Un militant kurde assassiné en Suède

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Un jeune Kurde originaire du Kurdistan du Sud, aurait été tué en Suède.
 
Un jeune Kurde du nom de Bilêse Omer aurait été retrouvé assassiné à l’hôtel Sheraton, à Stockholm.
 
Les responsables de la police suédoise n’ont encore fait aucune déclaration officielle sur la mort de l’homme kurde.
 
Bilêse Omer serait le fils d’Omer Kwêxa Sabir, membre du conseil général du mouvement Gorran (changement), un parti d’opposition du Bashur (Kurdistan du Sud).
 

ROJAVA. Campagne de plantation de 4 millions d’arbres à Qamishlo contre la désertification

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SYRIE / ROJAVA – Un groupe de volontaires a lancé une campagne de plantation de 4 000 000 d’arbres dans la région kurde de Qamishlo pour lutter contre la désertification. ils attendent la participation d’autres pays et ONG à leur projet qui est très ambitieux.
 
Cet automne, cinq volontaires ont lancé une campagne de reboisement dans le nord-est de la Syrie, qu’ils ont baptisée « Green Strands ». La campagne vise à planter environ 4 000 000 d’arbres en cinq ans.
 
Des milliers de graines
 
L’équipe des participants a semé environ 15 000 graines dans des sacs dans la pépinière Afrin de la ville de Qamishli, afin de les transplanter après un an, selon les responsables de la campagne.
Les volontaires préfèrent planter des graines et attendre qu’elles poussent en gaules, plutôt que d’en acheter des prêtes car il s’agit d’un projet de volontariat.
 
Ziwar Sheikho, le porte-parole de la campagne Green Strands, n’a pas nié la difficulté de la tâche, qu’il a décrite comme «un grand défi à travers lequel nous visons à changer les conditions environnementales dans la région».
 
Au cours des dernières décennies, le sol des régions du nord de la Syrie s’est gravement détérioré, le gouvernement central de Damas ayant mandaté la culture du blé et d’autres cultures qui ont un effet néfaste sur la qualité du sol. Le gouvernement syrien a infligé des amendes à ceux qui poussaient des arbres sur des terres agricoles et a brûlé, coupé et vendu des milliers d’oliviers dans le nord du pays, selon Sheikho.
 
Participation ouverte
 
La campagne a choisi de planter des arbres forestiers qui pourraient s’adapter à plusieurs climats.
 
Jilan Hussein, un volontaire de la campagne, a déclaré que le projet est une campagne de volontariat et que n’importe qui peut participer. « Ces arbres modifieront le climat et changeront le climat sec dans la région du Rojava », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’ « ils joueront un rôle important dans l’augmentation de la végétation, car ils sont excellents pour la santé et l’esthétique. »
 
Les volontaires ont contacté des partis et des institutions locales et internationales afin d’expliquer l’objectif de la campagne et les inviter à y participer.
 
Gulistan Sido, coordinatrice de la campagne, a déclaré que de nombreuses parties sont intéressées par ces projets environnementaux et ont exprimé leur volonté de soutenir et de participer, que ce soit matériellement ou moralement.
 
Le mois prochain, Sido prévoit d’expliquer l’importance de la campagne lors d’une conférence officielle à laquelle plusieurs pays participeront. Il est prévu que la campagne gagnera plus de coopération et de soutien pendant la conférence, à laquelle plusieurs organisations et personnalités concernées par l’environnement seront présentes.
 

Les « Loups Gris » turcs menacent de mort les Arméniens d’Allemagne

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EUROPE – Après les attaques récentes visant les Arméniens de France, le gouvernement français avait dissout l’organisation fasciste turque « Loups Gris » qui terrorise depuis des décennies les Kurdes, les Arméniens et les opposants turcs réfugiés en Europe. Mais en Allemagne, cette même organisation refait surface avec des menaces de mort visant les Arméniens d’Allemagne qualifiés de « chiens infidèles d’Arménie », « enfants répugnants d’Arménie ».
 
La guerre azérie visant les Arméniens d’Artsakh a donné des idées aux fascistes turcs d’Allemagne qui distribuent des tracts menaçants dans les boîtes aux lettres des Arméniens d’Allemagne en s’inspirant du vocabulaire haineux du dictateur Aliev envers les Arméniens… Information partagée par le Collectif Van.  
 
Le Collectif VAN :
 

L’historien turc Taner Akçam, spécialiste du génocide arménien, publie sur son mur Facebook une alerte au sujet des Arméniens d’Allemagne et de leurs enfants, directement visés par des menaces de mort très claires émanant de la nébuleuse ultranationaliste turque regroupée sous la bannière informelle des « Loups Gris ». Des tracts ont été distribués dans les boîtes aux lettres d’Arméniens d’Allemagne, qualifiés de « chiens infidèles d’Arménie » et d’ « enfants répugnants d’Arménie ». Comme cela s’est récemment produit en France (essentiellement en banlieue lyonnaise), ces manifestations de la fachosphère turque rejaillissent à l’occasion de la guerre féroce menée du 27 septembre au 9 novembre 2020 par l’Azerbaïdjan et la Turquie (avec l’appui de milliers de djihadistes syriens), contre l’enclave arménienne du Haut-Karabakh.

 

Le chercheur parle de l’« original en allemand d’un tract distribué en Allemagne par les nationalistes turcs dans les boîtes aux lettres des Arméniens. ». Il poursuit : « C’est un crime et le gouvernement allemand devrait interdire cette organisation. »

 Traduction du tract des Loups Gris

« Les loups gris vous attraperont,

Enfants répugnants d’Arménie, nous vous trouverons tous, et vos enfants se tiendront devant vos tombes avant d’être enterrés dans leurs propres tombes.

Nous soutenons nos frères d’Azerbaïdjan et ne permettrons pas aux chiens infidèles d’Arménie de vivre en paix en Allemagne.

Nous vous connaissons et savons où sont vos enfants, jour et nuit.

Les Loups gris ne sont pas loin de vous ! »

 

Les « Loups gris » (Bozkurtlar) sont l’organisation de jeunesse du Parti du mouvement nationaliste d’extrême droite (MHP) en Turquie. Le groupe est identifié en Europe comme « Loups Gris » (ou Grey Wolves pour les pays anglophones) mais son nom original en turc est les « Foyers idéalistes » (Ülkü Ocakları).

Comme cela s’est récemment produit en France (essentiellement en banlieue lyonnaise), ces manifestations de la fachosphère turque rejaillissent à l’occasion de la guerre féroce menée du 27 septembre au 9 novembre 2020 par l’Azerbaïdjan et la Turquie (et leurs milliers de djihadistes syriens), contre l’enclave arménienne du Haut-Karabakh. A l’instar du gouvernement français qui – après les terrifiantes chasses aux Arméniens dans les rues de Vienne, Décines, Dijon, les profanations à Décines du Centre national de la mémoire arménienne et du Mémorial du génocide arménien de 1915, les tags anti-arméniens à Meyzieu – a publié un décret (voir plus bas) interdisant le « groupement de fait » Loups Gris, l’Allemagne se doit de prendre d’urgence des mesures identiques. Il lui faut protéger ses citoyens d’origine arménienne et se donner les moyens de poursuivre pénalement tous ceux qui se revendiquent de ce groupement d’extrême-droite, haineux et criminel. Au-delà du cas allemand, c’est l’Union européenne qui doit légiférer fermement contre ce phénomène criminel alimenté depuis des années par l’Etat turc : d’autres pays au sein de l’Union sont largement touchés, dont en particulier la Belgique. Il est temps de prendre enfin en compte une idéologie malheureusement trop prégnante dans la société turque, y compris dans sa diaspora, depuis la création en 1966 des « Foyers idéalistes » (Ülkü Ocakları) par Alparslan Türkeş, dit « başbuğ » – « soldat en chef » – ouvertement inspiré par le « Führer ».

Les thématiques racistes contre les Arméniens doivent également être suivies ET poursuivies dans le cadre des directives gouvernementales nationales et européennes contre la haine en ligne.

La répression ne pouvant être la seule réponse, l’urgence en France et dans toute l’Europe est de développer des ressources humaines, pédagogiques et éducatives, en mesure de proposer un enseignement sérieux du génocide arménien, celui-ci étant trop souvent passé sous silence dans le système scolaire pour ne pas « heurter » les jeunes issus de l’immigration turque ou échapper à leurs réactions excessives et souvent violentes.

 

Collectif VAN

 

TURQUIE. Acquittement du policier qui a tué l’étudiant kurde Kemal Kurkut

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TURQUIE / BAKUR – AMED – Lors de la douzième audience du meurtre de Kemal Kurkut, tué par un policier lors des célébrations de Newroz à Amed le 21 mars 2017, le tribunal a ordonné l’acquittement du suspect. Une décision qui ne surprend aucun Kurde car en Turquie, la justice défend l’État turc contre les Kurdes.
 
La douzième audience du procès de l’affaire Kurkut* s’est tenue devant la 7e Cour pénale de Diyarbakır (Amed). Le tribunal a acquitté le suspect Y.Ş., poursuivi pour
« un possible meurtre intentionnel », et a décidé de déposer plainte pénale contre 72 policiers présents sur les lieux du crime afin d’identifier l’ « éventuel suspect ». Histoire d’étaler l’affaire dans le temps, pour finir par le classer sans suite…
 
Meurtre de Kemal Kurkut, énième crime raciste visant les Kurdes en Turquie 

Le 21 mars 2017, Kemal Kurkut, un étudiant kurde de 22 ans, a été abattu par un policier turc, devant des dizaines de journalistes et une foule rassemblée pour célébrer le Nouvel-An kurde, à Amed (Diyarbakir).
 
Après le meurtre de Kemal Kurkut, les policiers ont immédiatement confisqué les appareils des journalistes pour effacer les images afin de cacher leur crime. Mais le journaliste Abdurrahman Gök a réussi à cacher la carte de son appareil dans la poche arrière de son pantalon. Ainsi, quand les policiers ont fouillé son matériel, ils n’ont rien trouvé tandis que le journaliste leur a menti en disant qu’il n’avait pas eu le temps de prendre des images…
 
Des images qui rendent impossible le camouflage du meurtre
 
Les autorités turques, croyant avoir détruit les preuves du meurtre de Kemal Kurkut, ont fait une première déclaration affirmant que Kemal Kurkut était un kamikaze neutralisé par la police avant qu’il commette un attentat visant la fête de Newroz. Mais, le journaliste Abdurrahman Gök présente aussitôt les images du meurtre de Kurkut à la presse et à la justice turque, balayant les déclarations mensongères des autorités turques. Depuis, il est poursuivi par la justice turque qui l’accuse d’être « membre d’une organisation terroriste [PKK] ». 
 
Des images au secours de la famille Kurkut
 
Grâce aux images prises par le journaliste Abdurrahman Gök, la famille de Kemal Kurkut a pu porté plainte contre le policier qui a abattu le jeune homme il y a 3 ans et demie. Mais, malgré les images prises par les journalistes et des véhicules de police sur place, ainsi que des vidéos de surveillance des commerces voisins, montrant le moment où Kurkut a été abattu de sang froid par un policier turc, la justice turque refuse de condamner le policier et cherche d’autres subterfuges, comme la balle du policier qui aurait rebondit et touché Kurkut, sans que le policier ait eu l’attention de le viser, etc.
 
9 ans de prison pour le policier assassin, 20 ans pour le journaliste qui a pris des photos
 
Depuis, la famille de Kemal remue ciel et terre pour obtenir justice. Au bout de 10 audition, le procureur turc a demandé une peine de 3 ans à 9 ans de prison pour l’accusé Yakup Şenocak pour avoir « causé la mort par négligence délibérée ». La famille de Kurkut dit ne pas croire en la justice turque, quelque soit l’issus du procès, à cause du racisme anti-kurde étatique en Turquie. 
 
Le procès contre le journaliste Gök débutera en février
 
Le journaliste Abdurrahman Gök, dont les photos ont ​​été sacrées lors du Prix du journalisme Musa Anter et des Martyrs de la presse libre et du Prix du journalisme Metin Göktepe en 2017, sera devant la justice turque le 23 février 2021.
 
La première audience de l’affaire visant Gök accusé d’ « appartenance à une organisation terroriste » et de  » faire la propagande en faveur d’une organisation terroriste » sur la base des appels téléphoniques qu’il a passés avec des sources d’information, des publications sur les réseaux sociaux et les articles qu’il a écrits, aura lieu le 23 février 2021 à Diyarbakır. 
 
Alors qu’on est d’ors et déjà sûr que le policier criminel pourra échapper à la prison grâce à la clémence de la justice de son pays, Abdurrahman Gök qui a photographié la scène du crime risque 20 ans de prison… 
 
Pas de justice pour les Kurdes en Turquie
 
Dans un pays où les Kurdes sont considérés comme des « ennemis » de l’Etat, « menaçant l’intégrité du pays » car ils revendiquent leurs droits élémentaires comme parler leur langue, vivre leur culture et s’auto-gouverner, comment peut-on obtenir justice en tant que Kurde ? Jusqu’à présent, d’innombrables meurtres racistes visant les Kurdes ont été commis en Turquie. D’aucun de ces crimes n’a été puni tel-quel par la justice turque.
 
Certaines de ces affaires ont été portées devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) où l’Etat turc a été condamné régulièrement. Mais rien ne change à l’intérieur des frontières turques, surtout au Kurdistan colonisé par la Turquie. Les Kurdes sont victimes du racisme d’Etat institutionnalisé et c’est pourquoi la justice turque ne peut être impartiale quand elle a devant elle un dossier relevant du racisme étatique. 
 

Soutenons les écrivains kurdes, participons à l’éducation des enfants du Rojava

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LIVRES. Plusieurs organisations kurdes, dont Kurd’Înalco, Kurdish Intersociety Platform, SOAS Kurdish Society, ont lancé une campagne pour promouvoir les auteurs kurdes et aider les enfants du Rojava. Elles sont soutenues par Pirtukakurdî, site internet de vente de livres kurdes basé à Amed (Diyarbakir).
 
En effet, pour chaque livre acheté, 10% de la somme sera utilisé pour acheter du matériel de dessin pour les enfants du Rojava. Les organisateurs lancerons une autre campagne au printemps 2021 et partiront au Rojava pour apporter aux enfants le matériel de dessin acheté avec l’argent récolté.
 
Comment ça marche ? Commandez vos livres – à lire ou à offrir – sur le site internet pirtukakurdi.com par le biais du coupon « ROJAVA » et recevez-les au bout de 4 à 6 jours.
 
 
Voici le message (en français et en kurde) partagé par Kurd’Înalco basée à Paris :
 
« Soutenons les auteurs Kurdes, et aidons les enfants au Rojava !
Pour cela, vous pouvez commander des livres par le biais du coupon
« ROJAVA ».
C’est très simple : Pirtukakurdî nous soutient dans notre projet, 10% de chaque achat sera versé aux enfants de Rojava.
Dans ce but, nous Kurd’Înalco et les assoications kurdo-britanniques de la Kurdish Intersociety Platform @soaskurdsoc @kclkurdishsociety @uclkurdishsociety @kip_uk et d’autres, avons lancé la campagne.
Vous pouvez acheter des livres sur le site pirtukakurdi.com/ et les recevoir sous 4 à 6 jours (DHL).
Lecteur kurde ou non, vous pouvez soutenir financièrement les écrivains kurdes – et surtout, contribuer à l’éducation des enfants de Rojava !
 
Participez à notre campagne et apportez votre contribution.
 
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Piştgirî bidin nivîskarê kurd, û alîkarîyê zarokên Rojavayê bikin!
Ji bo vê yekê, hûn dikarin pirtûkan bi kûpona  »Rojava » bikirin.
 
Pirtûkakurdî di vê projeyê de piştgirî dide me, ji %10 a her kirînê bexşê zarokên Rojavayê dike.
Bi vê armancê ve, me wekî komeleya @kurdinalco û @soaskurdsoc @kclkurdsoc @uclkurdsoc @kip_uk, dest bi vê kampanyayê kir. Hûn dikarin pirtûkan ji ser siteya pirtukakurdi.com/ bikirin, hûn ê di nav 4-6 rojan de li mala xwe werbigirin. (DHL)
 
Hûn kurdî bixwînin yan jî nexwînin, hûn dikarin piştigiriyê bidin nivîskarên kurd, her weha perwerdeya zarokên Rojavayê.
Tevlî kampanyaya me bibin, Piştgiriyê bidin me. »
 
Image : Muhamad Mrad Akoyi
Affiche : Ciwan Cecen

Les minorités (non-kurdes) en Turquie

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Eh oui, la colère des Kurdes est à la hauteur des horreurs que l’État turc leur fait vivre sur leurs propres terres depuis des siècles. C’est pourquoi, on entend parfois leur cri (et leur lutte) à travers les médias occidentaux. Mais en plus des Kurdes, à l’intérieur des frontières de la Turquie, qui englobe une grande partie du Kurdistan, il y a de nombreux autres peuples et minorités religieuses, dont les Kurdes alévis.
Tous sont opprimés et presque aucun de ces peuples et religions n’est reconnu officiellement dans la Turquie fasciste qui se définie comme étant « Un Etat, Une race (sic), une langue, une religion… ». Ils sont tous condamnés à disparaitre au profit de l’identité « turque/sunnite ». 
 
Le journaliste Emile Bouvier a publié un premier volet sur ces minorités de Turquie. Il semble que Bouvier va le compéter avec deux autres articles.
 

« Minorités non-kurdes en Turquie : une mosaïque ethnique riche et discrète (1/3). Historique des minorités en Turquie et point de situation ethnographique synthétique »

A lire sur le site Les clés du Moyen Orient

Écocide: Les mercenaires de la Turquie ont abattu près de 300 000 oliviers à Afrin

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SYRIE / ROJAVA – Les mercenaires de la Turquie volent la récolte d’olives du canton kurde d’Afrin où ils ont brûlé 20 000 oliviers et abattu plus de 280 000 autres pour les vendre comme bois de chauffage. Des crimes écologiques et économiques commis par un pays membres des organisations internationales telles que l’ONU, l’OTAN, CEDH…
 
Le porte-parole de l’Organisation des droits de l’Homme d’Afrin, İbrahim Şêxo, a déclaré que les gangs avaient saisi des oliviers et abattu 280 000 arbres et brûlé plus de 20 000 arbres.
 
İbrahim Şêxo, a annoncé que les gangs se sont emparés des oliviers dans la campagne d’Afrin, de plus ils ont abattu 280 000 oliviers et brûlé plus de 20 000 arbres. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH/SOHR) a également rapporté que l’occupation turque avait pillé les réserves d’huile d’olive et que les huiles avaient été passées en contrebande.
 
Certains commerçants ont expliqué qu’ils avaient du mal à trouver d’huile d’olive sur le marché car l’État turc n’autorise pas la vente des produits d’Afrin en Syrie, tandis que l’huile d’olive produite dans la région est vendue sur les marchés étrangers avec des étiquettes turques.
 
Les entreprises turques volent les olives d’Afrin
 
Ibrahim Şêxo a souligné que pendant la saison des récoltes en 2018, 70000 tonnes d’huile d’olive d’Afrin a été conditionnée en Turquie et vendue aux pays européens par l’État turc via ses mercenaires. Le journal espagnol Publico a publié une nouvelle qui confirme les informations fournies par Şêxo,  en déclarant que l’État turc avait vendu les huiles d’olive qu’il avait introduites en contrebande depuis Afrin au marché étranger en les étiquetant comme un «produit turc». Sexo a ajouté qu’à Afrin, une société appelée « Kerim Kurdi » a collaboré avec les services de renseignement turcs et en faisant passer de l’huile d’olive d’Afrin en contrebande vers la Turquie sous le nom de sociétés fictives. Il a déclaré que les commerçants doivent payer des frais élevés aux contrebandiers pour faire passer des olives d’Afrin vers le marché syrien.
 
Selon les données disponibles, alors qu’il y a 18 millions d’oliviers à Afrin, des centaines de milliers d’arbres ont été coupés ou brûlés après l’occupation de la région par l’Etat turc. Les autres ont été saisis par les envahisseurs et les propriétaires d’oliviers qui pouvaient cultiver leurs oliveraies ont été forcés à payer des rançons.
 

Il risque 20 ans de prison pour avoir photographié le meurtre d’un Kurde par la police turque

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TURQUIE / BAKUR – La justice turque exige 20 ans de prison pour le journaliste kurde Abdurrahman Gök pour avoir photographié le meurtre de Kemal Kurkut à Amed, le 21 mars 2017, lors des célébrations de Newroz.
 
Les images qui dérangent l’État criminel turc
 
Le 21 mars 2017, Kemal Kurkut, un étudiant kurde de 22 ans, a été abattu par un policier turc, devant des dizaines de journalistes et une foule rassemblée pour célébrer le Nouvel-An kurde, à Amed (Diyarbakir).
 
Après le meurtre de Kemal Kurkut, les policiers ont immédiatement confisqué les appareils des journalistes pour effacer les images afin de cacher leur crime. Mais le journaliste Abdurrahman Gök a réussi à cacher la carte de son appareil dans la poche arrière de son pantalon. Ainsi, quand les policiers ont fouillé son matériel, ils n’ont rien trouvé tandis que le journaliste leur a menti en disant qu’il n’avait pas eu le temps de prendre des images…
 
Des images qui rendent impossible le camouflage du meurtre
 
Les autorités turques, croyant avoir détruit les preuves du meurtre de Kemal Kurkut, ont fait une première déclaration affirmant que Kemal Kurkut était un kamikaze neutralisé par la police avant qu’il commette un attentat visant la fête de Newroz. Mais, le journaliste Abdurrahman Gök présente aussitôt les images du meurtre de Kurkut à la presse et à la justice turque, balayant les déclarations mensongères des autorités turques. Depuis, il est poursuivi par la justice turque qui l’accuse d’être « membre d’une organisation terroriste [PKK] ». 
 
Des images au secours de la famille Kurkut
 
Grâce aux images prises par le journaliste Abdurrahman Gök, la famille de Kemal Kurkut a pu porté plainte contre le policier qui a abattu le jeune homme il y a 3 ans et demie. Mais, malgré les images prises par les journalistes et des véhicules de police sur place, ainsi que des vidéos de surveillance des commerces voisins, montrant le moment où Kurkut a été abattu de sang froid par un policier turc, la justice turque refuse de condamner le policier et cherche d’autres subterfuges, comme la balle du policier qui aurait rebondit et touché Kurkut, sans que le policier ait eu l’attention de le viser, etc.
 
9 ans de prison pour le policier assassin, 20 ans pour le journaliste qui a pris des photos
 
Depuis, la famille de Kemal remue ciel et terre pour obtenir justice. Au bout de 10 audition, le procureur turc a demandé une peine de 3 ans à 9 ans de prison pour l’accusé Yakup Şenocak pour avoir « causé la mort par négligence délibérée ». La famille de Kurkut dit ne pas croire en la justice turque, quelque soit l’issus du procès, à cause du racisme anti-kurde étatique en Turquie. 
 
Le procès contre le journaliste Gök débutera en février
 
Le journaliste Abdurrahman Gök, dont les photos ont ​​été sacrées lors du Prix du journalisme Musa Anter et des Martyrs de la presse libre et du Prix du journalisme Metin Göktepe en 2017, sera devant la justice turque le 23 février 2021.
 
La première audience de l’affaire visant Gök accusé d’ « appartenance à une organisation terroriste » et de  » faire la propagande en faveur d’une organisation terroriste » sur la base des appels téléphoniques qu’il a passés avec des sources d’information, des publications sur les réseaux sociaux et les articles qu’il a écrits, aura lieu le 23 février 2021 à Diyarbakır. 
 
Alors qu’on est d’ors et déjà sûr que le policier criminel pourra échapper à la prison grâce à la clémence de la justice de son pays, Abdurrahman Gök qui a photographié la scène du crime risque 20 ans de prison… 
 
Pas de justice pour les Kurdes en Turquie
 
Dans un pays où les Kurdes sont considérés comme des « ennemis » de l’Etat, « menaçant l’intégrité du pays » car ils revendiquent leurs droits élémentaires comme parler leur langue, vivre leur culture et s’auto-gouverner, comment peut-on obtenir justice en tant que Kurde ? Jusqu’à présent, d’innombrables meurtres racistes visant les Kurdes ont été commis en Turquie. D’aucun de ces crimes n’a été puni tel-quel par la justice turque.
 
Certaines de ces affaires ont été portées devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) où l’Etat turc a été condamné régulièrement. Mais rien ne change à l’intérieur des frontières turques, surtout au Kurdistan colonisé par la Turquie. Les Kurdes sont victimes du racisme d’Etat institutionnalisé et c’est pourquoi la justice turque ne peut être impartiale quand elle a devant elle un dossier relevant du racisme étatique. 
 

Cela fait 20 ans que l’exil parisien nous a volé Ahmet Kaya

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PARIS – Il y a 20 ans jour pour jour, le grand chanteur kurde, Ahmet Kaya nous quittait à l’âge de 43 ans, à Paris où il s’était réfugié pour échapper à la prison et aux risques d’assassinat en Turquie.
 
Quelques jours après son décès, des milliers de Kurdes étaient venus de toute l’Europe faire leurs adieux à Ahmet Kaya au cimetière de Père Lachaise, situé dans le 20e arrondissement de Paris où d’autres Kurdes morts en exil, dont le cinéaste Yilmaz Guney, le politicien Abdul Rahman Ghassemlou, sont enterrés.
 
Le musicien Ferhat Tunç était parmi les nombreuses personnalités kurdes également présentes à la cérémonie d’adieux au légendaire musicien kurde, dont l’aura dépassait les frontières du Kurdistan et de la Turquie. Lors de la prise de parole, Tunç avait rendu un hommage émouvant à son collègue et compatriote mort en exil, loin de son pays chéri. Aujourd’hui, Tunç lui-même, comme tant d’autres artistes, intellectuels, universitaires, militants ou journalistes kurdes, exilé en Europe pour les mêmes raisons qui ont jeté Ahmet Kaya sur les routes de l’exil…
 
Qui était Ahmet Kaya ?
 
Né le 28 octobre 1957 à Malatya, Ahmet Kaya était chanteur, écrivain et compositeur kurde, originaire d’Adiyaman.
 
Chanteur de la musique contestataire, Kaya a dédié sa courte vie à la paix et à la musique au milieux des persécutions étatiques en Turquie. Il se disait « Kurde de Turquie ».
Plusieurs des albums de Kaya ont battu des records de ventes. Avec plus de 20 albums, Kaya est de loin l’un des artistes les plus influents et les plus controversés contemporains en Turquie, qui s’était engagé sur des questions sociales et politiques.

Ahmet Kaya a dû fuir la Turquie pour avoir dit qu’il allait sortir un album en kurde. Il est mort à Paris en 2000. Une élégie « Ya beni sarsa memleket hasreti / Et si le mal du pays me prenait » raconte l’histoire de son agonie, de ses souffrances, de son désir pour son peuple et sa patrie dont il a été arraché.

Ahmet Kaya a payé cher son souhait de « chanter en kurde » lors d’une cérémonie de remise des prix en direct à la télévision en 1999. Les autorités turques ont lancé des poursuite à son encontre. Les journaux et les chaînes de télévision de tout le pays l’ont pris pour cible avec des informations fabriquées de toutes pièces le qualifiant de « traître » et de « terroriste ». Les médias turcs ont dépeint Kaya comme « faisant partie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) pour avoir déclaré qu’il était kurde.

 

 
La tombe d’Ahmet Kaya se trouve au cimetière parisien du Père-Lachaise, 71ème division, 1ère ligne face à la 72ème division.
 

ROJAVA. Havrin Khalaf a 36 ans aujourd’hui

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SYRIE / ROJAVA – Le 12 octobre 2019, la politicienne kurde et espoir d’une Syrie diversifiée et démocratique, Hevrîn Xelef, a été exécutée par des mercenaires de la Turquie dans le nord du Rojava. Aujourd’hui, elle aurait eu 36 ans.
 
Hevrîn Xelef, secrétaire générale du parti Avenir de la Syrie, a été assassinée par les gangs de l’État turc le 12 octobre 2019, tandis que l’État turc et ses mercenaires poursuivaient leurs attaques d’invasion sur le Rojava.
Capturée sur l’auto-route M4, près du village de Tirwazî, entre Soulouk et Tall Tamer, la politicienne kurde a été violée et lapidée par les membres du «Bataillon 123» de la milice djihadiste «Ahrar al-Sharqiya», allié de la Turquie. Ses bourreaux ont aussitôt diffusé sur les réseaux sociaux les images de son calvaire qu’ils ont filmé.
Le meurtre d’Hevrîn Xelef (Havrin Khalaf) a été l’un des nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par l’occupation turque dans la région.
 
Aujourd’hui Hevrin Xelef aurait eu 36 ans. Pour célébrer son anniversaire, de nombreuses femmes se sont réunies dimanche au cimetière des martyrs de Şehîd Dîcle pour rendre hommage à la politicienne en plantant du jasmin. Le jasmin est un symbole de paix dans de nombreuses régions du Moyen-Orient. Les fleurs blanches de la plante se retrouvent également dans le logo du Avenir de la Syrie (Hizbul Suri Mustakbel), qui est dirigé par un principe d’initiative démocratique populaire. Sûad Mustafa, la mère d’Hevrin Xelef, a également participer à la cérémonie.
 
UNE VIE DÉDIÉE À LA RÉVOLUTION DES FEMMES
 
Havrin Khalaf, ou Hevrîn Xelef, est née en 1984 à Dêrik, ville du nord de la Syrie. Elle a grandi enfant dans une famille socialement et politiquement engagée. Quatre de ses frères et la sœur d’Havrin, Zozan, ont rejoint la lutte de libération et sont tombés dans les rangs du mouvement de libération kurde.
 
Sa mère Sûad a participé à de nombreuses assemblées populaires d’Abdullah Öcalan. Ce qu’elle a appris ici a également eu une grande influence sur l’éducation et le développement de la personnalité de Havrin. Après avoir terminé ses études à Dêrik, Havrin a étudié l’agronomie à Alep. Après avoir terminé ses études, elle est retournée à Dêrik. Avec le début de la révolution au Rojava, Havrin a participé à la lutte pour la liberté et au travail du mouvement des jeunes. Peu de temps après, elle a commencé à organiser des activités de développement de la société civile et a assumé des postes de direction au sein du Conseil économique de Qamishlo. En 2015, avec la proclamation de l’Administration démocratique autonome, elle a pris la responsabilité de coprésidente adjointe du Comité de l’énergie de l’autonomie démocratique du canton de Cizière.
 
Dans son travail, elle a accordé une attention particulière aux besoins économiques des femmes et au développement de l’économie des femmes. En 2018, Havrin a participé au processus de création et de fondation du Parti Avenir de la Syrie dans le but de défendre les intérêts de tous les groupes de population syriens et un renouveau démocratique de la Syrie. Lors de la fondation de son parti le 27 mars 2018 à Raqqa, elle s’est engagée de manière désintéressée dans la tâche de la secrétaire générale. S’exprimant à l’occasion du 8e anniversaire du soulèvement populaire en Syrie, Havrin a exprimé sa conviction que la crise politique en Syrie ne peut être résolue par la guerre.
 
Dans chacun de ses discours, Havrin a souligné l’importance du dialogue entre les différentes forces politiques et communautés syriennes. Elle insiste pour que les peuples déterminent leur propre avenir et façonnent ensemble leur propre vie politique et sociale. À travers sa lutte politique, Havrin a appelé tous les cercles de la société et les acteurs politiques à participer à une solution démocratique à la crise en Syrie.
 
Avec le début de la guerre d’occupation turque contre les territoires de l’administration démocratique autonome du nord et de l’est de la Syrie le 9 octobre 2019, Havrin a résolument poursuivi sa lutte politique, jusqu’au jour de son exécution.
 
Havrin Khalaf a joué un rôle inoubliable dans la révolution des femmes du Rojava et de la communauté des peuples avec sa vie et son travail. La commémorer, c’est défendre plus résolument que jamais la révolution des femmes dans le nord et l’est de la Syrie qui est un espoir pour tous les pays du Moyen-Orient et du monde.
 
ANF