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PARIS. Discriminations visant une association d’aide aux ressortissants originaires de Turquie

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PARIS – L’ACORT, une association d’aide aux ressortissants originaires de Turquie (Turcs, Kurdes, Grecs, Chaldéens et Arméniens) serait dans le collimateur de Bertil Fort, conseiller du 10ème arrondissement du Groupe Changer Paris. En effet, monsieur Fort aurait demandé que l’octroi d’une subvention à L’ACORT (L’assemblée citoyenne des originaires de Turquie) soit conditionné à une prise de position politique de cette dernière concernant le polémique autour de la future Mosquée de Strasbourg.
 
Dans une lettre ouverte, 18 associations du 10ème arrondissement de Paris demandent à Fort de ne pas faire d’amalgame entre l’ACORT qui est une association laïque, prodémocratie et qui prend régulièrement position contre les dérives islamo-fascistes en Turquie et les officines turques en France.
 
Voici la lettre ouverte envoyée à Bertil Fort:
 
Lettre ouverte des associations du 10eme arrondissement à Bertil Fort, conseiller du 10ème arrondissement du Groupe Changer Paris 

Monsieur Le Conseiller,

Vous avez adressé un courrier le 31 mars 2021 à L’ACORT (L’assemblée citoyenne des originaires de Turquie), dont nous, associations du 10e arrondissement, avons eu connaissance et nous tenons par la présente à vous exprimer notre étonnement, notre indignation et notre désaccord profond.

Notre étonnement tout d’abord de la contradiction manifeste de votre propos qui condamne des prises de positions que vous qualifiez de politiques tout en demandant dans un même temps à L’ACORT d’en prendre sur des sujets qui semble-t-il vous tiennent à cœur.

Nous nous étonnons de votre injonction à une association de s’exprimer sur un sujet spécifique, en l’espèce le financement de la mosquée de Strasbourg, explicitant que cette absence de prise de position serait en lien avec une proximité idéologique avec la municipalité de cette ville… Ce qui est une mise en cause de l’autonomie de l’association.

Pourquoi ne le demandez-vous à d’autres associations ? Ville mains jardins par exemple ? L’exiger de L’ACORT en particulier ne constituerait-il pas un amalgame de sujets aussi divers que Turc, communautarisme et musulman ? Cet amalgame est l’origine de deux tags antimusulmans dont a été victime L’ACORT au cours de ces derniers mois.

Notre indignation car certains termes de votre lettre relèvent de la calomnie publique : « des associations qui portent atteinte, par leurs actions ou leurs discours, aux valeurs et principes fondamentaux de la République Française ».

Vous y avez fait allusion lors de précédentes interventions, L’ACORT a été signataire d’un appel à une manifestation signé par plus de 70 autres associations, de syndicats et de partis politiques condamnant l’existence des discriminations systémiques (dont les contrôles au faciès  reconnus par le gouvernement) et des violences policières (qui est la genèse de l’organisation du Beauvau de la Sécurité). Si cet appel à manifester vous semblait mettre en danger la République, qu’attendez-vous pour agir sur le terrain légal ?

Notre désaccord profond qu’un vote de subvention soit conditionné à une prise de position politique, ce qui pourrait ouvertement passer pour une forme de chantage exercée par un élu…

Tous les citoyens originaires de Turquie (Turcs, Kurdes, Grecs, Chaldéens et Arméniens) sont une partie de l’histoire du 10e, ils sont une partie de l’histoire de la France.

Au même titre que les autres habitants du 10e, ils bénéficient du droit d’association et du droit d’exprimer leurs opinions politiques.

Vous proposez de restreindre les moyens d’action de l’ACORT, acteur  important de la vie associative et reconnu du 10e qui œuvre, toujours dans un cadre laïque, contre les racismes, les sexismes et les discriminations. Depuis 40 ans, l’ACORT a été partie prenante de tous les combats pour l’égalité des droits de toutes et tous, et mène de nombreuses actions d’utilité publique : accès aux droits, médiation, activités culturelles pour les adultes et la jeunesse, cours de français, etc. « une action sociale utile aux Parisiens » comme vous le reconnaissez par ailleurs.

Nous ne pouvons que constater votre méconnaissance de la loi de 1901, une association est l’expression d’une liberté publique qui en France a valeur constitutionnelle, et nous, associations signataires, ne pouvons laisser un élu s’attaquer à L’ACORT ou à une autre association, à son discours et à ses actions.

Recevez, Monsieur le Conseiller, l’expression de nos salutations associatives.

Pour les associations signataires
Anick Lestage, Ldh 10-11

Les premiers signataires :

  1. Andes Diffusion
  2. Association AIRES 10 (Centre Social)
  3. Association Culturelles des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT)
  4. Association des Tunisiens en France (ATF)
  5. Association franco-chinoise Pierre Ducerf
  6. Association Le Pari’s des Faubourgs (Centre Social et Culturel)
  7. ATTAC Paris Centre
  8. Centre d’animation de Paris 10ème – CRL10
  9. Conseil Démocratique Kurde en France (CDK-F)
  10. Ensemble, nous sommes le 10e
  11. Espace Fârâbî
  12. Espace Universel
  13. L’Aire à Mots
  14. Ligue des Droits de l’Homme ( LDH Paris 10-11)
  15. Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié des Peuples ( MRAP Paris)
  16. Union Culturelle Française des Arméniens de France ( UCFAF)
  17. Union Locale CGT  de Paris 10ème
  18. Ville Mains Jardins

14 avril: Journée Commémorative de l’Anfal, opération génocidaire contre les Kurdes

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KURDISTAN DU SUD – Les Kurdes commémorent les victimes du génocide d’Anfal à l’occasion du 14 avril, Journée de commémoration du génocide d’Anfal commis par Saddam Hussein en 1988.

 
Le régime du dictateur irakien, Saddam Hussein a massacré plus de 182 000 Kurdes, dont des femmes, enfants et vieillards, par des armes chimiques et dans des camps de concentration et a détruit 5 000 villages entre février et septembre 1988.
 
Le plus connu de ces massacres à eu lieu à Halabja où plus de 5000 civils kurdes ont péri le 16 mars.
Il y a 33 ans, la ville d’Halabja, au Kurdistan du Sud, était bombardée à l’arme chimique sur ordre de Saddam Hussein. Cette attaque au gaz a fait plus de 5.000 morts kurdes, dont de nombreux enfants qui sortaient de chez eux au cri de « Ça sent la pomme » (odeur du gaz chimique)…
 
Ces jours marquent le 33e anniversaire du génocide d’Anfal commis par le régime baathiste sous le dictateur Saddam Hussein, tuant plus de 182 000 Kurdes, dont des femmes, enfants et vieillards, par des armes chimiques et dans des camps de concentration entre février et septembre 1988.
 
La ville d’Halabja était sous la protection des forces Peshmerga de l’Union patriotique du Kurdistan et des habitants de la ville contre le règne de l’occupation baathiste du Kurdistan en mars 1988 et à l’approche de la guerre Iran-Irak à partir de la fin du conflit. À cette époque, le régime baathiste, dirigé par Saddam Hussein, a bombardé la ville de roquettes et d’artillerie sous la supervision d’Ali Hassan al Majid (surnommé Ali le chimique), le 15 mars 1988 et les forces de Peshmerga se sont retirées dans les montagnes, où les femmes et les enfants sont restés dans la ville.
 
Le 16 mars 1988, le régime baathiste jeta des gaz chimiques depuis des avions de combat sur la ville, qui abritait plus de 40 000 civils, pour commettre le massacre le plus flagrant de l’histoire de l’humanité, qui s’est déroulé à l’aide de gaz toxiques. L’attaque a tué plus de 5 000 civils kurdes dans cette ville et contraint des dizaines de milliers de personnes à être déplacées de force dans des camps situés de l’autre côté de la frontière avec l’Iran.
 
La nouvelle du massacre s’est répandue aussi vite que ces armes avaient volé la vie de milliers de personnes en quelques heures ou moins, pour entrer dans la ville dans un calme terrible et paralysant devant le génocide silencieux qui a tué des milliers d’enfants, femmes et hommes sans une goutte de sang ni blessures.
 
Tous ont été tués sur place, dans les rues de la ville et dans des hameaux remplis de cadavres, sur les routes, devant des maisons et à l’intérieur, dans des écoles, des mosquées et des marchés, les corps gisant sans une goutte de sang ni blessure, et peut-être que la plupart des images qui sont restées dans la mémoire du monde en général et du peuple kurde en particulier sont celles d’Omar Hawar embrassant son nouveau-né et de la famille qui a perdu la vie ensemble.
 
Vingt ans plus tard, le général Ali Hassan al-Majid a été pendu en 2010 pour avoir ordonné les attaques au gaz toxique. Il a été condamné à quatre condamnations à mort mais a insisté sur le fait qu’il a agi dans l’intérêt de la sécurité irakienne et qu’il n’exprimait aucun remords.
 
En 2012, le gouvernement irakien a remis aux autorités d’Halabja la corde utilisée pour sa pendaison.
 
Saddam Hussein lui-même sera pendu en 2006, trois ans après l’invasion de l’Irak par les États-Unis.

LIVRE. Poèmes kurdes au féminin

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PARIS – Un recueil de poèmes réunissant 31 poétesses kurdes vient de paraitre aux éditions Harmattan.
 
Ne cassez pas l’orchestre de ma féminité
Ma blessure est à l’image d’un volcan
Lors de mon éruption
Je briserai tant de cœurs
Tant de romances
Je ferais un coup d’État contre moi-même
 
 
Un recueil de poèmes de 31 poétesses kurdes traduits par Ahmed Mala a été publié aux éditions Harmattan avec le préface de Nicole Barrière et le postface de Gérard Chaland.
 
A lire pour entendre la voix féminine kurde qui manque dans le monde francophone.
 
ISBN : 978-2-343-22529-6
Prix: 16,50 euros 

Génocide arménien. Mobilisation contre le nouveau panturquisme

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PARIS – La diaspora arménienne de France appelle à manifester le samedi 24 avril pour commémorer le génocide arménien commis par les Jeunes Turcs ottomans en 1915 alors que l’Arménie a été attaquée récemment par l’Azerbaïdjan et le régime turc qui ont commis des massacres au Haut Karabagh et que les nervis du régime turc, les Loups Gris, pourchassent les Arméniens, les Kurdes et les opposants turcs jusqu’en Europe.

La diaspora arménienne de France attendent des actes concrets de la part des autorités françaises concernant les Loups Gris turcs interdits sur le papier seulement.

Le Conseil de coordination des Organisations Arméniennes de France (CCAF) a publié un communiqué rappelant les menaces que la Turquie pose sur la scène internationale et appelle à manifester le 24 avril prochain : 

24 AVRIL 2021. STOP AU PANTURQUISME

Aucun génocide n’appartient au passé. Et celui des Arméniens, dont l’impunité représente un encouragement à la récidive, moins qu’aucun autre.
L’agression de l’axe Ankara-Bakou contre la République du Haut-Karabakh, le 27 septembre 2020, en témoigne : le panturquisme constitue toujours l’idéologie dominante des pouvoirs en place dans ces Etats. Et faute d’avoir été éradiqué, il continue à prospérer et à tuer.

Ainsi cent ans après 1915, cette haine anti-arménienne qui domine toujours l’agenda politique d’Ankara, a provoqué la mort de 3500 jeunes Arméniens tombés entre septembre et novembre dernier dans le guet-apens militaire tendu par le tandem Erdogan-Aliev contre l’Artsakh.

Ce panturquisme et son corollaire négationniste représentent une menace pour la région. Mais pas uniquement. Les Loups gris, supplétifs d’Erdogan, se sont en effet lancés en France à de véritables chasses à l’homme contre les Arméniens, mais aussi contre les Kurdes, au cours de l’année écoulée. Par ailleurs, si les pays riverains de la Méditerranée sont actuellement ciblés par les agissements du nouveau sultan, l’Union Européenne n’est pas en reste avec les menaces qui pèsent sur Chypre, la Grèce, mais aussi la sécurité d’un certain nombre de ses membres, dont la France.

Alors que depuis 2019 le 24 Avril est une journée nationale de commémoration du génocide des Arméniens, le CCAF appelle cette année à une mobilisation particulière des pouvoirs publics et de la communauté nationale dans l’hommage dû aux victimes de ce crime contre l’humanité – le premier génocide du XXe siècle – mais aussi dans le soutien au long combat pour la vérité, la justice et les réparations.

La hauteur de cet engagement attestera de la détermination de la France à défendre, au-delà du devoir de mémoire, les droits du peuple arménien qui viennent d’être à nouveau tragiquement remis en cause, et également à affirmer, ce faisant, les valeurs de la civilisation contre la barbarie.

RENDEZ-VOUS 

Paris : 15 h rassemblement samedi 24 avril devant la statue de Komitas à Paris, suivi d’une marche pour la justice.
Lyon : rassemblement à 16 h, devant le Consulat de Turquie, suivi d’une marche jusqu’à la place Antonin Poncet
Marseille : 14h30, rassemblement place Castillane, suivi d’une marche en direction du Consulat de Turquie
Et des commémorations organisées dans toutes les communes de France autour des monument dédiés aux victimes du génocide des Arméniens.

 

ROJAVA. Le Comité de la santé déclare que la pandémie du coronavirus monte en flèche et risque de devenir incontrôlable

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SYRIE / ROJAVA – Le Comité de la santé de l’Administration kurde a averti que l’augmentation des cas de coronavirus pourrait conduire à une catastrophe humanitaire et a appelé tous les citoyens et les professionnels de santé à agir conjointement contre la COVID19 qui risque de devenir incontrôlable dans la région.
 
Le coprésident du Comité de la santé de la Syrie du Nord et de l’Est, le Dr Ciwan Mistefa, a tenu une conférence de presse au Bureau des relations extérieures de Qamishlo. Mistefa a averti que l’augmentation des cas de coronavirus pourrait conduire à une catastrophe humanitaire.
 
Déclarant que la situation dans la région est très préoccupante, Mistefa a ajouté: «Il est très probable que le coronavirus dans la région puisse devenir incontrôlable. Le nombre de personnes qui ont perdu la vie à cause du coronavirus et d’une infection liée au coronavirus dans le nord et l’est de la Syrie augmente de jour en jour. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’a fourni à ce jour aucune assistance à la région.»
 
Mistefa a appelé tous les citoyens, les professionnels de la santé et les forces de sécurité intérieure à agir conjointement pour empêcher la propagation du coronavirus et à se conformer aux décisions de couvre-feu prises dans la région.
 

Les violations des droits se multiplient dans les prisons turques

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TURQUIE / BAKUR – L’avocat Veysi Eski, membre de la commission pénitentiaire de l’Association des avocats pour la liberté (ÖHD), a déclaré que les violations des droits se multipliaient dans les prisons de Turquie, dont les régions kurdes du pays, et que toutes les institutions juridiques devraient agir face à ces violations.
 
Alors que les prisons turques se font parler d’elles en France à cause d’un ressortissant français (Fabien Azoulay) incarcéré en Turquie, harcelé, torturé car français, Juif et gay, et que certains évoquent le film Midnight Express au sujet du calvaire d’Azoulay, un avocat turc alerte l’opinion publique de son pays sur la multiplication des violations des droits des prisonniers. 
 

L’avocat Veysi Eski, membre de la commission pénitentiaire de l’Association des avocats pour la liberté (ÖHD), s’est entretenu avec l’ANF des violations toujours croissantes des droits dans les prisons turques.

Eski a déclaré que des appareils de vidéoconférence sont prévus pour être placés dans les quartiers des prisonniers et qu’ils enregistreront la vie quotidienne des prisonniers, ce qui signifie clairement une violation de leur vie privée.

LES DROITS DE L’OPPOSITION SONT VIOLÉS

Eski a déclaré que les soi-disant arrangements constitutionnels du gouvernement ont de graves conséquences pour les prisonniers politiques: « Le gouvernement ne s’abstient pas de recourir à des intentions malveillantes dans toutes les réglementations légales, y compris les amendements constitutionnels. »

« Dans les prisons, des comités de surveillance ont été nommés en tant que nouvelle unité judiciaire dépourvue d’avocats », a-t-il noté.

VIOLATION DE LA VIE PRIVÉE

Eski a exprimé cela; « Les détenus étaient autorisés à passer 30 minutes d’appels vidéo par semaine. Des appareils électroniques d’enregistrement audio et vidéo peuvent être installés arbitrairement par l’administration, y compris dans les zones les plus intimes (…). L’installation des appareils installés dans des quartiers des détenus enfreint clairement leur vie privée. »

« Le gouvernement cherche à obliger les prisonniers politiques à obéir à toutes sortes de pratiques des administrations pénitentiaires et à empêcher toutes les actions et activités des prisonniers sur des questions politiques. »

LES VIOLATIONS POUSSENT LES LIMITES DES PRISONNIERS POLITIQUES

« Des milliers de prisonniers sont déjà détenus dans des prisons à des milliers de kilomètres de leurs familles au mépris des décisions de la Cour européenne des droits de l’homme et de la Cour constitutionnelle », a déclaré l’avocat et a poursuivi:

« Cette pratique, qui est définie comme biopouvoir et vise à contrôler le corps et l’âme des détenus, est clairement réglementée à l’article 8 de la CEDH. C’est un traitement inhumain et dégradant. Le public démocratique, les barreaux et les institutions juridiques doivent se lever et lutter contre cette réglementation. Les violations des droits dans les prisons repoussent les limites de la tolérance des prisonniers politiques. »

 

TURQUIE. 11 militantes kurdes emprisonnées à Diyarbakir

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TURQUIE / BAKUR – Le génocide politique visant le mouvement kurde continue: 11 militantes kurdes sur les 26 arrêtées par la police turque à Amed le 5 avril ont été emprisonnées pour « terrorisme ».
 
Le 5 avril, 26 femmes ont été arrêtées lors de raids visant les organisations de femmes kurdes. Des mandats d’arrêt ont été émis contre 33 personnes au total.
 
Parmi les femmes arrêtées il y a la membre du Mouvement des femmes libres (TJA) Zelal Bilgin, les conseillères de la municipalité métropolitaine d’Amed, Bahar Karakaş Uluğ et Rabia Tekas.
 
Les trois femmes ont été arrêtées pour «appartenance à une organisation illégale (PKK)» et envoyées à la prison pour femmes de Diyarbakır (Amed).
 
Le nombre de femmes arrêtées dans le cadre de cette enquête est passé à 11.
 
Les personnes arrêtées sont les suivantes: Necla Tamriş, co-maire de la municipalité de Çınar, coprésidente provinciale du DBP Diyarbakır, Seval Gülmez, membre de l’Académie des femmes de Diyarbakır Figen Aras, membre du conseil exécutif central du Conseil des femmes socialistes (SKM) Satiye Ok, Leyla Akgül, Ayşen Kanuş, Nurşen Akbal et Şehriban Zuğurli.
 
La mère de la paix Nezahat Teke a été assignée à résidence, tandis que 14 femmes, dont la journaliste de Jinnews Beritan Canözer, ont été libérées sous contrôle judiciaire.
 

« L’Allemagne doit prendre au sérieux le danger posé par les Loups Gris »

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Hambourg – La députée allemande d’origine kurde, Cansu Özdemir a condamné l’attaque fasciste contre un rassemblement de soutien au parti HDP à Hambourg et a appelé les autorités et les politiciens de son pays à enfin prendre au sérieux le danger posé par les «Loups Gris» au lieu de l’ignorer et de le minimiser.
 

La coprésidente du Parti de gauche au parlement de Hambourg, Cansu Özdemir, a appelé les autorités et les politiciens à prendre au sérieux le danger du spectre fasciste-turc au vu de ce qui s’est passé lors du rassemblement de l’ADGB à Hambourg hier. « Nous condamnons l’attaque dangereuse des fascistes de Turquie et déclarons notre solidarité avec les manifestants et l’alliance des forces démocratiques en Europe. Une fois de plus, il a été démontré à quel point le danger pour les membres de l’opposition en Allemagne des extrémistes turcs est grand », a déclaré la politicienne.

Sous le slogan «Tous ensemble contre le fascisme», des rassemblements contre l’interdiction du Parti démocratique des peuples (HDP) et contre le retrait de la Turquie de la Convention d’Istanbul ont eu lieu dans toute l’Europe hier, samedi. La campagne mondiale vise à unir leurs forces et à former un front uni contre les positions fascistes. En marge du rassemblement initié par «l’Alliance des forces démocratiques en Europe» (Avrupa Demokratik Güç Birliği – ADGB) au Gänsemarkt de Hambourg, une provocation des fascistes turcs s’est produite. L’un d’eux a menacé les manifestants avec un couteau. Au cours de la réunion, le chant nationaliste « Ölürüm Türkiyem » (en français: « Je meurs pour ma Turquie ») a d’abord retenti sur un chantier de construction voisin. Peu de temps après, des hommes en tenue de travail sont apparus et ont fait le signe des Loups Gris turcs. Les assaillants ont fait irruption dans le rassemblement et ont attaqué les participants. L’un des assaillants a tiré un couteau. Un policier a réagi en pointant son arme de service contre le fasciste turc.

Le danger pour les membres de l’opposition est ignoré et minimisé

« Le bras d’Erdogan atteint Hambourg et la persécution des personnalités de l’opposition ne s’arrête pas aux frontières de l’Allemagne », a averti Özdemir. Elle a souligné que le danger pesant sur les opposants de Turquie et du Kurdistan a été ignoré et minimisé à maintes reprises par les autorités de sécurité et les politiciens allemands à ce jour. « Cela doit enfin prendre fin », a-t-elle demandé.

« Trop d’obstacles juridiques devant une interdiction des Loups Gris »

Le Parti de gauche demande depuis longtemps l’interdiction des Loups Gris. En novembre dernier, il y avait eu une motion multipartite au Parlement allemand pour envisager une interdiction du mouvement ultra-nationaliste, raciste et violent avec une idéologie antisémite. Mais pour le ministère fédéral de l’Intérieur, il y a « trop d’obstacles juridiques devant une interdiction des Loups Gris » car il ne s’agit pas d’une association avec une structure claire. Par conséquent, les ministres de l’Intérieur des États fédéraux ont été invités à prendre des mesures plus énergiques contre les organisations faîtières particulièrement radicales et leurs centaines d’organisations locales.

 

ROJAVA. Contre toute attente, une économie stable en Syrie

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SYRIE / ROJAVA – Malgré la réduction drastique par la Turquie du débit du fleuve Euphrate desservant la Syrie du Nord et l’embargo total, l’administration kurde du Rojava maintient son économie à flot, grâce notamment aux coopératives dans lesquelles les femmes tiennent une place centrale.
 
Un article daté de mars 2021 revient sur les viviers de l’économie du Rojava en proie aux menaces et attaques des forces islamo-turcs et les pression du régime syrien soutenu par la Russie. 
 
Ceux qui ont suivi la guerre civile syrienne sont susceptibles de reconnaître l’Administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est (AANES) comme un allié clé de la coalition dans la lutte contre DAECH. Bien que cela soit certainement vrai, cette focalisation singulière a éclipsé le fait qu’une profonde transformation se produit également dans la société civile, une transformation qui répare des décennies d’injustice économique dans les zones minoritaires (kurdes, assyriennes, turkmènes, etc.) du nord et de l’est de la Syrie.
 
Les populations du nord et de l’est de la Syrie ont historiquement été soumises à des politiques continues de dépossession et de sous-développement économique. À la suite de la déclaration officielle de la Syrie en tant que République arabe lors du référendum constitutionnel de 1961, un processus de recensement/réforme agraire a été entrepris, privant délibérément un grand nombre de Kurdes de leur identification officielle et les reclassant comme des personnes « non enregistrées » ou « étrangères ». En plus de se voir refuser l’accès aux services de base, les victimes de cette politique n’ont pas pu suivre une éducation formelle, posséder des biens, obtenir un emploi professionnel ou participer à la vie politique.
 
Ces formes directes de dépossession ont été aggravées par une politique délibérée de monoculture et de dépendance. La Syrie du Nord et de l’Est a été transformée en grenier à blé pour le reste du pays, réduisant la diversité agricole et se concentrant sur l’orge et le blé – des cultures connues pour éroder la qualité des sols et les rendements, à moins que les cultures ne soient alternées.
 
Plus récemment, la production d’olives dans le canton occidental d’Afrin a été une autre culture historique majeure, mais avec l’occupation turque, les huiles d’olive d’Afrin, les célèbres savons et autres produits ont été largement pillés et ré-étiquetés comme produits de la Turquie – à hauteur de 80 millions dollars américains perdus par récolte.
 
Les ressources les plus importantes du nord et de l’est de la Syrie sont les puits de pétrole, qui pourraient fournir des revenus réguliers dans le cadre d’une future économie intégrée. Cependant, l’État syrien a délibérément maintenu les raffineries et les équipements de traitement à l’intérieur du pays, garantissant ainsi la dépendance vis-à-vis du gouvernement syrien.
 
Face à une économie de guerre et à d’énormes obstacles historiques, il est remarquable que l’AANES ait pu créer l’une des économies les plus stables et autosuffisantes du pays. Grâce à des structures telles que les comités de femmes et les conseils économiques, des voies de microcrédit et de formation professionnelle ont été créées, permettant la création de nombreuses nouvelles entreprises allant de l’agriculture et de l’élevage au recyclage, en passant par les organisations de grossistes. Des académies ont été créées pour combler les lacunes en matière d’accès à l’éducation, formant les jeunes à tout, de l’agronomie à la théorie économique – nouvellement disponibles dans des langues supprimées et à un coût minimal.
 
Ces innovations menées par les citoyens ont donné à de nombreuses femmes, en particulier, leur premier accès à des revenus indépendants, renforçant ainsi leur capacité à participer à la société et à la politique, tout en démocratisant la main-d’œuvre. Elles ont également eu un impact important sur la durabilité, en ramenant dans l’agriculture locale des produits comme les fruits, qui ne faisaient traditionnellement pas partie du plan de développement basé sur la dépendance. L’écologie, un pilier du contrat social d’AANES, est également au cœur de ces nouvelles entreprises, qui demandent l’intégration de la production d’aliments de base avec le recyclage biodynamique, le recyclage des déchets comme engrais et les techniques agricoles écologiques.
 
Nombreux sont ceux qui pensent que c’est en grande partie grâce à l’une des nouvelles initiatives, la coopérative de grossistes Hevgirtin, que les spéculateurs ont été évincés et que les prix sont restés suffisamment stables pour permettre aux jeunes initiatives économiques de prospérer et de continuer à fournir des biens et des services essentiels.
 
Cependant, l’innovation locale ne peut résoudre qu’une partie des problèmes. L’AANES doit faire face à de nombreux défis à court terme si la communauté internationale ne lui vient pas en aide. Les invasions de la Turquie se sont accompagnées d’une guerre économique, non seulement sous la forme de pillages et d’expropriations, mais aussi de pratiques plus sinistres comme la fermeture des frontières, l’allumage d’incendies et la manipulation des réserves d’eau au nord de la frontière – menaçant l’agriculture de l’AANES en aval. Seule une pression internationale intelligemment appliquée peut permettre d’atteindre des objectifs tels que l’ouverture des frontières pour l’exportation/importation et la prévention de la militarisation de l’eau.
 
Malheureusement, l’approche actuelle de la communauté internationale vis-à-vis du nord et de l’est de la Syrie est tout sauf « intelligente ». L’AANES, non reconnue officiellement comme une administration autonome, est soumise aux mêmes sanctions que le gouvernement syrien, malgré ses efforts pour construire une alternative démocratique à l’autocratie autoritaire du président Assad.
 
La livre syrienne a été rapidement dévaluée, atteignant de nouveaux planchers le mois dernier. Les matériaux et équipements essentiels ne peuvent être ni échangés ni expédiés. Les grandes puissances, qui prennent des risques dans le conflit syrien, n’ont pas voulu insister sur la reconnaissance formelle du projet démocratique de l’AANES, que ce soit lors des pourparlers de paix ou en tant qu’acteurs économiques. Cette reconnaissance est vitale pour faire progresser la coopération sur les questions transfrontalières, notamment la production et la vente de réserves pétrolières dans des conditions écologiques sûres et optimales.
 
Ces facteurs macroéconomiques ne peuvent être abordés que par la communauté internationale, en commençant d’abord et avant tout par le leadership des États-Unis. Une législation comme la S2641 au Sénat, une variante du Congrès de la « loi de soutien aux Kurdes », serait un excellent début. En différenciant l’AANES du gouvernement syrien, en sanctionnant la Turquie pour son occupation et sa déstabilisation de la région, en assumant la responsabilité des prisonniers DAECH et en étendant l’aide humanitaire, les États-Unis feraient un premier pas important vers la normalisation.
 
La démocratie, il faut le rappeler, ne sera finalement pas encouragée par la force des armes, mais par sa capacité à créer une société prospère dans la vie quotidienne. L’AANES a pris de nombreuses mesures prometteuses pour construire cette base démocratique, un accomplissement dans une région longtemps considérée par l’Occident avec suspicion et cynisme. Les intérêts des puissances mondiales ont trop souvent occulté les réels progrès réalisés sur le terrain par la gouvernance de l’AANES. L’histoire la plus importante est peut-être que, à partir de la tragédie de la guerre, les graines sont plantées non seulement pour une économie pluraliste, féministe et démocratique, mais aussi pour une société démocratique. Ce serait la tragédie ultime si cette vision elle-même était étouffée par une politique à courte vue et un manque de volonté politique.
 

La Bulgarie déjoue une tentative de contrebande d’armes depuis la Turquie vers l’Europe

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EUROPE – La Bulgarie a contrecarré une tentative de contrebande d’armes et de munitions depuis la Turquie vers l’Europe de l’Ouest.

Des accusations ont été portées contre un citoyen français d’origine turque, vendredi, pour sa tentative de transfert illégal de 186 armes de poing et d’environ 7400 munitions de Turquie vers l’Europe, selon le parquet.
 
Le procureur régional de Haskovo (sud de la Bulgarie), Ivan Stoynov, a déclaré que l’homme de 41 ans s’était caché dans un minibus portant des peintures françaises 186 pistolets de différents types et 7 475 balles.
 
« Il s’agissait probablement de pistolets à gaz qui avaient été transformés en armes à feu », a ajouté le responsable judiciaire lors d’une conférence de presse.
 
Stoynov a expliqué que le minibus venant de Turquie se dirigeait vers l’Europe occidentale.
 
On se demande contre qui allaient être utilisées ses armes si elles étaient arrivées à bon port. Contre les Kurdes, les Arméniens, les opposants turcs réfugiés en Europe ?
 

ANHA

« Sofagate »: Les femmes kurdes et turques en savent plus et pire

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TURQUIE / BAKUR – Rien ne pouvait illustrer au monde extérieur l’état misogyne et sordide des affaires en Turquie que l’accueil réservé à une dirigeante européenne par Erdogan lors de la récente visite des deux présidents de l’UE, Ursula von der Leyen (présidente de la Commission européenne) et Charles Michel (président du Conseil européen), le 6 avril 2021.
 
Une réunion extraordinaire qui a maintenant été surnommée « sofagate » et largement rapportée à travers le monde après que la présidente de la Commission européenne, Ursula von Der Leyen, soit la quatrième femme la plus puissante du monde dans la liste Forbes 2020 « des femmes les plus puissantes de le monde », est restée consternée et humiliée, agitant frénétiquement sa main et exprimant sa frustration et son incrédulité extrêmes de ne pas avoir obtenu un siège égal pour la réunion dans le palais présidentiel d’Erdoğan, comme l’exigeait le protocole diplomatique international.
 
Une séquence vidéo de la réunion montre Ursula von Der Leyen debout devant le président assis Erdoğan et Michel agitant son bras en criant « Ehmm » dans l’incrédulité totale qu’elle s’était retrouvée sans siège aux feuilles d’or sur un pied d’égalité avec les deux hommes, avec qui elle a un statut diplomatique absolument égal, avant que la vidéo ne soit brusquement coupée.
 
Plus tard, elle est vue assise, une silhouette solitaire, sur un grand canapé en coton surdimensionné, clairement enragée et regardant la pièce autour d’elle.
 
L’humiliation clairement voulue de la présidente de la Commission européenne, Ursula von Der Leyen, l’une des femmes les plus puissantes du monde, ne surprend pas les femmes de Turquie et du Kurdistan qui ont été les victimes inouïes des politiques misogynes d’Erdoğan pendant des années.
 
Des politiques sexistes qui ont abouti à ce qu’Erdoğan, par sa propre décision personnelle, se retire de la Convention d’Istanbul, un traité international spécialement conçu pour protéger les femmes et les filles de la violence et du féminicide.
 
Des politiques qui ont vu des militantes kurdes délibérément ciblées pour des assassinats extrajudiciaires par des frappes de drones dans le nord-est de la Syrie et des politiques qui ont vu Erdoğan travailler avec des gangs misogynes islamistes radicaux responsables de viols massifs systématiques et d’enlèvements de femmes kurdes dans la ville occupée par la Turquie d’Afrin en Syrie depuis trois ans.
 
Des politiques qui ont vu de nombreux cas d’hommes et de soldats turcs se voir accorder la liberté de violer et de tuer des femmes en Turquie sans crainte de poursuites. Les femmes kurdes, en particulier, sont les victimes d’une augmentation des incidents de féminicide à la fois dans la vie civile et dans la guerre génocidaire de la Turquie contre les Kurdes. Une femme est tuée chaque jour en Turquie à cause de son sexe.
 
La guerre raciste misogyne d’Erdoğan à laquelle les organisations de femmes kurdes ont répondu par une campagne internationale pour amener Erdoğan à rendre des comptes devant un tribunal pour ses «crimes contre les femmes».
 
Le Mouvement des femmes kurdes d’Europe (TJK-E) a récemment lancé la campagne 100 Raisons de poursuivre Erdoğan pour sa politique féminicide, qui a recueilli le soutien de nombreuses organisations internationales de femmes et de soutiens de femmes à travers le monde. La campagne a mis en évidence une sélection de 100 cas de féminicide, le meurtre de femmes pour leur sexe, et demande qu’Erdoğan soit poursuivi en justice.
 
Comme le dit la campagne sur leur site internet: «La violence contre les femmes a augmenté de plus de 1 000% en Turquie. Le viol est de plus en plus normalisé. Les femmes sont systématiquement exclues des sphères politiques, y compris l’emprisonnement. Tout cela en plus de la criminalisation du travail académique, artistique et professionnel ».
 
Et à la suite des rapports d’hier selon lesquels le Premier ministre italien – après l’incident de la «scandale du canapé» – a finalement qualifié le président turc de «dictateur». C’est quelque chose que les femmes kurdes et turques connaissent depuis longtemps.
 
Encore une fois, la campagne 100 raisons de poursuivre Erdoğan écrit au sujet des politiques féminicides: «Ces définitions, selon les normes juridiques internationales, nous donnent suffisamment de raisons de suggérer qu’Erdoğan est un dictateur et qu’il devrait être poursuivi pour ses crimes. Le dictateur, qui opère en tant que président de la Turquie, a une mentalité dominée par les hommes, fasciste et raciste qui cible les femmes kurdes de manière consciente, planifiée et spécifique. En 18 ans de règne du Parti de la justice et du développement (AKP), Erdoğan est devenu le principal auteur du système de massacres conscients, de meurtres et de viols contre les femmes ».
 
Il est incompréhensible qu’Erdoğan n’était pas au courant du protocole diplomatique qui était exigé de la visite de la présidente de la Commission européenne, Ursula von Der Leyen, l’une des femmes les plus puissantes du monde dans son palais et c’était donc, au-delà le doute, une humiliation pré-planifiée qui s’est retournée contre lui et n’a fait que souligner la mentalité misogyne du dictateur turc. On espère que cela attirera davantage l’attention sur le sort des femmes kurdes et turques en Turquie et au Kurdistan et sur la nature de leur résistance.
 
Et si Erdoğan pense pouvoir humilier si ouvertement l’une des femmes les plus puissantes du monde, imaginez les crimes dont il est responsable contre les femmes kurdes. Veuillez découvrir et soutenir la campagne «100 raisons de poursuivre Erdoğan pour sa politique féminicide».
 

Théophobos, un général kurde dans l’Empire romain d’Orient

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Voici un article qui nous rappelle que tant d’illustres Kurdes sont passés à la postérité dépouillés de leurs origines ethniques. Ils sont soit devenus arabes, turcs, soit perses et ce, depuis plus de mille ans déjà…
 
Le journaliste Emile Bouvier a sorti des vieilles pages de l’histoire le général kurde Théophobos, de son vrai nom Nusayr, originaire du Rojhilat (Kurdistan d’Iran), qui a vécu au IXème siècle et qui a failli devenir Empereur romain d’Orient.
 
A lire ici la première partie de l’article « Qui est Théophobos*, ce général kurde qui faillit devenir Empereur romain d’Orient ? (1/2). Du rebelle khurramite** défait au général byzantin acclamé »
 
Publié par Les Clés du Moyen Orient
Théophobos ou Théophobus (en grec : Θεόφοβος) dont le nom original est Nasir le KurdeNasr ou Nusayr est un général kurde entré au service de l’Empire byzantin lors du règne de l’empereur Théophile (Wikipedia)
 
Khurramites: Les Khurramiya ( persan : خرمدینان Khorram-DINAN , ce qui signifie « ceux de la religion Joyful ») est un mouvement religieux et politique avec ses racines dans la zoroastrien secte fondée par Mazdak . Un autre nom pour le mouvement est le Muḥammira ( arabe : محمرة , « Ones-Rouge », Portant en persan : سرخجامگان Sorkh-Jâmagân ), une référence à leur robe rouge symbolique. (Wikipedia)