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SYRIE. Menaces contre les familles d’otages kurdes qui cherchent leurs proches

SYRIE / ROJAVA – Plusieurs familles d’otages kurdes se sont rendues à Alep dans l’espoir de revoir leurs proches ou d’obtenir des informations sur leur sort. Les autorités du gouvernement intérimaire syrien les en ont empêchées et les ont dispersé.

Des proches de prisonniers des Forces démocratiques syriennes (FDS) détenus par Damas ont indiqué que de nombreuses familles s’étaient déplacées à Alep il y a plusieurs jours, se présentant directement aux prisons où leurs proches sont incarcérés grâce aux informations obtenues en échange des pots-de-vin versés aux membres du régime syrien.

Les forces de sécurité intérieure d’Alep leur ont toutefois interdit toute rencontre, visite ou même communication avec leurs proches. Selon les témoignages, les agents les ont menacés d’arrestations s’ils ne se dispersaient pas immédiatement.

Plusieurs d’entre eux, dont certains ont réussi à obtenir des informations en contactant leurs familles ou en versant des pots-de-vin, ont déclaré à l’agence de presse ANHA qu’il existe deux principaux centres de détention à Alep : la branche de la Sécurité militaire, située près du rond-point al-Basel, et l’ancienne branche de la Sécurité politique, dans le quartier d’Al-Suleimaniyeh.

Ils ont également fait état d’une prison secrète aménagée au sous-sol d’un bâtiment situé entre la mosquée Rahman et le stade du Bien-être de la Jeunesse, ainsi que d’autres sites clandestins, notamment dans des halls du quartier de Shaqif, au nord de Sheikh Maqsoud. L’emplacement exact de plusieurs autres prisons reste inconnu.

Des prisons supplémentaires ont été signalées à Manbij, à Homs et à al-Aqtan, où sont détenus des prisonniers civils et militaires originaires de la région.

Réactions officielles

Le vice-ministre de la Défense du gouvernement intérimaire syrien pour la région orientale, Sipan Hamo a déclaré dans une récente interview à l’agence ANHA : « Le jour où l’intégration a été annoncée, tout le monde aurait dû être libéré des prisons sans aucun versement. » Il a jugé « contraire à l’éthique » de lier la question des otages à des pressions politiques.

De son côté, Ahmed al-Hilali, porte-parole de l’équipe présidentielle chargée de la mise en œuvre de l’accord du 29 janvier, a affirmé dans un communiqué récent que la question des prisonniers serait « bientôt résolue ». (ANHA)