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GUERRE DE L’EAU. La Turquie empire la pandémie du COVID-19 au Rojava

SYRIE / ROJAVA – Au lieu de lutter contre le COVID-19 sur son sol, la Turquie veut empirer celui qui frappe le Rojava. Alors ne vous etonnez pas si vous entendez les Kurdes parler du virus turc.
 
En pleine pandémie du coronavirus, la Turquie continue d’utiliser l’eau du Kurdistan du Nord (Bakur) comme une arme de guerre contre les Kurdes du Rojava. Une guerre pas comme les autres et dont les conséquences seront dramatiques dans une région déjà saignée à blanc par un conflit vieux de 10 ans… Un acte dénoncé par l’UNICEF* également.
 
Dans son article « La crise hydrique en Syrie : un vecteur croissant de conflits, actuels comme futurs (2/2) : le rôle des variations hydriques et climatologiques dans la crise syrienne », le journaliste Emile Bouvier revient sur cette arme de guerre laissée entre les mains de la Turquie qui menace les Kurdes, la Syrie et l’Irak.
 
A lire sur le site Les clés du Moyen-Orient

*« Une fois de plus, l’approvisionnement en eau de la station d’eau d’Allouk, dans le nord-est de la Syrie, a été interrompu. C’est la dernière d’une série d’interruptions du pompage au cours des dernières semaines.

L’interruption de l’approvisionnement en eau dans le cadre des efforts actuels visant à freiner la propagation de la maladie du coronavirus fait courir un risque inacceptable aux enfants et aux familles. Le lavage des mains au savon est essentiel dans la lutte contre le Covid-19.

La station est la principale source d’eau pour environ 460 000 personnes dans la ville d’al-Hasskeh, Tal Tamer et les camps d’al-Hol et d’Areesha. Un accès ininterrompu et fiable à l’eau potable est essentiel pour que les enfants et les familles de la région n’aient pas à recourir à des sources d’eau insalubres.

UNICEF et ses partenaires aident les familles de la ville d’al-Hassakeh et des camps pour familles déplacées en leur fournissant de l’eau par camion, mais cela couvre à peine les besoins minimums si l’approvisionnement en eau est à nouveau interrompu.

Aucun enfant ne devrait avoir à vivre ne serait-ce qu’un jour sans eau potable. L’eau propre et le lavage des mains sauvent des vies. L’eau et les installations d’eau ne doivent pas être utilisées à des fins militaires ou politiques – quand elles le sont, les enfants sont les premiers et les plus touchés. »

Déclaration de Fran Equiza, représentant d’UNICEF en Syrie

Le coronavirus et le soleil

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Confinement J 8 – Elle est sortie faire ses courses après 3 jours de confinement total, mais croisée le soleil. Le coup de foudre fut immédiat.
 
Elle est rentrée à la maison en oubliant le caddy sur le trottoir, avec l’attestation de sortie à l’intérieur. Manque de bol, les flics l’ont arrêtée, car elle avait un sourire louche aux lèvres, et lui ont demandé ce qu’elle fichait dans la rue.
 
Oy, hawar ! Qui va payer le PV* ? Le soleil ou son cœur ?

Keça Bênav / La fille sans nom (en kurde, Bênav signifie « sans nom » et Keç « fille »)

PS: Ceci est de la fiction, ne vous inquiétez pas pour rien. 🙂

Coronavirus, mon amour

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Le monde post-coronavirus ne sera jamais comme celui qu’on a connu jusqu’à présent. Il est en gestation et c’est encore trop tôt pour le prédire. Mais on peut être sûr que nos vies changeront à jamais. En attendant, l’envie d’aller vers nos semblables se fait de plus en plus pressante à mesure que le confinement se prolonge. Pour vous donner un peu de baume au cœur en ces temps difficiles, voici un petit message de Keça Bênav :
 
« Moi qui étais de nature réservée, voire introvertie, cachant ses sentiments, depuis une semaine, j’ai l’impression que je distribue des morceaux de mon cœur à qui le veut, en le coupant en petits pains qui se démultiplient à l’infinie…
 
Je cris « Tenez, mangez, ceci est mon coeur ! » Celle ou celui qui dit « j’en veux pas » est un-e imbécile à qui mon père aurait dit « Se hingiv naxin (les chiens ne mangent pas de miel) ! »
 
Keça Bênav / La fille sans nom (en kurde, Bênav signifie « sans nom » et Keç « fille »)

CUISINE. Le katmer ou la calzone à la kurde

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Bonjour les confinés du coronavirus. Pour le déjeuner de ce midi, on vous propose une recette kurde. C’est le katmer ou la calzone à la kurde. Une pâte fine que vous remplissez en demie lune avec une farce de votre choix et que vous cuisez au four ou dans une pizza Pan. 
 
Recette pour 4 personnes:
 
500 gr de farine
1 levure du boulanger
Beurre
Huile d’olive
sel
eau
 
1ère étape:
 
Verser la farine, la levure et le sel dans un récipient creux et la pétrir avec de l’eau jusqu’à l’obtention d’une pâte compacte.
 
Former une pâte extensible et élastique. Une fois la pâte pétrie, laissez-la se reposer une demi-heure.
 
2ème étape :
Mettre le çolik, toraq (fromage sec kurde, à chercher dans des épiceries kurdes ou un fromage de chèvre sec ou frais de votre choix) dans un récipient creux également, hacher finement 2 oignons et le persil plat. Mélanger le tout.
 
3 ème etape:
 
Commencer à faire des boules de la pâte préparée, grandeur d’un œuf.
Étaler de la farine sur votre plan de travail. Étalez la pâte à l’aide d’un rouleau à pâtisserie pour obtenir une fine galette.
Étalez la farce déjà préparé en une demie lune avec le dos d’une cuiller à soupe, puis rabattre le côté vide de la pâte comme en demi cercle. (Voir l’image des katmers.)
 
Cuisson:
 
Utiliser une « pizza Pan » sans le couvercle, ou le four. Chauffer le four à 220 degré.
Posez le katmer sur un lèche-fritte huilée ou sur du papier sulfurisé et laissez-le cuire pendant 3 minutes de chaque côté.
 
Nosican be / bon appétit

TURQUIE. « Le virus nommé à 5 mairies kurdes »

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TURQUIE / BAKUR – Hier, pendant que la Terre s’est arrêtée de tourner pour lutter face à un ennemi commun : le Covid-19, le gouvernement turc a ignoré la crise sanitaire à venir et le nombre croissant d’infections sur son territoire. Il a attaqué 5 municipalités kurdes en plein confinement dû au coronavirus.

 
Le gouvernement turc a limogé les maires HDP des municipalités de Batman, Silvan, Lice, Eğil et Ergani, au Kurdistan du Nord. Les co-maires ont été arrêtés et des administrateurs (kayyum) ont été nommés à leur place.
Des membres du HDP, des civils qui voulaient empêcher la prise de contrôle de leur municipalité par une personne nommée par l’AKP, ont été arrêtés par la police turque.
Des membres du HDP, des civils qui voulaient empêcher la prise de contrôle de leur municipalité par une personne nommée par l’AKP, ont été arrêtés par la police turque.
 
Le journal kurde Yeni Ozgur Politika a titré son article au sujet des 5 mairies kurdes HDP saisies hier par le régime turc : « Le virus nommés à 5 mairies », en clin d’œil au coronavirus. 

UNICEF : « La Turquie augmente les risques d’épidémie en Syrie »

SYRIE / ROJAVA – Des centaines de milliers de personnes dans le nord-est de la Syrie en guerre risquent de contracter le nouveau coronavirus (Covid-19) en raison notamment de pénuries d’eau, a averti lundi le Fonds de l’ONU pour l’enfance (Unicef).
 
Depuis plusieurs jours, la station d’approvisionnement en eau d’Allouk à Serê Kaniyê / Ras al-Aïn, une ville située à la frontière syro-turque et contrôlée par la Turquie et ses supplétifs syriens, ne pompe plus d’eau à destination des zones contrôlées par les forces kurdes syriennes, ennemies d’Ankara.
 
Cette interruption a été décidée par la Turquie, a assuré dimanche l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
 
La station d’Allouk fournit habituellement de l’eau à environ 460.000 personnes, dont les habitants de la ville de Hassaké et du camp surpeuplé de déplacés Al-Hol, où vivent des milliers de proches de combattants du groupe jihadiste Etat islamique (EI).
 
« L’interruption de la distribution d’eau, en plein effort face à la propagation du nouveau coronavirus, fait courir des risques inacceptables pour des enfants et des familles », a dénoncé dans un communiqué Fran Equiza, représentante de l’Unicef en Syrie.
 

Kurdî (Kurde): A la recherche d’une langue interdite

« Qui peut dire que dérober sa langue à un peuple est moins violent que la guerre ? »  Ray Gwyn Smith

De nos jours, la probabilité d’entendre un Kurde vous dire : « Je suis kurde mais je ne parle pas le kurde » est très élevée. En effet, depuis la division du Kurdistan au début du XXe siècle, les États occupants ont voulu mettre fin à l’existence du peuple kurde en mettant en place des politiques de génocide linguistique. Il était en effet très difficile d’exterminer physiquement des millions d’individus, malgré les nombreux massacres perpétrés, comme à Dersim, Zilan, Halabja… C’est pourquoi ces États (Turquie, Iran, Irak*, Syrie) ont sévèrement interdit la pratique du kurde dès la deuxième moitié du XXe siècle.

Les Kurdes ne peuvent recevoir un enseignement en langue kurde, ne peuvent assurer leur défense devant la justice, etc., ni même prétendre qu’ils ont une langue qui s’appelle le kurde. Car la Turquie nie l’existence même de cette langue millénaire et la fait passer dans ses registres comme « langue X » (X pour dire « inconnue ») !

Retour sur un génocide linguistique à travers le regard d’une rescapée.

Ma famille vivait dans une ferme isolée dans la montagne, au Kurdistan du Nord (Bakur) sous occupation turque. Pendant l’hiver, le seul lien que nous avions avec le monde extérieur était le poste de radio que mon père s’était acheté et de rares invités qui venaient des villages alentour quand la neige ne bloquait pas trop les sentiers menant à la montagne. Un jour, alors que j’étais encore bébé, mon père a déclaré à ma mère que dorénavant tous les enfants devaient parler uniquement le turc, car l’État turc avait interdit formellement notre langue, sous peine d’amende et/ou de prison.

Cette interdiction de parler notre langue maternelle allait causer des traumatismes insoupçonnés chez les nouvelles générations. Il m’a fallu des années pour que je me rende compte de sa gravité. De nombreux flash-back me rappellent cette lente destruction d’un peuple à travers sa langue bannie.

Notre village, où il y avait une école primaire récente, était à plusieurs kilomètres de notre ferme et les mois d’hiver enneigés empêchaient mes frères et sœurs de s’y rendre. Mon père a donc dû les envoyer en internat.

Pour « couper » la langue kurde à la racine, dès les années 1980, l’État turc avait décidé de créer des internats pour les enfants kurdes. Dès l’âge de 7 ans, les Kurdes passaient leur année scolaire en internat, à la merci d’enseignants et de surveillants dont la mission était d’inculquer la langue turque à des enfants qui n’en connaissaient pas un mot et de les turquifier en les coupant de leur famille, de leur culture et de leur langue. Je ne veux même pas m’attarder sur les sévices psychiques, physiques et sexuels dont étaient victimes de nombreux enfants kurdes dans ces internats de l’horreur…

Quelques années après, nous avons dû abandonner notre ferme et nous nous sommes rapprochés de la petite ville où mes frères et sœurs étaient internés. Ils ont ainsi pu quitter l’internat et revenir à la maison. Mais nous parlions tous le turc entre nous et avec notre père. Le kurde était réservé à notre mère, qui parlait très mal le turc.

Le fait que les enseignants nous répètent à longueur de journée qu’il n’y avait pas de Kurdes en « Turquie » (car pour la Turquie, il n’y avait ni Kurdes ni Kurdistan), moi, petite fille, je me sentais coupable. Coupable d’exister alors qu’en toute logique, je ne le devais pas, puisque c’est ce que nos enseignants disaient. Coupable aussi de parler, en cachette, une langue qui n’existait pas. Un jour, notre maître a demandé s’il y avait des enfants qui ne savaient pas parler le kurde et qu’ils devaient lever le doigt. Je me suis exécutée aussitôt. J’étais la seule et je n’en étais pas très fière…

Avec l’école, la télé et la radio turques, nous n’avions plus besoin de faire d’effort pour oublier cette langue clandestine. L’État turc avait tout prévu pour nous. Il suffisait de se laisser faire. Notre vocabulaire en kurde diminuait de jour en jour, remplacé par le turc, jusque dans nos rêves, et ceci sans « aucun » regret. De toute façon, nous n’aimions pas cette langue illégale. Qui aime l’illégalité, surtout quand on est un enfant qui veut tout bien faire ?

Moi, la petite fille « sage » et « intelligente », j’étais la chouchoute de mes enseignants et j’avais même eu droit au surnom « la Turque » dans le voisinage pour avoir commencé à parler le turc avant le kurde, tandis que les autres enfants avaient plus de difficultés à devenir de parfaits petits Turcs du jour au lendemain. Et que dire de la honte que je ressentais devant ma mère qui ne maîtrisait pas le turc ? Honte d’appartenir à un peuple qui ne devait pas exister, un peuple « arriéré », selon la définition de l’État colonialiste qui voulait en finir avec nous en nous turquifiant bien comme il faut.

Une fois adulte et devenue exilée dans un pays occidental (la France), dont je ne connaissais pas la langue, j’ai tout de suite voulu apprendre le français pour me défaire du turc. Cet exil physique a été le déclic pour un retour mental à mes origines. Soudain, j’ai commencé à avoir les fameux flash-back qui me rappelaient toutes les humiliations que nous avions subies en tant que Kurdes et enfants, et l’interdiction de parler notre langue sur notre propre terre.

Je passais mes journées à écouter des cassettes d’apprentissage du français, je lisais, je discutais avec des non-Kurdes pour apprendre vite la langue. La nuit, j’avais le dictionnaire Le Petit Robert dans mon lit (je dis toujours que Petit Robert fut mon premier amant français !). En quelques mois, j’ai réussi à me débrouiller correctement et, au bout de quelques années, le français est devenu ma première langue. Mais je ne parlais toujours pas correctement ma langue maternelle et mon entourage m’avait cette fois surnommée « la Française » !

Il y a quelques mois, je discutais avec un ami kurde qui m’avait demandé si j’étais née en France car mon français était « très bien ». Je lui ai dit que non, que j’étais venue à l’âge adulte, sans passer par la case école. Il me croyait à peine ! Je lui ai parlé de mes deux surnoms liés aux langues, avant d’ajouter que j’avais réussi à être turque et française et que maintenant, il était temps que je (re)devienne kurde et qu’on m’appelle enfin « Kurdê » (la Kurde) !

Aujourd’hui, je lis et écris le kurde, avec difficulté, sauf quand ce sont des poèmes orphelins qui viennent frapper à ma porte pour m’emmener au pays. Mais je ne désespère pas, je vais réussir à devenir une « vraie Kurde » qui parle sa langue, même s’il va falloir trébucher sur les mots, tomber à terre, après tant d’années passées dans une paralysie linguistique imposée. Et vive la revanche des « vaincus » !

(Keça Bênav)

Notes de contexte

*Dans les autres parties du Kurdistan, en Irak, Iran et Syrie, on avait à peu près les mêmes interdictions. Aujourd’hui, au Kurdistan autonome d’Irak et au Rojava, on enseigne en langue kurde tandis qu’en Iran, le kurde continue à être criminalisé… C’est pourquoi, aujourd’hui, beaucoup de Kurdes, ceux en Turquie essentiellement, ne parlent plus leur langue. Mais ils sont nombreux à lutter pour avoir le droit de la réapprendre et de la parler, de s’approprier de nouveau leur musique, leurs us et coutumes, pillés et interdits par leurs colonisateurs. Le prix à payer pour les Kurdes, afin d’obtenir ce qu’ils veulent, reste très élevé. Cela coûte souvent des vies, mais ils restent déterminés.

Cette décision mise en œuvre a plutôt réussi, avec des effets dévastateurs qu’on peut facilement deviner sur le plan psychique et/ou socio-culturel chez les enfants kurdes et les adultes qu’ils sont devenus.

« Un pain en turc » ou comment interdire aux Kurdes de parler leur langue maternelle

Nous sommes dans les années 1980, dans une région kurde sous occupation turque. Un paysan court à la boulangerie de son village au retour de son champ et voudrait acheter un pain avant le coucher du soleil qui est proche, car dans cette région kurde, l’État turc a décrété un état d’urgence avec couvre-feu au coucher du soleil. Le paysan lance à la hâte « ka nanakî, bi tirkî » en kurde, qu’on pourrait traduire par « un pain, en turc ». Ce pauvre paysan ne sait pas parler le turc mais il faut bien qu’il achète son pain d’une façon ou d’une autre.

Maintenant, imaginons un instant que cette scène ait lieu en France, pendant l’occupation nazie : un paysan corrézien de retour de son champ court à la boulangerie de son village. Le soleil va bientôt se coucher, or il y a le couvre-feu à la tombée de la nuit. Les Nazis ont interdit de parler le français et ont imposé la langue allemande dans tout le pays, mais notre paysan corrézien ne parle pas un mot d’allemand. Alors, il dirait vraisemblablement : « Un pain, en allemand. »

En effet, l’État turc avait interdit le kurde dans tout le pays, y compris dans les régions kurdes, et ce depuis la création de la Turquie en 1923. Même au sein de leurs foyers, les Kurdes ne pouvaient parler leur langue sous peine d’être arrêtés et/ou torturés, en plus de payer une amende. (L’État turc avait dépêché des fonctionnaires à cet effet dans tout le Kurdistan.)

Encore aujourd’hui, en Turquie, la langue kurde reste interdite, même si dans le cadre de la vie privée on peut la parler…

« Ka nanakî bi tirkî / Bana türkçe bir ekmek ver » est le nom d’une nouvelle de Cezmi Ersöz, écrivain et journaliste kurde.

« L’Etat turc est un coronavirus pour le peuple kurde »

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TURQUIE / BAKUR – Pendant que la Terre s’arrête de tourner pour lutter face à un ennemi commun : le Covid-19, le gouvernement turc ignore la crise sanitaire à venir et le nombre croissant d’infections sur son territoire. Il attaque les municipalités kurdes en plein confinement dû au coronavirus.
 
Le gouvernement turc a limogé aujourd’hui les maires HDP des municipalités de Batman, Silvan, Lice et Ergani, au Kurdistan du Nord. Les co-maires ont été arrêtés et des administrateurs (kayyum) ont été nommés à leur place.
 
Des membres du HDP, des civils qui voulaient empêcher la prise de contrôle de leur municipalité par une personne nommée par l’AKP, ont été arrêtés par la police turque.
 
Alors que l’UE continue de crier que les Kurdes doivent faire valoir leurs droits de manière démocratique, chaque politicien qui tente de le faire est arrêté, les maires choisis sont démis de leurs fonctions et remplacé par des administrateurs (kayyum) nommés.

CUISINE. Guacamole à la kurde

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CUISINE. Aujourd’hui, nous sommes un milliards d’humains confinés à cause du coronavirus à travers le monde. Mais on ne va pas arrêter de vivre, ni de manger ! Alors, voici une recette de guacamole originale à la sauce kurde. C’est bon, diététique et nourrissant !

 
Ingrédients :
 
2 avocats murs
Un demi citron
Un demi pot de yaourt 
Une gousse d’ail
Huile d’olive
Sel
piment ou pouvoir

Écrasez à la fourchette les avocats une fois la chair sortie de son écorce avec une cuillère à souper. Ajoutez-y l’ail et le citron pressés, l’huile d’olive, le sel et le piment ou poivre. Vous pouvez la manger en l’étalant sur des tartines de pain ou avec des tortillas en chips.
 
Nosican be / bon appétit ! 

CUISINE. Salade sucrée-salée à la kurde

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CUISINE – Pour les confinés du coronavirus privés de resto, voici une recette de salade originale sucrée-salée à la kurde ! C’est délicieux et bon pour la santé !
 
Ingrédients :
 
Un oignon
Une Salade verte
Un demi citron
Une grenade
6 noix
Une cuillerée à soupe de sésame
Huile d’olive
Sel
piment ou pouvoir

Coupez l’oignon en très fine lamelle et arrosez-le du jus du citron pressé. Laissez-le mariner pendant au moins deux heures, en le remuant de temps à autre. Ensuite, ajoutez-y la salade verte (laitue ou des jeunes pousses d’épinard), les graines de la grenade, les cerneaux de vos noix, le sésame, l’huile d’olive, le sel et le piment ou poivre.
 
Nosican be / bon appétit ! 

CUISINE. Salade de chou à la kurde

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Pour les confinés du coronavirus privés de resto, voici une recette de salade de chou blanc râpé assaisonnée à la kurde ! C’est délicieux et bon pour la santé !
 
Ingrédients :
 
Un chou blanc
Cumin en grain
Un citron
Huile d’olive
Une gousse d’ail
Sel
piment ou poivre

Râpez le chou, pressez l’aille et le citron, assaisonnez le chou avec le jus de citron, l’ail, huile d’olive, sel, piment ou poivre.
 
Nosican be / bon appétit ! 
 
 
 
 

Coronavirus: le réveil ne sonnera plus et l’aspirateur peut attendre !

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Ça y est, c’est le 20 mars, le premier jour du printemps selon le calendrier zoroastrien célébré encore aujourd’hui par les Kurdes et nombreux autres peuples de la Mésopotamie et de l’Asie centrale. Mais cette année, le nouvel-an kurde Newroz n’est pas un jour de fête comme les autres années étant donné que presque toutes les populations de la Mésopotamie sont confinées à la maison à cause de l’épidémie du coronavirus qu’on ne vous présente plus. 
 
On a parlé, à juste titre, des inconvénients du confinement forcé : risques de dépression, augmentations des violences domestiques dont sont victimes les femmes et les enfants, et tant d’autres. Mais, comme c’est Newroz et que je suis un peu fatiguée de faire l’oiseau de malheur on ne donnant presque que des mauvaises nouvelles venues du Kurdistan, j’ai décidé que j’allais parler d’une bonne chose liée au confinement « coronavirus ». Si, si, ne faites pas cette tête-là, il y a bien une bonne chose liée au confinement et dont beaucoup de femmes en sont contentes : C’est de ne pas se sentir obligé de faire le ménage, ranger, passer l’aspirateur… puisqu’on ne reçoit plus d’invités, ni même la famille (qu’elle soit « belle » ou pas !). 
 
Merci coronavirus ! Grâce à toi, je n’entends plus le réveil sonner et l’aspirateur peut s’emmerder tous seul dans son coin, je n’ai plus envie de lui, j’ai d’autres chats à fouetter ! D’ailleurs, chute, j’entends un couple d’oiseaux faire la sérénade sous ma fenêtres, bercés sur une branche d’un arbre en fleurs. 
 
 
Keça Bênav / La fille sans nom (en kurde, Bênav signifie « sans nom » et Keç « fille »)