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CDK-F: La guerre contre les Kurdes n’empêchera pas la chute d’Erdogan

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PARIS – Chaque fois que le trône d’Erdogan est secoué, il s’attaque aux Kurdes afin de se maintenir au pouvoir. A un an des élections législatives et présidentielles turques, alors que la crise économique ne cesse de s’aggraver, et que l’usure du pouvoir a écorné l’image d’Erdogan auprès des Turcs, il vient de lancer une énième attaque contre la guérilla kurde, dans le nord de l’Irak. En effet, depuis hier soir, La Turquie a lancé une nouvelle offensive aérienne et terrestre contre les bases du PKK. On signale des combats acharnés. Aujourd’hui, les Kurdes ont manifesté en Europe et au Kurdistan du Sud contre cette invasion colonialiste turque.
 
Le Conseil Démocratique Kurde en France (CDK-F) a également dénoncé l’offensive turque et déclaré que « la guerre contre les Kurdes n’empêchera pas la chute d’Erdogan » . Voici le communiqué du CDK-F: 
 
La guerre contre les Kurdes n’empêchera pas la chute d’Erdogan
Alors que le président turc Recep Tayyip Erdogan tente de jouer le rôle de médiateur dans la guerre en Ukraine et de se présenter comme un pacificateur, il vient de lancer une nouvelle offensive militaire à grande échelle contre le Sud-Kurdistan (nord de l’Irak), une agression militaire visant à envahir, dépeupler et occuper une plus grande partie de la région. Une fois de plus, le vrai visage d’Erdogan, celui d’un agresseur et d’un occupant, est visible au Kurdistan. Le régime d’Erdogan reste fidèle à la politique de déni et de guerre contre le peuple kurde ancrée dans l’histoire de la Turquie. Les prétendus efforts d’Erdogan pour agir en tant que médiateur sur la scène internationale ne servent qu’à détourner l’attention de l’entreprise dévastatrice qu’il mène en Turquie, au Kurdistan et dans toute la région.
 
Le 17 avril, l’État turc a lancé une nouvelle campagne militaire visant à occuper les zones contrôlées par le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) dans la région de Zap au Sud-Kurdistan (nord de l’Irak). Dans cette campagne transfrontalière menée en violation du droit international, les forces armées turques ont utilisé de l’artillerie lourde, des avions de guerre, des drones et des hélicoptères. Parallèlement à l’offensive aérienne, la Turquie mène une offensive terrestre pour laquelle elle a transporté par hélicoptère un grand nombre de soldats. La prise de la région de Zap permettrait aux forces turques d’étendre leur occupation plus loin, dans les régions de Metîna et d’Avashîn-Basyan.
 
L’utilisation d’armes lourdes et de forces terrestres représente une grave menace pour toute la région. L’unité entre les Kurdes de toutes les régions du Kurdistan et de la diaspora est la seule réponse à cette agression. Nous condamnons à cet égard la coopération active du clan Barzani qui s’est engagé aux côtés de la Turquie dans cette agression militaire. Nous appelons tous les Kurdes à dénoncer et condamner cette collaboration infâme.
 
Lors des célébrations du Newroz (nouvel an kurde), le 21 mars dernier, plus de 10 millions de Kurdes du Nord-Kurdistan et de Turquie ont envoyé un message clair à Erdogan : ils ne se plieront pas à sa brutalité ni à sa politique d’anéantissement. Des millions de Kurdes ont offert à la Turquie un chemin vers la paix ; ils ont déclaré aux peuples de Turquie et du monde que la liberté du leader kurde Abdullah Öcalan ouvrirait la voie à la paix en Turquie et au-delà. Depuis le Newroz, les tortures et les meurtres de prisonniers politiques kurdes se sont multipliés, tout comme les attaques contre les bureaux du Parti démocratique des Peuples (HDP) et les arrestations de ceux qui ont participé aux célébrations du nouvel an kurde. Pendant ce temps, au Rojava et dans le nord et l’est de la Syrie, les frappes aériennes turques contre les Kurdes se sont intensifiées.
 
Erdogan est aujourd’hui confronté à de nombreuses crises intérieures, notamment une situation économique désastreuse. Il tente désespérément d’éviter sa chute en intensifiant la guerre contre les Kurdes, cela pour rallier le soutien nationaliste à l’intérieur du pays. Dans le même temps, il tente de renforcer la position de la Turquie sur la scène diplomatique internationale en s’efforçant de jouer le rôle de médiateur dans la crise ukrainienne et en revendiquant une position géostratégique unique entre l’OTAN et la Russie. Si le monde continue à fermer les yeux sur l’agression d’Erdogan, nous assisterons à une augmentation des effusions de sang, des déplacements et de l’instabilité au Kurdistan et au Moyen-Orient.
 
Nous devons rompre le silence et agir contre l’invasion du Kurdistan du Sud par la Turquie!
 
– Nous appelons tous les gouvernements et les organisations internationales – l’ONU, l’OTAN, l’UE, le Conseil de l’Europe et la Ligue arabe – à prendre des mesures urgentes contre cette violation du droit international, à condamner sans ambiguïté ce crime d’agression et à exiger que la Turquie retire ses troupes du Sud-Kurdistan.
 
– Nous appelons les partis politiques, les organisations de défense des droits humains, les organisations pacifistes, les syndicats et tous les milieux militants à s’opposer à l’agression et à l’occupation turques. »
 
Le Conseil Démocratique Kurde en France

La Russie menace les Kurdes du Rojava avec l’invasion de Qamishlo par la Turquie

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SYRIE / ROJAVA – Le médiateur russe en Syrie a averti les forces kurdes que la Turquie procéderait à une incursion si elles rejetaient les conditions de Moscou pour mettre fin aux tensions entre Qamishlo et Damas, selon le quotidien panarabe, Asharq al-Awsat.
 
Les quartiers kurdes de Cheikh Maqsoud et d’Achrafieh, à Alep, abritant 200 000 personnes sont privés de farine par le régime syrien depuis 5 avril, en plein mois de Ramadan. Ces deux quartiers subissent l’embargo intermittent du régime depuis des années. En réaction, les forces arabo-kurdes ont bouclé récemment les bâtiments gouvernementaux du régime syriens à Qamishlo et Hassaké, afin qu’il cesse d’affamer les civils kurdes à Alep.
 
Le médiateur russe en Syrie aurait informé les Forces démocratiques syriennes kurdes (FDS) que les factions de l’opposition syrienne soutenues par la Turquie envahiraient les villes d’al-Darbasiyah et d’Amoudê pour atteindre Qamishlo si les FDS ne se retiraient pas de la zone de sécurité gouvernementale.
 
Il a également été demandé aux FDS de mettre fin au siège des zones de sécurité de Qamishli et Hasakeh.
 
Les FDS s’se sont retirées des bâtiments gouvernementaux sans incident.
 
Pendant ce temps, les habitants de la ville de Tal Tamer, dans la campagne du nord de Hasakeh, ont déclaré que l’artillerie turque avait bombardé pour la deuxième journée consécutive des villages du nord-est de la Syrie.
 
Aram Hanna, porte-parole des FDS, a déclaré à Asharq Al-Awsat que la Turquie cherchait à obtenir le feu vert pour lancer de nouvelles offensives dans le nord de la Syrie afin de réaliser ses intérêts terroristes.
 
« Il veut exploiter la préoccupation mondiale concernant la guerre ukraino-russe pour mener à bien l’attaque » , a-t-il averti.
 
En outre, il a déclaré que les attaques de la Turquie visent à déstabiliser la région et permettent aux groupes terroristes de réorganiser leurs rangs pour commettre des atrocités.
 
Hanna a déclaré que les FDS étaient en contact avec le médiateur russe au sujet des violations d’Ankara, mais que peu de choses ont été vues sur le terrain pour les arrêter.
 
« Les FDS sont une force défensive et elles riposteront aux sources de tir au bon moment. Elles ont pris les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de la région et s’opposer aux ambitions malveillantes de la Turquie » , a-t-il ajouté.

 
 

Kurdes d’Europe mobilisés contre l’attaque militaire du Kurdistan du Sud par la Turquie

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Depuis hier, L’armée turque a lancé une opération de grande envergure contre les zones de guérilla kurde au Kurdistan du Sud. On signale de violents affrontements dans les régions de Zap, Metîna et Avaşîn frappées par des avions de chasse et de l’artillerie turcs.
 
Le centre de presse des Forces de défense du peuple (HPG), branche armée du PKK, a déclaré : « L’État turc a lancé des attaques d’occupation sur les zones de Şikefta Birîndara, Kurojahro et Çiyayê Reş dans la région de Zap. Les zones sont bombardées massivement, des tentatives sont faites pour débarquer des soldats depuis des hélicoptères. L’attaque sur la région de Zap ne vient pas du nord, mais du sud, les vols viennent de la ligne Bamernê-Amêdî via Şîladizê. »
 
En réaction à cette nouvelle guerre colonialiste menée par la Turquie au Kurdistan, les organisations kurdes d’Europe appellent à descendre dans la rue dans toute l’Europe pour protester contre cette nouvelle attaque et la complicité de l’Occident qui dénonce uniquement les guerre colonialistes de ses ennemis (comme on l’a vu avec la guerre en Ukraine) mais qui soutient celles de ses alliés (Turquie…).
 

Les femmes demandent des comptes pour la mort de Garibe Gezer dans une prison turque

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Garibe, en kurde Xeribe, signifie « l’étrangère » . Mais elle [Garibe Gezer] n’était pas étrangère à l’oppression de son peuple ou des femmes. La lutte pour la liberté des femmes en Turquie et au Kurdistan a coûté cher. Nous savons tous cela de nos propres vies. Nous pouvons tous dire beaucoup de choses sur les raisons de notre lutte. Cependant, la raison de chaque femme en difficulté peut souvent se résumer en un seul mot.
 
C’est là où nos vies subissent la coupure la plus profonde que nous faisons notre promesse. Elle s’unit aux promesses d’autres femmes qui ensemble deviennent un torrent. Elles deviennent résistance, lutte, et rien ne peut les arrêter.
 
L’histoire de Garibe Gezer est l’histoire de femmes qui croient qu’il n’y a pas d’autre voie que la lutte. Nous le savons parce que Garibe est kurde, parce que c’est une femme. Et quiconque, en plus de cela, mène une lutte pour la liberté est visé et devient l’adversaire central de la domination masculine anti-femmes et anti-kurde. Ce que je veux dire : Nous pouvons le dire si clairement parce que sa vie ne nous était pas étrangère. L’histoire de la vie de Garibe a une fois de plus rappelé à la société le fait qu’il existe une misogynie profonde, une hostilité profonde envers les Kurdes. Nous sommes le 9 décembre 2021, lorsque la nouvelle de la mort de Garibe devient publique. L’administration pénitentiaire de Kandıra appelle la sœur de Garibe et l’informe que Garibe s’est suicidée. Garibe est conduite à l’autopsie sans attendre l’arrivée des avocats. A ceux qui sont venus chercher le corps, les agents chargés de l’application des lois de l’État disent avec désinvolture: « Prenez votre cadavre et sortez d’ici. » Cela nous rappelle les mots « Comment t’appelles-tu, frère ? » qui ont été dites par des policiers turcs au meurtrier qui a tué notre camarade Deniz Poyraz dans le bâtiment du HDP dans la province d’Izmir.
 
Vous tous qui lisez cet article savez plus ou moins ce que Garibe a traversé. Mais je voudrais le mentionner ici encore, au cas où il y aurait ceux qui « ne savent pas » après tout.
 
Garibe est née en 1994 à Kerboran (tr. Dargeçit), près de Mêrdîn, l’une des principales villes de la résistance. Naître ici signifie naître au pays de la résistance et de la lutte. Et cela a un prix très élevé. Chaque femme née dans cette région a payé ce prix d’une manière ou d’une autre. Garibe n’a pas fait exception.
 
Lorsque son frère aîné Bilal Gezer a été assassiné par des inconnus lors des manifestations de Kobanê du 6 au 8 octobre 2014, Garibe n’avait que 21 ans. Lorsque son autre frère, Mehmet Emin Gezer, s’est rendu au poste de police du district de Kerboran pour en savoir plus sur les assassins de son frère Bilal, la police des opérations spéciales a ouvert le feu avant même qu’il ne puisse entrer dans le bâtiment. Il a été grièvement blessé et est depuis paralysé de la taille aux pieds.
 
Garibe avait 23 ans lorsqu’elle a été élue au comité exécutif du Parti des régions démocratiques (DBP). Le 3 mars 2016, elle a été arrêtée alors qu’elle était allée rendre visite à son frère qui étudiait à Kütahya. Son « crime » était d’être un fonctionnaire du DBP lorsque des couvre-feux ont été imposés à Kerboran en 2015 ! De plus, son frère aîné Haşim Gezer a été condamné à 22 ans de prison. Il y aurait tant à dire au-delà de ça. Le moins est de transmettre leurs faits et gestes et de révéler l’identité des responsables de leur mort.
 
« Les autres ont besoin de connaître mon vécu »
 
Garibe a été déportée à la prison de type F de Kandıra après avoir été dans plusieurs autres prisons. Ici, elle a été soumise à une torture flagrante, à laquelle sont soumis tous les prisonniers qui luttent pour la liberté (la torture est utilisée de manière particulièrement intensive contre les femmes). Elle a tenté de se suicider. La torture n’a pas cessé. Garibe, qui a subi toutes sortes de tortures, des passages à tabac par les gardiens de prison aux violences sexuelles, a continué à élever la voix pour se faire entendre. Le fait qu’elle parlait ouvertement de ses expériences était, bien sûr, une raison pour davantage de torture. Le niveau de torture a augmenté à mesure que la voix de Garibe se frayait un chemin dans le public. Même les médecins de la prison, qui avaient prêté le serment d’Hippocrate, étaient impliqués dans ces crimes.
 
Dans le contexte de ces atrocités, Garibe a tenté de mettre le feu à sa cellule d’isolement et a été condamnée pour cela. Elle a été punie pour avoir saisi toutes les occasions de faire entendre sa voix au monde extérieur. Par conséquent, toutes les voies par lesquelles elle aurait pu communiquer ont été coupées. Cependant, Garibe n’a pas abandonné. Malgré les sanctions pénales, elle a essayé par tous les moyens. Elle n’a pas baissé les bras, n’a pas reculé d’un pas. « Je veux que les autres connaissent mes expériences », a-t-elle déclaré.
 
Oui, qu’elle ne se soit pas tue, cela a coûté la vie à Garibe. Même après sa mort, le gouvernement anti-femmes et anti-kurde reste au pouvoir. Lorsque le corps de Garibe est arrivé à l’aéroport de Mêrdîn, le code pénal ennemi a été immédiatement appliqué. Le corbillard de la municipalité sous administration forcée est reparti sans emporter avec lui le corps de Garibe. Finalement, malgré tous les obstacles, elle fut envoyée pour l’éternité sur les épaules des femmes.
 
Alors qu’elle était inhumée dans sa ville natale de la province de Mêrdîn, des femmes de tout le pays sont descendues dans la rue : « Nous exigeons des comptes pour la mort de Garibe. » Bien que les femmes n’aient pas connu personnellement Garibe, elles connaissent bien la tradition de la lutte dont elle est issue. Et permettez-moi de terminer par les paroles entendues de toutes parts dans la ferme conviction de cette lutte :
 
« Nous traduirons en justice ceux qui sont responsables de la mort de Garibe Gezer. C’est à nous les femmes d’élever la voix de Garibe, de continuer sa rébellion et son combat ! »
 
Article écrit par Pero Dundar, députée du HDP, et publié par le site Kurdistan Report

La Turquie suit l’Iran en matière d’emprisonnement des écrivains

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L’indice 2021 de la liberté d’écriture de PEN America a classé les pays qui emprisonnent le plus d’écrivains et d’universitaires. La Turquie est le seul pays membre de l’OTAN à se trouver dans le top 10 des meilleurs geôliers et persécuteurs d’écrivains, à l’instar de Gulgeş Deryaspî et Meral Şimşek, deux écrivaines kurdes persécutées par la « justice » turque depuis des années.
 
Les 10 premiers pays champions de persécution des écrivains sont:
 
1. Chine
2. Arabie Saoudite
3. Birmanie
4. Iran
5. Turquie
6. Égypte
7. Biélorussie
8. Viêt Nam
9. Inde
10. Érythrée
 
« La Turquie a connu une diminution du nombre d’écrivains emprisonnés, la plaçant au cinquième rang des pires geôliers. Cependant, ce chiffre ne tient pas compte des autres menaces à la liberté d’expression, notamment les procès fastidieux, les tentatives d’extradition et les agressions physiques auxquelles sont confrontés les écrivains en Turquie et en exil, » PEN America dans son rapport d’Indice de liberté d’écriture 2021.
 

IRAK. La Turquie a lancé une nouvelle offensive contre la guérilla kurde à Zap

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KURDISTAN – Des avions de chasse et de l’artillerie turcs ont frappé les régions de Zap, Metîna et Avaşîn où sont positionnés les combattants kurdes du PKK.
 
Depuis le 14 avril, l’armée turque attaque les régions de Zap, Metîna et Avaşîn avec des avions de chasse et de l’artillerie.
 
Des mouvements d’hélicoptères de combat et de transport turcs ont lieu depuis hier soir. La région de Zap est attaquée par l’air et l’artillerie.
 
Le centre de presse des Forces de défense du peuple (HPG), branche armée du PKK, a déclaré : « L’État turc a lancé des attaques d’occupation sur les zones de Şikefta Birîndara, Kurojahro et Çiyayê Reş dans la région de Zap. Les zones sont bombardées massivement, des tentatives sont faites pour débarquer des soldats depuis des hélicoptères. L’attaque sur la région de Zap ne vient pas du nord, mais du sud, les vols viennent de la ligne Bamernê-Amêdî via Şîladizê. »
 
Le même itinéraire avait été utilisé pour attaquer la région de la Garê le 10 février 2021. Lors de l’attaque, l’État turc a tué ses propres soldats et agents retenus captifs par la guérilla. (Via ANF)
 
La rencontre récente entre le Premier ministre du gouvernement régional du Kurdistan (KRG), Mesrur Barzani, et Erdogan, en présence du chef du MIT, Hakan Fidan à Ankara, fait craindre que les autorités kurdes d’Irak soutiennent directement l’attaque turque au Kurdistan du Sud. 
Le journaliste Kamal Chomani a écrit « Les offensives turques ont repris dans le KRI avec le soutien du PDK et surtout de Masrour Barzani.
 
Plus nous nous rapprochons des élections présidentielles turques, plus Erdogan a besoin d’effusion de sang.
 
Erdogan a besoin de plus de violence pour garder les sentiments publics turcs de son côté. »
 

Les gans syriens soutenus par la Turquie ont commis des crimes envers les Kurdes, Yézidis… en Syrie

Selon le rapport annuel 2021 du département d’État sur les droits humains concernant la Syrie, les gangs syriens soutenus par la Turquie ont commis des crimes envers les Kurdes, Yézidis et autres minorités ethniques et religieuses dans le nord de la Syrie occupé par la Turquie.
 
Selon ce rapport préparé par le Bureau de la Démocratie, Droits de l’Homme et du Travail (DRL), en plus des violations et des crimes commis par le régime syrien, les mercenaires syriens alliés à la Turquie ont commis de nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité, à Afrin notamment, dont des châtiments physiques et torture.
 
Selon les rapports de la Commission d’enquête sur la République arabe syrienne et les ONG Amnesty International, HRW et le Réseau syrien pour les droits de l’homme (The Syrian Network for Human Rights -SNHR) ont rapporté plusieurs témoignages de première main d’enlèvements et de détentions arbitraires dans les zones sous l’occupation turque par des groupes armés d’opposition syriens soutenus par la Turquie.
 
Le SNHR a attribué à ces groupes 86 détentions et enlèvements illégaux au cours du seul mois d’août, dont un enfant et 10 femmes. Le HRW et le COI ont rapporté que les forces de l’Armée Nationale Syrienne (ANS / SNA) ont détenu et transféré illégalement des ressortissants syriens vers la Turquie. En août, l’Organisation des droits de l’homme d’Afrin et le Missing Afrin Women Project ont signalé que des centaines de femmes avaient été enlevées dans des zones sous contrôle turc depuis 2018 et que près de 300 femmes étaient toujours portées disparues. Par exemple, l’Organisation des droits de l’homme d’Afrin a signalé l’enlèvement le 22 août de Hivin Abedin Gharibo, une jeune femme kurde de la ville de Baadina. Aucune information sur son sort n’était disponible à la fin de l’année.
 
Selon la COI, les enlèvements et les extorsions se multiplient dans les régions où les hostilités entre les groupes d’opposition syriens armés soutenus par la Turquie et les forces gouvernementales ont créé un vide sécuritaire. Les victimes d’enlèvements par des groupes armés d’opposition syriens soutenus par la Turquie étaient souvent d’origine kurde ou yézidie ou étaient des militants ouvertement critiques à l’égard de ces groupes armés. Par exemple, en février, Afrin Post a rapporté que Sultan Murad, un groupe d’opposition syrien soutenu par la Turquie, avait enlevé un citoyen kurde, Khalil Manla, après avoir déposé une plainte contre le groupe militant. Des membres du groupe Sultan Murad auraient battu et torturé Khalil à leur quartier général et l’auraient ensuite relâché moyennant une rançon de 1 000 livres turques (104 dollars).
 
Le COI a signalé la présence fréquente de responsables turcs dans les centres de détention de la SNA, y compris lors de séances d’interrogatoire où la torture était utilisée. Le système judiciaire et le réseau de détention utilisés par les forces de la SNA auraient comporté des « juges » nommés par la Turquie et payés en livres turques, suggérant que les opérations de détention de la SNA ont agi sous le commandement effectif des forces turques. Le COI a affirmé que ces facteurs et d’autres reflétaient un contrôle turc effectif sur certaines régions de la Syrie. Le gouvernement turc a nié toute responsabilité pour la conduite de l’opposition syrienne ou de groupes armés d’opposition syriens soutenus par la Turquie, mais a largement reconnu la nécessité d’enquêtes et de comptes à rendre en cas de signalement d’abus. Il a affirmé que la SNA soutenue par la Turquie avait mis en place des mécanismes d’enquête et de discipline.
 
Le rapport américain épingle également les forces arabo-kurdes pour des violations de droits au Rojava / Syrie du Nord et de l’Est.
 
Rapport intégral est ici

Roger Waters se rend en Turquie pour Nûdem Durak

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Le célèbre chanteur Roger Waters prévoit de se rendre en Turquie pour offrir sa guitare à la musicienne kurde emprisonnée Nûdem Durak dont la guitare a été brisée par des gardiens de la prison de Bayburt.
 
Roger Waters, membre historique du groupe Pink Floyd, prévoit de se rendre en Turquie pour offrir sa guitare à la musicienne Nûdem Durak, qui a été emprisonnée et condamnée à 19 ans de prison pour avoir chanté des chansons politiques kurdes et dont la guitare a été brisée par des gardiens de la prison de Bayburt.
 
L’annonce faite par Firdevs Durak, une sœur de Nûdem Durak
 
Nûdem Durak, 33 ans, qui a été condamnée à 19 ans de prison dans deux affaires distinctes, a souffert d’ostéoporose et de la maladie de Basedow (maladie auto-immune de la thyroïde) pendant son emprisonnement.
 
Waters est connu pour être un partisan de longue date de la campagne de libération de Nûdem Durak. Il a déclaré qu’il était inacceptable que Durak ne reçoive pas d’instruments de musique en prison.
 
Waters avait auparavant envoyé une de ses guitares à Durak, mais l’administration pénitentiaire n’a pas autorisé son utilisation par la chanteuse. Waters a donc pris la décision d’amener personnellement la guitare en Turquie dans les semaines à venir pour attirer l’attention sur l’injustice faite à Nudem Durak. Waters fera signer la guitare par de nombreux artistes de renommée mondiale.
 
Qui est Nûdem Durak ?
 
Durak purge actuellement une peine de dix-neuf ans de prison dans une prison de la province de Bayburt, dans le nord-est de la Turquie. Elle a été arrêtée en 2015 dans le cadre de la répression généralisée des régions kurdes de Turquie à la suite de l’échec des pourparlers de paix entre le gouvernement turc et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
 
Avant son arrestation, Durak travaillait et interprétait de la musique kurde avec le groupe de musique Koma Sorxwîn dans le centre culturel de Cizre, près de la frontière d’avec la Syrie. Les années qui ont précédé la rupture des pourparlers de paix, l’art, les médias et la musique kurdes ont pu se développer sans relâche.
 
Cependant, en 2015, Durak a été accusée d’avoir eu des appels téléphoniques avec des membres présumés du PKK et d’avoir visité une cellule du PKK. Elle a été reconnue coupable d’« appartenance à une organisation terroriste » et condamnée à 19 ans de prison. De nombreux militants kurdes et membres de la communauté kurde ont connu le même sort à cette époque.
 
Lorsque Durak a été envoyée à la prison de Bayburt, elle a été autorisée à apporter avec elle sa guitare – qu’elle avait achetée avec l’argent de la vente de l’alliance de sa mère. Cependant, deux ans après, lors d’un contrôle de routine, sa guitare a été brisée par les gardiens de la prison.
 
C’est ce qui a attiré l’attention de Waters, qui a ensuite passé le mot à de nombreux musiciens célèbres à travers le monde, dont Pete Townshend, Robert Plant, Peter Gabriel et Brian May. Il s’est lancé dans un projet de recherche sur le cas de Durak et a commencé à faire campagne pour un nouveau procès.
 
« Il se trouve que Nûdem est une Kurde. Sa voix est connectée à son âme et son âme chantera toujours pour sa famille, son peuple et sa nation. En tant que musiciens, nous ne pouvons pas nous arrêter. Notre vérité est qui nous sommes et pour qui nous sommes nés », a-t-il déclaré.
 
Des noms de renommée mondiale tels que Roger Waters, cofondateur de Pink Floyd, l’acteur, producteur et écrivain américain John Kusack, l’acteur Mark Ruffalo, la philosophe Angela Davis ont également appelé à la libération de Durak. Noam Chomsky a publié un message déclarant que la peine infligée à Durak était une grave injustice.
 

ROJAVA. L’administration autonome souhaite aux chrétiens une joyeuses Pâques

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SYRIE / ROJAVA – L’administration autonome du Rojava a publié un communiqué à l’occasion de Pâques (jour de la résurrection): « Nous adressons nos plus chaleureuses félicitations aux frères chrétiens du monde entier et de la Syrie du Nord et de l’Est en particulier.
 
Nous souhaitons que cet fête soit une fête d’amour, de paix, de sécurité et de sûreté (…) » ANHA
 
La région autonome kurde du Rojava est un des rares endroits au Moyen-Orient où les non musulmans peuvent vivre leurs croyances librement.
 

IRAN. Un prisonnier kurde s’immole pour protester contre sa détention illégale depuis 8 ans

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IRAN / ROJHILAT – Mohammad Darfashi, un prisonnier kurde, s’est immolé dans la prison de Makou pour protester contre sa détention illégale depuis 8 ans. Darfashi a été hospitalisé dans un état critique.
 
Le mercredi 13 avril 2022, Mohammad Darfashi, 38 ans, s’est immolé dans la prison centrale de Maku pour protester contre ses huit années d’indécision judiciaire. Darfashi s’est immolé après une grève de la faim d’une semaine car les responsables de la prison n’ont pas tenu compte de ses demandes.
 
Une source proche de la famille de Darfashi a déclaré: « Mohammad Darfashi a été emmené à l’hôpital de Khomeiny à Urmia après s’être immolé en raison de la détérioration de son état physique et reçoit toujours des soins médicaux. »
 
Mohammad Darfashi, père de deux enfants et habitant du village de Mullah Hassan à Mako, a été arrêté il y a 8 ans avec Farzandeh Shams et Siddiq Shams pour des accusations de contrebande (kolbarî). Il est depuis emprisonné sans droit de sortie.
 
Hengaw
 

ROJAVA. La Turquie attaque la région d’Ain Issa à la veille de Pâques

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SYRIE / ROJAVA – L’armée turque et ses mercenaires attaquent les villages de Tel Tawil, Bir Issa, Debs, Hoshan, Fatsa, Mushairfa, Khalidiya, Sidon, le camp d’Ain Issa, le restaurant Saqr et l’autoroute M4 à la veille de Pâques.
 
Des images montrant les destructions près de l’église assyrienne de Tel Tawil sont particulièrement blessantes pour la communauté chrétienne du Rojava visée aux côtés des Kurdes par le régime turc qui veut nettoyer la région des Kurdes, Arméniens et des minorités non musulmanes.

L’armée turque et ses mercenaires ont intensifié vendredi leurs attaques contre le Rojava et le nord et l’est de la Syrie. En plus des attaques sur Til Temir et Zirgan, l’artillerie turque a également commencé à bombarder les villages de Dibis, Hoşan, Xalidiye, Fatsa et Mişêrfa et l’autoroute M4 dans l’après-midi. Les habitations civiles étaient particulièrement ciblées.
 
Jusqu’à présent, aucune victime n’a été signalée. Dans le sillage de la guerre en Ukraine, la Turquie étend continuellement ses attaques contre le nord et l’est de la Syrie. De nombreux analystes mettent en garde contre une nouvelle invasion imminente de la région par la Turquie.
 
Via ANF et Rojava Information Center

EXPO. Yézidis, du génocide à la reconstruction

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LIEGE – Quel avenir pour la communauté yézidie rescapée du génocide commis par DAECH à Shengal en août 2014? Que sont devenus les femmes et enfants yézidis capturés par DAECH et ceux qu’on a pu sauvés? Et plus généralement, qui sont les Yézidis et où en est la reconstruction de Shengal qui porte toujours les séquelles du génocide de 2014?
 
Johanna de Tessières, avec ses photographies des Kurdes yézidis et Christophe Lamfalussy, avec ses textes, tenteront d’apporter des réponses à ces questions à travers leur expo-photos-textes à l’Espace Wallonie de Liège, du 19 avril au 13 mai 2022.
 
Le travail photographique de Johanna de Tessières est accompagné des textes de Christophe Lamfalussy, répartis en neuf tableaux :
 
-Les yézidis
-Le yazidisme
-Pourquoi l’État islamique s’est-il attaqué à eux ?
-Le sort réservé aux femmes
-Ils/elles ont résisté
-De terribles séquelles
-La diaspora yézidie
-Est-ce un génocide ?
-Sinjar aujourd’hui
 
Cette exposition donne une place à un peuple qui a vécu des atrocités qui a été dépouillé de son histoire. Elle met également en évidence ses incroyables potentialités de résilience.
 
Exposition accessible du 19 avril au 13 mai 2022, du lundi au vendredi de 9h à 16h30
 
Vernissage le 21 avril 2022 à 18h30
 
Animations le lundi, le mardi et le jeudi (min. 6 personnes)
sur réservation à l’adresse: crrliege63@gmail.com
Tout public – Gratuit
 
Adresse
Espace Wallonie de Liège
Place Saint-Michel
86 4000 Liège