TURQUIE. Arrestation d’une femme kurde exigeant que la justice soit rendue dans le meurtre de son mari et ses deux fils

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TURQUIE / BAKUR- Emîne Şenyaşar, une femme kurde dont le mari et deux fils ont été tués par des proches d’un politicien d’AKP en juin 2018 à Urfa, menait un sit-in devant le palais de justice de la ville. Elle fût arrêtée ce matin par la police turque.
 
Plus de deux ans et demi se sont écoulés depuis qu’Hacı Esvet Şenyaşar et ses fils Adil et Celal Şenyaşar ont été assassinés à Pirsûs (Suruç) par les gardes du corps d’un politicien de l’AKP, Ibrahim Halil Yıldız, juste avant les élections du 24 juin. Fadıl Şenyaşar, qui a été blessé, a été arrêté et est toujours en prison. L’épouse et mère des 3 victimes, Emîne Şenyaşar, 70 ans a été arrêtée ce matin au septième jour de son action non violente devant le palais de justice d’Urfa (Riha).
 
Le 14 juin 2018, des gardes de corps d’un candidat d’AKP ont commis un bain de sang à Urfa/Suruç en tuant 3 Kurdes de la famille Şenyaşar, membre du HDP, et blessant plusieurs commerçants. Aujourd’hui, la justice turque exige 150 ans de prison pour un survivant de la famille Şenyaşar et 12 ans de prison pour un seul des assassins de la famille Şenyaşar.
 
Dans le procès du massacre de Suruç commis le 14 juin 2018, qui a commencé avec les attaques sur le lieu de travail et à l’hôpital contre les membres de la famille Şenyaşar pendant la période électorale par des gardes du corps et des proches du député de l’AKP İbrahim Halil Yıldız et qui a entraîné la mort de 4 personnes, le procureur a demandé une peine de prison allant jusqu’à 150 ans pour Fadıl Şenyaşar et jusqu’à 12 ans pour Enver Yıldız. 
 
Les Kurdes n’attendent rien de la justice turque qui protège les assassins des Kurdes et punit sévèrement les Kurdes qui essayent de se défendre.
 
 
Cinq personnes ont été tuées et neuf autres blessées dans une attaque armée des membres d’AKP contre les commerçants pro-HDP à Suruç le jeudi 14 juin 2018.
 
Après une réunion secrète d’Erdogan, où il demandait aux membres de son parti de « travailler » spécialement sur les sympathisants du HDP, les gardes du candidat d’AKP à Suruç ont exécuté 4 Kurdes (dont un exécuté à l’hôpital de Suruç) d’une même famille et blessé plusieurs autres commerçants kurdes à Suruç le 14 juin 2018.
 
İbrahim Halil Yıldız, le candidat AKP était en visite électorale auprès des commerçants de Suruç avec ses gardes armés. Les commerçants ont manifesté leur mécontentement à la vue des armes dont des kalachnikovs. Les gardes d’Yildiz ont ouvert le feu sur les commerçants. Plusieurs commerçants kurdes ont été tués et blessés. Suite à l’attaque armée, les commerçants kurdes ont contre attaqué, tuant le frère d’Yildiz.
 
Le personnel de l’hôpital de Suruç a déclaré que H. E. Şenyaşar (un des commerçants kurdes attaqués) a été lynché et son fils Mehmet Şenyaşar, blessé, a été tué avec sa tête fracassée par un tube d’oxygène par des proches et des gardes du candidat AKP İbrahim Halil Yıldız.
 
Plus tard, nous avons appris que les caméras de l’hôpital de Suruç où une partie des blessés avaient été emmenés ont été détruites. On affirme que la destruction des caméra prouve que l’attaque contre les commerçants kurdes avait été planifiée.
 
Les médias à la botte du pouvoir turc ont déclaré que des combattants kurdes avaient attaqué des responsables d’AKP à Suruç, déformant volontairement l’événement tragique… alors même que des commerçants kurdes avaient été attaqués dans leurs boutiques et que les 4 morts sur 5 étaient des Kurdes pro-HDP et que le seul membre d’AKP tué avait été attaqué après le bain de sang commis par les hommes armés d’AKP.
 
Suruç est aussi la ville martyre où un attentat suicide de Daesh a tué 31 jeunes socialistes qui voulaient se rendre à Kobanê en juillet 2015.
   

Hommage à Anna Campbell, combattante britannique tuée à Afrin par la Turquie en 2018

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ROJAVA – Il y a 3 ans jour pour jour, la combattante britannique des forces féminines kurdes (YPJ) Anna Campbell, alias Hêlîn Qereçox, fût tuée dans un bombardement turc à Afrin, dans le nord ouest de la Syrie. La Turquie refuse de restituer ses restes à la famille. A l’occasion du troisième anniversaire de sa mort tragique, les organisations féministes kurdes et internationalistes s’inclinent de nouveau devant la mémoire d’Anna Campbell. Anna Campbell (Hêlîn Qereçox) est devenue un symbole de la révolution féminine et de l’internationalisme à travers le monde, comme s’en souviennent Kongra Star et ses camarades de YPG International. Anna Campbell (Hêlîn Qereçox) est née en 1991 à Lewes, dans l’East Sussex. Elle était féministe, antifasciste et militante pour l’abolition des prisons. Elle a rejoint les YPJ et s’est battue contre l’État islamique à Deir Ez-Zor d’abord puis à Afrin, pour contrer les attaques d’invasion de la Turquie et ses mercenaires islamistes en janvier 2018.   

Mazlum Abdi salue la résolution de l’UE qui demande à la Turquie de quitter la Syrie

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SYRIE / ROJAVA – Dans une résolution marquant le dixième anniversaire de la guerre en Syrie, le Parlement européen a appelé la Turquie à retirer ses troupes du nord de la Syrie et a exprimé ses craintes que ses actions puissent constituer des opérations de nettoyage ethniques contre les Kurdes syriens. Le commandant général des FDS, Abdi, salue la résolution qui souligne l’importance des FDS dans la lutte contre l’État islamique.
 
Mazlum Abdi, commandant général des Forces démocratiques syriennes (FDS), a salué la résolution adoptée le 11 mars au Parlement européen à Bruxelles. Dans sa déclaration, Abdi souligne en particulier le retrait demandé depuis longtemps des forces d’occupation turques du nord de la Syrie et la préoccupation du Parlement européen concernant le nettoyage ethnique de la Turquie contre les Kurdes en Syrie.
 
La résolution du PE déclare que, depuis 2016, ces opérations ont été menées «en vue d’occuper les parties nord du pays, constituées principalement d’enclaves kurdes syriennes, en violation du droit international, notamment en envahissant en octobre 2019 les territoires contrôlés par les Forces démocratiques syriennes (FDS).»
 
Le viol comme arme de guerre
 
Le PE « condamne également dans les termes les plus forts l’utilisation du viol comme arme de guerre contre les femmes, que ce soit par le régime syrien et ses milices comme le montre le Comité international indépendant de l’ONU, ou par l’EIIL / Daech sur les femmes yézidies et chiites; rappelle le rôle joué par les femmes dans le soulèvement de 2011 et l’importance fondamentale d’inclure les femmes à tous les niveaux des structures du pouvoir politique, économique et judiciaire de la Syrie, y compris dans la justice transitionnelle; réaffirme l’importance d’inclure les femmes et les jeunes dans le processus de résolution des conflits. »
 
Résurgence de DAECH et importance des FDS
 
Le Parlement européen «exprime en outre sa préoccupation face à la résurgence de l’EIIL / Daech dans le nord-est de la Syrie; salue les efforts de la coalition internationale contre l’EIIL / Daech; souligne l’importance d’un engagement continu et à long terme des États-Unis dans la coalition; réaffirme son soutien aux efforts de la Coalition mondiale contre l’EIIL / Daech et souligne l’importante contribution apportée par les Forces démocratiques syriennes (FDS) en tant qu’allié dans la lutte contre l’EIIL / Daech.»
 
Les ressortissants de l’UE devraient être jugés par un tribunal
 
Selon la résolution, le Parlement européen «est extrêmement préoccupé par la détérioration de la situation humanitaire, sanitaire et sécuritaire dans les camps du nord-est de la Syrie, notamment les camps d’Al-Hol et de Roj, qui restent des terrains propices à la radicalisation; estime que les ressortissants de l’UE soupçonnés d’appartenir à des organisations terroristes et détenus dans ces camps devraient être jugés par un tribunal; exprime son choc face au meurtre d’un employé de MSF travaillant dans le camp d’Al-Hol le 24 février 2021, ce qui démontre encore le bilan humain de la violence et des conditions de vie dangereuses dans le camp.»
 
Rappelant que la Cour pénale internationale (CPI) doit rester la compétence principale de la justice internationale pour les crimes de génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les crimes d’agression, le PE appelle également les États membres à rapatrier tous les enfants européens, en tenant compte de leurs la situation familiale et l’intérêt supérieur de l’enfant en tant que considération primordiale et de fournir l’appui nécessaire à sa réadaptation et à sa réinsertion dans le plein respect du droit international.
 

TURQUIE. Mort d’un prisonnier politique malade

TURQUIE – Le prisonnier politique kurde, Hayrettin Yılmaz est décédé dans la prison d’Afyonkarahisar. Yılmaz, 65 ans, avait un cancer du poumon et la tuberculose. Malgré cela, les autorités turques l’ont laissé mourir en prison.
 
Hayrettin Yılmaz est décédé dans la prison d’Afyonkarahisar. Le prisonnier de 65 ans souffraient d’un cancer du poumon et de diverses autres maladies et n’a pas reçu de soins médicaux adéquats en prison, surtout pendant la pandémie du COVID19. Sa famille est partie chercher le corps pour l’enterrer dans sa ville natale de Siirt.
 
Le traitement médical d’Hayrettin Yılmaz avait été suspendu en prison en raison de la pandémie de coronavirus. Samedi, l’initiative «Liberté des prisonniers malades» de l’Association des droits de l’Homme (IHD) d’Ankara avait appelé à sa libération immédiate, soulignant qu’il ne pouvait plus prendre soin de lui-même. Bien qu’il lui reste moins d’un an à purger, la suspension de sa peine de prison a été refusée. En prison, il a également contracté la tuberculose et a été longtemps isolé.
 

Le printemps d’action de soutien au peuple kurde en Europe

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EUROPE – Plusieurs organisations kurdes et de collectifs de soutien aux Kurdes appellent à participer aux actions de soutien au peuple kurde qui seront organisées ce printemps dans toute l’Europe.
 
RiseUp4Rojava, Women Defend Rojava, Make Rojava Green Again, Internationalist Commune of Rojava et Tevgera Ciwanên Şoreşger ont publié une déclaration intitulée «Unis dans la résistance – Dem Dema Azadî ye (Il est temps de la liberté)» et ont appelé tous les militants à se joindre aux actions de soutien au peuple kurde qui se tiendront entre le 18 mars et 8 mai 2021 dans toute l’Europe.
 
Événements principaux: 18 mars: Journée des prisonniers politiques 19 mars: Journée mondiale d’action pour le climat 19-21 mars: célébrations du Newroz (Nouvel-an kurde) 21-28 mars: Semaine de commémoration des martyrs 27-28 mars: marches régionales de commémoration des martyrs 04 avril: Anniversaire d’Abdullah Öcalan 25 avril: Deuxième anniversaire de RiseUp4Rojava 01 mai: Journée internationale des travailleurs 08 mai: Journée d’action antifasciste

LYON. Rassemblement de soutien au peuple kurde le 20 mars

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LYON – Alors que la Turquie mène une guerre d’invasion au Kurdistan du Sud et au Rojava, les amis des Kurdes se mobilisent pour alerter la communauté internationale face au danger que la Turquie présente au Moyen-Orient (mais aussi en Afrique, en Méditerranée orientale et dans le Caucase du Sud).
 
La Coordination Lyonnaise Solidarité Kurdistan (CLSK) appelle à un rassemblement le samedi 20 mars, à 15 heures, pour dénoncer la guerre génocidaire que la Turquie livre aux Kurdes sur le front syrien et irakien.
 
Voici l’appel de la CLSK:
 
« Depuis plusieurs semaines Erdogan multiplie les agressions militaires en Syrie et en Irak. Si les kurdes sont les premiers visés, le pouvoir turc cherche à éradiquer toute forme de résistance et d’autonomie politique démocratique à ses frontières. Cet expansionnisme guerrier est à replacer dans le cadre de la visée politique de Recep Tayyip Erdoğan qui est d’aller le plus loin possible dans la restauration de d’un Empire ottoman dont il se rêve le nouveau sultan.

En Turquie la répression contre toutes les formes d’opposition n’a elle jamais cessé. Dernier acte en date la nomination d’un administrateur aux ordres à la tête de l’Université du Bosphore qui suscite en réaction une résistance courageuse de la part des étudiants et professeurs. Le Rojava est en danger  Depuis maintenant plusieurs semaines le ROJAVA subit les assauts des supplétifs islamistes de l’armée Turque au nord-ouest de la ville kurde d’Ain Issa. Si les FDS résistent pour le moment à ces assauts, l’ensemble du ROJAVA est sous la menace prochaine d’une intervention directe et massive de l’armée Turque qui d’ores et déjà amasse des troupes et véhicules le long de l’autoroute M4. Le régime syrien en profite de son côté pour tenter de reprendre l’avantage dans la région en multipliant les provocations et affrontements avec les forces kurdes au sein des villes d’Hasaka et de Qamishlo. Dans le même temps DAESH ressurgit à Deir ez-Zor et dans les zones d’occupation Turque et multiplent les attaques. En Turquie la répression continue plus que jamais En Turquie, l’Etat continue de persécuter les journalistes indépendants et les députés HDP. 79 journalistes [majoritairement des kurdes] ont encore été arrêtés en Turquie en 2020 et 24 d’entre eux ont été emprisonnés. Quatre demandes de levée des immunités parlementaires ont encore récemment visés les députés Ömer Faruk Gergerlioğlu, Ömer Oclan, Nusrettin Maçin et Remziye Tosun. Et, faut-il le rappeler, notre camarade et ami, Tuna altinel est toujours privé de ses mouvements par le refus de lui remettre son passeport malgré son acquittement définitif. Enfin ces jours-ci, Erdoğan a décidé de mettre au pas l’université Boğaziçi (université du Bosphore). Située sur la rive européenne du détroit, cette université prestigieuse est réputée pour la défense de la démocratie en son sein et le respect de la multiculturalité, dont profitent en particulier, mais pas uniquement, les étudiantes et étudiants kurdes. Elle s’est vu imposer la nomination par Erdoğan d’un nouveau recteur membre de l’AKP. Dans le cadre de ce qu’il appelle une « réforme totale de l’enseignement », c’est-à-dire une mise au pas du système éducatif (6000 enseignants ont déjà été radiés depuis 2016) le dictateur, sur 27 des derniers recteurs promus, en a nommés 20 par décret (alors qu’ils devraient être cooptés par leurs pairs) tous membres de l’AKP. Face à cette volonté de mise au pas, étudiants et professeurs ont exprimé leur refus par des pétitions et manifestations, manifestations qui se poursuivent encore aujourd’hui. Depuis le 6 janvier, ce sont plus de 160 étudiants qui ont été arrêtés alors que le MHP (parti de l’extrême droite nationaliste allié d’Erdogan) appelle à « écraser » la protestation… En Irak, l’armée turque mène une guerre d’invasion En Irak, depuis plusieurs semaines maintenant, la Turquie se livre à des bombardements criminels sur la région yézidie de Sinjar. Parallèlement l’armée turque mène une véritable guerre d’invasion visant le Kurdistan irakien, en menant des opérations aériennes et terrestres contre les bases militaires du PKK à Garê. Dans cette nouvelle guerre sale Erdogan n’a pas hésité a employé des gazs chimiques. Plus que jamais les kurdes et toutes les forces progressistes et révolutionnaires ont besoin de la solidarité internationale.

Nous appelons à un rassemblement

le samedi 20 mars

à 15h00

Place Bellecour

69002 – Lyon »

Visioconférence. Mathématiciens engagés, regards croisés

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FRANCE – Le mathématicien turc, Tuna Altinel est tenu en otage en Turquie depuis 2 ans pour avoir dénoncé les massacres des Kurdes par l’État turc dans l’est du pays. A l’occasion de la journée internationale des mathématiques du 14 mars, le comité de soutien de Tuna Altinel lance une campagne de tweets pour qu’il puisse regagner son université de Lyon 1.
 
La campagne d’hashtag #PassportForTuna qui est lancée par le compte @SoutienTuna durera pendant une semaine.
 
Par ailleurs, ce mardi 16 mars, à 18h30, il y aura une visioconférence avec les mathématiciens Tuna Altinel et Michel Broué.
 
Lors de cette conférence animée par Gilles Lemée, il sera question des techniques de criminalisation des opposants politiques (comme en Turquie, en Russie, en Égypte), de la mise au pas de l’Université turque (événements de Boğaziçi-Bosphore), et des réponses possibles de la communauté scientifique (comité des mathématiciens, association Audin).
 

La discussion entre Tuna Altınel (depuis İstanbul) et Michel Broué (depuis Paris) sera animée par Gilles Lemée (depuis Lyon). Il sera possible de suivre le direct via ce lien de visioconférence.

Dans les jours qui suivront un enregistrement sera disponible sur la chaîne youtube du comité de soutien.

Le Parlement européen demande à la Turquie de se retirer du nord de la Syrie

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SYRIE / ROJAVA – Dans une résolution marquant le dixième anniversaire de la guerre en Syrie, le Parlement européen a appelé la Turquie à retirer ses troupes du nord de la Syrie et a exprimé ses craintes que ses actions puissent constituer des opérations de nettoyage ethniques contre les Kurdes syriens.
 
La résolution déclare que, depuis 2016, ces opérations ont été menées « en vue d’occuper les parties nord du pays, constituées principalement d’enclaves kurdes syriennes, en violation du droit international, notamment en envahissant en octobre 2019 les territoires contrôlés par les Forces démocratiques syriennes (FDS). » En réponse, certains pays de l’UE ont suspendu les ventes d’armes à la Turquie. Ankara a précédemment affirmé que ses trois opérations militaires transfrontalières en Syrie – Bouclier de l’Euphrate (août 2016 – mars 2017), l’opération Rameau d’olivier (janvier 2018 – mars 2018) et l’opération Printemps de la paix (octobre 2019) – étaient conformes au droit de légitime défense, tel que décrit dans l’article 51 de la Charte des Nations unies, « pour combattre le terrorisme international. » Le Parlement européen a toutefois appelé la Turquie à « retirer ses troupes du nord de la Syrie qu’elle occupe illégalement en dehors de tout mandat de l’ONU. » Il a également condamné « les transferts illégaux par la Turquie de Kurdes syriens de la Syrie du Nord occupée vers la Turquie pour y être détenus et poursuivis, en violation des obligations internationales de la Turquie au titre des conventions de Genève. » Un rapport publié l’année dernière par deux organisations syriennes de défense des droits de l’homme a documenté la manière dont Ankara continue de transférer illégalement des dizaines de Syriens arrêtés dans les zones occupées lors de son opération dite du Printemps de la paix en octobre 2019 vers la Turquie. La résolution demandait instamment que tous les « détenus syriens qui ont été transférés en Turquie soient immédiatement rapatriés dans les territoires occupés en Syrie. » Elle exprimait également des inquiétudes « sur le fait que les déplacements en cours de la Turquie pourraient s’apparenter à un nettoyage ethnique contre la population kurde syrienne » et soulignait, « que l’invasion et l’occupation illégales de la Turquie ont mis en péril la paix en Syrie, au Moyen-Orient et en Méditerranée orientale. » En 2018, un rapport de l’ONU s’est également inquiété du fait que l’installation d’Arabes de souche dans des maisons appartenant à des Kurdes à Afrin pourrait « être une tentative de modifier définitivement la composition ethnique de la zone. » Néanmoins, l’UE a également salué le rôle joué par les États voisins, dont la Turquie, pour offrir solidarité et assistance à un grand nombre de réfugiés syriens en Turquie et a exhorté les États membres de l’UE à « continuer à financer des programmes d’aide humanitaire dans les pays d’accueil des réfugiés et également pour les Syriens déplacés en Syrie. »
 
Le ministère turc des Affaires étrangères a déclaré vendredi dans un communiqué qu’il rejetait catégoriquement les accusations du Parlement européen, affirmant que la Turquie accueillait des millions de Syriens sur son sol.
 

KURDISTAN. Des soldats turcs tuent un kolbar kurde sous la torture

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IRAN / TURQUIE – Le vendredi 12 mars 2021, les forces armées turques ont arrêté plusieurs Kolbars kurdes au poste-frontière de Qutur (Kutul) près du district de Khoy, dans la province de l’Azerbaïdjan occidental (Urmia). Un des kolbars est décédé après avoir été torturé par les soldats turcs.

Le corps du kolbar Burhan Mohammadi, 23 ans, est toujours aux mains des forces turques tandis que sa famille n’a pas pu entrer en Turquie pour prendre le corps en raison de la fermeture des frontières.

Par ailleurs, au moins 10 chevaux appartenant aux kolbars ont été confisqués par les forces armées turques.

 
Information donnée par Hengaw

KURDISTAN. Pourquoi les Kurdes ne parviennent-ils pas à s’unir (1/2) ?

KURDISTAN – Certes, les Kurdes sont colonisés par 4 États plus ou moins puissants qui s’unissent pour écraser les revendications du peuple kurde, mais ceci n’est pas la seule raison de l’incapacité des Kurdes à obtenir leur autonomie, et encore moins un État kurde. La désunion et rivalité entre partis / clans kurdes en est une des principales raisons du malheur kurde. Le journaliste Emil Bouvier revient sur cette question dans son article à deux volés publié sur le site Les clés du Moyen-Orient. (Unions et désunions aux Kurdistans : pourquoi les Kurdes ne parviennent-ils pas à s’unir (1/2) ?) « Entre partis autonomistes, indépendantistes, sécessionnistes ou encore nationalistes, les différents mouvements kurdes partagent, dans leur très grande majorité, le souhait – sinon la revendication – de parvenir à différents degrés de reconnaissance politique dans leurs différents pays de peuplement (Turquie, Syrie, Irak et Iran) et d’obtenir la création de territoires autonomes kurdes. Pour autant, à l’exception du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) et, dans une moindre mesure, le Parti démocratique du Kurdistan (PDK), aucun mouvement kurde n’est parvenu à s’affranchir des frontières : aujourd’hui, malgré d’évidents succès politico-militaires en Irak et en Syrie notamment, les Kurdes apparaissent toujours profondément divisés à travers le Moyen-Orient. »