Maxime Azadî: Que signifie l’accord entre les Kurdes et Damas ?
PARIS. « L’avenir des Kurdes dans le contexte des droits humains et de la démocratie en Turquie »
Détails à venir… TURQUIE. Une journaliste menacée pour une photo prise lors d’un défilé féministe du 8 mars

« Les femmes journalistes ne sont en sécurité nulle part »
Deniz a décrit les menaces auxquelles elle a été confrontée : « Je travaille comme journaliste à Diyarbakır depuis des années et je documente les violations des droits humains. Hier, j’ai pris et partagé une photo d’uns pancarte appartenant au Réseau de Diyarbakır de lutte contre la violence (DAKAP). C’est pour cette raison que j’ai été prise pour cible. » « Les femmes journalistes ne sont en sécurité nulle part. Les messages que j’ai reçus – menaces de viol, de meurtre et insultes – montrent une fois de plus ce que vivent les femmes journalistes. Je vais porter plainte demain pour tout cela », a-t-elle ajouté.Réactions des groupes de défense des droits humains
Plusieurs associations de journalistes et organisations de femmes ont condamné les menaces contre Deniz et exprimé leur soutien. Le syndicat des travailleurs de la presse DİSK (Basın-İş), dont Deniz est membre, a dénoncé le harcèlement en ligne et a déclaré qu’il déposerait une plainte pénale concernant les menaces. L’Association des journalistes Dicle Fırat (DFG) a défendu le travail de Deniz, déclarant : « Evrim Deniz faisait son travail de journaliste. Elle a couvert la manifestation, capturant les messages véhiculés par les banderoles et les pancartes. Il est inacceptable qu’elle ait été prise pour cible, menacée de mort et que son adresse personnelle ait été divulguée. » L’Association des femmes journalistes de Mésopotamie (MKG) a également condamné ces menaces, déclarant : « Nous n’acceptons pas que la journaliste Evrim Deniz soit devenue une cible ouverte simplement parce qu’elle a photographié une pancarte liée aux questions LGBT lors du rassemblement de la Journée des femmes du 8 mars. »Action en justice et soutien continu
La Commission des droits LGBTI+ du Barreau de Diyarbakır a déclaré : « Nous soutenons la journaliste Evrim Deniz, qui a été victime de menaces et d’insultes pour avoir partagé une image d’une pancarte sur laquelle on pouvait lire ‘Mettre fin à la discrimination, à la violence et au harcèlement contre les personnes LGBTI+’ lors du rassemblement du 8 mars. Nous suivrons de près le processus judiciaire. » L’Association des femmes Rosa a également exprimé sa solidarité en déclarant : « Nous étions dans la rue le 8 mars pour exiger une vie libre et égalitaire. Nous condamnons fermement les menaces, les insultes et les attaques contre notre collègue Evrim Deniz à cause d’une photo qu’elle a prise. Nous sommes à ses côtés contre ces attaques qui divisent. »« Personne n’a le droit de mettre en danger la sécurité d’un journaliste »
Erol Önderoğlu, représentant de Reporters sans frontières (RSF) en Turquie, a également critiqué les menaces contre Deniz : « La journaliste Evrim Deniz a été victime d’agressions verbales sexistes et de menaces de mort simplement parce qu’elle a photographié et partagé une pancarte sur laquelle était écrit : « Mettez fin à la discrimination, à la violence et au harcèlement contre les personnes LGBTI+. » Cela ne peut être toléré. Personne n’a le droit de mettre en danger la sécurité d’un journaliste. » (Bianet)ROJAVA. Un drone turc tue un enfant et blesse deux autres dans le canton de Kobanê
Des drone de l’État turc ont bombardé le village de Bîr Hiso au sud de Kobanê, le village de Gerraf dans la ville de Sirrîn et les environs du barrage de Tishreen.
L’attaque du village de Gerraf a tué Fewaz Mistefa Îbrahîm (13 ans) et blessé Ebdilnafih Mihemed Misto (9 ans) et Ebdilrehîm Mihemed Misto (13 ans). ROJAVA. Les Kurdes vont-ils échapper aux foudres d’HTS ?
SYRIE. Al-Jolani est responsable du massacre des Alaouites
Les femmes druzes soutiennent le gouvernement autonome et la confédération des femmes
ROJAVA. Les étudiants kurdes bloqués à Lattaquié et Homs vont être évacués
La direction des transports de l’administration autonome du canton de Jazera a annoncé aujourd’hui qu’elle était prête à évacuer les étudiants bloqués à Lattaquié et à Homs. Cette annonce a été faite dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.
La direction a déclaré : « Dans le cadre de notre responsabilité sociale et de notre devoir envers les étudiants et la communauté, la direction des transports de la région de Jazera annonce l’affectation de bus Jian et Izla pour évacuer les étudiants bloqués dans les régions de Lattaquié et de Homs, à partir d’hier et d’aujourd’hui, qui ont été affectées par des conditions difficiles.
Cette initiative est une réponse urgente et une garantie pour la sécurité de nos chers étudiants. Elle vise à leur fournir un moyen de transport sûr pour les ramener dans leurs régions et leurs familles en toute sécurité. »
Nous affirmons notre engagement continu à soutenir toutes les initiatives humanitaires et sociales qui servent la communauté et soulagent ses souffrances.
Les voyages en bus seront programmés selon un horaire soigneusement étudié pour répondre aux besoins des étudiants dans les zones mentionnées, et une coordination sera maintenue avec les autorités compétentes pour assurer la fluidité des déplacements et la sécurité de tous ». (ANHA)
Militant baloutche : la lutte des Kurdes nous inspire

« La coprésidence renforce le rôle des femmes dans la gouvernance »
A l’occasion de la Journée internationale des femmes, célébrée chaque année le 8 mars, coprésidente de l’Autorité des droits humains et de la justice, Mîzgîn Hasan, a expliqué dans un entretien accordé à l’Agence ANHA la profonde signification de cette journée pour les femmes. Elle l’a décrite comme une journée de lutte contre l’exploitation, l’oppression et les mentalités patriarcales qui ont assujetti les femmes pendant des millénaires. Elle a rappelé le rôle important que jouent les femmes dans l’administration autonome et a souligné l’importance de leur participation dans la construction de l’avenir de la Syrie.
Hassan a noté que, dans le cadre de la révolution des femmes dans le nord et l’est de la Syrie, les femmes ont atteint des niveaux avancés de participation. Elle a exhorté les femmes à préserver leurs acquis et à célébrer le 8 mars avec enthousiasme. « Les femmes doivent affirmer leur volonté en ce jour », a-t-elle déclaré. « En Syrie, les femmes traversent une phase turbulente, confrontées à l’exclusion et à la marginalisation. Par conséquent, elles doivent prendre position contre cette réalité. »
Le système de coprésidence : une étape importante pour la représentation des femmes
Hassan a identifié le système de coprésidence comme l’une des réalisations les plus marquantes pour les femmes, garantissant leur forte représentation dans les sphères administratives, politiques, diplomatiques et culturelles. Grâce à la révolution des femmes, les femmes ont atteint un niveau où elles peuvent établir leurs propres institutions et débattre d’un modèle de gouvernance indépendant. Les femmes du nord et de l’est de la Syrie se sont organisées au sein de divers organismes, tels que le Conseil de justice des femmes, le Conseil des femmes du nord et de l’est de la Syrie, le Conseil des femmes syriennes et l’Organe de coordination des femmes. Au niveau plus large de la gouvernance, elles se sont structurées au sein de comités et de conseils. « Petit à petit, les femmes seront en mesure de construire leur propre système confédéral », a-t-elle affirmé.
Faisant référence au contrat social en vigueur dans le nord et l’est de la Syrie, Mme Hassan a souligné ses nombreuses dispositions concernant les femmes. Outre le système de coprésidence, les femmes détiennent 50 % des sièges au gouvernement. « Un modèle de gouvernance centré sur les femmes est en train de prendre forme, où les femmes s’organisent au sein d’institutions, d’organes de coordination et de conseils. Toutes les affaires et activités des femmes sont discutées dans ce cadre, et la décision finale revient à ce système », a-t-elle expliqué. Elle a en outre noté que le contrat social garantit les droits des femmes, qualifiant les crimes contre les femmes, en particulier les crimes dits « d’honneur », d’infractions pénales.
« La coprésidence apporte la démocratie »
En évoquant l’importance du modèle de coprésidence, Hassan a déclaré qu’il favorise la délibération et la prise de décision inclusive. « Les femmes sont le fondement de la justice et de l’égalité. Lorsque les décisions sont prises en tenant compte du point de vue des femmes, nous pouvons affirmer avec une grande confiance qu’elles ont beaucoup plus de chances d’être justes et équilibrées. »
« L’administration autonome : un modèle orienté vers les solutions »
Hassan a décrit l’Administration autonome comme un nouveau modèle de gouvernance qui donne la priorité aux droits des femmes et des citoyens, se présentant comme la solution optimale aux défis actuels de la Syrie. « D’un point de vue administratif, l’Administration autonome représente la voie la plus viable pour la Syrie, et elle servira également de solution pour les femmes. »
« Les femmes doivent s’engager dans la nouvelle phase de la Syrie »
Hassan a conclu en soulignant que si les droits des diverses communautés et des femmes syriennes ne sont pas reconnus, le régime actuel de Damas ne réussira pas. Elle a rappelé les luttes historiques des femmes sous le régime baathiste et leur résistance continue contre la violence du régime syrien et des groupes extrémistes tels que l’EI.
« Les femmes se battent depuis des années. Aujourd’hui, elles doivent faire partie de la nouvelle phase en Syrie et prendre la place qui leur revient par tous les moyens nécessaires », a-t-elle affirmé. ‘ANHA)