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SYRIE. Le régime syrien et les groupes pro-Turquie bloquent ou détournent l’aide humanitaire destinée aux sinistrés du séisme

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SYRIE / ROJAVA – Les sinistrés kurdes de Syrie touchés par le séisme dévastateur du 6 février ont été privés de secours et d’aides par les gangs pro-Turquie à Afrin, tandis que ceux réfugiés à Alep ont été pris en otage par le gouvernement syrien. L’aide humanitaire envoyée par le gouvernement kurde d’Irak et l’administration autonome du Rojava a soit été détournées, soit bloquée pendant plusieurs jours, menaçant gravement la vie des milliers de rescapés du séisme.

L’Amnistie Internationale a condamné le détournement ou le blocage de l’aide humanitaire destinée aux rescapés du canton kurde d’Afrin occupé par la Turquie et ses gangs islamistes et aux quartiers kurdes d’Alep soumis au blocus du régime syrien.

« Le gouvernement syrien et les groupes d’opposition armés soutenus par la Turquie doivent cesser de bloquer ou détourner l’aide humanitaire destinée à alléger les souffrances de dizaines de milliers de civil·e·s dans le gouvernorat (province) d’Alep déchiré par le conflit, a déclaré Amnistie Internationale dans un communiqué publié le 7 mars, un mois après le séisme qui a fait plusieurs milliers de morts et des millions de sinistrés.

Extraits du communiqué d’Amnistie Internationale:

« Entre le 9 et le 22 février, le gouvernement syrien a bloqué au moins 100 camions transportant une aide essentielle – nourriture, fournitures médicales et tentes, notamment –, les empêchant d’accéder à des quartiers majoritairement kurdes de la ville d’Alep. Au cours de la même période, des groupes d’opposition armée soutenus par la Turquie, qui font partie d’une coalition armée appelée l’Armée nationale syrienne (ANS), ont également empêché une trentaine de camions, au moins, d’entrer dans Afrine, une ville du nord du gouvernorat d’Alep sous occupation turque. Dans ces deux cas, l’aide était envoyée par les autorités kurdes, auxquelles le gouvernement syrien et les groupes armés soutenus par la Turquie se sont opposés dans le cadre d’affrontements pour le contrôle du territoire dans le nord de la Syrie.

« Les séismes ont fait basculer des dizaines de milliers de personnes à Alep dans un plus grand dénuement encore, alors qu’elles faisaient déjà face à de grandes difficultés en raison des 10 années de conflit armé. Malgré cette situation catastrophique, le gouvernement syrien et les groupes d’opposition armée s’en tiennent à des considérations politiques et profitent du malheur de la population pour favoriser leurs propres intérêts, a déclaré Aya Majzoub, directrice adjointe pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnistie Internationale.

« Ces obstructions à l’acheminement d’une aide indispensable, motivées par des considérations politiques, ont des conséquences tragiques, en particulier pour les équipes de recherche et de secours qui ont besoin de carburant pour faire fonctionner leurs engins. Toutes les parties au conflit, y compris le gouvernement syrien et les groupes armés soutenus par la Turquie, doivent veiller en priorité à répondre aux besoins des civil·e·s dont la vie a été bouleversée par cette catastrophe naturelle, et faire en sorte qu’ils aient accès sans entrave à l’aide dont ils ont besoin. »

Communiqué à lire ici: SYRIE. L’AIDE INDISPENSABLE DONT ALEP A BESOIN À LA SUITE DU SÉISME EST BLOQUÉE OU DÉTOURNÉE

IRAN. Colère face à la vague d’empoisonnement visant les écolières

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IRAN / ROJHILAT – Au cours des trois derniers mois, il y a eu une vague d’empoisonnement qui a affecté des milliers d’écolières dans des dizaines de villes kurdes et iraniennes, provoquant la mort d’au moins 4 mineurs.

En Iran, des enseignants sont descendus dans la rue pour protester contre les attaques chimiques visant les écolières qui ont massivement participé aux protestions anti-régime suite au meurtre de Jina Mahsa Amini le 16 septembre 2022.

20 éminents avocats iraniens et défenseurs des droits humains ont appelé l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’UNESCO et l’UNICEF à se rendre immédiatement en Iran et enquêter sur l’empoisonnement en série d’écolières.

Au cours des trois derniers mois, il y a eu une série d’attaques chimiques contre au moins 38 écoles de filles dans au moins 12 villes kurdes et iraniennes.

Selon les informations obtenues; À Téhéran, Karin Alamdari est décédé à l’école des suites d’un empoisonnement causé par un gaz inconnu. Avec Karin Alamdari, 3 autres écoliers sont morts des suites d’un empoisonnement. De nombreux enfants ont été soignés dans les hôpitaux en raison des empoisonnements. similaires

Les empoisonnements ont été signalés dans au moins 37 autres écoles des villes de Qom, Téhéran, Ardabil, Kermanshah, Qazvin, Boroujerd, Ispahan, Torbat Jam, Quchan, Vardanjan et Sari, la dernière ayant été signalée le 28 février.

 

8 Mars. Manifestations féministes

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FRANCE – Ce mercredi 8 mars, dans de nombreuses villes françaises, les femmes descendront dans la rue en solidarité avec leurs sœurs du monde entier, notamment kurdes, iraniennes et afghanes, ainsi que contre les violences faites aux femmes, qu’elles soient économiques ou sexuelles.

À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars, de nombreuses associations féministes et des syndicats appellent à une grève féministe ce mercredi 8 mars, le lendemain de la grève générale de ce mardi dénonçant le projet de réforme des retraites.

Voici certaines des actions féministes qui auront lieu demain 8 mars:

PARIS, Manifestation à 14h, place de la République
MARISEILLE, manifestation à 10h30 de la Place Général de Gaulle à la Porte d’Aix / manifestation féministe à 18h Place du Ralliement.
LYON, rassemblement à 17h Place Bellecour puis départ de manifestation à 18h.
TOULOUSE, manifestation à 14h à Saint-Cyprien.
NICE, manifestation à 10h de la Place Masséna à la Libération.
NANTES, manifestation à 10h30 au départ de la Place Royale
MONTPELLIER, manifestation à 14h Place Zeus
STRASBOURG, manifestation à 14h Place Kléber
BORDEAUX, manifestation à 14h Place de la Bourse.
LE HAVRE, à 18h au centre commercial Coty (côté Printemps).
DIJON, manifestation de 14h à 16h dans le centre-ville au départ de la Place Wilson
NIMES, manifestation à 14h30 aux Jardins de la Fontaine.
TOURS, manifestation à 14h Place Anatole France (rassemblement dès 12h).
LIMOGE, rassemblement Square J. Chirac de 16h à 20h
MULHOUSE, 18h, place de la Bourse, organisé par le collectif féministe du 68

 

 

RENNES. Expo et débat autour des révolutions féministes du Rojava et d’Iran

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RENNES – Du 11 au 16 mars, l’association Amitiés Kurdes de Bretagne organise à Rennes une exposition et un débat autour des révolutions féministes du Rojava et celle en cours en Iran dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars. Des photographies de Maryam Ashrafi prises au Rojava et des planches de BD « Les filles du Kurdistan – Une révolution féministe » de Mylène Sauloy seront exposées à la Maison des jeunes et des cultures où la journaliste kurde d’Iran, Nassime Qadirpour donnera une conférence autour de la situation des femmes en Iran à la lumière des protestions en cours dans le pays depuis le meurtre de Jina Mahsa Amini le 16 septembre 2022.

Exposition visible du samedi 11 mars au jeudi 16 mars 2023 en entrée libre le mercredi et samedi matin de 10h à 12h30; et tous les après midi de 14h à 22h

Antipode – L’Agora + La Cafét’

Samedi 11 mars, à 11h30 – Vernissage : S’élever au milieu des ruines, danser entre les balles, l’exposition de Maryam Ashrafi et Mylène Sauloy

Visites commentées de l’exposition en présence des membres de l’association Amitiés Kurdes de Bretagne et/ou l’auteure Mylène Sauloy :
– Mardi 14 mars de 14h30 à 18h
– Mercredi 15 mars de 17h à 20h

Mardi 14.03.2023 – 18h30 – Rencontre : Iran, une révolte féministe devenue générale par Nassime Qadirpour

Ouverture des portes : 18h
Début de la rencontre : 18h30

Organisé avec l’association Amitiés Kurdes de Bretagne, avec le soutien de la Ville de Rennes dans le cadre du mois et de la journée internationale des droits des Femmes du 8 mars.

Entrée libre

Antipode – Le Forum
Maison des jeunes et des cultures
Parvis Agnès Varda
75 avenue Jules Maniez
35000 RENNES

TURQUIE. L’allié d’Erdogan, Bahçeli salue les attaques racistes visant l’équipe kurde Amedspor

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TURQUIE – Des supporters de Bursaspor ont déployé des banderoles racistes et jeté des objets sur les joueurs de l’équipe kurde Amedspor lors du match de football du dimanche 5 mars. Sans surprise, le chef du parti politique d’extrême-droite et allié d’Erdogan, Devlet Bahçeli a félicité les supporters de Bursaspor pour leurs attaques fascistes visant l’équipe kurde.

Le président du Parti du mouvement nationaliste (MHP), Devlet Bahçeli, a salué les attaques racistes contre l’équipe de football d’Amedspor ce week-end.

« Je salue les fans de Bursaspor et les félicite pour leur position nationale. (…) Les séparatistes qui provoquent le stade [commettent un crime, une honte. Mes frères et sœurs d’origine kurde sont différents, les terroristes séparatistes sont différents », a déclaré Bahçeli au groupe parlementaire de son parti aujourd’hui (7 mars).

 

Lors du match de deuxième division, les fans de Bursaspor, l’équipe locale, ont affiché des banderoles évoquant le souvenir des disparitions forcées dans les régions à majorité kurde du pays dans les années 1990.

De plus, les supporters ont jeté des projectiles et des objets tels que des bouteilles en plastique et des pétards sur le terrain tout au long du match.

Dans les tribunes, il y avait des banderoles faisant référence au conflit des années 1990 dans les régions à majorité kurde du pays. L’une des banderoles montrait Mahmut Yıldırım, également connu sous le pseudonyme de « Yeşil » (Vert), un ancien officier du renseignement tenu responsable de dizaines d’exécutions extrajudiciaires au cours de cette période.

Une autre bannière montrait une Renault blanche (Beyaz Toroslar), qui est devenue un symbole des disparitions forcées à cette époque, car de nombreuses personnes portées disparues de forces dans les années 1990 ont été kidnappées à bord de ces voitures.

 

IRAN. Le régime empoisonne ses écoliers pour stopper la révolution « Femme, vie, liberté »

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IRAN / ROJHILAT – Afin de réprimer le soulèvement populaire provoqué par le meurtre de Jina Mahsa Amini, une jeune femme kurde de 22 ans tuée par la police des mœurs à Téhéran le 16 septembre 2022, le régime iranien n’hésite pas à empoisonner ses écoliers. Jusqu’à présent, 4 écoliers, dont un petit garçon, sont morts suite à des empoisonnements survenus souvent dans les institutions scolaires.

L’empoisonnement des élèves dans les écoles en Iran et au Rojhilat ces dernières semaines reste également à l’ordre du jour. Selon les informations obtenues; À Téhéran, Karin Alamdari, un écolier du primaire, est décédé à l’école des suites d’un empoisonnement causé par un gaz inconnu. Avec Karin Alamdari, 3 autres écoliers sont morts des suites d’un empoisonnement. De nombreux enfants ont été soignés dans les hôpitaux en raison des empoisonnements apparus depuis des semaines.

Le peuple réagit

Les habitants de la ville kurde de Mahabad ont pris des mesures en réponse à l’augmentation récente des cas d’empoisonnement dans les écoles. Le peuple, qui a mis le feu aux barricades, a appelé à multiplier les actions.

Après l’empoisonnement des élèves de l’école de filles de Saba dans le district de Gogtepe à Mahabad, de nombreuses écoles ont décidé de mettre fin à leurs cours une heure plus tôt.

L’empoisonnement de 1200 écoliers est-il une riposte du régime aux protestations ou une attaque biologique de ses ennemis ?

La question ci-dessus a été posé le 5 mars par le journaliste Savash Porgham qui ajoute qu’« Il n’y a pas d’informations claires et précises pour répondre à cette question, ne laissant aucune place au doute, mais une chose est claire ; il y a des actes d’empoisonnement en série délibérément conçus par quelqu’un contre des écoliers. Supposons qu’il y ait une attaque biologique contre le régime conçu par des « ennemis » ; Dans tous les cas, le régime ne peut pas assurer la sécurité de ses étudiants, ne peut pas déterminer quelle est la substance toxique et ne peut pas trouver les auteurs de l’incident. En d’autres termes, il y a une énorme faiblesse sécuritaire pour le régime.

Maintenant, supposons que derrière les cas d’empoisonnement, il y a les objectifs politiques du régime et le but de l’ingénierie sociale ; Dans un climat où la corruption, le népotisme, la rente (…), crise économique sévissent et les protestations qui se propagent dans toute la géographie ethnique et sectaire de la société ne se sont pas complètement éteintes depuis 6 mois, le régime iranien ne peut rien gagner d’autre que raccourcir sa propre vie en se livrant à une telle activité d’empoisonnement. Le régime ne peut arrêter la lutte pour la liberté, que les manifestants poursuivent en prenant des risques tels que l’exécution, la torture, (…) l’exil, le viol et le meurtre, en les empoisonnant. » (Article en turc publié sur le site Politik yol: 1200 öğrencinin zehirlenmesi rejimin protestolara bir misillemesi mi, düşmanların biyolojik saldırısı mı?)

TURQUIE. Le séisme révèle la corruption dans le système de santé turc

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TURQUIE / KURDISTAN – Le séisme du 6 février qui a frappé le sud-est de la Turquie (régions à majorité kurde) a fait plus de 45 000 morts mais aussi dévoilé au monde un système politique corrompu dans tous les domaines: santé, secours, habitation…

Dans l’article suivant, l’ANF revient sur la corruption dans le système de santé turc.

Les destructions massives causées par le séisme dont l’épicentre était Kahramanmaraş ont montré que le système de santé turc, vanté par le gouvernement AKP-MHP, est corrompu. Au cours des premiers jours du séisme, les équipes de recherche et de sauvetage n’ont pas pu arriver dans les villes sinistrées et le ministère de la Santé n’a pas répondu aux rescapés blessés.

Un agent de santé bénévole, qui vient en aide aux citoyens blessés et traumatisés depuis les premiers jours du séisme, a fait part à ANF des dysfonctionnements causés par le séisme survenu il y a un mois.

« Le ministre de la santé n’a pas répondu aux sinistrés du séisme »

L’agent de santé bénévole a déclaré que de nombreux agents de santé se sont rendus volontairement dans la zone touchée par le séisme sans aucune affectation du ministère de la Santé, qui a rejeté les demandes des agents de santé d’aider les survivants.

Il a déclaré : « Nous sommes ici depuis le premier jour du tremblement de terre. Le ministère de la Santé n’a pas été actif. La plupart des hôpitaux ici ont été lourdement endommagés et beaucoup de nos collègues sont morts. Les collègues survivants aidaient leurs proches sous les décombres ou étaient blessés. Mais le ministère ne faisait rien pour aider les survivants. Nous voulions venir volontairement dans la région après avoir entendu parler du tremblement de terre dans les provinces environnantes. Certains de nos amis ont demandé au ministère de se rendre dans la région. La plupart des affectations ont été rejetées, tandis que nos amis qui ont été affectés ont attendu 22 heures pour un avion qui devait atterrir à l’aéroport d’Adana. Après l’aéroport d’Adana, ils ont attendu 10 heures, puis les autorités ont commencé à envoyer nos amis dans les zones choisies au hasard. »

L’agent de santé bénévole a révélé que les agents de santé qui n’étaient pas affectés par le ministère ou qui n’avaient pas demandé l’autorisation du ministère, venaient dans la zone par leurs propres moyens. Il a ajouté qu’ils sont arrivés dans la province de Hatay le troisième jour du tremblement de terre.

Il a fait remarquer : « Les gens et les volontaires essayaient d’atteindre ici à un moment où il y avait un manque de coordination. Lorsque nous sommes arrivés dans la ville, nous avons réalisé que ni le ministère de la Santé, ni le ministère de l’Intérieur et l’AFAD, géré par l’État, n’étaient impliqués dans les opérations de sauvetage et les efforts de secours. Le volontaire a déclaré que les soldats envoyés dans la région n’étaient pas expérimentés dans les efforts de recherche et de sauvetage. »

« Les gens ont tiré leurs proches des décombres touts seuls »

Le volontaire a souligné que les gens ont essayé d’enlever leurs proches qui se trouvaient sous l’épave avec les grues qu’ils ont trouvées grâce à leurs propres efforts. Il a dit que des volontaires comme lui ont établi des relations avec les survivants et les ont aidés.

Il a ajouté que l’organisation de secours publique AFAD n’a lancé des opérations de sauvetage que dans certains bâtiments qui se sont effondrés après le tremblement de terre.

« L’électricité n’était pas fournie, les toilettes mobiles sont arrivées en retard »

Le volontaire a déclaré qu’il n’y avait aucune inquiétude concernant une épidémie majeure pour le moment grâce au travail qu’ils ont effectué dans la région par leurs propres moyens, mais cela ne signifie pas que les circonstances actuelles ne peuvent pas conduire à des épidémies majeures.

Il a déclaré : « Il n’y a pas d’épidémie dans les conditions actuelles, mais certains cas de gale ont été signalés ici. Les poux sont également devenus très courants. Les villages ont été surpeuplés en raison du manque d’abris, ce qui a entraîné une augmentation des infections des voies respiratoires supérieures. Les enfants en sont particulièrement touchés. Nous avons signalé des infections vaginales et des infections fongiques vaginales dues à des problèmes d’accès aux toilettes et aux douches dans les villages où l’électricité n’est pas fournie consciemment pour que les gens puissent partir. Pourtant, nous ne pouvons pas parler d’épidémies majeures actuellement dans les zones touchées par le tremblement de terre. »

L’agent de santé a déclaré avoir observé un manque d’organisation, ajoutant que si les mesures ne sont pas prises rapidement, d’énormes épidémies pourraient bientôt éclater. Il a fait remarquer : « Les déchets des toilettes vont dans le fleuve Asi, ce qui peut provoquer des épidémies plus tard. »

« Des agents de santé traumatisé forcés de travailler »

Le volontaire a conclu : « Le ministère de la Santé a forcé les agents de santé traumatisés et rescapés du séisme à travailler dans la région au cours des deux derniers jours. Ce n’est pas une situation éthique. Alors que nous essayons de protéger nos collègues ici, en veillant à ce qu’ils ne restent pas ici plus de sept jours, le ministère de la Santé ne devrait pas les maintenir ici. »

ANF

PARIS. La police arrache la devise « femme, vie, liberté » accrochée à la statue de la République

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PARIS – A la veille de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars, on nous a signalé que le 10 février dernier, des activistes avaient accroché la devise « Femme Vie Liberté » (en kurde, farsi, français, anglais) à la statue de la République – où d’autres banderoles (dont celle en soutient à l’Ukraine) flottent librement depuis des mois – mais que la police française l’avait retirée immédiatement. Un.e militant.e vient de nous informer des cet incident en se demandant « Qui voulait protéger Macron en faisant retirer dans l’heure ces trois mots? Qui a peur de la devise kurde? Qui a peur de la révolution féministe? »

Voici son message pour plus de détails:

« Avant le 8 mars, il nous paraît important de rappeler de quel côté se place le gouvernement français.

Le 10 février dernier la devise Femme Vie Liberté en kurde, farsi, français, anglais déployée à 13h par Extinction Rébellion sur la Marianne de la Place de la République. En parallèle, sur la place, se tenait un hommage dansé aux victimes des dictatures en Iran et aux personnes emprisonnées.

Mais la devise a été arrachée aussitôt par une équipe spéciale de la police (sur ordre de la préfecture vraisemblablement) alors que d’autres drapeaux précédemment installés avaient pourtant été laissés plusieurs semaines.

La rédactrice du blog Voix d’Iran, Sirine Alkonost, a résumé l’hypocrisie de ce gouvernement dans un article qui revient sur cette intervention policière extrêmement rapide: Urgence Iran – « 30 minutes » ou le bon côté de l’histoire 

Qui voulait protéger Macron en faisant retirer dans l’heure ces trois mots? Qui a peur de la devise kurde? Qui a peur de la révolution féministe? »

Cette action de la police française ne nous étonne guère car, avant même la révolution féministe en Iran, les Kurdes de France savaient que les autorités françaises ne tolèrent pas leurs actions qui froissent l’État colonialiste turc. Il se peut qu’on ait retiré cette devise kurde juste pour faire plaisir à la Turquie. En effet, cette dernière ne supporte pas de voir les mots en langue kurde, une langue dont elle a nié l’existence pendant des décennies…

Photo crédit Extinction Rébellion

8 MARS. Les femmes kurdes manifestent à Marseille sous le slogan « Femme, vie, liberté »

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MARSEILLE – Les femmes kurdes sont mobilisées à l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes du 8 mars sous le slogan « Jin, Jiyan, Azadî » (Femme, Vie, Liberté).

A Marseille, l’association des femmes kurde de Marseille appelle à manifester sous le slogan Jin, Jiyan, Azadî – Femme, Vie, Liberté, le 8 mars, dès 13 heures, au métro Réformés.

Voici l’appel des femmes kurdes de Marseille:

8 mars – 8 adarê du Kurdistan au monde entier

En ce jour de grève internationale des femmes, l’association des femmes kurde de Marseille appellent toutes les femmes, et toutes celleux qui luttent contre les violences patriarcales et son système d’exploitation, à nous rejoindre dans la rue pour manifester ensemble, sous le slogan Jin, Jiyan, Azadî – Femme, Vie, Liberté.

Cette année, nous marcherons en la mémoire de notre camarade Evin Goyî, représentante du mouvement des femmes kurdes en France (TJK-F), assassinée à Paris le 23 décembre 2023 aux cotés de Mîr Perwer et Abdurrahman Kizil. Notre message est claire ; notre vengeance sera la révolution des femmes.

RDV à 13h, devant le métro Réformés-Canebière
Nous serons aussi sur la Zone d’Occupation Féministe au Vieux-Port.

Conférence « Jin, Jiyan, Azadî et la révolution des peuples » à l’Université du Rojava

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SYRIE / ROJAVA – A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, l’Université du Rojava a organisé une conférence en collaboration avec l’Académie de Jineoloji, l’Initiative de travail collectif des étudiants du Rojava et de Brême (MIS) et la Fondation Roza Luxembourg.

La conférence intitulée « Femmes, vie, liberté et la révolution du peuple » a été organisée par l’Université du Rojava en collaboration avec l’Académie de Jineoloji, l’Initiative de travail collectif des étudiants du Rojava et de Brême (MIS) et la Fondation Roza Luxembourg.

La conférence a réuni des enseignants et des étudiants de l’université de Rojava, tandis que ceux des universités y ont participé via l’application Zoom.

Lors de l’événement, les principaux thèmes abordés étaient: l’histoire du slogan femme, vie, liberté (Jin, jiyan, azadî) ; la révolution du Rojava et son lien avec celle du Rojhilat (Kurdistan iranien); le début de la révolte « femme, vie, liberté » ; obstacles et pressions sur les femmes, la société et les personnes ; le pouvoir de résoudre l’avenir de toute la société.

ANF

TURQUIE. Le gouvernement turc responsable de la violence anti-kurde lors du match Bursaspor – Amedspor

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Jets de projectiles et le lynchage des joueurs et supporters de l’équipe kurde Amedspor durant le match, des slogans fascistes et déploiement d’affiches du paramilitaire sanguinaire Mahmut Yıldırım, alias « Yeşil » [Vert], et celles d’une Toros blanche, un modèle de voiture Renault, utilisée par les paramilitaires turcs (JITEM) dans les années 1990 pour le kidnappings et la disparition forcées des milliers de Kurdes… le stade de Bursa qui accueillait le match Bursaspor – Amedspor d’hier a été transformé en une fosse aux lions où l’équipe kurde a servi de proie aux fascistes turcs déchainés qui ont eu carte blanche par les autorités turques pour mener à bien leurs agissements depuis la veille du match qui n’a même pas été reporté.

De nombreuses voix s’élèvent pour dire qu’il s’agit d’un coup monté par le gouvernement turc qui veut faire diversion alors qu’il est critiqué virulemment par le peuple suite à la mauvaise gestion des séismes qui ont frappé le pays le 6 février dernier tandis que plusieurs fan-clubs de Turquie ont condamné les autorités turques pour ce qui s’est passé hier au stade de Bursa et ont déclaré que ni les explosifs, ni les affiches incriminées ne peuvent être introduites dans le stade car chaque supporter subit une fouille complète avant d’accéder aux tribunes du stade.

Treize groupes de supporters de football de gauche ont condamné les attaques contre Amedspor, un club de football basé dans la ville de Diyarbakır à majorité kurde, lors d’un match contre Bursaspor hier (5 mars).

Les fans de Bursaspor ont déployé des banderoles racistes dans les tribunes et jeté des objets sur le terrain tout au long du match. Malgré les incidents, les arbitres n’ont pas reporté le match, que le Bursaspor a remporté 2-1 sur son propre terrain.

Dans une déclaration publiée aujourd’hui, les groupes de supporters ont déclaré : « Le match Bursaspor-Amedspor a pris sa place comme une tache noire dans l’histoire du football. »

Notant que les attaques contre le personnel et les joueurs d’Amedspor ont commencé un jour avant le match lorsque les supporters de Bursaspor se sont rassemblés devant l’hôtel où ils séjournaient, il était impossible que les autorités s’attend à ce que le match se déroule sans incidents.

« Le fait de ne pas prendre de mesures adéquates contre les incidents de violence signifie malheureusement que les forces de l’ordre et les autorités locales de la ville ne s’acquittent pas correctement de leurs fonctions.

En tant que supporters fouillés avant le match, nous savons très bien qu’il n’est pas possible d’introduire ne serait-ce qu’une bouteille en plastique dans le stade, encore moins des explosifs et des substances nocives et dangereuses.

De même, les bannières ouvertes dans les tribunes sont contrôlées par la police et si elles sont jugées « appropriées », elles sont autorisées à entrer. C’est une menace fasciste de montrer les bannières d’une Toros blanche [un modèle de voiture Renault utilisée dans les années 1990 pour la disparition forcées des milliers de Kurdes par les paramilitaires turcs (JITEM)] et d’un tueur à gages [Mahmut Yildirim, alias « Yesil »], symbolisant les meurtres non résolus commis dans les années 90, et de fermer les yeux sur cela.

Considérer ce qui s’est passé comme l’incompétence de quelques fonctionnaires et déclarer que « nous avons puni ceux qui n’ont pas rempli leurs devoirs » , c’est dissimuler l’incident.

Le fait que le match n’ait pas été reporté malgré les menaces et les attaques qui sévissaient depuis le début du match est une autre preuve que l’intervention nécessaire n’a pas été faite.

La police des sports (…) n’a pas rempli aujourd’hui son devoir premier.

Nous pensons que toutes les couleurs sont belles et représentées dans le football. Nous montrerons que ceux qui s’opposent à cette idée n’ont pas leur place dans les tribunes.

Malgré tous vos efforts, nous construirons ensemble un avenir contre la discrimination. Nous ne laisserons pas Amedspor seul. »

Les fan-clubs qui ont signé la déclaration sont: Barikat, Mor Barikat (Amedspor), Dersimspor Direniş, Beleştepe (Beşiktaş), Karşı Taraf (Gençlerbirliği), Tek Yumruk (Galatasaray), Karakızıl (Gençlerbirliği), 6.Bölge (Adana Demirspor), Taşra (Fenerbahçe), Alkaralar (Gençlerbirliği), Kaplanpençe (Adanaspor), Kızıl Kabus (Altay), Gölkentliler (Van Spor).

La Turquie s’oppose à la décision de l’Irak de promouvoir la langue kurde à Kirkouk

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IRAK / KURDISTAN – Le ministère turc des Affaires étrangères a critiqué mercredi le gouvernement irakien pour avoir publié une décision ordonnant l’utilisation de la langue kurde aux côtés de l’arabe dans les institutions publiques et les documents officiels à Kirkouk. La Turquie ne tolère pas l’existence de la langue kurde, même au-delà de ses frontières officielles.

Le 20 février, le gouvernement irakien a envoyé une lettre au gouverneur de Kirkouk, Rakan al-Jabouri, dictant que les lettres officielles devraient être publiées en langues kurde et arabe. Il ordonne également aux bureaux de résidence, de passeport et de citoyenneté de toutes les provinces de s’assurer que le clavier kurde est installé sur tous les ordinateurs afin que toutes les cartes d’identité soient délivrées en langues kurde et arabe.

L’arabe et le kurde sont les seules langues officielles de l’Irak.

La décision stipule également que les langues des Kurdes, des Turkmènes et des Assyriens aux côtés de l’arabe devraient figurer sur les panneaux d’affichage des institutions publiques, ajoutant que des enseignants devraient être recrutés pour les écoles kurdes, turkmènes et assyriennes. Le ministère turc des Affaires étrangères a affirmé mercredi dans un communiqué que la décision « restreint l’utilisation officielle de la langue turkmène à Kirkuk » .

« Cette décision constitue une violation des droits fondamentaux des Turkmènes, qui sont l’une des composantes constitutives et primaires de l’Irak » , a déclaré le ministère, ajoutant que la décision allait également à l’encontre de la Constitution irakienne.

Lorsque les forces peshmerga se sont retirées de la province de Kirkouk face à une offensive de l’armée et des milices irakiennes en 2017, le gouverneur kurde de la province, Najmaldin Karim, a été démis de ses fonctions et remplacé par un politicien arabe, al-Jabouri – qui a été accusé par les Kurdes d’essayer de restreindre la langue kurde et d’arabiser les villages kurdes de la province.

Certains habitants kurdes ont dit ces dernières années que le problème va au-delà de la simple signalisation et qu’ils ne peuvent pas parler leur langue dans les cadres officiels.

Kirkuk est disputée entre le gouvernement fédéral et le gouvernement régional du Kurdistan (KRG) et abrite des habitants kurdes, arabes, turkmènes et chrétiens. Chaque groupe prétend être majoritaire dans la province riche en pétrole. Les Kurdes la considèrent comme leur Jérusalem.

La Turquie a soutenu les Turkmènes irakiens financièrement, politiquement et logistiquement pendant des décennies, en particulier après 2003. Les responsables turkmènes visitent souvent la Turquie et sont chaleureusement accueillis par les responsables et les politiciens nationalistes.

Rudaw