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KURDISTAN. Les Kurdes exigent que le massacre d’Halabja soit reconnu comme un génocide

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Ce 16 mars, les Kurdes commémorent les 5000 victimes d’Halabja gazées par le dirigeant irakien Saddam Saddam le 16 mars 1988. A l’occasion du 35e anniversaire du génocide d’Halabja, les Kurdes demandent à la communauté internationale de qualifier de « génocide » ce massacre surnommé « Hiroshima du Moyen-Orient ».

La Coalition kurde et l’Association des droits de l’homme de Turquie (İHD) ont appelé jeudi les puissances internationales et la Turquie à reconnaître le massacre d’Halabja, l’attaque chimique qui a eu lieu au Moyen-Orient en 1988, comme un génocide.

Le génocide d’Halabja

Le 16 mars 1988, l’armée irakienne a effectué un bombardement intensif sur la ville de Halabja où vivaient 40 000 personnes dans le cadre de la campagne Anfal en Irak qui a été menée contre les Kurdes irakiens entre 1986 et 1989.

Le cousin de Saddam Hussein, Ali Hassan al-Majid, également connu sous le nom de « Ali le chimique », a ordonné aux avions de guerre de larguer des bombes avec des munitions chimiques sur la ville.

« Dayê bêhna sêva tê » (Maman, ça sent la pomme) a dit l’un des enfants qui est tombé au sol à cause du gaz chimique. Tandis que certaines personnes se précipitaient dans les abris, d’autres continuaient leur routine quotidienne.

L’incident était la plus grande attaque à l’arme chimique dirigée contre une zone peuplée de civils de l’histoire, tuant environ 5 000 personnes et en blessant environ 10 000 autres, pour la plupart des civils. L’OMS rapporte que 43 753 personnes sont mortes au total en raison des effets durables de l’attaque chimique, et plus de 61 000 ont été blessées.

Ramazan Öztürk, un journaliste qui a joué un rôle important dans les reportages sur le massacre de Halabja, a pris une photo d’un père décédé avec son enfant dans ses bras devenu symbole des victimes d’Halabja. Öztürk a déclaré : « L’Irak a utilisé des armes chimiques sur les lignes de front et dans les colonies civiles dès les premières années de la guerre Iran-Irak. L’Occident a toujours gardé le silence. Saddam était sûr que ce silence continuerait également à Halabja. Il a eu raison. »

IRAN. Les forces iraniennes blessent un kolbar kurde de 14 ans

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IRAN / ROJHILAT – Le 15 mars, les forces iraniennes ont ouvert le feu sur des kolbars kurdes et blessé un adolescent de 14 ans dans la province de Kermanshah, au Kurdistan iranien.

Selon Kolbarnews, les forces de l’État iranien ont ouvert le feu sur plusieurs kolbars dans la région frontalière de Nawsoud dans la nuit du 15 mars.

Nawsoud est situé dans le district de Hawraman, au nord de la ville de Paveh dans la province de Kermanshah.

Un garçon de 14 ans nommé Mani Habibi a été blessé à la suite de l’attaque et emmené à l’hôpital de la ville de Paveh pour y être soigné.

Selon Kolbarnews, les forces étatiques iraniennes ont tué au moins 3 mineurs dans différentes régions frontalières du Kurdistan depuis le début de 2023.

Les données de février de l’Organisation des droits de l’homme du Kurdistan ont révélé que 3 kolbars sont morts dans des accidents de la circulation le mois dernier. 12 kolbars ont été blessés et un a été tué à la suite de tirs directs des forces du régime iranien.

Selon le bilan annuel de Kolbarnews, 215 kolbars ont été blessés et 43 autres ont perdu la vie en 2022. Parmi eux, 189 ont été blessés ou tués par le tir direct des forces de l’État. Parmi les kolbars tués, 29 ont été tués par le feu des forces iraniennes Pasdaran (gardes de la révolution) et un autre par des soldats turcs. D’autres décès ont été causés par des conditions météorologiques difficiles, des chutes dans les montagnes, des accidents de la circulation et des crises cardiaques.

Les kolbars et les kasibkars sont systématiquement ciblés par les forces de sécurité iraniennes et turques. Chaque année, des dizaines d’entre eux sont tués sans qu’aucune mesure punitive ne soit prise. Outre les attaques systématiques, les kolbars luttent pour gagner leur vie dans des conditions météorologiques difficiles, des emplacements géographiques dangereux et des mines.

Kolber ou « kolbar » est dérivé des mots kurdes « kol » et « bar ». Kol signifie « dos », bar signifie « charger ». Les Kolbars gagnent leur vie en transportant des marchandises sur leur dos à travers des frontières dangereuses. Les marchandises qu’ils transportent comprennent des cigarettes, des téléphones portables, des couvertures, des articles ménagers, du thé et rarement des boissons alcoolisées. Ils doivent emprunter des routes dangereuses entre le Kurdistan du Sud et le Kurdistan de l’Est. Les marchandises apportées sont vendues à des prix relativement élevés dans des centres commerciaux comme Téhéran. Cependant, les kolbars qui effectuent le transport de marchandises au prix de leur vie reçoivent une très faible rémunération.

Kasibkar fait référence à ces personnes qui reçoivent les marchandises que les kolbars transportent du Kurdistan irakien et trouvent des acheteurs dans les villes.

ANF

PARIS. CONFÉRENCE. Un soulèvement intersectionnel en Iran

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PARIS – Rencontre sur la révolte en cours en Iran, avec Hawzhin Baghali, sociologue kurde, spécialiste du Kurdistan et des mouvements islamistes.

A l’occasion des six mois du début des protestations contre le régime iranien et de Norouz ou Newroz, le nouvel an célébré dans de nombreux pays du Moyen-Orient et d’Asie, la Bibliothèque Couronnes – Naguib Mahfouz vous invite à une rencontre sur l’actualité de ce pays révolté du Moyen-Orient.

Depuis la mi-septembre, des protestations se poursuivent en Iran après l’arrestation et la mort aux mains de la police des mœurs à Téhéran de la jeune femme d’origine kurde, Jina Mahsa Amini. Malgré la répression du régime iranien qui a provoqué des centaines de morts, le cri « Femme, vie, liberté ! » ne s’éteint pas.

La chercheuse Hawzhin Baghali nous éclaircira sur l’ampleur, le caractère intersectionnel et les perspectives du soulèvement social en cours en Iran.

RDV le jeudi 13 avril 2023, de 18h30 à 20h
A la Bibliothèque Couronnes – Naguib Mahfouz
66 rue des Couronnes, 75020 PARIS

 

Cette rencontre prévue pour 23 mars a été reportée au jeudi 13 avril à 18h30, en raison du mouvement social en cours en France.

 

PARIS. Rassemblement devant l’ambassade d’Iran contre l’exécution d’un prisonnier kurde

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PARIS – Le prisonnier politique kurde, Muhyaddin Ebrahimi a été mis en isolement par le régime iranien dans la prison centrale d’Urmiye pour exécution.

Une manifestation spontanée va être organisée ce soir, devant l’ambassade d’Iran à Paris pour exhorter les mollahs à ne pas exécuter ce prisonnier politique.

RDV à 18h, au 4 Avenue d’Iéna, 75116 PARIS

 

 

TURQUIE. Neuf politiciennes et militantes kurdes arrêtées à Van

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TURQUIE / KURDISTAN – Neuf femmes politiciennes et militantes ont été arrêtées ce matin à Van dans le cadre du génocide politique visant le mouvement kurde.

Les politiciennes et militantes arrêtées sont: la porte-parole du Parti de la gauche verte Gönül Uzunay, co-présidente de la branche locale de l’Association d’assistance, de solidarité, d’unité et de culture pour les familles qui perdent leurs proches dans le berceau des civilisations (MEBYA-DER) Hanım Kaya, La mère pour la paix Xecê Barıştıran, co-présidente de l’Association de suivi des migrations de Serhat (GÖÇDER) Gülşen Kurt, coprésidente de l’Association de solidarité des familles des détenus et condamnés (TUHAY-DER) Edibe Babur, co-maire de la municipalité de Saray Caziye Duman, qui a été remplacée par un administrateur, et membre du conseil municipal du HDP à İpekyolu Özlem Tuci, Zeynep Kaya, membre du Mouvement des Femmes Libres (Tevgera Jinên Azad – TJA), et Songül Işık ont ​​été arrêtées.

Les 9 femmes détenues sont accusées de « faire de la propagande pour une organisation terroriste [PKK] » et sont interdites d’avoir accès à un avocat pendant 24 heures.

ANF

Les Kurdes commémorent les 5000 victimes d’Halabja gazées par Saddam le 16 mars 1988

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IRAK / KURDISTAN – Il y a 35 ans, la ville kurde d’Halabja, au Kurdistan du Sud, fût bombardée à l’arme chimique sur ordre de Saddam Hussein, faisant environs 5.000 morts, dont de nombreux enfants qui sortaient de chez eux au cri de « Ça sent la pomme! » (odeur du gaz chimique)…
 
Le 16 mars 1988, l’aviation irakienne larguait du gaz chimique contre la ville kurde d’Halabja, tuant environs 5000 civils, majoritairement des femmes et des enfants sortis de chez eux attirés par l’odeur des gazes qui sentaient la pomme.
 
La mémoire du peuple kurde est remplie d’images de morts et de massacres commis à son encontre par les occupants du Kurdistan et l’une de ces images profondément ancrées dans l’esprit d’Halabja, Shengal, Afrin, Sere Kaniyê est celle d’un nourrisson tué avec son père dans une rue d’Halabja et celle de la petite Diana d’Afrin, dont le corps a été pris pour cible par les frappes aériennes. Tous ces massacres montrent au monde que les occupants du Kurdistan ont la même mentalité génocidaire visant la destruction du peuple kurde.
 
En mars 1988, les Kurdes d’Irak furent massacrés en masse, Le plus important étant celui d’Halabja commis par le régime baathiste irakien entre 16 et 19 mars 1988.
 
Le massacre d’Halabja, un génocide silencieux qui a montré l’étendue de la haine contre le peuple kurde
 
Ces jours marquent le 35e anniversaire du massacre de Halabja, perpétré le 16 mars 1988 par le régime baathiste sous le dictateur Saddam Hussein, qui a bombardé la ville avec des armes chimiques, tuant plus de 5 500 Kurdes, en majorité des femmes et des enfants.
 
La ville d’Halabja était sous la protection des forces de Peshmerga de l’Union patriotique du Kurdistan et des habitants de la ville contre le règne de l’occupation baathiste du Kurdistan en mars 1988 et à l’approche de la guerre Iran-Irak à partir de la fin du conflit. À cette époque, le régime baathiste, dirigé par Saddam Hussein, a bombardé la ville de roquettes et d’artillerie sous la supervision d’Ali Hassan al Majid (surnommé Ali le chimique), le 15 mars 1988 et les forces de Peshmerga se sont retirées dans les montagnes, où les femmes et les enfants sont restés dans la ville.
 
Le 16 mars 1988, le régime baathiste jeta des gaz chimiques des avions de combat dans la ville, qui abritait plus de 40 000 civils, pour commettre le massacre le plus flagrant de l’histoire de l’humanité, qui s’est déroulé à l’aide de gaz toxiques. L’attaque a tué plus de 5 000 et 500 civils kurdes dans cette ville et contraint des dizaines de milliers de personnes à être déplacées de force dans des camps situés de l’autre côté de la frontière avec l’Iran.
 
La nouvelle du massacre s’est répandue aussi vite que ces armes avaient volé la vie de milliers de personnes en quelques heures ou moins, pour entrer dans la ville dans un calme terrible et paralysant devant le génocide silencieux qui a tué des milliers d’enfants, femmes et hommes sans sang ou blessures.
 
Tous ont été tués sur place, dans les rues de la ville et dans des hameaux remplis de martyrs, sur les routes, devant des maisons et à l’intérieur, dans des écoles, des mosquées et des marchés, les corps gisant sans une goutte de sang ni blessure, et peut-être que la plupart des images qui sont restées dans la mémoire du monde en général et du peuple kurde en particulier sont celles d’Omar Hawar embrassant son nouveau-né et de la famille qui a perdu la vie ensemble.
 
Vingt ans plus tard, le général Ali Hassan al-Majid a été pendu en 2010 pour avoir ordonné les attaques au gaz toxique. Il a été condamné à quatre condamnations à mort mais a insisté sur le fait qu’il a agi dans l’intérêt de la sécurité irakienne et qu’il n’exprimait aucun remords.
 
En 2012, le gouvernement irakien a remis aux autorités d’Halabja la corde utilisée pour sa pendaison.
 
Saddam Hussein lui-même est pendu en 2006, trois ans après l’invasion de l’Irak par les États-Unis.
 
En mars 2018, 5.500 proches de victimes ont assigné en justice 25 entreprises européennes et des Irakiens accusés d’avoir aidé Saddam Hussein à développer son stock d’armes chimiques.
 
En attendant les audiences contre les 25 entreprises européennes et des Irakiens complices du génocide d’Halabja qui commencent en juin 2021, 142 enfants kurdes envoyés en Iran à l’époque du génocide pour être protégés ne sont jamais revenus chez eux 35 ans après leur départ et 486 grands malades de l’attaque chimique d’Halabja ne sont pas pris en charge ni par les autorités irakiennes ni par les autorités kurdes malgré les promesses…
 
Les survivants d’Halabja demande également que l’ONU et les institutions internationales qualifient officiellement le massacre des Kurdes lors de la campagne d’Anfal* de génocide contre l’humanité.
 
*Le génocide kurde, aussi connu sous le nom d’Anfal, a eu lieu de février à septembre 1988. Plus de 180 000 Kurdes ont été tués lors de la campagne Al-Anfal menée par Ali Hassan al-Majid, sur ordre du président Saddam Hussein, contre le Kurdistan irakien, à la fin de la guerre Iran-Irak.
 
Le nom de la campagne porte le nom du chapitre 8 du Coran (al-ʾanfāl), qui a été utilisé comme nom de code par l’ancien gouvernement baasiste irakien pour les attaques systématiques contre les combattants kurdes entre 1986 et 1989. La Suède, la Norvège, la Corée du Sud et le Royaume-Uni reconnaissent officiellement la campagne Anfal comme un génocide.

Photo: Kirkouk – minute de silence pour rendre hommage aux victimes d’Halabja, via Kurdsat 

PARIS. Ménilmontant FC solidaire du club kurde Amedspor victime du racisme turc

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PARIS – Le club de football du 20e arrondissement de Paris, Ménilmontant FC a publié un communiqué de soutien au club kurde Amedspor qui a de nouveau été victime d’attaques racistes lors d’un mach l’opposant au club turc Bursaspor le 5 mars dernier.

Le club amateur parisien de football, Ménilmontant FC a condamné d’une part cet énième attaque raciste visant l’équipe kurde Amedspor, mais également la complicité du gouvernement et la fédération de football turque qui ont laissé avoir lieu de tels agissements fascistes lors d’un mach de football sur le sol turc.

Le 5 mars dernier, des supporters de l’équipe de football Bursaspor ont attaqué les joueurs de l’équipe kurde Amedspor avant le début du match opposant les deux équipes dans la ville de Bursa. Ils ont tabassé un supporter d’Amedspor dans les tribunes et également lancé des bouteilles d’eau et des projectiles (couteaux, etc.) sur les joueurs kurdes, sans que le match soit suspendu. Par ailleurs, des « supporters » de Bursaspor ont arboré des images du tueur à gage du JITEM (service de renseignement de la gendarmerie turque), Mahmut Yıldırım, alias Yeşil (Vert) et des images des voitures Renault (Beyaz Toroslar) utilisées dans le kidnapping et la disparition forcée des milliers de Kurdes dans les années 1990.

Ménilmontant FC a rappelé par ailleurs quelques unes des attaques racistes visant Amedspor, ses joueurs ou son staff ou encore ses supporters en Turquie. Le club parisien a déclaré que: « Ce n’est pas la première fois que le club d’Amedspor est pris pour cible : en mai 2017, le joueur Deniz Naki est condamné à une peine de 18 mois de prison pour “propagande terroriste” pour ses positions en faveur du peuple kurde, en critiquant notamment la politique turque fasciste, et des supporter.rice.s ont également été arrêtés à plusieurs reprises », avant de conclure en kurde « Biji Amedspor ! » (vive Amedsport) « Biji Kurdistan ! » (Vive le Kurdistan).

Le Ménilmontant FC a publié également une photo de ses supporters portant une banderole sur laquelle on pouvait lire « Defend Amedspor ». 

Depuis l’attaque raciste du 5mars visant Amedspor, de nombreux autres clubs européens de football ont manifesté leur solidarité au club kurde.

TURQUIE. 10 morts dans des inondations frappant des zones touchées par le séisme du 6 février

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TURQUIE / KURDISTAN – Dans les provinces kurdes d’Adıyaman, Malatya et Urfa, des inondations provoquées par des pluies diluviennes ont fait dix morts. Ces provinces avaient été fortement touchées par le séisme dévastateur du 6 février 2023 où presque toute la population vie sous des tentes.

Après une série de tremblements de terre en février, le nord du Kurdistan a été frappé par de fortes inondations après des pluies diluviennes qui s’abattent sur la région depuis hier.

Selon les premiers rapports, les inondations ont coûté la vie à 4 personnes à Urfa et 1 à Adıyaman. 5 autres personnes ont été retrouvées mortes à Urfa dans la journée.

Dans le district de Tut, dans la province d’Adiyaman, en grande partie détruit par le tremblement de terre du 6 février, les inondations ont emporté un container résidentiel. Au moins une personne a été tuée et quatre autres ont été portées disparues. Le conteneur était situé dans un jardin et était habité par des victimes du tremblement de terre.

Dans le district de Doğanşehir à Malatya, des tentes habitées par des victimes du tremblement de terre ont été emportées par des crues soudaines.

Des crues soudaines se sont également produites dans la province d’Urfa. L’eau a pénétré dans les maisons, les magasins et les bâtiments publics et a inondé les routes, les ponts et les tunnels. Le tunnel Abide de 150 mètres de long à Haliliye, qui a été inauguré par le chef de l’AKP Tayyip Erdogan il y a seulement trois mois, est également touché en tant que service majeur à la population. Au moins six personnes, dont des pompiers, se trouvaient dans le tunnel, qui a été inondé par de l’eau boueuse, et ont été emportées par les eaux de crue lors d’une opération de sauvetage. Une personne s’est sauvée en nageant hors du tunnel. Des plongeurs sauveteurs ont depuis été déployés dans le tunnel qui relie l’autoroute entre Sanliurfa et Gaziantep.

L’unité de soins intensifs au sous-sol de l’hôpital de formation et de recherche Eyyübiye à Urfa a également été inondée. Les patients ont été transférés dans les hôpitaux environnants. Le musée archéologique a également subi des dégâts des eaux.

Le maire d’Urfa, Zeynel Abidin Beyazgül de l’AKP au pouvoir, a été hué par une foule en colère alors qu’il inspectait les travaux de sauvetage. La colère s’est accrue lorsque l’information s’est répandue selon laquelle un garde du corps du politicien AKP aurait pointé son arme sur la foule qui manifestait. Bayazgül a quitté les lieu en voiture sous protection policière.

ANF

TURQUIE. L’État profite-t-il du séisme pour effacer l’histoire kurde-alévie de Maraş (Gurgum)?

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TURQUIE / KURDISTAN – La région de Kahramanmaraş (Mereş ou Gurgum en kurde), est l’une des régions les plus à l’ouest du Kurdistan du Nord. Cette province où une forte population de Kurdes-alévies vivaient depuis des siècles a toujours été au centre de la politique d’assimilation forcée (pogroms, déportations, interdictions linguistiques, culturelles et cultuelles). Après celle des Arméniens, l’histoire kurde-alévie de Maraş également doit être effacée et le séisme dévastateur du 6 février 2023 est une aubaine inespérée pour l’État turc qui peut achever son plan diabolique.

La province kurde du nord de Gurgum (tr. Maraş) est en ruines. Le tremblement de terre du 6 février a particulièrement touché la région kurde-alévie. C’était loin d’être le premier traumatisme subi par Gurgum. Au cours des dernières décennies, la région a été à plusieurs reprises la cible de massacres, comme le tristement célèbre pogrom de 1978 au cours duquel des fascistes turcs ont assassiné des centaines de femmes, d’hommes et d’enfants kurdes-alévis. Depuis lors, Gurgum a été soumis à une politique continue de destruction et d’expulsion. Cette politique comprend l’effacement de la mémoire historique de la région multiculturelle, qui a hébergé une myriade d’identités ethniques et religieuses, des Hittites aux Luviens, aux Mèdes, aux Assyriens, aux Hurriens, les Gutiens à l’ancienne vision du monde de l’alévisme ainsi qu’à l’islam, au christianisme, au zoroastrisme, à l’ézidisme (yazidisme) et au judaïsme. Les différentes identités vivaient paisiblement ensemble à Gurgum jusqu’à ce que, sous la domination turco-islamique, la démographie de la province kurde à l’ouest de l’Euphrate commence à changer par des expulsions.

Après les destructions massives causées par les récents tremblements de terre, il y a un nouveau risque que l’Etat profite de l’occasion pour poursuivre sa politique de destruction de l’identité kurde. Les habitants de Gurgum sont doublement menacés : en tant que Kurdes par la turcisation et en tant qu’Alévis par l’islamisation forcée. Sous la domination turco-islamique, la démographie de la province kurde à l’ouest de l’Euphrate commence à changer par l’expulsion. Après les destructions massives causées par les récents tremblements de terre, il y a à nouveau un risque que l’Etat profite de l’occasion pour poursuivre sa politique de destruction de l’identité kurde. Depuis la domination turco-islamique, les habitants de Gurgum sont doublement menacés: en tant que Kurdes par la turcisation et en tant qu’Alévis par l’islamisation sunnite et la démographie de la province kurde à l’ouest de l’Euphrate est modifiée par des expulsions des Kurdes alévis de la région. Après les destructions massives causées par les récents tremblements de terre, il y a à nouveau un risque que l’État profite de l’occasion pour poursuivre sa politique de destruction de l’identité kurde. Les habitants de Gurgum sont doublement menacés : en tant que Kurdes par la turcisation et en tant qu’Alévis par l’islamisation sunnite.

Mises en garde contre le changement démographique à Maraş

Les Kurdes alévis de Pazarcik et Elbistan, dans la province de Kahramanmaras (Gurgum), qui ont survécu aux pogroms des années 1970 ont été touchés durement par le séisme du 6 février 2023. Ils sont délaissés par les autorités turques qui espèrent les voir quitter leurs terres ancestrales. Les organisations kurdes appellent à la solidarité avec ces rescapés pour éviter le dépeuplement de la région kurde-alévie.

En plus du parti politique HDP et des associations d’alévis, l’Union des communautés du Kurdistan (KCK) met en garde contre le dépeuplement des régions touchées par le séisme et déclare que les Kurdes-Alévis ne devraient pas quitter leur patrie.

L’épicentre du tremblement de terre se trouvait à Maraş, une région kurde-alévie où une émigration massive avait été déclenchée par le pogrom de 1978. Le dépeuplement va maintenant se poursuivre, prévient le KCK, appelant à la résistance.

Après le séisme dévastateur dans la région frontalière turco-syrienne, d’autres régions du Kurdistan sont menacées de dépeuplement. L’épicentre se trouvait dans une région à forte population alévie, et les gens ont perdu leurs moyens de subsistance. En réponse à une demande de l’ANF, la commission des affaires internationales et religieuses de l’Union des communautés du Kurdistan (KCK) s’est prononcée sur la question. Le comité pointe du doigt la politique de l’Etat turc visant au génocide et appelle la population kurde-alévie à ne pas quitter sa patrie et à ne pas renoncer à son identité.

L’État est responsable des conséquences destructrices

« L’État est responsable de l’organisation des colonies où se déroule la vie sociale. Par conséquent, la République de Turquie est responsable des conséquences des deux tremblements de terre dont l’épicentre est à Maraş. Tant de personnes ont été tuées parce que les précautions nécessaires n’ont pas été prises, et le tueur est la République de Turquie sous le gouvernement capitaliste, avide d’argent et immoral de l’AKP/MHP. Il a autorisé la construction de zones inadaptées, imposé à plusieurs reprises des amnisties comme paix de construction, n’a pas pris de mesures de précaution et a ignoré les exigences prescrites dans les zones sismiques au Kurdistan et en Turquie. Il ne fait aucun doute que le gouvernement doit être tenu responsable de ce tableau douloureux et choquant », a déclaré le comité.

La densité de la population kurde-alévie dans la zone du séisme

« Au-delà de cette responsabilité directe dans les conséquences du tremblement de terre, le gouvernement montre une fois de plus combien il est vil, égoïste et misanthrope en n’apportant pas l’aide nécessaire aux personnes dans les lieux détruits et en empêchant les personnes qui veulent aider de le faire. Même dans cette situation apocalyptique, le gouvernement ne se soucie que de maintenir son propre pouvoir », a souligné le comité KCK, ajoutant :

« La raison pour laquelle l’aide mobilisée après le tremblement de terre est bloquée est l’identité kurde-alévie de la population des régions touchées. Cette identité est voulue détruite et les destructions et le nombre de morts causés par le tremblement de terre sont vus par le gouvernement comme une occasion propice à sa politique génocidaire. C’est parce que ce gouvernement voit les gens de cette région comme un ennemi qu’il faut détruire. Ainsi, le fait que l’État abandonne les personnes touchées par le tremblement de terre n’est pas le résultat d’impossibilités, mais d’une politique génocidaire très délibérée et planifiée. C’est parce que ce gouvernement voit les gens de cette région comme un ennemi qu’il faut détruire. Ainsi, le fait que l’État abandonne les personnes touchées par le tremblement de terre n’est pas le résultat d’impossibilités, mais d’une politique génocidaire très délibérée et planifiée. C’est parce que ce gouvernement voit les gens de cette région comme un ennemi qu’il faut détruire. Ainsi, le fait que l’État abandonne les personnes touchées par le tremblement de terre n’est pas le résultat d’impossibilités, mais d’une politique génocidaire très délibérée et planifiée.

1978 : Le pogrom de Maraş

Immédiatement après la fondation du PKK en décembre 1978, un pogrom à grande échelle a été mené pour purger Maraş de sa population kurde et alévie. Plus d’un millier de personnes ont été brutalement massacrées tandis que les autres ont fui le pays. Même alors, la population locale a été invitée à quitter le Kurdistan par des menaces, du chantage et des pressions. Cela a été fait à la fois grâce à la facilitation du départ par l’État turc et à la volonté de certains États européens d’accueillir des personnes qui coopéraient avec la Turquie. Ce qui s’est réellement passé, c’est la mise en œuvre d’un plan du Gladio. Le but était d’empêcher notre mouvement en développement de prendre pied dans les régions kurdes-alévies. Dans cette région, une politique de génocide et de dépeuplement était menée avec des objectifs à la fois historiques et contemporains, et dans une certaine mesure, cela a réussi. Une très grande partie de la population vivant dans cette région a émigré de leur terre ancestrale du Kurdistan vers les métropoles de Turquie, mais surtout aussi vers l’Europe.

Le gouvernement veut utiliser le séisme pour achever sa politique génocidaire

L’actualité montre qu’on veut terminer cette politique inachevée de génocide et d’expulsion à l’occasion du séisme. Dans la situation actuelle, tout est fait pour que la population kurde-alévie quitte définitivement la zone du séisme. En n’aidant pas et, qui plus est, en empêchant l’aide non gouvernementale d’arriver, un signal est envoyé à la population : « Il n’y a plus de vie ici ». De cette façon, la politique séculaire d’émigration forcée doit être complétée. Les endroits où vivent les alévis kurdes se dépeuplent. A leur place, on veut installer les « migrants » instrumentalisés par l’Etat turc. Les médias ont rapporté il y a quelque temps que des camps d’immigrants arabes sunnites étaient en cours d’installation à Maraş, où toute la population est kurde et alévie. Cela seul montre quelle politique est poursuivie à l’égard des zones de peuplement kurde-alévie et quel type de changement démographique est recherché. Maintenant, le tremblement de terre est [transformé en un moyen] à utiliser pour mener à bien cette politique systématique d’expulsion et de génocide. »

Le séisme a montré comment la société est vivante et solidaire

Le Comité KCK a appelé la population kurde-alévie à prendre conscience de cette politique et à la contrecarrer en ne quittant pas sa patrie ancestrale, en restant attachée à son pays et à sa culture et en résistant. « Le peuple kurde tout entier et tous les cercles démocratiques ont pour tâche de soutenir cette résistance », a-t-il noté.

La déclaration poursuit : « Le tremblement de terre a montré à quel point l’État est antisocial, à quel point le gouvernement AKP/MHP est immoral et cupide et à quel point la société est solidaire et résistante. D’un côté, il y a une honte inexprimable, et de l’autre, une vertu dont toute l’humanité peut être fière. D’un côté, il y a des créatures qui prétendent être humaines mais qui ont depuis longtemps cessé de l’être, et de l’autre, les exemples les plus beaux et les plus indispensables de solidarité dans la vie humaine. Le monde entier a vu ces antithèses ».

Renforcer l’esprit de solidarité et d’unité

Le comité KCK a souligné que : « Le moment est venu de renforcer l’esprit de solidarité et d’unité, de panser les plaies dans les zones sismiques et d’intensifier la mobilisation pour surmonter les problèmes. La solidarité devrait être telle que les gens n’aient pas à quitter leur domicile. La solidarité est nécessaire pour la reconstruction des colonies détruites dans des endroits plus appropriés et de manière robuste. A cet effet, des collectifs de travail peuvent être formés, des maisons peuvent être construites, les aides financières nécessaires peuvent être fournies et des logements peuvent être reconstruits de manière appropriée et dans les conditions possibles. Il n’y a rien que la société ne puisse faire si elle unissait ses forces, car la plus grande puissance est la société elle-même. Il suffit de se libérer de la vie individualiste que nous impose la modernité capitaliste et de l’exploitation par le régime colonialiste-génocidaire qui éloigne les peuples les uns des autres. Après le tremblement de terre, des personnes de toutes les classes sociales en Turquie se sont immédiatement rendues sur la zone sinistrée pour apporter leur aide. Cela a montré une fois de plus à quel point la modernité capitaliste et le régime ont échoué et à quel point la société est puissante. Tout le monde a vu à quel point les dirigeants sont impuissants, faibles et égoïstes et à quel point la société est solidaire, sensible et communautaire. Il est devenu clair une fois de plus à quel point la nature communautaire et sociale des êtres humains est vivante malgré toutes les attaques. Nous pouvons soulager toutes les douleurs et surmonter toutes les difficultés en nous appuyant sur la société sociale et en la laissant grandir. Sans aucun doute, la politique démocratique a beaucoup à faire à cet égard. Car il est très important et nécessaire d’organiser ce réseau de solidarité. La politique démocratique signifie résoudre les problèmes de la société. C’est la tâche de la politique d’organiser la solidarité et l’unité dans la société. La sensibilité et la détermination jusqu’à présent montrent que cela peut être fait. Par conséquent, en tant que forces sociales, nous devons tout faire nous-mêmes sans rien attendre des dirigeants anti-vie, anti-nature, anti-société et anti-humains et de l’État.

Nous devons nous ressaisir

De plus, nous devons lutter contre l’État et le gouvernement qui sont responsables de cette destruction. Nous devons exiger des comptes en ripostant. Nous devons les tenir responsables de leurs actions afin que nous puissions [protéger] notre nature, nous-mêmes et la vie de tous les peuples. Sinon, la Turquie et le Kurdistan, en tant que pays sismique, connaîtront de nombreuses destructions similaires. »

TURQUIE. Le journaliste kurde, Aren Yildirim détenu à Istanbul

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TURQUIE – La chasse aux journalistes kurdes se poursuit de plus belle dans la Turquie fasciste du Sultan Erdogan. Tous les jours, des journalistes kurdes sont détenus ou poursuivis pour « terrorisme » car ils couvrent l’actualité kurde ou dévoilent le vrai visage de l’État colonialiste et génocidaire turc.

Ce matin, la police turque a détenu Aren Yildirim, rédacteur en chef du service kurde du site d’information Bianet. Yildirim a été transféré au siège de la police d’Istanbul, situé rue Vatan. Aucune information n’a été donnée par la police turque concernant la raison d’arrestation d’Yildirim.

Le régime turc parti en chasse aux journalistes kurdes

Les journalistes travaillant pour des organes d’information pro-kurdes sont confrontés à un harcèlement juridique accru depuis juin 2022, lorsque 22 employés des médias ont été arrêtés lors de perquisitions à domicile dans la ville kurde de Diyarbakır (Amed). Seize d’entre eux, dont des journalistes de MA, sont depuis lors en détention provisoire, sans inculpation.

Dans une enquête distincte, neuf journalistes travaillant pour MA et JINNEWS, une autre agence kurde et centrée sur les femmes, ont été placés en détention provisoire fin octobre. Eux et deux autres qui ne sont pas en état d’arrestation ont été inculpés mi-février, encourant jusqu’à 15 ans de prison pour « appartenance à une organisation terroriste [PKK]».

TURQUIE. Le HDP change de nom pour éviter l’interdiction de se présenter aux élections

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TURQUIE / KURDISTAN – Face aux risques de fermeture, le parti pro-kurde, HDP a décidé de se présenter aux élections législatives et présidentielles turques du 14 mai sous le nom du Parti de la Gauche Verte (Yeşil Sol Parti).

Afin d’accroître la visibilité du Parti de la gauche verte et de familiariser les électeurs avec l’emblème du parti, le HDP utilisera le logo du Parti Gauche Verte lors des célébrations de Newroz (nouvel-an kurde) la semaine prochaine.

Le conseil exécutif du Parti démocratique des peuples (HDP) devrait décider mercredi de se présenter aux élections turques du 14 mai sous la direction du Parti de la gauche verte.

La nouvelle selon laquelle le HDP a pris sa décision finale sur la stratégie électorale est intervenue après les rumeurs d’hier indiquant que le parti pro-kurde envisageait de présenter ses candidats sous un autre parti pour éviter le risque d’être fermé par la Cour constitutionnelle avant les élections.

La décision du troisième plus grand parti de Turquie au Parlement est devenue claire après que le Conseil électoral suprême du pays a annoncé que le Parti de la gauche verte faisait partie des partis politiques éligibles aux élections.

Afin d’accroître la visibilité du Parti de la gauche verte et de familiariser les électeurs avec l’emblème du parti, le HDP utilisera le logo du Parti vert lors des célébrations de Newroz la semaine prochain.

Les responsables du HDP ont déclaré que la décision était définitive et que la réunion du conseil d’administration de mercredi la rendra officielle.

Par ailleurs, le HDP a également déposé une requête auprès de la plus haute cour de Turquie, lui demandant de reporter la présentation de la défense du HDP à quelque temps après les élections. La Cour constitutionnelle a reporté la semaine dernière la date du 14 mars au 11 avril.

Bien que se présenter aux élections sous un parti différent puisse être un désavantage pour les autres partis politiques, le mouvement kurde de Turquie est habitué à trouver des solutions créatives pour surmonter les obstacles aux élections, car plusieurs partis kurdes ont été fermés par les autorités turques dans le passé et le mouvement a parfois a présenté des candidats indépendants dans toutes les provinces à majorité kurde et les villes métropolitaines de Turquie.

Mithat Sancar, le coprésident du HDP, a déclaré que le HDP était déterminé à changer à la fois le gouvernement turc et le système, lors de son discours devant le groupe de son parti au parlement turc mardi.

« Nous sommes conscients de nos responsabilités, nous sommes conscients que nous ne pouvons réussir le changement et la transformation que par notre propre pouvoir. Nous construisons nos politiques en fonction de cela », a déclaré Sancar.

Medya News

RENNES. Une place de Rennes portera le nom de Fidan Doğan

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RENNES – Le nom de la militante kurde Fidan Doğan (Rojbin), assassinée en 2013 à Paris, sera donné à une place de la ville de Rennes.

Ce lundi 13 mars, la Ville de Rennes a annoncé qu’elles donnerait 11 noms de femmes illustres à ses nouvelles rues afin de féminiser d’avantage les noms des rues qui restent trop largement masculines. Parmi les 11 noms se trouve celui de Fidan Dogan, une jeune militante kurde tuée à Paris le 9 janvier 2013 aux côtés de deux autres militantes kurdes par un espion turc.

En mai dernier, les associations de Rennes Zîn, Amara et Amitiés kurdes de Bretagne ont demandé à la municipalité de Rennes de rebaptiser une rue ou une place en l’honneur de la militante kurde Fidan Doğan (Rojbin) assassinée avec Sakine Cansiz et Leyla Saylemez, à Paris en 2013 par un espion turc. La demande a été discutée par la municipalité au cours de l’année.

Le conseil municipal de Rennes s’est récemment réuni pour discuter et voter la demande. Dans un discours, un membre du conseil municipal a déclaré : « L’une des trois militantes kurdes assassinées à Paris il y a 10 ans, Fidan Doğan, était une militante éminente et respectée de la cause kurde et de la lutte des femmes. Elle a également été une représentante politique de la communauté kurde et de la lutte des femmes en France et en Europe. Elle a également travaillé avec la Municipalité de Rennes. Elle a marqué le peuple kurde de Rennes et notre ville. »

Fidan Doğan était une militante et féministe kurde qui, par son combat et sa vie, a inspiré non seulement les femmes kurdes mais aussi les femmes du monde. En particulier, la reconnaissance de la demande dans la semaine du 8 mars prend plus de sens.

 

Fidan Doğan, alias Rojbîn, est née à Elbistan en 1982 dans une famille kurde-alévie qui s’est réfugiée en France quelques années plus tard. Là, elle a été active dans les relations publiques pour la solution pacifique de la question du Kurdistan à partir de 2001. Pendant plusieurs années, elle a également travaillé comme représentante du Congrès national du Kurdistan (KNK) en France. Dans ce rôle, elle a eu des entretiens avec des politiciens européens et français, dont l’ancien président François Hollande.

(ANF)