appelés réseaux sociaux (un nom que je refuse d’utiliser, car il n’y a rien de social là-dedans), ont commencé à émerger à la fin des années 90 et au début des années 2000, avec les avancées technologiques fournissant des réseaux de contact à partir d’Internet. Les applications les plus célèbres de cette période sont MSN – lancé en 1995 et suivi du succès d’Orkut, lancé en 2004. Alors que MSN cherchait à créer des méthodes de contact direct entre les individus, orkut offrait une expérience différente, donnant la possibilité de créer des communautés d’amis ou des thèmes d’intérêt commun, partageant vos moments du quotidien et même jouant sur la plateforme. C’était une explosion d’utilisateurs et un phénomène parmi la jeunesse de l’époque. Cependant, c’est avec l’émergence de Facebook (lancé la même année) et ses interactions « j’aime » et « partage » que les médias numériques vont commencer à avoir un autre rôle dans la société et commencer à développer une mentalité au sein de la société. C’est à partir de l’expérience de Facebook et rapidement suivi d’Instagram (lancé en 2010) que le focus des médias numériques a cessé d’être proprement un moyen de communication directe entre des personnes physiquement éloignées, pour être un médium et une plateforme pour partager leurs photos, réflexions, vidéos, votre quotidien, etc. Avec la mise en place de la possibilité de réagir aux contenus publiés, une réflexion presque naturelle a émergé, des personnes publiant cherchant à plaire à leurs followers et amis, en plus de gonfler leur ego à partir d’un décompte virtuel généré par une interaction virtuelle – et les plates-formes et les applications ont commencé à se réorganiser et à se restructurer dans cette quête d’attention, mais je parlerai du moment où aborder le sujet des algorithmes. COMMENT LES MÉDIAS NUMÉRIQUES INFLUENCENT LA SOCIÉTÉ ET L’ÉTAT D’ESPRIT DE SES UTILISATEURS Tout d’abord, je pense qu’il est important de préciser que je n’ai pas étudié la psychologie ou toute autre forme d’« AI [intelligence artificielle] », ce qui ne fait pas de moi un professionnel pour aborder le sujet. Cependant, il existe plusieurs études réalisées et en cours sur le sujet, par différents secteurs de la science positiviste qui cherchent à comprendre les effets des médias numériques sur la société – en particulier sur les jeunes, et il est prudent de dire que l’utilisation du terme ‘ utilisateur » en se référant aux utilisateurs de ces médias est affirmé, puisque les réactions générées dans le cerveau humain provoquées par les médias numériques chez ses utilisateurs sont extrêmement similaires à la manière dont la cocaïne affecte le cerveau. Un documentaire diffusé par Netflix (une contradiction de la modernité capitaliste entre en jeu, puisque Netflix utilise aussi des méthodes pour divertir et retenir l’attention de ses utilisateurs) intitulé « The Dilema of Social Media [Le dilemme des médias sociaux] », aborde précisément ces effets des réseaux sur la jeunesse et est composé de personnes qui travaillaient au développement des algorithmes de ces réseaux et savaient quelles en seraient les conséquences. Le documentaire présente comment nous sommes manipulés pour générer des profits pour les grandes entreprises, l’impact que cette invasion peut avoir sur nos vies personnelles, comment les réseaux facilitent la diffusion de fausses nouvelles, etc. Le site Web du film lui-même parle du processus de production du travail, mais a également d’autres onglets intéressants ; soulève le dilemme lui-même en présentant des informations telles que : une étude de 5 000 personnes a révélé qu’une plus grande utilisation des médias sociaux est corrélée avec des déclins autodéclarés de la santé mentale et physique et de la satisfaction de vivre ; le nombre de pays menant des campagnes de désinformation politique sur les réseaux sociaux a doublé au cours des deux dernières années ; et 64 % des personnes qui ont rejoint des groupes extrémistes sur Facebook l’ont fait parce que des algorithmes les y ont guidés. Le grand et le plus gros problème généré par les médias numériques de nos jours repose à nouveau sur les erreurs créées par le capitalisme et sa dissuasion de la compréhension de la liberté. Les jeunes qui utilisent les médias numériques le font parce qu’ils sont entourés d’une réalité dans laquelle ne pas le faire serait inhabituel, en plus du fait qu’ils pensent qu’être activement sur le net, publier et diffuser est une forme de leur liberté d’expression et à droite, alors qu’ils ne reconnaissent pas les effets négatifs causés par ces réseaux et comment la consommation de leur contenu façonne leur perception de la réalité. Oui, les médias numériques pourraient jouer un rôle positif dans la société s’ils étaient au service des intérêts de la société et non des intérêts des entreprises. Les médias se sont « démocratisés » au point que n’importe qui avec un téléphone dans les mains peut rendre public un fait qui s’est produit à ce moment-là, dénoncer des abus de la police, un stratagème de corruption, etc. Cependant, en tant que société, nous avons dépassé ce stade et sommes allant en sens inverse, où réalité et vérité se moulent et se forment à partir de la production et de la diffusion de mensonges répétés inlassablement sur les réseaux jusqu’à ce qu’ils deviennent réalité. Les exemples sont nombreux… l’élection américaine de 2016, l’élection de 2018 au Brésil, l’existence de chaînes comme Brasil Paralelo, etc. Il est impératif que nous reconnaissions que les médias numériques sont un outil du système de la modernité capitaliste pour le contrôle et la manipulation de la jeunesse et cela est devenu de plus en plus clair au fil du temps. Une jeunesse occupée de futilités, de consommation, d’ego, de likes, de célébrités, de drogues, bref une jeunesse aliénée et occupée, ne parvient pas à jouer son rôle de jeunesse du questionnement, de l’auto-questionnement, de la révolte contre les injustices et les pratiques de ce système. Ils deviennent vassaux de la mentalité à laquelle ils sont naturellement opposés. ANF « *Le metaverse (contraction de « méta » et « univers », c’est-à-dire méta-univers) est un réseau d’environnements virtuels toujours actifs dans lequel de nombreuses personnes peuvent interagir entre elles et avec ces objets numériques tout en exploitant des représentations virtuelles – ou avatars- d’elles-mêmes. »