La fleur de la liberté des montagnes du Kurdistan

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La tulipe inversée, dont le centre génétique est la ville d’Elih (Batman) au Kurdistan du Nord, fleurit de mai à juin dans les montagnes du Kurdistan. Cependant, les photographes ne peuvent pas atteindre ces plantes majestueuses en raison des interdictions de l’armée turque.

Kurdistan du Nord – La tulipe inversée en voie de disparition (Fritillaria imperialis) a sa demeure dans les montagnes du Kurdistan. Dès le printemps, elles poussent et ouvrent leurs grandes fleurs en forme de cloche de mai, qui sont couronnées par une tête feuillue. Cependant, en raison des récentes restrictions d’accès imposées par l’Etat turc, les photographes n’ont plus cette plante impressionnante en face de leur objectif: le temps de survie des tulipes inversées n’est pas suffisant que pour attendre la levée des barrières d’accès.

Les tulipes inversées, aussi appelées « Guldexwîn » (rose sanglante) ou « Gula Xemgîn » (rose de deuil) en kurde, sont parfois appelées « fleurs de liberté des sommets ». Le centre du gène de la fleur s’étend d’Êlih (Batman), Wan (Van), Bedlîs (Bitlis), Erzîrom (Erzurum) aux Montagnes Qendîl (Qandil). Mais aussi en Iran, en Afghanistan et au Cachemire où l’on rencontre les tulipes inversées sur des pentes et des arbustes pierreux à des altitudes de 1250 à 3000 mètres. Cependant, la plupart des 167 variétés se trouvent au Kurdistan.

Des recherches ont montré que 20 des 43 genres de la tulipe inversée du Kurdistan sont des espèces endémiques qui ne se trouvent que dans une petite aire de répartition mondiale. Des feuilles de cette fleur d’une beauté remarquable sont également obtenues des huiles essentielles.

Source : https://anfenglishmobile.com/kurdistan/the-freedom-flower-of-the-mountains-26005

La fleur « Gûldexwîn » en kurde signifie « la fleur qui pleure du sang ». En latin « fritillaria kurdica » ou « fritillaria imperalis ». Dans sa posture et dans sa forme, « Gûldexwîn » ne ressemble à aucune autre fleur. Parce que les fleurs du monde sourient tandis que « Gûldexwîn » pleure.

Il y a de la joie sur le visage de toutes les fleurs du monde, pas sur celui de « Gûldexwîn ». Sa spécificité réside dans le fait qu’elle ne regarde pas le ciel mais la terre, elle est toujours inclinée humblement au sommet des montagnes.

Ce qui est le plus troublant est la façon dont se collecte l’eau à sa tête puis la manière dont se déverse cette eau sous forme de larmes sur ses pétales, comme si elle pleurait.

Cette fleur ne grandit naturellement qu’au Kurdistan. Le destin et la tragédie d’un pays et d’un peuple peuvent-ils être aussi bien représentés que par cette fleur ?

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