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TURQUIE. Une famille kurde marche pour la justice, malgré la police

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TURQUIE – La famille Senyasar qui voulait marcher du bâtiment du parlement turc au ministère de la Justice à Ankara, la capitale turque, a été bloquée pendant quelques heures par la police. Finalement, Emine Senyasar et son fils député Ferit Şenyaşar ont pu atteindre le ministère de la justice qui a refusé de les accueillir.

La famille Senyasar est retournée au parlement turc.

Emine Senyasar est à l’avant-garde d’une courageuse bataille pour la justice depuis 2018, lorsque son mari et ses deux fils ont été victimes d’une horrible attaque dans le district de Suruc, dans la province de Sanliurfa. Les agresseurs étaient des proches d’un député du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir. Cependant, l’affaire s’est heurtée à de nombreux obstacles et retards, et aucun progrès significatif n’a été réalisé pour rendre justice à la famille lésée.

L’incident tragique s’est déroulé lors d’une visite de campagne électorale du député de l’AKP Ibrahim Halil Yildiz dans des entreprises locales du district de Suruc. Une confrontation s’est ensuivie entre la famille Senyasar et Yildiz, entraînant une violente attaque qui a coûté la vie au mari d’Emine et à deux de ses fils. De manière choquante, son mari a été brutalement abattu et une cartouche de gaz a été enfoncée de force dans sa bouche alors qu’il recevait des soins médicaux dans un hôpital.

Le procès pour meurtre a été confronté à de multiples défis car huit procureurs ont été remplacés au cours de la procédure, laissant la famille découragée et doutant de l’intégrité du système judiciaire. Les auteurs présumés étant des individus puissants, les procureurs auraient eu trop peur pour adopter une position ferme à leur encontre.

Malgré ces obstacles, Emine Senyasar a poursuivi sa lutte acharnée pour la justice, élevant la voix et cherchant le soutien de diverses personnalités politiques pour attirer l’attention sur la situation tragique de sa famille.

Lors d’une conférence de presse tenue au Parlement, Ferit Senyasar, le fils d’Emine Senyasar qui a été élu député du Parti de la gauche verte lors des récentes élections, a souligné la détermination de sa mère qui, bien qu’âgée de 68 ans, a passé 846 jours devant le palais de justice d’Urfa pour demander justice.

Il a souligné que sa seule demande était de voir la justice rendue. Malheureusement, malgré son appel, les autorités d’Ankara semblent indifférentes à ses appels à la justice.

La détermination inébranlable de la famille Senyasar les a incités à emmener leur veillée pour la justice à Ankara, où ils avaient l’intention de rencontrer des responsables du ministère de la Justice pour discuter du dossier de meurtre de leurs proches.

Ferit Senyasar a réaffirmé que leur objectif était d’assurer une vie juste et équitable à tous, et pas seulement à leur famille. Il a exprimé leur volonté de mettre fin à la manifestation et de partir si les autorités du ministère de la Justice leur promettaient justice. Cependant, il a souligné que leur lutte se poursuivrait à Ankara jusqu’à ce que justice soit faite.

Emine Senyasar, s’exprimant avec passion au milieu des larmes et de la douleur, a dénoncé l’oppression à laquelle ils avaient été confrontés et la douleur de perdre son mari et son fils à cause d’une violence insensée. Elle a imploré les autorités de libérer son fils restant de prison et de lui permettre d’être avec sa famille et ses petits-enfants. Emine était catégorique sur le fait que son fils était innocent et a plaidé pour la divulgation de toute preuve incriminante dans le cas contraire.

TURQUIE. Libération d’Evrim Kepenek, rédactrice en chef de Bianet

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TURQUIE – Hier, plusieurs journalistes de l’agence kurde Mezopotamya ont été détenus dans trois villes. Evrim Kepenek, rédactrice en chef de Bianet, a également été détenue pour avoir « retweeté » un tweet d’un collègue dévoilant qu’un procureur présidaient le procès de 16 journalistes kurdes arrêtés à Diyarbakir en 2022 et dont l’épouse juge les avait auditionnés. Ce matin, elle a été libérée sous caution judiciaire.

La rédactrice en chef de Bianet et défenseure des droits des LGBTI+, Evrim Kepenek, a été amenée au palais de justice d’Istanbul à Çağlayan ce matin, après sa détention d’hier.

La journaliste a été menottée par la police qui l’a emmenée au palais de justice. La sécurité du palais de justice a tenté d’empêcher les journalistes de filmer la scène.

Kepenek faisait partie des cinq journalistes arrêtés lors de perquisitions à domicile dans trois villes. Alors qu’un journaliste a été arrêté, trois autres ont été libérés.

Kepenek a été auditionnée par le bureau du procureur général de Diyarbakır par vidéoconférence et a ensuite été libérée.

Elle a été libérée sous contrôle judiciaire, qui comprend une obligation de se présenter mensuellement dans un poste de police et une interdiction de voyager à l’étranger.

L’enquête

Le journaliste arrêté, Fırat Can Arslan, reporter de l’Agence Mezopotamya (MA), avait couvert une affaire distincte impliquant 18 journalistes kurdes accusés de « terrorisme ». Il a rendu compte de la question d’un juge et d’un procureur mariés et ayant changé de lieu de travail après l’audience du 12 juillet. Arslan a été arrêté pour « avoir désigné des responsables du contre-terrorisme comme une cible ».

Les quatre autres journalistes ont été arrêtés pour avoir retweeté le reportage d’Arslan. Trois d’entre eux, la journaliste du site d’information T24 Sibel Yükler, les journalistes de l’agence Mezopotamya Delal Akyüz et Evrim Deniz, ont été libérés sous contrôle judiciaire, tandis que les procédures de Kepenek se poursuivaient jusqu’à aujourd’hui.

L’avocat de Kepenek, Meriç Eyüboğlu, avait critiqué la situation, déclarant : « C’est totalement arbitraire et illégal pour une journaliste bien connue, qui réside à la même adresse depuis des années, dont le lieu de travail et le numéro de téléphone sont connus du public, et qui serait volontiers allée faire une déposition si elle avait été invitée, d’être détenue lors d’une perquisition à son domicile et menottée, puis maintenue en garde à vue pendant la nuit. »

Les détentions ont été condamnées par divers groupes de journalistes, dont Reporters sans frontières (RSF) et le Syndicat des journalistes de Turquie (TGS).

À propos d’Evrim Kepenek

Evrim Kepenek est rédactrice en chef des droits des femmes et LGBTI+ chez Bianet. Spécialisée sur les questions féminines, elle est également l’une des membres fondatrices du Comité Femmes et LGBTI+ du Syndicat des Journalistes de Turquie (TGS), et l’actuelle représentante du TGS sur le lieu de travail chez bianet.

Chez Bianet, elle prépare les rapports mensuels de suivi de la violence masculine et contribue aux nouvelles qui mettent en lumière les droits des femmes, des enfants et des LGBTI+. Elle tient également la chronique hebdomadaire « Women’s Agenda ».

Au cours de sa carrière de plus de 20 ans, Kepenek a travaillé pour plusieurs médias, dont Cumhuriyet, BirGün, Taraf, DİHA, Jinha, Jin News et İMC TV. Elle est rédactrice fondatrice du magazine culturel Hemshin GOR. Elle a collaboré à plusieurs magazines et livres. Elle est récipiendaire du prix de journalisme Musa Anter 2011.

Bianet

Conférence de presse pour Ocalan devant le Parlement européen

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Ce jeudi 26 juillet, plus de 40 syndicats, partis politiques, experts juridiques et représentants de la société civile se sont réunis pour une conférence de presse devant le Parlement européen. L’objectif principal de cet événement est d’exiger des mesures concrètes visant à garantir la sécurité et le bien-être d’Abdullah Ocalan, chef historique de la guérilla kurde (PKK) tenu en isolement total sur l’île prison d’Imrali, en Turquie.

Point de presse urgent d’aujourd’hui est organisée par l’Initiative internationale “Freedom for Abdullah Öcalan – Peace in Kurdistan” (Liberté pour Abdullah Öcalan – Paix au Kurdistan), portant sur l’isolement continu d’Öcalan et les problèmes démocratiques qu’il soulève en Turquie.

Ocalan a été empêché de communiquer avec le monde extérieur pendant 28 mois. Le gouvernement turc l’empêche de rencontrer ses proches et son équipe juridique en violation du droit international. Le Comité pour la prévention de la torture (CPT) du Conseil de l’Europe a régulièrement critiqué les autorités turques pour ces violations, mais n’a pas encore publié d’informations adéquates sur sa visite de septembre 2022 à la prison à sécurité maximale de l’île d’Imrali où Ocalan est détenu.

La conférence de presse soulignera par ailleurs la position totalement inadéquate des gouvernements européens, des organisations de défense des droits de l’homme de l’Union européenne (UE) et du Conseil de l’Europe dans ce contexte. Leur inaction les rend complices de la violation des droits de M. Ocalan et des impacts négatifs plus larges de son isolement sur les efforts visant à trouver une solution pacifique à la question kurde en Turquie. Les intervenants proposeront des actions concrètes que la Turquie, les gouvernements et institutions européens et la communauté internationale dans son ensemble peuvent entreprendre pour remédier à cette situation.

Modératrice:

Sarah Glyyn, auteure et représentante de Permanent Vigil for Ocalan

Intervenants:

Simon Dubbins, directeur de International – Unite the Union (UNITE), Royaume-Uni

Baronne Christine Blower, Royaume-Uni

Antonio Amoroso, Union populaire CUB, Italie

Michela Arricale, avocate CRED (Centre de recherche et de traitement pour la démocratie),
Italie

Amedeo Ciaccheri, Président de la municipalité VIII. à Rome-Italie

Saverio Nonno, maire de Fossalto, Italie

Laura De Bonfils, ARCI. Italie

Luigi De Magistris, ancien maire de Naples, Italie

Vicente Jose Rekondo, représentant du LAB

Daniel Kopp, Membre du Secrétariat de PI, Belgique

Roza Salih, conseillère de Glasgow, Écosse

Mike Arnott Président du Congrès des syndicats écossais (TUC), Royaume-Uni

TURQUIE. Vers un nouveau complot judiciaire visant Demirtas?

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TURQUIE – Les avocats de l’homme politique kurde emprisonné déclarent que Selahattin Demirtas fait face à un nouveau complot judiciaire alors que son procès devant la Cour constitutionnelle turque a été reporté.

Le report brutal d’une audience devant le plus haut tribunal de Turquie concernant le dirigeant kurde emprisonné Selahattin Demirtas indique la préparation d’une éventuelle « contre-mesure » contre sa libération, ont déclaré mercredi les avocats de Demirtas. Les avocats ont souligné qu’une nouvelle condamnation pourrait être en cours, visant à maintenir Demirtas incarcéré malgré la récente décision de la CEDH en sa faveur.

L’examen d’une requête déposée par Demirtas pour s’opposer à son maintien en détention a été ajourné par la Cour constitutionnelle turque lorsqu’un des juges a déclaré qu’il n’avait pas eu la possibilité d’examiner l’affaire.

Peu de temps après la décision de reporter, les avocats de Selahattin Demirtaş ont publié une déclaration exprimant de graves préoccupations quant aux raisons du retard.

« Parallèlement à l’ordre du jour de la Cour constitutionnelle, certains développements indiquent qu’un plan de contre-attaque est en cours de préparation contre l’éventuelle violation et la décision de libération de la Cour constitutionnelle », indique le communiqué.

Selon le communiqué, la « contre-attaque » pourrait entraîner une nouvelle condamnation de Demirtas, même si la Cour constitutionnelle finit par trancher en sa faveur.

Au cœur de ce drame judiciaire qui se déroule se trouve le dossier lié à l’ancien procureur Yuksel Kocaman. Lors d’une précédente audience, Demirtas avait publiquement accusé le procureur général Yüksel Kocaman d’avoir orchestré sa deuxième incarcération, promettant de le tenir responsable devant le tribunal. À la suite de ces déclarations visant le procureur général, une plainte a été déposée contre Demirtas en vertu de la loi antiterroriste et le tribunal l’a condamné à une peine de prison de 2 ans et 6 mois.

Ce dossier a été transmis à la 16e chambre criminelle du tribunal régional d’Ankara le 7 décembre 2022, il est resté en grande partie en sommeil sans aucun progrès significatif jusqu’à ce que la Cour constitutionnelle annonce son ordre du jour.

Curieusement, la déclaration du Groupe de la Défense a souligné que peu de temps avant l’audience prévue le 25 juillet 2023, il y a eu des développements notables concernant le dossier. Le 10 juillet 2023, la 16e chambre criminelle s’est déclarée incompétente et a transféré l’affaire à la 21e chambre criminelle. Par la suite, le 17 juillet 2023, la 21e chambre criminelle a également invoqué l’incompétence et a transmis le dossier à la 22e chambre criminelle.

Le moment et la séquence de ces événements ont conduit les avocats de Demirtaş à supposer que ces actions pourraient faire partie d’une stratégie visant à garantir que Demirtas soit condamné, quelle que soit l’issue de la décision de la Cour constitutionnelle. Le report soudain de l’audience, apparemment attribué au « manque de préparation » d’un membre, ne fait qu’alimenter les soupçons d’un « contre-attaque » soigneusement orchestré.

« Avec la planification effectuée avant et après les décisions de la CEDH, notre client a été transformé en prisonnier condamné lorsqu’il n’est pas incarcéré, emprisonné lorsqu’il n’est pas condamné », indique le communiqué.

La déclaration des avocats a fait écho à son affirmation selon laquelle le report pourrait potentiellement faire gagner du temps pour la peine de prison de 2 ans et 6 mois, ce qui en fait le seul dossier capable de garantir que Demirtaş reste incarcéré même si la Cour constitutionnelle se prononce en sa faveur.

Gerçek News

 

TURQUIE. Des soldats turcs ont torturé 4 bergers kurdes à Hakkari

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TURQUIE / KURDISTAN – Des soldats turcs ont torturé 4 bergers kurdes à Hakkari.

Le 25 juillet, des soldats turcs ont torturé et détenu 4 bergers kurdes dans le district de Derecik, à Hakkari (Colemêrg). Leur crime? Garder leurs moutons en bas de leur village Anadağ (Bêruh).

A Derecik (Rûbarok), 4 jeunes bergers qui emmenaient leurs moutons à un ruisseau pour les abreuver ont été attaqués et détenus par des soldats turcs.

Des militaires ont attaqué les jeunes qui emmenaient leurs moutons s’abreuver en bas du village de Bêruh du district de Rûbarok à Colemêrg. Alors que Serhat T, 16 ans, emmenait ses moutons au ruisseau à 500 mètres en contrebas du village, les soldats du poste de police de Yeşiltaş l’ont arrêté, battu et demandé: « Que fais-tu ici ? Pourquoi es-tu ici ? » Trois autres bergers qui se trouvaient avec Serhat et qui ont filmé la scène ont été également battus et détenus par les soldats.

Les soldats, qui ont confisqué les téléphones des jeunes pendant la détention, après avoir vu la photo de l’ancien coprésident du HDP Selahattin Demirtaş, qui est détenu à la prison d’Edirne derrière un téléphone, ont insulté Demirtaş et les jeunes, puis ont déchiré le photo.

Dans plusieurs régions kurdes, l’armée turque interdit à la population d’accéder dans les montagnes ou même dans leurs villages brûlés et évacués par l’armée dans les années 1990.

TURQUIE. Une femme tuée lors d’« affrontements » dans la ville kurde de Nusaybin

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TURQUIE / KURDISTAN – Hier soir, la police turque a fait une descente dans une maison du quartier de Selahattin Eyyubi, dans le district de Nisêbîn (Nusaybin) à Mardin. Pendant le raid, des explosions ont été entendues après les coups de feu. Une femme qui serait membre d’HPG (branche armée du PKK) serait morte lors d’affrontements [ou une exécution sommaire déguisée ?], une autre blessée. Après l’incident, de nombreuses maisons du quartier ont été fouillées et une femme du nom Bedia Adıgüzel a été détenue par la police turque.

L’agence de presse d’État Anadolu a affirmé que la femme tuée à Nusaybin était une combattante du PKK.

Hier, une femme, qui serait une combattante du PKK, a été tuée lors d’un « affrontement » avec la police des forces spéciales dans la ville turque à majorité kurde de Nusaybin, a annoncé l’agence de presse d’État Anadolu (AA).

La femme a été tuée dans l’affrontement qui a éclaté après que la maison dans laquelle elle est entrée a été encerclée et que la police des forces spéciales est intervenue, a ajouté AA. Deux armes de poing et des silencieux ont été saisis dans la maison.

L’agence de presse Mezopotamya (MA) a confirmé l’incident, affirmant qu’une maison à Nusaybin avait été prise d’assaut par la police et que plusieurs coups de feu avaient été entendus avant une explosion.

Une personne encore non identifiée a été tuée dans l’affrontement, et une autre a été blessée et capturée par la police, a ajouté MA.

Il a noté que d’autres maisons du quartier avaient également été prises d’assaut par la police et que les habitants de certaines d’entre elles étaient membres du groupe Mères de la Paix.

Les Mères de la paix est un mouvement de paix et de défense des droits des femmes qui promeut une solution démocratique et pacifique à la question kurde en Turquie et s’efforce de mettre fin au conflit armé entre les forces turques et les combattants kurdes.

Gerçek News

TURQUIE. Interdiction de 5 livres d’une maison d’éditions kurde

TURQUIE / KURDISTAN – Cinq livres édités par la maison d’éditions kurde Aram basée à Diyarbakir (Amed) ont été confisqués par la police turque.

Dans le cadre d’une opération policière à caractère politique basée à Amed, cinq livres – « Climat en colère », « Bese Anuş *», « Critique du syndicalisme et du travail démocratique et du confédéralisme », « Un passager perdu dans la ville de Şahmeran » et « Enfants au regard solaire » – publié par la maison d’éditions Aram ont été confisqués sans décision officielle d’interdiction d’impression, de distribution et de vente.

Le procureur chargé de l’enquête s’est adressé au deuxième tribunal pénal de paix de Diyarbakır et a demandé une ordonnance d’interdiction des livres, que le bureau du juge a rapidement rendue.

Une copie de la décision datée du 12 juillet a été communiquée aux éditions Aram. Les raisons de la confiscation étaient « la propagande d’une organisation terroriste [PKK] », « incitation à la haine et à l’inimitié », « faire l’éloge des crimes et des criminels ».

 

*Écrit dans les années 2000 à partir de témoignages, le roman biographique « Basê » retrace la vie de Besê Anuş (prononcer Bassé Anouche), une jeune femme kurde-alévie de la région de Maraş était un des premiers martyrs du PKK tombée en 1981, a été publié la première fois par les éditions Meyman en kurde et en turc.

TURQUIE. DEDAŞ licencie 50 travailleurs pour avoir protesté contre les mauvaises conditions de travail

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TURQUIE / KURDISTAN – Le fournisseur d’électricité opérant dans les régions kurdes de Turquie, DEDAŞ a licencié au moins 50 employés qui ont fait grève à Urfa pour protester contre les mauvaises conditions de travail ont été licenciés.

Les travailleurs de 6 villes où la société de distribution d’électricité DEDAŞ (Dicle Elektrik Dağıtım A.Ş.) opère a organisé un débrayage de 2 heures le 21 juillet contre les mauvaises conditions de travail.

On a appris qu’au moins 50 travailleurs d’Urfa qui ont participé à l’action ont été licenciés. Les travailleurs qui se sont rendus dans la matinée à la direction provinciale de l’établissement du district d’Eyyübiye à Urfa n’ont pas été autorisés à entrer dans le bâtiment et ont été informés par SMS qu’ils étaient licenciés.

ANF

ROJAVA. Les gangs de la Turquie demandent une rançon pour neuf civils qu’ils ont kidnappés à Girê Spî

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SYRIE / ROJAVA – Les mercenaires de la Turquie demandent des rançons pour 9 civils qu’ils ont kidnappé dans la région kurde de Girê Spî.

Les habitants de Girê Spî occupée par la Turquie et des gangs jihadistes continuent à être victimes de violations et crimes de toute sorte commis par les forces occupantes. Des mercenaires pro-turcs ont enlevé neuf habitants de Girê Spî. Maintenant, ils extorquent une rançon pour la libération des otages.

La terreur continue des forces d’occupation dans la région montre à quel point la situation sécuritaire est devenue dramatique pour les civils. Les actions des mercenaires pro-turcs révèlent la stratégie promue par l’État turc pour financer leurs activités. Les demandes de rançon en sont un élément clé. Mais ces actions ne servent pas seulement des intérêts financiers, mais poursuivent aussi apparemment des objectifs politiques.

La population kurde en particulier subit la pression d’être expulsée par les mercenaires. En plus de financer les mercenaires, cela sert aussi à augmenter la pression sur la population kurde. Les mercenaires ne reçoivent qu’une partie de leurs revenus de l’Etat turc, mais en contrepartie ils semblent avoir carte blanche pour voler et faire chanter notamment la population kurde.

Les témoignages des otages libérés sont glaçants car ils témoignent d’une réalité brutale aux mains des ravisseurs. Les prisons surpeuplées sont le théâtre d’horribles tortures menées sous la direction de l’agence de renseignement turque (MIT). Des rapports répétés font état de décès causés par la torture.

ANF

TURQUIE. Arrestation de trois journalistes kurdes

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Les journalistes kurdes, Fırat Can Arslan, Delal Akyüz et Sibel Yukler ont été arrêtés par la police turque lors de raids menés à Izmir et Ankara. On ne sait pas s’ils seront transférés à Diyarbakir (Amed).

Dans le cadre d’une enquête ouverte par le bureau du procureur général de Diyarbakır, la police a perquisitionné le domicile du journaliste de l’Agence Mezopotamya (MA) Delal Akyüz à Izmir.

Dans le cadre de l’enquête lancée à Amed, le journaliste de MA Fırat Can Arslan a également été arrêté lors d’une perquisition à son domicile à Ankara. Le téléphone et l’ordinateur d’Arslan ont été saisis lors du raid.

La journaliste Sibel Yukler a également été arrêtée lors d’une descente à son domicile à Ankara.

Mezopotamya

TURQUIE. Le gouverneur d’Istanbul interdit une marche de défense de la langue kurde

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TURQUIE – Lundi, l’avocat Suphi Ozgen s’est rendu à Istanbul/Sultanahmet pour marcher jusqu’à Ankara afin d’exiger du parlement turc reconnaisse officiellement la langue kurde, mais la police l’a attaqué et l’a arrêté avant qu’il ne puisse faire un seul pas.

Une marche symbolique destinée à plaider pour la reconnaissance officielle de la langue kurde en Turquie et de ses droits a été interdite lundi par le gouverneur d’Istanbul.

Une manifestation exigeant la reconnaissance officielle de la langue kurde

L’avocat Suphi Ozgen, un éminent avocat et co-fondateur du Mouvement de la langue kurde (Hereketa Zimanê Kurdî – HEZKURD), avait annoncé qu’il marchera d’Istanbul à Ankara, dans l’intention d’attirer l’attention sur les droits linguistiques des Kurdes et de demander le statut juridique du kurde en Turquie.

Ozgen s’est rendu lundi dans le quartier de Sultanahmet à Istanbul pour commencer son voyage symbolique. Cependant, avant qu’il ne puisse faire un seul pas, il a été bloqué par la police, qui l’a empêché de commencer la marche.

Réagissant à l’interdiction, Ozgen a écrit sur Twitter pour exprimer sa détermination à poursuivre la lutte pour les droits linguistiques kurdes. (Gerçek News)

La langue kurde subit un génocide linguistique dans les quatre partis du Kurdistan colonisé: en Turquie, Iran, Irak et Syrie.

 

L’ancien chef des renseignement du Kurdistan irakien tué dans une explosion

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IRAK / KURDISTAN – Mohammed Mirza Sindi, ancien chef de Parastin, organisation des renseignements kurdes d’Irak, a été tué dimanche soir dans l’explosion de sa voiture dans la province de Duhok, dans la région du Kurdistan irakien. On ne sait pas encore s’il s’agit d’un attentat ou d’un accident.

L’explosion qui a tué le colonel Mohammed Mirza Sindi, ancien chef de l’organisation de renseignement Parastin, s’est produite à Zakho (Zaxo), une ville située dans la province de Duhok, vers 21h10, heure locale, mais on ne sait toujours pas la cause précise de l’incident.

Les forces de l’ordre locales se sont abstenues de faire des déclarations officielles jusqu’à ce que l’enquête aboutisse à des conclusions substantielles. Cependant, les premiers rapports suggèrent qu’ils n’ont pas exclu la possibilité qu’une attaque de drone ou un engin explosif soit à l’origine de l’explosion fatale.

L’unité de renseignement de Parastin occupe une position de premier plan dans la région et il est affiliée au Parti démocratique du Kurdistan (PDK) au pouvoir.

Medya News