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TURQUIE : Une autre prisonnière kurde met fin à sa vie en prison

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TURQUIE – Aujourd’hui, la prisonnière politique Medya Çınar a mis fin à ses jours pour protester contre les conditions d’isolement imposées au dirigeant kurde, Abdullah Öcalan. Le PKK a publié un communiqué appelant à la fin des « actes individuels ». 
 
En l’espace d’une semaine, quatre prisonniers politiques kurdes ont mis fin à leur vie dans les prisons turques alors que plus de 7 000 prisonniers sont en grève de la faim contre l’isolement d’Abdullah Ocalan et que le gouvernement turc reste de marbre devant leur demandes.
 
Dans les manifestations contre l’isolement imposé au chef emprisonné du PKK, Abdullah Öcalan, une autre détenue a mis fin à ses jours. Medya Çınar a trouvé la mort dans la prison de type E de Mardin.
 
Née en1995 à Mardin / Kızıltepe, Medya Çınar avait combattu DAESH dans les rangs des YPJ au Rojava.
Çınar est revenue à Nusaybin après avoir été blessée au Rojava et a été arrêtée en 2015 lors du couvre-feu à Nusaybin. Elle était en train d’être jugée à Mardin. Au cours des audiences, elle a raconté la torture qu’elle a subi en prison. (Via Ferzad Penaber)
 
Le corps de Cinar est à la morgue de l’hôpital de Mardin. La police turque refuse de le donner à la famille.
 
Cinquième mort dans la protestation de l’isolement
 
Medya Çınar est devenue la cinquième personne à mettre fin à sa vie lors des manifestations contre l’isolement.
 
Les autres personnes qui ont perdu la vie sont Uğur Şakar (22), Ayten Beçet (22 mars, prison pour femmes de Gebze), Zehra Sağlam. (24 mars, prison d’Oltu.)
 
Déclaration du PKK
 
Le PKK a publié un communiqué appelant les détenus à ne pas mettre fin à leur vie. Alors qu’il a rendu hommage à ceux qui ont perdu la vie, le PKK a appelé les détenus à ne pas « commettre d’actes individuels ».
 
Öztürk Türkdoğan, coprésident de l’Association des droits de l’Homme (IHD), et le secrétaire général de la Fondation turque pour les droits de l’Homme (TİHV), Metin Bakkalcı, ont fait une déclaration à la presse aujourd’hui sur les grèves de la faim et l’isolement dans les prisons.
 
La déclaration dit brièvement :
 
« Les personnes qui ont mis fin à leurs jours pour protester contre l’isolement d’Abdullah Öcalan, qui est détenu à la prison d’Imralı, nous ont quittés avec une profonde tristesse.
 
Nous voulons rappeler que la vie est sacrée. En tant que défenseurs des droits humains, nous défendons le droit à la vie dans toutes les conditions.
 
Nous faisons un appel ici. Personne ne mettra fin à ses jours dans les prisons ou ailleurs.
 
Nous voulons affirmer que nous n’approuvons absolument pas ce type d’actes et que nous sommes contre.
 
Nous sommes conscients de l’environnement politique et psychologique dans lequel se trouvent les détenus. Cependant, les actes des personnes qui mettent fin à leurs jours pour la suppression de l’isolement ne sont pas acceptables et ce type d’actes ne devrait pas être utilisé. »
 
« Les familles devraient avoir le droit de pleurer »
 
Selon le communiqué, les familles des détenus qui ont perdu la vie ne sont pas en mesure de’enterrer leurs proches selon leur religion, leur culture et leurs coutumes, car les corps ont été inhumés de nuit par la police.
 
Le communiqué a appelé le gouvernement à « abandonner cette attitude irrespectueuse et illégale contre les funérailles et à permettre aux familles de vivre leurs processus de deuil ».
 

TURQUIE : Le HDP condamne l’inertie du gouvernement devant la mort des grévistes de la faim

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TURQUIE – Le parti de l’opposition pro-paix, HDP a publié un communiqué suite à la mort de 4 Kurdes, dont 3 prisonniers politiques qui étaient en grève de la faim pour protester contre l’isolement d dirigeant kurde Abdullah Ocalan.
 
Voici le communiqué du HDP :
 

NOUS CONDAMNONS CE RÉGIME QUI, AU LIEU D’ARRÊTER LES MORTS, LES IGNORE !

Le 23 mars 2019, Ayten Beçet, âgée de 24 ans, a mis fin à sa vie dans la prison pour femmes de Gebze pour protester contre l’isolement inhumain, illégal et illégitime imposé à Abdullah Öcalan à İmralı. Le jour suivant, le 24 mars, une autre détenue, Zehra Sağlam, s’est donné la mort dans la prison d’Otlu.
 
Depuis le début des grèves de la faim le 8 novembre 2018, quatre personnes, Uğur Şakar, Zülküf Gezen, Ayten Beçet et Zehra Sağlam, ont mis fin à leurs jours pour protester contre l’isolement. Alors que se poursuivent les grèves de la faim de Leyla Güven (137 jours), des Députés Dersim Dağ, Tayip Temel et Murat Sarısaç, des milliers de prisonniers politiques, des militants politiques à Erbil, à Maxmur, à Strasbourg, au Pays de Galles et en Allemagne, le gouvernement de l’AKP persiste dans son silence et son indifférence.
 
Tandis que des personnes sacrifient leur vie pour mettre fin aux violations persistantes des droits humains par la Turquie, d’autres qui incitent à la haine sur les places publiques tentent de recueillir des voix par le biais de l’isolement illégitime.
 
Les grèves de la faim et les actions consistant à se donner la mort sont des formes de lutte contre la destruction des valeurs de notre peuple. Ces personnes qui ont sacrifié leur vie pour mettre fin à l’isolement seront immortalisées dans la mémoire de la société et marqueront l’histoire. Et l’histoire jugera ceux qui pavent la voie menant à ces morts.
 
En imposant un isolement total au mépris de la constitution, des lois et des conventions internationales, le gouvernement tente d’étouffer les grèves de la faim qui relèvent du droit de résistance reconnu par la constitution.
 
En dépit de toutes les politiques d’oppression et d’intimidation du gouvernement fasciste de l’AKP-MHP, nous continuerons à soutenir cette résistance légitime et honorable et ferons tout pour informer l’opinion de ses évolutions.
 
Ayşe ACAR BAŞARAN
Porte-parole de la commission pour les droits de l’homme et les procédures judiciaires
Membre du conseil exécutif central
Députée de Batman

24 mars 2019

 
Via le Conseil Démocratique Kurde en France

Les femmes de l’EI doivent être tenues responsables du massacre des Yézidis

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Cette semaine, on me rappelait le mois d’août 2014, lorsque l’Etat islamique (EI) avait capturé la ville de Shengal au Kurdistan irakien. J’ai rapidement rejoint un groupe de militants qui se sont précipités pour soutenir les Yézidis qui s’étaient échappés de Shengal, aidant à établir des camps en Irak et en Turquie. Pendant plus d’un an, j’ai travaillé comme bénévole dans les camps yézidis des deux pays et j’ai rencontré de nombreuses femmes yézidies aux histoires horribles. Certains d’entre eux ont laissé des enfants sur le mont Sinjar, d’autres ont été violés par des membres de l’EI puis évitées par leur famille. Certaines ont ainsi vu des membres de la famille se faire tuer devant eux.

C’était des temps difficiles. Il y avait des pénuries de nourriture et d’eau. Les femmes yézidies gémissaient constamment, leurs voix résonnent encore dans mes oreilles aujourd’hui. Ils me montraient des photos de famille de la vie avant DAESH, me racontant ce qu’elles appelaient le bon vieux temps. Les femmes yézidies ont déclaré avoir eu deux vies. leur ancienne vie avant DAESH et leur nouvelle vie après DAESH.

J’ai visité des villages yézidis plus proches de la ville de Mossoul. Baadre était l’un d’entre eux, le plus grand village yézidi de la région. De nombreuses femmes et filles yézidies se sont réfugiées à Baadre durant l’hiver 2015, sous la surveillance de Cheikh yézidi Mir Amar. C’était pendant une nuit froide de janvier 2015 lorsque j’ai rencontré Ilwin, une femme yézidie qui a été violée à plusieurs reprises par des militants de l’Etat islamique. Sa famille a acheté Ilwin à DAESH, mais ce dernier n’a pas vendu ses sœurs. Ilwin m’a dit que l’Etat islamique les avait installées dans une maison gardée par les femmes de ses combattants à Mossoul.

Parfois, a-t-elle dit, ces femmes ont aidé des membres de l’Etat islamique à violer les femmes yézidies, parfois elles ont torturé des femmes yézidies. Ilwin a dessiné un plan de la maison de Mossoul où ses sœurs ont été gardées de force, demandant mon aide. Je l’ai donnée au centre des droits de l’homme de l’autorité régionale du Kurdistan.

Les nuits étaient longues à Baadre. Nous avons dormi dans une grande pièce avec les femmes et les enfants yézidis. Il est difficile de décrire les sons de leurs cauchemars pendant la nuit. Je n’oublierai jamais ces nuits. Je me réveillais souvent à leurs gémissements et je regardais les lumières de Mossoul, toujours contrôlées par l’Etat islamique, et je me demandais: « Où es-tu Dieu? »

Cette semaine, en regardant des vidéos du village syrien de Baghouz, où les Forces démocratiques syriennes dirigées par les Kurdes se battent pour capturer le dernier territoire du groupe État islamique, je me suis souvenue de mes jours avec les Yazidies. Dans ces vidéos, nous voyons des membres de l’Etat islamique et leurs épouses n’exprimant aucun regret pour ce qu’ils ont fait aux Yazidis. Certaines des femmes défendent même l’esclavage des Yazidis et disent que l’Islam l’autorise. Parmi les épouses, il y a non seulement des Irakiennes et des Turques, mais aussi des Finlandaises, des Françaises, des Norvégiennes, des Afghanes, des Britanniques, des Canadiennes, des Russes, des Belges, des Indonésiennes, des Philippines, des Bosniaques, des Tchétchènes et d’autres ressortissantes.

Dans l’une des vidéos, Fatma Yılmaz, épouse de l’Etat islamique et épouse de cinq combattants différents de DAESH depuis cinq ans, parle confortablement du massacre et de ses viols, pillages et meurtres. Elle a dit qu’elle avait rejoint DAESH / ISIS pour mener une vie confortable. Une vie confortable qui tue les autres !

Dans une autre vidéo publiée par le Daily Mail, une épouse de l’Etat islamique défend le viol et l’assassinat de femmes yézidies par les djihadistes, affirmant que cela est «autorisé dans le Coran».

Nous voyons maintenant des gens débattre de la question de savoir si ces femmes devraient ou non être traduites en justice. Certaines femmes se disent innocentes. En écoutant ces débats, je me souviens de ceux qui ont sacrifié leur vie pour arrêter DAECH. Je me souviens des fosses communes, remplies de milliers de Yazidis. Je me souviens des femmes yézidies de plus de 40 ans qui ont été enterrées vivantes parce qu’elles étaient considérées comme inutiles. Je me souviens des petits enfants yézidis qui ont été vendus et ont perdu leurs familles. Je me souviens des Yazidis qui ont été décapités. Je me souviens d’Ilwin et des autres. Leurs cris et leurs gémissements résonnent encore dans mes oreilles aujourd’hui.

La semaine dernière, une autre femme qui avait fui Baghouz, qui se disait anglaise et s’était convertie à l’islam il y a sept ans, a déclaré que le califat n’était « pas encore terminé ». Sans traduire les épouses de l’EI et ceux qui ont aidé les djihadistes à la justice, l’EI ne sera jamais terminé. De nombreuses femmes et enfants yézidis sont toujours retenus prisonniers par l’Etat islamique, dans l’attente de la liberté et de la justice. Des milliers de Yazidis enterrés dans des fosses communes attendent que justice soit rendue.

Tous ceux qui soutenaient l’EI, y compris les épouses, avaient le choix. Mais ils ont choisi de faire partie d’un massacre, ils ont choisi de faire partie d’un génocide, ils ont choisi d’être du côté du mal et non du bien.

Si le monde veut cesser de témoigner de telles horreurs, la communauté internationale doit alors agir pour responsabiliser les auteurs de ces crimes.

Nurcan Baysal

TURQUIE : En une semaine, trois prisonniers kurdes se donnent la mort

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TURQUIE, Zehra Sağlam, une prisonnière en grève de la faim, a mis fin à sa vie dans la prison d’Erzurum pour protester contre l’isolement du leader kurde Abdullah Ocalan.

Hier, Ayten Beçet, une autre prisonnière, avait mis fin à sa vie.

En une semaine, 3 prisonniers, dont Zulkuf Gezen, se sont donné la mort pour la même raison.

La députée kurde, Leyla Guven a appelé à la fin des actions sacrificielles.

« Pour la première fois de notre histoire, des milliers de personnes résistent indéfiniment pour briser l’isolement. Personne ne peut affirmer que ces actions ne produiront aucun résultat. Nous obtiendrons certainement des résultats et nous gagnerons à coup sûr, » a déclaré Leyla Guven. (Via ANF)

Elections en Turquie : Pour un municipalisme favorable aux femmes

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TURQUIE – Avant les élections locales du 31 mars, la lettre d’engagement pour un municipalisme favorable aux femmes, préparée par l’Association pour le soutien et la formation des femmes candidates (KA.DER), a été ouverte à la signature des candidats pour les mairies.

La lettre comprend dix articles, dont la formation d’un comité provincial de coordination des droits des femmes, la formation d’une commission pour l’égalité des femmes et des hommes dans les conseils municipaux et la création d’un centre de solidarité des femmes dans les municipalités.

« L’objectif : des villes accueillantes pour les femmes »

La présidente du conseil d’administration de KA.DER, Nuray Karaoğlu, déclare que la lettre d’engagement pour un municipalisme favorable aux femmes était basée sur les objectifs de développement durable des Nations Unies et le projet des villes amies des femmes.

Le cinquième des 17 objectifs du développement durable est  » Garantir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles « . La lettre d’engagement du KA.DER pour un municipalisme favorable aux femmes, qui a été préparée en localisant cet objectif, vise à « concevoir des politiques sensibles au genre dans les zones locales, à suivre et évaluer, et à intégrer l’égalité des genres. »

« Le premier signataire a tenu parole »

Depuis trois élections,  KA.DER a fait signer sa lettre d’engagement par les candidats à la mairie. En affirmant que le premier signataire était Burhanettin Kocamaz, candidat de la municipalité métropolitaine de Mersin aux élections de 2014, Karaoğlu a souligné qu’il a tenu parole après avoir été élu.

« Certains candidats s’abstiennent de signer la lettre »

Karaoğlu explique que pour faire signer la lettre d’engagement, ils essaient de communiquer avec les candidats à la mairie de province, de district et de ville, sans distinction entre les partis.

« A ce jour, environ 70 candidats à la mairie ont signé la lettre d’engagement. Nos efforts pour que les candidats de toute la Turquie signent la lettre d’engagement. Mais, malheureusement, certains candidats à la mairie se sont abstenus de signer la lettre d’engagement du KA.DER pour un municipalisme favorable aux femmes. »

A propos de KA.DER

KA.DER a été fondée à İstanbul en 1997.

KA.DER est une organisation de femmes qui prône une représentation égale des femmes et des hommes dans tous les domaines de la vie.

KA.DER considère l’égalité entre les femmes et les hommes dans tous les organes de décision élus et nommés, où les décisions concernant la société et les individus sont prises, comme une question de démocratie.

En Turquie, les femmes ont établi leur présence dans différents domaines de la vie sociale. Cependant, dans les postes de direction et surtout en politique, les femmes sont encore trop loin d’être représentées équitablement. KA.DER a été créé en mars 1997 avec pour mission d’éliminer l’inégalité, d’assurer la participation de tous les citoyens aux décisions et d’apporter l’expérience des femmes et leur capacité de résolution dans les domaines social et politique. KA.DER s’efforce d’accroître le taux de représentation des femmes dans tous les organes de décision, élus et nommés.

Considérant le caractère déterminant de l’arène politique sur la vie sociale, KA.DER fait de la représentation égale, principalement en politique, son objectif principal.

KA.DER compte 4 succursales et 4 représentations à travers le pays. Le siège social de KA.DER est situé à Istanbul.

Source : ka-der.org.tr

https://bianet.org/english/diger/206721-seventy-mayoral-candidates-sign-commitment-letter-for-women-friendly-municipalism

 

« Il n’y a pas de Constantinople. Il n’y aura pas de lieu appelé Kurdistan non plus. »

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TURQUIE – ISTANBUL – Lors d’un meeting électoral organisé par l’alliance AKP – MHP, à Istanbul – Yenikapı, l’allié du président turc Erdogan, Devlet Bahçeli a visé l’Occident et les Kurdes.
 
Aujourd’hui, Erdogan et son allié Bahçeli – chef du parti fasciste MHP – ont pris la parole devant leurs partisans lors d’un rassemblement électoral.
 
« Venez qu’on vous enfonce sous la terre comme vos grand-pères. »
 
Bahçeli a déclaré : « Un des barbares dit ouvertement au peuple turc « Si vous essayez de vivre à l’ouest du détroit [d’Istanbul], essayez de venir en Europe, on vous tuera. On viendra à Constantinople détruire vos mosquées et minarets, Sainte Sophie sera libérée des minarets et sera une ville chrétienne ». En ce moment, nous sommes à l’ouest du détroit, sur le continent européen, on est là, à Yenikapı.
 
Ô les assassins, venez qu’on le voit. Venez qu’on vous enfonce sous la terre comme vos grand-pères. Il n’y pas de Constantinople. Il n’y aura pas de lieu appelé Kurdistan non plus.
 
Istanbul est l’honneur de la nation turque. Aucune cible n’osera hanter notre ville chérie. Qui regarde d’un ouil mauvais nos mosquées, nos minarets, notre prière, notre drapeau, notre patrie, comme la ruine du corps, nous le détruirons comme un immeuble en ruine. »
 
Il n’y aura jamais de lieu appelé Kurdistan
 
« Nos frères d’origine kurde renverseront ces plans perfides, mettront la gifle à l’aile politique du PKK, le HDP, si Dieu le veut, ils le feront. »
(…)
Via T24

Demirtas appelle les électeurs à se rendre aux urnes pour «donner une leçon»

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« Assurez-vous d’aller aux urnes et d’exprimer vos précieux votes. Après cela, nous remporterons une victoire démocratique, aux côtés d’une lutte politique légitime. »
 
TURQUIE – Selahattin Demirtas, ancien coprésident d’HDP actuellement en prison, a déclaré que les électeurs du HDP avaient un vote stratégique et a ajouté: « C’est une raison suffisante pour aller aux urnes si l’on veut donner une leçon à ces personnes. »
 
Demirtas a répondu aux questions du journal Yeni Yasam au sujet des grèves de la faim et des élections locales du 31 mars.
 
Demirtas a parlé des grèves de la faim et a déclaré :
 
« Le système d’isolement d’Imrali n’est pas simplement que M. Ocalan ne soit pas autorisé à rencontrer sa famille et ses avocats. L’isolement est le nom du système de force et de vice imposé à toute la société. À moins que cet isolement ne soit brisé, il est impossible d’avancer sur le chemin de la liberté, de la démocratie ou de la paix.
En tant que tel, tout le monde devrait accepter ces revendications, quel que soit le prix, avec une approche correcte et en travaillant pour les élections. Tout le monde devrait utiliser toutes les ressources dont il dispose pour rendre ces demandes plus visibles.
À ce propos, je voudrais déclarer que je crois au martyre de notre ami Zulkuf Gezen, qui a présenté une position sacrificielle contre la politique actuelle du fascisme et que je suis profondément peiné. Dans ce processus, lorsque notre ami a mis sa vie en danger, personne ne devrait s’embourber dans de minuscules calculs. J’offre mes condoléances à la famille de l’ami Zulkuf et à tout notre peuple.
Leyla Guven et les grèves de la faim sont un test décisif pour ceux qui exigent la paix. C’est une attitude brillante qui indique le moyen de vaincre le fascisme. J’espère que les responsables prendront l’affaire et les exigences au sérieux avant qu’une autre vie ne soit perdue.”
 
Demirtas a également parlé de l’élection et a exprimé ses attentes, et a déclaré :
 
« Nous ne sommes pas des terroristes. Nous sommes victimes du terrorisme d’État qui dure depuis des décennies.
 
Nous ne sommes pas séparatistes. Nous sommes un peuple soumis à des divisions.
 
Quoi que vous fassiez, quels que soient le mensonge, la calomnie ou la menace que vous cachez derrière nous, nous sommes ceux qui enterrerons votre état d’esprit et vos « administrateurs » dans les bulletins de vote.
 
Nous ne sommes ni dans une alliance ni dans une coopération avec le CHP ou le parti IYI. Mais pour vous envoyer à la corbeille de l’histoire, nous soutiendrons les candidats du parti CHP et du Parti IYI malgré eux-mêmes dans l’Ouest [de la Turquie] et nous allons ébranler votre pouvoir.
 
Ceux qui pensent que les membres du HDP sont des imbéciles verront la netteté de leur esprit dans les résultats du 31 mars. »
 
Demirtas a appelé les électeurs du HDP à se rendre aux urnes et a déclaré:
 
« Je reçois cette demande de tout notre peuple et de nos électeurs, s’ils me tiennent dans la moindre estime : portez votre croix et assurez-vous d’aller aux urnes et de voter pour dire « NON AU FASCISME ».
 
Les résultats des élections pourraient créer une opportunité de développement pour la paix et la démocratie. C’est pourquoi vos votes sont si précieux. N’envisagez même pas de boycotter l’élection.
 
Nous ne nous attendons pas à ce que nos partisans votent sans réserve pour le CHP ou le Parti IYI dans les districts où nous n’avons pas présenté de candidats. Ce n’est pas réaliste. Mais parfois, un vote peut contenir une multitude de messages. Vos votes sont de ces votes d’importance stratégique qui ont un pouvoir multi-message.
 
Le dimanche 31 mars, votre vote vous attendra au scrutin. Ne le laissez pas rester là. Assurez-vous d’aller aux urnes et d’exprimer vos précieux votes. Après cela, il y aura une victoire démocratique, à côté d’une lutte politique légitime.
 
(…) Même ici, même avec des ressources limitées, j’essaie de faire tout ce que je peux. Mon message à tous les amis des grandes villes dont le cœur est incertain et qui n’est pas sûr est : j’assume toute la responsabilité. Je vous demande d’aller voter.
 
Ne lisez pas ces mots et ne pensez pas: « Y avait-il quelque chose de caché que nous ne sachions pas pour qu’ils insistent autant ? » Non, il n’y a rien de caché. Il y a un fascisme ouvert et une résistance courageuse contre lui.
(…)
Allez aux urnes et donnez une leçon contre ces politiques indignes. Il suffit d’aller aux urnes pour donner une leçon à ces personnes.
 
Je salue tous nos citoyens et je leur souhaite de l’amour et du succès. Nous allons gagner ! »
 

TURQUIE : Des maisons des Kurdes alévis marquées à İzmir

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TURQUIE – IZMIR – Des croix rouges ont été peintes sur les portes de 6 maisons des familles kurdes alévies dans le district de Karsiyaka, à Izmir. (Par le passé, ce genre d’actes ont été commis dans plusieurs villes, dont Maras, avant le massacre des Kurdes alévis.)
 
Les portes et les murs de 6 maisons appartenant à des Kurdes alévis situés dans le quartier de Karsiyaka à Yamanlar, district d’Izmir, ont été marqués d’une croix rouge ce matin. Les habitants du quartier ont appelé la police lorsqu’ils les ont découvertes, mais la police s’est seulement contentée de rédiger un rapport et a repeint les croix.
 
Le député du Parti démocratique des peuples (HDP), Murat Cepni, s’est rendu dans le quartier pour rendre visite à la population.
 
Huseyin Akgul, l’ancien administrateur HDP du district, a déclaré qu’il y avait des familles kurdes alévies de Maras dans le quartier et a ajouté: « C’est un ciblage. Nous sommes une société et ils ne veulent pas voir ou accepter cela. Les Alevis de ce pays ont vécu ces incidents pendant des années.
Ils essaient de nous intimider. Il y a 10 jours, un groupe de l’AKP est venu donner des tracts et demander des votes. Nous leur avons dit que nous ne votons pas pour l’AKP. C’est notre droit le plus naturel. Nous avons protesté là-bas, et puis cela se produit. Nous n’avons aucun problème avec personne. Nous sommes ici et nous n’avons pas peur. »
 
Le député du HDP, Murat Cepni, a déclaré que les coupables devaient être retrouvés immédiatement et poursuivis: « Tout ce qui doit être fait doit être fait immédiatement. S’ils ne le font pas, s’ils cachent cet incident, ils seront complices de cette provocation. »
 

TURQUIE : Une prisonnière kurde se tue pour dénoncer l’isolement d’Ocalan

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TURQUIE, KOCAELI – La prisonnière politique kurde, Ayten Beçet a mis fin à sa vie dans la prison de Gebze pour protester contre l’isolement du leader kurde Abdullah Ocalan.

Le corps de Behçet a été sorti de la prison par les autorités turques pour une destination inconnue. Elles vont certainement l’enterrer en catimini pour empêcher que des milliers de Kurdes assistent à la cérémonie et qu’ils condamnent l’Etat turc qui ne répond pas à l’appel des milliers de grévistes de la faim demandant la fin de l’isolement.

Ayten Beçet, 24 ans, était en prison depuis 6 ans.

Zülküf Gezen, autre prisonnier kurde, avait mis fin à sa vie pour la même raison il y a 6 jours.

Depuis le début des grèves de la faim, trois Kurdes se sont donnés la mort pour protester contre l’isolement d’Abdullah Ocalan. Le 20 février, Uğur Şakar s’était immolé en Allemagne. Il est décédé le 22 mars.

ANF

 

Décès d’Ugur Sakar 

TURQUIE : Un prisonnier kurde en grève de la faim s’est donné la mort

Le PYD – Europe appelle à une action internationale contre les menaces turques

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« Nous appelons la communauté internationale à reconnaître notre cause et notre administration démocratique dans le nord de la Syrie, à nous soutenir fermement contre les menaces et l’occupation turques à Afrin et à faire pression sur la Turquie pour qu’elle se retire des territoires syriens qu’elle occupe ».
 

La représentation en Europe du Parti de l’Union démocratique (PYD) a publié une déclaration à l’occasion de l’anniversaire des attentats à la bombe du 22 mars 2016 à Bruxelles.

Voici la déclaration : 

« L’organisation terroriste Daech a revendiqué la responsabilité des attaques. Trois attentats-suicides coordonnés ont eu lieu en Belgique: deux à l’aéroport de Bruxelles, à Zaventem, et un à la station de métro Maalbeek, dans le centre de Bruxelles. À la suite de ces attaques terroristes, 32 civils ont été tués et plus de 300 personnes ont été blessées.
 
Ce douloureux anniversaire coïncide avec le massacre de la fusillade des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande. Malgré la condamnation internationale de la diffusion de la vidéo de cet acte terroriste odieux, le président turc Erdogan a évoqué à plusieurs reprises ce massacre et l’a utilisée dans ses discours provocateurs lors de la campagne électorale de son parti. Dans ses récents discours, il n’a pas hésité à inciter à la haine contre la Nouvelle-Zélande, l’Australie et l’Europe. Ses discours étaient également associés à l’attaque terroriste aux Pays-Bas dans la ville d’Utrecht, qui a coûté la vie à des innocents. Ce n’est pas un hasard si l’incident d’Utrecht a eu lieu un jour après le discours provocateur d’Erdogan, et ce n’est pas un hasard si l’auteur de l’acte terroriste est un ressortissant turc.
 
Nous, le Parti de l’Union démocratique (PYD), exprimons nos sincères condoléances aux familles des victimes à Bruxelles, Christchurch et Utrecht. Nous déclarons également aux peuples et aux gouvernements belge, néo-zélandais et néo-zélandais notre totale solidarité et son soutien aux efforts de lutte contre le terrorisme en Europe et dans le monde, qui sont au cœur de notre projet démocratique au Rojava et en Syrie du Nord.
 
Nous assistons aujourd’hui à la victoire des Unités de protection du peuple (YPG), des Unités de protection des femmes (YPJ) et des Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par la Coalition internationale contre le Daech, contre le pire organisation terroriste qui constituait une menace pour l’humanité dans son ensemble. Cette victoire sur le terrorisme dans le nord et le nord-est de la Syrie est un cadeau de l’auto-administration démocratique du Rojava et du nord de la Syrie et de ses forces, les YPG, le YPJ et les FDS, au peuple belge, européen et du monde libre. Cependant, la guerre contre Daech n’est pas encore terminée et sa menace est toujours présente dans ses cellules dormantes en Syrie et en Europe. Le plus grand danger réside dans l’état d’esprit et l’idéologie de Daesh, qui doivent être combattus à tout prix.
 
Les victoires des YPG, des YPJ et des FDS, appuyées par la coalition internationale, sur Daesh dans son dernier fief, Baghouz, au nord-est de la Syrie, qui coïncide avec les douloureux événements de les attentats de Bruxelles, Christchurch et Utrecht, redonnent espoir en notre capacité de peuple kurde et de toutes les ethnies du nord de la Syrie à vaincre le terrorisme mondial en coopération avec la communauté internationale.
 
Nous appelons tous les pays européens, les États-Unis, la Russie et les autres partis en Syrie et dans la région, à assumer leurs responsabilités [envers] le peuple kurde et toutes les composantes de la Syrie du Nord.
 
En outre, nous appelons la communauté internationale à reconnaître notre cause et notre administration démocratique dans le nord de la Syrie, à s’opposer fermement aux menaces de l’État turc et de son occupation à Afrin, et à faire pression sur la Turquie pour qu’elle se retire des territoires syriens qu’elle occupe. »
 
Via ANF

Assemblée galloise : Öcalan n’est pas détenu conformément aux droits humains

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NEWPORT – L’Assemblée nationale du pays de Galles a adopté une motion à l’issue d’un débat mené par le parti Plaid Cymru qui critiquait le traitement réservé au dirigeant kurde Abdullah Öcalan.
 
La motion, adoptée avec 25 voix pour, 14 abstentions et 11 voix contre, déclare qu’Öcalan n’est pas détenu conformément aux droits humains.
 
La membre du Plaid Cymru à l’Assemble, Delyth Jewell, a plaidé en faveur de la motion dans le Senedd (Sénat) mercredi. Elle a déclaré : « Il incombe certainement à l’Assemblée nationale et au gouvernement gallois de reconnaître et de soutenir le rôle qu’un homme de Newport [le gréviste kurde Imam Sis] joue actuellement dans la lutte internationale pour la justice, l’égalité et les droits humains. »
 
L’ancienne dirigeante du Plaid Cymru, Leanne Wood, a déclaré que les grèves de la faim visaient à faire pression sur le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) pour qu’il se rende [à la prison d’Imrali] afin de vérifier la situation du dirigeant kurde.
 
Elle a appelé l’Assemblée à envoyer « un message clair aujourd’hui que la Turquie doit cesser de traiter le peuple kurde avec barbarie ».
 
La motion de l’Assemblée galloise, présentée par le Plaid Cymru, a déclaré que l’emprisonnement de M. Öcalan était « dans des conditions qui sont considérées comme contraires aux obligations légales de l’Etat turc en matière de droits de l’Homme ».
 
Il a ajouté que M. Sis, ainsi que d’autres grévistes de la faim, souhaitaient voir une solution politique pacifique à la question kurde en Turquie.
 
Il a demandé au gouvernement gallois de faire pression sur un comité du Conseil de l’Europe pour qu’il évalue l’état de santé de M. Ocalan.
 
Eluded Morgan, ministre des relations internationales, a déclaré que son gouvernement était « extrêmement préoccupé par l’aggravation de la situation d’Imam Sis de Newport ».
 
Elle a déclaré qu’elle avait parlé de la grève de la faim de M. Sis et des raisons de celle-ci avec l’ambassadeur de Turquie avant d’ajouter : « L’ambassadeur a affirmé qu’en mars 2018, le Comité européen pour la prévention de la torture avait publié un rapport soulignant que les conditions de détention d’Ocalan s’étaient sensiblement améliorées depuis leur précédente visite en 2013.
 
Il convient toutefois de noter que le rapport européen suggère que les auteurs s’inquiétaient sérieusement du contact du prisonnier avec le monde extérieur et que la situation s’est détériorée. »
 
Elle a déclaré que la question n’était pas dévolue au Gouvernement gallois, mais que rien n’empêchait l’assemblée d’écrire une lettre.
 
Les ministres se sont abstenus sur la motion, mais certains travaillistes l’ont soutenue.
 
Pour conclure le débat par une dernière remarque avant le vote, Delyth Jewell a déclaré : « La motion concerne les droits de l’Homme et la fin de l’isolement carcéral d’un prisonnier politique. Et la vie d’un citoyen gallois- Imam, 32 ans, ; il a un an de plus que moi, et il pourrait mourir. »
 

Communiqué de presse du HDP suite à l’expulsion par la Turquie de deux activistes d’une ONG française

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Le gouvernement de l’AKP continue d’ignorer les lois nationales et internationales qui garantissent la libre circulation des individus.
 
Une fois de plus, une déclaration récente du ministère de l’intérieur qui annonçait le refus d’entrée sur le territoire de toute personne critiquant le gouvernement vient d’être illustrée par une décision d’expulser deux activistes d’une ONG française, Sylvie Jan et Michel Laurent (France-Kurdistan). Le HDP les remercie de leur solidarité et tient à leur exprimer tous son soutien.
 
Cette décision d’interdiction du territoire serait fondée sur un article de loi qui autoriserait les autorités à interdire le territoire à toute personne « susceptible de présenter un risque pour l’ordre public, la sécurité publique ou la santé publique. »
 
En agissant de la sorte, le gouvernement turc souhaite intimider les observateurs étrangers ainsi que les citoyens de nationalité turque qui envisagent de participer aux élections locales en tant qu’observateurs. Cela démontre la peur du gouvernement au pouvoir d’essuyer un échec probable dans le cadre de ces élections, et ce malgré les milliers d’arrestations arbitraires des dirigeants et activistes de notre parti.
 
Aujourd’hui, 21 mars, est le jour du Newroz, le nouvel an kurde, devenu symbole de la résistance. La présence de centaines de milliers de participants aux célébrations dans les différentes villes kurdes montre à quel point le peuple reste uni et déterminé face à tant de répression et de violations de leurs droits les plus fondamentaux, et de nombreux journalistes et membres de délégations étrangères présents au Newroz de Diyarbakir en sont témoins.
 
Parallèlement à la présence de délégations d’observateurs des Pouvoirs locaux du Conseil de l’Europe, plusieurs délégations composées d’élus et de représentants d’ONG de différents pays européens ont confirmé leur présence aux élections locales du 31 mars 2019.
 
Nous demandons à toutes les institutions et organisations en Europe de suivre cet exemple en encourageant une participation optimale de leurs membres en soutien aux forces démocratiques en Turquie.
 
Newroz pîroz be !
 
Eyyup Doru, Représentant du HDP en Europe
Bruxelles, le 21 mars 2019