La Turquie participe-t-elle à la propagande anti-kurde au Japon?
TURQUIE. En février, il y avait 42 journalistes dans les prisons turques
TURQUIE. Acquittement des suspects d’exécutions extrajudiciaires commis dans les années 1990
L’affaire
Le 20 décembre 2013, un acte d’accusation a été émis contre les auteurs de certains meurtres non résolus dans les années 1990. Selon l’acte d’accusation, les accusés étaient accusés des meurtres des individus suivants : Abdülmecit Baskın, Namık Erdoğan, Metin Vural, Recep Kuzucu, Behçet Cantürk, Savaş Buldan, Hacı Karay, Adnan Yıldırım, İsmail Karaalioğlu, Yusuf Ekinci, Ömer Lutfi Topal. , Hikmet Babataş, Medet Serhat, Feyzi Aslan, Lazem Esmaeılı, Asker Smıtko, Tarık Ümit, Salih Aslan et Faik Candan, parmi lesquels se trouvaient des hommes politiques kurdes, des hommes d’affaires kurdes, des trafiquants de drogue, des avocats et un officier des renseignements turcs. Les accusés ont été jugés par le 1er tribunal pénal d’Ankara pour le crime de « meurtre dans le cadre des activités d’une organisation armée constituée pour commettre des crimes ». Le verdict a été rendu le 13 décembre 2019. Le tribunal a déclaré que Mahmut Yıldırım, alias « Yeşil », un des agent clés impliqués dans de nombreuses exécutions extrajudiciaires, était toujours considéré comme « fugitif », a ordonné la séparation de son dossier. Tous les autres accusés, dont Mehmet Ağar (ancien directeur général de la sécurité publique, ancien député d’Elazığ et ancien ministre de l’Intérieur et ministre de la Justice) et Korkut Eken (ancien officier militaire et agent de l’Organisation nationale de renseignement) ont été acquittés. Le jury a déclaré « qu’il n’y a aucune preuve dans le dossier » lors de l’annonce du verdict d’acquittement et n’a pris en compte aucune objection des avocats intervenants à cet égard. L’affaire a été rejugée suite à la décision de la Cour de cassation de l’annuler, mais le verdict est resté inchangé. *Le JITEM (service de renseignements et antiterrorisme de la gendarmerie turque)a été actif notamment dans les années 90 pendant lesquelles des milliers d’opposants ou civils kurdes ont été enlevés, tués par le JITEM et déclarés « portés disparus » par les autorités turques. Ces enlèvements et disparitions forcées sont à l’origine de la création en mai 1995 du collectif des Mères du Samedi qui ont commencé à se réunir tous les samedi sur la place Galatasaray, à Istanbul, exigeant qu’on fasse la lumière sur le sort de leurs enfants « portés disparus ».IRAN. 11 prisonniers tués sous la torture en 2023
Selon les données compilées par le Centre de statistiques de l’ONG Hengaw, l’année 2023 a été marquée par la perte d’au moins 32 vies dans les prisons et centres de détention de la République islamique d’Iran. Parmi eux, deux détenus politiques ont connu une mort suspecte peu après leur libération, tandis qu’un individu a été mortellement abattu par les forces de renseignement alors qu’il tentait de s’enfuir.
Sur les 35 décès enregistrés, une majorité significative – 21 personnes – étaient des prisonniers kurdes. Il est alarmant de constater que 11 de ces décès sont dus à la torture, tandis que neuf ont été attribués à des soins médicaux retardés et à des soins de santé inadéquats.
La province d’Ourmia a enregistré le plus grand nombre de décès de prisonniers, avec 11 cas signalés. En outre, 23 des décès ont eu lieu dans divers pénitenciers centraux et publics de différentes villes, tandis que trois personnes ont péri sous la torture dans les centres de détention du Département du renseignement et de l’information du CGRI.
L’année 2023 a notamment vu la mort de 11 détenus accusés de trafic de drogue et de neuf prisonniers politiques dans les prisons iraniennes.
Séparation des décès de prisonniers dans les prisons iraniennes :
Selon ce rapport, la majorité des décès de prisonniers sont dus à la torture infligée par les institutions de sécurité, soit 11 cas. En outre, neuf prisonniers ont succombé à leur décès en raison de soins médicaux inadéquats et de retards dans leur transfert vers des établissements médicaux, tandis que trois prisonniers sont décédés dans des circonstances suspectes, soupçonnés d’être empoisonnés.
Décès sous la torture : 11 cas, soit 31,5 % de tous les cas Manque de soins médicaux : 9 cas, soit 26 % de tous les cas Conflit avec d’autres prisonniers : 4 cas, soit 11,5 % de tous les cas Mort suspecte : 3 cas, soit 8,5 % de tous les cas Intoxication : 3 cas, soit 8,5 % de tous les cas. Suicide : 3 cas, soit 8 % de l’ensemble des cas. Coups de feu tirés pendant la détention : 1 cas, soit 3 % de l’ensemble des cas. Crise cardiaque avant l’exécution de la peine de mort : 1 cas, représentant également 3% de tous les cas60 % des détenus morts en prison en 2023 étaient des Kurdes
Selon les statistiques de Hengaw, 21 cas, soit 60 % des prisonniers morts dans les prisons iraniennes l’année dernière, étaient des prisonniers kurdes. Ce chiffre illustre clairement le recours accru à la violence par les institutions de sécurité au Kurdistan pour réprimer les prisonniers.
De plus, l’année dernière, au moins sept prisonniers baloutches, soit 20 % de tous les cas, sont morts dans les prisons et centres de détention iraniens. Par ailleurs, un prisonnier possédant la double nationalité (irano-américaine) est également décédé à Téhéran.
• Prisonniers kurdes : 21 cas • Prisonniers baloutches : 7 cas • Prisonniers Gilak : 2 cas • Prisonniers Lurs (Lors) et Bakhtiaris : 2 cas • Prisonniers turcs : 1 cas • Prisonniers ayant la double nationalité : 1 cas • Prisonniers Fars : 1 cas
Les droits humains en Turquie : bilan 2023
ROJAVA. Ouverture d’un nouveau campus à l’université de Kobanê
ROJAVA. L’occupation turque pille et détruit un site archéologique d’Afrin
ROJAVA. La Turquie construit un autre centre pour colons à Afrin
TURQUIE. Au moins 17 concerts kurdes interdits ces 5 dernières années
FRANCE. 8 mars 2024 : Partout les femmes résistent !
8 MARS : journée internationale de lutte pour les droits des femmes
Face aux attaques du gouvernement, des droites et extrêmes droites, partout les femmes résistent !
GRÈVE FÉMINISTE !
Nous appelons à la grève du travail, des tâches domestiques, de la consommation. Parce que seules nos voix, nos cris, nos actions visibles pourront faire bouger la société et le pouvoir pour enfin obtenir l’égalité.
Solidarité avec les femmes du monde entier !
Le 8 mars, nous serons en grève en solidarité avec nos sœurs confrontées aux guerres qui sévissent dans le monde.
En solidarité avec celles qui font face à des bombardements massifs, à l’exode, sont victimes de viols de guerre, peinent à nourrir leur famille et elles-mêmes.
En solidarité avec toutes celles qui se défendent farouchement pour recouvrer leur liberté et leurs droits.
NON à la réaction, NON à l’extrême droite
Les idées d’extrême droite qui prônent la haine de l’autre, le racisme, la misogynie, la LGBTQIAphobie, remportent des succès électoraux partout dans le monde, se banalisent. En France, le gouvernement et la droite en reprennent à leur compte.
La loi immigration votée en décembre dernier en est un exemple. Même si un tiers des dispositions, comme celles instituant la préférence nationale ont été invalidées par le Conseil constitutionnel, cette loi raciste s’attaque au droit d’asile et à tou·te·s les sans papiers.
Nous réclamons l’abrogation de la loi immigration et la régularisation de tou·te·s les sans-papiers.
Nous voulons vivre et pas survivre !
Les inégalités salariales, les bas salaires et désormais l’inflation dégradent les conditions de vie. Les femmes représentent 62% des personnes payées au SMIC et 70% des bénéficiaires des banques alimentaires. Plus de 9 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. 300 000 personnes dont 3 000 enfants vivent dans la rue. Certaines en meurent.
Nous demandons la hausse des salaires, la revalorisation des minimas sociaux, la construction massive de logements sociaux.
Du travail et des salaires décents
Les femmes, notamment les mères isolées, sont particulièrement impactées par la vie chère, elles occupent des emplois mal rémunérés, sont souvent percutées par la précarité et le temps partiel imposé et touchent un salaire en moyenne ¼ inférieur à celui des hommes. Les femmes, dont les retraites sont 40% inférieures à celles des hommes, sont encore plus impactées par la dernière réforme.
Nous réclamons l’abrogation de la réforme Macron des retraites, des lois qui pénalisent les chômeurs·euses et les bénéficiaires du RSA. Nous réclamons la revalorisation des métiers féminisés (éducation, soin, nettoyage…), l’égalité salariale, l’interdiction du temps partiel imposé, la transformation des CDD en CDI. Nous voulons la retraite à 60 ans avec 37,5 annuités.
Des services publics au service de nos besoins
L’idéologie libérale vise à casser et à privatiser les services publics : hôpital, école, EHPAD, logement. Ce sont les femmes qui compensent cette carence auprès des enfants comme des plus âgé·e·s, des malades, au détriment de leur carrière, de leur autonomie financière, de leur santé.
Elles assument la grande majorité des tâches domestiques et d’éducation des enfants. Elles portent une charge mentale les obligeant à devoir constamment tout planifier.
Nous voulons des services publics de qualité et réclamons la création de services publics de la petite enfance et de la perte d’autonomie.
Nous voulons du temps pour vivre, un partage égal des tâches, une réduction du temps de travail pour toutes et tous.
Notre corps nous appartient
Le droit à l’avortement est un droit fondamental
Nous réclamons la réouverture de tous les centres d’interruption volontaires de grossesse fermés. Nous voulons inscrire dans la Constitution le droit à l’avortement de façon réellement protectrice.
Macron appelle à un « réarmement démographique », aux relents pétainistes et natalistes, comme si le désir d’enfant dépendait de l’injonction politique et nous prépare un congé de naissance tout en pointant du doigt des parents «défaillants».
LGBTQIA, nous voulons pouvoir faire nos choix de vie, vivre librement notre orientation sexuelle, nos identités.
Handicapées, nous subissons toutes les violences.
Nous sommes privées de nos droits à l’autonomie, à l’éducation, à l’emploi, aux soins, et à la procréation. Nous voulons notre indépendance économique, l’accessibilité universelle à l’ensemble de l’espace public et à tous les lieux et bâtiments.
Stop aux violences sexistes et sexuelles
#MeToo est partout, dans tous les milieux. L’impunité persiste, 1% des viols sont condamnés. Macron se permet d’apporter son soutien à Depardieu, mis en examen pour viol et se porte ainsi garant de tout un schéma d’oppression. Les violences obstétricales et gynécologiques (VOG) sont systémiques et impunies. 9% des femmes se disent victimes de brutalités dans le soin selon le Haut Conseil à l’Égalité. Ce dernier insiste sur la persistance du sexisme chez les plus jeunes. Quand 56% des victimes de violences sexuelles sont des mineur·e·s et 160 000 enfants victimes par an, Macron décapite la Commission Indépendante sur l’Inceste et les Violences Sexuelles faites aux Enfants et fait silence sur les 30 000 témoignages recueillis.
Alors que la France accueillera cet été les Jeux Olympiques et Paralympiques, nous demandons la mise en place d’actions concrètes pour lutter contre toutes les violences sexistes et sexuelles, protéger les victimes et combattre les réseaux de traite prostitutionnelle et de proxénétisme.
Nous voulons restaurer la CIIVISE dans son but initial et suivre ses recommandations. Nous réclamons trois milliards pour lutter contre les violences, l’application des lois existantes, le vote d’une loi-cadre contre les violences masculines à l’encontre des femmes, des enfants et des minorités de genre.
Éduquer à l’égalité, un enjeu majeur
Une éducation à l’égalité doit permettre aux enfants de comprendre les mécanismes de domination s’exerçant dans notre société.
Nous voulons une éducation non sexiste, la mise en place effective d’une éducation à la vie affective et sexuelle qui intègre les notions de désir et de plaisir, d’une éducation au consentement et à l’égalité.
